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We're just friends ❞ MYLES

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MessageSujet: We're just friends ❞ MYLES Jeu 1 Juin - 15:11


❝We're just friends.❞
- Sonia Levinsn& Myles Larson -
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Combien de fois ce rendez-vous avait été reporté. Une bonne dizaine de fois. Je trouvais toutes les excuses du monde pour ne pas me pointer dans ce cabinet. Je ne voulais pas devoir me retrouver nez à nez avec Myles, pas après ce qui s’était passé. Pourtant le procès se rapprochait à grand pas et bien que je minimisais les faits je risquais un nouveau scandale pour cette affaire vieille de plus de deux ans. Les preuves m’accablaient alors que je pensais que c’était du passé. Ma principale occupation était devenue l’image du gouverneur Malone et voilà qu’un petit merdeux en manque d’argent me ressort une vieille histoire que j’avais presque oublié. Mon répondeur était plein de message du cabinet Larson and associates tantôt ses secrétaires et tantôt Myles qui voulaient convenir d’un tête à tête pour voir où en est l’affaire. A vrai dire, je sais qu’il s’agit du meilleur cabinet de tout le comté et que mon dossier est entre de bonne main. Je tente tant bien que mal de reporter toujours à plus tard cette rencontre prétextant mille et une excuses. Pourtant le dernier message est menaçant et je comprends que je ne pourrais pas continuer à jouer sur leur patience bien longtemps. Ce n’est pas tant l’affaire qui me tracasse, mais l’idée de me retrouver devant mon avocat m’ulcére. Je n’arrive pas à sortir de ma tête ce qui s’est passé. Comment en quelques secondes j’avais fait d’Adam un mari cocu. Je m’en voulais de ressentir de l’attirance pour un autre homme et d’avoir céder commettant ainsi l’adultère. Myles ne me laissait clairement pas indifférente, il représentait la legereté, son humour ne me laissait pas indifférente ni son sourire d’ailleurs. L’entente entre nous était bonne depuis que nous étions emmené à travailler ensemble. Myles était devenu avec le temps un véritable ami. Il avait accepté de me prendre comme cliente dés ma première télé-réalité avec les dangers et les histoires que cela pouvait engendrer. Je ne ratais aucun de nos rendez vous et je prenais un malin plaisir à échanger avec lui. Il était devenu avec le temps bien plus qu’un avocat. Je m’étais même surprise à lui confier mes problèmes conjugaux et comment j’en voulais à Adam de ne jamais pouvoir devenir mère. Il était devenu l’un de mes meilleurs alliés, je ne lui cachais plus rien qu’il s’agisse de ma vie personnel ou professionnel. Il taisait mes plus sombres secrets, gérer mes déboires et s’occupait même de rédiger les contrats des futurs candidats. Malheureusement la dernière saison de Petits Diables nous avait tout les deux éprouvés. Une bonne dizaine d’affaires nous était tombé dessus, en date celle du jeune homme qui m’accusait de l’avoir séquestré lors d’un tournage alors qu’il était claustrophobe. Quelques uns de ses camarades avaient accepté de plaider en sa faveur, témoins de la scène. Et bien que mes intentions n’étaient pas celle qu’il prône, j’étais belle et bien dans la merde sans mon Larson. Certains magazines à scandale avaient relaté les faits deux ans auparavant mais voila qu’une certaine vidéo qui jusque là ne nous avait pas été communiqué fait irruption dans toute l’affaire. Une de mes ex-nounou avait filmé en cachette la scène et venait de me planter un couteau dans le dos. Il fallait mettre un terme à tout ceci avant que ça n’empiéte sur la carrière du gouverneur. Jack Malone m’avait pris au sein de son équipe malgré mon manque de connaissance en politique. Il avait jugé bon que je sois à ses côtés durant sa campagne. Il voyait en moi un souffle nouveau à son image. Je pouvais lui apporter un peu de fraicheur dont manque cruellement tout ces hommes politiques. A l’Ère du numérique, il fallait mieux se préparer auprès de ses éventuels électeurs. Et le fait qu’il m’ait choisi moi plutôt qu’un autre me mettait d’avantage la pression sur cette affaire que je voulais vite taire.

