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maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES)

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MessageSujet: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Mer 14 Juin - 20:29

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Maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon
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i regret nothing. there have been things i missed, but i ask no questions, because i have loved it, such as it has been, even the moments of emptiness, even the unanswered-and that i loved it, that is the unanswered in my life.


Reprendre une routine était ce qu'il fallait à Ludmila Alexander pour qu'elle puisse se sentir mieux dans son existence depuis l'overdose qu'elle avait fait quelques semaines plus tôt. C'était ce qu'elle essayait de se dire en tout cas après avoir passé de longs jours enfermée chez elle, ne voulant pas sortir dans le monde extérieur. Parce qu'elle avait peur de ce que les gens pourraient penser d'elle, ce qu'ils pourraient imaginer sur ce qui s'était produit. Et elle n'avait pas eu tort d'envisager que les rumeurs allaient naître à son sujet. Elle n'avait pas pu les éviter et même si son père s'était empressé de demander à son avocat d'attaquer chaque journal en justice pour les mensonges qu'il proférait, cela ne les avait pas arrêté. Elle était un sujet qui plaisait à tout le monde. Elle faisait partie des personnes faisant vendre les torchons de ce genre. Elle avait un statut et une façon d'être qui attirait les paparazzis même quand elle ne faisait rien de particulier, à part du shopping dans les rues de Los Angeles. C'était le problème quand on était une héritière, quand on était la fille d'un milliardaire comme elle l'était. Elle ne pouvait pas éviter ce statut qu'elle était obligée de porter depuis son enfance. Par le passé, elle s'en amusait. Quand elle provoquait volontairement les ragots sur son compte en se comportant de manière provocante et outrageante pour faire enrager son père, cela ne la dérangeait pas d'apparaître comme une dépravée. Elle avait longtemps été ce qu'on pouvait appeler la it girl rebelle, plus souvent vue ivre dans les magazines qu'en train de se comporter normalement, comme n'importe quelle jeune femme de la ville. Elle en avait fait des couvertures pour ses mauvais actes, on la voyait fréquemment avec photographiée avec des nouveaux jeunes hommes, ceux qu'elle aimait voir juste pour quelques heures. Auparavant, elle vivait avec cette image sans difficulté. Parce que c'était ce qu'elle voulait renvoyer, c'était sa façon à elle de ne pas montrer son véritable visage. De ne pas dévoiler celle qui demeurait profondément quelque part dans son âme. Mais maintenant qu'elle avait changé, qu'elle avait repris toute son existence en main, qu'elle avait prouvé à tous qu'elle s'était rangée, elle trouvait dommage qu'on lui rappelle sans cesse ses choix passés. Elle n'était plus comme elle avait pu être. Elle avait véritablement changé et elle le prouvait jour après jour avec sa fondation. Alors elle ne comprenait pas pourquoi certains s'obstinaient à voir en elle celle d'autrefois. Il avait suffi d'une simple nuit pour que tout le monde envisage le pire. Pour que les charognards  sautent sur l'occasion pour l'attaquer de plein fouet. Heureusement, elle avait eu ses amis sur qui compter pour la soutenir, pour la croire et pour la calmer quand elle s'imaginait déjà en train de sombrer. C'était grâce à ses proches qu'elle avait fini par réussir à quitter son loft, qu'elle avait arrêté de s'apitoyer sur son sort. Elle n'était pas connue pour être une optimiste, pour croire en un avenir lumineux, mais à force de persévérer, elle avait fini par croire Lissa, Alec et Olivia quand ils lui disaient que demain serait un jour meilleur. Et elle s'était relevée pour ne pas s'effondrer devant Luca, car il ne méritait pas de voir sa soeur ainée en train de se noyer. Elle en avait eu l'envie, une demie seconde, puis elle s'était reprise, elle avait combattu cette voix féroce qui irradiait sa tête et elle avait compris qu'il était trop tard pour revenir en arrière. Elle n'avait plus qu'à avancer, comme elle l'avait fait à chaque fois qu'une vague l'avait happé de pleins fouets. Il n'y avait que cela à faire. Et c'était ce qu'elle faisait depuis qu'elle avait décidé qu'elle en avait assez de rester enfermée. Elle avait recommencé à travailler pour la fondation et c'était certainement ce qui lui permettait d'aller mieux. En s'occupant des autres, elle se sentait suffisamment utile pour ne pas songer à elle-même. Pour ne pas laisser ses pensées se perdre dans les tréfonds les plus obscurs. C'était tout ce dont elle avait besoin. Elle avait repris en charge ses petits protégés, les aidant comme elle le pouvait dans les démarches et elle s'était donnée corps et âme dans chaque cas qu'elle avait traité. Car elle n'allait pas abandonner la bataille aussi facilement. Sa fondation était sa plus grande réussite, ce qui lui avait permis d'en arriver où elle en était aujourd'hui, et tous les projets qu'elle avait, elle ne comptait pas les voir disparaître. Elle continuait de récolter autant d'argent qu'elle le pouvait, n'oubliant pas cette idée de centre qu'elle avait pour tous les jeunes en difficulté de la ville. Pour toutes ces pauvres âmes n'ayant pas la chance comme elle d'être née avec un nom. Elle reprenait une routine, elle s'occupait tous les jours autant qu'elle le pouvait. Il n'y avait que le chemin des boîtes qu'elle n'avait pas repris. Elle avait accompagné Lissa et Olivia boire un verre dans un bar un soir, mais pour le moment elle ne pouvait pas aller au Viper. Là où toutes les tentations régnaient et là où elle avait l'impression qu'elle pouvait croiser celui qui avait causé son état. Qui avait failli la faire rechuter. Et qui avait provoqué cette cicatrice sur son ventre. En apparence, elle était toujours Ludmila Alexander, mais elle ne pouvait pas cacher que quelque chose paraissait s'être éteint, malgré toute la volonté dont elle faisait preuve. Elle avait repris chacune de ses habitudes, même les jeux de séduction dont elle était l'experte et qui l'aidait à se rendre entière. Néanmoins aucun homme était rentré dans sa vie pour une aventure passagère, uniquement charnelle. Elle ne faisait que flirter et elle ne le faisait pas avec n'importe qui. Elle n'avait pas choisi une proie, comme elle le faisait normalement. Elle avait simplement continué ce jeu qu'elle avait mis en place depuis qu'elle connaissait Myles Larson. Il n'était pas de ce genre d'hommes qu'elle avait l'habitude de séduire dans un bar un soir pour le ramener chez elle pour la nuit. Parce que contrairement à tous les homme de passage, elle trouvait réellement l'avocat intéressant. Et elle l'appréciait vraiment. Il n'était pas qu'un homme sur une liste qu'elle pouvait draguer pour le plaisir, elle aimait parler de la fondation avec lui et le jeu de séduction entre eux était affreusement agréable pour elle. Elle en profitait, flirtant sans équivoque avec lui et aimant le fait que peu à peu il la suive sur la même voie. Ce n'était pourtant pas gagné, elle avait mis du temps à le dérider, lui si professionnel face à cette jeune brune dépassant constamment les limites pour le plaisir. Mais c'était encore plus galvanisant pour elle de savoir qu'elle avait réussi à le faire craquer d'une certaine manière. Car malgré toutes les paroles charmeuses qu'elle aimait lui lancer, elle s'était toujours arrêtée là, n'allant jamais plus loin avec lui. Jusqu'à ce soir en tout cas. Parce que pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, elle avait réussi à obtenir un