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maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES)

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MessageSujet: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Mer 14 Juin - 20:29

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Maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon
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Reprendre une routine était ce qu'il fallait à Ludmila Alexander pour qu'elle puisse se sentir mieux dans son existence depuis l'overdose qu'elle avait fait quelques semaines plus tôt. C'était ce qu'elle essayait de se dire en tout cas après avoir passé de longs jours enfermée chez elle, ne voulant pas sortir dans le monde extérieur. Parce qu'elle avait peur de ce que les gens pourraient penser d'elle, ce qu'ils pourraient imaginer sur ce qui s'était produit. Et elle n'avait pas eu tort d'envisager que les rumeurs allaient naître à son sujet. Elle n'avait pas pu les éviter et même si son père s'était empressé de demander à son avocat d'attaquer chaque journal en justice pour les mensonges qu'il proférait, cela ne les avait pas arrêté. Elle était un sujet qui plaisait à tout le monde. Elle faisait partie des personnes faisant vendre les torchons de ce genre. Elle avait un statut et une façon d'être qui attirait les paparazzis même quand elle ne faisait rien de particulier, à part du shopping dans les rues de Los Angeles. C'était le problème quand on était une héritière, quand on était la fille d'un milliardaire comme elle l'était. Elle ne pouvait pas éviter ce statut qu'elle était obligée de porter depuis son enfance. Par le passé, elle s'en amusait. Quand elle provoquait volontairement les ragots sur son compte en se comportant de manière provocante et outrageante pour faire enrager son père, cela ne la dérangeait pas d'apparaître comme une dépravée. Elle avait longtemps été ce qu'on pouvait appeler la it girl rebelle, plus souvent vue ivre dans les magazines qu'en train de se comporter normalement, comme n'importe quelle jeune femme de la ville. Elle en avait fait des couvertures pour ses mauvais actes, on la voyait fréquemment avec photographiée avec des nouveaux jeunes hommes, ceux qu'elle aimait voir juste pour quelques heures. Auparavant, elle vivait avec cette image sans difficulté. Parce que c'était ce qu'elle voulait renvoyer, c'était sa façon à elle de ne pas montrer son véritable visage. De ne pas dévoiler celle qui demeurait profondément quelque part dans son âme. Mais maintenant qu'elle avait changé, qu'elle avait repris toute son existence en main, qu'elle avait prouvé à tous qu'elle s'était rangée, elle trouvait dommage qu'on lui rappelle sans cesse ses choix passés. Elle n'était plus comme elle avait pu être. Elle avait véritablement changé et elle le prouvait jour après jour avec sa fondation. Alors elle ne comprenait pas pourquoi certains s'obstinaient à voir en elle celle d'autrefois. Il avait suffi d'une simple nuit pour que tout le monde envisage le pire. Pour que les charognards  sautent sur l'occasion pour l'attaquer de plein fouet. Heureusement, elle avait eu ses amis sur qui compter pour la soutenir, pour la croire et pour la calmer quand elle s'imaginait déjà en train de sombrer. C'était grâce à ses proches qu'elle avait fini par réussir à quitter son loft, qu'elle avait arrêté de s'apitoyer sur son sort. Elle n'était pas connue pour être une optimiste, pour croire en un avenir lumineux, mais à force de persévérer, elle avait fini par croire Lissa, Alec et Olivia quand ils lui disaient que demain serait un jour meilleur. Et elle s'était relevée pour ne pas s'effondrer devant Luca, car il ne méritait pas de voir sa soeur ainée en train de se noyer. Elle en avait eu l'envie, une demie seconde, puis elle s'était reprise, elle avait combattu cette voix féroce qui irradiait sa tête et elle avait compris qu'il était trop tard pour revenir en arrière. Elle n'avait plus qu'à avancer, comme elle l'avait fait à chaque fois qu'une vague l'avait happé de pleins fouets. Il n'y avait que cela à faire. Et c'était ce qu'elle faisait depuis qu'elle avait décidé qu'elle en avait assez de rester enfermée. Elle avait recommencé à travailler pour la fondation et c'était certainement ce qui lui permettait d'aller mieux. En s'occupant des autres, elle se sentait suffisamment utile pour ne pas songer à elle-même. Pour ne pas laisser ses pensées se perdre dans les tréfonds les plus obscurs. C'était tout ce dont elle avait besoin. Elle avait repris en charge ses petits protégés, les aidant comme elle le pouvait dans les démarches et elle s'était donnée corps et âme dans chaque cas qu'elle avait traité. Car elle n'allait pas abandonner la bataille aussi facilement. Sa fondation était sa plus grande réussite, ce qui lui avait permis d'en arriver où elle en était aujourd'hui, et tous les projets qu'elle avait, elle ne comptait pas les voir disparaître. Elle continuait de récolter autant d'argent qu'elle le pouvait, n'oubliant pas cette idée de centre qu'elle avait pour tous les jeunes en difficulté de la ville. Pour toutes ces pauvres âmes n'ayant pas la chance comme elle d'être née avec un nom. Elle reprenait une routine, elle s'occupait tous les jours autant qu'elle le pouvait. Il n'y avait que le chemin des boîtes qu'elle n'avait pas repris. Elle avait accompagné Lissa et Olivia boire un verre dans un bar un soir, mais pour le moment elle ne pouvait pas aller au Viper. Là où toutes les tentations régnaient et là où elle avait l'impression qu'elle pouvait croiser celui qui avait causé son état. Qui avait failli la faire rechuter. Et qui avait provoqué cette cicatrice sur son ventre. En apparence, elle était toujours Ludmila Alexander, mais elle ne pouvait pas cacher que quelque chose paraissait s'être éteint, malgré toute la volonté dont elle faisait preuve. Elle avait repris chacune de ses habitudes, même les jeux de séduction dont elle était l'experte et qui l'aidait à se rendre entière. Néanmoins aucun homme était rentré dans sa vie pour une aventure passagère, uniquement charnelle. Elle ne faisait que flirter et elle ne le faisait pas avec n'importe qui. Elle n'avait pas choisi une proie, comme elle le faisait normalement. Elle avait simplement continué ce jeu qu'elle avait mis en place depuis qu'elle connaissait Myles Larson. Il n'était pas de ce genre d'hommes qu'elle avait l'habitude de séduire dans un bar un soir pour le ramener chez elle pour la nuit. Parce que contrairement à tous les homme de passage, elle trouvait réellement l'avocat intéressant. Et elle l'appréciait vraiment. Il n'était pas qu'un homme sur une liste qu'elle pouvait draguer pour le plaisir, elle aimait parler de la fondation avec lui et le jeu de séduction entre eux était affreusement agréable pour elle. Elle en profitait, flirtant sans équivoque avec lui et aimant le fait que peu à peu il la suive sur la même voie. Ce n'était pourtant pas gagné, elle avait mis du temps à le dérider, lui si professionnel face à cette jeune brune dépassant constamment les limites pour le plaisir. Mais c'était encore plus galvanisant pour elle de savoir qu'elle avait réussi à le faire craquer d'une certaine manière. Car malgré toutes les paroles charmeuses qu'elle aimait lui lancer, elle s'était toujours arrêtée là, n'allant jamais plus loin avec lui. Jusqu'à ce soir en tout cas. Parce que pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, elle avait réussi à obtenir un dîner avec le jeune homme. Ils en avaient parlé depuis des semaines, en rigolant même joyeusement et enfin ils étaient disponibles en même temps. Elle l'avait convaincu et elle en était à la fois fière et contente. L'idée de passer une soirée entière avec Myles ne la dérangeait pas le moins du monde. Loin de là, elle savait parfaitement - ou tout du moins elle s'en doutait - qu'ils allaient passer un bon moment ensemble et qu'ils n'allaient pas s'ennuyer. A chaque fois qu'ils avaient l'occasion de discuter en tout cas, elle n'était pas gagnée par une envie subite de prendre la fuite, alors elle ne voyait pas pourquoi les choses allaient changer maintenant. Pour l'occasion, elle n'avait pas prévu quelque chose de trop grandiose, n'ayant pas pour volonté d'apparaître comme la Ludmila Alexander hautaine se rendant dans les meilleurs endroits de la ville. Cependant, elle restait une bonne vivante amatrice de bonnes choses, elle avait donc choisi un restaurant qu'elle affectionnait particulièrement pour sa cuisine italienne. Mais avant cela, elle avait proposé à l'avocat de le retrouver dans un bar à vin qui venait d'ouvrir. Galant, il lui avait proposé de passer la chercher chez elle, mais ayant passé la journée à courir partout dans Los Angeles pour des rendez-vous, elle avait préféré refuser. Un simple coup d'oeil à sa montre l'informa même qu'elle était déjà légèrement en retard tandis qu'elle quittait tout juste son appartement où elle était venue se changer rapidement. Elle n'avait pas joué la carte de la provocation, loin de là. Après avoir hésité deux minutes devant son immense dressing, elle avait opté pour un top en dentelle noir qu'elle avait accompagné d'un short en cuir noir et de sa veste Lanvin dorée métallique. Avec ses cheveux détachés et légèrement bouclés, elle jouait la carte du naturel tout en se montrant malgré tout bien habillée pour un dîner. Moins de dix minutes après avoir fermé la porte de chez elle, elle arriva devant le bar où ils avaient prévu de se retrouver et se doutant qu'il devait être arrivé avant elle à cause de son retard, elle pénétra à l'intérieur de l'établissement. Elle en profita pour regarder autour d'elle la décoration des lieux, appréciant cette atmosphère classe et chaleureuse à la fois. Ses yeux s'arrêtèrent sur les personnes présentes à l'intérieur, à la recherche de celui qu'elle était supposée rejoindre, et ce fut une silhouette masculine de dos qui attira finalement son attention. Elle avait reconnu l'allure du jeune homme pour l'avoir plusieurs fois observé discrètement quand il lui tournait le dos. Doucement, elle s'approcha de lui, posant une main sur son épaule pour signifier sa présence.  «  Je peux me joindre à vous jeune homme ou cette place est déjà réservée par quelqu'un ? » , demanda-t-elle d'une voix amusée en s'installant près de lui après lui avoir fait la bise chaleureusement. Il ne lui fallait que quelques secondes pour se sentir de bonne humeur et pour ne pas avoir une quelconque gêne avec Myles. C'était l'avantage avec lui. «  Je trouve ça très étonnant qu'un homme aussi séduisant que vous se retrouve à attendre tout seul à un bar. Je suis choquée que vous ayez été abandonné de la sorte ! », ajouta-t-elle pour continuer de jouer la comédie, avec un petit sourire en coin dessinée au coin des lèvres. Le genre de sourire qu'elle aimait lancer quand elle voulait s'amuser. Quand elle comptait profiter de l'instant sans penser au reste. Elle posa son regard plus longuement sur lui pour l'observer davantage, pour contempler les traits de son visage. «  Plus sérieusement je suis désolée d'être en retard, mais tu sais comment on est les femmes: on est jamais à l'heure et mon rendez-vous avait du retard donc j'ai fait au plus vite  », finit-elle par dire plus sérieusement pour s'excuser tout de même de la bonne vingtaine de minutes de retard qu'elle avait à cause de son conseiller financier qui l'avait retenu. Pour autant, elle ne comptait pas laisser un sujet aussi futile gâcher l'instant qui elle l'espérait serait bon. Tout du moins, en remarquant l'air détendu de Myles, elle n'avait pas l'impression que cette soirée serait mauvaise. Et cela lui convenait totalement.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Jeu 20 Juil - 22:36

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Ludmila Alexander and Myles Larson
I HAVE LOOKED AT YOU IN A MILLION DIFFERENT WAYS
