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prisoners's reunion (cobb)

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MessageSujet: prisoners's reunion (cobb) Lun 12 Juin - 21:13

Comme quatre soirs par semaine, je travaille comme videur au sein du club de strip-tease détenu par Andy Rosenbach, une sulfureuse bourgeoise de la ville. Ce travail sauve les finances de mon couple mais plus qu’un apport financier, dernièrement, ce travail est une véritable échappatoire. En effet, il me permet d’échapper à mes problèmes de couple avec la jeune Darrow. Dernièrement, les choses se sont compliquées. En fait, cela fait plusieurs mois, depuis qu’elle a perdu l’enfant qu’elle portait et que j’ai refusé d’en faire un autre dans la foulée. Il y a des jours où le travail est plus difficile que d’autre, où il faut sans cesse refouler des jeunes femmes qui ne sont même pas majeures ou évacuer des hommes fougueux et bagarreurs. Ce soir, par chance, c’est plutôt calme. Ce soir, le club n’affiche pas complet. C’est assez rare, même en pleine semaine. Ce club ne désemplit que rarement et est toujours bondé. Son succès est certainement dû aux individus qui dansent et servent des boissons, dénudés. A force, cela ne me fait plus rien et je crois que Darrow le sait, ce qui fait qu’elle ne bronche pas lorsque je pars travailler. Rares sont les femmes, je crois, qui toléraient que l’on exerce un tel métier entouré de femmes nues et sexy à longueur de soirées/nuits. Je consulte rapidement mon téléphone : c’est l’heure de ma pause. Je me faufile dans la foule jusqu’à l’espace fumeur où généralement, on a tendance à me laisser tranquille en raison du tee-shirt STAFF que je porte. Je ne fume plus depuis quelques semaines mais en ce moment, particulièrement tendu, il m’arrive de m’en griller une. J’interpelle un homme, isolé et seul, pour lui emprunter une cigarette. Il est de profil, dans l’obscurité et ainsi, je ne vois pas bien son visage. « Eh, bonsoir, j’peux te taxer une clope, s’il te plaît ? », je demande, en lui tapotant l’épaule.
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MessageSujet: Re: prisoners's reunion (cobb) Mer 21 Juin - 23:45



Ça ne t’arrive pas souvent, mais parfois, comme de toute façon tu ne trouves pas facilement le sommeil, tu vas dans les boîtes et tu t’y étourdis de décibels et tu flirtes sans vergogne, pas toujours de façon subtile, tu le reconnais mais ça n’a jamais été un problème jusqu’à maintenant. Tu ne danses pas, non, tu te contentes de rester au bar et d’observer, tu joues mais sans mettre un pied dans l’arène, tu n’as pas vraiment le rythme dans la peau, ou en tout cas, pas une très bonne coordination, et si tu peux éviter la piste de danse, tu t’en tiens éloigné. Ce soir, tu es venu avec des collègues, tu n’as pas pu décliner encore une fois, alors tu t’es laissé amadouer : d’ordinaire, tu préfères les sorties en solo, mais une fois n’est pas coutume, et au moins tu sais que la prochaine fois, tu seras tranquille. Pendant que les demoiselles se déhanchent sur la piste de dansent, que tes compères sont partis à la recherche d’autres âmes en peines pour passer un morceau de nuit, tu décides qu’il est temps d’aller prendre un peu l’air. Il fait une chaleur étouffante dans ce club, et tu défais un bouton de chemise pour mieux profiter de l’air frais qui a sur toi un effet presque libérateur. plongeant une main dans la poche arrière de ton jean, tu sors ton paquet de cigarettes et tu t’accordes un petit moment de tranquillité, à l’écart des disputes de couples, ou des grappes de minettes bien trop éméchées pour être pudique.
Quelques minutes plus tard, tu sens une tape sur ton épaule. – Eh, bonsoir, j’peux te taxer une clope s’il te plaît ? Pendant quelques secondes, tu crois reconnaître la voix, tu restes un moment interdit, mais tu finis par reprendre le dessus, chassant la pensée improbable. Quelles sont les probabilités après tout, que tu te trouves ce soir, nez à nez avec lui ? Il fait sombre, tu ne distingues pas vraiment les traits de la personne en face de toi, à qui tu présentes désormais ton paquet ouvert dans lequel tu fourres généralement ton briquet.


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MessageSujet: Re: prisoners's reunion (cobb) Jeu 22 Juin - 16:27