dîner avec le jeune homme. Ils en avaient parlé depuis des semaines, en rigolant même joyeusement et enfin ils étaient disponibles en même temps. Elle l'avait convaincu et elle en était à la fois fière et contente. L'idée de passer une soirée entière avec Myles ne la dérangeait pas le moins du monde. Loin de là, elle savait parfaitement - ou tout du moins elle s'en doutait - qu'ils allaient passer un bon moment ensemble et qu'ils n'allaient pas s'ennuyer. A chaque fois qu'ils avaient l'occasion de discuter en tout cas, elle n'était pas gagnée par une envie subite de prendre la fuite, alors elle ne voyait pas pourquoi les choses allaient changer maintenant. Pour l'occasion, elle n'avait pas prévu quelque chose de trop grandiose, n'ayant pas pour volonté d'apparaître comme la Ludmila Alexander hautaine se rendant dans les meilleurs endroits de la ville. Cependant, elle restait une bonne vivante amatrice de bonnes choses, elle avait donc choisi un restaurant qu'elle affectionnait particulièrement pour sa cuisine italienne. Mais avant cela, elle avait proposé à l'avocat de le retrouver dans un bar à vin qui venait d'ouvrir. Galant, il lui avait proposé de passer la chercher chez elle, mais ayant passé la journée à courir partout dans Los Angeles pour des rendez-vous, elle avait préféré refuser. Un simple coup d'oeil à sa montre l'informa même qu'elle était déjà légèrement en retard tandis qu'elle quittait tout juste son appartement où elle était venue se changer rapidement. Elle n'avait pas joué la carte de la provocation, loin de là. Après avoir hésité deux minutes devant son immense dressing, elle avait opté pour un top en dentelle noir qu'elle avait accompagné d'un short en cuir noir et de sa veste Lanvin dorée métallique. Avec ses cheveux détachés et légèrement bouclés, elle jouait la carte du naturel tout en se montrant malgré tout bien habillée pour un dîner. Moins de dix minutes après avoir fermé la porte de chez elle, elle arriva devant le bar où ils avaient prévu de se retrouver et se doutant qu'il devait être arrivé avant elle à cause de son retard, elle pénétra à l'intérieur de l'établissement. Elle en profita pour regarder autour d'elle la décoration des lieux, appréciant cette atmosphère classe et chaleureuse à la fois. Ses yeux s'arrêtèrent sur les personnes présentes à l'intérieur, à la recherche de celui qu'elle était supposée rejoindre, et ce fut une silhouette masculine de dos qui attira finalement son attention. Elle avait reconnu l'allure du jeune homme pour l'avoir plusieurs fois observé discrètement quand il lui tournait le dos. Doucement, elle s'approcha de lui, posant une main sur son épaule pour signifier sa présence.  «  Je peux me joindre à vous jeune homme ou cette place est déjà réservée par quelqu'un ? » , demanda-t-elle d'une voix amusée en s'installant près de lui après lui avoir fait la bise chaleureusement. Il ne lui fallait que quelques secondes pour se sentir de bonne humeur et pour ne pas avoir une quelconque gêne avec Myles. C'était l'avantage avec lui. «  Je trouve ça très étonnant qu'un homme aussi séduisant que vous se retrouve à attendre tout seul à un bar. Je suis choquée que vous ayez été abandonné de la sorte ! », ajouta-t-elle pour continuer de jouer la comédie, avec un petit sourire en coin dessinée au coin des lèvres. Le genre de sourire qu'elle aimait lancer quand elle voulait s'amuser. Quand elle comptait profiter de l'instant sans penser au reste. Elle posa son regard plus longuement sur lui pour l'observer davantage, pour contempler les traits de son visage. «  Plus sérieusement je suis désolée d'être en retard, mais tu sais comment on est les femmes: on est jamais à l'heure et mon rendez-vous avait du retard donc j'ai fait au plus vite  », finit-elle par dire plus sérieusement pour s'excuser tout de même de la bonne vingtaine de minutes de retard qu'elle avait à cause de son conseiller financier qui l'avait retenu. Pour autant, elle ne comptait pas laisser un sujet aussi futile gâcher l'instant qui elle l'espérait serait bon. Tout du moins, en remarquant l'air détendu de Myles, elle n'avait pas l'impression que cette soirée serait mauvaise. Et cela lui convenait totalement.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Jeu 20 Juil - 22:36

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Ludmila Alexander and Myles Larson
I HAVE LOOKED AT YOU IN A MILLION DIFFERENT WAYS
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Myles Larson n’était pas le genre d’homme à se retrouver dans les magazines à scandales. Bien au contraire. Et ceci malgré le fait qu’il faisait pourtant parti d’un milieu qui aurait pu lui faire valoir bon nombre de couverture. Il avait déjà fait l’objet de quelques articles, mais seulement pour son parcours professionnel –ce dont il était fier en somme. Peut-être n’était-il pas assez intéressant aux yeux de ces rapaces avides de scandales. Ou peut-être était-il doué pour préserver sa vie privée et ses déboires amoureux. Non, Myles ne faisait pas la couverture des magazines de ce genre et il ne s’en portait que mieux. Pour la simple et bonne raison qu’il avait en horreur ce genre de torchon et parce qu’il ne supportait pas qu’on puisse mettre son nez dans ses affaires que ne regardaient que lui, alors même qu’il ne se gênait, dans le cadre de son travail, pas le moins du monde à se mêler de ce qui ne le regardait pas. Ceci étant, c’était pour de nobles causes. C’était ainsi qu’il légitimait ses propres actions et qu’il le ferait probablement toujours. Pourtant, en acceptant ce rendez-vous avec Ludmila Alexander, qui dépassait de toute évidence la notion du simple repas d’affaires, Myles avait conscience des risques auxquels il s’exposait. Il savait que la jeune héritière était quant à elle, l’objet favori de ce genre de presse et c’était peut-être pour cette raison qu’il avait mis aussi longtemps pour accepter, et plus encore pour entrer dans ce jeu un brin dangereux auquel il jouait avec un plaisir inavoué avec la jeune brune. S’il n’était pas de nature à outrepasser les rapports professionnels en général, il ne faisait l’ombre d’un doute qu’il les avait clairement dépassés avec la jeune femme. Ils ne faisaient finalement rien de mal, ils n’étaient que deux personnes lambda qui s’évertuaient au plaisir du flirt sans aller plus loin. Ceci n’était pas une faute en soit, mais plus leur jeu avançait, plus leur relation évoluait. Et plus il l’appréciait. Et voilà qu’ils allaient, sous peu, se retrouver l’un en face de l’autre, seuls autour d’un verre, puis d’un dîner. Myles réfléchissait trop. Il était comme cela et l’avait toujours été. C’est pourquoi il s’était demandé plus d’une dizaine de fois si cette rencontre était une bonne idée. S’il était prêt à prendre le risque d’apparaitre dans les magazines où on lui prêterait probablement une relation avec l’héritière Alexander, s’il était officiellement prêt à franchir cette barrière du professionnel au personnel. Il y avait réfléchi durant de longues minutes, à la recherche d’une réponse toute faite à ses interrogations. Avant de conclure, dans un mouvement rapide de tête pour effacer tout cela, qu’il se prenait beaucoup trop la tête, que cette soirée n’était en rien qu’une rencontre entre deux personnes, deux amis tout simplement et que personne ne s’intéresserait plus que cela à eux, parce qu’il n’y avait tout bonnement rien à en dire. C’était ainsi qu’il s’était rassuré et qu’il avait dépassé ce blocage des plus ridicules. C’était exactement le même blocage qui l’avait animé au départ, lorsque Mila commençait à outrepasser ces rapports qui se devaient strictement professionnels entre eux. Parce qu’il était de toute évidence pas habitué à cela