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maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES)

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MessageSujet: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Mer 14 Juin - 20:29

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Maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon
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i regret nothing. there have been things i missed, but i ask no questions, because i have loved it, such as it has been, even the moments of emptiness, even the unanswered-and that i loved it, that is the unanswered in my life.


Reprendre une routine était ce qu'il fallait à Ludmila Alexander pour qu'elle puisse se sentir mieux dans son existence depuis l'overdose qu'elle avait fait quelques semaines plus tôt. C'était ce qu'elle essayait de se dire en tout cas après avoir passé de longs jours enfermée chez elle, ne voulant pas sortir dans le monde extérieur. Parce qu'elle avait peur de ce que les gens pourraient penser d'elle, ce qu'ils pourraient imaginer sur ce qui s'était produit. Et elle n'avait pas eu tort d'envisager que les rumeurs allaient naître à son sujet. Elle n'avait pas pu les éviter et même si son père s'était empressé de demander à son avocat d'attaquer chaque journal en justice pour les mensonges qu'il proférait, cela ne les avait pas arrêté. Elle était un sujet qui plaisait à tout le monde. Elle faisait partie des personnes faisant vendre les torchons de ce genre. Elle avait un statut et une façon d'être qui attirait les paparazzis même quand elle ne faisait rien de particulier, à part du shopping dans les rues de Los Angeles. C'était le problème quand on était une héritière, quand on était la fille d'un milliardaire comme elle l'était. Elle ne pouvait pas éviter ce statut qu'elle était obligée de porter depuis son enfance. Par le passé, elle s'en amusait. Quand elle provoquait volontairement les ragots sur son compte en se comportant de manière provocante et outrageante pour faire enrager son père, cela ne la dérangeait pas d'apparaître comme une dépravée. Elle avait longtemps été ce qu'on pouvait appeler la it girl rebelle, plus souvent vue ivre dans les magazines qu'en train de se comporter normalement, comme n'importe quelle jeune femme de la ville. Elle en avait fait des couvertures pour ses mauvais actes, on la voyait fréquemment avec photographiée avec des nouveaux jeunes hommes, ceux qu'elle aimait voir juste pour quelques heures. Auparavant, elle vivait avec cette image sans difficulté. Parce que c'était ce qu'elle voulait renvoyer, c'était sa façon à elle de ne pas montrer son véritable visage. De ne pas dévoiler celle qui demeurait profondément quelque part dans son âme. Mais maintenant qu'elle avait changé, qu'elle avait repris toute son existence en main, qu'elle avait prouvé à tous qu'elle s'était rangée, elle trouvait dommage qu'on lui rappelle sans cesse ses choix passés. Elle n'était plus comme elle avait pu être. Elle avait véritablement changé et elle le prouvait jour après jour avec sa fondation. Alors elle ne comprenait pas pourquoi certains s'obstinaient à voir en elle celle d'autrefois. Il avait suffi d'une simple nuit pour que tout le monde envisage le pire. Pour que les charognards  sautent sur l'occasion pour l'attaquer de plein fouet. Heureusement, elle avait eu ses amis sur qui compter pour la soutenir, pour la croire et pour la calmer quand elle s'imaginait déjà en train de sombrer. C'était grâce à ses proches qu'elle avait fini par réussir à quitter son loft, qu'elle avait arrêté de s'apitoyer sur son sort. Elle n'était pas connue pour être une optimiste, pour croire en un avenir lumineux, mais à force de persévérer, elle avait fini par croire Lissa, Alec et Olivia quand ils lui disaient que demain serait un jour meilleur. Et elle s'était relevée pour ne pas s'effondrer devant Luca, car il ne méritait pas de voir sa soeur ainée en train de se noyer. Elle en avait eu l'envie, une demie seconde, puis elle s'était reprise, elle avait combattu cette voix féroce qui irradiait sa tête et elle avait compris qu'il était trop tard pour revenir en arrière. Elle n'avait plus qu'à avancer, comme elle l'avait fait à chaque fois qu'une vague l'avait happé de pleins fouets. Il n'y avait que cela à faire. Et c'était ce qu'elle faisait depuis qu'elle avait décidé qu'elle en avait assez de rester enfermée. Elle avait recommencé à travailler pour la fondation et c'était certainement ce qui lui permettait d'aller mieux. En s'occupant des autres, elle se sentait suffisamment utile pour ne pas songer à elle-même. Pour ne pas laisser ses pensées se perdre dans les tréfonds les plus obscurs. C'était tout ce dont elle avait besoin. Elle avait repris en charge ses petits protégés, les aidant comme elle le pouvait dans les démarches et elle s'était donnée corps et âme dans chaque cas qu'elle avait traité. Car elle n'allait pas abandonner la bataille aussi facilement. Sa fondation était sa plus grande réussite, ce qui lui avait permis d'en arriver où elle en était aujourd'hui, et tous les projets qu'elle avait, elle ne comptait pas les voir disparaître. Elle continuait de récolter autant d'argent qu'elle le pouvait, n'oubliant pas cette idée de centre qu'elle avait pour tous les jeunes en difficulté de la ville. Pour toutes ces pauvres âmes n'ayant pas la chance comme elle d'être née avec un nom. Elle reprenait une routine, elle s'occupait tous les jours autant qu'elle le pouvait. Il n'y avait que le chemin des boîtes qu'elle n'avait pas repris. Elle avait accompagné Lissa et Olivia boire un verre dans un bar un soir, mais pour le moment elle ne pouvait pas aller au Viper. Là où toutes les tentations régnaient et là où elle avait l'impression qu'elle pouvait croiser celui qui avait causé son état. Qui avait failli la faire rechuter. Et qui avait provoqué cette cicatrice sur son ventre. En apparence, elle était toujours Ludmila Alexander, mais elle ne pouvait pas cacher que quelque chose paraissait s'être éteint, malgré toute la volonté dont elle faisait preuve. Elle avait repris chacune de ses habitudes, même les jeux de séduction dont elle était l'experte et qui l'aidait à se rendre entière. Néanmoins aucun homme était rentré dans sa vie pour une aventure passagère, uniquement charnelle. Elle ne faisait que flirter et elle ne le faisait pas avec n'importe qui. Elle n'avait pas choisi une proie, comme elle le faisait normalement. Elle avait simplement continué ce jeu qu'elle avait mis en place depuis qu'elle connaissait Myles Larson. Il n'était pas de ce genre d'hommes qu'elle avait l'habitude de séduire dans un bar un soir pour le ramener chez elle pour la nuit. Parce que contrairement à tous les homme de passage, elle trouvait réellement l'avocat intéressant. Et elle l'appréciait vraiment. Il n'était pas qu'un homme sur une liste qu'elle pouvait draguer pour le plaisir, elle aimait parler de la fondation avec lui et le jeu de séduction entre eux était affreusement agréable pour elle. Elle en profitait, flirtant sans équivoque avec lui et aimant le fait que peu à peu il la suive sur la même voie. Ce n'était pourtant pas gagné, elle avait mis du temps à le dérider, lui si professionnel face à cette jeune brune dépassant constamment les limites pour le plaisir. Mais c'était encore plus galvanisant pour elle de savoir qu'elle avait réussi à le faire craquer d'une certaine manière. Car malgré toutes les paroles charmeuses qu'elle aimait lui lancer, elle s'était toujours arrêtée là, n'allant jamais plus loin avec lui. Jusqu'à ce soir en tout cas. Parce que pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, elle avait réussi à obtenir un dîner avec le jeune homme. Ils en avaient parlé depuis des semaines, en rigolant même joyeusement et enfin ils étaient disponibles en même temps. Elle l'avait convaincu et elle en était à la fois fière et contente. L'idée de passer une soirée entière avec Myles ne la dérangeait pas le moins du monde. Loin de là, elle savait parfaitement - ou tout du moins elle s'en doutait - qu'ils allaient passer un bon moment ensemble et qu'ils n'allaient pas s'ennuyer. A chaque fois qu'ils avaient l'occasion de discuter en tout cas, elle n'était pas gagnée par une envie subite de prendre la fuite, alors elle ne voyait pas pourquoi les choses allaient changer maintenant. Pour l'occasion, elle n'avait pas prévu quelque chose de trop grandiose, n'ayant pas pour volonté d'apparaître comme la Ludmila Alexander hautaine se rendant dans les meilleurs endroits de la ville. Cependant, elle restait une bonne vivante amatrice de bonnes choses, elle avait donc choisi un restaurant qu'elle affectionnait particulièrement pour sa cuisine italienne. Mais avant cela, elle avait proposé à l'avocat de le retrouver dans un bar à vin qui venait d'ouvrir. Galant, il lui avait proposé de passer la chercher chez elle, mais ayant passé la journée à courir partout dans Los Angeles pour des rendez-vous, elle avait préféré refuser. Un simple coup d'oeil à sa montre l'informa même qu'elle était déjà légèrement en retard tandis qu'elle quittait tout juste son appartement où elle était venue se changer rapidement. Elle n'avait pas joué la carte de la provocation, loin de là. Après avoir hésité deux minutes devant son immense dressing, elle avait opté pour un top en dentelle noir qu'elle avait accompagné d'un short en cuir noir et de sa veste Lanvin dorée métallique. Avec ses cheveux détachés et légèrement bouclés, elle jouait la carte du naturel tout en se montrant malgré tout bien habillée pour un dîner. Moins de dix minutes après avoir fermé la porte de chez elle, elle arriva devant le bar où ils avaient prévu de se retrouver et se doutant qu'il devait être arrivé avant elle à cause de son retard, elle pénétra à l'intérieur de l'établissement. Elle en profita pour regarder autour d'elle la décoration des lieux, appréciant cette atmosphère classe et chaleureuse à la fois. Ses yeux s'arrêtèrent sur les personnes présentes à l'intérieur, à la recherche de celui qu'elle était supposée rejoindre, et ce fut une silhouette masculine de dos qui attira finalement son attention. Elle avait reconnu l'allure du jeune homme pour l'avoir plusieurs fois observé discrètement quand il lui tournait le dos. Doucement, elle s'approcha de lui, posant une main sur son épaule pour signifier sa présence.  «  Je peux me joindre à vous jeune homme ou cette place est déjà réservée par quelqu'un ? » , demanda-t-elle d'une voix amusée en s'installant près de lui après lui avoir fait la bise chaleureusement. Il ne lui fallait que quelques secondes pour se sentir de bonne humeur et pour ne pas avoir une quelconque gêne avec Myles. C'était l'avantage avec lui. «  Je trouve ça très étonnant qu'un homme aussi séduisant que vous se retrouve à attendre tout seul à un bar. Je suis choquée que vous ayez été abandonné de la sorte ! », ajouta-t-elle pour continuer de jouer la comédie, avec un petit sourire en coin dessinée au coin des lèvres. Le genre de sourire qu'elle aimait lancer quand elle voulait s'amuser. Quand elle comptait profiter de l'instant sans penser au reste. Elle posa son regard plus longuement sur lui pour l'observer davantage, pour contempler les traits de son visage. «  Plus sérieusement je suis désolée d'être en retard, mais tu sais comment on est les femmes: on est jamais à l'heure et mon rendez-vous avait du retard donc j'ai fait au plus vite  », finit-elle par dire plus sérieusement pour s'excuser tout de même de la bonne vingtaine de minutes de retard qu'elle avait à cause de son conseiller financier qui l'avait retenu. Pour autant, elle ne comptait pas laisser un sujet aussi futile gâcher l'instant qui elle l'espérait serait bon. Tout du moins, en remarquant l'air détendu de Myles, elle n'avait pas l'impression que cette soirée serait mauvaise. Et cela lui convenait totalement.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Jeu 20 Juil - 22:36

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Ludmila Alexander and Myles Larson
I HAVE LOOKED AT YOU IN A MILLION DIFFERENT WAYS
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Myles Larson n’était pas le genre d’homme à se retrouver dans les magazines à scandales. Bien au contraire. Et ceci malgré le fait qu’il faisait pourtant parti d’un milieu qui aurait pu lui faire valoir bon nombre de couverture. Il avait déjà fait l’objet de quelques articles, mais seulement pour son parcours professionnel –ce dont il était fier en somme. Peut-être n’était-il pas assez intéressant aux yeux de ces rapaces avides de scandales. Ou peut-être était-il doué pour préserver sa vie privée et ses déboires amoureux. Non, Myles ne faisait pas la couverture des magazines de ce genre et il ne s’en portait que mieux. Pour la simple et bonne raison qu’il avait en horreur ce genre de torchon et parce qu’il ne supportait pas qu’on puisse mettre son nez dans ses affaires que ne regardaient que lui, alors même qu’il ne se gênait, dans le cadre de son travail, pas le moins du monde à se mêler de ce qui ne le regardait pas. Ceci étant, c’était pour de nobles causes. C’était ainsi qu’il légitimait ses propres actions et qu’il le ferait probablement toujours. Pourtant, en acceptant ce rendez-vous avec Ludmila Alexander, qui dépassait de toute évidence la notion du simple repas d’affaires, Myles avait conscience des risques auxquels il s’exposait. Il savait que la jeune héritière était quant à elle, l’objet favori de ce genre de presse et c’était peut-être pour cette raison qu’il avait mis aussi longtemps pour accepter, et plus encore pour entrer dans ce jeu un brin dangereux auquel il jouait avec un plaisir inavoué avec la jeune brune. S’il n’était pas de nature à outrepasser les rapports professionnels en général, il ne faisait l’ombre d’un doute qu’il les avait clairement dépassés avec la jeune femme. Ils ne faisaient finalement rien de mal, ils n’étaient que deux personnes lambda qui s’évertuaient au plaisir du flirt sans aller plus loin. Ceci n’était pas une faute en soit, mais plus leur jeu avançait, plus leur relation évoluait. Et plus il l’appréciait. Et voilà qu’ils allaient, sous peu, se retrouver l’un en face de l’autre, seuls autour d’un verre, puis d’un dîner. Myles réfléchissait trop. Il était comme cela et l’avait toujours été. C’est pourquoi il s’était demandé plus d’une dizaine de fois si cette rencontre était une bonne idée. S’il était prêt à prendre le risque d’apparaitre dans les magazines où on lui prêterait probablement une relation avec l’héritière Alexander, s’il était officiellement prêt à franchir cette barrière du professionnel au personnel. Il y avait réfléchi durant de longues minutes, à la recherche d’une réponse toute faite à ses interrogations. Avant de conclure, dans un mouvement rapide de tête pour effacer tout cela, qu’il se prenait beaucoup trop la tête, que cette soirée n’était en rien qu’une rencontre entre deux personnes, deux amis tout simplement et que personne ne s’intéresserait plus que cela à eux, parce qu’il n’y avait tout bonnement rien à en dire. C’était ainsi qu’il s’était rassuré et qu’il avait dépassé ce blocage des plus ridicules. C’était exactement le même blocage qui l’avait animé au départ, lorsque Mila commençait à outrepasser ces rapports qui se devaient strictement professionnels entre eux. Parce qu’il était de toute évidence pas habitué à cela et qu’il était sans l’ombre d’un doute, beaucoup trop sérieux et professionnel. Puis il avait fini par baisser sa garde et à s’adonner à ce jeu qui l’amusait plus qu’il ne le laisser penser. Il y avait pris goût et l’alimentait chaque jour un peu plus. Il avait passé le reste de la journée à penser à autre chose, bien trop occupé par tout ce qui pouvait lui tomber dessus au travail pour s’imaginer quel allait être l’ampleur de cette soirée et s’il avait finalement bien fait d’accepter ou non cette invitation. Cela faisait un moment qu’il n’était plus sorti ainsi avec une jeune femme qu’il ne connaissait finalement que peu. Il lui arrivait de sortir avec Micah ou encore May, mais l’optique n’était de toute évidence pas la même. Il avait presque l’impression d’avoir perdu toute notion avec les femmes, autre que ses amies. Les choses avaient été –et l’étaient d’ailleurs encore- si compliquées à gérer et surtout à digérer avec Naïa qu’il n’avait guère pris de dentelles avec les femmes par la suite. Il avait enchaîné des relations sans le moindre avenir, sans lendemain, traitant ses conquêtes d’un soir sans le moindre intérêt alors même que ça n’était pas son genre. Mais ce soir, il savait que les choses étaient différentes parce qu’il appréciait Mila. Il appréciait le jeu dangereux auquel ils jouaient allégrement et il appréciait encore plus les regards qu’elle pouvait poser sur lui lorsqu’elle pensait qu’il ne la voyait pas. Il appréciait sa présence, tout simplement, sans qu’il n’ait pas finalement plus d’attente que cela. Myles avait entendu, au détour d’un couloir, ce qui se disait sur la jolie brune et il savait qu’elle était dans une situation amoureuse presque aussi compliquée que ne pouvait être la sienne. Alors oui, ils n’avaient pas vraiment d’avenir ensemble mais qui avait-il de mal à profiter simplement de la présence d’une personne que l’on appréciait sans trop y réfléchir ? C’était à cette conclusion qu’était arrivé le jeune homme en quittant son appartement. S’il n’était pas l’homme le plus ponctuel qu’il soit, il arriva pourtant avant la jeune femme. Il avait abandonné ses traditionnels costumes ajustés pour une tenue plus simple mais qui restait tout de même élégante, juste à l’image du jeune avocat qui prêtait bien trop d’attention à ses tenues vestimentaires. C’est pourquoi, il arborait un simple jean, accompagné d’une chemise qui marquait immédiatement la personnalité du garçon. Patientant sagement l’arrivée de celle qui, il en était presque certain, allait lui faire passer une bonne soirée, il prit place et il ne résista pas longtemps avant de sortir son téléphone et de se plonger dans ses mails professionnels qui en disaient longs sur son incapacité à se détacher de son travail. Ce fut une main délicate venant se poser doucement sur son épaule qui le sortit de sa concentration passagère. « Je peux me joindre à vous jeune homme ou cette place est déjà réservée par quelqu'un ? » Myles lève alors les yeux vers cette jeune femme qui ne lui était pas inconnue, pour la simple et bonne raison que c’était elle qu’il attendait. Un large sourire s’affiche immédiatement sur son visage, répondant au sien qui faisait de toute évidence toujours son effet. Amusée, la jeune femme vint embrasser sa joue avant de s’installer après un haussement d’épaule du garçon. « La personne que j’attendais se fait beaucoup trop languir, tant pis pour elle. ». Rentrant dans le jeu de la jeune femme, comme il avait l’habitude de le faire, il pose son regard sur elle, remarquant à quel point elle pouvait être belle ce soir. Bien sûr, elle l’était toujours, mais ce soir particulièrement. Un mince sourire apparait alors sur son visage. A cet instant même, il avait complètement oublié ses doutes et ses interminables questions sans réponse. C’était ainsi à chaque fois. Ludmila Alexander avait cette capacité à rendre les choses plus claires, plus limpides, par sa simple présence. Oui, Myles était sous le charme de cette jolie brune. Comme beaucoup d’hommes, c’était une certitude, mais le fait est qu’il n’avait plus été sous le charme de qui que ce soit depuis son histoire avec Naïa. Et même si la jeune femme était toujours, malgré lui, dans un coin de sa tête, ce soir, il n’y songeait guère et n’avait d’yeux que pour la belle Alexander. «  Je trouve ça très étonnant qu'un homme aussi séduisant que vous se retrouve à attendre tout seul à un bar. Je suis choquée que vous ayez été abandonné de la sorte ! » Myles ne peut s’en empêcher, il laisse échapper un léger rire à l’écoute des mots de la jeune femme qui continuait de jouer à ce jeu auquel ils aimaient tant jouer ; et face à ce sourire qu’elle arborait. « Ce sont des choses qui arrivent, elle ne sait pas ce qu’elle rate ! » Il affiche un petit clin d’œil qui se veut complice à l’adresse de son interlocutrice, laissant le jeu planer encore un peu. Le fait est, qu’il était plongé dans ses histoires de boulot et qu’il n’avait pas vu le quart d’heure à l’attendre passer. Si bien qu’il se fichait bien de son retard. Il n’était de toute manière, pas le genre de personne à reprocher un quelconque retard à qui que ce soit alors même qu’il était bien souvent lui-même peu ponctuel. Et si ce soir, il était arrivé relativement à l’heure, c’était pour toutes ces fois où il avait fait patienter ses interlocuteurs. «  Plus sérieusement je suis désolée d'être en retard, mais tu sais comment on est les femmes: on est jamais à l'heure et mon rendez-vous avait du retard donc j'ai fait au plus vite  » Derechef, il sourit. C’était un fait, les femmes mettaient toujours un temps fou à se préparer. Ou tout au moins, c’était le cas de la plupart de ses amies et ça l’était, à l’époque, encore plus lorsqu’il fréquentait Naïa Fitzgerald. Il n’était pas persuadé que cela n’est pas été une façade de plus qu’elle s’était donné durant leur relation, au vu du métier qu’elle faisait réellement, mais cela importait peu. Ce soir, il ne pensait pas à elle. Ce soir, il laissait sa rancœur contre Naïa de côté et ne se focalisait que sur Mila. Alors même que Naïa lui avait fait ouvertement comprendre qu’elle n’était pas adepte de cette relation. Au-delà du fait que le garçon appréciait Ludmila, qu’il ignorait totalement que les deux jeunes femmes se connaissaient, quelque part, le fait même qu’elle ne soit pas d’accord qu’il la fréquente, l’avait poussé à accepter enfin ce dîner sur lequel ils avaient longtemps débattu et plaisanté. Il ignorait ce qu’il en était pour Ludmila et si cette dernière était elle aussi au courant du passif entre Naïa et lui, mais cela importait peu. Ils n’étaient pas là pour parler du passé. Ils étaient là pour passer une agréable soirée et profiter de la présence de l’autre.  « Qu’est-ce que je t’offre à boire ? » Il lui demande cela avec un entrain certain, la soirée pouvait enfin commencer. Ceci étant, il ne peut tout de même pas totalement oublier ses démons, puisqu’il jette quelques regards en biais, histoire de regarder s’ils n’étaient pas regardés ou pire encore, suivis. « J’ose espérer que tu n’as pas ramené ta horde de paparazzis avec toi ! » Il dit cela sur le ton de l’humour, alors même qu’en réalité, il savait très bien qu’il ne saurait gérer ces fouineurs à la recherche désespérée d’un ragot qui pourrait faire vendre. Et c’était un fait qui était connu de tous, chacun des faits et gestes de Ludmila faisait vendre.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Mer 2 Aoû - 15:53

