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Going shopping - w/ Adrian

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MessageSujet: Going shopping - w/ Adrian Dim 7 Mai - 13:18

Shelby and Adrian
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Shelby ne travaillait pas aujourd'hui et elle avait prévu de corriger ses copies et de préparer ses cours pour le lendemain. Vêtue d'un survêtement et d'un débardeur un peu ample, la jeune femme était assise en tailleur sur le canapé, ses deux chiens couchés à côté d'elle. Son stylo rouge crayonnait les erreurs incessantes de ses élèves et ses yeux se levaient au ciel dans des petits rires.

Alors qu'elle corrigeait une ultime erreur, la porte d'entrée s'ouvrit sur son mari, qui revenait d'un rendez-vous. Rendez-vous qu'il ne lui avait pas explicité mais après tout, elle lui faisait confiance. La jeune femme tourna la tête et offrit un petit sourire à Adrian. Ils ne s'étaient pas forcément trop vu hier, plus croisés que vus d'ailleurs.

Ses yeux se reposèrent sur ses copies mais elle entendit la voix de son mari. Il lui proposait d'aller faire des courses pour... "Le bébé". Quel bébé? Pas le sien, toujours est-il. Mais la jeune femme se tut et hocha la tête, sans dire un mot. Il valait mieux qu'elle ne dise rien. Elle savait très bien ce que représentait le bébé pour Adrian mais pour elle, c'était différent. Elle n'était pas la mère de cet enfant. Il serait son enfant à lui, mais pas le sien. Elle ne serait jamais légitimement liée de sang avec cet enfant. Ce pauvre enfant. Elle l'aimerait, c'était sûr. Mais rien de tout cela n'était réel pour elle.

« Je vais aller me préparer. » Rien d'autre. La perspective de passer l'après-midi dans un centre commercial à rechercher des affaires pour un bébé qu'elle ne chérissait pas encore ne la réjouissait guère. Mais elle le ferait, si cela pouvait faire plaisir à son mari. C'était la moindre des choses qu'elle pouvait faire.

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MessageSujet: Re: Going shopping - w/ Adrian Dim 7 Mai - 17:04

Je propose à Shelby d’aller faire un tour dans des magasins de puériculture. Le bébé va naître dans les prochains mois et trop préoccupés par nos problèmes conjugaux, nous n’avons pas encore commencé nos achats. Nous attendions également de connaître le sexe de l’enfant et c’est désormais chose faite. Toutefois, je ne sens pas Shelby très emballée. Je mets cela sur le compte de la fatigue car nous avons dîné en ville hier soir avec son frère et la soirée s’est terminée tard. Nous montons en voiture et je prends la direction d’un centre commercial de la ville où il y a une grande concentration de magasins de puériculture. Cela a toujours été une épreuve pour nous, lorsque nous y allions pour acheter des présents à nos amis devenus parents mais pas pour nous. Cette fois, le contexte est différent. Nous allons avoir un bébé, grâce à Polly, notre mère-porteuse. Je glisse timidement ma main dans celle de la blonde en sortant de la voiture et avant de m’avancer dans les allées du centre, à la recherche du premier magasin spécialisé dans lequel nous pourrions rentrer. Finalement, c’est un magasin de meubles qui croise notre route en premier. Très rapidement, je craque sur un berceau somme tout banal mais adorable. Il est en bois peint, dans des tons très naturels : gris, taupe, blanc. Il est orné de barrières nuages. Il ne fait pas trop féminin mais fait tout à fait bébé. En me penchant légèrement par-dessus, je m’imagine totalement regardant notre fils. « Tu en penses quoi ? », je demande en appuyant ma poigne sur la main de Shelby et tout en tournant mon regard vers elle pour guetter sa réaction. Je souris, sincèrement heureux.
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MessageSujet: Re: Going shopping - w/ Adrian Lun 8 Mai - 18:54

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Ravie, elle ne l'était pas. Shelby était loin de se sentir maternelle avec ce bébé. Bien au contraire, elle avait plutôt l'impression d'être étrangère à la situation. Ce bébé n'était pas le sien et il ne le serait jamais vraiment. Il était celui d'Adrian et d'une autre femme. Cela aurait été différent si le bébé n'avait eu aucun lien de sang avec son mari. Mais savoir qu'au final, ce bébé est un mélange d'Adrian et d'une tierce personne ; d'une femme qui, qui plus est, avait l'air de plutôt s'intéresser à son mari rendait la situation compliquée. Elle n'avait rien contre Polly, même si elle n'avait pas non plus énormément fait connaissance avec la jeune femme mais elle ne l'appréciait pas non plus. Elle était une des raisons pour laquelle le couple Blackwell-Kors était en train de se fissurer.

Une fois entrée dans le magasin, Shelby regarda autour d'elle. Rien n'était familier pour elle et elle se sentait mal à l'aise. Pas à sa place. Une sorte de malaise s'empara d'elle mais elle n'en montra rien et se contenta de suivre son mari et d'acquiescer. Enfin, il lui demanda son avis sur un berceau. Il était magnifique, elle devait bien l'avouer et elle aurait rêver d'avoir un tel berceau pour son enfant. Elle hocha la tête, incapable de produire un mot. Ses yeux se posèrent sur une famille heureuse : un homme et une femme enceinte qui étaient certainement venus choisir les meubles pour bébé. Elle baissa la tête et dit doucement : « Je... J'ai besoin de prendre l'air, je vais euh... Il faut que je passe un coup de fil... Je peux pas mh... J'ai... »

Et c'est en bégayant ainsi que la jeune femme tourna les talons et quitta le magasin. Elle n'était toujours pas à sa place, comme une étrangère, quelqu'un dont on ne veut pas. Mais au final, c'est bel et bien d'elle qui ne veut plus de ce bébé. Ce bébé qu'elle aurait voulu chérir, celui pour qui elle aurait tout donné il y a quelques temps, il la dérangeait désormais. Elle savait très bien que le problème n'était pas cet enfant mais elle ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il serait le lien entre Adrian et Polly, indéniablement et qu'elle serait toujours la troisième roue du carosse. Toujours.