et qu’il était sans l’ombre d’un doute, beaucoup trop sérieux et professionnel. Puis il avait fini par baisser sa garde et à s’adonner à ce jeu qui l’amusait plus qu’il ne le laisser penser. Il y avait pris goût et l’alimentait chaque jour un peu plus. Il avait passé le reste de la journée à penser à autre chose, bien trop occupé par tout ce qui pouvait lui tomber dessus au travail pour s’imaginer quel allait être l’ampleur de cette soirée et s’il avait finalement bien fait d’accepter ou non cette invitation. Cela faisait un moment qu’il n’était plus sorti ainsi avec une jeune femme qu’il ne connaissait finalement que peu. Il lui arrivait de sortir avec Micah ou encore May, mais l’optique n’était de toute évidence pas la même. Il avait presque l’impression d’avoir perdu toute notion avec les femmes, autre que ses amies. Les choses avaient été –et l’étaient d’ailleurs encore- si compliquées à gérer et surtout à digérer avec Naïa qu’il n’avait guère pris de dentelles avec les femmes par la suite. Il avait enchaîné des relations sans le moindre avenir, sans lendemain, traitant ses conquêtes d’un soir sans le moindre intérêt alors même que ça n’était pas son genre. Mais ce soir, il savait que les choses étaient différentes parce qu’il appréciait Mila. Il appréciait le jeu dangereux auquel ils jouaient allégrement et il appréciait encore plus les regards qu’elle pouvait poser sur lui lorsqu’elle pensait qu’il ne la voyait pas. Il appréciait sa présence, tout simplement, sans qu’il n’ait pas finalement plus d’attente que cela. Myles avait entendu, au détour d’un couloir, ce qui se disait sur la jolie brune et il savait qu’elle était dans une situation amoureuse presque aussi compliquée que ne pouvait être la sienne. Alors oui, ils n’avaient pas vraiment d’avenir ensemble mais qui avait-il de mal à profiter simplement de la présence d’une personne que l’on appréciait sans trop y réfléchir ? C’était à cette conclusion qu’était arrivé le jeune homme en quittant son appartement. S’il n’était pas l’homme le plus ponctuel qu’il soit, il arriva pourtant avant la jeune femme. Il avait abandonné ses traditionnels costumes ajustés pour une tenue plus simple mais qui restait tout de même élégante, juste à l’image du jeune avocat qui prêtait bien trop d’attention à ses tenues vestimentaires. C’est pourquoi, il arborait un simple jean, accompagné d’une chemise qui marquait immédiatement la personnalité du garçon. Patientant sagement l’arrivée de celle qui, il en était presque certain, allait lui faire passer une bonne soirée, il prit place et il ne résista pas longtemps avant de sortir son téléphone et de se plonger dans ses mails professionnels qui en disaient longs sur son incapacité à se détacher de son travail. Ce fut une main délicate venant se poser doucement sur son épaule qui le sortit de sa concentration passagère. « Je peux me joindre à vous jeune homme ou cette place est déjà réservée par quelqu'un ? » Myles lève alors les yeux vers cette jeune femme qui ne lui était pas inconnue, pour la simple et bonne raison que c’était elle qu’il attendait. Un large sourire s’affiche immédiatement sur son visage, répondant au sien qui faisait de toute évidence toujours son effet. Amusée, la jeune femme vint embrasser sa joue avant de s’installer après un haussement d’épaule du garçon. « La personne que j’attendais se fait beaucoup trop languir, tant pis pour elle. ». Rentrant dans le jeu de la jeune femme, comme il avait l’habitude de le faire, il pose son regard sur elle, remarquant à quel point elle pouvait être belle ce soir. Bien sûr, elle l’était toujours, mais ce soir particulièrement. Un mince sourire apparait alors sur son visage. A cet instant même, il avait complètement oublié ses doutes et ses interminables questions sans réponse. C’était ainsi à chaque fois. Ludmila Alexander avait cette capacité à rendre les choses plus claires, plus limpides, par sa simple présence. Oui, Myles était sous le charme de cette jolie brune. Comme beaucoup d’hommes, c’était une certitude, mais le fait est qu’il n’avait plus été sous le charme de qui que ce soit depuis son histoire avec Naïa. Et même si la jeune femme était toujours, malgré lui, dans un coin de sa tête, ce soir, il n’y songeait guère et n’avait d’yeux que pour la belle Alexander. «  Je trouve ça très étonnant qu'un homme aussi séduisant que vous se retrouve à attendre tout seul à un bar. Je suis choquée que vous ayez été abandonné de la sorte ! » Myles ne peut s’en empêcher, il laisse échapper un léger rire à l’écoute des mots de la jeune femme qui continuait de jouer à ce jeu auquel ils aimaient tant jouer ; et face à ce sourire qu’elle arborait. « Ce sont des choses qui arrivent, elle ne sait pas ce qu’elle rate ! » Il affiche un petit clin d’œil qui se veut complice à l’adresse de son interlocutrice, laissant le jeu planer encore un peu. Le fait est, qu’il était plongé dans ses histoires de boulot et qu’il n’avait pas vu le quart d’heure à l’attendre passer. Si bien qu’il se fichait bien de son retard. Il n’était de toute manière, pas le genre de personne à reprocher un quelconque retard à qui que ce soit alors même qu’il était bien souvent lui-même peu ponctuel. Et si ce soir, il était arrivé relativement à l’heure, c’était pour toutes ces fois où il avait fait patienter ses interlocuteurs. «  Plus sérieusement je suis désolée d'être en retard, mais tu sais comment on est les femmes: on est jamais à l'heure et mon rendez-vous avait du retard donc j'ai fait au plus vite  » Derechef, il sourit. C’était un fait, les femmes mettaient toujours un temps fou à se préparer. Ou tout au moins, c’était le cas de la plupart de ses amies et ça l’était, à l’époque, encore plus lorsqu’il fréquentait Naïa Fitzgerald. Il n’était pas persuadé que cela n’est pas été une façade de plus qu’elle s’était donné durant leur relation, au vu du métier qu’elle faisait réellement, mais cela importait peu. Ce soir, il ne pensait pas à elle. Ce soir, il laissait sa rancœur contre Naïa de côté et ne se focalisait que sur Mila. Alors même que Naïa lui avait fait ouvertement comprendre qu’elle n’était pas adepte de cette relation. Au-delà du fait que le garçon appréciait Ludmila, qu’il ignorait totalement que les deux jeunes femmes se connaissaient, quelque part, le fait même qu’elle ne soit pas d’accord qu’il la fréquente, l’avait poussé à accepter enfin ce dîner sur lequel ils avaient longtemps débattu et plaisanté. Il ignorait ce qu’il en était pour Ludmila et si cette dernière était elle aussi au courant du passif entre Naïa et lui, mais cela importait peu. Ils n’étaient pas là pour parler du passé. Ils étaient là pour passer une agréable soirée et profiter de la présence de l’autre.  « Qu’est-ce que je t’offre à boire ? » Il lui demande cela avec un entrain certain, la soirée pouvait enfin commencer. Ceci étant, il ne peut tout de même pas totalement oublier ses démons, puisqu’il jette quelques regards en biais, histoire de regarder s’ils n’étaient pas regardés ou pire encore, suivis. « J’ose espérer que tu n’as pas ramené ta horde de paparazzis avec toi ! » Il dit cela sur le ton de l’humour, alors même qu’en réalité, il savait très bien qu’il ne saurait gérer ces fouineurs à la recherche désespérée d’un ragot qui pourrait faire vendre. Et c’était un fait qui était connu de tous, chacun des faits et gestes de Ludmila faisait vendre.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Mer 2 Aoû - 15:53