Il était un peu plus de midi lorsque mon téléphone retentit pendant La réunion. Le nom de Myles apparu en grand sur mon écran et je fus contrainte d’ignorer l’appel, lui envoyant un message pour dire que j’aurais malheureusement du retard. Peter Watson me jete un regard froid l’ayant coupé dans son discours. Je sens le rouge monter à la figure et je m’excuse tandis qu’il reprend la parole. Le dernier meet-up de Jack Malone a été un franc succès mais nous ne sommes qu’au début de notre campagne et il ne faut rien lâcher. Je ne me suis pas montrée suffisamment attentif à cette réunion, remplissant mon carnet de note de spirale et gribouillage. La seule idée que j’ai soumis fut vite balayer par le conseil, comme pour me faire taire. Dans ce milieu, j’ai du mal à trouver ma place et à être prise au sérieux sauf par Malone qui se fait de plus en plus rare aux réunions. Son agenda est overbooké et c’est à nous de gérer son image. Alors que la réunion touche à sa fin et que je range rapidement mes affaires, un de mes collègues vient me soutenir sur mon idée me conseillant de me montrer plus ferme la prochaine fois. De nouveau mon téléphone vibre dans ma poche, c’est de nouveau Myles. Je suis gênée de l’avoir fait attendre, je sais qu’il n’est pas à ma merci et que pour quelqu’un d’autre il aurait surement laisser tomber l’affaire. Je décroche me confondant d’excuses, je ne pensais pas que ce tour de table allait prendre autant de temps. Il faut dire que si ce cher Watson n’avait pas pris la parole, j’aurais pu être à l’heure. Sans perdre plus de temps, je me rend à La Bohème où nous avons convenu de déjeuner ensemble. Il me faut une dizaine de minutes pour arriver enfin à l’adresse. Myles est déjà sur place, l’hôtesse d’accueil me dirige à notre table. A peine nos regard croisé, que j’en remets une couche à nouveau : « Je suis vraiment désolée, si j’avais su que ça allait durer autant. » dis-je avant de nous échanger une bise. Notre relation est un peu plus qu’une simple poignée de main et malgré que j’ai préféré mettre en suspension notre amitié, je ne peux l’éviter complètement. Je prend place face à lui. Sans le vouloir j’évite de croiser son regard. J’ai peur d’être trahie par mes pensées, d’autant plus que nous n’avons jamais eu l’occasion de reparler de notre petite partie de jambe en l’air. « Des nouveautés?  » demandais-je, nous épargnant des conventions qui auraient pu me mettre mal à l’aise. J’annonce tout de go la couleur, il s’agit d’un rendez vous professionnel. Rien de plus. Du moins c’est ce que je veux me percevoir, même si une partie de moi meurt d’envie de crever l’abcès.


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MessageSujet: Re: We're just friends ❞ MYLES Sam 17 Juin - 10:35

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Vérifiant l’heure, Myles se rend compte qu’il est en retard. De quelques minutes seulement, mais il l’est tout de même et c’est une très mauvaise habitude qu’il a pris. Cependant, il ne s’inquiète pas réellement, car il sait qu’elle ne sera pas à l’heure non plus. Sonia n’est pas nécessairement quelqu’un de ponctuelle, mais plus encore, il ignorait si elle allait se pointer à leur rendez-vous. Cela faisait des jours qu’elle l’évitait, qu’elle acceptait un rendez-vous fixé par leurs assistants respectifs, puis annulait à la dernière minute ou bien ne se pointait tout simplement pas. Ce qui avait le don d’agacer Myles, qui n’avait de toute évidence pas que cela à faire. S’il était d’une nature patiente, la plupart du temps, Sonia commençait doucement à jouer avec ses nerfs. Alors oui, il pouvait comprendre qu’elle puisse culpabiliser face à ce qu’ils avaient fait, mais il ne comprenait pas qu’elle puisse risquer autant, qu’elle puisse léser son avenir professionnel pour une simple histoire sans lendemain. Car c’était ce que leur relation était, au delà d’être des amis. Pour le jeune avocat, son travail était toute sa vie, et pour lui, il n’était pas question une seule seconde de risquer de compromettre sa carrière, ou de ne pas se battre contre quelque chose qui pouvait venir l’entacher, quelque soit cette chose. C’est pourquoi il ne comprenait pas l’attitude de son amie et amante d’un soir, qui ne parvenait à faire la part des choses.  Oui, dans un élan de faiblesse et sans que cela ne soit explicable, Sonia et Myles s’étaient rapprochés avant de finir par goûter au goût pourtant défendu des lèvres de l’autre, puis à tout un tas de chose qu’une femme mariée ne devait pas faire avec un autre homme que son époux. Pourtant plein de principes, le jeune avocat s’était laissé aller, oubliant l’anneau qui brillait autour de l’annulaire de son interlocutrice. A l’instant même où ses lèvres avaient rencontré les siennes, il n’avait plus pensé une seule seconde au fait qu’elle était engagée et cela depuis de longue date. Il n’avait pensé qu’à elle et peut-être quelque part, qu’à lui et au bien que cela lui faisait d’oublier totalement, l’espace d’une nuit, son histoire avortée et bien trop compliquée avec Naïa Atkins. Si elle avait décidé de ne pas en parler, passant sous silence ce moment de faiblesse, Myles s’en était accommodé, ne cherchant absolument pas à briser un mariage. Pourtant, il en avait assez de lui courir après parce qu’elle croulait sous la menace d’un énième scandale, et plus encore son amie lui manquait. Car au départ, c’était la raison pour laquelle Myles s’occupait encore aujourd’hui de la défense de Sonia. Car oui, la jeune productrice n’était pas le genre de cliente habituelle. Il