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Myles Larson n’était pas le genre d’homme à se retrouver dans les magazines à scandales. Bien au contraire. Et ceci malgré le fait qu’il faisait pourtant parti d’un milieu qui aurait pu lui faire valoir bon nombre de couverture. Il avait déjà fait l’objet de quelques articles, mais seulement pour son parcours professionnel –ce dont il était fier en somme. Peut-être n’était-il pas assez intéressant aux yeux de ces rapaces avides de scandales. Ou peut-être était-il doué pour préserver sa vie privée et ses déboires amoureux. Non, Myles ne faisait pas la couverture des magazines de ce genre et il ne s’en portait que mieux. Pour la simple et bonne raison qu’il avait en horreur ce genre de torchon et parce qu’il ne supportait pas qu’on puisse mettre son nez dans ses affaires que ne regardaient que lui, alors même qu’il ne se gênait, dans le cadre de son travail, pas le moins du monde à se mêler de ce qui ne le regardait pas. Ceci étant, c’était pour de nobles causes. C’était ainsi qu’il légitimait ses propres actions et qu’il le ferait probablement toujours. Pourtant, en acceptant ce rendez-vous avec Ludmila Alexander, qui dépassait de toute évidence la notion du simple repas d’affaires, Myles avait conscience des risques auxquels il s’exposait. Il savait que la jeune héritière était quant à elle, l’objet favori de ce genre de presse et c’était peut-être pour cette raison qu’il avait mis aussi longtemps pour accepter, et plus encore pour entrer dans ce jeu un brin dangereux auquel il jouait avec un plaisir inavoué avec la jeune brune. S’il n’était pas de nature à outrepasser les rapports professionnels en général, il ne faisait l’ombre d’un doute qu’il les avait clairement dépassés avec la jeune femme. Ils ne faisaient finalement rien de mal, ils n’étaient que deux personnes lambda qui s’évertuaient au plaisir du flirt sans aller plus loin. Ceci n’était pas une faute en soit, mais plus leur jeu avançait, plus leur relation évoluait. Et plus il l’appréciait. Et voilà qu’ils allaient, sous peu, se retrouver l’un en face de l’autre, seuls autour d’un verre, puis d’un dîner. Myles réfléchissait trop. Il était comme cela et l’avait toujours été. C’est pourquoi il s’était demandé plus d’une dizaine de fois si cette rencontre était une bonne idée. S’il était prêt à prendre le risque d’apparaitre dans les magazines où on lui prêterait probablement une relation avec l’héritière Alexander, s’il était officiellement prêt à franchir cette barrière du professionnel au personnel. Il y avait réfléchi durant de longues minutes, à la recherche d’une réponse toute faite à ses interrogations. Avant de conclure, dans un mouvement rapide de tête pour effacer tout cela, qu’il se prenait beaucoup trop la tête, que cette soirée n’était en rien qu’une rencontre entre deux personnes, deux amis tout simplement et que personne ne s’intéresserait plus que cela à eux, parce qu’il n’y avait tout bonnement rien à en dire. C’était ainsi qu’il s’était rassuré et qu’il avait dépassé ce blocage des plus ridicules. C’était exactement le même blocage qui l’avait animé au départ, lorsque Mila commençait à outrepasser ces rapports qui se devaient strictement professionnels entre eux. Parce qu’il était de toute évidence pas habitué à cela et qu’il était sans l’ombre d’un doute, beaucoup trop sérieux et professionnel. Puis il avait fini par baisser sa garde et à s’adonner à ce jeu qui l’amusait plus qu’il ne le laisser penser. Il y avait pris goût et l’alimentait chaque jour un peu plus. Il avait passé le reste de la journée à penser à autre chose, bien trop occupé par tout ce qui pouvait lui tomber dessus au travail pour s’imaginer quel allait être l’ampleur de cette soirée et s’il avait finalement bien fait d’accepter ou non cette invitation. Cela faisait un moment qu’il n’était plus sorti ainsi avec une jeune femme qu’il ne connaissait finalement que peu. Il lui arrivait de sortir avec Micah ou encore May, mais l’optique n’était de toute évidence pas la même. Il avait presque l’impression d’avoir perdu toute notion avec les femmes, autre que ses amies. Les choses avaient été –et l’étaient d’ailleurs encore- si compliquées à gérer et surtout à digérer avec Naïa qu’il n’avait guère pris de dentelles avec les femmes par la suite. Il avait enchaîné des relations sans le moindre avenir, sans lendemain, traitant ses conquêtes d’un soir sans le moindre intérêt alors même que ça n’était pas son genre. Mais ce soir, il savait que les choses étaient différentes parce qu’il appréciait Mila. Il appréciait le jeu dangereux auquel ils jouaient allégrement et il appréciait encore plus les regards qu’elle pouvait poser sur lui lorsqu’elle pensait qu’il ne la voyait pas. Il appréciait sa présence, tout simplement, sans qu’il n’ait pas finalement plus d’attente que cela. Myles avait entendu, au détour d’un couloir, ce qui se disait sur la jolie brune et il savait qu’elle était dans une situation amoureuse presque aussi compliquée que ne pouvait être la sienne. Alors oui, ils n’avaient pas vraiment d’avenir ensemble mais qui avait-il de mal à profiter simplement de la présence d’une personne que l’on appréciait sans trop y réfléchir ? C’était à cette conclusion qu’était arrivé le jeune homme en quittant son appartement. S’il n’était pas l’homme le plus ponctuel qu’il soit, il arriva pourtant avant la jeune femme. Il avait abandonné ses traditionnels costumes ajustés pour une tenue plus simple mais qui restait tout de même élégante, juste à l’image du jeune avocat qui prêtait bien trop d’attention à ses tenues vestimentaires. C’est pourquoi, il arborait un simple jean, accompagné d’une chemise qui marquait immédiatement la personnalité du garçon. Patientant sagement l’arrivée de celle qui, il en était presque certain, allait lui faire passer une bonne soirée, il prit place et il ne résista pas longtemps avant de sortir son téléphone et de se plonger dans ses mails professionnels qui en disaient longs sur son incapacité à se détacher de son travail. Ce fut une main délicate venant se poser doucement sur son épaule qui le sortit de sa concentration passagère. « Je peux me joindre à vous jeune homme ou cette place est déjà réservée par quelqu'un ? » Myles lève alors les yeux vers cette jeune femme qui ne lui était pas inconnue, pour la simple et bonne raison que c’était elle qu’il attendait. Un large sourire s’affiche immédiatement sur son visage, répondant au sien qui faisait de toute évidence toujours son effet. Amusée, la jeune femme vint embrasser sa joue avant de s’installer après un haussement d’épaule du garçon. « La personne que j’attendais se fait beaucoup trop languir, tant pis pour elle. ». Rentrant dans le jeu de la jeune femme, comme il avait l’habitude de le faire, il pose son regard sur elle, remarquant à quel point elle pouvait être belle ce soir. Bien sûr, elle l’était toujours, mais ce soir particulièrement. Un mince sourire apparait alors sur son visage. A cet instant même, il avait complètement oublié ses doutes et ses interminables questions sans réponse. C’était ainsi à chaque fois. Ludmila Alexander avait cette capacité à rendre les choses plus claires, plus limpides, par sa simple présence. Oui, Myles était sous le charme de cette jolie brune. Comme beaucoup d’hommes, c’était une certitude, mais le fait est qu’il n’avait plus été sous le charme de qui que ce soit depuis son histoire avec Naïa. Et même si la jeune femme était toujours, malgré lui, dans un coin de sa tête, ce soir, il n’y songeait guère et n’avait d’yeux que pour la belle Alexander. «  Je trouve ça très étonnant qu'un homme aussi séduisant que vous se retrouve à attendre tout seul à un bar. Je suis choquée que vous ayez été abandonné de la sorte ! » Myles ne peut s’en empêcher, il laisse échapper un léger rire à l’écoute des mots de la jeune femme qui continuait de jouer à ce jeu auquel ils aimaient tant jouer ; et face à ce sourire qu’elle arborait. « Ce sont des choses qui arrivent, elle ne sait pas ce qu’elle rate ! » Il affiche un petit clin d’œil qui se veut complice à l’adresse de son interlocutrice, laissant le jeu planer encore un peu. Le fait est, qu’il était plongé dans ses histoires de boulot et qu’il n’avait pas vu le quart d’heure à l’attendre passer. Si bien qu’il se fichait bien de son retard. Il n’était de toute manière, pas le genre de personne à reprocher un quelconque retard à qui que ce soit alors même qu’il était bien souvent lui-même peu ponctuel. Et si ce soir, il était arrivé relativement à l’heure, c’était pour toutes ces fois où il avait fait patienter ses interlocuteurs. «  Plus sérieusement je suis désolée d'être en retard, mais tu sais comment on est les femmes: on est jamais à l'heure et mon rendez-vous avait du retard donc j'ai fait au plus vite  » Derechef, il sourit. C’était un fait, les femmes mettaient toujours un temps fou à se préparer. Ou tout au moins, c’était le cas de la plupart de ses amies et ça l’était, à l’époque, encore plus lorsqu’il fréquentait Naïa Fitzgerald. Il n’était pas persuadé que cela n’est pas été une façade de plus qu’elle s’était donné durant leur relation, au vu du métier qu’elle faisait réellement, mais cela importait peu. Ce soir, il ne pensait pas à elle. Ce soir, il laissait sa rancœur contre Naïa de côté et ne se focalisait que sur Mila. Alors même que Naïa lui avait fait ouvertement comprendre qu’elle n’était pas adepte de cette relation. Au-delà du fait que le garçon appréciait Ludmila, qu’il ignorait totalement que les deux jeunes femmes se connaissaient, quelque part, le fait même qu’elle ne soit pas d’accord qu’il la fréquente, l’avait poussé à accepter enfin ce dîner sur lequel ils avaient longtemps débattu et plaisanté. Il ignorait ce qu’il en était pour Ludmila et si cette dernière était elle aussi au courant du passif entre Naïa et lui, mais cela importait peu. Ils n’étaient pas là pour parler du passé. Ils étaient là pour passer une agréable soirée et profiter de la présence de l’autre.  « Qu’est-ce que je t’offre à boire ? » Il lui demande cela avec un entrain certain, la soirée pouvait enfin commencer. Ceci étant, il ne peut tout de même pas totalement oublier ses démons, puisqu’il jette quelques regards en biais, histoire de regarder s’ils n’étaient pas regardés ou pire encore, suivis. « J’ose espérer que tu n’as pas ramené ta horde de paparazzis avec toi ! » Il dit cela sur le ton de l’humour, alors même qu’en réalité, il savait très bien qu’il ne saurait gérer ces fouineurs à la recherche désespérée d’un ragot qui pourrait faire vendre. Et c’était un fait qui était connu de tous, chacun des faits et gestes de Ludmila faisait vendre.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Mer 2 Aoû - 15:53

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Entre les hommes et Ludmila Alexander, c'était une véritable histoire d'amour. Depuis son adolescence, elle aimait les fréquenter et on pouvait même dire qu'elle les collectionnait, passant sans aucune difficulté de l'un à l'autre de manière régulière. Elle était une séductrice, une charmeuse, aimant profiter de la vie et n'hésitant pas à être totalement volage. Elle ne se posait jamais dans une relation, dans une quelconque case avec une personne. Tout du moins, quand cela arrivait, cela était plus que rare. Il y avait eu Wesley dont elle avait été amoureuse et avec qui elle avait accepté d'être totalement exclusive. Elle ne l'avait pas trompé une seule fois. Car elle l'aimait plus que tout. Et à aucun moment cela ne l'avait pas dérangé de ne voir que lui, d'être enfermée dans cette relation. Parce qu'elle l'aimait plus que tout. Il était son premier amour et son coeur battait si fortement quand il s'agissait de lui que rien ne la gênait par amour pour lui. Eux deux c'était l'exemple même du grand amour, d'une histoire si puissante qu'à l'instant où il était parti, elle avait pris des mauvaises habitudes. C'était par peur d'être blessée qu'elle avait commencé à enchaîner les conquêtes passagères, les hommes d'une nuit, parfois de deux ou trois nuits quand elle les trouvait un peu plus intéressants. Elle cherchait à ne plus rien ressentir par toutes les manières possibles et imaginables. Elle ne voulait plus jamais prendre le risque de connaître l'effet d'un coeur brisé par un autre individu. Et donc elle fuyait l'attachement. Elle ne pouvait pas cacher qu'elle aimait séduire et flirter avec tout le monde. Elle avait souvent ce sourire charmeur et cette façon qu'elle avait de s'habiller la rendait encore plus aguicheuse pour beaucoup d'hommes. Provoquer était un exercice qu'elle maîtrisait à la perfection. Peut-être même qu'elle était née pour cela. Le seul avec qui elle s'était fixée quelques temps après Wes était Gabriel. Le carnage que cette relation avait de nouveau provoqué l'avait incité à fuir le plus loin possible de tout cela. La souffrance était le moteur de son mode de vie, que les magazines qualifiaient de néfaste. Elle était vue comme une collectionneuse d'hommes et elle l'était peut-être après tout. Son nombre de conquêtes était plus grand que celui de la majorité des femmes de la ville et du pays. Elle avait connu des bruns, des blonds, quelques roux, des grands, des petits, des minces, des baraques. Il y avait eu les basketteurs célèbres, quelques mannequins après des défilés de la fashion week, des inconnus après une soirée au Viper Room, des amis qui avaient fini par devenir des friend with benefits. Son tableau de chasse était impressionnant. Sauf depuis quelques semaines, voire quelques mois. Parce que depuis le retour de Wes à Los Angeles, elle n'y arrivait pas. Son overdose avait rendu son envie de séduire totalement absente. La flamme qu'elle avait habituellement s'était envolée. Car on était parvenu à toucher son muscle cardiaque et à le piétiner. Elle avait beau avoir mis toutes les barrières possibles autour de celui-ci, le protéger avec une protection supposée infranchissable, elle n'y arrivait absolument pas. Quelque chose s'était cassé et il s'agissait certainement de sa confiance en elle. Quand bien même elle n'en avait jamais trop eu, même si les apparences dévoilaient le contraire, elle avait perdu une partie d'elle-même. Et elle ne souhaitait pas s'aérer l'esprit en passant une nuit endiablée avec quiconque. Pour une fois, elle préférait la solitude et elle n'arrivait pas à charmer un homme. A part Myles Larson. Elle le faisait depuis qu'elle le connaissait. C'était une habitude qu'elle avait prise quand il venait à la fondation pour l'aider. Elle le trouvait trop sérieux et elle voulait le dérider, le détendre comme elle pouvait le faire avec n'importe quoi. Car Ludmila était ainsi. Elle ne parvenait pas à être professionnelle trop longtemps, contrairement au jeune avocat qui lui représentait son exact opposé. Néanmoins, cela lui plaisait. Elle appréciait toutes les fois où ils avaient discuté ensemble, tous ces moments qu'ils avaient pu passer à parler de la fondation. Il ne représentait pas l'homme sans intérêt ou sans personnalité. Il y avait quelque chose de plus chez Myles et elle continuait de jouer à ce jeu de charme avec lui sans le regretter une seule seconde. Le fait qu'il soit séduisant et plus qu'agréable à ses yeux augmentait le plaisir qu'elle prenait à le pousser un peu plus. Elle le regardait, elle lui parlait, elle riait en sa compagnie, sans jamais penser à mal. Et il n'était pas comme ceux qu'il y avait eu avant. Il n'était pas comme tous les autres. Cependant, elle savait tout de même qu'ils n'étaient pas faits pour terminer ensemble pour l'éternité. Dans les faits, il avait tout pour être l'homme idéal pour n'importe qui mais elle savait pertinemment pour quel homme