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MessageSujet: Re: Going shopping - w/ Adrian Lun 8 Mai - 20:42

Shelby prétexte une excuse pour s’échapper. Je reste pantois, devant le berceau, tout seul. Comme un con. Je me retourne pour la regarder sortir de la boutique, sans trop comprendre si c’est une excuse réelle ou inventée. Je ne peux pas m’empêcher de penser à la seconde option. Le trouble dans sa voix, son bégaiement, rien ne m’a échappé. Au bout de onze ans de vie commune et de sept ans de mariage, je connais cette femme presque par cœur. Presque parce que je ne la pensais pas capable de plonger dans la dépression et de tenter de se suicider. Finalement, je suis ses pas, une poignée de secondes plus tard, pour constater que j’avais raison : elle ne téléphone pas. Elle est appuyée contre une balustrade, le regard dans le vide. Je me poste à ses côtés, glissant une main sur le bas de ses reins. « Qu’est-ce qu’il y a ? », je demande doucement en cherchant son regard. Je me doute néanmoins de ce qui ne va pas. Il y a des femmes enceintes partout et elle, ne le sera jamais. Il doit être difficile pour une femme ayant une fibre maternelle à se projeter dans de telles choses comme la conception d’une chambre sans être enceinte, sentir le bébé bouger. Je repousse une mèche blonde derrière son oreille. « Tu n’aimes pas le berceau ? », je demande. Peut-être n’ose-t-elle pas me le dire par peur de me vexer ? Dernièrement, nous prenons des pincettes pour se parler car notre équilibre est plus que fragile. Je n’en sais rien. Je suis complètement perdu. « Tu veux qu’on rentre ? ». L’arrêt de son traitement la fatigue peut-être ?
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MessageSujet: Re: Going shopping - w/ Adrian Dim 21 Mai - 16:13

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Une fois sortie devant le magasin, Shey inspire un grand coup. La situation ne lui plait plus du tout et plus elle prend du recul, plus elle se rend compte que cette façon de vivre ne lui convient plus. Elle a besoin d'espace, de retrouver de la liberté. Elle se sent coincée ici, elle étouffe. Peut-être est-ce un effet secondaire de l'arrêt des médicaments et qu'au final, les placebos qu'elles prenaient l'empêchaient de se rendre compte du monde construit dans lequel elle vivait. Oui, dans un monde complètement différents du vrai monde dans lequel elle évoluait. Les médicaments, eux, lui montraient un monde presque parfait qui ressemblait coûte que coûte à celui qu'elle aurait voulu : un enfant, qui, même s'il n'était pas vraiment le sien, allait être le leur. Alors que c'était tout à fait différent. Finalement, cet enfant, il ne serait jamais le sien. Pas même celui de leur couple. Il aurait pu l'être. Mais désormais, elle ne se leurrait plus. Adrian et elle, ils n'avaient presque plus rien en commun. Ce n'était pas un mauvais jour. Ce n'était pas une mauvaise semaine. Pas un mauvais mois. C'était juste une mauvaise façon de vivre. Shelby ne supportait plus du tout cette vie qui l'étouffait dans sa tristesse et ses drames constants.

Elle en voulait au monde entier de s'abattre sur elle une seconde fois. Elle n'avait pas assez souffert, lors de l'accident de son frère et de la disparition de Jon. Non, le monde avait décidé qu'elle méritait une seconde couche de souffrance. Après tout, ce n'était rien. Perdre l'homme que l'on aime une fois, puis une deuxième certainement, on s'en remettait. Mais perdre un avenir, perdre un futur que l'on s'était permis d'imaginer pendant des années. Perdre la maternité, alors que son voeu le plus cher est d'enfanter. Oui, Shelby s'était toujours imaginée avoir un enfant. Elle se voyait bien maman d'une grande famille. C'était un de ses désirs les plus chers, celui de porter un enfant dans ses bras. Mais pas n'importe quel enfant non... Le sien.

Elle n'entendit pas Adrian arriver mais elle sentit sa main se poser dans son dos. Elle sursauta et baissa la tête, avant de se décaler un peu vers la droite. Elle n'en voulait pas le moins du monde à son mari, bien au contraire, il n'y était pour rien. Mais elle en voulait au monde entier, à son corps, à ses hormones, au choix qu'elle n'a pas pu faire.

Adrian lui posa des questions, qui lui parurent toutes plus imbéciles les unes que les autres. Encore une fois, elle n'en voulait pas à son mari, mais elle ne comprenait pas pourquoi il était encore là. Une tentative de suicide, sa stérilité : elle aurait préféré qu'il s'en aille. Elle n'aurait pas à se sentir coupable constamment. Parce qu'au final, en plus de sa tristesse à elle, elle devait encaisser le fait d'être aussi le sujet de la tristesse et de la détresse de son mari. « J'ai juste... » commença-t-elle puis elle se tut. Elle ne savait pas quoi faire. Mentir? Encore une fois? Ce n'était pas une bonne idée, Adrian méritait de savoir la vérité.

« Je ne sais pas si je suis prête à assumer cet enfant. » finit-elle par chuchoter, la tête baissée vers le sol. Ses chaussures et le goudron avaient presque un intérêt formidable à ce moment précis.

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MessageSujet: Re: Going shopping - w/ Adrian Dim 21 Mai - 16:34