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Entre les hommes et Ludmila Alexander, c'était une véritable histoire d'amour. Depuis son adolescence, elle aimait les fréquenter et on pouvait même dire qu'elle les collectionnait, passant sans aucune difficulté de l'un à l'autre de manière régulière. Elle était une séductrice, une charmeuse, aimant profiter de la vie et n'hésitant pas à être totalement volage. Elle ne se posait jamais dans une relation, dans une quelconque case avec une personne. Tout du moins, quand cela arrivait, cela était plus que rare. Il y avait eu Wesley dont elle avait été amoureuse et avec qui elle avait accepté d'être totalement exclusive. Elle ne l'avait pas trompé une seule fois. Car elle l'aimait plus que tout. Et à aucun moment cela ne l'avait pas dérangé de ne voir que lui, d'être enfermée dans cette relation. Parce qu'elle l'aimait plus que tout. Il était son premier amour et son coeur battait si fortement quand il s'agissait de lui que rien ne la gênait par amour pour lui. Eux deux c'était l'exemple même du grand amour, d'une histoire si puissante qu'à l'instant où il était parti, elle avait pris des mauvaises habitudes. C'était par peur d'être blessée qu'elle avait commencé à enchaîner les conquêtes passagères, les hommes d'une nuit, parfois de deux ou trois nuits quand elle les trouvait un peu plus intéressants. Elle cherchait à ne plus rien ressentir par toutes les manières possibles et imaginables. Elle ne voulait plus jamais prendre le risque de connaître l'effet d'un coeur brisé par un autre individu. Et donc elle fuyait l'attachement. Elle ne pouvait pas cacher qu'elle aimait séduire et flirter avec tout le monde. Elle avait souvent ce sourire charmeur et cette façon qu'elle avait de s'habiller la rendait encore plus aguicheuse pour beaucoup d'hommes. Provoquer était un exercice qu'elle maîtrisait à la perfection. Peut-être même qu'elle était née pour cela. Le seul avec qui elle s'était fixée quelques temps après Wes était Gabriel. Le carnage que cette relation avait de nouveau provoqué l'avait incité à fuir le plus loin possible de tout cela. La souffrance était le moteur de son mode de vie, que les magazines qualifiaient de néfaste. Elle était vue comme une collectionneuse d'hommes et elle l'était peut-être après tout. Son nombre de conquêtes était plus grand que celui de la majorité des femmes de la ville et du pays. Elle avait connu des bruns, des blonds, quelques roux, des grands, des petits, des minces, des baraques. Il y avait eu les basketteurs célèbres, quelques mannequins après des défilés de la fashion week, des inconnus après une soirée au Viper Room, des amis qui avaient fini par devenir des friend with benefits. Son tableau de chasse était impressionnant. Sauf depuis quelques semaines, voire quelques mois. Parce que depuis le retour de Wes à Los Angeles, elle n'y arrivait pas. Son overdose avait rendu son envie de séduire totalement absente. La flamme qu'elle avait habituellement s'était envolée. Car on était parvenu à toucher son muscle cardiaque et à le piétiner. Elle avait beau avoir mis toutes les barrières possibles autour de celui-ci, le protéger avec une protection supposée infranchissable, elle n'y arrivait absolument pas. Quelque chose s'était cassé et il s'agissait certainement de sa confiance en elle. Quand bien même elle n'en avait jamais trop eu, même si les apparences dévoilaient le contraire, elle avait perdu une partie d'elle-même. Et elle ne souhaitait pas s'aérer l'esprit en passant une nuit endiablée avec quiconque. Pour une fois, elle préférait la solitude et elle n'arrivait pas à charmer un homme. A part Myles Larson. Elle le faisait depuis qu'elle le connaissait. C'était une habitude qu'elle avait prise quand il venait à la fondation pour l'aider. Elle le trouvait trop sérieux et elle voulait le dérider, le détendre comme elle pouvait le faire avec n'importe quoi. Car Ludmila était ainsi. Elle ne parvenait pas à être professionnelle trop longtemps, contrairement au jeune avocat qui lui représentait son exact opposé. Néanmoins, cela lui plaisait. Elle appréciait toutes les fois où ils avaient discuté ensemble, tous ces moments qu'ils avaient pu passer à parler de la fondation. Il ne représentait pas l'homme sans intérêt ou sans personnalité. Il y avait quelque chose de plus chez Myles et elle continuait de jouer à ce jeu de charme avec lui sans le regretter une seule seconde. Le fait qu'il soit séduisant et plus qu'agréable à ses yeux augmentait le plaisir qu'elle prenait à le pousser un peu plus. Elle le regardait, elle lui parlait, elle riait en sa compagnie, sans jamais penser à mal. Et il n'était pas comme ceux qu'il y avait eu avant. Il n'était pas comme tous les autres. Cependant, elle savait tout de même qu'ils n'étaient pas faits pour terminer ensemble pour l'éternité. Dans les faits, il avait tout pour être l'homme idéal pour n'importe qui mais elle savait pertinemment pour quel homme en particulier son organe vital battait chaque jour. Seulement elle voulait s'autoriser le droit de voir un homme ayant un effet positif sur elle, réussissant à la faire sourire et avec qui il n'y avait aucune complexité. C'était pourquoi elle lui avait proposé de dîner avec elle. Elle voulait continuer à en profiter davantage, se doutant malgré tout qu'elle allait attirer tous les regards sur eux deux. Sa vie privée était constamment épiée, elle avait pris l'habitude, mais ces derniers temps elle le supportait de moins en moins, commençant à saturer d'avoir les regards braqués sur elle à chaque mauvais pas qu'elle faisait. Elle rêvait d'autres choses. De tranquillité surtout. Elle voulait pouvoir aller dans un restaurant sans avoir le droit d'être suivie par des photographes en quête du scoop de l'année. Même quand elle allait boire un café, elle était forcée de les supporter. Elle se souvenait assez nettement des rumeurs qu'il y avait eu entre elle et Alec durant un temps à cause de toutes les fois où ils avaient été vus ensemble dans des restaurants ou des bars de la ville. Tout le monde les avait imaginé ensemble et avait vu en eux le couple de l'année. Sauf qu'ils étaient loin de la vérité. Alors en arrivant là où elle avait donné rendez-vous à Myles, elle observa autour d'elle cherchant à apercevoir s'il y avait une quelconque personne pouvant ressembler à un paparazzi. Au premier regard, cela ne semblait pas être le cas, pourtant elle savait aussi qu'ils étaient doués pour se cacher et qu'ils n'étaient pas nécessairement à l'abri. Mettant ses préoccupations de côté, elle s'avança avec un sourire aux lèvres près de son compagnon de la soirée, plus que décidée à s'amuser et à passer un bon moment. « La personne que j’attendais se fait beaucoup trop languir, tant pis pour elle. », elle aimait jouer, elle était douée pour le faire et elle dut se retenir de rire en voyant que Myles rentrait totalement dans sa comédie enfantine. Prenant place près de lui, elle prit le temps de le regarder un peu plus longuement, appréciant de le découvrir dans une tenue plus décontractée que les costumes qu'il portait quand il travaillait. Ce style lui donnait une allure moins sérieuse qu'elle trouvait des plus agréables. Tout comme ce sourire qu'il arborait sur ses lèvres. Elle ne regrettait absolument pas le fait de dîner avec lui, elle était détendue et elle était persuadée que tout allait bien se passer. « En même temps comme on dit "qui va à la chasse perd sa place", c'est dommage pour elle mais tant mieux pour moi. », répliqua-t-elle avec une lueur de malice dans le regard. Elle ne doutait pas du fait qu'elle avait de la chance d'être à sa place. D'être une soirée entière avec lui. Car Myles était le genre d'hommes ayant beaucoup à apporter aux personnes autour de lui. Il avait bon coeur, elle l'avait su dès le commencement. Et c'était aussi ce qui l'avait incité à se rapprocher de lui progressivement. Parce qu'elle savait qu'il était l'exact opposé des ténèbres. Il