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Entre les hommes et Ludmila Alexander, c'était une véritable histoire d'amour. Depuis son adolescence, elle aimait les fréquenter et on pouvait même dire qu'elle les collectionnait, passant sans aucune difficulté de l'un à l'autre de manière régulière. Elle était une séductrice, une charmeuse, aimant profiter de la vie et n'hésitant pas à être totalement volage. Elle ne se posait jamais dans une relation, dans une quelconque case avec une personne. Tout du moins, quand cela arrivait, cela était plus que rare. Il y avait eu Wesley dont elle avait été amoureuse et avec qui elle avait accepté d'être totalement exclusive. Elle ne l'avait pas trompé une seule fois. Car elle l'aimait plus que tout. Et à aucun moment cela ne l'avait pas dérangé de ne voir que lui, d'être enfermée dans cette relation. Parce qu'elle l'aimait plus que tout. Il était son premier amour et son coeur battait si fortement quand il s'agissait de lui que rien ne la gênait par amour pour lui. Eux deux c'était l'exemple même du grand amour, d'une histoire si puissante qu'à l'instant où il était parti, elle avait pris des mauvaises habitudes. C'était par peur d'être blessée qu'elle avait commencé à enchaîner les conquêtes passagères, les hommes d'une nuit, parfois de deux ou trois nuits quand elle les trouvait un peu plus intéressants. Elle cherchait à ne plus rien ressentir par toutes les manières possibles et imaginables. Elle ne voulait plus jamais prendre le risque de connaître l'effet d'un coeur brisé par un autre individu. Et donc elle fuyait l'attachement. Elle ne pouvait pas cacher qu'elle aimait séduire et flirter avec tout le monde. Elle avait souvent ce sourire charmeur et cette façon qu'elle avait de s'habiller la rendait encore plus aguicheuse pour beaucoup d'hommes. Provoquer était un exercice qu'elle maîtrisait à la perfection. Peut-être même qu'elle était née pour cela. Le seul avec qui elle s'était fixée quelques temps après Wes était Gabriel. Le carnage que cette relation avait de nouveau provoqué l'avait incité à fuir le plus loin possible de tout cela. La souffrance était le moteur de son mode de vie, que les magazines qualifiaient de néfaste. Elle était vue comme une collectionneuse d'hommes et elle l'était peut-être après tout. Son nombre de conquêtes était plus grand que celui de la majorité des femmes de la ville et du pays. Elle avait connu des bruns, des blonds, quelques roux, des grands, des petits, des minces, des baraques. Il y avait eu les basketteurs célèbres, quelques mannequins après des défilés de la fashion week, des inconnus après une soirée au Viper Room, des amis qui avaient fini par devenir des friend with benefits. Son tableau de chasse était impressionnant. Sauf depuis quelques semaines, voire quelques mois. Parce que depuis le retour de Wes à Los Angeles, elle n'y arrivait pas. Son overdose avait rendu son envie de séduire totalement absente. La flamme qu'elle avait habituellement s'était envolée. Car on était parvenu à toucher son muscle cardiaque et à le piétiner. Elle avait beau avoir mis toutes les barrières possibles autour de celui-ci, le protéger avec une protection supposée infranchissable, elle n'y arrivait absolument pas. Quelque chose s'était cassé et il s'agissait certainement de sa confiance en elle. Quand bien même elle n'en avait jamais trop eu, même si les apparences dévoilaient le contraire, elle avait perdu une partie d'elle-même. Et elle ne souhaitait pas s'aérer l'esprit en passant une nuit endiablée avec quiconque. Pour une fois, elle préférait la solitude et elle n'arrivait pas à charmer un homme. A part Myles Larson. Elle le faisait depuis qu'elle le connaissait. C'était une habitude qu'elle avait prise quand il venait à la fondation pour l'aider. Elle le trouvait trop sérieux et elle voulait le dérider, le détendre comme elle pouvait le faire avec n'importe quoi. Car Ludmila était ainsi. Elle ne parvenait pas à être professionnelle trop longtemps, contrairement au jeune avocat qui lui représentait son exact opposé. Néanmoins, cela lui plaisait. Elle appréciait toutes les fois où ils avaient discuté ensemble, tous ces moments qu'ils avaient pu passer à parler de la fondation. Il ne représentait pas l'homme sans intérêt ou sans personnalité. Il y avait quelque chose de plus chez Myles et elle continuait de jouer à ce jeu de charme avec lui sans le regretter une seule seconde. Le fait qu'il soit séduisant et plus qu'agréable à ses yeux augmentait le plaisir qu'elle prenait à le pousser un peu plus. Elle le regardait, elle lui parlait, elle riait en sa compagnie, sans jamais penser à mal. Et il n'était pas comme ceux qu'il y avait eu avant. Il n'était pas comme tous les autres. Cependant, elle savait tout de même qu'ils n'étaient pas faits pour terminer ensemble pour l'éternité. Dans les faits, il avait tout pour être l'homme idéal pour n'importe qui mais elle savait pertinemment pour quel homme en particulier son organe vital battait chaque jour. Seulement elle voulait s'autoriser le droit de voir un homme ayant un effet positif sur elle, réussissant à la faire sourire et avec qui il n'y avait aucune complexité. C'était pourquoi elle lui avait proposé de dîner avec elle. Elle voulait continuer à en profiter davantage, se doutant malgré tout qu'elle allait attirer tous les regards sur eux deux. Sa vie privée était constamment épiée, elle avait pris l'habitude, mais ces derniers temps elle le supportait de moins en moins, commençant à saturer d'avoir les regards braqués sur elle à chaque mauvais pas qu'elle faisait. Elle rêvait d'autres choses. De tranquillité surtout. Elle voulait pouvoir aller dans un restaurant sans avoir le droit d'être suivie par des photographes en quête du scoop de l'année. Même quand elle allait boire un café, elle était forcée de les supporter. Elle se souvenait assez nettement des rumeurs qu'il y avait eu entre elle et Alec durant un temps à cause de toutes les fois où ils avaient été vus ensemble dans des restaurants ou des bars de la ville. Tout le monde les avait imaginé ensemble et avait vu en eux le couple de l'année. Sauf qu'ils étaient loin de la vérité. Alors en arrivant là où elle avait donné rendez-vous à Myles, elle observa autour d'elle cherchant à apercevoir s'il y avait une quelconque personne pouvant ressembler à un paparazzi. Au premier regard, cela ne semblait pas être le cas, pourtant elle savait aussi qu'ils étaient doués pour se cacher et qu'ils n'étaient pas nécessairement à l'abri. Mettant ses préoccupations de côté, elle s'avança avec un sourire aux lèvres près de son compagnon de la soirée, plus que décidée à s'amuser et à passer un bon moment. « La personne que j’attendais se fait beaucoup trop languir, tant pis pour elle. », elle aimait jouer, elle était douée pour le faire et elle dut se retenir de rire en voyant que Myles rentrait totalement dans sa comédie enfantine. Prenant place près de lui, elle prit le temps de le regarder un peu plus longuement, appréciant de le découvrir dans une tenue plus décontractée que les costumes qu'il portait quand il travaillait. Ce style lui donnait une allure moins sérieuse qu'elle trouvait des plus agréables. Tout comme ce sourire qu'il arborait sur ses lèvres. Elle ne regrettait absolument pas le fait de dîner avec lui, elle était détendue et elle était persuadée que tout allait bien se passer. « En même temps comme on dit "qui va à la chasse perd sa place", c'est dommage pour elle mais tant mieux pour moi. », répliqua-t-elle avec une lueur de malice dans le regard. Elle ne doutait pas du fait qu'elle avait de la chance d'être à sa place. D'être une soirée entière avec lui. Car Myles était le genre d'hommes ayant beaucoup à apporter aux personnes autour de lui. Il avait bon coeur, elle l'avait su dès le commencement. Et c'était aussi ce qui l'avait incité à se rapprocher de lui progressivement. Parce qu'elle savait qu'il était l'exact opposé des ténèbres. Il était tout ce dont elle avait probablement besoin pour faire disparaître certaines de ses cicatrices. « Ce sont des choses qui arrivent, elle ne sait pas ce qu’elle rate ! » , elle savait totalement tout ce que les femmes rataient en ne le connaissant pas. Et elle était certaine qu'il devait plaire aux femmes. Qu'il devait attirer d'autres regards que le sien. C'était une évidence d'après elle. Il avait tout pour en tout cas, et il fallait avoir reçu un coup sur la tête pour ne pas le remarquer. « C'est trop tard pour elle maintenant car je ne compte plus rendre ma place » , avoua-t-elle en continuant de le sourire. D'un sourire franc et sincère, comme il se faisait rare ces dernières semaines. Pourtant elle essayait, elle faisait de son mieux mais elle avait l'impression d'avoir un nuage sombre au dessus de sa tête et que quelque chose l'empêchait d'être légère, comme si elle était retenue par des pierres . Alors elle avait besoin de cette légèreté, de ne plus penser à tous ces tracas pendant quelques heures, de ne plus se demander quand elle allait pouvoir se sentir totalement mieux. Non, elle préférait laisser tout ceci pour plus tard. Elle ne voulait pas gâcher son dîner avec Myles à cause d'une humeur oscillant dangereusement avec les montagnes russes. « Qu’est-ce que je t’offre à boire ? », aussitôt elle lui sourit, sortant de ses pensées instantanément pour concentrer toute son attention sur le jeune homme et sur la question qu'il venait de lui poser. L'alcool était un autre de ses démons, qu'elle possédait depuis son plus jeune âge. L'univers de la haute société avec les nombreuses soirées l'avait initié assez vite au champagne et à toutes les bonnes boissons alcoolisées. « Un verre de vin blanc ce serait parfait  », répondit-elle en tournant son visage vers lui pour le regarder avec un peu plus d'attention. Elle aimait les vins issus des vignobles français, les grands crus un peu fruité, rappelant le soleil et la joie de l'été. Pour elle, le vin était l'accompagnateur de bons moments. « J’ose espérer que tu n’as pas ramené ta horde de paparazzis avec toi ! », l'inquiétude de l'avocat était légitime, car elle ressentait la même chose que lui. Tout comme lui, elle n'avait aucune envie d'être épiée, d'être espionnée. Elle ne voulait pas l'imposer à Myles qui ne faisait pas partie de son monde et qui ne pouvait pas comprendre que cela était son quotidien. Il méritait tout le calme auquel il avait le droit. « Il semblerait que non pour le moment. Mais si jamais c'est le cas, je connais un restaurant qui ne les laissera pas rentrer si je leur demande et on pourra être tranquilles au moins », dit-elle sincèrement en se voulant rassurante. C'était un endroit que son père avait décidé d'acheter quelques mois auparavant, lors de son arrivée à Los Angeles. Une manière pour lui de trouver de la tranquillité non loin de la mer et des merveilleux paysages que la côte californienne pouvait offrir.  « Sinon on peut toujours se transformer en Bonnie et Clyde et prendre la fuite comme des truands ! », souffla-t-elle en se rapprochant de quelques centimètres du jeune homme pour faire comme si elle lui racontait un secret digne des secrets d'état.  De l'extérieur, elle pouvait ressembler à une enfant,  ou à une femme cherchant à initier un rapprochement avec son compagnon de la soirée. Et cela pouvait être peut-être le cas d'une certaine façon. « Sinon quoi de beau dans la vie du grand avocat Myles Larson ?  », s'interrogea-t-elle en posant sa tête sur sa main pour l'écouter attentivement. Parce qu'elle était sincère et réellement intéressée par ce qu'il pourrait lui raconter. Elle le voyait comme un être des plus intéressants, et elle ne s'en cachait pas.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Mar 12 Sep - 21:44

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Myles Larson était loin d’être cet homme confiant et déterminé lorsqu’il s’agissait de relation sentimentale, a contrario de ce qu’il pouvait être dans le cadre de son travail. Car oui, toutes personnes qui évoluaient professionnellement avec Myles le voyaient comme un homme de confiance, un homme ambitieux qui n’hésitait pas à se battre pour ses clients, quitte à tout risquer, quitte à tout perdre. Bien souvent, il y allait au culot et la plupart du temps, cela marchait. Parce qu’il était doué d’une confiance et d’un charisme qui faisaient de toute évidence la différence. Ceci étant, si son travail était sa zone de confort, s’il était sûr de lui dans cet univers dans lequel il évoluait, il l’était beaucoup moins avec les femmes. Malgré tout ce qu’on pouvait croire, Myles Larson n’était pas le genre d’homme à charmer les femmes sans la moindre difficulté, ou s’il le faisait, il ne s’en rendait pas forcément compte. Le fait est que c’était peut-être cela qui attirait la gente féminine, le fait qu’il n’ait pas réellement conscience de son propre potentiel. Il était, avec les femmes, totalement sur la retenue, laissant les choses se faire naturellement, ou parfois même laissant ses partenaires, elles-mêmes prendre les choses en main. Car il n’avait pas cette même assurance avec les femmes qu’il avait dans son milieu professionnel. Il n’était pas certain de pouvoir arriver à ses fins, il n’était pas convaincu de pouvoir plaire ni même d’être en capacité de comprendre les signes que l’on pouvait lui envoyer. Bien souvent, les belles femmes l’intimidaient bien plus qu’il ne voulait le faire croire. Alors oui, il faisait passer cela pour une certaine indifférence, ce qui le rendait bien souvent intouchable ou trop sérieux ; alors que la vérité était que jouer de ses charmes n’était tout simplement pas sa spécialité. C’est pour cette raison qu’au préalable, le jeu sans la moindre ambiguïté de Ludmila Alexander, ce rentre-dedans assumé, avait décontenancé le jeune avocat. Il n’était pas habitué à une provocation telle et s’était retrouvé presque gêné face à cela, parce qu’il ne savait comment réagir ni même comment donner le change. Puis au fil du temps, au fur et à mesure qu’il s’habituait à la présence de la jeune femme et à ces comportements qui franchissaient certes constamment les limites, plus il appréciait ce jeu et plus il rentrait dedans.  Bien sûr, il restait novice en la matière mais Ludmila était parvenue au fil des mois à dérider un homme qui avait bien du mal à ne pas être mal à l’aise dans ce genre de situation. Si bien qu’elle lui avait même appris quelque part à prendre du recul sur son sérieux et à se laisser aller à quelques jeux de charme. Il s’entraînait sur Ludmila et mettait en pratique avec des jeunes femmes qu’il ne voyait que le temps d’une soirée, afin d’oublier un visage qui revenait constamment dès lors qu’il posait ses lèvres sur une autre femme. Un visage qu’il n’avait pourtant plus envie de voir ; et un visage qui s’effaçait étrangement dès lors qu’il se trouvait en compagnie de Mila. Car aussi étrange que cela puisse paraître, Ludmila Alexander, cette jeune femme bien trop populaire et extravagante pour lui, ne le laissait pas totalement indifférent. Elle parvenait à simplement lui faire oublier à quel point il doutait, elle parvenait à lui donner confiance en lui et plus encore, elle lui faisait, l’espace d’un court instant, oublier cette femme aux cheveux d’or qui hantait beaucoup trop son esprit. Cette soirée s’annonçait donc bonne pour le jeune avocat, qui avait pris congé, troquant le bourreau de travail qu’il était pour un certain plaisir, une soirée en compagnie de Ludmila. Bien que ceci ne lui ressemblait guère, surtout depuis ces dernières années où il avait presque totalement mis sa vie privée de côté pour se focaliser sur son travail. Lorsqu’il découvre sa partenaire pour la soirée, un sourire s’affiche immédiatement sur son visage, ravi de la voir certes, mais également d’entrer dans ce jeu qui s’enclenche à la seconde où elle ouvre la bouche, alors même qu’elle prend place à ses côtés. Il ne peut s’empêcher de remarquer ce regard qu’elle pose sur lui, le genre de regard qui l’aurait mis mal à l’aise auparavant mais qu’il appréciait aujourd’hui. Ceci étant il ne relève pas ce regard, se contentant de jouer le jeu d’un rendez-vous faussement manqué, lui assurant que son invité de la soirée se faisait bien trop languir, alors même qu’il venait tout juste d’arriver. « En même temps comme on dit "qui va à la chasse perd sa place", c'est dommage pour elle mais tant mieux pour moi. » La malice qui illumine le visage de cette plus que ravissante brune, fait immédiatement sourire Myles, qui laisse ses doigts s’entremêler. Car oui, malgré le fait qu’il était bien plus à l’aise qu’il l’avait été avec la jeune femme, elle faisait son petit effet sur lui qui le rendait quelque peu fébrile. Parce qu’elle faisait tous ces sous-entendus qui voulaient en dire tellement et auxquels il avait du mal à s’habituer véritablement. « C'est trop tard pour elle maintenant car je ne compte plus rendre ma place » Myles laisse échapper un léger rire, laissant ses lèvres s’agrandir juste à l’image de celles de Mila. Il n’était pas mécontent de voir qu’une femme comme elle pouvait autant apprécier sa compagnie. Car même s’il vivait dans une situation confortable, qu’il pouvait être connu et reconnu dans le cadre de son métier, il n’était en rien populaire, il n’était pas un héritier comme l’était Ludmila et il n’avait pas une vie aussi trépidante que la sienne. Et pourtant, elle semblait l’apprécier tel qu’il était et c’était tout à son honneur. « Ca va, je ne suis pas perdant au change au final. » Un énième sourire qui veut en dire long orne son visage alors qu’il prend place de façon à mieux voir son interlocutrice. Un petit clin d’œil pour appuyer ses propos et son sous-entendu s’en suit avant qu’il ne reporte son attention vers le bar, lui demandant ce qu’elle souhaitait pour débuter cette soirée sous de bons augures. Il remarque d’ailleurs que sa question vient sortir la jeune femme de ses pensées. Et voilà qu’il se demande à quoi elle pense et si elle ne regrette pas d’être en sa compagnie ce soir. Interrogation des plus ridicules puisque finalement, elle était là et elle ne semblait pas vouloir s’échapper. « Un verre de vin blanc ce serait parfait » Aussitôt la requête de la jeune femme énoncée, il prend commande, l’accompagnant également d’un verre de vin, mais rouge pour lui, qui avait de toute évidence sa préférence. Et s’il profite allègrement de la présence de la jeune femme, très rapidement, ses craintes refont surface. Craintes qui pourraient paraître ridicules pour certains mais qui ne l’étaient pas selon Myles qui mettait un point d’honneur à préserver sa vie privée. Pas le genre à paraître dans les magazines ni même à faire parler de lui autrement que par son travail, il redoutait les rumeurs et les on-dit. Rumeurs qui semblaient déjà être aux mains de certains journalistes, au vu de ce qui avait été dit dans le dernier magazine qu’avait lu Micah et qu’elle lui avait rapporté par la suite. D’autant qu’une prétendue relation avec Ludmila n’était pas leur seule préoccupation puisqu’on lui prêtait également  une aventure avec Sonia Levinson. Myles mettait d’ordinaire tout en œuvre pour préserver sa vie privée et voilà qu’elle était en partie exposée et déformée. Il avait définitivement un don pour se mettre dans des histoires beaucoup trop compliquées pour lui. « Il semblerait que non pour le moment. Mais si jamais c'est le cas, je connais un restaurant qui ne les laissera pas rentrer si je leur demande et on pourra être tranquille au moins » La voix rassurante de Ludmila vient sortir Myles de sa rêverie passagère, se demandant comment il en était arrivé à se retrouver dans les magazines. Il reprend alors ses esprits et écoute la jeune femme attentivement. « Je vois que tu as tout prévu » Rassuré par le fait qu’ils avaient une solution de secours, Myles laisse son regard se poser sur leur deux verres de vin déposés devant eux avant de finalement reporter son attention sur elle. « Sinon on peut toujours se transformer en Bonnie et Clyde et prendre la fuite comme des truands ! » Il ne peut s’empêcher de sourire à cette réflexion et plus encore au fait même qu’elle se rapproche de lui. « C’est tentant ! » lâche-t-il avec un malice non dissimulé, se baissant légèrement vers elle pour capter cette confidence. Le fait est qu’en réalité, Myles n’avait jamais volé quoi que se soit dans sa vie, alors ça n’était pas aujourd’hui qu’il commencerait, mais après tout, si une horde de paparazzis débarquaient, la fin justifierait les moyens. Ils se retrouvent alors avec une proximité nouvelle entre eux, sans qu’aucun ne semble décidé à y mettre un terme pour retrouver sa position initiale. « Sinon quoi de beau dans la vie du grand avocat Myles Larson ? » C’était une question à laquelle il ne s’était pas attendu, si bien qu’il n’avait pas de réponse toute faite à cela. Le fait est que ce genre de question avait toujours tendance à être barbante lorsqu’on la lui posait, car ces derniers mois, il n’avait consacré sa vie qu’à son travail et dieu sait que cela pouvait être ennuyant pour son entourage lorsqu’il en parlait avec la plus grande des passions. C’est pourquoi Myles tente dans un premier temps de détourner la question avec une phrase toute faite qui l’amusait plus qu’autre chose. « Mis à part ma partenaire pour la soirée, pas grand chose. » Si cette phrase était une plaisanterie, le fait est qu’il n’en pensait pas moins, Ludmila était une belle femme et il serait aveugle de ne pas l’avoir remarqué. Puis, reprenant son sérieux, il décide de répondre en tout sincérité.  « Tu me connais je travaille beaucoup, et, je ne vais pas te barber avec le boulot pour ce soir, je n’ai pas envie de te faire fuir. » Il esquisse un sourire avant de hausser les épaules, laissant sa main glisser vers son verre. « Et puis, c’est bien connu, je n’ai pas une vie aussi trépidante que celle de Ludmila Alexander. » C’était un fait que personne ne pouvait nier, même si Myles n’était pas le genre de personne à lire les magazines, bon nombre de personne lui avait rapporté quelle vie avait mené et menait encore Ludmila, l’héritière des Alexander. Le fait est qu’ils n’avaient de prime à bord, absolument rien en commun. Mais c’était peut-être cela qui les rapprochait et faisait que tous deux semblaient intrigués par l’autre. C’était surement également la raison de cet engouement autour de leur prétendu rapprochement dans les magazines. « Même si, les magazines ont l’air de se languir de notre potentielle relation ! » C’était un sujet qu’ils n’avaient pas encore abordé, mais le fait est que malgré que cela le fasse doucement rire, les magazines n’étaient pas les seuls à se demander s’il se passait ou non quelque chose entre eux, juste à l’image des messages que Naïa lui avait envoyé sur le sujet… A l’instant même où la jeune blonde lui vint à l’esprit, il secoue la tête, afin de l’évacuer immédiatement de ses pensées. Il ne devait pas penser à elle, pas ce soir. Il attrape alors son verre qu’il avance vers Ludmila. « A cette fameuse soirée qu’on prévoit depuis si longtemps. » Un bref clin d’œil marque son visage avant qu’il ne vienne faire chuinter son verre à celui de celle avec qui il allait passer une très agréable soirée, il en était convaincu.  
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Jeu 28 Sep - 15:13

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Maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon
myles larson and ludmila alexander ※
i regret nothing. there have been things i missed, but i ask no questions, because i have loved it, such as it has been, even the moments of emptiness, even the unanswered-and that i loved it, that is the unanswered in my life.