Les paroles de Shelby résonnent dans ma tête sans s’arrêter alors que je la dévisage, hébété. Je sais que ces paroles me hanteront encore pendant des mois. La bouche grande ouverte, les yeux écarquillés, je recule d’un pas en titubant, manquant même de tomber en m’emmêlant dans mes propres pieds. Elle ne sait pas si elle est prête à assumer cet enfant, celui que Polly porte pour eux depuis de nombreux mois et qui ne va pas tarder à naître. Je laisse échapper un rire nerveux avant de plaquer ma main sur ma bouche, foncièrement choqué. « J’ai … je ». Je suis incapable de parler tant le choc est immense. Je fouille dans ma poche et tends les clefs de voiture à Shelby. « J’ai besoin de souffler », j’articule difficilement avant de partir en courant, dévalant les escaliers mécaniques en bousculant par mégarde des badauds qui se baladent innocemment, loin de se douter de mon bouleversement. Puis je cours sans m’arrêter, encore et encore, sous cette chaleur douce, jusqu’à arriver à la maison. Je m’effondre à genoux devant la porte. Les clefs de la maison sont avec celles de la voiture. A genoux sur le goudron, j’éclate en sanglots. Je n’ai plus pleuré depuis des mois, depuis la tentative de suicide de mon épouse mais là, c’est trop. Je ne peux pas encaisser cette annonce. Je sanglote de longues minutes jusqu’à sentir une présence derrière moi. Je sais que c’est elle, je le sens. Je ne me retourne même pas et je continue de pleurer sans pudeur, le visage caché dans mes mains. « Comment tu peux me faire ça, Shelby ? », je bredouille, la voix éraillée et brisée par mes larmes. « On en a parlé des mois, des centaines de fois avant de se lancer ! Je suis en total désaccord avec mes parents à ce sujet, on a fait venir une femme d’Ukraine pour … pour que tu décides que tu ne te sens pas prête ? Maintenant ? A trois mois de la naissance ? ». Ce n’est pas des reproches. Je suis perdu. Je ne comprends plus rien. « C’est parce que j’ai couché avec elle ? », je demande en me retournant, tellement désarçonné que j’en avoue mon terrible secret, elle qui pensait que je l’avais simplement embrassé, Polly.
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MessageSujet: Re: Going shopping - w/ Adrian Dim 21 Mai - 17:09

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Shelby savait pertinemment que ce qu'elle vient de dire à Adrian risquait de le mettre dans cet état-là. Elle le savait mais pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir de cette façon. Pas une fois, elle n'avait pensé aux autres depuis le début de cette procédure. Elle n'avait pas pensé à l'avis de ses parents, de son frère, des parents d'Adrian mais elle avait seulement pensé à lui et c'était principalement ce qui l'avait poussé à accepter cette situation. Mais elle n'avait pas non plus pensé à elle. À elle et aux dommages que cela causerait sur elle-même. Elle n'avait pas pensé à l'effet que cela lui ferait de savoir qu'elle aurait un enfant, qui n'aurait pas le même sang qu'elle. Le même sang que son mari, certes, mais pas le sien. Évidemment, cela la rendait heureuse de savoir que c'était ce qu'Adrian voulait et qu'il aurait un enfant, même s'il n'était pas d'elle. Et tout le problème reposait là. L'enfant n'était pas d'elle. Ils ne formeraient jamais une vraie famille. Elle n'était pas la mère de cet enfant et elle ne le serait jamais. Il aurait toujours une mère biologique, cachée quelque part, dans un coin de sa tête et de la tête de son mari. Elle serait là, sans cesse, pour lui rappeler : «Hey Shelby, tu sais quoi? J'ai réussi là où tu n'as pas réussi. J'ai rendu ton mari plus heureux que tu ne le rendras jamais.» Et ça la rendait dingue. Elle n'avait même pas d'idée pour mettre des mots sur ce qu'elle ressentait. Ça lui déchirait le coeur, la rendait folle. Elle n'avait pas réussi à rendre son mari heureux. Enfin, si, elle l'avait certainement fait, pendant onze ans. Il était impossible de dire qu'elle n'avait pas réussi à lui arracher un sourire, à le faire rire ou à lui faire ressentir un bonheur impossible à cacher. Mais sur une question importante, une des questions majeures de la vie, elle n'avait pas réussi à rendre son mari heureux. Qu'elle ne soit pas heureuse passait encore. Mais qu'il soit malheureux, elle ne l'acceptait pas. Elle avait eu besoin de faire recours à une autre femme pour le rendre heureux, et une fois qu'il l'était, elle était encore en train de gâcher son bonheur. Quand la jeune femme le vit partir, elle ne tarda pas à le suivre, plus doucement. Ses jambes menaçaient de s'écrouler sous son poids. Elle avait presque peur de s'effondrer au milieu du centre commercial.

«J'ai besoin de souffler.» avait-il dit. Eh bien, elle aussi, elle aurait bien eu besoin de souffler. Maintenant qu'elle était entièrement redevenu elle-même, elle se rendait bien compte qu'elle n'était plus à sa place ici et qu'elle avait besoin de partir. D'être ailleurs, d'être quelqu'un d'autre, le temps d'un instant. Peut-être un long moment. Peut-être court. Elle ne voulait plus de cette vie qui n'avait plus de sens, d'être perdue comme cela. Elle avait fait l'erreur de se laisser aller et de tenter de se donner la mort, sans penser aux conséquences que cela pourrait avoir sur ses proches, mais aujourd'hui, Shelby n'avait plus envie de cela. Non, elle voulait vivre. Se laisser aller à ne plus être simplement cette coquille vide qui n'avait plus envie de rien. Mais ça, elle aurait du y penser avant.

Une fois dans la voiture, elle démarra et s'assura de retrouver Adrian. Elle roula, sans s'arrêter autour du centre commercial puis se résigna. Elle avait pris trop de retard sur lui et elle le retrouverait bien une fois arrivée à la maison.

Cela ne manqua pas. Il était agenouillé, devant la maison et elle reconnut directement ce comportement. Quand il se recroquevillait sur lui-même de cette façon, c'était que quelque chose n'allait pas. Elle ne l'avait pas vu très souvent comme cela, presque pas d'ailleurs et elle avait longtemps espéré, silencieusement, ne jamais revivre ce moment. La blonde baissa la tête et sortit sans bruit de la voiture, avant de s'approcher de lui. Elle perçoit ensuite sa voix, qui est pleine de reproches et elle encaisse les coups, sans rien dire. « Je l'ai fait parce que je pensais que j'étais prête. Je pouvais pas te rendre heureuse alors j'ai accepté qu'elle puisse le faire mieux que moi en t'offrant ce que moi je ne pouvais pas t'offrir. Puis... je ne sais pas, je n'ai pas pensé une minute à moi, je t'ai fait passé avant moi et ça, tu ne peux pas me le reprocher. Mais tu ne peux pas non plus comprendre ce que c'est d'être à ma place Adrian. Cet enfant, ce sera jamais le mien. Ce sera toujours le votre.»