était tout ce dont elle avait probablement besoin pour faire disparaître certaines de ses cicatrices. « Ce sont des choses qui arrivent, elle ne sait pas ce qu’elle rate ! » , elle savait totalement tout ce que les femmes rataient en ne le connaissant pas. Et elle était certaine qu'il devait plaire aux femmes. Qu'il devait attirer d'autres regards que le sien. C'était une évidence d'après elle. Il avait tout pour en tout cas, et il fallait avoir reçu un coup sur la tête pour ne pas le remarquer. « C'est trop tard pour elle maintenant car je ne compte plus rendre ma place » , avoua-t-elle en continuant de le sourire. D'un sourire franc et sincère, comme il se faisait rare ces dernières semaines. Pourtant elle essayait, elle faisait de son mieux mais elle avait l'impression d'avoir un nuage sombre au dessus de sa tête et que quelque chose l'empêchait d'être légère, comme si elle était retenue par des pierres . Alors elle avait besoin de cette légèreté, de ne plus penser à tous ces tracas pendant quelques heures, de ne plus se demander quand elle allait pouvoir se sentir totalement mieux. Non, elle préférait laisser tout ceci pour plus tard. Elle ne voulait pas gâcher son dîner avec Myles à cause d'une humeur oscillant dangereusement avec les montagnes russes. « Qu’est-ce que je t’offre à boire ? », aussitôt elle lui sourit, sortant de ses pensées instantanément pour concentrer toute son attention sur le jeune homme et sur la question qu'il venait de lui poser. L'alcool était un autre de ses démons, qu'elle possédait depuis son plus jeune âge. L'univers de la haute société avec les nombreuses soirées l'avait initié assez vite au champagne et à toutes les bonnes boissons alcoolisées. « Un verre de vin blanc ce serait parfait  », répondit-elle en tournant son visage vers lui pour le regarder avec un peu plus d'attention. Elle aimait les vins issus des vignobles français, les grands crus un peu fruité, rappelant le soleil et la joie de l'été. Pour elle, le vin était l'accompagnateur de bons moments. « J’ose espérer que tu n’as pas ramené ta horde de paparazzis avec toi ! », l'inquiétude de l'avocat était légitime, car elle ressentait la même chose que lui. Tout comme lui, elle n'avait aucune envie d'être épiée, d'être espionnée. Elle ne voulait pas l'imposer à Myles qui ne faisait pas partie de son monde et qui ne pouvait pas comprendre que cela était son quotidien. Il méritait tout le calme auquel il avait le droit. « Il semblerait que non pour le moment. Mais si jamais c'est le cas, je connais un restaurant qui ne les laissera pas rentrer si je leur demande et on pourra être tranquilles au moins », dit-elle sincèrement en se voulant rassurante. C'était un endroit que son père avait décidé d'acheter quelques mois auparavant, lors de son arrivée à Los Angeles. Une manière pour lui de trouver de la tranquillité non loin de la mer et des merveilleux paysages que la côte californienne pouvait offrir.  « Sinon on peut toujours se transformer en Bonnie et Clyde et prendre la fuite comme des truands ! », souffla-t-elle en se rapprochant de quelques centimètres du jeune homme pour faire comme si elle lui racontait un secret digne des secrets d'état.  De l'extérieur, elle pouvait ressembler à une enfant,  ou à une femme cherchant à initier un rapprochement avec son compagnon de la soirée. Et cela pouvait être peut-être le cas d'une certaine façon. « Sinon quoi de beau dans la vie du grand avocat Myles Larson ?  », s'interrogea-t-elle en posant sa tête sur sa main pour l'écouter attentivement. Parce qu'elle était sincère et réellement intéressée par ce qu'il pourrait lui raconter. Elle le voyait comme un être des plus intéressants, et elle ne s'en cachait pas.
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Mar 12 Sep - 21:44

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Ludmila Alexander and Myles Larson
I HAVE LOOKED AT YOU IN A MILLION DIFFERENT WAYS
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Myles Larson était loin d’être cet homme confiant et déterminé lorsqu’il s’agissait de relation sentimentale, a contrario de ce qu’il pouvait être dans le cadre de son travail. Car oui, toutes personnes qui évoluaient professionnellement avec Myles le voyaient comme un homme de confiance, un homme ambitieux qui n’hésitait pas à se battre pour ses clients, quitte à tout risquer, quitte à tout perdre. Bien souvent, il y allait au culot et la plupart du temps, cela marchait. Parce qu’il était doué d’une confiance et d’un charisme qui faisaient de toute évidence la différence. Ceci étant, si son travail était sa zone de confort, s’il était sûr de lui dans cet univers dans lequel il évoluait, il l’était beaucoup moins avec les femmes. Malgré tout ce qu’on pouvait croire, Myles Larson n’était pas le genre d’homme à charmer les femmes sans la moindre difficulté, ou s’il le faisait, il ne s’en rendait pas forcément compte. Le fait est que c’était peut-être cela qui attirait la gente féminine, le fait qu’il n’ait pas réellement conscience de son propre potentiel. Il était, avec les femmes, totalement sur la retenue, laissant les choses se faire naturellement, ou parfois même laissant ses partenaires, elles-mêmes prendre les choses en main. Car il n’avait pas cette même assurance avec les femmes qu’il avait dans son milieu professionnel. Il n’était pas certain de pouvoir arriver à ses fins, il n’était pas convaincu de pouvoir plaire ni même d’être en capacité de comprendre les signes que l’on pouvait lui envoyer. Bien souvent, les belles femmes l’intimidaient bien plus qu’il ne voulait le faire croire. Alors oui, il faisait passer cela pour une certaine indifférence, ce qui le rendait bien souvent intouchable ou trop sérieux ; alors que la vérité était que jouer de ses charmes n’était tout simplement pas sa spécialité. C’est pour cette raison qu’au préalable, le jeu sans la moindre ambiguïté de Ludmila Alexander, ce rentre-dedans assumé, avait décontenancé le jeune avocat. Il n’était pas habitué à une provocation telle et s’était retrouvé presque gêné face à cela, parce qu’il ne savait comment réagir ni même comment donner le change. Puis au fil du temps, au fur et à mesure qu’il s’habituait à la présence de la jeune femme et à ces comportements qui franchissaient certes constamment les limites, plus il appréciait ce jeu et plus il rentrait dedans.  Bien sûr, il restait novice en la matière mais Ludmila était parvenue au fil des mois à dérider un homme qui avait bien du mal à ne pas être mal à l’aise dans ce genre de situation. Si bien qu’elle lui avait même appris quelque part à prendre du recul sur son sérieux et à se laisser aller à quelques jeux de charme. Il s’entraînait sur Ludmila et mettait en pratique avec des jeunes femmes qu’il ne voyait que le temps d’une soirée, afin d’oublier un visage qui revenait constamment dès lors qu’il posait ses lèvres sur une autre femme. Un visage qu’il n’avait pourtant plus envie de voir ; et un visage qui s’effaçait étrangement dès lors qu’il se trouvait en compagnie de Mila. Car aussi étrange que cela puisse paraître, Ludmila Alexander, cette jeune femme bien trop populaire et extravagante pour lui, ne le laissait pas totalement indifférent. Elle parvenait à simplement lui faire oublier à quel point il doutait, elle parvenait à lui donner confiance en lui et plus encore, elle lui faisait, l’espace d’un court instant, oublier cette femme aux cheveux d’or qui hantait beaucoup trop son esprit. Cette soirée s’annonçait donc bonne pour le jeune avocat, qui avait pris congé, troquant le bourreau de travail qu’il était pour un certain plaisir, une soirée en compagnie de Ludmila. Bien que ceci ne lui ressemblait guère, surtout depuis ces