Dans bien des domaines, Ludmila Alexander manquait énormément de confiance en elle et cela ne datait pas d'aujourd'hui. Depuis l'enfance, elle ne parvenait pas à être la femme complètement confiante, ayant une estime importante d'elle-même. Elle avait essayé de faire un travail sur elle-même, de se voir différemment et elle devait dire que maintenant qu'elle était totalement sobre, qu'elle allait arrêter de céder à ses anciens démons, elle était parvenue à faire un long chemin. A prendre la bonne direction. Elle avait encore une certaine route à parcourir avant de pouvoir se voir comme une personne exceptionnelle aux nombreuses qualités, néanmoins elle avait avancé. Elle progressait petit à petit, elle cessait de voir uniquement tous les petits défauts qui pouvaient la caractériser et elle parvenait à remarquer les bons côtés de sa personnalité. Et comme Lissa et Alec aimaient lui dire, ils étaient nombreux. Elle n'était pas que cette jeune femme au caractère explosif, pouvant en quelques secondes se transformer en lionne. Au quotidien, c'était ses qualités qui apparaissaient en premier, surtout quand elle s'occupait des personnes au sein de sa fondation. Dans des moments si privilégiés, si particuliers, elle dévoilait toute l'étendue de son coeur. Ce muscle cardiaque qu'elle prenait soin de protéger depuis des années, mais qui était pur, nullement aussi obscur que sa chevelure. Pour les autres, elle était prête à tout, n'ayant parfois aucun mal à se mettre en retrait pour qu'ils puissent être heureux. Pour qu'ils aient la chance de connaître une parcelle de bonheur. C'était ce qui la poussait à s'investir avec autant de passion et d'ardeur dans son association. Elle avait cessé de compter les heures qu'elle était amenée à passer pour amener de la lumière dans cet univers obscur ou pour faire naître des sourires sur les visages des êtres démunis. Des êtres dont les âmes avaient été blessées, piétinées parfois par  toute l'humanité. Et malgré le fait qu'elle avait mis du temps à trouver sa voie, quand elle entendait le rire des enfants, quand les sanglots cessaient de se briser dans un silence angoissant, elle comprenait qu'elle avait fait le choix de sa vie. Qu'elle était faite pour cette femme donnant aux autres, car c'était en leur apportant tout ce dont ils avaient besoin qu'elle avait le droit de connaître elle aussi la joie. Elle ne pouvait guère cacher que c'était d'ailleurs cette fondation qui lui avait permis de se relever à la sortie de l'hôpital. Sans ces personnes et sans son entourage qui lui offraient un foyer réconfortant, elle se doutait qu'elle n'aurait pas réussi à s'en sortir. Qu'elle aurait repris la route vers les ténèbres, que la lumière aurait cessé d'étinceler et de l'appeler. Jamais elle ne pourrait regretter ce désir qu'elle avait eu de dédier son existence aux autres. Grâce à ce changement, elle n'était plus aussi perdue qu'elle pouvait l'être auparavant. Elle arrêtait de se voir comme la pire des personnes. Et il y avait les hommes qui l'aidaient à obtenir l'affection dont elle avait besoin parfois. Cela faisait des années qu'elle les utilisait pour se sentir mieux. Ils étaient des pions dans une partie d'échec dont elle était la reine. Rares étaient les fois où elle avait accepté de passer plus d'une nuit en compagnie de certains d'entre eux. Elle pouvait certainement les compter sur une main, tellement ils étaient peu nombreux. Tandis que son tableau de chasse était une liste dont elle n'était pas nécessairement fière maintenant qu'elle n'était plus cette provocatrice extravagante. Elle aimait se perdre dans des étreintes passionnées à la fin d'une soirée après quelques danses au rythme d'une musique enivrante. Si elle n'était pas en mesure de dire qu'elle les attirait tous, ses tenues sexy et son charme avaient pendant longtemps fait des ravages au Viper Room auprès de la gente masculine. Et elle avait cessé de compter ceux avec lesquels elle avait fini par passer une nuit. Quelques heures simplement destinées à oublier tout le reste, à faire le vide dans son esprit. Ils n'étaient que des corps supposés satisfaire des désirs, jamais elle n'avait cherché à en savoir davantage sur eux et il n'était pas dans ses habitudes de les rappeler pour un dîner rempli de conversations. Si pendant longtemps, ce comportement avait été plus fréquent chez les hommes, elle faisait partie de ces femmes modernes assumant sans complexe une sexualité débordante. Elle n'avait pas peur de charmer et de séduire pour obtenir tout ce qu'elle souhaitait. Néanmoins, aujourd'hui elle n'était plus totalement la même. Car elle continuait de guérir les plaies de son âme mais elle en avait fini d'apaiser ses peines par des nuits de sexe avec des hommes dont elle oubliait le nom au petit matin. Elle ne voulait plus être cette personne. D'une certaine manière, elle pouvait l'avouer elle s'était s'assagie. Mais certaines habitudes demeuraient et les semaines qu'elle avait passé à flirter ouvertement avec Myles Larson en était une preuve. Elle avait aimé ce jeu qu'elle avait fait naître entre eux. Cependant contrairement à autrefois, elle ne s'était pas jetée sur lui, elle ne lui avait pas proposé un rendez-vous dans un bar en pleine soirée pour terminer chez elle après quelques verres. Parce qu'elle appréciait chaque discussion qu'ils avaient quand ils étaient amenés à se voir. Elle ne le voyait pas uniquement comme un homme attirant, malgré tout le charme qu'il avait. Car aussi rare que cela pouvait être, elle aimait passer du temps avec lui, parce qu'il lui permettait d'oublier l'homme responsable de tous les maux de son organe vital. Il apportait du soleil dans ses journées et progressivement au fil du temps elle avait pu remarquer qu'il n'était plus aussi sérieux que le jour où ils s'étaient rencontrés pour la première fois. Ils avaient un effet positif l'un sur l'autre. Et c'était tout ce dont elle avait besoin, tout ce qu'elle recherchait, suffisamment pour lui proposer une soirée ensemble. S'agissait-il d'un véritable rendez-vous ou d'un banal dîner entre deux êtres s'appréciant, elle ne connaissait pas la réponse. Pourtant, pour cacher cette légère nervosité qui naissait dans son esprit, elle la fit disparaître instantanément en s'approchant du jeune homme qui l'attendait, utilisant toutes les armes qu'elle avait en elle. Et en remarquant le sourire de Myles, elle fut ravie de constater que cela fonctionnait totalement. « Ca va, je ne suis pas perdant au change au final. », à son tour son visage se détendit et elle laissa un immense sourire sincère apparaître sur ses traits, flattée par la remarque qui venait de lui être faite. S'il n'était pas perdant, elle savait parfaitement qu'elle ne l'était pas non plus. Elle avait une place que beaucoup devaient lui envier, que multiples femmes auraient désiré avoir, elle n'en doutait pas. Car malgré le manque de confiance qu'elle pouvait lire dans l'esprit de l'avocat, elle savait aussi qu'il avait tout de l'homme idéal. Son charme fou le rendait attirant et si beaucoup avaient la mauvaise habitude d'en jouer à outrance, ce n'était pas son cas, ce qui le rendait d'autant plus séduisant. Mais il n'y avait pas que cela qui en faisait un partenaire des plus appréciables. Sa passion pour  le droit et sa dévotion étaient des qualités qu'elle admirait. Myles Larson n'était pas comme tous les autres, il avait ce quelque chose en plus de suffisamment magnétique pour faire naître de l'intérêt chez l'héritière des Alexander. « Je ne suis pas perdante non plus il me semble », déclara-t-elle sincèrement, en rendant son clin d'oeil au jeune homme, avant de s'installer à ses côtés. Même si elle ne doutait pas du bon moment, qu'ils allaient passer ensemble, elle ne pouvait guère s'empêcher de se dire que sa simple présence risquait à tout moment de provoquer une arrivée de paparazzis en quête de scandales. Comme à chaque fois, elle avait pris des précautions mais elle savait que sa vie avait cette mauvaise tendance à attirer les rumeurs. A faire propager des photographies ne dévoilant qu'une vaste comédie. Et elle n'avait aucune envie d'imposer une situation de la sorte à Myles. Il méritait de connaître la tranquillité, encore plus car il n'était pas accoutumé à l'univers dans lequel elle vivait, alors elle se permit de le rassurer autant qu'elle le pouvait. « Je vois que tu as tout prévu ». Elle y était obligée,  elle n'avait pas le choix pour ne pas voir chacun de ses gestes affiché en grand dans des journaux à scandale. C'était un mode de vie contraignant qui était malheureusement destiné à rester le sien, car elle ne pouvait pas changer son nom de famille. Ni disparaître comme elle voulait le faire croire à l'avocat pour l'amuser. « C’est tentant ! ». Si elle avait dit ceci sur le ton de l'humour, elle ne pouvait pas cacher qu'à plusieurs reprises elle y avait pensé, se laissant tenter par cette idée apparaissant comme plus qu'agréable. « Dans ce cas il faut qu'on trouve une destination mon cher. On ne peut pas s'enfuir sans avoir un plan  » répondit-elle malicieusement, posant sa tête sur sa main pour écouter ce qu'il pourrait lui trouver comme projet de fuite. Une certaine proximité naquit entre eux, la distance se réduisant peu à peu et à aucun moment elle ne chercha à y mettre fin, choisissant de rester pour profiter de cette chaleur appréciable qu'elle sentait dans ses veines. Elle se doutait de ce que cela pouvait faire croire de l'extérieur, sauf qu'elle avait décidé de ne pas s'en préoccuper. Cela lui importait peu. « Mis à part ma partenaire pour la soirée, pas grand chose. », devant sa réponse, elle leva les yeux au ciel, sentant malgré tout une légère chaleur se propager dans ses joues. Il se la jouait flatteur, et s'il cherchait par ce compliment à la faire se sentir bien, il y parvenait totalement. « Tu me connais je travaille beaucoup, et, je ne vais pas te barber avec le boulot pour ce soir, je n’ai pas envie de te faire fuir. » . Les doigts jouant avec son verre et l'écoutant attentivement, elle savait qu'elle n'avait aucunement la volonté de prendre la fuite, de quitter cette chaise pour se trouver une meilleure occupation. Au contraire, elle ne doutait pas de la place qu'elle avait. « Et puis, c’est bien connu, je n’ai pas une vie aussi trépidante que celle de Ludmila Alexander. ». Il se trompait sur ce point car même si pour tous les paparazzi son quotidien paraissait exaltant et excitant, elle était rentrée dans une certaine routine. Dans une monotonie qui lui plaisait, n'ayant pas besoin d'une existence faite de montagnes russes. « Ta partenaire de la soirée te retourne le compliment et tu peux la croire quand elle te dit que si tu as envie de lui parler de ton travail, elle ne partira pas du tout.  », rétorqua-t-elle en lui adressant un petit sourire pour qu'il la croit. Elle faisait partie de ceux aimant les passionnés et Myles était l'un d'entre eux alors l'écouter était plaisant. « Quant à ma vie tu sais, tout ce que l'on peut dire sur moi n'est pas vrai .... », ajouta-t-elle en hochant la tête. Presque tout était faux et quand enfin une vérité était dévoilée, elle était exposée sous un angle vendeur, juste pour inciter chaque être à acheter des torchons n'en valant pas la peine. Il suffisait de lire les articles narrant une probable relation entre elle et son partenaire de la soirée pour comprendre qu'un rien provoquait un incendie. Et par le passé, elle se souvenait encore très bien des rumeurs sur Alec et elle et des fous rires qui s'en étaient suivis. Tels des enfants, ils s'en étaient amusés, ils en avaient ri et ils en avaient joué. Mais de nouveau, elle ne pouvait pas obliger Myles à le prendre d'une manière aussi désinvolte. « Même si, les magazines ont l’air de se languir de notre potentielle relation ! » . C'était à croire qu'ils avaient eu les mêmes pensées, qu'il y avait songé tous les deux à la même seconde. Au premier regard, ils étaient différents, ils n'avaient pas les mêmes habitudes, une vie des plus dissemblables, mais c'était leur envie de faire le bien, d'aider les autres qui les avaient à se rencontrer. Et elle ne le regrettait pas. « Tout le monde se demande si tu es ma nouvelle proie. Ils doivent s'interroger sur les méthodes que tu as employé pour m'attirer dans tes filets, à moins que ce soit moi qui t'ait pris au piège dans les miens. Dans les deux cas, le pourquoi du comment intéresse tout le monde.  » , lança-t-elle d'une voix amusée, le visage éclairé par le malice avant de poser un regard rempli de sous-entendus sur le jeune homme. Un regard ressemblant à la séductrice qu'elle continuait d'être et qui jouait avec plaisir - et sincérité - avec son partenaire de jeu. Et il n'était pas un simple partenaire, il faisait naître des sensations dans son organisme. « A cette fameuse soirée qu’on prévoit depuis si longtemps. ». Levant son verre, elle trinqua avec plaisir avec Myles avant de boire une gorgée de son vin blanc qu'elle laissa quelques secondes dans sa bouche pour le savourer. Elle profitait allégrement, elle lâchait prise sur tout le reste sans se dire qu'elle faisait quelque chose de mauvais ou de néfaste. D'un geste, elle repoussa l'une de ses mèches de cheveux en arrière pour dégager son visage. « J'espère que tu ne regrettes pas d'avoir dit oui en tout cas. Tu en as le droit mais j'en serai déçue si c'était le cas », confessa-t-elle sans une once de mensonge. Elle n'avait pas nécessairement l'habitude d'écouter l'avis des autres ou de s'en importer, mais pas avec lui. Parce que comme elle ne cessait de se le répéter et de le comprendre dans son âme, Myles Larson n'était pas une proie sur son tableau de chasse.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Dim 29 Oct - 13:06

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Myles n’a pas toujours été l’homme d’influence, l’homme d’ambition, de charisme et de force qu’il est aujourd’hui. Il n’a pas toujours été celui qu’on sollicite, celui qu’on regarde, celui sur lequel on écrit, celui qu’on invite à un rendez-vous et celui qui impressionne par sa capacité déconcertante à toujours obtenir ce qu’il veut dès lors qu’il a décidé qu’il l’obtiendrait. Non, Myles n’a pas toujours été cet homme et ceci est le fruit d’un long travail qu’il a eu à faire sur lui-même tout au long de sa vie, un travail sur lequel il a beaucoup bûché sous l’influence et l’impulsion de ce père qui a toujours été un véritable modèle pour lui. Car c’était pour lui qu’il faisait d’abord les choses. Et s’il n’était pas persuadé de pouvoir être un aussi grand homme que l’était son père, au décès de ce dernier, il a su, par la force de sa détermination qu’il y parviendrait. Il voulait le rendre fier, terriblement fier et cela même s’il ne pouvait guère le voir. Quelque part, il espérait qu’il veillait encore sur lui, d’où il se trouvait et qu’il était fier, fier de l’homme qu’il était et qu’il devenait chaque jour. Parce que ça n’était pas quelque chose qui relevait de l’évidence au préalable. En effet, Myles, durant son enfance et son adolescence n’était pas le genre d’enfant populaire qui brillait par son humour ou son physique. Non pas qu’il ait un physique disgracieux, mais les ravages de l’adolescence ne l’avaient guère loupé. Et puis, il fallait le dire, il n’était au préalable pas doté d’une sensibilité vestimentaire très avancée. Celle-ci ne s’est développée que plus tard, dès lors qu’il a compris que l’élégance aidait. Aidait à prendre confiance en soit, mais aussi et surtout face aux autres. Car ainsi, on l’écoutait davantage et il imposait un certain respect. Adolescent, Myles était le genre de garçon un brin réservé, qui ne le mêlait qu’à ses amis proches et qui passait son temps à la bibliothèque plutôt qu’à la salle de sport ou à courir après les filles. Alors oui, il a toujours fait preuve d’une intelligence rare, il était celui que les professeurs préféraient et qu’on allait voir dès lors qu’il s’agissait de plus amples explications. Mais ce n’était pas ce qui plaisait à cette époque. Bien au contraire. Mais tout a pris une tournure différente dès lors qu’il a foulé les bancs de l’université où toutes les portes lui furent ouvertes l’une après l’autre, où on a pris conscience de son potentiel et qu’on l’a regardé autrement que comme un simple intellectuel sans grand intérêt. Et aujourd’hui, Myles Larson était un homme accompli. Le genre d’homme en qui on avait confiance, sur lequel on pouvait se reposer, qui impressionnait par son charisme, sa prestance et son intelligence. Plus encore, il maniait l’art de la parole à merveille, en faisant un très bon orateur. On reconnaissait cela en lui, comme on reconnaissait également sa capacité à obtenir ce qu’il voulait, à travailler et à se donner corps et âme pour chacun de ses dossiers, ceci même si parfois, il pouvait être pour les personnes du camp adverse, une vraie plaie. Parce qu’il n’arrêtait jamais, pas jusqu’à ce qu’il n’ait obtenu gain de cause. Alors oui, il avait perdu quelques affaires dans sa carrière, qui n’en avait pas perdu après tout, mais ça n’était jamais arrivé par un manque d’implication ou de persévérance de sa part. Aujourd’hui Myles était un tout autre homme et avait laissé l’adolescent introverti derrière lui. Ceci étant s’il y avait bien une chose qui était resté malgré les années, c’était bien ce côté un brin sage du jeune homme. Il n’était pas le genre à faire dans les excès –sauf peut-être de caféine et de boulot – faisait souvent des choix réfléchis, ne se lâchait pas et menait une vie faite de bon sentiments. Pour autant, si pour certain et cela était le cas de Ludmila Alexander, l’âge permettait de s’assagir, l’effet inverse avait touché le jeune homme. Plus le temps passait, moins il devenait sage et réfléchi. Bien sûr, cela ne touchait guère son boulot, parce qu’il n’avait jamais réellement été le genre d’homme sage dès lors qu’il fallait défendre les intérêts de ses protégés. Mais sa vie privée avait pris un nouveau tournant depuis sa rupture avec Naïa. Elle avait eu un effet dévastateur sur l’homme bon et respectueux des femmes qu’il était. Si Ludmila Alexander avait cessé de choisir ses proies pour une nuit avant de les jeter au petit matin sans même s’être intéressée à leur prénom, Myles avait prit le relai. Ce genre de comportement ne lui ressemblait pas. Parce qu’il n’agissait pas ainsi. Toute sa vie, on lui avait inculqué des valeurs. Celle du respect, de l’écoute et de la considération. Il ne faisait pas aux autres ce qu’il ne voulait pas qu’on lui fasse. Et pourtant aujourd’hui, il avait tant d’histoire avec la gente féminine qu’il en était incapable de préciser le nombre. Ses histoires sans lendemain, celles où il couchait avec la première venue pour ensuite lui ruiner tout espoir d’un quelconque futur, ne se comptaient plus. Toute notion de culpabilité s’était évacuée à l’instant même où son cœur s’était brisé. Car c’était ce qu’il était, brisé, anéanti par cette femme qu’il pensait connaître ; alors même qu’il s’évertuait à dire que tout cela n’avait aucune importance pour lui, qu’il n’était pas touché et qu’elle n’avait été qu’une femme parmi tant d’autres dans sa vie. C’était un ramassis d’absurdités mêlé à un déni profond qui ne laissait pas dupe son entourage. Alors il faisait ces derniers temps n’importe quoi. Parce qu’au fond, il était blessé et qu’il ne pouvait avoir la femme qu’il désirait. Ou tout au moins, il ne voulait plus l’avoir, ou tentait de s’en convaincre. Il couchait avec la première femme qu’il trouvait à son goût sans le moindre sentiment et il aimait ça. Ceci même si au fond, ça n’était pas vraiment lui. Pourtant, les choses étaient différentes avec Ludmila Alexander. Il connaissait la réputation sulfureuse de la jeune femme et il aurait probablement pu s’embarquer dans l’une de ces histoires sans lendemain, le genre d’histoire que la jeune héritière accumulait et qui faisait l’actuel quotidien de jeune Larson. Pour autant, ça n’est pas ainsi que cela se passait. Parce qu’elle faisait ressortir en lui, l’homme qu’il était véritablement et outre le fait qu’elle l’intimidait légèrement, il n’avait pas envie de coucher avec, simplement pour le plaisir du sexe sans attache. Non. Il avait envie de déceler en elle la véritable personne qu’elle était, il avait envie d’apprendre à la connaître et de voir son sourire naître à chacun de leurs échanges. Il ne savait pas bien ce qu’était ou qu’allait être leur relation, mais il ne faisait aucun doute que Myles était sous le charme de cette jeune femme, pourtant aux antipodes de ce qu’il était. Cela s’illustrait d’ailleurs à la perfection par leur échange, mêlé d’un flirt et de sous-entendus évidents, alors qu’ils étaient tous deux installés au bar. « Je ne suis pas perdante non plus il me semble. » Encore une fois, ils en allaient de compliments en sous-entendus sans la moindre gène, définitivement ravis d’avoir à partager une soirée l’un avec l’autre. Le sourire de la jolie brune, accompagné d’un clin d’œil qui voulait en dire long fit naître un énième sourire sur le visage de l’avocat qui commençait à doucement se perdre dans ce jeu auquel ils jouaient depuis des semaines. Il l’appréciait. Véritablement. Alors oui, elle n’était pas Naïa mais c’était exactement ce qu’il aimait chez elle. Elle n’était pas comme Naïa. Elle ne lui ressemblait en rien et pourtant, il n’avait à cet instant, d’yeux et de pensée que pour elle. Les belles femmes ne manquaient pas dans ce bar, mais Myles ne quittait pas des yeux Ludmila, littéralement subjugué par cette femme. Ceci même si elle n’appartenait guère à son monde et que quelques angoissent naquirent à l’instant même où il songea à cette foule de paparazzis en mal de scandale qui devait probablement les observer, se délectant de l’argent qu’ils allaient pouvoir se faire avec leurs nouveaux clichés. Mais Ludmila eut le mérite de le rassurer immédiatement, plaisantant sans retenue sur une probable évasion. Fictive certes, mais qui donnait terriblement envie. « Dans ce cas il faut qu'on trouve une destination mon cher. On ne peut pas s'enfuir sans avoir un plan. » De cet air malicieux qui faisait d’elle la personne qu’elle était, elle pose sa tête au creux de la paume de sa main, afin de lui offrir toute son attention et plus encore, faisant naître une certaine proximité entre eux. Une proximité qu’il appréciait sans le moindre doute. Le jeune homme, un mince sourire aux lèvres leva les yeux, réfléchissant au lieu parfait pour s’évader véritablement. S’il avait déjà beaucoup voyagé avec son père, il n’avait pas vu tout ce qu’il avait envie de voir dans ce monde qui regorgeait de trésors. « Et bien, j’ai toujours rêvé de voir les chutes d’Iguazu en Argentine. Mais ça ne va pas arrangé les rumeurs sur notre cas, ça ! » Il laisse échapper un petit rire amusé. Parce que s’il ne lisait habituellement pas les journaux à scandale, ces derniers temps, il en faisait tant l’objet qu’il en était contraint. De loin, cette scène prêtait terriblement à confusion c’était une certitude. Toute personne extérieure pourrait aisément croire qu’il s’agissait là d’un rencard. Si le jeune homme ne s’était pas posé la question de savoir ce qu’était véritablement cette soirée, il savait qu’il n’aidait pas à ce que ce rendez-vous reste seulement professionnel ou amical. Il décida même que ça n’était guère le moment ni le lieu pour parler boulot, lui qui adorait pourtant en parler, véritablement passionné par son travail. Non, il préférait la flatter, parce que c’est tout ce qu’il ressentait à cet instant présent. « Ta partenaire de la soirée te retourne le compliment et tu peux la croire quand elle te dit que si tu as envie de lui parler de ton travail, elle ne partira pas du tout. » Elle affiche un mince sourire qu’il lui rendit immédiatement. Le fait est qu’il n’avait pas du tout envie de parler boulot ce soir. Car finalement c’était de cela qu’était faite la plupart de leur conversation, mêlée certes à un jeu de séduction dangereux, mais tout de même. « Quant à ma vie tu sais, tout ce que l'on peut dire sur moi n'est pas vrai .... » Il le savait. C’était évident dès lors qu’il voyait des articles faisant état d’une potentielle relation entre eux, et plus encore lorsqu’il en voyait d’autres sur une histoire d’amour adultérine entre lui et Sonia Levinson. Alors oui, ils avaient donné matière à cela, mais il n’y avait finalement aucune véritable histoire d’amour entre eux, d’autant plus que Sonia avait été plutôt clair sur ce qu’allait être leur relation aujourd’hui. « J’imagine bien qu’ils s’amusent à déformer et à amplifier le moindre élément de ta vie. Mais tu ne peux pas dire que tu ne vis pas une vie mouvementée Mila. » Car oui, si les écrits pouvaient mentir sur la vie de la belle héritière, ses interviews et les clichés la représentant ne mentaient pas. Ludmila Alexander avait une vie faite de démesure et de paillettes, cela ne faisait l’ombre d’un doute, malgré tout ce qu’elle pouvait dire. Mais le fait qu’elle soit là, ce soir, montrait à la perfection que cette femme ne se résumait pas seulement à cette luxure et ce monde aseptisé. C’était ce qu’il aimait chez elle. Et c’était probablement ce qui plaisait à ces magazines qui semblaient trouver que la potentielle relation entre une riche héritière et un avocat au grand cœur était digne d’un grand intérêt. Presque autant que pouvait l’être celle du prince Harry et sa nouvelle fiancée. « Tout le monde se demande si tu es ma nouvelle proie. Ils doivent s'interroger sur les méthodes que tu as employé pour m'attirer dans tes filets, à moins que ce soit moi qui t’aie pris au piège dans les miens. Dans les deux cas, le pourquoi du comment intéresse tout le monde. » Derechef, il sourit, répondant aisément à ce regard amusé, faisant naître à nouveau la séductrice que la jeune brune était. Totalement réceptif, Myles hausse les épaules, s’approchant légèrement d’elle, juste à la manière d’une confession. Car si ça n’était guère un secret, il n’était pas forcément à l’aise avec les effusions de séduction. Quand bien même avec Mila, les choses semblaient plus faciles qu’avec les autres. « Je pense sincèrement que je suis celui qui a été pris dans tes filets, mais je dois dire que ça ne me déplait pas du tout. » Il capte son regard, afin d’y laisser transparaitre tout ce qu’il pensait à cet instant précis. Le fait est que cette proximité et ce lot de flatterie devenaient bien trop tentants pour lui. Il se perd un instant dans son regard avant de finalement rompre cela par la venue de leur commande. Ils ne tardent pas à trinquer à cette soirée qui, il en était persuadé allait être plus qu’agréable. « J'espère que tu ne regrettes pas d'avoir dit oui en tout cas. Tu en as le droit mais j'en serai déçue si c'était le cas » Il laisse échapper un petit rire, après avoir pris une gorgée de ce vin dont son palais semblait se délecter. Il était évident qu’il ne regrettait pas le moins du monde d’être là ce soir. Il n’y avait qu’à regarder ce sourire stupide qui ne cessait d’illuminer son visage. « Je serais un idiot de le regretter. C’est surtout toi qui doit regretter de te retrouver avec un homme du commun des mortels. » Il l’assène d’un nouveau clin d’œil avant de reposer son verre sur le bar. Myles ne cherchait pas les compliments, ça n’était pas son genre. Il manquait juste cruellement de confiance en lui et cela resurgissait parfois, mêlé d’un humour certain.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Sam 18 Nov - 18:02