ne s’occupait pas de cas comme cela d’ordinaire. Il détestait tout bonnement les émissions de téléréalité et trouvait cela d’un ridicule sans nom. Pourtant, parce qu’elle comptait pour lui, il avait accepté de la représenter et de se battre pour elle. Car c’était toujours ce qu’il faisait lorsqu’il acceptait un cas, et plus encore lorsqu’il s’agissait de l’un de ses proches. Il s’était alors lancé dans cette histoire qui ne lui ressemblait finalement pas, par profonde amitié. Alors oui, ils avaient quelque pu entaché cette amitié en décidant de se laisser aller au plaisir charnel, mais encore une fois, Myles ne comprenait pas qu’elle puisse minimiser les problèmes dans lesquels elle s’était fourrée simplement pour une histoire de honte ou de gêne mal placée. Il avait tenté de la faire revenir à la raison, inondant son répondeur de messages à propos de son dossier, de ses problèmes et risques actuels. Il avait passé sous silence leur moment défendu et s’était concentré sur des éléments strictement professionnels mais elle continuait inlassablement de l’éviter. Et il commençait sincèrement à perdre patience. Installé derrière son bureau, il tape nerveusement sur les touches de son téléphone, cherchant à ce que Sonia lui réponde enfin. Ils avaient besoin de se voir pour préparer sa défense où bien elle allait tout simplement finir par sombrer dans ce flot de scandales à répétition. Car il faut le dire, la défense de la jeune femme n’était pas évidente. D’ailleurs, d’ordinaire, s’il avait  eu à choisir un camp, probablement se serait-il positionné contre Sonia. C’était un fait, elle avait agit de manière totalement irréfléchie et presque indéfendable. Pourtant, il ne baissait pas les bras. Car, il était prêt à tout pour ses amis. Il lui répète alors par le biais de cet outil bien utile, qu’ils ont besoin de se rencontrer car beaucoup d’éléments manquaient à son dossier et qu’elle avait intérêt à se pointer à leur déjeuné. Oui, il commençait à se faire pressant, car, lui se fichait bien de leur histoire personnelle, il avait simplement besoin de faire son job correctement, chose qu’elle l’empêchait de toute évidence de faire convenablement. Il tape du pied nerveusement après avoir enfin reçu une réponse de Sonia, reposant son téléphone avant de finir par se rendre immédiatement au restaurant dans lequel ils avaient convenu de se retrouver. Bien sûr, elle n’est pas là lorsqu’il arrive. Ceci étant, il prend place à la table qui leur est réservée, tentant de contenir son impatience inhabituelle. Il regarde l’heure et s’agace seul alors que la serveuse lui lance un regard compatissant, avant de venir lui proposer un rafraichissement pour patienter. Chose qu’il avait de toute évidence bien besoin. Il venait fréquemment dans ce restaurant pour ses dîners d’affaires, si bien que le personnel était habitué à le voir là, mais rarement à le voir patienter. Il faut dire qu’à l’accoutumer, c’était lui qui faisait attendre ses interlocuteurs. Lorsqu’il la voit enfin pénétrer dans l’enceinte de l’établissement, il soupire de soulagement. « Sonia, enfin ! » Son ton n’est au préalable pas des plus sympathiques. Parce qu’attendre lui donne l’impression de perdre son temps et son amie lui en avait fait perdre beaucoup ces dernières semaines. Poli, il se lève tout de même lorsqu’elle arrive à sa hauteur pour venir embrasser furtivement ses joues, comme ils ont l’habitude de faire. « Je suis vraiment désolée, si j’avais su que ça allait durer autant. » Myles décide d’ignorer ses mots, retardant un peu plus le moment où il allait lui dire qu’il commençait à perdre patience. Tous deux finirent par s’installer l’un en face de l’autre, attablés à cette table pour deux. « Des nouveautés ? » Elle entre directement dans le vif du sujet, ce qui n’est pas plus mal. Après tout, ce rendez-vous était assez étrange et bercé d’un certain agacement, pour parler des choses qui fâchent immédiatement. Pourtant, c’est plus fort que lui, Myles est obligé de lui faire comprendre que les choses n’allaient pas pouvoir durer ainsi indéfiniment. « Il y aurait probablement des nouveautés si tu y mettais du tiens Sonia. » Il n’est pourtant pas le genre de personne à être agressive ou donneuse de leçon, mais, ces derniers temps, face à ses disputes incessantes avec Naïa, il le devenait presque lorsqu’on repoussait encore un peu plus sa patience et sa bonne volonté. « Il faut que tu arrêtes de m’éviter ou bien que tu prennes un autre avocat. » Ce n’était pas un ultimatum mais cela y ressemblait presque. Myles appuie d’un regard qui veut en dire long ses propos. Il a envie que cette fois, Sonia comprenne réellement que ce qu’elle est en train de faire est ridicule et tout bonnement dangereux pour sa carrière. « Ce n’est pas mon credo normalement, je ne te représente uniquement parce que tu es mon amie donc si tu veux que ça marche, il faut que tu t’investisses. » Lâche-t-il sans la moindre gène alors que la serveuse leur tend les menus. Il s’en empare sans pour autant quitter Sonia du regard. Ceci même si elle, au contraire de lui, ne semble pas apte à l’affronter. « Ton procès approche et il va falloir qu’on prépare ta défense sérieusement car malgré toute ma bonne volonté, tu risques gros. »  Il espère avec ces quelques mots au allure de sermon, elle va enfin comprendre l’ampleur de ce qu’elle est en train de faire et plus encore qu’ils pourront enfin commencer à travailler sérieusement, quitte à passer complètement sous silence le véritable fond du problème. Du moins, pour le moment.
