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Last Hope. [ Gaspard ]

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MessageSujet: Last Hope. [ Gaspard ] Dim 21 Mai - 15:47

Last hope

Gaspard & Louve
It's just a spark but it's enough to keep me going
And when it's dark out and no one's around it keeps glowing.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Son reflet dans le miroir ne lui rappelle que trop le mensonge dans lequel elle se berce d’illusions en ayant ce stupide espoir que sa vie passée est loin derrière elle. Mais il lui rappelle davantage toutes ses années de souffrances, le corps mutilé à tout jamais pour lui remémorer à chaque instant que son passé fait partie d’elle, quoi qu’elle fasse. Pour toujours. En observant chaque cicatrices qui enlaidies son buste entier, elle peut encore entendre le claquement de la ceinture s’abattre sur sa chair, la boucle tranchante arrachant des lambeaux dans sa course. Elle peut entendre encore le crépitement de sa peau sous la brûlure des cigarettes. Mais plus encore, pire encore. C’est comme si la douleur des coups, la souffrance des brûlures ne s’estompaient aucunement au fil des années. Tout n’est que psychologique, Louve en a bien conscience. La douleur en soit n’existe plus, elle n’est que… fantomatique. Tout est dans sa tête. Et après plus d’un an loin de ses bourreaux, reprenant la vie en main qu’on lui a volé sans ménagement, elle ne parvient pas à se détacher de ce sombre passé qui la hante encore jour et nuit, et ce malgré tous les efforts du monde. Bien évidemment, tout n’est pas noir. Tout n’est pas triste. Tout n’est pas que tourment. Sa vie à Los Angeles lui plaît, plus qu’elle ne l’aurait jamais imaginé. Elle a un travail dans lequel elle s’épanouit jour après jour, et ce malgré les difficultés auxquelles elle doit souvent faire face. Et sa profession lui permet d’avoir un toit solide au-dessus de la tête, de ne plus avoir à se soucier de quand elle pourra manger ou boire avant que son corps ne lâche, trop faible. Et Louve a des amis, loyaux et sincères qui lui font un bien fou. Et c’est une grande première pour elle qui a toujours été seule et rejetée. Elle a Alec, qui après de long mois à s’acharner a fini par obtenir sa confiance la plus totale, au point de tout lui avouer. Il est le seul à connaître sa véritable histoire, ses véritables origines hormis son identité, se refusant de le mettre en danger. Car Louve ne se fait pas d’illusion, la mafia ukrainienne ne s’arrêtera jamais de la chercher pour obtenir leur vengeance. Alec en sait déjà beaucoup trop pour qu’elle ne le mette davantage en péril. C’est un risque qu’elle n’est pas prête à prendre.
Mais malgré toutes ces bonnes choses qui comblent sa vie il y a toujours un instant dans une journée, fugace ou plus tenace,  où son passé vient assombrir son équilibre, et tourmenté son esprit. Comme à cet instant où Louve observe son reflet dans le miroir de la salle de bain, qui est bien le seul dans son appartement d’ailleurs, aillant bien du mal à supporter la vue de son propre corps.  Un soupire lui échappe alors qu’elle peut sentir chacun de ses membres se tendre douloureusement sous l’angoisse qui commence à faire surface. Elle a un besoin pressant de se détendre au plus vite avant que la crise ne devienne incontrôlable. Elle en connaît les symptômes désormais, lui permettant ainsi de pouvoir canaliser ses peurs sauf quand la crise est trop grande, trop fulgurante. Assez rapidement, la douce sauvageonne enfile une robe ample dissimulant les marques de son corps des yeux des plus curieux avant de se rendre dans l’unique pièce de son studio pour s’installer sur le canapé, allumant au passage ce délicieux remède à ses maux : un peu de cannabis et de tabac habilement roulée dans une feuille à cigarette. La première bouffée est comme un doux soulagement emplissant son être, se laissant aller négligemment contre le dossier du soda, les yeux clos et laissant la drogue infiltrer tout son corps à chaque bouffée. Louve ne prend aucun anxiolytique ou tout autre médicament, mais se drogue à base de marijuana ou de cocaïne quand les crises sont trop violentes. Certainement pas le meilleur traitement, elle en a bien conscience. La dépendance aux drogues étant encore une fois le reflet de sa vie passée.