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Maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon
myles larson and ludmila alexander ※
i regret nothing. there have been things i missed, but i ask no questions, because i have loved it, such as it has been, even the moments of emptiness, even the unanswered-and that i loved it, that is the unanswered in my life.


Quand on naissait Ludmila Alexander, il était normal d'être entourée par un bon nombre d'individus. Par tellement de personnes qu'il devenait difficile de les compter. Depuis toute son enfance, il y avait eu les amies de sa mère, des anciennes mannequins un peu névrosées appréciant beaucoup trop le botox. Il y avait aussi eu les associés et les partenaires de son père, puis elle avait connu toute la haute société new yorkaise ainsi que celle de la cité des anges. C'était les règles lorsqu'on faisait partie de cet univers doré. Il était important d'être vus, de se faire voir et de bien s'entourer. Même des inconnus la connaissaient tandis qu'elle ne savait rien d'eux, qu'elle pouvait à peine se rappeler de leurs visages. Et certainement pas de leurs prénoms. A force elle avait pris l'habitude. Elle n'avait pas eu le choix, elle était une personnalité publique par son nom. Par ses origines. Parce qu'elle était née Alexander, que son père avait construit un empire et qu'elle n'avait probablement pas le choix à part l'accepter. Pourtant, cela ne voulait pas dire pour autant que tous les êtres habitués à voir sa tête dans les magazines, que tout ceux qu'elle avait croisé dans un gala de charité ou dans un quelconque défilé savaient qui elle était véritablement. Ils pensaient la connaître car elle était quelqu'un, mais il ne savait pas qui elle était. Elle avait une image quand elle était en public, surtout maintenant qu'elle avait sa fondation. Pour la protéger, pour s'assurer que son association ne risquait pas de souffrir de cette réputation qu'elle avait eu, elle tentait de s'approcher de la perfection. Elle avait presque l'impression d'y parvenir, d'avoir réussi à faire disparaître certains côtés d'elle-même. Evidemment, c'était faux. Ils trônaient toujours quelque part au fond d'elle-même, c'était une certitude, sauf qu'elle ne le dévoilait pas. Peu de personnes avaient le droit de connaître toutes les facettes de Ludmila. De percevoir les fêlures cachées quelque part derrière une carapace englobant son âme. C'était une femme différente qui chaque jour évoluait dans la société, parmi toutes les silhouettes s'activant dans les rues de Los Angeles. Il était rare de la voir franchement et sincèrement, sans tous les artifices imposés par son statut. Mais elle avait appris à assumer petit à petit, l'image qu'elle renvoyait d'elle-même. Ainsi elle se protégeait aussi elle-même, c'était ce qu'elle aimait se dire. Et fort heureusement, il y avait aussi ceux avec qui les mensonges étaient totalement inutiles. Des êtres qui savaient tout ce qu'elle n'avouait pas et qui l'aimait tout de même. Malgré tous ses défauts et toutes ses imperfections, ils demeuraient auprès d'elle. Elle ne pouvait s'empêcher de songer à Alec et Lissa. Ils étaient les meilleurs soutiens que l'on pouvait désirer avoir avec soi. Du début à la fin, ils avaient été là, alors qu'elle savait totalement qu'elle n'avait pas été l'amie la plus simple à gérer. Elle avait plutôt tendance à ressembler aux âmes torturées. Si par le passé, il avait été difficile pour elle d'en parler, d'avancer pas après pas, elle savait tous les progrès faits depuis presque deux ans. Deux années de combat et si la lutte n'était pas terminée, elle se sentait tout de même victorieuse. Surtout lors de ces moments éphémères mais sacrés où elle oubliait les fêlures de sa chair pour se focaliser sur l'instant présent. Elle repoussait toutes ses limites, elle exposait le meilleur d'elle-même aux yeux du monde avec un sourire des plus sincères sur les lèvres. Comme lorsqu'elle était avec Myles Larson. Elle ne savait pas si c'était la simple compagnie du jeune homme qui avait à chaque fois le pouvoir de tout rendre plus agréable, mais elle se sentait toujours elle-même à ses côtés. Comme s'il la voyait telle qu'elle était véritablement et qu'il parvenait à ressortir toute la lumière dans un ciel rempli de nuages. Il ne connaissait pas tout sur elle mais il en savait suffisamment sans avoir eu accès à ses secrets les plus profonds. Cependant, elle avait la sensation que malgré tout, que quelque part au fond de lui  il savait qu'elle n'était pas que ce que l'on disait d'elle. Qu'il y avait autre chose. Et contrairement à bon nombre d'individus, il n'avait pas pris la fuite. Il était resté et il continuait d'être là, rendant tout incroyablement plus plaisant. Il appliquait un baume doux sur des vilaines cicatrices que même le temps n'avait pu guérir. Elle ne faisait pas que jouer avec Myles. Oui il y avait un certain jeu de séduction entre eux, sauf que celui-ci était sincère. Elle ne l'ajoutait pas sur une liste de prétendants pour établir un quelconque record. Elle le charmait parce qu'elle le désirait, tout comme elle lui parlait car elle aimait les conversations qu'ils étaient amenés à partager. Chaque minute où ils étaient ensembles, elle les appréciait,  et elle en redemandait, comme leur dîner du soir le prouvait. Cette soirée elle l'avait attendu pendant des semaines, chacun ayant des emplois du temps difficiles à concilier mais le sourire sincère qui ne quittait pas ses lèvres prouvait qu'elle avait fait le bon choix en lui proposant un repas. Elle ne pouvait pas être avec Wesley, le destin leur avait prouvé qu'ils n'étaient pas faits pour être ensembles. Que malgré les sentiments qu'elle continuait d'éprouver, il était impossible qu'il y ait plus. Il n'y avait plus rien, le passé était passé et il était interdit qu'elle vive pour l'éternité dans des souvenirs douloureux d'un amour perdu,  donc il était temps pour elle d'aller de l'avant. De faire quelque chose capable de lui apporter un peu de joie.   « Et bien, j’ai toujours rêvé de voir les chutes d’Iguazu en Argentine. Mais ça ne va pas arranger les rumeurs sur notre cas, ça ! », elle écouta attentivement le jeune homme évoquer la destination de son choix, tandis qu'un petit sourire malicieux fit son apparition à l'entente de son rire. La tête toujours posée au creux de sa main, elle fit mine de réfléchir devant sa réponse, faisant semblant de chercher à savoir si elle était d'accord pour partir avec lui en Argentine. Après avoir maintenu un soupçon de suspens, un éclair d'amusement naquit dans ses iris tout en regardant Myles avec un intérêt nullement dissimulé.  « Tu sais quoi ? J'ai jamais été en Argentine ! Ca doit faire partie des pays que j'ai jamais visité, donc c'est une excellente idée. Peu importe s'il y a des rumeurs sur notre compte, tu sais il y en aura toujours..... Des gens pensent parfois qu'Alec trompe Lissa avec moi je te signale, donc Argentine ou pas , on fera pas taire les rumeurs. Encore moins en dînant ici tous les deux à la vue de tout le monde. », répondit-elle naturellement pour dédramatiser la situation. En temps normal, elle se préoccupait de ce que l'on pouvait écrire sur elle, de ce que tout le monde aimait faire croire sur son compte, sauf que pour l'heure, elle rêvait surtout de continuer à passer du bon temps. Et après tout, savaient-ils eux même de quoi il était question durant ce dîner ? Ils s'amusaient tellement à se charmer depuis qu'ils se connaissaient que pour sa part le jeu était devenu réel. Elle ne le faisait pas que pour rire ou pour le déstabiliser; comme cela arrivait tout le temps auparavant. Sans doute car quelque part Myles lui plaisait et qu'elle appréciait la certaine proximité qui existait. Peu importe ce que l'on pourrait écrire dès le lendemain matin, elle y penserait plus tard.   « J’imagine bien qu’ils s’amusent à déformer et à amplifier le moindre élément de ta vie. Mais tu ne peux pas dire que tu ne vis pas une vie mouvementée Mila. » , sa vie avait été remplie de débordements sans pareils, d'excès quasi quotidiens et d'aventures avec tout un tas d'hommes qui avaient été affichés en première page des plus grands journaux à scandale. Elle avait toujours fait dans la décadence,  parfois elle avait même agi volontairement pour faire réagir son père, ou pour prouver qu'elle existait. Car elle savait que quoi qu'elle pouvait faire, qu'à la seconde précise où elle se rendait quelque part, tout était observé. Et jusqu'à il y a quelques temps, elle en avait profité. Dorénavant, elle faisait attention, tout du moins elle veillait à exposer ce qui n'était pas honteux.  « Si mon père n'était pas Charles Alexander, on ne s'intéresserait pas à ma vie et on ne trouverait pas que ma vie est mouvementée dès que je sors pour prendre un café. », dit-elle d'une voix posée, dans laquelle il était possible de percevoir une grande sincérité, mêlée à la fragilité qu'il était coutume pour Ludmila de camoufler. Car elle n'aimait pas se sentir vulnérable. Tout du moins en général. Avec Myles, elle se fichait qu'il sache la vérité, elle n'avait pas peur qu'il en profite.  « Ma vie est beaucoup plus calme qu'avant tu sais. Il paraît que c'est ça devenir mature ou un truc du genre.  », ajouta-t-elle dans une pointe d'humour pour ne pas faire dévier la conversation vers un sujet trop profond ou trop lourd. Ce n'était pas qu'elle était effrayée à l'idée de retirer sa carapace, mais elle n'avait pas envie de le faire ce soir. Pour ne pas gâcher la bonne humeur de cette soirée, ni rendre l'ambiance pesante, elle préférait quand ils discutaient joyeusement et quand la séduction était une partie intégrante de leurs échanges. C'était plus qu'une évidence, elle aimait le fait qu'il rentre dans son jeu, qu'il en rajoute davantage en se rapprochant d'autant plus près d'elle au lieu de s'éloigner. Elle le regarda lui adresser un regard charmeur, capable de séduire tout un auditoire, et qui ne la laissait clairement pas insensible. Elle avait de l'expérience avec les hommes, dans la majorité des cas elle menait la danse. Elle était celle leur faisant perdre leurs moyens, nullement la victime, car il lui fallait plus qu'un sourire pour chavirer. Néanmoins le charme de Myles était plus puissant parce qu'il parvenait à l'atteindre. Elle ne savait pas exactement pourquoi, ni comment, mais il était différent. « Je pense sincèrement que je suis celui qui a été pris dans tes filets, mais je dois dire que ça ne me déplait pas du tout. », elle sourit grandement, n'osant pas lui avouer qu'ils étaient tous les deux pris dans le même piège. Il n'était pas la seule victime, elle l'était tout autant, même si cela se percevait moins et qu'elle était douée pour rester naturelle en toutes circonstances. D'autant plus avec la gente masculine. Pourtant, c'était un fait, il la troublait et cette proximité la tentait davantage. « Fais attention il paraît que je suis comme les sirènes qui attiraient les marins dans les profondeurs de l'océan pour pouvoir les noyer ensuite. Tu ne sais pas ce que tu risques en acceptant d'être pris dans mes filets Myles Larson.  », souffla-t-elle , dévoilant presque les secrets de la construction de l'humanité, tout en accompagnant sa réplique d'un clin d'oeil. N'en ayant pas terminé, elle approcha son visage, un sourire enjôleur figé sur ses lèvres. « Tu risques peut-être d'y laisser quelques plumes, on ne sait jamais.  », narra-t-elle, faisant mine de le prévenir d'un quelconque danger,  avant de poser sa main sur son épaule. Elle renforçait cette intimité existant déjà, mettant fin à toutes les distances qui existaient, et après quelques secondes de contact, elle s'interrompit, ne cherchant pas pour autant à le mettre mal à l'aise. Ou à rendre le tout inconfortable pour lui. Et quand on la connaissait, on savait qu'il était inhabituel pour elle d'y aller à tâtons, de ne pas exprimer clairement ses désirs. En temps normal, elle était connue pour être explicite, pour parler ouvertement quand elle voulait passer une nuit avec un partenaire éphémère. Pas cette fois. Car avec Myles, elle ne rêvait pas de s'embarquer dans une étreinte charnelle qui prendrait fin dès que les premiers rayons du soleil apparaîtraient. Elle pouvait imaginer totalement l'idée d'une nuit avec lui, c'était certain. Mais pas que. C'était un peu plus réel et authentique.   « Je serais un idiot de le regretter. C’est surtout toi qui doit regretter de te retrouver avec un homme du commun des mortels. » , sa réplique fit naître un énième rictus jovial sur son visage. Si pendant longtemps la grande majorité de ses sourires avaient été une pure comédie, dès que la brune se mettait à sourire ou à rire, elle pouvait illuminer la pièce. Et l'avocat était doué pour la faire rayonner, sans aucun doute et cela surpassait tous les dollars du monde ou un nom, supposé digne d'elle. Elle n'était pas une femme rêvant d'avoir accès à une richesse colossale. Les lingots d'or, elle les avait depuis son enfance, elle avait grandi avec. Oui l'argent faisait tourner l'univers et il était aisé pour elle de le trouver dérisoire car elle était une privilégiée. Toutefois, elle détestait cette idée que le mérite se gagnait grâce à un amas de zéro. Elle attirait les convoitises et elle n'était pas sotte, elle savait que parfois sa fortune était ce qui poussait des hommes à s'intéresser à elle. Elle ne voulait pas de ça. Elle était rentrée dans les rangs sur de nombreux sujets, mais quand il s'agissait de sa vie privée, elle préférait suivre sa propre direction.  « L'argent sur le compte en banque de quelqu'un n'est pas ce qui le rend intéressant ou attirant. Il en est de même d'ailleurs pour les femmes, sinon je pense qu'on pourrait considérer que je fais partie des meilleurs partis possibles. Si tous les hommes du commun des mortels sont comme toi, je pense qu'il est plutôt très agréable de fréquenter ce monde. Et que ça a même un côté plus que séduisant.... », avoua-t-elle avec un sourire entendu qui ne cachait nullement le fond de sa pensée. Il la séduisait, elle était totalement sous le charme alors Myles n'avait rien à envier à tous les héritiers qu'elle connaissait. De son point de vue, c'était eux qui avaient tout à apprendre de lui, et non le contraire. Evidemment, elle ne mettait pas tout le monde dans le même panier, simplement le statut social de ses proches n'avait jamais été une chose qu'elle regardait. Encore moins, quand elle se trouvait avec une personne comme son partenaire de la soirée. Car il n'avait pas besoin d'être le dirigeant d'une grosse société pour parvenir à réussir là où d'autres échouaient lamentablement. Elle l'appréciait, sans artifice, et il la charmait, peut-être même qu'il la faisait chavirer, ce qui bien sûr lui donnait de l'avance face à toute potentielle concurrence. Quelques secondes, elle continua de l'observer, ne pouvant s'empêcher de laisser son index tracer des dessins invisibles sur son verre. Mais sa curiosité maladive finit par reprendre le dessus. Elle était curieuse et elle voulait en savoir plus sur certaines choses.  « D'ailleurs toi aussi tu fréquentes les paillettes. Toi et Sonia Levinson, c'est vrai et je dois m'attendre à un clash du genre télé-réalité car je dîne avec toi, ou c'est une simple rumeur nullement fondée ?  », demanda-t-elle en arborant un malice qu'elle ne cherchait pas à masquer. Le ton qu'elle affichait à cet instant était rempli d'interrogations. Des interrogations attendant une possible réponse car s'il avait lu des choses sur elle, la réciproque était vraie et elle avait envie de savoir où se trouvait le vrai et où se trouvait le faux dans toute cette histoire. Il ne lui devait rien, aucune explication, il n'était pas forcé de lui répondre ou de lui dire quoi que ce soit à ce sujet, et elle aurait pu se maudire pour avoir osé poser une question aussi ridicule qui risquait de la faire passer pour une quelconque jalouse - ce qu'elle n'était pas -. Alors après avoir bu une gorgée de son vin, elle ajouta rapidement : « Sois prudent avec ce que tu réponds, il paraît que les russes sont très possessives et jalouses quand il est question des hommes avec lesquelles elles dînent  », elle se mit à rire doucement avant de l'observer. Elle voulait surtout en découvrir davantage, le connaître d'autant mieux, car elle était sûre qu'il avait beaucoup  à lui apprendre. Qu'il pouvait lui apporter un soleil dont elle avait besoin.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Mer 6 Déc - 1:26