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MessageSujet: Re: We're just friends ❞ MYLES Lun 19 Juin - 15:46


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Comment étions-nous arrivés là? Assise en face de Myles, j’ai l’impression de suffoquer intérieurement. À chaque fois que son regard croise le mien j’ai juste envie de m’enterrer six pieds sur terre. Il a beau ne rien dire et ignorer ce qui a bien pu se passer entre nous, je sais dans le fond qu’il n’a pas oublié. Dans le fond, je continue à me demander pourquoi je m’inflige tout ça. Changer d’avocat aurait été une bonne solution mais une partie de moi même continue à s’accrocher au beau brun. Lui non plus n’a pas l’air enchanté d’être ici, j’ai fait de nos rencontres des moments particulièrement désagréables et froids. Je me comporte comme la dernière des connasses, mais c’est plus fort que moi. Adam ne méritait pas que je lui fasse ça, malgré tout ce qui a bien pu se passer entre nous. Et voila que je tiens Myles responsable de notre petite aventure. J’ai cette fâcheuse tendance à me dédouaner de toute responsabilité faisant preuve de mauvaise foi à chaque fois que je suis face au problème. Des flashback de ce fameux moment me revienne en pleine gueule quand mes yeux se posent sur lui. Je nous revois lèvre contre lèvre, quelques vêtements au sol. Je me revois dégager son bureau, jetant ses dossiers par terre pour venir m’allonger sur la grande table. Ces images me reviennent sans cesse en tête, j’ai beau essayé de les chasser j’y repense sans cesse. Je regrette réellement que l’on arrive là, mais ce que je déplore le plus, c’est d’avoir pris du plaisir à coucher avec lui. Bien sur qu’il n’était question que d’un accident de parcours, une relation sans lendemain, mais je me trouvais égoïste vis à vis d’Adam. Myles avait la décence de ne pas remuer le couteau dans la plaie. Il comprenait mon malaise et n’avait jusque là jamais chercher à en parler. Avant ça, il était mon confident. Il me connaissait assez bien pour savoir qu’avec mon marI ça n’allait pas trop. Nous avions fait l’erreur de mélanger vie privée et vie professionnelle.

Nerveusement, je tapote du bout des doigts sur la table. Je décide de m’attaquer directement au vif du sujet. Depuis quelques temps c’est à cette Sonia distante que l’avocat a le droit. « Il y aurait probablement des nouveautés si tu y mettais du tiens Sonia. » dit-il lorsque je lui demande où en est l’affaire. Et bim, ce qui était amplement mériter. Je préfère à mon tour ignorer son petit pic, évitant de rentrer en conflit avec lui. Jusque là, il s’était montré très patient mais depuis quelques jours ses messages se voulaient plus autoritaires et irrités. « Il faut que tu arrêtes de m’éviter ou bien que tu prennes un autre avocat. » , je m’apprête à lui répondre que je ne l’évite pas, faisant une nouvelle fois preuve de malhonnête, mais plutôt que de lui mentir et me mentir aussi par la même occasion je lui répond sèchement en continuant assez délibérément à éviter son regard : «  Je ne veux pas d’un autre avocat. » Je ne voulais pas aller voir ailleurs. Myles était le meilleur pour me représenter. J’avais beau avoir l’air de m’en contre-foutre de l’affaire, si je la perdais je risquais d’avoir des soucis plus gros encore au travail. Il s’était toujours arrangé pour me faire sortir gagnante de tout mes procès. C’était mon meilleur atout dans cette nouvelle histoire et je ne voulais pas qu’il m’abandonne. J’avais beau lui donner toute les raisons possibles de me détester, je n’étais pas prête à le laisser partir. Égoïstement, je voulais que Myles continue à faire partie de ma vie malgré que nous avions corrompu notre amitié. « Ce n’est pas mon credo normalement, je ne te représente uniquement parce que tu es mon amie donc si tu veux que ça marche, il faut que tu t’investisses. » La serveuse arrive enfin, nous serre. J’ai l’impression de ne rien pouvoir avaler. Myles soutient mon regard un instant. Il est assez clair sur ses intentions. Je suis assez hésitante à réagir et je finis par lui adresser un fin sourire : « Je sais, c’est vraiment gentil de ta part. Je te remercie vraiment pour tout ce que tu fais pour moi.» J’avais suffisamment usé de sa patience. Et il n’avait pas tord, je mettais en péril ma carrière pour une foutue histoire de coucherie. Myles croyait encore en moi, il continuait à se donner corps et âmes pour qu’une nouvelle fois mes bêtises n’entachent pas trop sur mon image publique. Jack Malone avait pris le risque de m’accueillir dans sa campagne. Il me faisait aveuglement confiance et je ne pouvais pas me permettre de souiller son image. Nous étions bien trop prêt du but pour qu’un ancien candidat de télé-réalité ne vienne tout ruiner avec une histoire aussi ancienne.