dernières années où il avait presque totalement mis sa vie privée de côté pour se focaliser sur son travail. Lorsqu’il découvre sa partenaire pour la soirée, un sourire s’affiche immédiatement sur son visage, ravi de la voir certes, mais également d’entrer dans ce jeu qui s’enclenche à la seconde où elle ouvre la bouche, alors même qu’elle prend place à ses côtés. Il ne peut s’empêcher de remarquer ce regard qu’elle pose sur lui, le genre de regard qui l’aurait mis mal à l’aise auparavant mais qu’il appréciait aujourd’hui. Ceci étant il ne relève pas ce regard, se contentant de jouer le jeu d’un rendez-vous faussement manqué, lui assurant que son invité de la soirée se faisait bien trop languir, alors même qu’il venait tout juste d’arriver. « En même temps comme on dit "qui va à la chasse perd sa place", c'est dommage pour elle mais tant mieux pour moi. » La malice qui illumine le visage de cette plus que ravissante brune, fait immédiatement sourire Myles, qui laisse ses doigts s’entremêler. Car oui, malgré le fait qu’il était bien plus à l’aise qu’il l’avait été avec la jeune femme, elle faisait son petit effet sur lui qui le rendait quelque peu fébrile. Parce qu’elle faisait tous ces sous-entendus qui voulaient en dire tellement et auxquels il avait du mal à s’habituer véritablement. « C'est trop tard pour elle maintenant car je ne compte plus rendre ma place » Myles laisse échapper un léger rire, laissant ses lèvres s’agrandir juste à l’image de celles de Mila. Il n’était pas mécontent de voir qu’une femme comme elle pouvait autant apprécier sa compagnie. Car même s’il vivait dans une situation confortable, qu’il pouvait être connu et reconnu dans le cadre de son métier, il n’était en rien populaire, il n’était pas un héritier comme l’était Ludmila et il n’avait pas une vie aussi trépidante que la sienne. Et pourtant, elle semblait l’apprécier tel qu’il était et c’était tout à son honneur. « Ca va, je ne suis pas perdant au change au final. » Un énième sourire qui veut en dire long orne son visage alors qu’il prend place de façon à mieux voir son interlocutrice. Un petit clin d’œil pour appuyer ses propos et son sous-entendu s’en suit avant qu’il ne reporte son attention vers le bar, lui demandant ce qu’elle souhaitait pour débuter cette soirée sous de bons augures. Il remarque d’ailleurs que sa question vient sortir la jeune femme de ses pensées. Et voilà qu’il se demande à quoi elle pense et si elle ne regrette pas d’être en sa compagnie ce soir. Interrogation des plus ridicules puisque finalement, elle était là et elle ne semblait pas vouloir s’échapper. « Un verre de vin blanc ce serait parfait » Aussitôt la requête de la jeune femme énoncée, il prend commande, l’accompagnant également d’un verre de vin, mais rouge pour lui, qui avait de toute évidence sa préférence. Et s’il profite allègrement de la présence de la jeune femme, très rapidement, ses craintes refont surface. Craintes qui pourraient paraître ridicules pour certains mais qui ne l’étaient pas selon Myles qui mettait un point d’honneur à préserver sa vie privée. Pas le genre à paraître dans les magazines ni même à faire parler de lui autrement que par son travail, il redoutait les rumeurs et les on-dit. Rumeurs qui semblaient déjà être aux mains de certains journalistes, au vu de ce qui avait été dit dans le dernier magazine qu’avait lu Micah et qu’elle lui avait rapporté par la suite. D’autant qu’une prétendue relation avec Ludmila n’était pas leur seule préoccupation puisqu’on lui prêtait également  une aventure avec Sonia Levinson. Myles mettait d’ordinaire tout en œuvre pour préserver sa vie privée et voilà qu’elle était en partie exposée et déformée. Il avait définitivement un don pour se mettre dans des histoires beaucoup trop compliquées pour lui. « Il semblerait que non pour le moment. Mais si jamais c'est le cas, je connais un restaurant qui ne les laissera pas rentrer si je leur demande et on pourra être tranquille au moins » La voix rassurante de Ludmila vient sortir Myles de sa rêverie passagère, se demandant comment il en était arrivé à se retrouver dans les magazines. Il reprend alors ses esprits et écoute la jeune femme attentivement. « Je vois que tu as tout prévu » Rassuré par le fait qu’ils avaient une solution de secours, Myles laisse son regard se poser sur leur deux verres de vin déposés devant eux avant de finalement reporter son attention sur elle. « Sinon on peut toujours se transformer en Bonnie et Clyde et prendre la fuite comme des truands ! » Il ne peut s’empêcher de sourire à cette réflexion et plus encore au fait même qu’elle se rapproche de lui. « C’est tentant ! » lâche-t-il avec un malice non dissimulé, se baissant légèrement vers elle pour capter cette confidence. Le fait est qu’en réalité, Myles n’avait jamais volé quoi que se soit dans sa vie, alors ça n’était pas aujourd’hui qu’il commencerait, mais après tout, si une horde de paparazzis débarquaient, la fin justifierait les moyens. Ils se retrouvent alors avec une proximité nouvelle entre eux, sans qu’aucun ne semble décidé à y mettre un terme pour retrouver sa position initiale. « Sinon quoi de beau dans la vie du grand avocat Myles Larson ? » C’était une question à laquelle il ne s’était pas attendu, si bien qu’il n’avait pas de réponse toute faite à cela. Le fait est que ce genre de question avait toujours tendance à être barbante lorsqu’on la lui posait, car ces derniers mois, il n’avait consacré sa vie qu’à son travail et dieu sait que cela pouvait être ennuyant pour son entourage lorsqu’il en parlait avec la plus grande des passions. C’est pourquoi Myles tente dans un premier temps de détourner la question avec une phrase toute faite qui l’amusait plus qu’autre chose. « Mis à part ma partenaire pour la soirée, pas grand chose. » Si cette phrase était une plaisanterie, le fait est qu’il n’en pensait pas moins, Ludmila était une belle femme et il serait aveugle de ne pas l’avoir remarqué. Puis, reprenant son sérieux, il décide de répondre en tout sincérité.  « Tu me connais je travaille beaucoup, et, je ne vais pas te barber avec le boulot pour ce soir, je n’ai pas envie de te faire fuir. » Il esquisse un sourire avant de hausser les épaules, laissant sa main glisser vers son verre. « Et puis, c’est bien connu, je n’ai pas une vie aussi trépidante que celle de Ludmila Alexander. » C’était un fait que personne ne pouvait nier, même si Myles n’était pas le genre de personne à lire les magazines, bon nombre de personne lui avait rapporté quelle vie avait mené et menait encore Ludmila, l’héritière des Alexander. Le fait est qu’ils n’avaient de prime à bord, absolument rien en commun. Mais c’était peut-être cela qui les rapprochait et faisait que tous deux semblaient intrigués par l’autre. C’était surement également la raison de cet engouement autour de leur prétendu rapprochement dans les magazines. « Même si, les magazines ont l’air de se languir de notre potentielle relation ! » C’était un sujet qu’ils n’avaient pas encore abordé, mais le fait est que malgré que cela le fasse doucement rire, les magazines n’étaient pas les seuls à se demander s’il se passait ou non quelque chose entre eux, juste à l’image des messages que Naïa lui avait envoyé sur le sujet… A l’instant même où la jeune blonde lui vint à l’esprit, il secoue la tête, afin de l’évacuer immédiatement de ses pensées. Il ne devait pas penser à elle, pas ce soir. Il attrape alors son verre qu’il avance vers Ludmila. « A cette fameuse soirée qu’on prévoit depuis si longtemps. » Un bref clin d’œil marque son visage avant qu’il ne vienne faire chuinter son verre à celui de celle avec qui il allait passer une très agréable soirée, il en était convaincu.  