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Ludmila Alexander and Myles Larson
I HAVE LOOKED AT YOU IN A MILLION DIFFERENT WAYS
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Myles ne faisait pas parti de ce monde auquel appartenait Ludmila Alexander et ne l’avait jamais prétendu ni même caché. Toute sa vie, toute son éducation avait été faite à l’abri des projecteurs, à l’abri de ce monde de luxe auquel il aurait pourtant pu prétendre. Mais son géniteur, qui connaissait tous les rouages de ce milieu avait fait en sorte de protéger la seule personne pour qui il se battait finalement, la seule personne pour qui il aurait pu absolument tout faire et tout donner, la personne qui lui donnait foi en l’humanité et qui lui donnait envie de se battre contre cette maladie qui l’emportait un peu plus chaque jour, son fils. Si Myles avait pour modèle, pour héro son père, la réciproque était aussi vraie et elle s’était illustrée à mesure que Myles grandissait et devenait un grand homme. Un homme d’ambition certes mais un homme généreux et plein de principes, des principes en lesquels Monsieur Larson croyait. Un homme bon en somme, malgré certains défauts qu’il ne pouvait réfuter. Pour autant, ce n’était pas l’argent qui leur manquait, bien au contraire, ils en avaient plus qu’ils n’en avaient besoin en une seule vie, mais jamais ô grand jamais ils n’avaient vécu dans la démesure et dans l’extravagance. Mettant un point d’honneur à garder les pieds sur terre, ils avaient vécu simplement et ils ne fréquentaient que très peu ce monde dans lequel avait grandi Ludmila. Ce monde de faux-semblants, ce monde de voyeurisme et de luxure médiatique. Le père de Myles avait fait ce choix alors même qu’il aurait pu se fondre dans ce milieu de l’argent à outrance. Et peut-être même que Ludmila et Myles auraient pu se rencontrer plus tôt. Peut-être auraient-ils pu être amis dès leur plus jeune âge, ou peut-être auraient-ils pu être amants. Peut-être. Car à bien des égards, Myles était ce qu’on pouvait appeler un héritier. Il était le seul descendant de son géniteur et surtout, le seul qui figurait sur son testament. Il avait prétendu à la fortune de son père et était devenu en une fraction de seconde, dès lors que son père avait rendu son dernier souffle, un homme riche. Il était devenu un héritier et pourtant, il n’avait pas cette même attitude que tous ces héritiers de ce monde de luxure et de m’as-tu-vu avaient. Pour tout dire, il aurait préféré échanger tout l’argent du monde contre la présence de son père à ses côtés. Mais la vie était ainsi faite et il s’était retrouvé avec un compte des plus remplis sans avoir à fournir le moindre effort. C’était peut-être là qu’il tirait toute son ambition et sa volonté de se dépasser constamment dans le cadre de son travail. Il avait des choses à prouver. Il voulait prouver à son père mais aussi au reste du monde qu’il n’était pas comme ces gosses de riches qui naissaient avec une cuillère en argent dans la bouche et qui se croyaient toujours au dessus des autres simplement de par leur fortune. Non Myles se fichait de l’argent. Bien sûr, il s’était servi à bon escient de son héritage, qu’il avait pour parti investi dans la création de sa clinique, mais il n’avait cessé pour autant de travailler, de tout donner et de faire ses preuves. C’était ce qui le rendait différent de ces autres héritiers qui prenaient le monde pour acquis et qui avait tendance à croire que tout leur était dû et que tout n’était que simplicité légendaire. Pourtant, dès lors que Myles avait créé son entreprise qui fleurissait de jour en jour, il avait été contraint de fréquenter ces gens, ce milieu des affaires et d’être exposé au grand public. Il restait pour autant un homme discret, qui ne parlait que très peu dans les médias, outre que pour vanter ou faire connaître sa clinique. Parfois il prenait la parole pour ses clients mais les choses s’arrêtaient à là. Ceci étant, il serait mentir que de dire qu’il ne se mêlait absolument pas à ces gens. Il y était contraint pour trouver des investisseurs et faire connaître sa clinique. Il s’y était prêté et s’y prêtait encore un peu aujourd’hui malgré que ça n’était pas ce qu’il préférait. C’était même ce qu’il aimait le moins, car il ne se reconnaissait bien souvent guère dans cette mentalité. Fort heureusement, il avait quelques partenaires, qui, malgré leur richesse et leur pouvoir, lui ressemblaient davantage, à l’image de Wilson Campbell par exemple. Ceci étant, si Myles se tenait généralement éloigné du feu des projecteurs et de ce monde de paillettes, le hasard, la destinée ou peut-être une certaine attirance non assumée, avaient fait qu’il fréquentait aujourd’hui des femmes de ce monde. Des femmes qu’il n’aurait peut-être pas voulu rencontrer il y a quelques années de cela, mais qui faisaient parties de son quotidien aujourd’hui et qu’il appréciait plus qu’il n’aimait le faire croire. Juste à l’image de Sonia Levinson et Ludmila Alexander. Elles n’étaient au préalable par son style de femme, outre le fait qu’elles étaient toutes deux d’une beauté renversante. Non, d’ordinaire, son regard s’arrêtait davantage sur ces femmes plus simples, plus naturelles, encrées dans le monde réel, des femmes de courage et de valeur, comme l’avait été Naïa. Pourtant c’était elle qu’il détestait aujourd’hui et Sonia et Ludmila qu’il fréquentait –enfin plus ou moins. Il était devenu, malgré lui, un acteur de ce milieu par ses simples fréquentations, sans même qu’il ne l’ait réellement prémédité. Et dès lors, le revers de la médaille n’avait tardé à voir le jour, marquant des inconvénients majeurs face au simple fait de flirter avec ces femmes. La presse à scandales s’intéressait davantage à lui et beaucoup commençaient à connaître son nom et son visage pour être dans la vie de ces femmes d’influence bien plus que pour son statut professionnel. Il s’était vu pour la première fois apparaître dans des magazines dont le chiffre d’affaire n’était dû qu’à l’exposition de la vie privée des personnalités et il n’avait guère apprécié cela. Pour autant, la seule mention de son nom ne l’avait pas plus inquiété que cela, parce qu’il savait que tout n’était qu’extrapolations dans ce genre de torchons et finalement très peu proches de la réalité. Il le savait pour avoir lu les récits de la vie de Ludmila Alexander. Pour autant, il avait décidé de ne pas tenir compte de ce qu’il avait pu lire à son sujet, souhaitant se forger sa propre opinion sur la jeune femme et il avait bien fait, puisqu’il avait davantage apprécié cette dernière qui s’était présentée à lui que celle qui était dépeinte dans ces journaux. C’est pourquoi, au fur et à mesure du temps qu’il passait avec elle, il avait laissé tomber ces barrières et s’était laissé aller à ce jeu de séduction, qui les avait tous deux amené à flirter plus que de raison dans ce bar, l’un en face de l’autre, captivés par leurs regards et leurs paroles. Tant qu’ils finissent par en oublier le monde qui les entoure et par seulement s’intéresser à l’autre, comme si finalement, plus rien n’avait véritablement d’importance, outre que de profiter de ce doux moment suspendu. Ils en oubliaient l’œil inquisiteur de paparazzis, préférant largement en plaisanter sur la possible fuite ou escapade dans un autre pays. Un pays choisi fictivement par Myles qui avait, certes déjà beaucoup voyagé mais qui n’avait bien évidemment pas tout vu, à son plus grand regret. « Tu sais quoi ? Je n'ai jamais été en Argentine ! Ca doit faire parti des pays que je n’ai jamais visités, donc c'est une excellente idée. Peu importe s'il y a des rumeurs sur notre compte, tu sais il y en aura toujours... Des gens pensent parfois qu'Alec trompe Lissa avec moi je te signale, donc Argentine ou pas, on ne fera pas taire les rumeurs. Encore moins en dînant ici tous les deux à la vue de tout le monde. » Myles hoche simplement la tête, approuvant ses propos. Il n’était pas un fervent lecteur de la presse à scandales, si bien qu’il ignorait que Ludmila connaissait Alec ; tout comme il avait un certain temps ignoré que Ludmila et Naïa étaient amies. Et si cela l’avait un bref moment gêné, ça n’avait guère duré longtemps. Parce qu’il était tant sous le charme de cette jeune femme, qu’à l’instant où il croisait son regard, il en oubliait toute notion de raison. Tout comme lorsqu’il se disait détester l’idée d’être suivi par des voyeurs et pourtant, dès lors qu’elle lui lâchait quelques paroles un brin rassurantes, il se rangeait de son côté et acquiesçait. « Tu as raison, on ne fera pas taire les rumeurs, alors autant en profiter. Ceci même si quelque part, ça leur donne raison… » Il affiche un mince sourire qui veut en dire long. Long dans le sens où il avouait à demi mot qu’il n’était pas insensible à cette jeune femme qui se trouvait devant lui, assez pour laisser de côté les rumeurs qui pourraient courir à leur encontre. Assez pour se laisser aller un peu plus loin dans ce jeu de séduction. Ceci même si Mila n’était en aucun cas comme lui. Elle était bien plus connue du grand public, avait une vie plus mouvementée et tumultueuse que la sienne et pourtant, elle suscitait en lui bien des choses qu’il n’avait plus ressenties depuis bien longtemps pour qui que se soit. « Si mon père n'était pas Charles Alexander, on ne s'intéresserait pas à ma vie et on ne trouverait pas que ma vie est mouvementée dès que je sors pour prendre un café. » La voix posée et sincère de Mila sonne comme une confession, confession qu’il accueille avec un sourire discret, alors même qu’il ne cesse de jouer avec le pied de son verre –seul signe visible d’une légère angoisse qui l’accapare. Elle faisait preuve d’une modestie qu’il n’avait pas encore vue chez elle. Il était conscient que sa célébrité était en partie due à son père, mais il savait que si le public ne s’était pas entiché de cette jeune femme dans la peau de laquelle ils rêvaient d’être, ils ne se seraient pas plus que cela intéressés à elle. Car à bien des égards, Ludmila Alexander était une obsession pour la population américaine mais aussi au delà des frontières. Il la regarde alors, l’écoutant avec une certaine tendresse malgré le fait qu’il n’était pas tout à fait d’accord avec elle. « Ma vie est beaucoup plus calme qu'avant tu sais. Il paraît que c'est ça devenir mature ou un truc du genre. » Cette fois, il laisse échapper un mince rire, abandonnant le pied de son verre un instant passer sa main dans les cheveux, une manie qu’il avait depuis bien longtemps. Il acquiesce, trouvant enfin la raison de ce qui lui plaisait tant chez elle par rapport à l’image qu’elle renvoyait dans la presse. Celle d’une femme amusante et charmante mais bien plus posée qu’elle ne semblait l’être. « C’est peut-être ça la raison du fait que je te trouvais bien différente de ce qu’on pouvait dire sur toi dans les magazines. » En réalité, il n’avait jamais trouvé en la femme qu’il côtoyait, celle qui s’illustrait dans ces magazines. Doucement, il s’approche de la jeune femme dont il s’était légèrement éloigné il y a quelques secondes, pour achever sa phrase, à la manière d’une confession. « Je préfère cette personne d’ailleurs. Elle est bien plus intéressante et a quelque chose de fascinant je dois le dire. » Il affiche un sourire, qu’il appuie d’un regard entendu avant de reprendre ses quartiers, s’emparant de son verre pour en boire une gorgée revigorante. Plus ça allait, plus le temps passait et plus Myles se livrait à elle, jouait à ce jeu dangereux qui pourrait éventuellement un jour lui brûler les ailes, et surtout, se plongeait à l’aveugle dans les filets si redoutables de cette femme aux multiples conquêtes. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, cela ne lui faisait pas peur. Ni le fait qu’elle ait déjà eu un passif de relations, important, ni même le fait qu’il se laissait aller face au charme de cette femme qui parvenait à faire tomber peu à peu cette carapace, cette vitre de verre qui s’érigeait en permanence devant lui face au reste du monde pour se protéger. « Fais attention il paraît que je suis comme les sirènes qui attiraient les marins dans les profondeurs de l'océan pour pouvoir les noyer ensuite. Tu ne sais pas ce que tu risques en acceptant d'être pris dans mes filets Myles Larson. » Les mots de Mila, mêlés à son clin d’œil et ce nouveau rapprochement de l’initiative de la belle héritière ne font que confirmer son sourire qui illuminait la pièce et plus encore qu’il appréciait, au delà de cette chaleur qu’elle commençait à provoquer dans son corps, cette jeune femme, irrémédiablement. D’autant plus lorsqu’elle l’accompagne d’un sourire enjôleur. Il capte alors son regard et effectue un mouvement rapide des sourcils pour lui faire comprendre qu’il n’avait absolument pas peur de cela. « Tu risques peut-être d'y laisser quelques plumes, on ne sait jamais. » L’avertissement de Mila le fait derechef sourire alors que la main de cette dernière vient se poser sur son épaule, rompant cette distance qui devenait presque pesante. S’il est surpris par cette rupture de son espace vital, le frisson que le parcourt lui fait très rapidement comprendre qu’il apprécie cela. Tant qu’il vient brièvement poser sa main sur la sienne, afin de lui faire comprendre que c’était un geste qu’elle pouvait se permettre, qu’il accueillait avec plaisir et qu’il n’y était pas tout à fait insensible, alors même qu’il n’était pas le genre d’homme tactile de nature. Et à la seconde où ils se séparent, il ne peut s’empêcher de se rapprocher à nouveau, si près qu’il pouvait presque sentir son souffle se heurter sur sa peau. Mais dès lors qu’il lui confessait un aveu, il ne parvenait à agir autrement, presque gêné par la possibilité que les autres personnes présentes dans cette enseigne, puissent l’entendre. « Je crois que je vais prendre le risque. Ca en vaut la peine. » Sans quitter son regard, il plisse les lèvres, geste qui s’ajoutait à cet amas de détails qui illustrait une certaine nervosité qu’il était d’ordinaire doué pour camoufler. Une nervosité qui était certes due à la présence même de Ludmila Alexander devant lui, mais qui était aussi la résultante de ce manque cruel de confiance en lui qu’il avait depuis bien longtemps, et plus encore depuis que Naïa Atkins avait réduit son cœur à néant. D’ailleurs, il ne tarde pas à se trahir lui-même, ne se comparant qu’à un homme normal et sans grand intérêt. Ce qu’il n’était guère en somme. Cette remarque semble la faire sourire alors qu’il fuit un instant son regard. « L'argent sur le compte en banque de quelqu'un n'est pas ce qui le rend intéressant ou attirant. Il en est de même d'ailleurs pour les femmes, sinon je pense qu'on pourrait considérer que je fais partie des meilleurs partis possibles. Si tous les hommes du commun des mortels sont comme toi, je pense qu'il est plutôt très agréable de fréquenter ce monde. Et que ça a même un côté plus que séduisant... » Myles ignorait si Ludmila connaissait la teneur de son compte en banque, qui n’avait finalement rien à envier à ces héritiers déclarés, mais le fait est qu’il recevait avec plaisir le fait même qu’elle puisse trouver que ces héritiers avaient tout à apprendre de lui. Il n’avait jamais eu la volonté ni même la tentation de se positionner dans la lignée de ces hommes qui, pour lui, manquaient cruellement de modestie et d’éducation, quand bien même il savait qu’ils avaient plus de ressemblances sur certains points qu’il ne voudrait l’admettre. Pourtant ce qu’il retient, ça n’est pas cette flatterie qu’elle énonce à son égard, mais davantage ce qu’elle dit à propos d’elle. Cette tendance qu’elle avait de se dévaloriser était criante et il n’avait pas eu l’habitude de voir cet aspect de sa personnalité. Elle n’avait jamais été aussi vulnérable que ce soir avec lui et étrangement, il aimait cela. Il aimait qu’elle puisse se livrer à lui et montrer la véritable personne qu’elle était, outre son image, outre la luxure et les paillettes. Et cette femme lui plaisait encore plus. « Outre ton argent Mila, tu es un bon parti. » Pour appuyer ses propos, il presse doucement l’avant bras de la jeune femme. Un geste qui se veut rassurant mais qui supposait de nouveau de trouver ce contact qui lui manquait presque. Et même si cela ne dure qu’une fraction de seconde, il l’apprécie. Ceci alors même qu’elle ne cesse de l’observer, probablement quelque chose à l’esprit. Cette chose ne tarde d’ailleurs pas à s’exprimer verbalement. « D'ailleurs toi aussi tu fréquentes les paillettes. Toi et Sonia Levinson, c'est vrai et je dois m'attendre à un clash du genre télé-réalité car je dîne avec toi, ou c'est une simple rumeur nullement fondée ? » Ludmila est remplie de ce malice qu’on lui connaissait et si Myles commençait à se détendre et à se laisser aller auprès de cette femme, il se raidit immédiatement, ne s’attendant définitivement pas à ce que ce sujet de conversation soit abordé. C’était un sujet, qui n’était pas tabou, mais quelque peu houleux. Parce que la relation extraconjugale qu’il avait eue avec Sonia était censée être un secret, qu’il ne souhaitait pas être responsable d’un divorce et qu’il n’était au fond pas fier de ce qu’il avait fait. De plus, à cela s’était ajouté des disputes à n’en plus finir entre les deux adultes qui s’étaient dernièrement achevés par une rupture totale. Ils étaient pourtant amis, et aujourd’hui, ils n’étaient plus rien, outre qu’un avocat et sa cliente. Au fond, il avait été blessé par la tournure qu’avaient pris les évènements, mais il était trop fier et trop agacé pour bien vouloir l’admettre. Il fuit alors le regard de son interlocutrice et reprend place sur sa chaise, s’éloignant progressivement de Mila. « Sois prudent avec ce que tu réponds, il paraît que les russes sont très possessives et jalouses quand il est question des hommes avec lesquelles elles dînent. » La plaisanterie de la brune le détend légèrement. Il se laisse même aller à un sourire, ceci même s’il ne répond pas immédiatement. En réalité, il ne sait pas vraiment ce qu’il doit lui répondre. Il ne sait pas s’il doit être honnête avec elle et dieu sait qu’il était partisan d’une franchise à toute épreuve, ou s’il doit évacuer la question d’un revers ou mentir. Il ne sait pas. C’est pour cela qu’il met un temps certain à trouver les bons mots et à encore prendre part pour une stratégie qu’il n’était pas certain qu’elle serait payante. « Peut-être que je fréquente un peu les paillettes alors. Mais aucun risque de clash de type téléréalité, je te l’assure. » Il décide de rester vague, de ne pas trop en dire, focalisé par le secret qui le liait à Sonia, alors que la vérité était pourtant criante. Il est d’ailleurs tellement focalisé qu’il ne décèle pas immédiatement cette pointe de possessivité à son égard. Ce n’est qu’à retardement qu’il en prend conscience et qu’il le relève. « Bien que voir une quelconque possessivité à mon égard ne me dérangerait absolument pas. » Il affiche un faible sourire avant d’achever son verre qui était devenu son exutoire ces dernières secondes face à un malaise palpable. Tant qu’il tourne, pour la première fois de la soirée son regard vers l’ensemble de la salle. Il cherchait un moyen d’éviter de parler de ce genre de sujet et plus encore qui lui permettrait de se détendre à nouveau, à la manière dont il se détendait juste avant qu’il ne soit question de Sonia. L’idée lui vient tout naturellement lorsqu’il croise le regard de cette femme, installée auprès du billard. Le billard. Voilà qui était l’idée parfaite pour retrouver une certaine sérénité. « Tu sais jouer ? » Il lui fait un signe de tête afin de lui montrer le billard en question, qui venait tout juste de se libérer, alors que naissait peu à peu dans son regard, une once de défit. Défit qu’il espérait qu’elle relèverait afin d’oublier qu’il avait été question à un moment de la soirée de Sonia.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Sam 16 Déc - 17:08

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Maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon
myles larson and ludmila alexander ※
i regret nothing. there have been things i missed, but i ask no questions, because i have loved it, such as it has been, even the moments of emptiness, even the unanswered-and that i loved it, that is the unanswered in my life.