J’entends la voix de papa qui me reproche de mettre de nouveau mis dans l’embarras. Il aurait préféré que je m’éloigne des projecteurs. La première fois que je lui ai dis que je produisais une nouvelle télé-réalité, il a failli faire une attaque cardiaque. Pourquoi, je ne faisais jamais comme les autres. Pourquoi fallait-il toujours que j’aille à l’encontre de ce qu’il avait construit. Si Jack Malone n’avait pas plaider en ma faveur, il aurait très probablement fini par me déshérité. Et voila que je risquais une nouvelle fois de lui faire honte. « Ton procès approche et il va falloir qu’on prépare ta défense sérieusement car malgré toute ma bonne volonté, tu risques gros. » j’ai l’impression de me retrouver face à mon père et j’apprécie moyennement de me faire sermonner très longtemps. « Si toi tu n’y crois plus, comment je peux penser m’en sortir. » répondis-je. Il pensait certainement pouvoir me secouer, mais j’avais déjà conscience des risques que je prenais. «  Tu sais quoi, laisse tomber. Tu as peut être raison, je ferais mieux de prendre quelqu’un d’autre. Au point où j’en suis, c’est déjà foutu. N’est ce pas? » Soupirais-je comme pour le rebooster à mon tour. Je me donnais le droit de l’éviter, de risquer de gâcher notre amitié, je me comportais comme la dernière des connasses mais je refusais que Myles me laisse tomber. Il devait gagner cette affaire et toute celle qui la succéderait malgré que je laisser penser le contraire. J’avais besoin de lui malgré que nos relations ne soient pas au beau fixe. Au mieux je risquais une belle amande et quelques articles de presse. Je ne voulais pas imaginer le pire, le orange me donnait mauvaise mine. Je ne m’étais pas inquiété de ce qui pourrait se passer si la situation virait mal. Après tout, il ne s’agissait que d’une bande d’idiots qui avaient accepté d’être nos pantins contre quelques jours de gloire. Les contrats signés auraient dû me mettre en sécurité mais la vidéo qui avait fuit, me montrait clairement refermer la porte derrière le candidat après l’avoir isolé suite à une bagarre avec un autre joueur.

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MessageSujet: Re: We're just friends ❞ MYLES Lun 31 Juil - 13:09

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Cela faisait un certain temps que Myles connaissait Sonia et au fil du temps passé ensemble, alors qu’ils n’avaient qu’une relation d’avocat à cliente au départ, les choses avaient évolué. Elles avaient changé parce qu’ils avaient passé un temps fou ensemble, à parler de ce qui leur passait par la tête, à refaire le monde et à se dévoiler petit à petit sans même s’en rendre réellement compte. Il lui avait à demi-mots, sans trop en révéler, parlé de Naïa. Elle savait ce qu’il avait pu ressentir pour elle et plus encore ce que la perte de la jeune femme avait provoqué en lui. Pourtant, il n’était pas bavard sur le sujet car c’était sa fierté qui avait été ici touchée. Mais il avait tout de même laissé aller quelques informations qui montraient une certaine part de lui qu’il ne souhaitait guère montrer dans le milieu professionnel. C’était un fait, la relation qu’entretenait l’avocat et sa cliente avait peu à peu dépassé le strictement professionnel et elle n’avait fait qu’enfreindre ces limites au préalable fixées. Ils leur arrivaient fréquemment de dîner tardivement tous les deux, autour d’un verre. Ils leur arrivaient de rire aux éclats pour une plaisanterie pourtant idiote, ils leur arrivaient de se jeter des regards complices que seuls eux pouvaient comprendre. Ils leur arrivaient de s’échanger des messages simplement pour parler ou parce qu’ils pensaient l’un à l’autre. C’était simple, Sonia et Myles étaient devenus amis. De véritables amis, et cela de la manière la plus naturelle qu’il soit. Si lui s’était confessé à elle, elle en avait fait tout autant, révélant les problèmes qu’elle rencontrait dans son mariage et puis encore dans son couple. Myles savait que les choses entre Adam et elle étaient compliquées, que l’amour qui les liait au début de leur mariage s’effritait de jour en jour. Il savait cela parce qu’elle le lui avait confessé à plusieurs reprises. Il était conscient de ce