Puis, son monde s'écroula. Elle entendit ses mots, qui lui firent l'effet d'un poignard au creux du coeur. Il avait couché avec elle? L'homme qu'elle aimait avait préféré retrouver une autre femme qu'elle. Une colère silencieuse s'insinua en elle mais elle ne dit rien. Une seule larme glissa de son oeil droit mais elle retint les autres, ne se laissant pas submerger par la colère et la haine qu'elle ressentait à ce moment. Le baiser l'avait déjà largement secouée mais là, c'était autre chose. Il avait posé les mains sur une autre femme, l'avait embrassée, avait parcouru son corps... Il avait vécu un moment intime avec une autre femme, dans un moment où elle avait absolument besoin de lui, plus que de personne.

La jeune femme ouvrit la bouche et lui répéta simplement, d'une voix méprisante : « Tu viens de confirmer ce que je disais : ce sera jamais mon gosse. Le votre, peut-être. Mais pas le mien. » Elle n'avait pas l'habitude d'être méchante, vexante ou même un peu amère mais la révélation que venait de lui faire son mari avait fait s'écrouler son monde. Jamais, au grand jamais, elle ne se serait permise d'approcher un autre homme de cette façon. Jamais, la jeune femme ne se serait permis de passer un moment intime avec un homme qui n'était pas son mari.

Elle attrapa les clés de la maison dans sa main et ouvrit la porte. Les dalmatiens s'approchèrent d'elle en courant et elle leur offrit une caresse rapide, avant de s'éloigner vers la chambre qu'était censée occuper Polly. Elle y retrouva notamment quelques-uns de ses vêtements qui avaient disparu et ne put s'empêcher d'éclater d'un rire cynique. « Elle pouvait pas s'empêcher de me voler ce qui était à moi de toutes façons. » Elle récupéra ses affaires, avant de quitter la chambre, de prendre quelques affaires dans son dressing et de les mettre dans un sac. La blonde sortit son téléphone et envoya un sms à son cousin, Raphaël : «J'espère que tu as de la place pour garder ta cousine une soirée. »

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MessageSujet: Re: Going shopping - w/ Adrian Dim 21 Mai - 17:31

« Tu pensais mais tu n’en étais pas certaine ! Bon dieu, Shey, est-ce que tu te rends compte que cet enfant va naître dans une famille totalement déséquilibrée alors qu’on voulait lui offrir un équilibre et un environnement sain ? Comment tu veux qu’on lui explique qu’il est là parce que tu pensais le vouloir mais qu’au final, ce n’est pas le cas ? », je demande. Je m’emporte légèrement parce que je ne comprends pas Shelby, ce tel retournement de situation m’échappe entièrement. « Oh oui, maintenant ça va être ma faute, voyons ! Parce que je n’ai jamais pensé à toi, peut-être ? Je ne me suis jamais sacrifié ? ». Je me relève de façon instable, manque de tituber alors que je me retourne vers elle. Sans que je ne le réalise, je lui avoue mon lourd secret, l’inavouable vérité : j’ai eu un rapport sexuel consenti avec Polly, notre mère porteuse. Je vois le mépris dans le regard brillant de Shelby qui retient ses larmes. Ma bouche est ouverte sous le choc de ma propre révélation. « Je ne savais pas comment te l’avouer », je dis à voix basse en baissant les yeux sur mes chaussures. Il me faut plusieurs minutes pour sortir de ma torpeur et suivre Shelby qui est en train de faire un sac, précipitamment. « Qu’est-ce que tu fais ? », je demande, même si c’est assez clair. Shelby s’en va. Je n’arrête pas de pleurer. En onze ans de relation, presque douze, j’ai pleuré deux fois auparavant : à notre mariage et lors de sa tentative de suicide. « Dis-moi où tu vas ! », je m’écrie. Je suis fou d’inquiétude à l’idée qu’elle fasse une connerie et que je ne sache pas où elle est. J’attrape sa main, complètement désespéré. « Shelby, je t’en supplie, écoute-moi ! »
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MessageSujet: Re: Going shopping - w/ Adrian Dim 21 Mai - 17:54

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Quand elle entend son mari lui reprocher de vouloir faire naître un enfant dans un environnement instable, la jeune femme éclate de rire. Un rire cynique, qui n'a rien de drôle au final. Elle ne lui répond pas pour autant, continue son chemin pour finir son sac.

Alors qu'elle jette ses affaires dans son sac de voyage, elle voit son mari apparaître dans l'entrebaillement de la porte et la colère reprend le dessus. Toutes ces choses qu'elle a tut, depuis l'annonce de sa stérilité, tout lui revient en pleine tête. « Je ne t'ai jamais rien reproché Adrian. Surtout pas de ne pas avoir fait de sacrifice pour moi. Je ne t'ai jamais reproché d'être un mauvais mari. Tu m'as rendue heureuse comme personne ne l'avait jamais fait. Tu m'as tout donné, tes parents m'ont acceptée alors que je ne suis personne, on a vécu une vie formidablement parfaite à leurs yeux et peut-être aux tiens. Mais désolée, Adrian, la vie parfaite va s'arrêter là.»

Elle était en train d'imploser. Son corps ne tenait plus le choc. L'arrêt des cachets et la colère qu'elle était en train de libérer, tout cela était en train de la détruire physiquement et moralement. Ses mains tremblaient et elle retenait tant bien que mal les larmes de haine qui menaçaient de couler de ses yeux et les embuaient. « Tu crois vraiment que tu es le seul ici à vouloir d'un enfant? Tu ne crois pas que j'en rêve de ce gosse? J'en rêve depuis que je suis en capacité d'en avoir un. Ah non, pardon, c'était un leurre, je suis pas vraiment en capacité d'en avoir un d'ailleurs. Cesse donc de me faire passer pour un dragon dans cette histoire, on a tous les deux nos torts. Mais sache Adrian que moi, jamais, au grand jamais, je n'aurais succombé à un autre. Je pensais qu'on s'était promis de vraies choses. Mais au final, tu craques sur cette... Cette pauvre fille, paumée qui accepte de vendre son corps, ses ovaires pour avoir un peu d'argent. Mais bon, je peux pas lui en vouloir. Un bel homme, américain, qui lui promet le monde alors qu'elle n'avait peut-être rien, là-bas, en Ukraine, je ne peux que la comprendre ! J'espère au moins que ça en valait la peine. » Tout ce qu'elle avait gardé enfoui au fond d'elle, toutes les insultes, les violences et la haine qu'elle avait gardée enfouie au plus profond d'elle lorsqu'il lui avait appris leur baiser, elle le sortait enfin. Elle n'en voulait pas vraiment à Polly, elle aurait même dû s'en douter après tout. Il était beau, impressionnant, musclé. Un homme que toutes lui avait certainement enviée pendant des années. Mais désormais, c'était fini. Il n'était plus son homme à elle. Il était devenu un homme comme les autres. Un homme qui l'avait trompée.