Près de deux heures plus tard, après deux cigarettes de cannabis et un moment de léthargie sur le canapé, Louve arrive enfin à destination : le bar cubain. Habituellement la jeune femme n’arrive jamais aussi tard, la nuit étant bien avancée. C’est avec incertitude alors, qu’elle entre dans les lieux. Cela fait plusieurs semaines qu’elle se rend dans ce bar, et si au départ elle n’avait aucun but précis en y passant la soirée, une obsession c’est très vite emparée d’elle. Une chose à laquelle elle ne s’attendait absolument pas, et pourtant elle devait bien admettre que cet homme qu’elle a longuement observé anime vivement ses pensées. Sans aucune intention d’entrer en contact avec lui, la jeune femme n’a fait que l’admirer de loin sur la piste de danse, dans son coin aussi discrètement qu’elle le pouvait. Et c’est effrayant quelque part, d’être à ce point obsédé par inconnu, un homme qui plus est quand on connait la vie de Louve, et aussi son dégoût de la gente masculine. Et pourtant, elle ne peut s’en empêcher, comme si elle en avait besoin absolument. Et puis un jour, cet inconnu est venu l’aborder à son plus grand étonnement, non sans une certaine crainte et une soudaine excitation à l’idée de mettre un nom sur ce visage qui la séduit plus qu’elle ne veut bien l’admettre. Depuis lors c’est devenu presque un rendez-vous hebdomadaire qu’aucun ne loupe, sans vraiment donner un jour ou une heure précise comme s’ils savaient au fond qu’ils allaient se retrouvé. Mais aujourd’hui, aussi tardivement, Louve s’inquiète quelque peu se demandant si Gaspard serait là ou déjà rentré chez lui. Son besoin de se changer les idées après ce début de soirée difficile est presque un besoin pressant, et la frustration et la déception ne serait que plus grande si Gaspard n’est pas présent. Tout en se rendant à sa table habituelle, le regarde de la Louve ne quitte pas la piste de danse, cherchant des yeux celui qui la trouble avec ses déhanchés sensuels qui l’invitent à plus de proximité. Et à son grand soulagement, alors qu’elle s’assoit timidement dans un coin, elle le voit. Presque en transe sur cette musique pleine de sensualité et de séduction,  son corps habité d’une telle passion partagé dans les bras d’une femme tout autant animée. Et un sentiment de jalousie envahi l’Ukrainienne, envieuse de cette inconnue qui se laisse guider par le rythme de la musique et les mouvements du corps de Gaspard. Et c’est trop pour Louve, qui dévie instantanément son regard, prise d’une colère sourde contre elle-même. Cette nouvelle émotion va à l’encontre de toutes les angoisses de la jeune femme, qui sait parfaitement que danser dans les bras de cet homme est une chose impossible. Trop de proximité. Trop d’intimité. Qui ne ferait qu’accroître ses peurs et raviver les mauvais souvenirs du passé. Elle commande un verre, un mojito. Un peu d’alcool pour l’apaiser alors que les effets du cannabis semblent déjà avoir disparu. Un mouvement lui fait détourner le regard du serveur, son cœur s’emballant soudainement dans sa poitrine. Il est là, juste devant elle. Avec ce sourire qui lui coupe presque le souffle. « Bonsoir » Qu’elle souffle, ses joues rosissant malgré elle. Ses mains dissimulées sous la table, elle se triture les doigts avec nervosité. « Tu as abandonné ta cavalière ? » Il y a une pointe d’amertume dans sa voix, sans qu’elle ne puisse se contrôler. Le voir danser avec cette femme ne lui a pas plu, et sa réaction est tout ce qu’il y a de plus idiot. Et Louve essaye de dissimuler cette émotion nouvelle, derrière un sourire qui se veut amuser.

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MessageSujet: Re: Last Hope. [ Gaspard ] Dim 4 Juin - 5:55