qu’il se passait dans son couple et lui avait souvent conseillé d’en parler avec Adam, sans pour autant prendre parti pour l’un ou pour l’autre. Car, Myles était ainsi. Il ne se mêlait pas des histoires de couple des autres, parce qu’il savait à quel point celles-ci pouvaient être compliquées et plus encore, il savait que cela ne le regardait pas et n’était qu’un essaim à problèmes. Pourtant, il avait dépassé cette limite en venant, sur un coup de tête, alors qu’ils étaient seuls, au beau milieu d’une conversation, retrouver ses lèvres. Il était conscient que ce qu’il avait fait était mal. Parce qu’il s’était toujours dit qu’il ne ferait pas parti de ceux qui briseraient un couple. Et si celui-ci semblait déjà quelque peu brisé, il n’avait fait qu’empirer les choses. Car au-delà d’avoir été l’acteur d’un nouveau scandale dans un couple en dents-de-scie, il avait aussi fragilisé son amitié avec la jeune femme. Quelque part, il s’en voulait de la tournure qu’avaient pris les choses, plus encore il s’en voulait des répercussions qu’avaient leurs actes. Mais il n’était pas le seul fautif dans cette histoire. Elle avait répondu à ses baisers. Elle avait prolongé, encore et encore ce moment interdit. Elle avait été celle qui avait abandonné ses vêtements en premier. Elle était donc tout aussi fautive que lui. Elle semblait avoir apprécié ce moment autant qu’il ne l’avait aimé lui. Alors pourquoi lui en voulait-elle autant ? Pourquoi passait-elle son temps à l’éviter et à lui rejeter une faute qui leur était pourtant commune ? Myles n’avait pas les réponses à ces questions un brin trop compliquées. Il ignorait ce qu’il se passait actuellement dans la tête de la jeune femme. Mais il avait accepté de prendre du recul, de ne plus venir vers elle et de la laisser respirer et gérer toute cette situation qui devenait des plus ingérables à mesure que le temps s’écoulait. Ceci étant, Myles comme Sonia, avaient tous deux besoin de l’autre. Car ils étaient liés par une affaire professionnelle qui faisait qu’ils ne pouvaient s’éviter encore longtemps. Sonia était la cliente du jeune avocat qui se devait de remplir ses fonctions puisqu’il s’y était engagé contractuellement. Il devait se battre pour Sonia, comme il le faisait pour n’importe quelle affaire dont il était à la charge. Alors il avait tenté de s’y remettre, il avait tenté de mettre leur vie privée de côté pour se concentrer sur ce qui semblait être le plus important à l’heure actuelle, sauver l’image et la carrière de son amie. Mais la jeune femme ne semblait définitivement pas encline à faire abstraction du reste. Bien au contraire. Cela ne lui facilitait donc pas la tâche et la patience de l’avocat commençait à atteindre ses limites. D’ailleurs, cela se voyait aisément dans l’attitude qu’il arborait avec la jeune femme. Eux qui étaient habitués à des rapports plus qu’amicaux et légers, l’ambiance qui régnait actuellement à leur table était glaciale. L’agacement, une certaine gêne et une irritation sans conteste s’illustraient à la perfection. D’ailleurs, Myles ne tarde pas à le faire comprendre à son interlocutrice, lui annonçant sans prendre la moindre pincette qu’elle ferait peut-être mieux d’engager un autre avocat pour s’occuper de son cas. Car si le problème venait de lui, la solution pouvait être celle-ci. Après tout, il avait tenté de jouer la carte de l’homme strictement professionnel mais encore une fois, elle l’avait rejeté sans plus d’explication. « Je ne veux pas d’un autre avocat. » Le ton qu’emploie Sonia est sec et déterminé comme si ce n’était qu’évidence. Mais cela laisse Myles sur sa faim. Elle ne voulait pas d’un autre avocat mais elle ne voulait pas non plus faire d’effort pour traiter sa propre affaire. Ils étaient bloqués et Myles était persuadé qu’elle était l’unique raison de ce blocage ridicule. Il arque alors les sourcils, l’interrogeant du regard afin qu’elle lui fournisse une explication à quelque chose qui paraissait totalement inexplicable pour lui. C’est pourquoi, il continue ses remontrances, soutenant son regard, afin de lui faire comprendre que si elle ne voulait pas d’un autre avocat, alors elle se devait de faire des efforts, tout