Leur amour n'avait pas été destructeur. Il avait été simple, doux et merveilleux pour elle, à l'opposé de ce qu'elle avait vécu avec Jon, son premier amour. Adrian avait été l'homme pour qui elle avait tout sacrifié. Elle avait tout donné pour que cette union réussisse, pour qu'ils survivent à tout mais désormais, elle se rendait bien compte que cela ne pouvait plus marcher. Il l'attrapa par la main et la jeune femme se dégagea. « Ne. Me. Touche. Pas. » cracha-t-elle entre ses dents.

C'est un second abandon qu'est en train de vivre la jeune femme et elle ne peut le supporter. Elle n'osait même pas lui demander pourquoi parce que la vérité, elle la connaissait. Elle savait très bien pourquoi il avait décidé de fuir leurs problèmes et de se glisser dans les draps d'une autre femme. Elle arrivait presque à le comprendre mais elle ne pouvait plus le tolérer. Sous la colère, elle lâcha :  « Tu sais quoi Adrian, je m'en vais ok? Tu voulais élever ton enfant dans un équilibre et un environnement sain, tu l'as. Polly, toi, le gosse. Je disparais, il n'y aura plus de Shelby à l'horizon, plus de problème, plus de suicide, plus de stérilité. Tu auras enfin la vie parfaite dont tu rêvais. Celle que j'arrive plus à supporter. » La jeune femme prit son sac et sortit du dressing, puis de la chambre, sans rien ajouter. Elle posa son sac par terre, près de la porte, avant de venir récupérer son ordinateur et ses copies, qu'elle avait laissés sur la table basse.

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MessageSujet: Re: Going shopping - w/ Adrian Dim 21 Mai - 18:15

Mon monde s’écroule littéralement lorsque j’entends la vérité de Shelby qu’elle cache visiblement depuis un certain temps. Combien de temps ? Depuis quand fait-elle semblant d’être heureuse dans cette vie parfaite et monochrome ? La vie parfaite va s’arrêter là. Je cligne des yeux tout en la dévisageant. Je ne vois plus rien. Ma vision est floutée par mes larmes. « Depuis combien de temps tu joues cette comédie-là ? », je demande, désemparé. Shelby déverse sa haine. Je ne peux que la comprendre. Je l’ai trahi de la pire façon qu’il soit, en la trompant. Si le baiser, elle pouvait me le pardonner, je suis certain, en entendant ses paroles, qu’elle ne passera pas outre cette coucherie. « Elle ne veut pas de moi », j’articule distinctement alors qu’elle demande si cela en valait la peine. Il y a quelques jours, j’ai dis à Polly que je cherchais à reconstruire mon histoire avec Shelby et depuis, elle m’a demandé de prendre ses distances et a restreint notre relation. Je me tiens au meuble le plus près en réalisant que j’ai tout perdu et que je ne peux n’en vouloir qu’à une personne : moi-même. J’ai perdu ma femme, la femme avec qui je l’ai trompé et certainement cet enfant que je ne peux délibérément pas élevé seul. Nous avons signés un contrat qui est désormais caduc si Shelby n’est plus dans l’équation. Shelby me repousse avec virulence tout en m’ordonnant de ne pas la toucher. J’opine du chef, comprenant son désir et l’encaissant tant bien que mal. Je ne peux pas m’empêcher de la suivre alors qu’elle récupère encore quelques affaires. J’ai du mal à respirer, je suffoque. « Tu me quittes ? », je balbutie. J’ai besoin de m’entendre dire les choses clairement et distinctement même si je sais que la réponse va me briser. « T’es en train de me quitter ? », je demande, presque hystérique.
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MessageSujet: Re: Going shopping - w/ Adrian Dim 21 Mai - 18:32

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«Depuis combien de temps joues-tu cette comédie-là?» Depuis bien trop longtemps, aurait-elle envie de répondre. C'était vrai. Elle n'avait compris cela que depuis quelques temps mais Shelby n'avait plus l'impression de vivre une vraie vie. Ainsi, enfermée dans un paradis dorée, elle avait vécu une vie magnifique qui n'avait ressemblé en rien à ce qu'elle avait connu. Elle ne remercierait jamais assez Adrian et ses parents pour le bonheur qu'ils lui avaient offert durant ces longues années mais désormais, elle se rendait compte que rien de ce qu'elle n'avait vécu ne lui ressemblait. Elle avait besoin de s'écarter de tout cela, de vivre une vie qui n'aurait pas un goût de paillettes d'or et de cuillères en argent. Quant bien même, elle s'y plairait encore, elle se sentait encore moins capable d'élever un enfant dans cette univers. Quelles valeurs aurait-il? De plus, elle se voyait mal élever un enfant qui, n'est pas le sien, mais né d'une union qui est une trahison, une tromperie. Voir un bébé qui ressemblerait tous les jours un peu plus à la femme qui lui avait enlevé son mari. La femme qui est une des causes de la rupture profonde qui est en train de s'opérer entre eux? Elle s'en sent absolument incapable. « J'en sais rien Adrian. Trop longtemps sûrement. »