LAST HOPE

- LOUVE AMBROZY — GASPARD SANTANA -




Un soir comme les autres.
Voilà de quoi la soirée avait l'air, dans ce bar cubain de Los Angeles où la fumée de cigarette s'échappant de la bouche des clients devant l'établissement rappelait que les cigares cubains étaient loin. En revanche, ce qui ne l'était pas, c'était cette musique habitant les âmes, déchaînant la chair sous une lumière tamisée raffermissant l’ambiance intimiste. Comme toutes les semaines les habitués étaient là, lui y compris, entrain de faire ce qu'il faisait le mieux: danser. La question n’était pas de savoir avec qui, après tout les visages changent au rythmes des partenaires qu’il abandonnait toujours avec rapidité, au bout de quelques heures pour rejoindre autour d’une table abandonnée dans un coin cette blonde qui le captivait tant. C’était devenu un rituel qu’il attendait avec impatience chaque semaine, et qu’il ne raterait sous aucun prétexte. Conquis, sans l’avouer. Attiré par le mystère qu’est cette femme inapprochable semblerait-il et qui pourtant, osait discuter avec lui, de plus en plus, à chaque fois. Comme si la Louve se laissait apprivoiser par l’oiseau chanteur, soir après soir, depuis déjà un bon nombre de semaines. La table, pourtant, demeurait vide aujourd’hui. Comme si personne d’autre n'osait s’asseoir à cet endroit précis, ou bien était-ce parce que s’asseoir dans ce genre d’endroit était peut-être étrange à cet heure de la nuit où l’alcool coulant dans les veines avait déjà débridé les esprits se déhanchant sur la piste. « Mais qu’est-ce que tu cherches ? » La voix le sort de ses pensées presque automatiquement. Au milieu des autres danseurs les effleurant il  s’était arrêté de danser, la tête et le regard ailleurs, fixant à tour de rôle l’horloge derrière le bar et la table un peu plus loin. Le visage de sa cavalière se fronce légèrement, reprochant surement son inattention à son cavalier, plus préoccupé par l’heure que par le décolleté qu’elle avait arrangé par deux fois comme si cela pouvait le distraire de la satané horloge. Il était déjà tard, bien plus que d’habitude, elle ne viendra donc pas. Il fallait bien se faire à l’idée maintenant que l’heure ne s’y prêtait plus. Ce rendez-vous n’en était même pas un qui plus est. Un soupire s’échappe de ses lèvres avant qu’il ne s’excuse. « Je… Je suis désolé..Heather. » son prénom était écrit autour de son cou sur une chaîne dorée, facilitant la tâche de se souvenir d’un prénom qu’il avait oublié de demander.« Je t’offres un verre pour me faire pardonner ? » dit Gaspard, ajoutant à ses mots un sourire forcé qu’il cherchait à rendre convaincant pour tenter d’effacer cette déception gravée sur son visage. L’alcool, il en aurait besoin lui aussi. Quelques shots de tequila plus tard ils étaient de nouveau sur la piste à danser tous les deux, comme si c’était un soir comme les autres. Mais ce n'était pas vraiment le cas.

Dans la danse, il trouve un véritable défouloir. Un formidable moyen de laisser les soucis du monde derrière lui, de s'épuiser en compagnie de gens appréciant la même chose que lui. Cela suffisait pour quelques heures à faire oublier à Gaspard qu'en dessous de chez lui à l’heure actuelle on déballait une berline remplie de cocaïne, ou qu’on maquillait une voiture pour la revendre après un vol. Oublier. Voilà ce qu’il faisait là, à danser avec des inconnus sans se soucier de cette proximité qui paraît déplacée à beaucoup. les couples se formaient et se déformait, et Heather avait échangé sa place avec une autre fille depuis quelques chansons déjà qui il souriait, les mains sur ses hanches mouvant au son d’une chanson populaire. En regardant derrière son épaule c’est là que Gaspard la trouve, sa Louve. Assise là où il avait espéré la voir plus tôt dans la soirée, en vain. Le nez ailleurs elle ne semblait pas s’être aperçue de sa présence elle non plus. Deux idiots,voilà ce qu’ils sont d’après Gaspard qui s’était encore une fois arrêter de danser sans que son coeur ne se calme pour autant, trop heureux qu’elle soit finalement venue. Qu’elle ne l’ai pas malencontreusement oublié. Après s’être excusé il se dirige vers elle d’un pas déterminé, trop rapide pour qu’elle le voit faire. Sous ses yeux, Gaspard venait d'apparaître soudainement, un large sourire sur le visage, face à ses joues rosies et à son timide bonsoir. « Bonsoir. » qu’il répond, presque amusé de sa réaction attendrissante qui la rendait si fascinante. Elle avait peur, un peu, toujours. Quelque chose que Gaspard ne comprenait pas trop, cette méfiance maladive, cette façon de rougir à la moindre occasion. Sans trop se poser de question il tire la chaise face à elle et s’y assit comme à son habitude. « Jalouse ? Elle se débrouillera sans moi, t’en fais pas pour elle… »  dit-il sur le ton de la plaisanterie, en suivant le très léger pic qu’elle lui avait envoyé  malgré un sourire, au sujet de la charmante fille avec qui il venait de passer son temps. « Je me demandais si tu allais venir. » Le doute avait planté longtemps dans son esprit, puis, 009999résignation. Façon discrète de lui en demander la raison il s'introduit peut-être un peu trop dans sa vie privée, avec une telle question. En général ils ne parlent pas vraiment de cela, encore moins si cela la concerne elle,  trop secrète. Ce sont des banalités qui forgent leurs conversations. Leurs goûts, les nouvelles du jour ou la qualité des snacks proposés dans ce club, plus que leurs vies privées. Ils n’en étaient pas encore là. « Tu ne te laisses pas abattre en tout cas, à ce que je vois. » du doigt il désigne le mojito qu’elle venait de se faire servir, amusé de la voir se diriger vers un alcool fort à peine arrivée. Mais qu’importe, après tout. Le plus important était qu’elle soit là, maintenant.
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