en particulier son organe vital battait chaque jour. Seulement elle voulait s'autoriser le droit de voir un homme ayant un effet positif sur elle, réussissant à la faire sourire et avec qui il n'y avait aucune complexité. C'était pourquoi elle lui avait proposé de dîner avec elle. Elle voulait continuer à en profiter davantage, se doutant malgré tout qu'elle allait attirer tous les regards sur eux deux. Sa vie privée était constamment épiée, elle avait pris l'habitude, mais ces derniers temps elle le supportait de moins en moins, commençant à saturer d'avoir les regards braqués sur elle à chaque mauvais pas qu'elle faisait. Elle rêvait d'autres choses. De tranquillité surtout. Elle voulait pouvoir aller dans un restaurant sans avoir le droit d'être suivie par des photographes en quête du scoop de l'année. Même quand elle allait boire un café, elle était forcée de les supporter. Elle se souvenait assez nettement des rumeurs qu'il y avait eu entre elle et Alec durant un temps à cause de toutes les fois où ils avaient été vus ensemble dans des restaurants ou des bars de la ville. Tout le monde les avait imaginé ensemble et avait vu en eux le couple de l'année. Sauf qu'ils étaient loin de la vérité. Alors en arrivant là où elle avait donné rendez-vous à Myles, elle observa autour d'elle cherchant à apercevoir s'il y avait une quelconque personne pouvant ressembler à un paparazzi. Au premier regard, cela ne semblait pas être le cas, pourtant elle savait aussi qu'ils étaient doués pour se cacher et qu'ils n'étaient pas nécessairement à l'abri. Mettant ses préoccupations de côté, elle s'avança avec un sourire aux lèvres près de son compagnon de la soirée, plus que décidée à s'amuser et à passer un bon moment. « La personne que j’attendais se fait beaucoup trop languir, tant pis pour elle. », elle aimait jouer, elle était douée pour le faire et elle dut se retenir de rire en voyant que Myles rentrait totalement dans sa comédie enfantine. Prenant place près de lui, elle prit le temps de le regarder un peu plus longuement, appréciant de le découvrir dans une tenue plus décontractée que les costumes qu'il portait quand il travaillait. Ce style lui donnait une allure moins sérieuse qu'elle trouvait des plus agréables. Tout comme ce sourire qu'il arborait sur ses lèvres. Elle ne regrettait absolument pas le fait de dîner avec lui, elle était détendue et elle était persuadée que tout allait bien se passer. « En même temps comme on dit "qui va à la chasse perd sa place", c'est dommage pour elle mais tant mieux pour moi. », répliqua-t-elle avec une lueur de malice dans le regard. Elle ne doutait pas du fait qu'elle avait de la chance d'être à sa place. D'être une soirée entière avec lui. Car Myles était le genre d'hommes ayant beaucoup à apporter aux personnes autour de lui. Il avait bon coeur, elle l'avait su dès le commencement. Et c'était aussi ce qui l'avait incité à se rapprocher de lui progressivement. Parce qu'elle savait qu'il était l'exact opposé des ténèbres. Il était tout ce dont elle avait probablement besoin pour faire disparaître certaines de ses cicatrices. « Ce sont des choses qui arrivent, elle ne sait pas ce qu’elle rate ! » , elle savait totalement tout ce que les femmes rataient en ne le connaissant pas. Et elle était certaine qu'il devait plaire aux femmes. Qu'il devait attirer d'autres regards que le sien. C'était une évidence d'après elle. Il avait tout pour en tout cas, et il fallait avoir reçu un coup sur la tête pour ne pas le remarquer. « C'est trop tard pour elle maintenant car je ne compte plus rendre ma place » , avoua-t-elle en continuant de le sourire. D'un sourire franc et sincère, comme il se faisait rare ces dernières semaines. Pourtant elle essayait, elle faisait de son mieux mais elle avait l'impression d'avoir un nuage sombre au dessus de sa tête et que quelque chose l'empêchait d'être légère, comme si elle était retenue par des pierres . Alors elle avait besoin de cette légèreté, de ne plus penser à tous ces tracas pendant quelques heures, de ne plus se demander quand elle allait pouvoir se sentir totalement mieux. Non, elle préférait laisser tout ceci pour plus tard. Elle ne voulait pas gâcher son dîner avec Myles à cause d'une humeur oscillant dangereusement avec les montagnes russes. « Qu’est-ce que je t’offre à boire ? », aussitôt elle lui sourit, sortant de ses pensées instantanément pour concentrer toute son attention sur le jeune homme et sur la question qu'il venait de lui poser. L'alcool était un autre de ses démons, qu'elle possédait depuis son plus jeune âge. L'univers de la haute société avec les nombreuses soirées l'avait initié assez vite au champagne et à toutes les bonnes boissons alcoolisées. « Un verre de vin blanc ce serait parfait  », répondit-elle en tournant son visage vers lui pour le regarder avec un peu plus d'attention. Elle aimait les vins issus des vignobles français, les grands crus un peu fruité, rappelant le soleil et la joie de l'été. Pour elle, le vin était l'accompagnateur de bons moments. « J’ose espérer que tu n’as pas ramené ta horde de paparazzis avec toi ! », l'inquiétude de l'avocat était légitime, car elle ressentait la même chose que lui. Tout comme lui, elle n'avait aucune envie d'être épiée, d'être espionnée. Elle ne voulait pas l'imposer à Myles qui ne faisait pas partie de son monde et qui ne pouvait pas comprendre que cela était son quotidien. Il méritait tout le calme auquel il avait le droit. « Il semblerait que non pour le moment. Mais si jamais c'est le cas, je connais un restaurant qui ne les laissera pas rentrer si je leur demande et on pourra être tranquilles au moins », dit-elle sincèrement en se voulant rassurante. C'était un endroit que son père avait décidé d'acheter quelques mois auparavant, lors de son arrivée à Los Angeles. Une manière pour lui de trouver de la tranquillité non loin de la mer et des merveilleux paysages que la côte californienne pouvait offrir.  « Sinon on peut toujours se transformer en Bonnie et Clyde et prendre la fuite comme des truands ! », souffla-t-elle en se rapprochant de quelques centimètres du jeune homme pour faire comme si elle lui racontait un secret digne des secrets d'état.  De l'extérieur, elle pouvait ressembler à une enfant,  ou à une femme cherchant à initier un rapprochement avec son compagnon de la soirée. Et cela pouvait être peut-être le cas d'une certaine façon. « Sinon quoi de beau dans la vie du grand avocat Myles Larson ?  », s'interrogea-t-elle en posant sa tête sur sa main pour l'écouter attentivement. Parce qu'elle était sincère et réellement intéressée par ce qu'il pourrait lui raconter. Elle le voyait comme un être des plus intéressants, et elle ne s'en cachait pas.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Mar 12 Sep - 21:44

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Myles Larson était loin d’être cet homme confiant et déterminé lorsqu’il s’agissait de relation sentimentale, a contrario de ce qu’il pouvait être dans le cadre de son travail. Car oui, toutes personnes qui évoluaient professionnellement avec Myles le voyaient comme un homme de confiance, un homme ambitieux qui n’hésitait pas à se battre pour ses clients, quitte à tout risquer, quitte à tout perdre. Bien souvent, il y allait au culot et la plupart du temps, cela marchait. Parce qu’il était doué d’une confiance et d’un charisme qui faisaient de toute évidence la différence. Ceci étant, si son travail était sa zone de confort, s’il était sûr de lui dans cet univers dans lequel il évoluait, il l’était beaucoup moins avec les femmes. Malgré tout ce qu’on pouvait croire, Myles Larson n’était pas le genre d’homme à charmer les femmes sans la moindre difficulté, ou s’il le faisait, il ne s’en rendait pas forcément compte. Le fait est que c’était peut-être cela qui attirait la gente féminine, le fait qu’il n’ait pas réellement conscience de son propre potentiel. Il était, avec les femmes, totalement sur la retenue, laissant les choses se faire naturellement, ou parfois même laissant ses partenaires, elles-mêmes prendre les choses en main. Car il n’avait pas cette même assurance avec les femmes qu’il avait dans son milieu professionnel. Il n’était pas certain de pouvoir arriver à ses fins, il n’était pas convaincu de pouvoir plaire ni même d’être en capacité de comprendre les signes que l’on pouvait lui envoyer. Bien souvent, les belles femmes l’intimidaient bien plus qu’il ne voulait le faire croire. Alors oui, il faisait passer cela pour une certaine indifférence, ce qui le rendait bien souvent intouchable ou trop sérieux ; alors que la vérité était que jouer de ses charmes n’était tout simplement pas sa spécialité. C’est pour cette raison qu’au préalable, le jeu sans la moindre ambiguïté de Ludmila Alexander, ce rentre-dedans assumé, avait décontenancé le jeune avocat. Il n’était pas habitué à une provocation telle et s’était retrouvé presque gêné face à cela, parce qu’il ne savait comment réagir ni même comment donner le change. Puis au fil du temps, au fur et à mesure qu’il s’habituait à la présence de la jeune femme et à ces comportements qui franchissaient certes constamment les limites, plus il appréciait ce jeu et plus il rentrait dedans.  Bien sûr, il restait novice en la matière mais Ludmila était parvenue au fil des mois à dérider un homme qui avait bien du mal à ne pas être mal à l’aise dans ce genre de situation. Si bien qu’elle lui avait même appris quelque part à prendre du recul sur son sérieux et à se laisser aller à quelques jeux de charme. Il s’entraînait sur Ludmila et mettait en pratique avec des jeunes femmes qu’il ne voyait que le temps d’une soirée, afin d’oublier un visage qui revenait constamment dès lors qu’il posait ses lèvres sur une autre femme. Un visage qu’il n’avait pourtant plus envie de voir ; et un visage qui s’effaçait étrangement dès lors qu’il se trouvait en compagnie de Mila. Car aussi étrange que cela puisse paraître, Ludmila Alexander, cette jeune femme bien trop populaire et extravagante pour lui, ne le laissait pas totalement indifférent. Elle parvenait à simplement lui faire oublier à quel point il doutait, elle parvenait à lui donner confiance en lui et plus encore, elle lui faisait, l’espace d’un court instant, oublier cette femme aux cheveux d’or qui hantait beaucoup trop son esprit. Cette soirée s’annonçait donc bonne pour le jeune avocat, qui avait pris congé, troquant le bourreau de travail qu’il était pour un certain plaisir, une soirée en compagnie de Ludmila. Bien que ceci ne lui ressemblait guère, surtout depuis ces dernières années où il avait presque totalement mis sa vie privée de côté pour se focaliser sur son travail. Lorsqu’il découvre sa partenaire pour la soirée, un sourire s’affiche immédiatement sur son visage, ravi de la voir certes, mais également d’entrer dans ce jeu qui s’enclenche à la seconde où elle ouvre la bouche, alors même qu’elle prend place à ses côtés. Il ne peut s’empêcher de remarquer ce regard qu’elle pose sur lui, le genre de regard qui l’aurait mis mal à l’aise auparavant mais qu’il appréciait aujourd’hui. Ceci étant il ne relève pas ce regard, se contentant de jouer le jeu d’un rendez-vous faussement manqué, lui assurant que son invité de la soirée se faisait bien trop languir, alors même qu’il venait tout juste d’arriver. « En même temps comme on dit "qui va à la chasse perd sa place", c'est dommage pour elle mais tant mieux pour moi. » La malice qui illumine le visage de cette plus que ravissante brune, fait immédiatement sourire Myles, qui laisse ses doigts s’entremêler. Car oui, malgré le fait qu’il était bien plus à l’aise qu’il l’avait été avec la jeune femme, elle faisait son petit effet sur lui qui le rendait quelque peu fébrile. Parce qu’elle faisait tous ces sous-entendus qui voulaient en dire tellement et auxquels il avait du mal à s’habituer véritablement. « C'est trop tard pour elle maintenant car je ne compte plus rendre ma place » Myles laisse échapper un léger rire, laissant ses lèvres s’agrandir juste à l’image de celles de Mila. Il n’était pas mécontent de voir qu’une femme comme elle pouvait autant apprécier sa compagnie. Car même s’il vivait dans une situation confortable, qu’il pouvait être connu et reconnu dans le cadre de son métier, il n’était en rien populaire, il n’était pas un héritier comme l’était Ludmila et il n’avait pas une vie aussi trépidante que la sienne. Et pourtant, elle semblait l’apprécier tel qu’il était et c’était tout à son honneur. « Ca va, je ne suis pas perdant au change au final. » Un énième sourire qui veut en dire long orne son visage alors qu’il prend place de façon à mieux voir son interlocutrice. Un petit clin d’œil pour appuyer ses propos et son sous-entendu s’en suit avant qu’il ne reporte son attention vers le bar, lui demandant ce qu’elle souhaitait pour débuter cette soirée sous de bons augures. Il remarque d’ailleurs que sa question vient sortir la jeune femme de ses pensées. Et voilà qu’il se demande à quoi elle pense et si elle ne regrette pas d’être en sa compagnie ce soir. Interrogation des plus ridicules puisque finalement, elle était là et elle ne semblait pas vouloir s’échapper. « Un verre de vin blanc ce serait parfait » Aussitôt la requête de la jeune femme énoncée, il prend commande, l’accompagnant également d’un verre de vin, mais rouge pour lui, qui avait de toute évidence sa préférence. Et s’il profite allègrement de la présence de la jeune femme, très rapidement, ses craintes refont surface. Craintes qui pourraient paraître ridicules pour certains mais qui ne l’étaient pas selon Myles qui mettait un point d’honneur à préserver sa vie privée. Pas le genre à paraître dans les magazines ni même à faire parler de lui autrement que par son travail, il redoutait les rumeurs et les