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MessageSujet: Re: maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES) Jeu 28 Sep - 15:13

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Maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon
myles larson and ludmila alexander ※
i regret nothing. there have been things i missed, but i ask no questions, because i have loved it, such as it has been, even the moments of emptiness, even the unanswered-and that i loved it, that is the unanswered in my life.


Dans bien des domaines, Ludmila Alexander manquait énormément de confiance en elle et cela ne datait pas d'aujourd'hui. Depuis l'enfance, elle ne parvenait pas à être la femme complètement confiante, ayant une estime importante d'elle-même. Elle avait essayé de faire un travail sur elle-même, de se voir différemment et elle devait dire que maintenant qu'elle était totalement sobre, qu'elle allait arrêter de céder à ses anciens démons, elle était parvenue à faire un long chemin. A prendre la bonne direction. Elle avait encore une certaine route à parcourir avant de pouvoir se voir comme une personne exceptionnelle aux nombreuses qualités, néanmoins elle avait avancé. Elle progressait petit à petit, elle cessait de voir uniquement tous les petits défauts qui pouvaient la caractériser et elle parvenait à remarquer les bons côtés de sa personnalité. Et comme Lissa et Alec aimaient lui dire, ils étaient nombreux. Elle n'était pas que cette jeune femme au caractère explosif, pouvant en quelques secondes se transformer en lionne. Au quotidien, c'était ses qualités qui apparaissaient en premier, surtout quand elle s'occupait des personnes au sein de sa fondation. Dans des moments si privilégiés, si particuliers, elle dévoilait toute l'étendue de son coeur. Ce muscle cardiaque qu'elle prenait soin de protéger depuis des années, mais qui était pur, nullement aussi obscur que sa chevelure. Pour les autres, elle était prête à tout, n'ayant parfois aucun mal à se mettre en retrait pour qu'ils puissent être heureux. Pour qu'ils aient la chance de connaître une parcelle de bonheur. C'était ce qui la poussait à s'investir avec autant de passion et d'ardeur dans son association. Elle avait cessé de compter les heures qu'elle était amenée à passer pour amener de la lumière dans cet univers obscur ou pour faire naître des sourires sur les visages des êtres démunis. Des êtres dont les âmes avaient été blessées, piétinées parfois par  toute l'humanité. Et malgré le fait qu'elle avait mis du temps à trouver sa voie, quand elle entendait le rire des enfants, quand les sanglots cessaient de se briser dans un silence angoissant, elle comprenait qu'elle avait fait le choix de sa vie. Qu'elle était faite pour cette femme donnant aux autres, car c'était en leur apportant tout ce dont ils avaient besoin qu'elle avait le droit de connaître elle aussi la joie. Elle ne pouvait guère cacher que c'était d'ailleurs cette fondation qui lui avait permis de se relever à la sortie de l'hôpital. Sans ces personnes et sans son entourage qui lui offraient un foyer réconfortant, elle se doutait qu'elle n'aurait pas réussi à s'en sortir. Qu'elle aurait repris la route vers les ténèbres, que la lumière aurait cessé d'étinceler et de l'appeler. Jamais elle ne pourrait regretter ce désir qu'elle avait eu de dédier son existence aux autres. Grâce à ce changement, elle n'était plus aussi perdue qu'elle pouvait l'être auparavant. Elle arrêtait de se voir comme la pire des personnes. Et il y avait les hommes qui l'aidaient à obtenir l'affection dont elle avait besoin parfois. Cela faisait des années qu'elle les utilisait pour se sentir mieux. Ils étaient des pions dans une partie d'échec dont elle était la reine. Rares étaient les fois où elle avait accepté de passer plus d'une nuit en compagnie de certains d'entre eux. Elle pouvait certainement les compter sur une main, tellement ils étaient peu nombreux. Tandis que son tableau de chasse était une liste dont elle n'était pas nécessairement fière maintenant qu'elle n'était plus cette provocatrice extravagante. Elle aimait se perdre dans des étreintes passionnées à la fin d'une soirée après quelques danses au rythme d'une musique enivrante. Si elle n'était pas en mesure de dire qu'elle les attirait tous, ses tenues sexy et son charme avaient pendant longtemps fait des ravages au Viper Room auprès de la gente masculine. Et elle avait cessé de compter ceux avec lesquels elle avait fini par passer une nuit. Quelques heures simplement destinées à oublier tout le reste, à faire le vide dans son esprit. Ils n'étaient que des corps supposés satisfaire des désirs, jamais elle n'avait cherché à en savoir davantage sur eux et il n'était pas dans ses habitudes de les rappeler pour un dîner rempli de conversations. Si pendant longtemps, ce comportement avait été plus fréquent chez les hommes, elle faisait partie de ces femmes modernes assumant sans complexe une sexualité débordante. Elle n'avait pas peur de charmer et de séduire pour obtenir tout ce qu'elle souhaitait. Néanmoins, aujourd'hui elle n'était plus totalement la même. Car elle continuait de guérir les plaies de son âme mais elle en avait fini d'apaiser ses peines par des nuits de sexe avec des hommes dont elle oubliait le nom au petit matin. Elle ne voulait plus être cette personne. D'une certaine manière, elle pouvait l'avouer elle s'était s'assagie. Mais certaines habitudes demeuraient et les semaines qu'elle avait passé à flirter ouvertement avec Myles Larson en était une preuve. Elle avait aimé ce jeu qu'elle avait fait naître entre eux. Cependant contrairement à autrefois, elle ne s'était pas jetée sur lui, elle ne lui avait pas proposé un rendez-vous dans un bar en pleine soirée pour terminer chez elle après quelques verres. Parce qu'elle appréciait chaque discussion qu'ils avaient quand ils étaient amenés à se voir. Elle ne le voyait pas uniquement comme un homme attirant, malgré tout le charme qu'il avait. Car aussi rare que cela pouvait être, elle aimait passer du temps avec lui, parce qu'il lui permettait d'oublier l'homme responsable de tous les maux de son organe vital. Il apportait du soleil dans ses journées et progressivement au fil du temps elle avait pu remarquer qu'il n'était plus aussi sérieux que le jour où ils s'étaient rencontrés pour la première fois. Ils avaient un effet positif l'un sur l'autre. Et c'était tout ce dont elle avait besoin, tout ce qu'elle recherchait, suffisamment pour lui proposer une soirée ensemble. S'agissait-il d'un véritable rendez-vous ou d'un banal dîner entre deux êtres s'appréciant, elle ne connaissait pas la réponse. Pourtant, pour cacher cette légère nervosité qui naissait dans son esprit, elle la fit disparaître instantanément en s'approchant du jeune homme qui l'attendait, utilisant toutes les armes qu'elle avait en elle. Et en remarquant le sourire de Myles, elle fut ravie de constater que cela fonctionnait totalement. « Ca va, je ne suis pas perdant au change au final. », à son tour son visage se détendit et elle laissa un immense sourire sincère apparaître sur ses traits, flattée par la remarque qui venait de lui être faite. S'il n'était pas