Il lâche une phrase qui fait tilt dans la tête de la jeune femme. Elle ne veut pas de lui? Alors peut-être que lui veut d'elle néanmoins? La question a bien dû se poser pour qu'il soit au courant du fait qu'elle ne veuille pas de lui dans sa vie. Elle se tourne vers lui et le regarde, dans le blanc des yeux, même si elle voit bien qu'ils sont emplis d'autant de larmes que les siens : « Comment ça, elle ne veut pas de toi? Parce que toi tu voudrais d'elle? »

Alors qu'elle l'entend lui demander si elle était en train de le quitter, la jeune femme laissa un sourire douloureux étirer ses lèvres avant d'abattre une dernière carte : « Je n'ai pas besoin de te quitter Adrian... Tu l'as déjà fait. »

Elle se dirigea vers leurs deux chiens qui étaient allongés dans l'entrée, bien loin de la dispute qui était en train de faire vibrer les murs de la maison. La blonde se baissa à leur niveau et gratouilla leur tête et leur menton. « Vous allez me manquer, bande de petits monstres. » Une larme roula enfin sur sa joue et elle l'essuya du dos de sa main. Elle entendit des pas dans son dos et elle se tourna vers son mari avant de dire, alors que les larmes commençaient à affluer sur ses joues : « Tu sais ce qui est le plus douloureux Adrian? C'est pas de savoir que tu l'as touchée, que tu as posé tes mains sur elle. C'est de me dire que tu l'as fait, alors que moi, j'étais mal et que la seule chose que je voulais c'était ton bonheur. Si ton bonheur était ailleurs, t'aurais dû me le dire, au lieu de me laisser me foutre en l'air, tenter de me suicider et prendre des cachets qui m'ont fait rêver d'un monde tout rose, plein de bisounours. » Elle inspira une longue goulée d'air avant de reprendre: « J'ai des torts, je le sais. Et peut-être qu'ils s'élèvent au niveau des tiens. Mais je ne me serais jamais permise de te faire souffrir de cette façon. J'ai fait en sorte de voir un sourire scotché à tes lèvres durant presque onze ans de ma vie. Maintenant, c'est fini. Je vais penser à moi. Tu sais, à la petite personne, à l'intérieur de moi-même, qui avait déjà énormément souffert avant de te connaître et qui a voulu croire que tu me referais pas souffrir comme il l'avait fait. Mais au final, je crois que t'as fait pire. » Le "il", Adrian ne savait pas qui c'était. Ils n'avaient jamais discuté de leur vie antérieure et elle ne s'en plaignait pas. Mais indéniablement, la situation présente la renvoyait en arrière, à son abandon et à la disparition de Jon, cet homme pour qui elle aurait damné son âme. Ses vieux démons refaisaient surface et elle savait bien qu'elle ne se débarrasserait jamais de cette sensation d'être incomplète, même si elle en avait eu l'illusion avec Adrian.

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MessageSujet: Re: Going shopping - w/ Adrian Dim 21 Mai - 19:03

« Non ! », je m’écrie, peut-être un peu trop brusquement. Je ne sais plus où j’en suis ni quelle femme je désire entre Shelby et Polly. J’ai des sentiments pour les deux mais visiblement, à force d’être indécis et de jouer double jeu, je me retrouve bien seul. Je suis à deux doigts de m’effondrer si bien que je suis obligé de me retenir à un meurtre. Selon Shey, je l’ai quitté. Pas l’inverse. « Non ! » je répète. « Non, non, je ne t’ai pas quitté ! Je … je t’aime ». J’ai conscience que mes mots n’ont aucun sens, à cet instant, après mon terrible aveu et pourtant, j’ai besoin qu’elle le sache. Je l’écoute, j’enregistre chacune de ses paroles qui me permettent de réaliser que j’ai perdu ma femme, ma compagne depuis onze ans et que bientôt, je serai certainement divorcé. Je n’arrête pas de pleurer. Je n’y arrive pas. « Putain mais mon bonheur c’est toi, c’est nous, Shelby ! Tu crois que je l’ai voulu, ta dépression, ta tentative de suicide ? Tu crois vraiment que je voulais bousiller ta santé ? Tout ce que je voulais c’était que tu vives, que tu survives pour qu’on bâtisse quelque chose ensemble ! J’ai tout gâché entre nous, je ne dirais jamais le contraire mais n’inverse pas les rôles, putain ! JE suis celui qui a tout fait pour que TU sois heureuse, Shelby, même quand tu me repoussais, que tu ne voulais plus ni me toucher ni même me regarder parce que tu étais malheureuse ». J’essuie mes joues d’un revers de manche alors qu’elle me parle d’une souffrance antérieure, d’un il que je ne connais pas. Je fronce des sourcils alors qu’elle me dit que j’ai fais pire que cet homme que je ne connais pas. « Qui ? Qui est-ce ? », je demande. « Je ne conçois pas ma vie sans toi, Shelby », je sanglote.
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MessageSujet: Re: Going shopping - w/ Adrian Dim 21 Mai - 19:32

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Elle se rendait bien compte que la seule chose qu'elle était en train de faire, c'était accabler un peu plus son mari. Elle savait bien que c'était mal, mais pour autant, la jeune femme ne pouvait s'en empêcher. C'était comme être face à à un malheur et continuer de s'enfoncer volontairement, au lieu d'essayer de s'en sortir. Shelby s'était laissée glisser dans une dépression qui l'avait engloutie et avait causé empêché son couple de fonctionner. Elle n'avait pas pris le temps de réfléchir à ce qu'elle voulait, hormis savoir son mari heureux. Elle l'écouta bégayer et quand il finit par lui dire les trois petits mots qu'ils n'avaient cessé de se répéter, Shelby s'appuya contre le mur. Elle sentait bien qu'elle allait s'effondrer. Les deux dalmatiens quittèrent leur place de spectateur pour s'enfuir dans le salon, la cuisine, on ne sait où. Même eux avaient bien compris que l'orage qui était en train de sévir dans la maison n'était pas prêt de passer. Ils avaient compris depuis longtemps qu'il y avait un problème entre le mari et la femme. «Je t'aime.» venait-il de dire. Est-ce que cela suffisait pour réparer un amour brisé? Shey savait bien que non.