Des vêtements de haute couture dévoilant un corps présentant de nombreux atouts, des chaussures aux talons pharaoniques pour agrandir une silhouette élancée, un maquillage impeccable, une chevelure toujours parfaitement coiffés, tout était bon pour renvoyer une certaine image. Pour faire apparaître une once d'assurance. Et une perfection qui n'était que le doux reflet d'un parfait mensonge. La comédie de sa vie, celle qu'elle avait joué à tellement de reprises qu'elle avait fini par en connaître toutes les lignes par coeur. Par ne plus compter le nombre de fois où elle avait été amenée à les répéter encore et encore. Parce que c'était presque obligatoire pour Ludmila Alexander de faire croire qu'elle était tout ce qu'on voulait d'elle. De ne pas montrer une fragilité qui existait, qui n'était qu'à quelques centimètres de son épiderme, juste derrière les robes moulantes ou cachée derrière les traits d'eye-liner dessinés pour intensifier son regard. Un regard dans lequel on pouvait lire toute la vérité quand on la connaissait assez. Des yeux qui portaient encore les stigmates d'une tristesse, d'une mélancolie qui ne la quittait jamais totalement. Il suffisait simplement d'y prêter attention, de se préoccuper de son sort pour découvrir qu'elle ne faisait que jouer un double-jeu pour ne pas révéler les fissures de la poupée ébréchée qu'elle était. Elle mettait un point d'honneur à laisser croire qu'elle pouvait être celle qu'on lui demandait. Celle que son statut sous le feu des projecteurs imposait. La vie était faite ainsi, malgré tous les avantages de sa richesse, de cet héritage qui la mettait à l'abri du besoin et qui lui permettait de vivre sans se soucier de l'avenir, il y avait aussi des inconvénients. Chaque jour, elle errait dans un monde rempli de faux semblants, dans cet univers de paillettes où chaque détail était analysé. Où chaque personne entrant dans une pièce était observée pour découvrir le petit défaut. Le petit fragment d'imperfections qu'il serait envisageable d'utiliser dans le futur. Elle avait erré dans ce monde de luxure depuis qu'elle était une petite fille trop vulnérable, ne sachant pas comment s'en sortir, comment répliquer. A chaque gala, elle avait été obligée d'écouter les remarques blessantes de sa mère, attendant de sa fille qu'elle soit toujours plus belle que les autres. Qu'elle ait les tenues les plus rares, les dernières nouveautés des plus grands créateurs. Anastasia Alexander-Romanov ne laissait rien au hasard, entraînant Ludmila dans les boutiques les plus réputées de New York avant chaque événement de la haute société. Et ce n'était pas par amour qu'elle était aussi exigeante, qu'elle se permettait les pires critiques envers sa progéniture. Ce n'était que pour être persuadée que Ludmila n'allait pas être une déception et n'allait pas amener la honte sur elle. Elle n'avait pas eu d'autres choses que de l'accepter, que de vivre avec, parce qu'on ne lui offrait pas d'autre route pour qu'elle prenne la fuite. Mais elle savait indirectement que c'était l'intransigeance de sa mère qui avait provoqué tant de blessures dans son organe vital, qui avait fragilisé sa propre estime. Car peu importe les robes qu'elle enfilait, les coiffures qu'elle faisait, elle n'avait fait qu'entendre les reproches. Les réflexions dites sur un ton pincé pour lui rappeler qu'elle n'était pas aussi belle que l'ancienne mannequin.  Et qu'elle ne serait jamais à la hauteur. Encore aujourd'hui elle en portait les cicatrices, cette même impression de temps à autre de pas être à la hauteur, que ses actions n'étaient pas assez glorieuses pour ce nom qu'elle portait. Un nom qu'elle avait voulu changer parfois, dont elle aurait aimé se débarrasser pour devenir celle qu'elle souhaitait. Pour être quelqu'un d'autre, un être moins examiné, moins étudié tel un animal de foire. Une lionne en cage devant être impeccable. Fort heureusement si elle n'avait pas pu grandir en comptant sur une mère aimante et attentionnée, Charles Alexander s'évertuait à lui apporter tout le soutien dont un enfant avait besoin. Il était le père la guidant dans ses pas, l'aidant à mettre un pied devant l'autre quand elle n'arrivait pas à avancer. Il était là, respectant ses choix et il lui ouvrait des bras sécurisants pour qu'elle s'y repose. Pour qu'elle reprenne confiance quand le doute la submergeait. Elle n'avait qu'à le regarder pour savoir qu'il était fier, qu'il approuvait toutes ses actions auprès de la fondation. Et grâce à ses mots, il lui offrait la sérénité qu'elle n'avait jamais eu par le passé. Parce qu'elle n'était pas habituée à cela. Depuis toujours, elle avait vécu avec cette peur d'être regardée, de ne pas plaire et qu'on finisse par l'abandonner. C'était presque paradoxal avec un nom tel que le sien. Mais elle avait ressenti ses émotions jusqu'à l'intérieur de son squelette. Voir Wesley partir, le voir disparaître avait amplifié tous les cratères creusés dans sa chair. Cette rupture avait fait s'écrouler l'une de ses fondations, puisqu'elle avait perdu l'un de ses piliers lui permettant de tenir debout. En aucun temps, elle avait songé qu'il s'en irait, qu'il finirait par la laisser là. Pourtant, de manière non intentionnelle, elle avait tout fait pour. Depuis le commencement, elle lui avait rendu la vie impossible, ne comprenant pas qu'on puisse l'aimer, incapable de se juger digne d'un pareil amour. Cependant, un temps s'était écoulé et même si certaines lésions se réveillaient ces dernières semaines, le temps lui avait permis de progresser. De renaître de ses flammes.  Elle avait trouvé du repos pour son âme, atteignant un certain équilibre, précaire mais tout de même plus stable qu'auparavant. Dans les faits, rien n'avait changé, elle continuait d'être photographiée chaque fois qu'elle se rendait quelque part, on lui imposait continuellement la perfection, sauf qu'elle le vivait moins mal que jadis car elle s'acceptait. Elle acceptait qui elle était, elle assumait ses propres erreurs et surtout présentement elle parvenait à s'observer dans un miroir sans ressentir une once de dégoût se répandre dans ses entrailles. Elle avait évolué, elle avait changé et la présence de Myles à ses côtés était le reflet de ce changement. Parce qu'à aucun moment avec lui, elle n'avait adopté le même comportement qu'avec les autres hommes. Et que jamais, elle ne lui avait fait croire qu'elle était celle que l'on pouvait remarquer dans les magazines. Se sentant en confiance ou plus à l'aise avec lui qu'avec un autre, elle lui avait dévoilé la Ludmila dont elle aurait eu honte avant. Celle plus vulnérable qui malgré les sourires avait  un éclair de douleur dessiné à jamais dans l'émeraude de ses yeux. Elle ne se cachait pas derrière une montagne d'artifices quand elle était en sa compagnie, elle n'en filait même pas ses tenues les plus claquantes pour camoufler la réalité. Elle n'en ressentait pas le besoin, car elle se sentait bien dès qu'il était avec elle. Dès la seconde où ils se mettaient à discuter, elle était apaisée, moins soumise à la peur ou aux doutes. Il lui offrait le répit qu'elle avait toujours cherché mais que l'existence lui avait sans cesse refusé. De temps en temps, elle en venait même à se demander ce que leur rencontre aurait donné si elle l'avait connu dans une autre vie. S'il avait dû faire face à cette poupée désarticulée en proie aux ténèbres, faisant taire le chaos par quelques grammes de poudre blanche. Peut-être aurait-il pu encore être cet halo de lumière dans la nuit noire. A vrai dire, elle n'en savait rien, mais par contre elle profitait de chaque moment où elle était avec lui. Où elle pouvait le voir et goûter à cette légèreté qui lui avait trop longtemps était étrangère. En apparence, il était le genre d'hommes sur lequel son regard se serait arrêté, sauf que derrière cette façade remplie de charme, elle avait aussi découvert une belle âme. Un esprit bon rendant Myles Larson plus charmant et séduisant qu'un autre homme trouvé dans un bar, ou qu'un quelconque prétendant incapable de la captiver comme l'avocat le faisait. Et il suffisait d'observer longuement le sourire de la jeune femme pour savoir que peu d'individus masculins la rendaient ainsi. Il pouvait plus que probablement être compté sur les seuls doigts d'une main. Alors galvanisée par cette sensation si agréable, elle cessait de penser au lendemain, de s'interroger sur ce qu'il se passerait par la suite, pour uniquement profiter de tout ce que Myles avait à lui apporter.   « Tu as raison, on ne fera pas taire les rumeurs, alors autant en profiter. Ceci même si quelque part, ça leur donne raison… », sauf que si habituellement elle aurait émis des réserves remplies de crainte, si elle aurait épluché les pages des tabloïd à la recherche d'un article relatant un possible écart de conduite de sa part ou si elle aurait lu avec agacement une publication sur la dernière rumeur amoureuse la concernant, au sujet du jeune avocat et elle, elle essayait de ne pas se questionner. De ne pas se tracasser outre mesure, ne sachant pas elle-même ce que ce dîner renfermait. Ce qu'ils cherchaient tous les deux à flirter avec autant de plaisir. Un flirt qui au vue des regards qu'ils s'adressaient et de leur proximité dans ce bar n'était pas qu'un jeu. Pas qu'une mascarade digne des plus grandes pièces comiques de l'histoire du théâtre.   « De toute façon ça ne les fera pas taire. On ne les empêchera pas, alors pourquoi se priver ? Leur donner tort ou raison, de toute manière que l'on leur donne raison ou tort cela ne changera rien.  », annonça-t-elle bien décidée à ne pas laisser quelconques paparazzi lui retirer cette soirée plaisante. Et ce repas un peu hors du temps, dans une bulle hermétique où le monde ne pouvait pas l'atteindre. Elle afficha un petit sourire sincère sur ses lèvres, un rictus réconfortant, avouant aussi au jeune homme que sa personne lui était plus importante que des écrits dans des torchons n'ayant rien à voir avec le journalisme. Elle était prête à les laisser croire qu'elle formait un couple avec Myles Larson, qu'il était sa dernière proie. Un homme de plus dans son tableau de chasse si important. Mais contrairement à tous ceux avec qui on l'imaginait, à tous ces héritiers avec qui on pensait qu'elle passait des nuits endiablées, l'intérêt de la jolie brune pour l'avocat était réel. Quand elle se rendait à son bureau pour lui apporter un café, elle le faisait avec un plaisir non dissimulé. Et pas pour respecter des convenances. Elle avait d'ailleurs cessé de compter le nombre de fois où on l'avait pris en photo tandis qu'elle ne faisait que tenir deux gobelets dans ses mains. Une banale sortie pour le commun des mortels mais qui par son rôle d'héritière suscitait l'émoi et faisait naître des dizaines de question dans les esprits des lecteurs ou des pseudo-journalistes. Elle ne méritait pas cette attention parce qu'elle n'avait rien fait pour, elle n'avait pas prouvé son importance au monde. Elle n'avait fait que naître avec un nom en particulier. Un nom si grand qu'il changeait toute une existence et qu'il provoquait la célébrité de la jeune femme.  Une célébrité qui lui collait à la peau et qui était parfois trop enveloppante. Fait qu'elle ne dévoilait que rarement par les mots. Mais emportée par ce désir d'être sincère, n'ayant pas peur de retirer le masque camouflant sa vulnérabilité, elle la fit ressortir pour quelques secondes. Laissant ainsi à Myles l'occasion de découvrir un peu plus ce que l'Amérique ne savait pas. « C’est peut-être ça la raison du fait que je te trouvais bien différente de ce qu’on pouvait dire sur toi dans les magazines. ». Elle n'avait plus grand chose à voir avec celle qu'on décrivait. Elle n'était pas aussi parfaite que la haute société le réclamait et elle n'était pas une façade immaculée portant mieux que personne les robes de Dior ou d'un autre couturier renommé. Sous cette surface, il y avait une femme qui malgré son amour des vêtements aimait se retrouver en vulgaire jean et débardeur sur son canapé à boire du vin devant sa série préférée. Tout ce que les médias ne dévoilaient pas, car ils ne le savaient pas. « Je préfère cette personne d’ailleurs. Elle est bien plus intéressante et a quelque chose de fascinant je dois le dire. ». Elle baissa les yeux, touchée par ces quelques mots qui pour certains n'auraient eu que peu de valeur mais qui étaient importants pour elle. Car ils étaient la preuve que quand elle était elle-même, quelqu'un pouvait l'apprécier. Qu'elle n'avait pas besoin de mentir pour être estimée. Il ne lui faisait pas seulement un compliment capable de flatter l'égo de n'importe quelle femme, il plantait une idée dans une parcelle de son muscle cardiaque. Elle lui adressa un énième sourire, moins jovial, plus rempli d'une émotion profonde. Il était lourd de sens pour elle, parce que si par les mots elle n'était pas en mesure de le remercier, de lui expliquer à quel point cela pouvait l'atteindre, en souriant, elle le faisait. Ne voulant pas s'attarder sur le sujet, elle inspira une petite seconde, laissant échapper une certaine lourdeur dans son âme puis elle replaça une mèche brune qui lui couvrait le visage.   « Dans les magazines, je suis sur papier glacé, ça ne fait pas voir les défauts c'est pour ça . ». Elle se moquait un peu d'elle-même, de ce monde superficiel où chaque photographie était retouchée pour créer une chimère, pour imaginer une oasis au milieu du désert. Plus détendue, elle rit, signalant à l'avocat qu'elle faisait de l'humour et qu'elle n'était pas en train de se plaindre. Dans toutes les situations, cela ne lui ressemblait pas de s'apitoyer sur son sort. Puis captant son regard et attrapant en plein vol le petit sous entendu que ses oreilles avaient capté, elle s'approcha plus près de lui. « Je suis fascinante à tes yeux ? Dis moi ce qu'il peut y avoir de fascinant, que je vois si tu es un bon avocat capable de défendre son dossier. Fais attention j'ai cru comprendre que l'opposition était impitoyable. », ajouta-t-elle, battant un peu des cils pour l'amuser. Pour le déstabiliser peut-être, mais aussi pour continuer à le charmer.  Lorsqu'ils se voyaient, il était plus que fréquent que les conversations tournent autour de leurs occupations respectives, mais cette fois, même si elle le poussait dans cette voie, la proximité était plus grande. Ils se livraient un peu plus l'un à l'autre, ils allaient plus loin, parlant ouvertement de tout ce qu'ils avaient sur le coeur. Même dans leur habituelle séduction, il y avait  une saveur plus profonde, ils prenaient plus de risques.  Et elle le fit davantage en amorçant un contact entre leurs deux corps. Une main maladroitement posée sur une épaule que celle du séduisant avocat vint rapidement rejoindre, provoquant des picotements sur l'épiderme de Ludmila. Tandis qu'elle était habituée à toucher les autres, à être proche de ses amis, ce mouvement en avant, brisant toutes les distances de sécurité, éveillait quelque chose en elle.  « Je crois que je vais prendre le risque. Ca en vaut la peine. ». Un détail de plus, quelques mots supplémentaires continuant de prouver qu'ils ne feignaient pas, qu'il y avait bien une étincelle qui naissait entre eux. Qu'ils avaient l'un comme l'autre l'air d'être gagnés par les mêmes émotions. Sensations qu'elle ne parvenait pas à définir. Parce que malgré toutes ses aventures passées, la russe n'était pas habituée à ce qu'un homme lui plaise. A ce qu'elle ne les voit pas comme de vulgaires distractions. Cela n'arrivait jamais. Elle ne leur en laissait pas la possibilité et aucun parvenait à la faire chavirer.   « Tu ne sais pas encore tout ce que tu risques. Mais  je suis assez satisfaite que tu n'aies pas envie de t'enfuir. A croire que tu aies déjà pris dans mes filets finalement.  », énonça-t-elle avec sincérité. Elle n'avait aucune envie de le voir partir ou qu'il cesse de la regarder comme il avait cette façon si particulière de le faire. Une manière qui réchauffait son organe vital, qui entraînait des frissons le long de sa colonne vertébrale, signe du trouble naissant dans son esprit. Il la troublait, c'était un fait, mais il appliquait aussi un baume doux sur des brûlures pas guéries. Encore à vif. Il n'était pas un remède pour tous ses maux, il ne détenait pas la réponse pour la guérir, néanmoins il la soulageait. Il compensait une partie de ses fêlures, tandis qu'elle lui livrait tous les aspects les plus vulnérables de son âme. Elle se mettait plus à nue que jamais, oubliant qu'en temps normal, elle tenait éloignée ceux souhaitant percer à jour ses secrets.  Car avec lui, elle n'avait pas peur, elle ne craignait pas d'être plus authentique. « Outre ton argent Mila, tu es un bon parti. ». De nouveau, il franchit les derniers centimètres entre eux, touchant son avant bras comme pour la rassurer. Comme pour lui rappeler qu'elle n'était pas une moins que rien comme elle l'avait cru pendant tant d'années. Parce que oui quelque part, elle valait quelque chose et ce n'était pas simplement son compte en banque qui importait. On lui répétait parfois, elle entendait ces mots qu'on prononçait, mais il était toujours aussi difficile pour elle de le croire, car malgré toute sa bonne volonté et toute sa fausse assurance, finalement elle en manquait cruellement. Une fraction de secondes, elle se contenta de le regarder, avant d'attraper son verre pour boire une gorgée. A croire que le vin serait suffisant pour faire taire les voix dans sa tête, pour faire disparaître cette confusion que Myles engendrait. En soit, il ne faisait absolument rien de mal. Au contraire, il ne faisait que de bonnes choses et c'était ses bonnes actions qui faisait que seconde après seconde, il lui plaisait un peu plus. « Dis donc Myles, ne serais-tu pas en train de tenter de me flatter ? Que cherches-tu à obtenir de ma part ?  », demanda-t-elle d'une voix remplie de malice, l'accusant de tenter de la corrompre. Il y était presque. Et l'utilisation de balivernes n'était pas nécessaire pour qu'il la fasse vaciller. Il n'avait qu'à être comme il l'était à chaque fois. Comme il l'était depuis le début de cette soirée. Il était lui même et c'était suffisant. C'était ainsi qu'elle l'appréciait et qu'il la charmait. « Parce qu'il n'est peut-être pas utile de me complimenter pour y arriver.... ». Elle accentua son affirmation l'accompagnant d'un petit clin d'oeil à son attention. C'était un fait, il n'avait besoin de rien pour augmenter ses pulsations cardiaques ou pour qu'elle le regarde avec cette lueur dans le regard. Il faisait suffisamment d'effets à la jeune femme qui en temps normal était celle faisant flancher les hommes. Dans cet établissement bercé par une lumière chaleureuse, les rôles s'inversaient. Elle n'était plus la prédatrice aux plans préparés avec minutie, ne laissant passer aucune proie. Cette fois, elle était prise elle aussi dans ses propres filets. Phénomène si étrange pour elle. Tout comme la question remplie de curiosité qu'elle osa poser à celui assis près d'elle. Elle n'était pas connue pour s'intéresser outre mesure à l'existence des autres, et encore moins quand il était question de vie amoureuse, sachant plus que trop bien les bêtises qui pouvaient être imprimées. Pourtant, concernant Myles et Sonia Levinson, une part de son esprit désirait en savoir plus. Voir si les faits étaient réels ou pure invention. Attentive, elle observa la nervosité qu'elle avait entraîné par son interrogation, mais elle ne sut pas comment l'interpréter. Si cela signifiait quelque chose, ou si elle l'avait purement mis à l'aise en ayant des propos déplacés. Gênée, elle regretta immédiatement ses dires, constatant qu'il prenait tout son temps pour lui répondre et qu'il tentait de s'éloigner d'elle, ce qui fit apparaître une petite grimace sur son visage. « Peut-être que je fréquente un peu les paillettes alors. Mais aucun risque de clash de type téléréalité, je te l’assure. ». Elle comprenait qu'il éludait la question, qu'il préférait rester vague, elle-même coutumière de cette technique quand elle ne souhaitait pas évoquer quelque chose. Ce stratagème, elle l'avait utilisé à maintes reprises quand on avait désiré connaître son avis sur la relation de Wesley et Savina. Alors elle savait reconnaître quelqu'un appliquant ce procédé avec elle.   « Bien que voir une quelconque possessivité à mon égard ne me dérangerait absolument pas. ». Il renversait la balance pour ne pas que la tension prenne possession de cette conversation. Et elle ne put que noter l'effort qu'il faisait. Retenant d'autant plus cette petite suggestion qu'il émettait. Si dans leurs échanges, elle était principalement celle amorçant les allusions charmeuses, il n'en était pas en reste, illustrant merveilleusement bien qu'il était un partenaire à la hauteur. Qu'il avait l'air aussi d'y prendre goût. Autant qu'elle pouvait s'en délecter. « Fais attention parfois on y prend goût aux paillettes. ». Ce n'était pas Sonia Levinson qu'elle évoquait. Mais une autre femme errant dans les paillettes, se déplaçant sous les feux des projecteurs et qui se trouvait à quelques centimètres de lui. Un petit avertissement innocent. Parce qu'elle savait mieux que personne les dégâts de cet univers. Elle en avait été la victime. Et elle ne souhaitait cela à personne, encore moins à Myles qui n'était pas quelqu'un parmi tant d'autres. Qui avait réussi à trouver sa place dans sa vie et à qui elle ne voulait aucun mal. « Je ne suis pas connue pour être la femme la plus encline à partager il paraît. Enfin quand ce n'est pas important, ça ne me dérange pas. Mais pour certaines choses c'est un peu différent...  ». Un sourire en coin naquit sur ses lèvres pendant que ses yeux continuaient d'observer le bel avocat. Jamais véritablement sûre d'elle, elle pouvait parfois dévoiler des instincts possessifs, effrayée par cette idée qu'on puisse lui préférer une autre personne. Qu'on puisse la laisser au milieu de nulle part, seule et abandonnée, comme Wes l'avait fait. Effaçant cette pensée douloureuse, elle but une nouvelle gorgée, le liquide alcoolisé descendant le long de sa gorgée, entraînant avec lui tous ses mauvais souvenirs. Tout du moins tant qu'elle était en compagnie de Myles.   « Tu sais jouer ? ». Elle tourna la tête vers le billard qu'il lui désignait, trouvant dans cet objet un échappatoire. Une manière pour ne pas entacher cet instant en ressassant sur des faits passés. Sur une relation terminée qui avait irrémédiablement brisé son coeur en des milliers de morceaux. Vidant sa boîte crânienne de toutes ces sentiments négatifs, elle se concentra sur le moment présent. « Quelle question ! Mon père est un grand fan du coup forcément.....  », répondit-elle avec un enthousiasme des plus perceptibles. Avant même qu'il n'ait pu ajouter quoi que ce soit, elle termina son verre en une seule fois, se levant de sa chaise pour l'inciter à faire de même. Il lui lançait un défi et elle comptait bien être à la hauteur, lui prouver qu'elle était une adversaire coriace. Perchée sur ses hauts talons clinquant sur le sol à chacun de ses pas, elle alla s'installer près du billard, Myles à ses côtés, si près d'elle que son parfum chatouillait ses narines. Arrivés devant le jeu, une idée lui vint en tête et elle vint se poster face au jeune Larson pour lui proposer.   « Par contre je déteste jouer quand il n'y a pas d'enjeux. Alors on peut corser les choses. Genre le gagnant qui donne un défi à l'autre.... Qui peut lui demander ce qu'il veut.», dit-elle accentuant volontairement sur les derniers mots pour les rendre plus intéressants. Pour pousser tout toujours plus loin. Parce qu'elle était ainsi et qu'elle en ressentait le désir. Et ce n'était pas que son esprit compétiteur qui prenait l'ascendant. Il y avait quelque d'autre. Une autre envie. Et une autre source pour expliquer cette excitation qui se déclenchait chez elle. « Fais attention je ne suis pas toujours connue pour être fair play. Ou pour jouer dans les règles de l'art.  ». Debout devant lui, à quelques petits centimètres de sa silhouette, elle plaça ce petit sous entendu, le prévenant du danger qui courait. Des risques qu'il prenait en se dirigeant sur cette voie avec elle. Car dès lors qu'on lui lançait un défi, elle dévoilait tout de sa personnalité, usant surtout de ses talents pour perturber l'adversaire. Avec Myles, nul doute qu'elle n'avait pas s'en priver et qu'elle comptait le faire d'une manière bien précise. Ils se mirent au travail, plaçant chaque boule là où elles devaient se trouver, avant de démarrer la partie. Puis elle se saisit d'une canne, en tendant une à son concurrent. Elle se préparait à commencer à jouer, en position quand elle remarqua le sourire figé du brun. Un petit sourire accompagné d'une oeillade appuyée en sa direction, capable de troubler n'importe qui. De la troubler aussi. « Tu peux sourire Myles si tu veux mais il en faudra plus pour me déconcentrer.  », lança-t-elle joyeusement faisant mine d'être impassible tandis que dans sa poitrine son palpitant battait plus fort. Elle attendit deux secondes, inspira et les yeux rivés sur les boules, elle tira, comprenant rapidement qu'il ne serait pas si facile pour elle d'être imperturbable face à l'effet du sourire de Myles, face à la chaleur de son regard qu'elle sentait sur elle et qui la désarçonnait. Car elle n'était pas naïve, ce n'était pas l'unique verre qu'elle avait bu qui causait cette petite chaleur dans son corps. Le coupable était non loin d'elle. Et ce n'était pas l'alcool.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Sam 13 Jan - 1:40