au moins, autant qu’il n’en faisait lui. « Je sais, c’est vraiment gentil de ta part. Je te remercie vraiment pour tout ce que tu fais pour moi.» A ces mots, il a l’impression de retrouver la femme qu’il connait et qu’il apprécie. Il a l’impression de ne plus être face à ce mur glacial et à ce traitement du silence qu’elle lui offre depuis quelques longues semaines. Il acquiesce alors, lui faisant comprendre que pour lui, c’était tout à fait normal de venir en aide à une amie. Mais l’étaient-ils encore après tout cela ? Combien de temps cette guerre ridicule allait-elle durer et prendre le pas sur ce qui semblait être le plus important. Car après tout, c’était elle qui risquait gros, pas lui. D’ailleurs, c’est ce qu’il lui rappelle et ce qu’elle prend immédiatement pour un abandon. « Si toi tu n’y crois plus, comment je peux penser m’en sortir. » Immédiatement, Myles secoue la tête avec une nervosité qu’il a bien du mal à camoufler. « Bien sûr que j’y crois Sonia, mais tu ne me facilites pas les choses ! » Bien au contraire, elle lui mettait constamment des bâtons dans les roues, l’empêchant de travailler et d’œuvrer pour sa cause. Qui plus est, elle ne semblait pas encore prête à coopérer. « Tu sais quoi, laisse tomber. Tu as peut être raison, je ferais mieux de prendre quelqu’un d’autre. Au point où j’en suis, c’est déjà foutu. N’est-ce pas? » Elle soupire alors que face à cet abandon, Myles ne peut s’empêcher de s’agacer. Il avait cherché, de par ces quelques remontrances, à la faire réagir, à lui faire prendre conscience qu’elle se devait de faire quelque chose, et tout ce qu’il était parvenu à obtenir, c’était à lui faire baisser les bras encore plus. C’est à son tour de soupirer, levant les yeux au ciel. « Arrêtes, ce n’est pas foutu. Tu dois juste essayer de faire abstraction du reste si tu veux que je t’aide. » Le reste faisait expressément référence à leur petite partie de jambe en l’air qui semblait avoir tout gâché entre eux, malgré le plaisir qu’ils avaient pu prendre à l’instant T. Il pose alors son regard sur elle, cherchant à lui faire comprendre qu’il n’était pas prêt à abandonner. Par habitude et parce qu’il cherchait à la rassurer, il avance sa main vers la sienne. Mais il stoppe son geste avant de l’atteindre, conscient qu’un quelconque contact physique entre eux, n’était pas forcément une bonne idée. Pourtant, après une brève hésitation, il finit tout de même, par poser la main sur la sienne, la pressant doucement avant de chercher à capter véritablement son regard. « Je sais que tu culpabilises pour ce qu’on a fait, mais ça n’a pas besoin d’empiéter sur ton affaire, Sonia. On peut faire abstraction de ça le temps de régler ton dossier tu ne crois pas ? » Il était persuadé de pouvoir le faire, après tout, il était plutôt doué, en règle générale pour séparer sa vie professionnelle de sa vie privée, mais Sonia semblait en être beaucoup moins capable. Il se redresse alors, abandonnant son contact pourtant rassurant, avant de se laisser retomber sur le dossier de sa chaise. « Je ne le dirais à personne si ça peut te rassurer, Adam ne sera au courant de rien… » Il ignorait si c’était ce qu’elle voulait entendre mais après tout, il n’avait plus rien à perdre. Il ne connaissait guère Adam, autrement que par ce que Sonia lui disait de lui. Il n’avait pas la moindre envie de le connaître et n’était pas le genre à vouloir mettre le feu au poudre. Pourquoi irait-il le voir pour lui balancer cette vérité qui ferait plus de dégâts qu’autre chose, après tout ? « Tu peux continuer ton mariage sereinement. » Lorsqu’il prononce ces mots, son ton s’abaisse et son regard quitte celui de Sonia, parce qu’au fond, même s’il se gardait bien de le lui dire, il savait que ce qu’ils avaient fait était bien plus grave pour son mariage qu’il ne semblait vouloir lui faire croire à cet instant.
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MessageSujet: Re: We're just friends ❞ MYLES Mar 8 Aoû - 14:53


❝We're just friends.❞
- Sonia Levinsn& Myles Larson -
When a girl decides that you're her friend, you're no longer a dating option. You become this complete non-sexual entity in her eyes, like her brother, or a lamp.