Ils avaient été de nombreuses fois au bord de l'implosion, elle le savait mais jamais à ce point-ci. Pour elle, ils venaient de passer un point de non-retour. Jamais, durant toute leur relation, ils n'avaient été si proche de se déchirer mutuellement. La jeune femme posa son sac par terre, son téléphone sur la commode et approcha doucement de son mari. Elle n'avait pas la force d'hurler les quelques mots qu'elle voulait lui dire. « C'est ça qui fait le plus mal hein Adrian? C'est que, malgré que l'autre nous fasse du mal, on l'aime quand même? C'est peut-être un peu notre partie masochiste de nous-même. Tu m'as fait du mal, je t'en ai fait, mais on continuera de s'aimer, jusqu'à ce qu'on en crève, peut-être ou qu'on décide d'arrêter. » D'arrêter quoi? De se faire du mal? Ou de s'aimer? La jeune femme ne voulait pas imaginer une possibilité meilleure que l'autre. Sur le moment, son dégoût pour son mari dépassait l'amour qu'elle ressentait pour lui. Et même si, tout son être, tous ses pores et surtout tout son coeur lui criait intérieurement de lui hurler à la gueule qu'elle l'aimait, Shelby s'en retint. Elle ne pouvait pas. Ces mots la dégoûtaient. Ils lui filaient la gerbe, lui donnaient envie de le frapper, de lui faire aussi mal qu'il venait de lui faire. De le traîner dans la boue et de lui faire bien comprendre que pendant que lui se tapait la mère porteuse, elle, elle ne voulait que son bonheur, au delà du sien.

Alors, ils avaient tous les deux fait semblant. Semblant d'être heureux pendant que l'autre tentait tant bien que mal de le rendre plus heureux. C'était ironique, presque grotesque comme situation. « Tu n'es pas seul à avoir essayé de rendre l'autre heureux. Tu n'es pas le seul à avoir fait des efforts inutiles. » Elle lâcha un léger rire avant de reprendre : « Au final, on a tous les deux fait passer l'autre avant nous-même, tu m'étonnes que ça ne fonctionne pas. On peut pas ne penser qu'aux autres, au final, c'était obligé que ça implose. » La jeune femme tourna les talons et commença à faire les cent pas, signe d'une nervosité qui menaçait de faire exploser tout son être.

Encore une fois, il remettait la faute sur elle, sur son désir qui avait disparu. Pouvait-elle l'en blâmer? Comment aurait-il réagi en sachant qu'il était stérile? Aurait-il pu faire face? Aurait-il gardé une libido constante alors que même les effets secondaires des médicaments, dont elle s'était gavée pendant une longue période, annonçaient bien une baisse de la libido? Elle le constatait elle-même. Depuis qu'elle les avait arrêté, l'envie était revenue peu à peu. Mais pas suffisamment pour surpasser le dégoût qui l'a hantait désormais, suite à l'annonce d'Adrian et de... Polly. L'imaginer dans cette situation la dégoûtait encore plus et elle se retint de ne pas lâcher encore plus de larme. « Je sais, je t'ai délaissé. Je m'en suis déjà excusé Adrian, tu le sais. J'ai déjà payé pour ça. Mais tu ne peux pas comprendre ce que c'est. J'étais gavée de médocs ! J'étais même plus moi-même, j'étais une autre personne, qui ne ressentait plus rien, qui était amorphe. Incapable de penser, incapable de réfléchir. Parce que c'est le but hein, que tu ressentes plus rien, comme ça t'es plus dépressif! » cracha-t-elle. Elle essuya rageusement les larmes qui coulaient sur sa joue. « Tu peux même pas imaginer comment je commençais à me sentir mieux. Tu peux même pas imaginer ce que ça fait de redécouvrir qu'on a un corps qui ressent des choses, qui a envie de choses, qui fonctionne correctement et qui est pas shooté par les médicaments. Tu peux même pas imaginer ce que j'ai ressenti l'autre soir quand tu m'as embrassé, alors que ça faisait presque... J'arrive même pas à savoir quand est-ce que c'était la dernière fois qu'on s'était embrassé... » Elle était en train de se livrer à lui, alors même qu'il venait d'avouer l'avoir trahie de l'une des pires façons possibles. Elle hallucinait. Mais qu'est-ce que c'était bon, qu'il sache qu'elle était en train de redevenir elle-même. Qu'elle redevenait sa femme, plus le robot. « Putain. » jura-t-elle en français.

Qui était cet homme? Elle ne répondit pas à sa question, il était hors de question qu'elle en parle maintenant, qu'ils discutent de son passé. Elle n'en avait absolument pas envie et nullement le besoin. Ce sujet était tabou. Même avec son frère, son cousin et ses parents. Personne n'avait jamais osé l'aborder et cela continuerait, jusqu'à ce qu'elle ne décide qu'il en serait autrement. Elle avait perdu la première personne qu'elle avait vraiment aimé et elle était certainement en train de perdre l'homme avec qui elle avait partagé la grande partie de sa vie. L'homme avec qui elle avait tout partagé et qu'elle avait aimé de façon exponentielle. « Moi non plus Adrian, je ne conçois pas une vie où tu n'es pas. Mais est-ce qu'on en est encore capable? » La colère commençait à redescendre un peu et la jeune femme redevenait elle-même. Enfin pas totalement. Ses yeux se posèrent sur son mari, alors que des larmes continuaient de couler. Il était là, encore, face à elle et elle ne savait pas comment elle avait fait pour le garder, quand elle avait merdé. Il était resté à ses côtés. Et elle, elle voulait fuir? À la première incartade de son mari? Quelle femme était elle?