on-dit. Rumeurs qui semblaient déjà être aux mains de certains journalistes, au vu de ce qui avait été dit dans le dernier magazine qu’avait lu Micah et qu’elle lui avait rapporté par la suite. D’autant qu’une prétendue relation avec Ludmila n’était pas leur seule préoccupation puisqu’on lui prêtait également  une aventure avec Sonia Levinson. Myles mettait d’ordinaire tout en œuvre pour préserver sa vie privée et voilà qu’elle était en partie exposée et déformée. Il avait définitivement un don pour se mettre dans des histoires beaucoup trop compliquées pour lui. « Il semblerait que non pour le moment. Mais si jamais c'est le cas, je connais un restaurant qui ne les laissera pas rentrer si je leur demande et on pourra être tranquille au moins » La voix rassurante de Ludmila vient sortir Myles de sa rêverie passagère, se demandant comment il en était arrivé à se retrouver dans les magazines. Il reprend alors ses esprits et écoute la jeune femme attentivement. « Je vois que tu as tout prévu » Rassuré par le fait qu’ils avaient une solution de secours, Myles laisse son regard se poser sur leur deux verres de vin déposés devant eux avant de finalement reporter son attention sur elle. « Sinon on peut toujours se transformer en Bonnie et Clyde et prendre la fuite comme des truands ! » Il ne peut s’empêcher de sourire à cette réflexion et plus encore au fait même qu’elle se rapproche de lui. « C’est tentant ! » lâche-t-il avec un malice non dissimulé, se baissant légèrement vers elle pour capter cette confidence. Le fait est qu’en réalité, Myles n’avait jamais volé quoi que se soit dans sa vie, alors ça n’était pas aujourd’hui qu’il commencerait, mais après tout, si une horde de paparazzis débarquaient, la fin justifierait les moyens. Ils se retrouvent alors avec une proximité nouvelle entre eux, sans qu’aucun ne semble décidé à y mettre un terme pour retrouver sa position initiale. « Sinon quoi de beau dans la vie du grand avocat Myles Larson ? » C’était une question à laquelle il ne s’était pas attendu, si bien qu’il n’avait pas de réponse toute faite à cela. Le fait est que ce genre de question avait toujours tendance à être barbante lorsqu’on la lui posait, car ces derniers mois, il n’avait consacré sa vie qu’à son travail et dieu sait que cela pouvait être ennuyant pour son entourage lorsqu’il en parlait avec la plus grande des passions. C’est pourquoi Myles tente dans un premier temps de détourner la question avec une phrase toute faite qui l’amusait plus qu’autre chose. « Mis à part ma partenaire pour la soirée, pas grand chose. » Si cette phrase était une plaisanterie, le fait est qu’il n’en pensait pas moins, Ludmila était une belle femme et il serait aveugle de ne pas l’avoir remarqué. Puis, reprenant son sérieux, il décide de répondre en tout sincérité.  « Tu me connais je travaille beaucoup, et, je ne vais pas te barber avec le boulot pour ce soir, je n’ai pas envie de te faire fuir. » Il esquisse un sourire avant de hausser les épaules, laissant sa main glisser vers son verre. « Et puis, c’est bien connu, je n’ai pas une vie aussi trépidante que celle de Ludmila Alexander. » C’était un fait que personne ne pouvait nier, même si Myles n’était pas le genre de personne à lire les magazines, bon nombre de personne lui avait rapporté quelle vie avait mené et menait encore Ludmila, l’héritière des Alexander. Le fait est qu’ils n’avaient de prime à bord, absolument rien en commun. Mais c’était peut-être cela qui les rapprochait et faisait que tous deux semblaient intrigués par l’autre. C’était surement également la raison de cet engouement autour de leur prétendu rapprochement dans les magazines. « Même si, les magazines ont l’air de se languir de notre potentielle relation ! » C’était un sujet qu’ils n’avaient pas encore abordé, mais le fait est que malgré que cela le fasse doucement rire, les magazines n’étaient pas les seuls à se demander s’il se passait ou non quelque chose entre eux, juste à l’image des messages que Naïa lui avait envoyé sur le sujet… A l’instant même où la jeune blonde lui vint à l’esprit, il secoue la tête, afin de l’évacuer immédiatement de ses pensées. Il ne devait pas penser à elle, pas ce soir. Il attrape alors son verre qu’il avance vers Ludmila. « A cette fameuse soirée qu’on prévoit depuis si longtemps. » Un bref clin d’œil marque son visage avant qu’il ne vienne faire chuinter son verre à celui de celle avec qui il allait passer une très agréable soirée, il en était convaincu.  
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Jeu 28 Sep - 15:13

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Maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon
myles larson and ludmila alexander ※
i regret nothing. there have been things i missed, but i ask no questions, because i have loved it, such as it has been, even the moments of emptiness, even the unanswered-and that i loved it, that is the unanswered in my life.


Dans bien des domaines, Ludmila Alexander manquait énormément de confiance en elle et cela ne datait pas d'aujourd'hui. Depuis l'enfance, elle ne parvenait pas à être la femme complètement confiante, ayant une estime importante d'elle-même. Elle avait essayé de faire un travail sur elle-même, de se voir différemment et elle devait dire que maintenant qu'elle était totalement sobre, qu'elle allait arrêter de céder à ses anciens démons, elle était parvenue à faire un long chemin. A prendre la bonne direction. Elle avait encore une certaine route à parcourir avant de pouvoir se voir comme une personne exceptionnelle aux nombreuses qualités, néanmoins elle avait avancé. Elle progressait petit à petit, elle cessait de voir uniquement tous les petits défauts qui pouvaient la caractériser et elle parvenait à remarquer les bons côtés de sa personnalité. Et comme Lissa et Alec aimaient lui dire, ils étaient nombreux. Elle n'était pas que cette jeune femme au caractère explosif, pouvant en quelques secondes se transformer en lionne. Au quotidien, c'était ses qualités qui apparaissaient en premier, surtout quand elle s'occupait des personnes au sein de sa fondation. Dans des moments si privilégiés, si particuliers, elle dévoilait toute l'étendue de son coeur. Ce muscle cardiaque qu'elle prenait soin de protéger depuis des années, mais qui était pur, nullement aussi obscur que sa chevelure. Pour les autres, elle était prête à tout, n'ayant parfois aucun mal à se mettre en retrait pour qu'ils puissent être heureux. Pour qu'ils aient la chance de connaître une parcelle de bonheur. C'était ce qui la poussait à s'investir avec autant de passion et d'ardeur dans son association. Elle avait cessé de compter les heures qu'elle était amenée à passer pour amener de la lumière dans cet univers obscur ou pour faire naître des sourires sur les visages des êtres démunis. Des êtres dont les âmes avaient été blessées, piétinées parfois par  toute l'humanité. Et malgré le fait qu'elle avait mis du temps à trouver sa voie, quand elle entendait le rire des enfants, quand les sanglots cessaient de se briser dans un silence angoissant, elle comprenait qu'elle avait fait le choix de sa vie. Qu'elle était faite pour cette femme donnant aux autres, car c'était en leur apportant tout ce dont ils avaient besoin qu'elle avait le droit de connaître elle aussi la joie. Elle ne pouvait guère cacher que c'était d'ailleurs cette fondation qui lui avait permis de se relever à la sortie de l'hôpital. Sans ces personnes et sans son entourage qui lui offraient un foyer réconfortant, elle se doutait qu'elle n'aurait pas réussi à s'en sortir. Qu'elle aurait repris la route vers les ténèbres, que la lumière aurait cessé d'étinceler et de l'appeler. Jamais elle ne pourrait regretter ce désir qu'elle avait eu de dédier son existence aux autres. Grâce à ce changement, elle n'était plus aussi perdue qu'elle pouvait l'être auparavant. Elle arrêtait de se voir comme la pire des personnes. Et il y avait les hommes qui l'aidaient à obtenir l'affection dont elle avait besoin parfois. Cela faisait des années qu'elle les utilisait pour se sentir mieux. Ils étaient des pions dans une partie d'échec dont elle était la reine. Rares étaient les fois où elle avait accepté de passer plus d'une nuit en compagnie de certains d'entre eux. Elle pouvait certainement les compter sur une main, tellement ils étaient peu nombreux. Tandis que son tableau de chasse était une liste dont elle n'était pas nécessairement fière maintenant qu'elle n'était plus cette provocatrice extravagante. Elle aimait se perdre dans des étreintes passionnées à la fin d'une soirée après quelques danses au rythme d'une musique enivrante. Si elle n'était pas en mesure de dire qu'elle les attirait tous, ses tenues sexy et son charme avaient pendant longtemps fait des ravages au Viper Room auprès de la gente masculine. Et elle avait cessé de compter ceux avec lesquels elle avait fini par passer une nuit. Quelques heures simplement destinées à oublier tout le reste, à faire le vide dans son esprit. Ils n'étaient que des corps supposés satisfaire des désirs, jamais elle n'avait cherché à en savoir davantage sur eux et il n'était pas dans ses habitudes de les rappeler pour un dîner rempli de conversations. Si pendant longtemps, ce comportement avait été plus fréquent chez les hommes, elle faisait partie de ces femmes modernes assumant sans complexe une sexualité débordante. Elle n'avait pas peur de charmer et de séduire pour obtenir tout ce qu'elle souhaitait. Néanmoins, aujourd'hui elle n'était plus totalement la même. Car elle continuait de guérir les plaies de son âme mais elle en avait fini d'apaiser ses peines par des nuits de sexe avec des hommes dont elle oubliait le nom au petit matin. Elle ne voulait plus être cette personne. D'une certaine manière, elle pouvait l'avouer elle s'était s'assagie. Mais certaines habitudes demeuraient et les semaines qu'elle avait passé à flirter ouvertement avec Myles Larson en était une preuve. Elle avait aimé ce jeu qu'elle avait fait naître entre eux. Cependant contrairement à autrefois, elle ne s'était pas jetée sur lui, elle ne lui avait pas proposé un rendez-vous dans un bar en pleine soirée pour terminer chez elle après quelques verres. Parce qu'elle appréciait chaque discussion qu'ils avaient quand ils étaient amenés à se voir. Elle ne le voyait pas uniquement comme un homme attirant, malgré tout le charme qu'il avait. Car aussi rare que cela pouvait être, elle aimait passer du temps avec lui, parce qu'il lui permettait d'oublier l'homme responsable de tous les maux de son organe vital. Il apportait du soleil dans ses journées et progressivement au fil du temps elle avait pu remarquer qu'il n'était plus aussi sérieux que le jour où ils s'étaient rencontrés pour la première fois. Ils avaient un effet positif l'un sur l'autre. Et c'était tout ce dont elle avait besoin, tout ce qu'elle recherchait, suffisamment pour lui proposer une soirée ensemble. S'agissait-il d'un véritable rendez-vous ou d'un banal dîner entre deux êtres s'appréciant, elle ne connaissait pas la réponse. Pourtant, pour cacher cette légère nervosité qui naissait dans son esprit, elle la fit disparaître instantanément en s'approchant du jeune homme qui l'attendait, utilisant toutes les armes qu'elle avait en elle. Et en remarquant le sourire de Myles, elle fut ravie de constater que cela fonctionnait totalement. « Ca va, je ne suis pas perdant au change au final. », à son tour son visage se détendit et elle laissa un immense sourire sincère apparaître sur ses traits, flattée par la remarque qui venait de lui être faite. S'il n'était pas perdant, elle savait parfaitement qu'elle ne l'était pas non plus. Elle avait une place que beaucoup devaient lui envier, que multiples femmes auraient désiré avoir, elle n'en doutait pas. Car malgré le manque de confiance qu'elle pouvait lire dans l'esprit de l'avocat, elle savait aussi qu'il avait tout de l'homme idéal. Son charme fou le rendait attirant et si beaucoup avaient la mauvaise habitude d'en jouer à outrance, ce n'était pas son cas, ce qui le rendait d'autant plus séduisant. Mais il n'y avait pas que cela qui en faisait un partenaire des plus appréciables. Sa passion pour  le droit et sa dévotion étaient des qualités qu'elle admirait. Myles Larson n'était pas comme tous les autres, il avait ce quelque chose en plus de suffisamment magnétique pour faire naître de l'intérêt chez l'héritière des Alexander. « Je ne suis pas perdante non plus il me semble », déclara-t-elle sincèrement, en rendant son clin d'oeil au jeune homme, avant de s'installer à ses côtés. Même si elle ne doutait pas du bon moment, qu'ils allaient passer ensemble, elle ne pouvait guère s'empêcher de se dire que sa simple présence risquait à tout moment de provoquer une arrivée de paparazzis en quête de scandales. Comme à chaque fois, elle avait pris des précautions mais elle savait que sa vie avait cette mauvaise tendance à attirer les rumeurs. A faire propager des photographies ne dévoilant qu'une vaste comédie. Et elle n'avait aucune envie d'imposer une situation de la sorte à Myles. Il méritait de connaître la tranquillité, encore plus car il n'était pas accoutumé à l'univers dans lequel elle vivait, alors elle se permit de le rassurer autant qu'elle le pouvait. « Je vois que tu as tout prévu ». Elle y était obligée,  elle n'avait pas le choix pour ne pas voir chacun de ses gestes affiché en grand dans des journaux à scandale. C'était un mode de vie contraignant qui était malheureusement destiné à rester le sien, car elle ne pouvait pas changer son nom de famille. Ni disparaître comme elle voulait le faire croire à l'avocat pour l'amuser. « C’est tentant ! ». Si elle avait dit ceci sur le ton de l'humour, elle ne pouvait pas cacher qu'à plusieurs reprises elle y avait pensé, se laissant tenter par cette idée apparaissant comme plus qu'agréable. « Dans ce cas il faut qu'on trouve une destination mon cher. On ne peut pas s'enfuir sans avoir un plan  » répondit-elle malicieusement, posant sa tête sur sa main pour écouter ce qu'il pourrait lui trouver comme projet de fuite. Une certaine proximité naquit entre eux, la distance se réduisant peu à peu et à aucun moment elle ne chercha à y mettre fin, choisissant de rester pour profiter de cette chaleur appréciable qu'elle sentait dans ses veines. Elle se doutait de ce que cela pouvait faire croire de l'extérieur, sauf qu'elle avait décidé de ne pas s'en préoccuper. Cela lui importait peu. « Mis à part ma partenaire pour la soirée, pas grand chose. », devant sa réponse, elle leva les yeux au ciel, sentant malgré tout une légère chaleur se propager dans ses joues. Il se la jouait flatteur, et s'il cherchait par ce compliment à la faire se sentir bien, il y parvenait totalement. « Tu me connais je travaille beaucoup, et, je ne vais pas te barber avec le boulot pour ce soir, je n’ai pas envie de te faire fuir. » . Les doigts jouant avec son verre et l'écoutant attentivement, elle savait qu'elle n'avait aucunement la volonté de prendre la fuite, de quitter cette chaise pour se trouver une meilleure occupation. Au contraire, elle ne doutait pas de la place qu'elle avait. « Et puis, c’est bien connu, je n’ai pas une vie aussi trépidante que celle de Ludmila Alexander. ». Il se trompait sur ce point car même si pour tous les paparazzi son quotidien paraissait exaltant et excitant, elle était rentrée dans une certaine routine. Dans une monotonie qui lui plaisait, n'ayant pas besoin d'une existence faite de montagnes russes. « Ta partenaire de la soirée te retourne le compliment et tu peux la croire quand elle te dit que si tu as envie de lui parler de ton travail, elle ne partira pas du tout.  », rétorqua-t-elle en lui adressant un petit sourire pour qu'il la croit. Elle faisait partie de ceux aimant les passionnés et Myles était l'un d'entre eux alors l'écouter était plaisant. « Quant à ma vie tu sais, tout ce que l'on peut dire sur moi n'est pas vrai .... », ajouta-t-elle en hochant la tête. Presque tout était faux et quand enfin une vérité était dévoilée, elle était exposée sous un angle vendeur, juste pour inciter chaque être à acheter des torchons n'en valant pas la peine. Il suffisait de lire les articles narrant une probable relation entre elle et son partenaire de la soirée pour comprendre qu'un rien provoquait un incendie. Et par le passé, elle se souvenait encore très bien des rumeurs sur Alec et elle et des fous rires qui s'en étaient suivis. Tels des enfants, ils s'en étaient amusés, ils en avaient ri et ils en avaient joué. Mais de nouveau, elle ne pouvait pas obliger Myles à le prendre d'une manière aussi désinvolte. « Même si, les magazines ont l’air de se languir de notre potentielle relation ! » . C'était à croire qu'ils avaient eu les mêmes pensées, qu'il y avait songé tous les deux à la même seconde. Au premier regard, ils étaient différents, ils n'avaient pas les mêmes habitudes, une vie des plus dissemblables, mais c'était leur envie de faire le bien, d'aider les autres qui les avaient à se rencontrer. Et elle ne le regrettait pas. « Tout le monde se demande si tu es ma nouvelle proie. Ils doivent s'interroger sur les méthodes que tu as employé pour m'attirer dans tes filets, à moins que ce soit moi qui t'ait pris au piège dans les miens. Dans les deux cas, le pourquoi du comment intéresse tout le monde.  » , lança-t-elle d'une voix amusée, le visage éclairé par le malice avant de poser un regard rempli de sous-entendus sur le jeune homme. Un regard ressemblant à la séductrice qu'elle continuait d'être et qui jouait avec plaisir - et sincérité - avec son partenaire de jeu. Et il n'était pas un simple partenaire, il faisait naître des sensations dans son organisme. « A cette fameuse soirée qu’on prévoit depuis si longtemps. ». Levant son verre, elle trinqua avec plaisir avec Myles avant de boire une gorgée de son vin blanc qu'elle laissa quelques secondes dans sa bouche pour le savourer. Elle profitait allégrement, elle lâchait prise sur tout le reste sans se dire qu'elle faisait quelque chose de mauvais ou de néfaste. D'un geste, elle repoussa l'une de ses mèches de cheveux en arrière pour dégager son visage. « J'espère que tu ne regrettes pas d'avoir dit oui en tout cas. Tu en as le droit mais j'en serai déçue si c'était le cas », confessa-t-elle sans une once de mensonge. Elle n'avait pas nécessairement l'habitude d'écouter l'avis des autres ou de s'en importer, mais pas avec lui. Parce que comme elle ne cessait de se le répéter et de le comprendre dans son âme, Myles Larson n'était pas une proie sur son tableau de chasse.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Dim 29 Oct - 13:06

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Myles n’a pas toujours été l’homme d’influence, l’homme d’ambition, de charisme et de force qu’il est aujourd’hui. Il n’a pas toujours été celui qu’on sollicite, celui qu’on regarde, celui sur lequel on écrit, celui qu’on invite à un rendez-vous et celui qui impressionne par sa capacité déconcertante à toujours obtenir ce qu’il veut dès lors qu’il a décidé qu’il l’obtiendrait. Non, Myles n’a pas toujours été cet homme et ceci est le fruit d’un long travail qu’il a eu à faire sur lui-même tout au long de sa vie, un travail sur lequel il a beaucoup bûché sous l’influence et l’impulsion de ce père qui a toujours été un véritable modèle pour lui. Car c’était pour lui qu’il faisait d’abord les choses. Et s’il n’était pas persuadé de pouvoir être un aussi grand homme que l’était son père, au décès de ce dernier, il a su, par la force de sa détermination qu’il y parviendrait. Il voulait le rendre fier, terriblement fier et cela même s’il ne pouvait guère le voir. Quelque part, il espérait qu’il veillait encore sur lui, d’où il se trouvait et qu’il était fier, fier de l’homme qu’il était et qu’il devenait chaque jour. Parce que ça n’était pas quelque chose qui relevait de l’évidence au préalable. En effet, Myles, durant son enfance et son adolescence n’était pas le genre d’enfant populaire qui brillait par son humour ou son physique. Non pas qu’il ait un physique disgracieux, mais les ravages de l’adolescence ne l’avaient guère loupé. Et puis, il fallait le dire, il n’était au préalable pas doté d’une sensibilité vestimentaire très avancée. Celle-ci ne s’est développée que plus tard, dès lors qu’il a compris que l’élégance aidait. Aidait à prendre confiance en soit, mais aussi et surtout face aux autres. Car ainsi, on l’écoutait davantage et il imposait un certain respect. Adolescent, Myles était le genre de garçon un brin réservé, qui ne le mêlait qu’à ses amis proches et qui passait son temps à la bibliothèque plutôt qu’à la salle de sport ou à courir après les filles. Alors oui, il a toujours fait preuve d’une intelligence rare, il était celui que les professeurs préféraient et qu’on allait voir dès lors qu’il s’agissait de plus amples explications. Mais ce n’était pas ce qui plaisait à cette époque. Bien au contraire. Mais tout a pris une tournure différente dès lors qu’il a foulé les bancs de l’université où toutes les portes lui furent ouvertes l’une après l’autre, où on a pris conscience de son potentiel et qu’on l’a regardé autrement que comme un simple intellectuel sans grand intérêt. Et aujourd’hui, Myles Larson était un homme accompli. Le genre d’homme en qui on avait confiance, sur lequel on pouvait se reposer, qui impressionnait par son charisme, sa prestance et son intelligence. Plus encore, il maniait l’art de la parole à merveille, en faisant un très bon orateur. On reconnaissait cela en lui, comme on reconnaissait également sa capacité à obtenir ce qu’il voulait, à travailler et à se donner corps et âme pour chacun de ses dossiers, ceci même si parfois, il pouvait être pour les personnes du camp adverse, une vraie plaie. Parce qu’il n’arrêtait jamais, pas jusqu’à ce qu’il n’ait obtenu gain de cause. Alors oui, il avait perdu quelques affaires dans sa carrière, qui n’en avait pas perdu après tout, mais ça n’était jamais arrivé par un manque d’implication ou de persévérance de sa part. Aujourd’hui Myles était un tout autre homme et avait laissé l’adolescent introverti derrière lui. Ceci étant s’il y avait bien une chose qui était resté malgré les années, c’était bien ce côté un brin sage du jeune homme. Il n’était pas le genre à faire dans les excès –sauf peut-être de caféine et de boulot – faisait souvent des choix réfléchis, ne se lâchait pas et menait une vie faite de bon sentiments. Pour autant, si pour certain et cela était le cas de Ludmila Alexander, l’âge permettait de s’assagir, l’effet inverse avait touché le jeune homme. Plus le temps passait, moins il devenait sage et réfléchi. Bien sûr, cela ne touchait guère son boulot, parce qu’il n’avait jamais réellement été le genre d’homme sage dès lors qu’il fallait défendre les intérêts de ses protégés. Mais sa vie privée avait pris un nouveau tournant depuis sa rupture avec Naïa. Elle avait eu un effet dévastateur sur l’homme bon et respectueux des femmes qu’il était. Si Ludmila Alexander avait cessé de choisir ses proies pour une nuit avant de les jeter au petit matin sans même s’être intéressée à leur prénom, Myles avait prit le relai. Ce genre de comportement ne lui ressemblait pas. Parce qu’il n’agissait pas ainsi. Toute sa vie, on lui avait inculqué des valeurs. Celle du respect, de l’écoute et de la considération. Il ne faisait pas aux autres ce qu’il ne voulait pas qu’on lui fasse. Et pourtant aujourd’hui, il avait tant d’histoire avec la gente féminine qu’il en était incapable de préciser le nombre. Ses histoires sans lendemain, celles où il couchait avec la première venue pour ensuite lui ruiner tout espoir d’un quelconque futur, ne se comptaient plus. Toute notion de culpabilité s’était évacuée à l’instant même où son cœur s’était brisé. Car c’était ce qu’il était, brisé, anéanti par cette femme qu’il pensait connaître ; alors même qu’il s’évertuait à dire que tout cela n’avait aucune importance pour lui, qu’il n’était pas touché et qu’elle n’avait été qu’une femme parmi tant d’autres dans sa vie. C’était un ramassis d’absurdités mêlé à un déni profond qui ne laissait pas dupe son entourage. Alors il faisait ces derniers temps n’importe quoi. Parce qu’au fond, il était blessé et qu’il ne pouvait avoir la femme qu’il désirait. Ou tout au moins, il ne voulait plus l’avoir, ou tentait de s’en convaincre. Il couchait avec la première femme qu’il trouvait à son goût sans le moindre sentiment et il aimait ça. Ceci même si au fond, ça n’était pas vraiment lui. Pourtant, les choses étaient différentes avec Ludmila Alexander. Il connaissait la réputation sulfureuse de la jeune femme et il aurait probablement pu s’embarquer dans l’une de ces histoires sans lendemain, le genre d’histoire que la jeune héritière accumulait et qui faisait l’actuel quotidien de jeune Larson. Pour autant, ça n’est pas ainsi que cela se passait. Parce qu’elle faisait ressortir en lui, l’homme qu’il était véritablement et outre le fait qu’elle l’intimidait légèrement, il n’avait pas envie de coucher avec, simplement pour le plaisir du sexe sans attache. Non. Il avait envie de déceler en elle la véritable personne qu’elle était, il avait envie d’apprendre à la connaître et de voir son sourire naître à chacun de leurs échanges. Il ne savait pas bien ce qu’était ou qu’allait être leur relation, mais il ne faisait aucun doute que Myles était sous le charme de cette jeune femme, pourtant aux antipodes de ce qu’il était. Cela s’illustrait d’ailleurs à la perfection par leur échange, mêlé d’un flirt et de sous-entendus évidents, alors qu’ils étaient tous deux installés au bar. « Je ne suis pas perdante non plus il me semble. » Encore une fois, ils en allaient de compliments en sous-entendus sans la moindre gène, définitivement ravis d’avoir à partager une soirée l’un avec l’autre. Le sourire de la jolie brune, accompagné d’un clin d’œil qui voulait en dire long fit naître un énième sourire sur le visage de l’avocat qui commençait à doucement se perdre dans ce jeu auquel ils jouaient depuis des semaines. Il l’appréciait. Véritablement. Alors oui, elle n’était pas Naïa mais c’était exactement ce qu’il aimait chez elle. Elle n’était pas comme Naïa. Elle ne lui ressemblait en rien et pourtant, il n’avait à cet instant, d’yeux et de pensée que pour elle. Les belles femmes ne manquaient pas dans ce bar, mais Myles ne quittait pas des yeux Ludmila, littéralement subjugué par cette femme. Ceci même si elle n’appartenait guère à son monde et que quelques angoissent naquirent à l’instant même où il songea à cette foule de paparazzis en mal de scandale qui devait probablement les observer, se délectant de l’argent qu’ils allaient pouvoir se faire avec leurs nouveaux clichés. Mais Ludmila eut le mérite de le rassurer immédiatement, plaisantant sans retenue sur une probable évasion. Fictive certes, mais qui donnait terriblement envie. « Dans ce cas il faut qu'on trouve une destination mon cher. On ne peut pas s'enfuir sans avoir un plan. » De cet air malicieux qui faisait d’elle la personne qu’elle était, elle pose sa tête au creux de la paume de sa main, afin de lui offrir toute son attention et plus encore, faisant naître une certaine proximité entre eux. Une proximité qu’il appréciait sans le moindre doute. Le jeune homme, un mince sourire aux lèvres leva les yeux, réfléchissant au lieu parfait pour s’évader véritablement. S’il avait déjà beaucoup voyagé avec son père, il n’avait pas vu tout ce qu’il avait envie de voir dans ce monde qui regorgeait de trésors. « Et bien, j’ai toujours rêvé de voir