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Ludmila Alexander and Myles Larson
I HAVE LOOKED AT YOU IN A MILLION DIFFERENT WAYS
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Depuis que Myles avait ouvert sa clinique, il ne se passait pas un jour sans qu’il ne s’y consacre pas. Véritable bourreau de travail, il passait un temps conséquent à plancher dans son bureau, à accumuler les rendez-vous ici et là ou à plaider au tribunal. Bien souvent, il ne voyait pas le temps passer, se donnant corps et âme pour ce qu’il faisait, mettant un point d’honneur à la réactivité et à la volonté d’être toujours disponible pour ses clients. Andrew lui avait à plusieurs reprises dit qu’il ferait parfois mieux d’entreprendre de nouvelles activités, de rencontrer d’autres personnes, extérieures à son travail, ou même se trouver une nouvelle femme qui comblerait sa solitude retrouvée depuis Naïa. Bien sûr, Myles entendait son ami, mais il n’était pas encore prêt à s’éloigner de son travail pour lequel il vivait. Même si cela voulait dire qu’il ne fréquentait que des confrères –parfois devenus amis- qu’il n’avait aucune activité hormis ses dossiers et que ses conversations étaient bien souvent très orientées vers son travail. Il n’en avait que cesse, pour la simple et bonne raison que son travail était louable et que s’y consacrer le plus possible était parfaitement légitime selon lui, dès lors qu’on recensait toutes ces personnes qu’il avait aidé grâce à son acharnement, sa passion et son dévouement. Il respirait travail, mangeait travail, rêvait travail, dormait travail et embrassait pleinement son travail. D’un point de vu tout à fait extérieur, cela pouvait même sembler triste pour lui, de n’avoir que cela dans sa vie, alors que lui, bien au contraire, trouvait cela particulièrement extraordinaire. Parce qu’il était passionné et ne comprenait pas comment toutes ces personnes pouvaient avoir envie de se lever le matin en sachant que leur travail et leur vie ne leur plaisaient guère. Il ne se ménageait pas et dès lors, il ne faisait pas parti de ces personnes qui rechignaient à la tâche, bien au contraire. Même s’il était pleinement conscient que cela était probablement dû à son jeune âge et au fait qu’il était son propre patron. Il pouvait créer ses propres horaires et gérer son emploi du temps comme il l’entendait et un quotidien pareil était un véritable confort, il en avait pleinement conscience. Ceci étant, ces derniers temps, Myles avait accepté de s’ouvrir à autre chose qu’à son travail. Il s’était livré à quelques sorties, assimilant les conseils d’Andrew et ceci sans culpabiliser de laisser des dossiers en suspens toute une soirée alors qu’il aurait pu en avancer deux en quelques heures. Il avait passé du temps avec Elen tout d’abord, parce qu’elle était à quelque chose près, son alter ego féminin et qu’elle avait elle aussi grandement besoin de respirer un autre air que celui des ouvrages juridiques. Et puis, il avait accepté la proposition de Ludmila Alexander. Il avait hésité, un long moment, comme il hésitait à chaque fois dès lors qu’il devait lâcher ses dossiers. Mais le sourire et le charme de la demoiselle avaient fait qu’il n’avait pu refuser. Ceci même si cela voulait dire qu’il s’engageait sur une route à virages serrés et consécutifs, cela même s’il devait supporter une horde de paparazzis, curieux d’en apprendre plus sur la potentielle nouvelle idylle de la belle Alexander. Cette femme enviable et enviée de tous, débordant de confiance en elle, et qui se jouait de l’aspect qu’elle renvoyait, s’affichant aux bras d’hommes différents à de multiples reprises, allant dans les excès et revêtant les plus belles tenues. Elle était présentée comme une véritable princesse, une gravure de mode, un modèle à suivre ou à ne pas suivre selon les périodes mais qui passionnait en tout temps. Ce n’est pas ainsi que Myles voyait la femme qui se trouvait actuellement en face de lui, dans ce bar qui se voulait intimiste. Lui la voyait au delà de l’image qu’elle renvoyait sur papier glacé. Alors oui, il lui était arrivé de s’arrêter sur une photographie de la jeune femme dans les magazines, il lui était arrivé de contempler son regard et ce n’était pas du bonheur et de la confiance en elle qu’il y avait trouvé. Non. Il voyait une profonde tristesse, une profonde solitude et un amas de failles qu’elle tentait de camoufler par un somptueux rouge à lèvres et un mascara qui faisait ressortir son regard. Il avait presque l’impression de retrouver l’expression de ces êtres perdus qui venaient lui demander de l’aide à la clinique. La beauté des robes de couturiers renfermait une mélancolie profonde qui ne se voyait pas au premier coup d’œil. Mais Myles avait cette capacité assez déconcertante de pouvoir analyser les gens et en comprendre les tréfonds en une contemplation, aussi profonde soit-elle. Parce qu’il n’était pas comme toutes ces personnes qui s’arrêtaient sur l’apparence ou la façade de ses interlocuteurs. Bien sûr, il serait hypocrite de dire qu’il n’avait pas relevé la beauté de cette femme, mais ce n’était finalement pas cela qui la rendait attirante à ses yeux. C’était ces fêlures, ces failles qui faisaient d’elle un être intéressant, captivant, sur lequel on ne pouvait que s’attarder. Et il s’était d’ailleurs interrogé là-dessus, se demandant pourquoi les journalistes ou tout au moins ceux qui semblaient vouer un intérêt profond pour l’héritière, pourquoi ils n’avaient pas vu ce qu’il voyait lui. Pourquoi ils ne s’étaient guère intéressés à ce qui la rendait humaine et attachante. A ce qui donnait envie de la prendre dans ses bras, de plonger son regard dans le sien et de la capturer pour ne plus jamais la laisser partir avant qu’elle ait pu réparer ses ailes brisées. Il ne comprenait pas. Myles restait circonspect devant cet aveuglement face à une beauté sans pareille. Une beauté rare, pure et énigmatique. Pourtant, il ne connaissait pas l’entièreté de la vie et des complications qui s’étaient dressés face à la plus que somptueuse brune, notamment dans sa relation si chaotique avec sa génitrice, quand lui n’avait jamais eu de mère. Mais il parvenait à lire dans son regard, captivé par des émotions qui lui donnait toujours plus envie de s’attarder auprès d’elle. D’en découvrir plus et de voir au delà de cette femme bercée par les paillettes et constamment épiée, surveillée et plus encore jugée par ses pairs. S’il était curieux de découvrir les méandres des ressentiments de la jeune femme, il n’avait jamais envié la vie qu’elle avait, préférant une vie paisible et discrète. Pourtant, il était là ce soir, auprès d’elle risquant ce long fleuve tranquille dans lequel il évoluait, simplement parce que ce qu’il apprenait en la contemplant lui donnait envie de la protéger de tout cela et de venir panser comme il le pouvait ses cicatrices. Parce qu’elle méritait elle aussi de pouvoir vivre un quotidien loin de ces artifices, loin des faux semblants qui semblaient la dévorer toujours un peu plus. C’est aussi la raison pour laquelle il était prêt à rompre un certain anonymat. Au delà du fait qu’elle lui plaisait plus qu’il ne voulait bien l’admettre. C’était un tout qui faisait qu’il était attiré vers elle comme un aimant. Il était prêt à tomber dans ce piège qui lui était tendu, se donner corps et âme pour cette femme parce qu’elle lui faisait du bien. Si lui avait pour but de panser ses plaies, elle soignait aussi les siennes et lui permettait de ne pas penser à celle qui le hantait pourtant constamment, et c’était là une terrible avancée. Alors il avait décidé qu’il était prêt à prendre le risque, prêt à profiter de sa simple présence et de cette soirée qui allait être divine, et ceci même si cela voulait dire qu’il allait se retrouver en couverture d’un torchon le lendemain ou qu’une personne malintentionnée viendrait rapporter des propos sortis de leur contexte qu’il aurait pu entendre ce soir. Tant pis. Il n’avait d’yeux que pour elle et les risques étaient bons à prendre, il en était intimement convaincu. « De toute façon ça ne les fera pas taire. On ne les empêchera pas, alors pourquoi se priver ? Leur donner tort ou raison, de toute manière que l'on leur donne raison ou tort cela ne changera rien. » Elle affiche ce sourire qui veut en dire long. Elle partageait ses pensées, il l’avait compris. Tout cela n’avait pas d’importance et le fait est qu’ils avaient tous deux le droit de profiter d’une sortie sans songer à ce qui pourrait en ressortir ou que l’on interprèterait par la suite. « C’est toi qui a raison Mila, profitons-en alors. » Lui rendant ce même sourire, il se saisit de son verre pour l’amener à ses lèvres sans jamais la quitter des yeux, bien trop captivé par ce regard de feu qui ne cessait de faire naître en lui une chaleur qui allait tôt ou tard avoir raison de lui. Il bénit à cet instant sa secrétaire qui lui avait conseillé de ne pas mettre de cravate. Probablement aurait-il étouffé sous la pression du nœud à l’heure actuelle. A cet instant, leur volonté de profiter étant avérée, ils ne purent longtemps se restreindre avant d’entreprendre ce jeu de séduction auquel ils adhéraient depuis leur première rencontre ou presque. Tout cela sur un ton léger mais rempli de vérités. Comme ce moment où il lui avoue trouver la femme qu’il est parvenu à déceler sous l’image qu’elle renvoie bien plus intéressante, captivante et fascinante à bien des égards. Elle ne semble pas habituer à de tels mots. Ou est-elle trop coutumière des flatteries en tout genre. Il l’ignore, mais elle baisse le regard, comme si elle était touchée par ce qu’il venait de lui dire, alors qu’il ne faisait là, que preuve d’une honnêteté déconcertante. Elle le remercie par un sourire qui se veut profond et qu’il accueil avec plaisir. « Dans les magazines, je suis sur papier glacé, ça ne fait pas voir les défauts c'est pour ça. » Pourquoi était-il parvenu à lire tant dans son regard alors ? Mais était-ce un défaut ? Certainement pas aux yeux de Myles quand bien même les fêlures de la jeune femme devaient probablement l’être pour bien des personnes. Le jeune homme repose alors son verre de vin sur le comptoir, la quittant des yeux quelques secondes et laissant un bref silence planer avant de reprendre la parole. « Ce sont les imperfections qui rendent quelqu’un captivant. » Ses iris ne mêlent aux siens alors que ses lèvres s’élargissent pour former un doux sourire qui se veut profondément sincère. Parce que c’était ça, ça qu’il aimait particulièrement chez elle et qui l’avait captivé alors même qu’il ne se serait pas forcément arrêté plus longtemps sur elle dans le cas contraire. C’était à croire qu’il aimait les femmes brisées, les être fragilisés ayant force et volonté de se reconstruire. Si ses mots sonnent comme une confession, un aveu sur l’intérêt grandissant qu’il avait pour elle s’en suivit, donnant un air presque grave à la conversation. Elle rompt par la suite cette dynamique en s’approchant de lui, relevant ses précédents propos. « Je suis fascinante à tes yeux ? Dis moi ce qu'il peut y avoir de fascinant, que je vois si tu es un bon avocat capable de défendre son dossier. Fais attention j'ai cru comprendre que l'opposition était impitoyable. » Elle bat des cils pour créer cette dynamique de jeu, de provocation qui marchait à chaque fois sur lui dès lors qu’il était question d’elle. Parce qu’elle l’amenait sur son terrain, celui de l’éloquence et de la capacité à convaincre un auditoire. Bien sûr il en était parfaitement capable, mais il n’était pas persuadé de la pertinence qu’aurait ce monologue. Ou peut-être avait-il peur de trop en dévoiler. Il finit alors par hausser les épaules, feignant de chercher des idées alors qu’il savait exactement ce qu’il allait lui dire. S’approchant un peu plus d’elle, juste à l’image d’une confidence, il lui livre quelques mots qui se veulent simples et efficaces, après tout, il y avait bien des cas qui ne supposait pas d’en faire des tonnes, car ça n’était qu’évidence. « Tu sais je pourrais passer des heures à plaider sur ce cas. Disons juste que je trouve que la face cachée de Ludmila Alexander a quelque chose de bien plus intéressant, captivant, parce qu’on voit ses fêlures et ses doutes. C’est ce qui la rend humaine et touchante. Elle n’est pas celle qu’on croit. » Un mince sourire s’illustre de nouveau alors qu’ils entament un dialogue bien plus profond, se livrant un peu plus sur eux et sur l’état de leur relation qui n’en était pas vraiment une. Mais c’était exactement le genre de discussion qui amenait au rapprochement, juste à l’image de ce contact qu’elle était venue chercher contre son épaule et qu’il vint immédiatement rejoindre. C’était plus fort que lui, il était obligé d’établir ce contact de sa peau nu contre la sienne, du dos de sa main contre le bout de ses doigts, montrant à la perfection à quel point Myles Larson s’était définitivement perdu dans les filets de Ludmila. « Tu ne sais pas encore tout ce que tu risques. Mais je suis assez satisfaite que tu n'aies pas envie de t'enfuir. A croire que tu es déjà pris dans mes filets finalement. » La question ne se posait pas. Il n’y avait qu’à voir ce rictus qu’il avait eu lorsqu’il avait rompu ce contact physique qui les liait et par cette envie de recommencer aussitôt. Il était sous le charme d’une femme comme il n’avait jamais été depuis Naïa. « C’est peut-être le cas oui. » Cette fois, il ne soutient pas son regard. Comme s’il venait là de laisser échapper quelque chose de honteux à reconnaître alors qu’il ne faisait que dire à voix haute ce qui crevait les yeux. Son intérêt pour elle était évident et cela n’avait absolument rien à voir avec la popularité qu’elle revêtait ou même le compte en banque qui continuait de s’alimenter sans cesse. Non, il se fichait bien de cela à vrai dire et il n’hésita pas à le lui faire comprendre. Il vient même appuyer ses propos d’un nouveau contact qui les plonge de nouveau dans l’un de ces moments suspendus qui commençaient à s’accumuler dangereusement. « Dis donc Myles, ne serais-tu pas en train de tenter de me flatter ? Que cherches-tu à obtenir de ma part ? » De sa voix malicieuse, Ludmila l’interroge alors que Myles ne peut s’empêcher d’émettre un léger rire, à la fois gêné de cette question et amusé par son comportement. La vérité était qu’il ne cherchait absolument rien, il profitait simplement de l’instant présent sans se poser de question. Ceci même s’il était évident que plus leur échange prenait de l’ampleur, plus de nouvelles idées quant à la suite de cette soirée, venaient germer dans son esprit. « Parce qu'il n'est peut-être pas utile de me complimenter pour y arriver.... » Le clin d’œil qui suit ses propos veut en dire long sur ses intentions alors que le cœur du garçon commence à battre un peu plus vite, épris par cette chaleur qu’elle faisait naître en lui. Il passe d’ailleurs une main légèrement nerveuse le long de son col, comme pour le détendre un petit peu. « Ah oui ? Qu’est-ce que je pourrais obtenir de toi dans ce cas ? » S’il n’était pas encore prêt à dire ouvertement ce qu’il attendait plus ou moins d’elle, il était curieux de savoir comment elle allait pouvoir se sortir de cette interrogation qu’il était parvenu à reverser. C’était là toute l’habileté d’un avocat. « Tu sais bien que je suis simplement sincère avec toi. » Et c’était là toute la vérité. Rien que la vérité. Myles était sincèrement sincère avec cette jeune femme et c’était tout à son honneur. Et si la conversation semblait tourner autour des aveux et des flatteries en tout genre, laissant planer un doux parfum de séduction et de rapprochement, celle-ci fut interrompue de la manière la plus abrupte et gênante qu’il soit. Et pour cause, Ludmila mentionna un sujet pour le moins épineux. Sonia. Sonia Levinson ou autrement dit, l’une de ses amies les plus chères qu’il avait malencontreusement perdu pour une histoire de sexe. Histoire dont il n’était pas très fier. S’il est terriblement mal à l’aise à la mention de son nom, qu’il s’éloigne d’elle et qu’il se terre un instant dans le silence, il finit par lui livrer une réponse qui se veut honnête mais très évasive, histoire de lui faire comprendre que ça n’était pas le meilleur sujet à aborder dans ce genre de moment. Bien sûr, il lance une rapide plaisanterie sur le fil, histoire de camoufler ce malaise évident qu’elle avait hélas remarqué. « Fais attention parfois on y prend goût aux paillettes. » Il sourit, il ne peut s’en empêcher. Parce qu’il lui est reconnaissant de ne pas creuser davantage et surtout de ne pas s’étendre sur le sujet Sonia, préférant ramener ses sous-entendus à elle et à la relation qu’ils étaient en train d’établir toujours plus profondément depuis qu’ils étaient entrés dans ce bar. « Peut-être que j’y ai pris goût, qui sait ? » Un sourire charmeur et un clin d’œil accompagnèrent cette réponse qui avouait à demi-mot tout l’intérêt qu’il avait pour elle. Ceci même si cette affection n’avait absolument aucun rapport avec le monde des paillettes. Dans ce parterre d’étoiles, elle était la seule qui brillait à ses yeux ce soir et il venait de le lui faire comprendre. « Je ne suis pas connue pour être la femme la plus encline à partager il paraît. Enfin quand ce n'est pas important, ça ne me dérange pas. Mais pour certaines choses c'est un peu différent... » Etait-elle en train de sous-entendre qu’il était important pour elle ? Qu’il faisait parti de ces choses importantes pour lesquelles une once de possessivité pourrait naître ? Il l’ignorait mais il mourrait d’envie de le savoir. Faisant glisser ses doigts sur le bar il s’arrête sur son regard et l’interroge. « Et pour quelles choses par exemple ? » Il se mort doucement la lèvre inférieure, pour faire taire ces maux de ventre qu’elle fait naître en lui, alors qu’il trouve que la chaleur se fait de plus en plus lourde dans cet espace clos. Passé le sujet Sonia, et ce léger malaise, il en profite pour trouver une activité pour ferait consensus, et qui lui permettrait probablement de retrouver un peu de souffle qui commençait doucement mais surement à lui manquer. Alors son regard s’arrête sur ce billard avant qu’il ne lui lance ce défit, cette proposition inhabituelle pour un homme comme lui, un homme qui n’avait plus joué au billard depuis ses années de fac. Elle, par contre, semble terriblement enthousiaste à sa proposition. « Quelle question ! Mon père est un grand fan du coup forcément... » Elle ne lui laisse pas le temps de regretter d’avoir proposé, comprenant par ses mots qu’il finirait par perdre. Elle est déjà debout, buvant d’une traite le reste de son verre et l’invitant à la rejoindre à la table de billard. Sur le chemin, il ne peut s’empêcher de laisser son regard se balader sur le corps svelte de la jeune femme. Sur ses longues jambes élancées par ses talons vertigineux et sur chacune des parties de son corps vus de dos en réalité. Il la suit, la rejoignant à la table, alors qu’elle se poste en face de lui, arborant toujours cet air malicieux qui commence à rendre fou le garçon. « Par contre je déteste jouer quand il n'y a pas d'enjeux. Alors on peut corser les choses. Genre le gagnant qui donne un défi à l'autre... Qui peut lui demander ce qu'il veut. » Ludmila Alexander semblait terriblement enthousiaste, exaltée voir excitée par cette proposition qu’il avait lancé l’air de rien et ceci amusa de toute évidence Myles qui croise les bras devant sa partenaire. Il aurait dû se douter qu’elle viendrait pimenter le jeu et c’était exactement ce pourquoi il appréciait cette femme. Elle était pleine de ressource, magnifique, terriblement charmante et dotée d’un sens de l’humour qui faisait son effet. Il fait mine de réfléchir quelques secondes alors qu’il prend appui contre le mur qui se trouve juste derrière lui. Puis après ce laps de temps de fausse réflexion, il cède. « Je relève le défit. Mais tu pars avec de l’avance, ça fait des années que je n’ai pas joué à ça ! » Oui elle partait avec une longueur d’avance, mais après tout, il n’avait pas grand chose à perdre. Elle allait lui demander ce qu’elle voulait après sa défaite et il était à peu près sûr que ce qu’elle voulait ne pouvait guère lui déplaire. A moins qu’elle se décide à aborder une nouvelle fois le sujet Sonia, ce qu’il n’espérait pour ainsi dire pas. « Fais attention je ne suis pas toujours connue pour être fair play. Ou pour jouer dans les règles de l'art. » Il arque un sourcil, se décollant du mur pour se rapprocher dangereusement de Mila. Il s’arrête à une distance de sécurité peu raisonnable d’elle et ne peut s’empêcher de la défier du regard marquant une toute nouvelle dynamique entre eux. « Si tu veux jouer comme ça Mila, tu peux risquer de perdre tu sais ?! » Ils ne sont qu’à quelques centimètres l’un de l’autre et chacun pensent à cet instant pouvoir avoir l’ascendant sur l’autre, alors qu’il était évident que finalement c’était exactement ce qu’il désirait. Rompre cette frontière qui commençait à devenir gênante. Ils restent là un moment, profitant simplement de cette lueur de défit qui berçait dans leur pupille mais aussi et surtout de cette proximité exaltante. Avant qu’ils ne se souviennent qu’ils étaient venus ici pour entamer une partie. Elle entreprend alors de placer les boules de billards avant de tendre une canne à celui qui allait être son adversaire. Il allait tenté d’être redoutable, tout en sachant qu’il avait très peu de chance de l’être autant qu’elle ne le serait. Il tente pourtant le tout pour le tout. Elle ne voulait pas jouer fair play ? Très bien alors il n’allait pas jouer ainsi non plus. Plissant ses lèvres élargies par ce sourire incontrôlable dès qu’il pose son regard sur elle, il l’observe, de cet air qui se veut irrésistible ou tout au moins qui a la force de désarçonner toute personne et encore plus Mila, il veut le croire. Pourtant, elle ne semble pas dupe, puisque dès l’instant où elle relève les yeux et qu’elle trouve son regard, elle lui annonce la couleur. « Tu peux sourire Myles si tu veux mais il en faudra plus pour me déconcentrer. » La tâche allait être plus difficile qu’elle n’en avait l’air. Parce qu’elle faisait mine de n’être que peu réceptive alors que son premier tir, illustra l’inverse. Ceci eut le don de faire sourire davantage le garçon qui n’est pas peu fier du pouvoir qu’il pouvait avoir sur elle. « Visiblement ça marche un peu. » Par pure provocation, il arque les sourcils dans sa direction, alors qu’il vient se positionner à ses côtés pour pouvoir tirer à son tour. « Ou peut-être que tu n’es pas si douée que tu veux le faire croire. » Il jette un coup d’œil par dessus son épaule en lui souriant, convaincu de ses propos avant qu’il ne vienne se concentrer sur son tir qui fut, assez étonnement fructueux, laissant une boule tomber dans l’un de ces filets du coin de la table. Il n’est finalement pas si mauvais. Un petit air satisfait s’installe sur ses lèvres mais plus la partie continue plus elle se rapproche de lui et plus son cœur s’emballe. Pire encore, plus elle le rattrape dans le score, plus il est mauvais, terriblement déconcentré par sa présence juste à côté de lui. Mais le fait est que ses performances ne se font qu’à la baisse et plus ça va, plus il préfère capter le regard de sa partenaire plutôt que de jouer à ce jeu ridicule auquel il semble prendre un certain plaisir qu’au moment où il la voit prendre position pour jouer son tour. Vient à nouveau son tour, alors que la partie touche bientôt à sa fin. Il se place et sent sa présence vraiment tout près de lui. Il ferme un instant les yeux, tentant par tous les moyens de ne pas faire acte de cette chaleur qu’elle provoque en lui et de cette fébrilité qu’elle suppose dans chacune des parcelles de sa peau, de son corps l’appelait à elle. « Mila, c’est vraiment pas fair play du tout ça. » Il se redresse vers la jeune femme, décidant de remettre à plus tard son tir et plisse les yeux, se voulant accusateur alors que la vérité était qu’il aimait plus qu’il ne voulait le faire croire cette proximité qu’elle avait nouvellement instauré. Puis il finit par reprendre sa position initiale pour tirer. Il suit la boule des yeux et une once se fierté s’illustre immédiatement. Ils étaient dorénavant au coude à coude, la partie était serrée. « Finalement, je me débrouille pas si mal face à une experte du billard et de la corruption ! Ou peut-être que ton charme n’opère par sur moi pour me déconcentrer ! » Il lui lance un regard entendu, puis la la laisser jouer avant qu’ils ne se lancent à leur dernier coup qui allait révéler qui serait le grand vainqueur de cette partie aux enjeux cruciaux.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Mar 23 Jan - 17:22

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Maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon
myles larson and ludmila alexander ※
i regret nothing. there have been things i missed, but i ask no questions, because i have loved it, such as it has been, even the moments of emptiness, even the unanswered-and that i loved it, that is the unanswered in my life.