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MessageSujet: Re: Going shopping - w/ Adrian Dim 21 Mai - 20:51

Je n’arrive plus à faire face et le désespoir est à deux doigts de me pousser à me jeter aux pieds de Shelby pour la supplier de rester ici, avec moi, de me pardonner mes écarts et mon infidélité. Shelby nous reproche notre instinct de destruction. Elle pense qu’il est temps d’arrêter parce que tôt ou tard, on en crèvera. Je secoue la tête de gauche à droite, refusant le mot qui signifie de mettre un terme à onze ans d’amour, sept ans de mariage. Je ne suis pas d’accord avec Shelby quand elle dit que nous nous sommes trop consacrés à l’autre, pas assez à nous même et que c’était obligé que cela explose entre nous. « Ah donc le mariage c’est être égoïste, c’est ça que t’es en train de me dire ? Si je me suis marié avec toi, Shelby, c’est pour faire passer ta vie et ta personne avant la mienne, que tu sois ma priorité et mon tout dans la vie ». Shelby me parle de sa dépression, de la perception d’elle-même sous traitement et ce qu’elle éprouve, maintenant qu’elle ne prend plus son traitement. Je le découvre parce que nous n’en avons pas parlé, jamais. J’ai simplement émis mon désaccord qu’elle arrête son traitement, la trouvant trop instable et pourtant, elle l’a fait, n’écoutant qu’elle. « Non, c’est vrai, j’peux pas comprendre », je répète avec sarcasme. « Tout comme toi, tu ne peux pas comprendre ce que c’était, d’être à ma place, Shey. Tu ne peux pas saisir la douleur que c’est quand tu retrouves ta femme, les veines ouvertes, dans ta baignoire et que les médecins te disent que si t’étais arrivé deux minutes plus tard, elle serait certainement morte et toi, veuf ». Je pose mes doigts sur mon crâne. « Tu ne peux pas comprendre que ça fait deux ans que ses images me hantent et me réveille chaque nuit, que je suis obligé de vérifier tes poignets dans ton sommeil ainsi que ton pouls », j’avoue. Mais Shelby ne me parle pas de cet homme dont je n’ai jamais entendu parler. Qui est-il ? Cette question m’obsède. « Qui est-ce ? », je répète.
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MessageSujet: Re: Going shopping - w/ Adrian Dim 21 Mai - 22:10

Shelby and Adrian
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L'égoïsme, il ne pouvait pas lui reprocher. C'était certainement le mot qui la représentait le moins, dans tous ceux qu'il aurait pu choisir. « Parce que tu crois que tu n'as pas été ma priorité Adrian? » La colère lui revenait comme des relans d'alcool reviennent le lendemain d'une grosse cuite. Elle ne pouvait s'empêcher de s'énerver, la haine continuait d'imprégner ses veines. « Les causes de mon suicide, ce ne sont pas seulement moi et moi-même Adrian. J'étais malade. Malade de ne pas pouvoir avoir d'enfant, certes. Mais malade aussi de ne pas pouvoir t'apporter ce dont tu avais besoin. Oui, Adrian. T'étais pas le seul à t'être fait passer en second. Moi aussi d'accord? Jusqu'à ce moment-là, où oui, je l'avoue, j'ai été égoïste. Pour un putain de moment dans ma vie, j'ai été égoïste, pardonne-moi. » s'exclama-t-elle. Elle ne pouvait plus rester calme face à la situation. Elle avait l'impression d'être dans un grand 8, s'énervant un instant puis voulant serrer l'homme face à elle dans ses bras. Alors c'était ça, de retrouver ses sensations pleinement? Elle ne comprenait plus rien. Shey était perdue.

La blonde écouta son mari parler avant baisser la tête et de regarder ses chaussures, une nouvelle fois. Oui, c'est vrai, elle ne pouvait pas comprendre, elle n'était pas à la place d'Adrian et elle souhaitait ne jamais y être. C'était compliqué pour eux, cette situation. « Je sais. » Furent les seuls mots qui sortirent de sa bouche. La jeune femme se laissa glisser contre le mur, afin de s'asseoir. Elle n'avait pas mangé depuis un moment et elle se sentait vidée de toute son énergie. Cela lui était arrivée quelquefois depuis l'arrêt de ses médicaments mais elle n'en avait pas averti Adrian ; elle n'avait pas jugé nécessaire de l'inquiéter. « Je suis désolée. » murmura-t-elle. « Désolée de pas avoir été là, pas avoir été moi-même. Désolée d'avoir été malade, désolée d'avoir tenté de me suicider. Désolée de t'avoir abandonnée, de t'avoir inquiété, d'avoir fait passé mon bonheur avant le tien, d'avoir arrêté mes médicaments. Je suis désolée d'avoir pris des médicaments, qui m'ont fait devenir une autre personne. Désolée d'avoir arrêté de t'embrasser, désolée d'avoir arrêté de te regarder, de te toucher. Désolée d'avoir perdu ma libido, désolée d'avoir arrêté de faire l'amour avec toi. Désolée de devoir m'excuser, désolée d'avoir viré Polly d'ici parce que je ne supportais plus de vous savoir tous les deux dans cette baraque. Désolée d'étouffer. Désolée d'avoir été éteinte, d'avoir vécu comme ça...  » Il tenta de la couper mais elle continua, en parlant plus fort que lui : « Désolée d'avoir été égoïste, de t'avoir oublié, d'avoir arrêté de travailler, d'avoir voulu privilégier mon bonheur... Désolée de ne pas avoir pris la décision d'arrêter ces cachets avant. Désolée d'être ta femme. Désolée d'être médiocre... Et puis... Je suis désolée de ne pas pouvoir te donner un enfant de moi.»

La jeune femme reprit sa respiration longuement avant de reprendre : « Mais je suis pas désolée d'avoir arrêté ces foutus cachets, d'être redevenue un peu moi-même. Je suis contente de me retrouver et je pensais aussi te retrouver mais... J'en avais terriblement envie tu sais, de te retrouver. Depuis quelques jours, tu es la seule chose qui hante mon cerveau, la seule personne à laquelle je pense. Tu m'avais terriblement manqué, je ne sais pas si tu en as conscience. Mais là... Je ne sais même pas si c'est bien mon mari que j'ai face à moi. »

Il répète sa question et le visage de Jon s'impose dans l'esprit de la jeune femme. Elle ferme les yeux quelques instants avant de reprendre, d'une petite voix : « Personne qui ne mérite qu'on en discute. Cette histoire date de bien avant nous et je ne compte pas en discuter maintenant. » "Nous". Même elle se surprend à entrevoir la possibilité d'un "nous" encore existant.

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Going shopping - w/ Adrian

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