les chutes d’Iguazu en Argentine. Mais ça ne va pas arrangé les rumeurs sur notre cas, ça ! » Il laisse échapper un petit rire amusé. Parce que s’il ne lisait habituellement pas les journaux à scandale, ces derniers temps, il en faisait tant l’objet qu’il en était contraint. De loin, cette scène prêtait terriblement à confusion c’était une certitude. Toute personne extérieure pourrait aisément croire qu’il s’agissait là d’un rencard. Si le jeune homme ne s’était pas posé la question de savoir ce qu’était véritablement cette soirée, il savait qu’il n’aidait pas à ce que ce rendez-vous reste seulement professionnel ou amical. Il décida même que ça n’était guère le moment ni le lieu pour parler boulot, lui qui adorait pourtant en parler, véritablement passionné par son travail. Non, il préférait la flatter, parce que c’est tout ce qu’il ressentait à cet instant présent. « Ta partenaire de la soirée te retourne le compliment et tu peux la croire quand elle te dit que si tu as envie de lui parler de ton travail, elle ne partira pas du tout. » Elle affiche un mince sourire qu’il lui rendit immédiatement. Le fait est qu’il n’avait pas du tout envie de parler boulot ce soir. Car finalement c’était de cela qu’était faite la plupart de leur conversation, mêlée certes à un jeu de séduction dangereux, mais tout de même. « Quant à ma vie tu sais, tout ce que l'on peut dire sur moi n'est pas vrai .... » Il le savait. C’était évident dès lors qu’il voyait des articles faisant état d’une potentielle relation entre eux, et plus encore lorsqu’il en voyait d’autres sur une histoire d’amour adultérine entre lui et Sonia Levinson. Alors oui, ils avaient donné matière à cela, mais il n’y avait finalement aucune véritable histoire d’amour entre eux, d’autant plus que Sonia avait été plutôt clair sur ce qu’allait être leur relation aujourd’hui. « J’imagine bien qu’ils s’amusent à déformer et à amplifier le moindre élément de ta vie. Mais tu ne peux pas dire que tu ne vis pas une vie mouvementée Mila. » Car oui, si les écrits pouvaient mentir sur la vie de la belle héritière, ses interviews et les clichés la représentant ne mentaient pas. Ludmila Alexander avait une vie faite de démesure et de paillettes, cela ne faisait l’ombre d’un doute, malgré tout ce qu’elle pouvait dire. Mais le fait qu’elle soit là, ce soir, montrait à la perfection que cette femme ne se résumait pas seulement à cette luxure et ce monde aseptisé. C’était ce qu’il aimait chez elle. Et c’était probablement ce qui plaisait à ces magazines qui semblaient trouver que la potentielle relation entre une riche héritière et un avocat au grand cœur était digne d’un grand intérêt. Presque autant que pouvait l’être celle du prince Harry et sa nouvelle fiancée. « Tout le monde se demande si tu es ma nouvelle proie. Ils doivent s'interroger sur les méthodes que tu as employé pour m'attirer dans tes filets, à moins que ce soit moi qui t’aie pris au piège dans les miens. Dans les deux cas, le pourquoi du comment intéresse tout le monde. » Derechef, il sourit, répondant aisément à ce regard amusé, faisant naître à nouveau la séductrice que la jeune brune était. Totalement réceptif, Myles hausse les épaules, s’approchant légèrement d’elle, juste à la manière d’une confession. Car si ça n’était guère un secret, il n’était pas forcément à l’aise avec les effusions de séduction. Quand bien même avec Mila, les choses semblaient plus faciles qu’avec les autres. « Je pense sincèrement que je suis celui qui a été pris dans tes filets, mais je dois dire que ça ne me déplait pas du tout. » Il capte son regard, afin d’y laisser transparaitre tout ce qu’il pensait à cet instant précis. Le fait est que cette proximité et ce lot de flatterie devenaient bien trop tentants pour lui. Il se perd un instant dans son regard avant de finalement rompre cela par la venue de leur commande. Ils ne tardent pas à trinquer à cette soirée qui, il en était persuadé allait être plus qu’agréable. « J'espère que tu ne regrettes pas d'avoir dit oui en tout cas. Tu en as le droit mais j'en serai déçue si c'était le cas » Il laisse échapper un petit rire, après avoir pris une gorgée de ce vin dont son palais semblait se délecter. Il était évident qu’il ne regrettait pas le moins du monde d’être là ce soir. Il n’y avait qu’à regarder ce sourire stupide qui ne cessait d’illuminer son visage. « Je serais un idiot de le regretter. C’est surtout toi qui doit regretter de te retrouver avec un homme du commun des mortels. » Il l’assène d’un nouveau clin d’œil avant de reposer son verre sur le bar. Myles ne cherchait pas les compliments, ça n’était pas son genre. Il manquait juste cruellement de confiance en lui et cela resurgissait parfois, mêlé d’un humour certain.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Sam 18 Nov - 18:02

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Maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon
myles larson and ludmila alexander ※
i regret nothing. there have been things i missed, but i ask no questions, because i have loved it, such as it has been, even the moments of emptiness, even the unanswered-and that i loved it, that is the unanswered in my life.


Quand on naissait Ludmila Alexander, il était normal d'être entourée par un bon nombre d'individus. Par tellement de personnes qu'il devenait difficile de les compter. Depuis toute son enfance, il y avait eu les amies de sa mère, des anciennes mannequins un peu névrosées appréciant beaucoup trop le botox. Il y avait aussi eu les associés et les partenaires de son père, puis elle avait connu toute la haute société new yorkaise ainsi que celle de la cité des anges. C'était les règles lorsqu'on faisait partie de cet univers doré. Il était important d'être vus, de se faire voir et de bien s'entourer. Même des inconnus la connaissaient tandis qu'elle ne savait rien d'eux, qu'elle pouvait à peine se rappeler de leurs visages. Et certainement pas de leurs prénoms. A force elle avait pris l'habitude. Elle n'avait pas eu le choix, elle était une personnalité publique par son nom. Par ses origines. Parce qu'elle était née Alexander, que son père avait construit un empire et qu'elle n'avait probablement pas le choix à part l'accepter. Pourtant, cela ne voulait pas dire pour autant que tous les êtres habitués à voir sa tête dans les magazines, que tout ceux qu'elle avait croisé dans un gala de charité ou dans un quelconque défilé savaient qui elle était véritablement. Ils pensaient la connaître car elle était quelqu'un, mais il ne savait pas qui elle était. Elle avait une image quand elle était en public, surtout maintenant qu'elle avait sa fondation. Pour la protéger, pour s'assurer que son association ne risquait pas de souffrir de cette réputation qu'elle avait eu, elle tentait de s'approcher de la perfection. Elle avait presque l'impression d'y parvenir, d'avoir réussi à faire disparaître certains côtés d'elle-même. Evidemment, c'était faux. Ils trônaient toujours quelque part au fond d'elle-même, c'était une certitude, sauf qu'elle ne le dévoilait pas. Peu de personnes avaient le droit de connaître toutes les facettes de Ludmila. De percevoir les fêlures cachées quelque part derrière une carapace englobant son âme. C'était une femme différente qui chaque jour évoluait dans la société, parmi toutes les silhouettes s'activant dans les rues de Los Angeles. Il était rare de la voir franchement et sincèrement, sans tous les artifices imposés par son statut. Mais elle avait appris à assumer petit à petit, l'image qu'elle renvoyait d'elle-même. Ainsi elle se protégeait aussi elle-même, c'était ce qu'elle aimait se dire. Et fort heureusement, il y avait aussi ceux avec qui les mensonges étaient totalement inutiles. Des êtres qui savaient tout ce qu'elle n'avouait pas et qui l'aimait tout de même. Malgré tous ses défauts et toutes ses imperfections, ils demeuraient auprès d'elle. Elle ne pouvait s'empêcher de songer à Alec et Lissa. Ils étaient les meilleurs soutiens que l'on pouvait désirer avoir avec soi. Du début à la fin, ils avaient été là, alors qu'elle savait totalement qu'elle n'avait pas été l'amie la plus simple à gérer. Elle avait plutôt tendance à ressembler aux âmes torturées. Si par le passé, il avait été difficile pour elle d'en parler, d'avancer pas après pas, elle savait tous les progrès faits depuis presque deux ans. Deux années de combat et si la lutte n'était pas terminée, elle se sentait tout de même victorieuse. Surtout lors de ces moments éphémères mais sacrés où elle oubliait les fêlures de sa chair pour se focaliser sur l'instant présent. Elle repoussait toutes ses limites, elle exposait le meilleur d'elle-même aux yeux du monde avec un sourire des plus sincères sur les lèvres. Comme lorsqu'elle était avec Myles Larson. Elle ne savait pas si c'était la simple compagnie du jeune homme qui avait à chaque fois le pouvoir de tout rendre plus agréable, mais elle se sentait toujours elle-même à ses côtés. Comme s'il la voyait telle qu'elle était véritablement et qu'il parvenait à ressortir toute la lumière dans un ciel rempli de nuages. Il ne connaissait pas tout sur elle mais il en savait suffisamment sans avoir eu accès à ses secrets les plus profonds. Cependant, elle avait la sensation que malgré tout, que quelque part au fond de lui  il savait qu'elle n'était pas que ce que l'on disait d'elle. Qu'il y avait autre chose. Et contrairement à bon nombre d'individus, il n'avait pas pris la fuite. Il était resté et il continuait d'être là, rendant tout incroyablement plus plaisant. Il appliquait un baume doux sur des vilaines cicatrices que même le temps n'avait pu guérir. Elle ne faisait pas que jouer avec Myles. Oui il y avait un certain jeu de séduction entre eux, sauf que celui-ci était sincère. Elle ne l'ajoutait pas sur une liste de prétendants pour établir un quelconque record. Elle le charmait parce qu'elle le désirait, tout comme elle lui parlait car elle aimait les conversations qu'ils étaient amenés à partager. Chaque minute où ils étaient ensembles, elle les appréciait,  et elle en redemandait, comme leur dîner du soir le prouvait. Cette soirée elle l'avait attendu pendant des semaines, chacun ayant des emplois du temps difficiles à concilier mais le sourire sincère qui ne quittait pas ses lèvres prouvait qu'elle avait fait le bon choix en lui proposant un repas. Elle ne pouvait pas être avec Wesley, le destin leur avait prouvé qu'ils n'étaient pas faits pour être ensembles. Que malgré les sentiments qu'elle continuait d'éprouver, il était impossible qu'il y ait plus. Il n'y avait plus rien, le passé était passé et il était interdit qu'elle vive pour l'éternité dans des souvenirs douloureux d'un amour perdu,  donc il était temps pour elle d'aller de l'avant. De faire quelque chose capable de lui apporter un peu de joie.   « Et bien, j’ai toujours rêvé de voir les chutes d’Iguazu en Argentine. Mais ça ne va pas arranger les rumeurs sur notre cas, ça ! », elle écouta attentivement le jeune homme évoquer la destination de son choix, tandis qu'un petit sourire malicieux fit son apparition à l'entente de son rire. La tête toujours posée au creux de sa main, elle fit mine de réfléchir devant sa réponse, faisant semblant de chercher à savoir si elle était d'accord pour partir avec lui en Argentine. Après avoir maintenu un soupçon de suspens, un éclair d'amusement naquit dans ses iris tout en regardant Myles avec un intérêt nullement dissimulé.  « Tu sais quoi ? J'ai jamais été en Argentine ! Ca doit faire partie des pays que j'ai jamais visité, donc c'est une excellente idée. Peu importe s'il y a des rumeurs sur notre compte, tu sais il y en aura toujours..... Des gens pensent parfois qu'Alec trompe Lissa avec moi je te signale, donc Argentine ou pas , on fera pas taire les rumeurs. Encore moins en dînant ici tous les deux à la vue de tout le monde. », répondit-elle naturellement pour dédramatiser la situation. En temps normal, elle se préoccupait de ce que l'on pouvait écrire sur elle, de ce que tout le monde aimait faire croire sur son compte, sauf que pour l'heure, elle rêvait surtout de continuer à passer du bon temps. Et après tout, savaient-ils eux même de quoi il était question durant ce dîner ? Ils s'amusaient tellement à se charmer depuis qu'ils se connaissaient que pour sa part le jeu était devenu réel. Elle ne le faisait pas que pour rire ou pour le déstabiliser; comme cela arrivait tout le temps auparavant. Sans doute car quelque part Myles lui plaisait et qu'elle appréciait la certaine proximité qui existait. Peu importe ce que l'on pourrait écrire dès le lendemain matin, elle y penserait plus tard.   « J’imagine bien qu’ils s’amusent à déformer et à amplifier le moindre élément de ta vie. Mais tu ne peux pas dire que tu ne vis pas une vie mouvementée Mila. » , sa vie avait été remplie de débordements sans pareils, d'excès quasi quotidiens et d'aventures avec tout un tas d'hommes qui avaient été affichés en première page des plus grands journaux à scandale. Elle avait toujours fait dans la décadence,  parfois elle avait même agi volontairement pour faire réagir son père, ou pour prouver qu'elle existait. Car elle savait que quoi qu'elle pouvait faire, qu'à la seconde précise où elle se rendait quelque part, tout était observé. Et jusqu'à il y a quelques temps, elle en avait profité. Dorénavant, elle faisait attention, tout du moins elle veillait à exposer ce qui n'était pas honteux.  « Si mon père n'était pas Charles Alexander, on ne s'intéresserait pas à ma vie et on ne trouverait pas que ma vie est mouvementée dès que je sors pour prendre un café. », dit-elle d'une voix posée, dans laquelle il était possible de percevoir une grande sincérité, mêlée à la fragilité qu'il était coutume pour Ludmila de camoufler. Car elle n'aimait pas se sentir vulnérable. Tout du moins en général. Avec Myles, elle se fichait qu'il sache la vérité, elle n'avait pas peur qu'il en profite.  « Ma vie est beaucoup plus calme qu'avant tu sais. Il paraît que c'est ça devenir mature ou un truc du genre.  », ajouta-t-elle dans une pointe d'humour pour ne pas faire dévier la conversation vers un sujet trop profond ou trop lourd. Ce n'était pas qu'elle était effrayée à l'idée de retirer sa carapace, mais elle n'avait pas envie de le faire ce soir. Pour ne pas gâcher la bonne humeur de cette soirée, ni rendre l'ambiance pesante, elle préférait quand ils discutaient joyeusement et quand la séduction était une partie intégrante de leurs échanges. C'était plus qu'une évidence, elle aimait le fait qu'il rentre dans son jeu, qu'il en rajoute davantage en se rapprochant d'autant plus près d'elle au lieu de s'éloigner. Elle le regarda lui adresser un regard charmeur, capable de séduire tout un auditoire, et qui ne la laissait clairement pas insensible. Elle avait de l'expérience avec les hommes, dans la majorité des cas elle menait la danse. Elle était celle leur faisant perdre leurs moyens, nullement la victime, car il lui fallait plus qu'un sourire pour chavirer. Néanmoins le charme de Myles était plus puissant parce qu'il parvenait à l'atteindre. Elle ne savait pas exactement pourquoi, ni comment, mais il était différent. « Je pense sincèrement que je suis celui qui a été pris dans tes filets, mais je dois dire que ça ne me déplait pas du tout. », elle sourit grandement, n'osant pas lui avouer qu'ils étaient tous les deux pris dans le même piège. Il n'était pas la seule victime, elle l'était tout autant, même si cela se percevait moins et qu'elle était douée pour rester naturelle en toutes circonstances. D'autant plus avec la gente masculine. Pourtant, c'était un fait, il la troublait et cette proximité la tentait davantage. « Fais attention il paraît que je suis comme les sirènes qui attiraient les marins dans les profondeurs de l'océan pour pouvoir les noyer ensuite. Tu ne sais pas ce que tu risques en acceptant d'être pris dans mes filets Myles Larson.  », souffla-t-elle , dévoilant presque les secrets de la construction de l'humanité, tout en accompagnant sa réplique d'un clin d'oeil. N'en ayant pas terminé, elle approcha son visage, un sourire enjôleur figé sur ses lèvres. « Tu risques peut-être d'y laisser quelques plumes, on ne sait jamais.  », narra-t-elle, faisant mine de le prévenir d'un quelconque danger,  avant de poser sa main sur son épaule. Elle renforçait cette intimité existant déjà, mettant fin à toutes les distances qui existaient, et après quelques secondes de contact, elle s'interrompit, ne cherchant pas pour autant à le mettre mal à l'aise. Ou à rendre le tout inconfortable pour lui. Et quand on la connaissait, on savait qu'il était inhabituel pour elle d'y aller à tâtons, de ne pas exprimer clairement ses désirs. En temps normal, elle était connue pour être explicite, pour parler ouvertement quand elle voulait passer une nuit avec un partenaire éphémère. Pas cette fois. Car avec Myles, elle ne rêvait pas de s'embarquer dans une étreinte charnelle qui prendrait fin dès que les premiers rayons du soleil apparaîtraient. Elle pouvait imaginer totalement l'idée d'une nuit avec lui, c'était certain. Mais pas que. C'était un peu plus réel et authentique.   « Je serais un idiot de le regretter. C’est surtout toi qui doit regretter de te retrouver avec un homme du commun des mortels. » , sa réplique fit naître un énième rictus jovial sur son visage. Si pendant longtemps la grande majorité de ses sourires avaient été une pure comédie, dès que la brune se mettait à sourire ou à rire, elle pouvait illuminer la pièce. Et l'avocat était doué pour la faire rayonner, sans aucun doute et cela surpassait tous les dollars du monde ou un nom, supposé digne d'elle. Elle n'était pas une femme rêvant d'avoir accès à une richesse colossale. Les lingots d'or, elle les avait depuis son enfance, elle avait grandi avec. Oui l'argent faisait tourner l'univers et il était aisé pour elle de le trouver dérisoire car elle était une privilégiée. Toutefois, elle détestait cette idée que le mérite se gagnait grâce à un amas de zéro. Elle attirait les convoitises et elle n'était pas sotte, elle savait que parfois sa fortune était ce qui poussait des hommes à s'intéresser à elle. Elle ne voulait pas de ça. Elle était rentrée dans les rangs sur de nombreux sujets, mais quand il s'agissait de sa vie privée, elle préférait suivre sa propre direction.  « L'argent sur le compte en banque de quelqu'un n'est pas ce qui le rend intéressant ou attirant. Il en est de même d'ailleurs pour les femmes, sinon je pense qu'on pourrait considérer que je fais partie des meilleurs partis possibles. Si tous les hommes du commun des mortels sont comme toi, je pense qu'il est plutôt très agréable de fréquenter ce monde. Et que ça a même un côté plus que séduisant.... », avoua-t-elle avec un sourire entendu qui ne cachait nullement le fond de sa pensée. Il la séduisait, elle était totalement sous le charme alors Myles n'avait rien à envier à tous les héritiers qu'elle connaissait. De son point de vue, c'était eux qui avaient tout à apprendre de lui, et non le contraire. Evidemment, elle ne mettait pas tout le monde dans le même panier, simplement le statut social de ses proches n'avait jamais été une chose qu'elle regardait. Encore moins, quand elle se trouvait avec une personne comme son partenaire de la soirée. Car il n'avait pas besoin d'être le dirigeant d'une grosse société pour parvenir à réussir là où d'autres échouaient lamentablement. Elle l'appréciait, sans artifice, et il la charmait, peut-être même qu'il la faisait chavirer, ce qui bien sûr lui donnait de l'avance face à toute potentielle concurrence. Quelques secondes, elle continua de l'observer, ne pouvant s'empêcher de laisser son index tracer des dessins invisibles sur son verre. Mais sa curiosité maladive finit par reprendre le dessus. Elle était curieuse et elle voulait en savoir plus sur certaines choses.  « D'ailleurs toi aussi tu fréquentes les paillettes. Toi et Sonia Levinson, c'est vrai et je dois m'attendre à un clash du genre télé-réalité car je dîne avec toi, ou c'est une simple rumeur nullement fondée ?  », demanda-t-elle en arborant un malice qu'elle ne cherchait pas à masquer. Le ton qu'elle affichait à cet instant était rempli d'interrogations. Des interrogations attendant une possible réponse car s'il avait lu des choses sur elle, la réciproque était vraie et elle avait envie de savoir où se trouvait le vrai et où se trouvait le faux dans toute cette histoire. Il ne lui devait rien, aucune explication, il n'était pas forcé de lui répondre ou de lui dire quoi que ce soit à ce sujet, et elle aurait pu se maudire pour avoir osé poser une question aussi ridicule qui risquait de la faire passer pour une quelconque jalouse - ce qu'elle n'était pas -. Alors après avoir bu une gorgée de son vin, elle ajouta rapidement : « Sois prudent avec ce que tu réponds, il paraît que les russes sont très possessives et jalouses quand il est question des hommes avec lesquelles elles dînent  », elle se mit à rire doucement avant de l'observer. Elle voulait surtout en découvrir davantage, le connaître d'autant mieux, car elle était sûre qu'il avait beaucoup  à lui apprendre. Qu'il pouvait lui apporter un soleil dont elle avait besoin.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Mer 6 Déc - 1:26

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Ludmila Alexander and Myles Larson
I HAVE LOOKED AT YOU IN A MILLION DIFFERENT WAYS
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Myles ne faisait pas parti de ce monde auquel appartenait Ludmila Alexander et ne l’avait jamais prétendu ni même caché. Toute sa vie, toute son éducation avait été faite à l’abri des projecteurs, à l’abri de ce monde de luxe auquel il aurait pourtant pu prétendre. Mais son géniteur, qui connaissait tous les rouages de ce milieu avait fait en sorte de protéger la seule personne pour qui il se battait finalement, la seule personne pour qui il aurait pu absolument tout faire et tout donner, la personne qui lui donnait foi en l’humanité et qui lui donnait envie de se battre contre cette maladie qui l’emportait un peu plus chaque jour, son fils. Si Myles avait pour modèle, pour héro son père, la réciproque était aussi vraie et elle s’était illustrée à mesure que Myles grandissait et devenait un grand homme. Un homme d’ambition certes mais un homme généreux et plein de principes, des principes en lesquels Monsieur Larson croyait. Un homme bon en somme, malgré certains défauts qu’il ne pouvait réfuter. Pour autant, ce n’était pas l’argent qui leur manquait, bien au contraire, ils en avaient plus qu’ils n’en avaient besoin en une seule vie, mais jamais ô grand jamais ils n’avaient vécu dans la démesure et dans l’extravagance. Mettant un point d’honneur à garder les pieds sur terre, ils avaient vécu simplement et ils ne fréquentaient que très peu ce monde dans lequel avait grandi Ludmila. Ce monde de faux-semblants, ce monde de voyeurisme et de luxure médiatique. Le père de Myles avait fait ce choix alors même qu’il aurait pu se fondre dans ce milieu de l’argent à outrance. Et peut-être même que Ludmila et Myles auraient pu se rencontrer plus tôt. Peut-être auraient-ils pu être amis dès leur plus jeune âge, ou peut-être auraient-ils pu être amants. Peut-être. Car à bien des égards, Myles était ce qu’on pouvait appeler un héritier. Il était le seul descendant de son géniteur et surtout, le seul qui figurait sur son testament. Il avait prétendu à la fortune de son père et était devenu en une fraction de seconde, dès lors que son père avait rendu son dernier souffle, un homme riche. Il était devenu un héritier et pourtant, il n’avait pas cette même attitude que tous ces héritiers de ce monde de luxure et de m’as-tu-vu avaient. Pour tout dire, il aurait préféré échanger tout l’argent du monde contre la présence de son père à ses côtés. Mais la vie était ainsi faite et il s’était retrouvé avec un compte des plus remplis sans avoir à fournir le moindre effort. C’était peut-être là qu’il tirait toute son ambition et sa volonté de se dépasser constamment dans le cadre de son travail. Il avait des choses à prouver. Il voulait prouver à son père mais aussi au reste du monde qu’il n’était pas comme ces gosses de riches qui naissaient avec une cuillère en argent dans la bouche et qui se croyaient toujours au dessus des autres simplement de par leur fortune. Non Myles se fichait de l’argent. Bien sûr, il s’était servi à bon escient de son héritage, qu’il avait pour parti investi dans la création de sa clinique, mais il n’avait cessé pour autant de travailler, de tout donner et de faire ses preuves. C’était ce qui le rendait différent de ces autres héritiers qui prenaient le monde pour acquis et qui avait tendance à croire que tout leur était dû et que tout n’était que simplicité légendaire. Pourtant, dès lors que Myles avait créé son entreprise qui fleurissait de jour en jour, il avait été contraint de fréquenter ces gens, ce milieu des affaires et d’être exposé au grand public. Il restait pour autant un homme discret, qui ne parlait que très peu dans les médias, outre que pour vanter ou faire connaître sa clinique. Parfois il prenait la parole pour ses clients mais les choses s’arrêtaient à là. Ceci étant, il serait mentir que de dire qu’il ne se mêlait absolument pas à ces gens. Il y était contraint pour trouver des investisseurs et faire connaître sa clinique. Il s’y était prêté et s’y prêtait encore un peu aujourd’hui malgré que ça n’était pas ce qu’il préférait. C’était même ce qu’il aimait le moins, car il ne se reconnaissait bien souvent guère dans cette mentalité. Fort heureusement, il avait quelques partenaires, qui, malgré leur richesse et leur pouvoir, lui ressemblaient davantage, à l’image de Wilson Campbell par exemple. Ceci étant, si Myles se tenait généralement éloigné du feu des projecteurs et de ce monde de paillettes, le hasard, la destinée ou peut-être une certaine attirance non assumée, avaient fait qu’il fréquentait aujourd’hui des femmes de ce monde. Des femmes qu’il n’aurait peut-être pas voulu rencontrer il y a quelques années de cela, mais qui faisaient parties de son quotidien aujourd’hui et qu’il appréciait plus qu’il n’aimait le faire croire. Juste à l’image de Sonia Levinson et Ludmila Alexander. Elles n’étaient au préalable par son style de femme, outre le fait qu’elles étaient toutes deux d’une beauté renversante. Non, d’ordinaire, son regard s’arrêtait davantage sur ces femmes plus simples, plus naturelles, encrées dans le monde réel, des femmes de courage et de valeur, comme l’avait été Naïa. Pourtant c’était elle qu’il détestait aujourd’hui et Sonia et Ludmila qu’il fréquentait –enfin plus ou moins. Il était devenu, malgré lui, un acteur de ce milieu par ses simples fréquentations, sans même qu’il ne l’ait réellement prémédité. Et dès lors, le revers de la médaille n’avait tardé à voir le jour, marquant des inconvénients majeurs face au simple fait de flirter avec ces femmes. La presse à scandales s’intéressait davantage à lui et beaucoup commençaient à connaître son nom et son visage pour être dans la vie de ces femmes d’influence bien plus que pour son statut professionnel. Il s’était vu pour la première fois apparaître dans des magazines dont le chiffre d’affaire n’était dû qu’à l’exposition de la vie privée des personnalités et il n’avait guère apprécié cela. Pour autant, la seule mention de son nom ne l’avait pas plus inquiété que cela, parce qu’il savait que tout n’était qu’extrapolations dans ce genre de torchons et finalement très peu proches de la réalité. Il le savait pour