perdant, elle savait parfaitement qu'elle ne l'était pas non plus. Elle avait une place que beaucoup devaient lui envier, que multiples femmes auraient désiré avoir, elle n'en doutait pas. Car malgré le manque de confiance qu'elle pouvait lire dans l'esprit de l'avocat, elle savait aussi qu'il avait tout de l'homme idéal. Son charme fou le rendait attirant et si beaucoup avaient la mauvaise habitude d'en jouer à outrance, ce n'était pas son cas, ce qui le rendait d'autant plus séduisant. Mais il n'y avait pas que cela qui en faisait un partenaire des plus appréciables. Sa passion pour  le droit et sa dévotion étaient des qualités qu'elle admirait. Myles Larson n'était pas comme tous les autres, il avait ce quelque chose en plus de suffisamment magnétique pour faire naître de l'intérêt chez l'héritière des Alexander. « Je ne suis pas perdante non plus il me semble », déclara-t-elle sincèrement, en rendant son clin d'oeil au jeune homme, avant de s'installer à ses côtés. Même si elle ne doutait pas du bon moment, qu'ils allaient passer ensemble, elle ne pouvait guère s'empêcher de se dire que sa simple présence risquait à tout moment de provoquer une arrivée de paparazzis en quête de scandales. Comme à chaque fois, elle avait pris des précautions mais elle savait que sa vie avait cette mauvaise tendance à attirer les rumeurs. A faire propager des photographies ne dévoilant qu'une vaste comédie. Et elle n'avait aucune envie d'imposer une situation de la sorte à Myles. Il méritait de connaître la tranquillité, encore plus car il n'était pas accoutumé à l'univers dans lequel elle vivait, alors elle se permit de le rassurer autant qu'elle le pouvait. « Je vois que tu as tout prévu ». Elle y était obligée,  elle n'avait pas le choix pour ne pas voir chacun de ses gestes affiché en grand dans des journaux à scandale. C'était un mode de vie contraignant qui était malheureusement destiné à rester le sien, car elle ne pouvait pas changer son nom de famille. Ni disparaître comme elle voulait le faire croire à l'avocat pour l'amuser. « C’est tentant ! ». Si elle avait dit ceci sur le ton de l'humour, elle ne pouvait pas cacher qu'à plusieurs reprises elle y avait pensé, se laissant tenter par cette idée apparaissant comme plus qu'agréable. « Dans ce cas il faut qu'on trouve une destination mon cher. On ne peut pas s'enfuir sans avoir un plan  » répondit-elle malicieusement, posant sa tête sur sa main pour écouter ce qu'il pourrait lui trouver comme projet de fuite. Une certaine proximité naquit entre eux, la distance se réduisant peu à peu et à aucun moment elle ne chercha à y mettre fin, choisissant de rester pour profiter de cette chaleur appréciable qu'elle sentait dans ses veines. Elle se doutait de ce que cela pouvait faire croire de l'extérieur, sauf qu'elle avait décidé de ne pas s'en préoccuper. Cela lui importait peu. « Mis à part ma partenaire pour la soirée, pas grand chose. », devant sa réponse, elle leva les yeux au ciel, sentant malgré tout une légère chaleur se propager dans ses joues. Il se la jouait flatteur, et s'il cherchait par ce compliment à la faire se sentir bien, il y parvenait totalement. « Tu me connais je travaille beaucoup, et, je ne vais pas te barber avec le boulot pour ce soir, je n’ai pas envie de te faire fuir. » . Les doigts jouant avec son verre et l'écoutant attentivement, elle savait qu'elle n'avait aucunement la volonté de prendre la fuite, de quitter cette chaise pour se trouver une meilleure occupation. Au contraire, elle ne doutait pas de la place qu'elle avait. « Et puis, c’est bien connu, je n’ai pas une vie aussi trépidante que celle de Ludmila Alexander. ». Il se trompait sur ce point car même si pour tous les paparazzi son quotidien paraissait exaltant et excitant, elle était rentrée dans une certaine routine. Dans une monotonie qui lui plaisait, n'ayant pas besoin d'une existence faite de montagnes russes. « Ta partenaire de la soirée te retourne le compliment et tu peux la croire quand elle te dit que si tu as envie de lui parler de ton travail, elle ne partira pas du tout.  », rétorqua-t-elle en lui adressant un petit sourire pour qu'il la croit. Elle faisait partie de ceux aimant les passionnés et Myles était l'un d'entre eux alors l'écouter était plaisant. « Quant à ma vie tu sais, tout ce que l'on peut dire sur moi n'est pas vrai .... », ajouta-t-elle en hochant la tête. Presque tout était faux et quand enfin une vérité était dévoilée, elle était exposée sous un angle vendeur, juste pour inciter chaque être à acheter des torchons n'en valant pas la peine. Il suffisait de lire les articles narrant une probable relation entre elle et son partenaire de la soirée pour comprendre qu'un rien provoquait un incendie. Et par le passé, elle se souvenait encore très bien des rumeurs sur Alec et elle et des fous rires qui s'en étaient suivis. Tels des enfants, ils s'en étaient amusés, ils en avaient ri et ils en avaient joué. Mais de nouveau, elle ne pouvait pas obliger Myles à le prendre d'une manière aussi désinvolte. « Même si, les magazines ont l’air de se languir de notre potentielle relation ! » . C'était à croire qu'ils avaient eu les mêmes pensées, qu'il y avait songé tous les deux à la même seconde. Au premier regard, ils étaient différents, ils n'avaient pas les mêmes habitudes, une vie des plus dissemblables, mais c'était leur envie de faire le bien, d'aider les autres qui les avaient à se rencontrer. Et elle ne le regrettait pas. « Tout le monde se demande si tu es ma nouvelle proie. Ils doivent s'interroger sur les méthodes que tu as employé pour m'attirer dans tes filets, à moins que ce soit moi qui t'ait pris au piège dans les miens. Dans les deux cas, le pourquoi du comment intéresse tout le monde.  » , lança-t-elle d'une voix amusée, le visage éclairé par le malice avant de poser un regard rempli de sous-entendus sur le jeune homme. Un regard ressemblant à la séductrice qu'elle continuait d'être et qui jouait avec plaisir - et sincérité - avec son partenaire de jeu. Et il n'était pas un simple partenaire, il faisait naître des sensations dans son organisme. « A cette fameuse soirée qu’on prévoit depuis si longtemps. ». Levant son verre, elle trinqua avec plaisir avec Myles avant de boire une gorgée de son vin blanc qu'elle laissa quelques secondes dans sa bouche pour le savourer. Elle profitait allégrement, elle lâchait prise sur tout le reste sans se dire qu'elle faisait quelque chose de mauvais ou de néfaste. D'un geste, elle repoussa l'une de ses mèches de cheveux en arrière pour dégager son visage. « J'espère que tu ne regrettes pas d'avoir dit oui en tout cas. Tu en as le droit mais j'en serai déçue si c'était le cas », confessa-t-elle sans une once de mensonge. Elle n'avait pas nécessairement l'habitude d'écouter l'avis des autres ou de s'en importer, mais pas avec lui. Parce que comme elle ne cessait de se le répéter et de le comprendre dans son âme, Myles Larson n'était pas une proie sur son tableau de chasse.
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maybe he isn’t your sun but he’s your moon, appearing in your darkest nights, never too soon. ♡ (MYLES)

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