L’homme que j’interpelle se tourne et en silence, me tends son paquet de cigarettes ouvert. Caché dans l’obscurité en absence de spot, je ne vois pas son visage. Je m’empare d’une cigarette puis habilement, du briquet rangé dans le paquet. J’allume la clope et redonne le briquet à l’inconnu. « Merci », je souffle en expirant une première bouffée qui me fait un bien fou. J’ai tendance à être nerveux dernièrement mais depuis plusieurs semaines, je fume bine moins qu’avant. Puis soudain, les spots pivotent et éclairent un visage anguleux, particulièrement bien ciselé. Des joues creusées, une barbe naissante. Un regard que je connais par cœur, qui m’a tant accompagné dans des journées de solitude, en détention. Je recule, hébété, la bouche grande ouverte. Je cligne des yeux, croyant rêver. « Non, c’pas possible », je souffle, choqué. Pourquoi mon ancien compagnon de cellule est-il ici ? Libre, dansant dans le club où je travaille depuis de nombreux mois et surtout, sous mes yeux, devant moi, par pur hasard ? J’ai l’impression de rêver si bien que je suis obligé de demander pour en avoir le cœur net. « Cobalt ? ». Je passe une main dans mes cheveux, perturbé par cette retrouvaille. J’éclate de rire mais ce n’est pas amusant : c’est nerveux. Cela me ramène des années en arrière quand j’étais enfermé dans huit mètres carrez avec cet homme quand nous étions condamnés à essuyer nos peines de prison. « C’est Travis ». Je préfère lui dire au cas où il ne me reconnaît pas. Je n’ai pas changé depuis ma libération mais j’ai simplement pris quelques kilogrammes, cinq ou six environ. « Tu sais, Travis de la pri-… ». Finalement, je m’abstiens de préciser d’où nous nous connaissons. C’est inutile.
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MessageSujet: Re: prisoners's reunion (cobb) Ven 23 Juin - 1:04




Tu ne peux pas le croire. Cette voix. Ton instinct était donc correct, il s’agissait bien de lui. Travis ; celui qui avait partagé avec toi les longs mois de confinement, les années qui s’étiraient pendant lesquelles tu ne voyais du monde extérieur qu’un petit bout de cour, quelques images sur un écran de télévision. Ces années pendant lesquelles tu avais payé le prix de tes erreurs de jeunesse, une période de ta vie que tu n’as pas vraiment vu passer, ou plutôt, qui t’es passée sous le nez. Tu es amer, parce que ceux qui étaient libres, pendant ce temps là, ont fait des choses de leur vie, ont vu le monde, fait des enfants pour certains. Et puis il y a eu le décès, le trou béant dans ce cœur dont beaucoup de gens te pensent dénué. Instinctivement, ton visage s’assombrit à cette pensée, et dans l’obscurité, on ne distingue pas réellement ce voile de tristesse dans tes yeux. – Travis. Tu ne sembles pas capable d’en dire d’avantage ; tu prononces son prénom, le seul. Tu as passé de longs mois, après ta libération, à te dire que ça avait été une erreur, que l’isolation en avait été la cause. Tu t’étais efforcé de te persuader que tu n’avais rien ressenti, que ces moments passés entre ses bras, que ces corps à corps d’un genre un peu particulier ne signifiaient rien d’autre qu’un besoin naturel auquel vous répondiez. Mais ton cerveau, lui, connaît la vérité, celle que tu ne veux pas affronter. Tu tires une nouvelle fois, laissant le tabac t’enivrer ; une façon de gagner un peu de temps, parce que te retrouver face à lui te met un peu mal à l’aise d’autant plus que les souvenirs de ces moments torrides sont encore bien présentes dans ton esprit, et tu ressens, bien malgré toi, de nouveau cette étrange chaleur qui nait au fond de toi. – Oui.. matricule 1036, ajoutes-tu. Tu te souviens de ce numéro, tu t’en souviendras sans doute longtemps. Tu le regardes. Il n’a pas beaucoup changé, si ce n’est peut-être une barbe naissante qui, tu dois le reconnaître, lui va plutôt bien. Tu mourrais plutôt que de l’admettre. – Ça fait longtemps que t’es là ? Tu n’avais plus eu de ses nouvelles après avoir retrouvé la vie à l’extérieur, il n’y avait eu aucune promesse entre vous, ça n’avait même pas été envisagé, mais le hasard se moque de toi, il a fait de vous ses jouets à un point que tu n’oses pas imaginer.


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MessageSujet: Re: prisoners's reunion (cobb) Ven 23 Juin - 11:41

Matricule 1036. Entendre cela me replonge des années en arrière, dans cette cellule sombre où j’ai cru que je tomberai à jamais et où j’ai bien failli retourner, il y a deux ans, pour un meurtre commis par mon père qui voulait me le mettre sur le dos. J’opine du chef pour lui signifier qu’il a raison, qu’il se souvient bien. Cobalt me demande si je suis ici depuis longtemps. J’ai envie de lui retourner la question mais j’y réponds tout d’abord. « Presque trois ans », je réponds. « Wow, je … ». Je ne trouve pas les mots. Je tombe de haut. Je ne m’attendais pas à croiser d’anciens détenus dans ma nouvelle vie rangée et encore moins Cobalt, mon compagnon de cellule. Aussitôt, des flashs me reviennent de moments interdits que nous avons passés ensembles, pendant notre détention commune. Je me souviens également de la réaction de Darrow lorsqu’elle a su que j’avais également un penchant pour les hommes, une bisexualité qui m’a été révelée par une attirance éprouvée pour l’homme qui se tient face à moi. Je me passe une main sur le visage, n’en revenant toujours pas. « T’es la dernière personne que je me serai attendu à croiser ici ». Pourtant, je vois beaucoup de monde dans ce club : des gens influents comme des célébrités. Ce club a une réputation indéniable. Il est une plaque tournante des jet-setteurs locaux mais également pour des bourses plus modestes : c’est un melting pot d’origines, de statuts, de profession. Et c’est ce qui fait que j’aime autant travailler ici même si faire la sécurité n’est pas toujours évident. « T’es sorti y’a longtemps ? », je demande en tirant une latte de ma clope, tout en continuant de l’observer comme pour rendre cette vision plus réelle car j’ai du mal à y croire.

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