avoir lu les récits de la vie de Ludmila Alexander. Pour autant, il avait décidé de ne pas tenir compte de ce qu’il avait pu lire à son sujet, souhaitant se forger sa propre opinion sur la jeune femme et il avait bien fait, puisqu’il avait davantage apprécié cette dernière qui s’était présentée à lui que celle qui était dépeinte dans ces journaux. C’est pourquoi, au fur et à mesure du temps qu’il passait avec elle, il avait laissé tomber ces barrières et s’était laissé aller à ce jeu de séduction, qui les avait tous deux amené à flirter plus que de raison dans ce bar, l’un en face de l’autre, captivés par leurs regards et leurs paroles. Tant qu’ils finissent par en oublier le monde qui les entoure et par seulement s’intéresser à l’autre, comme si finalement, plus rien n’avait véritablement d’importance, outre que de profiter de ce doux moment suspendu. Ils en oubliaient l’œil inquisiteur de paparazzis, préférant largement en plaisanter sur la possible fuite ou escapade dans un autre pays. Un pays choisi fictivement par Myles qui avait, certes déjà beaucoup voyagé mais qui n’avait bien évidemment pas tout vu, à son plus grand regret. « Tu sais quoi ? Je n'ai jamais été en Argentine ! Ca doit faire parti des pays que je n’ai jamais visités, donc c'est une excellente idée. Peu importe s'il y a des rumeurs sur notre compte, tu sais il y en aura toujours... Des gens pensent parfois qu'Alec trompe Lissa avec moi je te signale, donc Argentine ou pas, on ne fera pas taire les rumeurs. Encore moins en dînant ici tous les deux à la vue de tout le monde. » Myles hoche simplement la tête, approuvant ses propos. Il n’était pas un fervent lecteur de la presse à scandales, si bien qu’il ignorait que Ludmila connaissait Alec ; tout comme il avait un certain temps ignoré que Ludmila et Naïa étaient amies. Et si cela l’avait un bref moment gêné, ça n’avait guère duré longtemps. Parce qu’il était tant sous le charme de cette jeune femme, qu’à l’instant où il croisait son regard, il en oubliait toute notion de raison. Tout comme lorsqu’il se disait détester l’idée d’être suivi par des voyeurs et pourtant, dès lors qu’elle lui lâchait quelques paroles un brin rassurantes, il se rangeait de son côté et acquiesçait. « Tu as raison, on ne fera pas taire les rumeurs, alors autant en profiter. Ceci même si quelque part, ça leur donne raison… » Il affiche un mince sourire qui veut en dire long. Long dans le sens où il avouait à demi mot qu’il n’était pas insensible à cette jeune femme qui se trouvait devant lui, assez pour laisser de côté les rumeurs qui pourraient courir à leur encontre. Assez pour se laisser aller un peu plus loin dans ce jeu de séduction. Ceci même si Mila n’était en aucun cas comme lui. Elle était bien plus connue du grand public, avait une vie plus mouvementée et tumultueuse que la sienne et pourtant, elle suscitait en lui bien des choses qu’il n’avait plus ressenties depuis bien longtemps pour qui que se soit. « Si mon père n'était pas Charles Alexander, on ne s'intéresserait pas à ma vie et on ne trouverait pas que ma vie est mouvementée dès que je sors pour prendre un café. » La voix posée et sincère de Mila sonne comme une confession, confession qu’il accueille avec un sourire discret, alors même qu’il ne cesse de jouer avec le pied de son verre –seul signe visible d’une légère angoisse qui l’accapare. Elle faisait preuve d’une modestie qu’il n’avait pas encore vue chez elle. Il était conscient que sa célébrité était en partie due à son père, mais il savait que si le public ne s’était pas entiché de cette jeune femme dans la peau de laquelle ils rêvaient d’être, ils ne se seraient pas plus que cela intéressés à elle. Car à bien des égards, Ludmila Alexander était une obsession pour la population américaine mais aussi au delà des frontières. Il la regarde alors, l’écoutant avec une certaine tendresse malgré le fait qu’il n’était pas tout à fait d’accord avec elle. « Ma vie est beaucoup plus calme qu'avant tu sais. Il paraît que c'est ça devenir mature ou un truc du genre. » Cette fois, il laisse échapper un mince rire, abandonnant le pied de son verre un instant passer sa main dans les cheveux, une manie qu’il avait depuis bien longtemps. Il acquiesce, trouvant enfin la raison de ce qui lui plaisait tant chez elle par rapport à l’image qu’elle renvoyait dans la presse. Celle d’une femme amusante et charmante mais bien plus posée qu’elle ne semblait l’être. « C’est peut-être ça la raison du fait que je te trouvais bien différente de ce qu’on pouvait dire sur toi dans les magazines. » En réalité, il n’avait jamais trouvé en la femme qu’il côtoyait, celle qui s’illustrait dans ces magazines. Doucement, il s’approche de la jeune femme dont il s’était légèrement éloigné il y a quelques secondes, pour achever sa phrase, à la manière d’une confession. « Je préfère cette personne d’ailleurs. Elle est bien plus intéressante et a quelque chose de fascinant je dois le dire. » Il affiche un sourire, qu’il appuie d’un regard entendu avant de reprendre ses quartiers, s’emparant de son verre pour en boire une gorgée revigorante. Plus ça allait, plus le temps passait et plus Myles se livrait à elle, jouait à ce jeu dangereux qui pourrait éventuellement un jour lui brûler les ailes, et surtout, se plongeait à l’aveugle dans les filets si redoutables de cette femme aux multiples conquêtes. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, cela ne lui faisait pas peur. Ni le fait qu’elle ait déjà eu un passif de relations, important, ni même le fait qu’il se laissait aller face au charme de cette femme qui parvenait à faire tomber peu à peu cette carapace, cette vitre de verre qui s’érigeait en permanence devant lui face au reste du monde pour se protéger. « Fais attention il paraît que je suis comme les sirènes qui attiraient les marins dans les profondeurs de l'océan pour pouvoir les noyer ensuite. Tu ne sais pas ce que tu risques en acceptant d'être pris dans mes filets Myles Larson. » Les mots de Mila, mêlés à son clin d’œil et ce nouveau rapprochement de l’initiative de la belle héritière ne font que confirmer son sourire qui illuminait la pièce et plus encore qu’il appréciait, au delà de cette chaleur qu’elle commençait à provoquer dans son corps, cette jeune femme, irrémédiablement. D’autant plus lorsqu’elle l’accompagne d’un sourire enjôleur. Il capte alors son regard et effectue un mouvement rapide des sourcils pour lui faire comprendre qu’il n’avait absolument pas peur de cela. « Tu risques peut-être d'y laisser quelques plumes, on ne sait jamais. » L’avertissement de Mila le fait derechef sourire alors que la main de cette dernière vient se poser sur son épaule, rompant cette distance qui devenait presque pesante. S’il est surpris par cette rupture de son espace vital, le frisson que le parcourt lui fait très rapidement comprendre qu’il apprécie cela. Tant qu’il vient brièvement poser sa main sur la sienne, afin de lui faire comprendre que c’était un geste qu’elle pouvait se permettre, qu’il accueillait avec plaisir et qu’il n’y était pas tout à fait insensible, alors même qu’il n’était pas le genre d’homme tactile de nature. Et à la seconde où ils se séparent, il ne peut s’empêcher de se rapprocher à nouveau, si près qu’il pouvait presque sentir son souffle se heurter sur sa peau. Mais dès lors qu’il lui confessait un aveu, il ne parvenait à agir autrement, presque gêné par la possibilité que les autres personnes présentes dans cette enseigne, puissent l’entendre. « Je crois que je vais prendre le risque. Ca en vaut la peine. » Sans quitter son regard, il plisse les lèvres, geste qui s’ajoutait à cet amas de détails qui illustrait une certaine nervosité qu’il était d’ordinaire doué pour camoufler. Une nervosité qui était certes due à la présence même de Ludmila Alexander devant lui, mais qui était aussi la résultante de ce manque cruel de confiance en lui qu’il avait depuis bien longtemps, et plus encore depuis que Naïa Atkins avait réduit son cœur à néant. D’ailleurs, il ne tarde pas à se trahir lui-même, ne se comparant qu’à un homme normal et sans grand intérêt. Ce qu’il n’était guère en somme. Cette remarque semble la faire sourire alors qu’il fuit un instant son regard. « L'argent sur le compte en banque de quelqu'un n'est pas ce qui le rend intéressant ou attirant. Il en est de même d'ailleurs pour les femmes, sinon je pense qu'on pourrait considérer que je fais partie des meilleurs partis possibles. Si tous les hommes du commun des mortels sont comme toi, je pense qu'il est plutôt très agréable de fréquenter ce monde. Et que ça a même un côté plus que séduisant... » Myles ignorait si Ludmila connaissait la teneur de son compte en banque, qui n’avait finalement rien à envier à ces héritiers déclarés, mais le fait est qu’il recevait avec plaisir le fait même qu’elle puisse trouver que ces héritiers avaient tout à apprendre de lui. Il n’avait jamais eu la volonté ni même la tentation de se positionner dans la lignée de ces hommes qui, pour lui, manquaient cruellement de modestie et d’éducation, quand bien même il savait qu’ils avaient plus de ressemblances sur certains points qu’il ne voudrait l’admettre. Pourtant ce qu’il retient, ça n’est pas cette flatterie qu’elle énonce à son égard, mais davantage ce qu’elle dit à propos d’elle. Cette tendance qu’elle avait de se dévaloriser était criante et il n’avait pas eu l’habitude de voir cet aspect de sa personnalité. Elle n’avait jamais été aussi vulnérable que ce soir avec lui et étrangement, il aimait cela. Il aimait qu’elle puisse se livrer à lui et montrer la véritable personne qu’elle était, outre son image, outre la luxure et les paillettes. Et cette femme lui plaisait encore plus. « Outre ton argent Mila, tu es un bon parti. » Pour appuyer ses propos, il presse doucement l’avant bras de la jeune femme. Un geste qui se veut rassurant mais qui supposait de nouveau de trouver ce contact qui lui manquait presque. Et même si cela ne dure qu’une fraction de seconde, il l’apprécie. Ceci alors même qu’elle ne cesse de l’observer, probablement quelque chose à l’esprit. Cette chose ne tarde d’ailleurs pas à s’exprimer verbalement. « D'ailleurs toi aussi tu fréquentes les paillettes. Toi et Sonia Levinson, c'est vrai et je dois m'attendre à un clash du genre télé-réalité car je dîne avec toi, ou c'est une simple rumeur nullement fondée ? » Ludmila est remplie de ce malice qu’on lui connaissait et si Myles commençait à se détendre et à se laisser aller auprès de cette femme, il se raidit immédiatement, ne s’attendant définitivement pas à ce que ce sujet de conversation soit abordé. C’était un sujet, qui n’était pas tabou, mais quelque peu houleux. Parce que la relation extraconjugale qu’il avait eue avec Sonia était censée être un secret, qu’il ne souhaitait pas être responsable d’un divorce et qu’il n’était au fond pas fier de ce qu’il avait fait. De plus, à cela s’était ajouté des disputes à n’en plus finir entre les deux adultes qui s’étaient dernièrement achevés par une rupture totale. Ils étaient pourtant amis, et aujourd’hui, ils n’étaient plus rien, outre qu’un avocat et sa cliente. Au fond, il avait été blessé par la tournure qu’avaient pris les évènements, mais il était trop fier et trop agacé pour bien vouloir l’admettre. Il fuit alors le regard de son interlocutrice et reprend place sur sa chaise, s’éloignant progressivement de Mila. « Sois prudent avec ce que tu réponds, il paraît que les russes sont très possessives et jalouses quand il est question des hommes avec lesquelles elles dînent. » La plaisanterie de la brune le détend légèrement. Il se laisse même aller à un sourire, ceci même s’il ne répond pas immédiatement. En réalité, il ne sait pas vraiment ce qu’il doit lui répondre. Il ne sait pas s’il doit être honnête avec elle et dieu sait qu’il était partisan d’une franchise à toute épreuve, ou s’il doit évacuer la question d’un revers ou mentir. Il ne sait pas. C’est pour cela qu’il met un temps certain à trouver les bons mots et à encore prendre part pour une stratégie qu’il n’était pas certain qu’elle serait payante. « Peut-être que je fréquente un peu les paillettes alors. Mais aucun risque de clash de type téléréalité, je te l’assure. » Il décide de rester vague, de ne pas trop en dire, focalisé par le secret qui le liait à Sonia, alors que la vérité était pourtant criante. Il est d’ailleurs tellement focalisé qu’il ne décèle pas immédiatement cette pointe de possessivité à son égard. Ce n’est qu’à retardement qu’il en prend conscience et qu’il le relève. « Bien que voir une quelconque possessivité à mon égard ne me dérangerait absolument pas. » Il affiche un faible sourire avant d’achever son verre qui était devenu son exutoire ces dernières secondes face à un malaise palpable. Tant qu’il tourne, pour la première fois de la soirée son regard vers l’ensemble de la salle. Il cherchait un moyen d’éviter de parler de ce genre de sujet et plus encore qui lui permettrait de se détendre à nouveau, à la manière dont il se détendait juste avant qu’il ne soit question de Sonia. L’idée lui vient tout naturellement lorsqu’il croise le regard de cette femme, installée auprès du billard. Le billard. Voilà qui était l’idée parfaite pour retrouver une certaine sérénité. « Tu sais jouer ? » Il lui fait un signe de tête afin de lui montrer le billard en question, qui venait tout juste de se libérer, alors que naissait peu à peu dans son regard, une once de défit. Défit qu’il espérait qu’elle relèverait afin d’oublier qu’il avait été question à un moment de la soirée de Sonia.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES)

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maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES)

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