J’étais comme ça dans le fond. A chercher désespérément d’être rassurée, parce que des mauvais choix j’en faisais et pas des moindres. Je donnais l’impression de tout gérer, la nouvelle conseillère com’ du gouverneur Malone faisait des miracles alors forcément les médias se rabattaient sur elle. Parfois, j’avais juste envie de tout laisser, je n’étais pas aussi forte qu’on voulait bien le croire. Je n’étais pas parfaite, loin de là, je collectionnais les erreurs que ce soit dans ma vie professionnel ou sentimental. Myles était surement ma seule issue et même avec lui j’avais merdé. Je ne faisais que ça d’ailleurs ces derniers temps. Je ne contrôlais plus rien, j’avais l’impression de jouer un rôle clef dans une mauvaise comédie. C’était dans ces moments que je me sentais seule. J’avais besoin de Myles pour me soutenir parce qu’il était le mieux placer pour le faire. Mais j’avais aussi besoin d’un coupable à qui en vouloir que la situation est finie par déraper. Parce que tôt ou tard, elle aurait certainement finie par déraper quand on sait comment nous avions plus d’une fois frôler la limite du convenable. J’ai beau me montrer pessimiste, ses paroles me rassurent. Je hoche timidement la tête lorsqu’il me propose de faire abstraction du reste. Il n’a pas besoin de me faire un dessin pour que je comprennes de quoi il parle. Dans le fond, il n’a pas tord, je ne lui facilite pas la tâche alors qu’il ne cherche qu’à m’aider.  J’ai bien vu qu’il a hésité à me prendre la main. Il ne se rend pas vraiment compte de l’impact que ce petit geste anodin peut me faire intérieurement. « Je sais que tu culpabilises pour ce qu’on a fait, mais ça n’a pas besoin d’empiéter sur ton affaire, Sonia. On peut faire abstraction de ça le temps de régler ton dossier tu ne crois pas ? » il ne comprend pas vraiment, je soupire une nouvelle fois et retire ma main de son étreinte. «  Arrête Myles. » dis-je brusquement le visage figé. « S’il te plait, ne fait plus ça. » dis-je en passant ma main dans les cheveux. Il allait surement me prendre pour une folle mais je ne pouvais plus accepter de marque d’affection de sa part. « Je ne le dirais à personne si ça peut te rassurer, Adam ne sera au courant de rien… » dit-il en pensant me rassurer, ce qui de nouveau me met en colère plus qu’autre chose. «  J’aime Adam, ce n’est pas ça le problème. » répliquais-je sans vraiment tenir compte de sa promesse. Je ne cherchais pas à garder le secret parce que j’étais à peu prés sur que tôt ou tard mon mari le découvrirait; en revanche ce qui m’inquiétais c’était de pouvoir douter autant de mes sentiments pour lui. Adam et moi avions eu des bas et des hauts, nous nous étions passés la bague au doigt pour le meilleur et pour le pire et nous nous étions jurés de nous aimer jusqu’à que la mort nous sépare. Mais voila qu’aujourd’hui ma mort s’appelait Myles. « Tu peux continuer ton mariage sereinement. » je lâche un rire mauvais. Décidément, il n’a vraiment pas compris ce que je lui reproche. Est ce que je peux vraiment le lui reprocher? Je suis aussi clair qu’un opéra chinois.

Le sujet principal de cette petite réunion est mis de côté. Je me montre de plus en plus impatiente face à l’avocat. Pour une chargée de com’ c’est le comble de ne pas pouvoir se faire comprendre. J’aimerai tellement qu’il puisse lire dans mes pensées à cet instant. Les mots ont du mal à sortir, parce que comme à mon habitude je refuse de tenir le mauvais rôle. «  Tu ne comprends vraiment rien. » finis-je par grommeler en jouant nerveusement avec mon menu. De toute façon cette échange m’a coupé l’appétit, je suis incapable d’avaler quoique ce soit. Et puis de nouveau je soupire parce qu’il faut bien que je rende cette conversation plus désagréable qu’elle ne l’est. Je suis pensive un instant, parce que je ne trouve pas vraiment de meilleure façon de lui dire le fond de ma pensée et puis je finis par trouver le courage d’articuler péniblement : «  J’ai aimé. Voilà. » avouais-je. «  Je ne devrais pas dire ça, et encore moins à toi. Mais c’est la vérité. Je n’arrête pas d’y penser. C’est plus fort que moi.» Chuchotais-je, en le fixant. Putain que la vérité était bonne à dire. Je me sentais presque soulagée bien que le problème existait bel et bien. «  Alors oui, je culpabilise d’avoir fait ça à Adam et oui j’aurais préféré qu’on en soit jamais arrivé aussi loin. Mais malheureusement ni toi, ni moi ne pouvons faire marche arrière… » nous nous faisant coupé par le serveur venu vérifier que tout aller bien. Je hoche la tête, et me redresse sur ma chaise avant de continuer le ton plus calme : « Donc ne rend pas les choses compliquer pour l’amour de Dieu. La prochaine fois que tu voudras me tenir la main, n’y voit plus un geste affectueux entre amis… Je ne suis plus sûre de l’être encore. » j’en ai un peu trop dit, je finis par taire avant d’atteindre un point de non retour. Il était juste question de retrouver un semblant de professionnalisme dans nos échanges. « Tout ce que je te demanderai c’est un peu d’indulgence… Je sais que je t’en ai fait voir de toutes les couleurs mais c’est loin d’être facile pour moi aussi, je tiens vraiment à mon mari. Alors si tu penses que ce que je te demandes est surréaliste alors je comprendrais…» soufflais-je une dernière fois.

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We're just friends ❞ MYLES

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