Si on prenait le temps de regarder dans les mois passés, de se rendre même quelques années plus tôt, il était surprenant de constater à quel point des changements avaient été opérés dans l’existence de Ludmila Alexander. Le chemin qu’elle avait parcouru était si grand qu’il était difficile de trouver comment elle avait fait pour parvenir. De quelle manière elle avait pu se transformer. Mais telle une chrysalide se métamorphosant, elle avait déployé ses ailes pour devenir un papillon éblouissant capable de voler sans aucune difficulté. Et c’était ce qu’elle essayait de faire tous les jours, camouflant que malgré sa faculté à voler dans les airs, elle était encore fragile. Pourtant, elle avait réussi là où on l’imaginait échouer auparavant. Elle n’était plus cette toxicomane bien plus attirée par la qualité de la cocaïne qu’elle étalait devant elle que par une potentielle réussite professionnelle. Ou personnelle. En fuyant ses démons, elle avait fui tout ce qui l’avait plongé dans ce cercle vicieux et elle ne s’était pas uniquement sevrée de la drogue. Car elle avait aussi tiré un trait indélébile sur toutes ses mauvaises habitudes. Sur son goût trop prononcé pour les alcools forts, cette tendance si présente qu’elle avait de guérir les maux de son âme en se plongeant dans une ivresse passagère. Elle avait aussi arrêté de se perdre dans les bras d’un demi-inconnu pour se sentir vivante. Pour avoir cette sensation d’exister en étant avec cet homme pour quelques heures. Tous les journaux avaient beau lui prêter de nombreuses aventures depuis quelques mois aucune n’était véridique. Depuis ce moment où elle s’était réveillée sur son lit d’hôpital, à demi consciente, envahie par cette douleur irradiante dans son ventre, elle n’y arrivait plus. Rien ne pouvait l’expliquer, mais elle était incapable de laisser quiconque voir cette cicatrice, reflet de toutes ses fêlures. Parce que cela revenait à faire un aveu de tout ce que l’univers lui avait infligé. De tout ce qu’elle avait perdu. Wesley en faisait partie et son retour en Angleterre faisait partie de cette équation douloureuse. Une équation aux multiples inconnues, pouvant fragiliser la stabilité dans laquelle elle tentait de vivre. Sauf que contrairement à toutes les autres fois où on avait essayé de la détruire, elle arrivait toujours à se tenir debout. Elle le voulait comme pour prouver à tout le monde qu’elle était plus forte qu’on ne pouvait le penser. Que les journalistes semblaient l’imaginer. Puis il y avait quelques personnes auprès d’elle qui lui donnaient cette envie d’avancer. De laisser le passé là où il devait se trouver. Un homme en particulier parvenait à la faire sourire quand elle avait l’impression que les nuages menaçaient au dessus de sa tête. Un homme lui faisait oublier qu’elle avait été abandonnée par son premier amour, par celui qui avait choisi de retrouver son pays natal. Un homme lui donnait envie de faire tomber ses barrières les unes après les autres, sans cette peur effroyable de souffrir. A côté de toutes les rumeurs sur sa vie personnelle, il n’y avait qu’un homme pour qui elle était prête à prendre un possible risque d’être exposée. Face à tous ses anciens amants, il détonnait car contrairement à tous les autres, elle n’avait pas commencé par s’intéresser à la beauté de son sourire. C’était la beauté de son âme qui avait éveillé une lueur dans ses yeux lorsqu’ils s’étaient connus. Son dévouement pour les bonnes causes qui lui avait donné envie de continuer à discuter avec lui dans son bureau. Sa naturelle gentillesse qui l’avait poussé à regarder en profondeur dans ses iris pour y découvrir cette lumière dont elle avait terriblement besoin. Dès leur première rencontre, elle avait vu la perfection de ses traits, le charme puissant de son visage ou l’attirance qu’il pouvait faire naître chez toutes les femmes avec ses costumes parfaitement taillés. Néanmoins, elle n’avait pas vu que cela. Et au lieu de le faire devenir l’un de ces hommes avec qui elle aurait pu passer une nuit, elle avait continué à s’intéresser à lui, prenant l’habitude d’aller à son bureau pour parler autour d’un café. Petit à petit, elle avait continué de découvrir une personnalité captivante, rendant l’avocat bien plus attirant encore. Contrairement à ce qu’elle faisait normalement, elle ne s’était pas attardée que sur la beauté de son corps, elle avait été plus loin sous la surface, se concentrant sur l’homme avec elle, sur les mots qu’il prononçait et pas uniquement sur cet incroyable sourire dessiné sur ses lèvres.  Aux yeux de Ludmila, Myles Larson était particulier car il n’était pas attirant que pour son regard séducteur, il l’était bien plus pour son cœur à la recherche de ce remède pour panser de vieilles blessures. Et plus le temps avançait, plus ils s’attardaient dans ce flirt permanent, plus elle avait la sensation qu’il pouvait être ce remède. Celui dont elle avait besoin pour aller mieux. Pour tourner la page sur d’anciennes souffrances. Le charmant Myles était le reflet de sa nouvelle vie, il symbolisait tout ce bonheur auquel elle espérait avoir le droit. Tout ce soleil qu’elle voulait voir briller au dessus d’elle. Paradoxalement même si elle le connaissait depuis moins longtemps que bon nombre de personnes, il lui paraissait plus facile pour elle d’ôter son armure de protection, car elle comprenait qu’il était là pour veiller sur elle. Qu’elle pouvait aller s’enfermer dans ses bras pour ne pas être emportée par les courants violents d’un océan déchainé. Et elle le souhaitait. Car à mesure qu’ils se voyaient ou qu’ils discutaient, elle s’était attachée à lui. Pas comme un ami, mais autrement, il avait réussi là où bon nombre d’hommes avaient échoué, il la captivait, il troublait les pulsations normales de son cœur et il suffisait qu’il commence à sourire pour que les nuages menaçants disparaissent. Si elle n’était pas accoutumée à ressentir des émotions de la sorte, elle appréciait véritablement l’effet que Myles avait sur elle. Elle aimait cette légèreté qui l’inondait quand elle entendait la voix apaisante du jeune homme bercer ses oreilles. Elle se délectait des frissons qui l’envahissaient quand il plongeait son regard dans le sien.  Pour la première fois depuis très longtemps, elle était prête à accorder sa confiance à un homme, à le laisser percuter son univers pour qu’il devienne plus qu’un flirt. Malgré toutes ses craintes et cette angoisse exacerbée, qu’elle avait d’être abandonnée, elle avait la conviction qu’il valait le coup. Qu’elle pouvait faire un pas en avant, marcher vers celui qui l’attirait outre mesure. Dans ses pensées souvent noyées par l’obscurité, il était une source de lumière. Et elle n’était pas prête à s’en passer. Au contraire, elle voulait s’en nourrir davantage, avoir tout le loisir d’y goûter encore et encore.  Alors même si elle réalisait que cette soirée pouvait marquer un tournant, au lieu de souhaiter prendre la fuite, elle attendait ce changement avec une certaine impatience. Profitant allégrement de cette compagnie si agréable, elle savait parfaitement les risques qu’il prenait, car si elle était habituée à voir son visage être exposé sur du papier glacé, cela n’était pas son cas à lui. Cependant, en l’observant elle comprit rapidement qu’il était prêt à ne pas s’en préoccuper, que lui aussi semblait penser qu’elle valait la peine de prendre ce risque. Comme elle pouvait être prête à faire disparaître ses propres peurs.   « C’est toi qui a raison Mila, profitons-en alors. » Au fond d’elle, elle se sentit incroyablement soulagée à l’entente des mots de Myles, sachant pertinemment la déception qu’elle aurait ressentie s’il avait choisi de se focaliser sur des torchons sans importance, plutôt que sur ce qui pouvait être en train de naître entre deux. Elle ne l’admettait pas ouvertement, faisant simplement passer ce message dans la lueur de ses yeux, mais elle ne voulait pas le voir s’éloigner d’elle et ce n’était pas juste car elle le trouvait affreusement séduisant et qu’elle aimait tenter de le séduire, c’était surtout parce qu’elle était déjà attachée à lui. Elle pouvait le cacher en plongeant dans une dynamique séductrice, il suffisait qu’elle écoute les battements de son organe vital pour comprendre qu’il y avait autre chose.  La gentillesse des mots, qu’il avait envers elle, ne faisait qu’augmenter d’autant plus le rythme effréné de son muscle cardiaque, plus habitué à recevoir des compliments superficiels sur son corps plutôt qu’à entendre des paroles sincères sur la personne fragile qu’elle prenait tant soin de cacher. Mais avec lui, tout était différent, car il lisait dans tous ses regards, ce qu’elle dissimulait aux yeux de tout le monde.   « Ce sont les imperfections qui rendent quelqu’un captivant. » Elle tourna le visage, croisant ses iris dans lesquels elle plongea, troublée par tout ce qu’il lui disait. Tous ces mots qu’elle n’entendait jamais. Parce que dans son univers, c’était les apparences qui comptaient, elle le savait depuis sa première photographie dans un tabloïd. A chaque fois, elle devait jouer la comédie, mais quand il lui parlait, quand il posait ce regard si magnétique sur elle, elle comprenait qu’elle pouvait se dévoiler totalement. « On ose pas toujours dévoiler nos imperfections à tout le monde. Mais avec certaines personnes c’est plus facile. ». Elle ne le faisait jamais à part avec ses amis les plus proches, mais elle comprenait qu’au lieu de prendre la fuite en découvrant qui elle était véritablement, Myles semblait apprécier davantage le visage caché sous le masque aux yeux maquillés de noir, aux lèvres peintes de rouges, au teint recouvert de poudre pour camoufler les traces de fatigue.  C’était son âme et non juste son corps qui paraissait attirer l’avocat, et cela la chamboulait bien plus. Alors pour calmer son trouble, elle reprit l’ascendant dans leurs échanges séducteurs permanents. Ne se gênant pas pour se rapprocher de lui, elle le poussa davantage, prête à entendre ce qu’il avait à dire à son sujet. « Tu sais je pourrais passer des heures à plaider sur ce cas. Disons juste que je trouve que la face cachée de Ludmila Alexander a quelque chose de bien plus intéressant, captivant, parce qu’on voit ses fêlures et ses doutes. C’est ce qui la rend humaine et touchante. Elle n’est pas celle qu’on croit. ». De nouveau et sans s’en rendre compte, il trouvait les mots exacts pour venir percuter son cœur avec violence. De cette violence agréable qui ne brisait aucun organe et capable au contraire de recoller des milliers de morceaux de porcelaine. Elle savait qu’il ne cherchait pas à la charmer, qu’il ne faisait qu’être sincère avec elle, comme il l’était toujours, et c’était ce qui la touchait. Envahie par une vague de chaleur naissant dans ses veines, elle mit quelques secondes à répondre, à être capable de le regarder droit dans les yeux. « Peut-être que tu as la chance de voir les fêlures et les doutes parce que tu as pris le temps de me connaître et de voir ce qu’il y avait vraiment en dessous la surface. Mais je ne pensais pas que je pouvais être captivante. Et si je ne suis pas celle qu’on croit, je suis comment finalement ? ». Elle voulait en savoir plus, car quand il commençait à lui parler d’elle-même, elle découvrait ce reflet qu’elle avait normalement tant de mal à observer dans un miroir. Ce reflet qui longtemps lui avait été désagréable mais qui était attirant quand il était décrit par la voix envoûtante de Myles. D’une certaine façon, il lui donnait cette confiance qu’elle n’avait pas, quand bien même elle savait mentir en faussant une assurance qui n’existait pas. Et qui n’avait jamais demeuré dans les tréfonds de son esprit. L’espace de plusieurs secondes, elle se contenta de se délecter de la main agréable du jeune homme posée sur la sienne, savourant les frissons qui se propageaient de sa main jusqu’à ses entrailles. Si elle faisait croire qu’il était celui pris dans ses filets, qu’il était sa victime, il était plus que perceptible qu’elle était à son tour totalement charmée. Elle n’était pas la gagnante dans cet échange, mais il n’y avait aucun perdant dans ce jeu, ils avaient chaviré tous les deux. Autant l’un que l’autre, et ensemble.   « C’est peut-être le cas oui. ». Elle se satisfaisait de cette réponse, n’ayant pas le souhait de le voir s’enfuir loin d’elle, quand elle prenait autant de plaisir à se trouver près de lui. « Si c’est vraiment le cas, ça ne t’effraie pas ? ». Contrairement à elle qui voyait toute sa vie être étalée au public, il était habitué à sa discrétion et elle savait à quel point il pouvait avoir besoin de ce calme qu’elle risquait de lui enlever s’il continuait à rester près d’elle. Elle ne voulait pas lui retirer ses habitudes, tout détruire autour de lui, simplement car elle faisait partie de son existence. Parce qu’elle l’appréciait trop pour devenir l’élément perturbateur perçant des trous dans la bulle entourant tout son monde. Mais la nouvelle main qu’il déposa sur son derme lui confirma qu’il n’était pas prêt à chercher une route pour la fuir. Tout comme, elle lui rappela qu’il était plus qu’inutile pour lui de la flatter outre mesure. Cela faisait longtemps qu’il n’en avait plus besoin, qu’elle était plus que séduite par ses nombreux sourires ou par la sonorité de son rire se frayant un chemin jusqu’à ses tympans. N’hésitant pas à avouer indirectement les intentions qu’elle avait quant à la fin de cette soirée, elle perçut la teinte légèrement rosée des joues de Myles et elle laissa un sourire amusé se planter sur ses lèvres tandis que ses yeux se focalisèrent sur ce visage qu’elle contemplait depuis de longues minutes.   « Ah oui ? Qu’est-ce que je pourrais obtenir de toi dans ce cas ? ». Ce fut à son tour d’être gênée, même si elle maîtrisait toutes les règles de la provocation, cette fois l’échange était différent, car bien plus sincère que tous les autres par le passé.   « Tu sais bien que je suis simplement sincère avec toi. ». Elle avait fini par le savoir à force de le côtoyer et de passer du temps à ses côtés. Petit à petit, elle avait découvert qu’il était l’exact opposé d’un profiteur, comme elle avait pu rencontrer à maintes reprises, il ne mentait pas, il ne jouait pas et ce fut ce qui la poussa à prononcer ces quelques mots : « Tu pourrais probablement obtenir beaucoup de choses. Presque tout même d’ailleurs. ». C’était certain, il pouvait obtenir plus que ce que presque tous les hommes avaient pu avoir, car elle ne consentait pas à lui offrir que son corps, c’était aussi sa confiance qu’elle lui accordait. Ce bien précieux qu’elle refusait de donner de peur de souffrir une nouvelle fois. Terriblement accoutumée à être déçue ou blessée, elle était sur la défensive avec tout le monde, fuyant les formes d’attachement les plus profondes avec les hommes. Car elle ne voulait pas revivre ce qu’elle avait connu, ou voir des cratères se creuser dans sa poitrine. Indirectement ce fut ce qui la poussa à interroger le jeune homme sur les rumeurs qu’elle avait pu lire concernant Sonia Levinson, mais percevant sa gêne, elle choisit de ne pas troubler leur soirée avec des questions trop maladroites.   « Peut-être que j’y ai pris goût, qui sait ? », elle ne manqua pas de remarquer le clin d’œil qui lui accordait, ni le sourire charmeur qui lui était destiné, réalisant qu’il ne parlait que d’elle. Et non d’une autre femme. C’était pour elle qu’il était prêt à être un astéroïde de plus dans ce ciel étoilé. « Tant que tu y prends goût avec la bonne personne ça va. », inconsciemment elle espérait être cette femme, être une étoile suffisamment éclatante pour ne pas faire disparaître la lumière existant dans l’âme de Myles Larson. C’était probablement son dernier souhait, car sans qu’elle ne s’y soit préparée, il avait pris de l’importance pour elle. Une importance la poussant à faire réapparaître cette pointe douloureuse dans sa poitrine si une autre femme s’approchait trop près de lui. Une jalousie qu’elle ne connaissait que quand la personne avec elle comptait.   « Et pour quelles choses par exemple ? », une brève seconde ses iris s’arrêtèrent sur les lèvres de Myles, ayant peur de faire un autre aveu au jeune homme. De lui livrer une autre parcelle de son âme qu’elle mettait si souvent à nue quand ils étaient seuls ensemble. « Pour des personnes que j’apprécie vraiment. Par exemple pour un homme qui me plaît et que je n’ai absolument pas envie de partager. Même s’il a pas l’air de comprendre l’effet qu’il peut faire. », les mots sortirent de sa gorge et instantanément réalisant ce qu’elle venait de dire, elle fut bercée par les battements trop forts de son cœur désirant sortir de sa cage thoracique. Un peu mal à l’aise de s’être montrée si démonstrative, elle accepta avec soulagement son offre, trouvant dans le billard une manière de fuir cette chaleur étouffante qui l’irradiait à présent. Sans tarder, elle se leva, se frayant jusqu’à la table, puis elle se posta devant son partenaire pour admirer son air de réflexion face au défi qu’elle lui lançait. Durant ce temps, elle laissa ses yeux le contempler de haut en bas, observant avec attention chaque partie de son corps avec un désir noyé dans ses iris.   « Je relève le défit. Mais tu pars avec de l’avance, ça fait des années que je n’ai pas joué à ça ! », elle arqua un sourire malicieux, plus qu’enchantée de le voir accepter son envie de rendre la situation plus intéressante. Cela l’enthousiasmait encore plus, car même si elle ne savait pas qui allait gagner cette partie, elle se doutait que dans tous les cas, ils n’allaient rien perdre.   « L’idée me plaît encore plus alors ! », sa voix enjouée manifesta l’éveil de son esprit de compétitrice, de cette tigresse qu’elle pouvait être qui avait terriblement du mal à accepter une défaite. Même contre quelqu’un comme Myles. Les yeux toujours perdus sur le jeune homme, elle le vit s’approcher d’elle, centimètre après centimètre, elle ne recula pas, acceptant au contraire cette proximité entre eux qu’il était en train de provoquer. Répondant à son air de défi, par la même lueur dans les iris, elle le laissa s’avancer vers elle, appréciant de le voir franchir une nouvelle ligne pour se rapprocher d’elle.   « Si tu veux jouer comme ça Mila, tu peux risquer de perdre tu sais ?! ». Elle se fichait de perdre, ne pensant à cet instant qu’au désir qui se perdait de son esprit jusqu’à l’intérieur de sa chair. Elle se concentra sur leurs regards s’entremêlant, sur leurs deux corps à quelques centimètres l’un de l’autre, tous les deux remplis par cette attirance qu’ils ressentaient. Envahie par cette chaleur qui la fit dévier son regard jusqu’aux lèvres de Myles, elle se retint pour ne pas faire ce pas de plus en avant, se contentant alors de poser une main brûlante sur son torse.   « Hmm je prends le risque de perdre. Ca vaut le coup de tenter le défi tu crois pas ? Puis après tout qu’est ce que tu pourrais me demander que je n’ai pas déjà envie de faire ? ». Comprenant rapidement que si elle restait là plus longtemps, elle allait être celle craquant la première, qu’elle allait se perdre dans cette tension qui l’animait, elle se décida à mettre fin à tout ceci, et le sang tapant fortement dans ses tempes, elle attrapa les cannes pour commencer la partie. Se plaçant pour jouer, elle releva malheureusement le regard vers le jeune homme, déstabilisée par le sourire qu’il affichait. Un sourire qui la troublait et qui la plongeait dans un autre océan où elle oubliait tout le reste à part ce visage en train de l’observer. Plus que réceptive aux charmes de Myles, elle fit de son mieux pour se focaliser sur son tir, qu’elle loupa lamentablement.   « Visiblement ça marche un peu. ». Il n’avait pas tort. Mais pas prête à se laisser abattre, elle attendit qu’il soit juste à côté d’elle pour le toiser un peu, nullement décidée à le laisser gagner aussi facilement.   « Ou peut-être que tu n’es pas si douée que tu veux le faire croire. ». Touchée dans son propre égo, et dans sa mauvaise capacité à accepter la défaite, elle le laissa tenter son premier coup, sachant parfaitement qu’elle n’allait pas lui rendre la tâche si aisée par la suite. Qu’il n’allait pas pouvoir la battre aussi aisément qu’il le croyait.   « Ne te vante pas trop vite Myles. ». Comme pour lui faire comprendre qu’elle ne mentait pas, elle lui adressa un clin d’œil malicieux, plus combattive que jamais. Les minutes suivantes, elle profita de chaque coup du jeune homme pour se rapprocher davantage de lui, cherchant à le troubler par sa simple présence près de lui. De nombreuses fois, ils se perdirent dans leurs regards, dans ces moments hors du temps où ils étaient seuls au monde. Où plus rien ne semblait compter, pas même cette partie de billard. Il n’y avait plus rien à part cette proximité si plaisante qu’elle vint renforcer davantage. Doucement, elle vint s’installer à ses côtés et elle laissa sa main se poser sur son dos. Immédiatement, une décharge électrique naquit dans ses doigts et se propagea dans ses vaisseaux. Si elle cherchait à le troubler, c’était aussi tout son corps qu’elle mettait en émois. Toute cette attirance qu’elle réveillait et qui devenait plus qu’impossible à contrôler.   « Mila, c’est vraiment pas fair play du tout ça. », il se remit devant elle et elle continua de le regarder, tandis qu’elle réclamait de nouveau cette proximité à laquelle il avait mis fin. Elle en avait besoin, ses pensées toutes orientées vers lui, elle rêvait de le toucher davantage. Complètement obnubilée par le jeune homme, il était le seul depuis terriblement longtemps à avoir un effet si intense sur elle.   « Je t’avais prévenu que je ne jouais jamais de façon fair play. Mais si ça te déplaît je peux arrêter. », dit-elle d’une voix sensuelle où elle laissait entendre tout le désir qu’elle avait. Puis elle lui adressa un sourire en coin, avant qu’il reprenne place pour jouer. L’esprit obscurci par cette vague de chaleur, elle ne prit pas la peine de le déconcentrer, car comme un bateau à la dérive, elle chavirait totalement. « Finalement, je me débrouille pas si mal face à une experte du billard et de la corruption ! Ou peut-être que ton charme n’opère par sur moi pour me déconcentrer ! », elle croisa les bras devant sa poitrine, prenant cette expression de provocatrice, elle ne reconnaissait pas encore qu’il était le gagnant. Faisant taire ses pulsations cardiaques bien trop fortes, elle afficha un air naturel sur ses traits, n’osant pas se focaliser sur cette multitude de sensations qui l’envahissaient depuis quelques minutes à présent « C’est vrai que tu t’en sors bien, mais la partie n’est pas encore tout à fait terminée… Donc ne sois pas trop confiant, je n’ai pas dit mon dernier mot. », Ludmila esquissa un sourire, et après avoir continué de le regarder quelques secondes, elle se tourna pour focaliser toute son attention sur son dernier coup et non sur Myles. N’osant plus se retourner, ni croiser son regard une nouvelle fois, elle fit de son mieux pour oublier qu’il était si proche d’elle et qu’elle n’avait qu’à se relever pour lui faire face. Pour faire disparaître une nouvelle frontière. Elle prit une profonde inspiration et sans comprendre comment, elle parvint à faire rentrer la boule noire, synonyme de victoire, dans le trou. Signe qu’elle avait remporté la partie, un air fier se dessina sur son visage quand elle pivota pour se retrouver devant lui.   « Qu’est ce que je te disais ? Je crois que je t’ai battu…. Et tu sais ce que ça veut dire Myles, je peux te demander tout ce que je veux. Absolument tout.  », ayant occulté tout le reste, ne songeant plus qu’à sa victoire et à ce que celle-ci représentait, abasourdie par les pulsations frénétiques dans sa poitrine, elle se rapprocha  de lui. Au plus profond d’elle-même, elle pouvait sentir son esprit en train de s’embraser, tout son être en train de chavirer face à celui qui se tenait à seulement quelques centimètres d’elle. Inondée par des images brûlantes, elle rapprocha son visage près de Myles, sachant exactement ce qu’elle comptait lui demander. Car elle savait sans l’ombre d’une hésitation tout ce qu’elle voulait ou tout ce qu’elle désirait de sa part.   « Embrasse moi Myles. ». Par sa demande, elle mettait fin au jeu entre eux, franchissant une nouvelle étape dans leur relation. Une étape qu’elle avait attendu depuis que la soirée avait commencé. Et comme pour accentuer l’effet de ses mots, elle planta un rictus au coin de ses lèvres pour le faire vaciller complètement.  Leurs regards se croisèrent et elle se perdit dans ses yeux, totalement hypnotisée, les lèvres si proches des siennes, elle était ensorcelée par cet homme qui la faisait craquer. Et elle l’implorait de l’embrasser, ne pouvant plus supporter ces vulgaires et minuscules centimètres entre eux qui paraissaient malgré tout gigantesques.   « Et si tu le fais pas, je me ferai plus qu’un plaisir de le faire immédiatement. », se sentit-elle obligée de rajouter de sa voix aguicheuse, comme pour lui prouver qu’elle n’attendait que cela. Qu’elle en avait plus qu’envie et elle lui montra d’autant plus, en posant une nouvelle fois sa main contre la peau de son torse. Il avait les cartes en main, et il ne tenait qu’à lui de faire tomber la dernière barrière pour faire parler ce désir qu’ils éprouvaient tous les deux.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES)

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maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES)

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