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little alphabet boy + myles

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MessageSujet: little alphabet boy + myles Ven 5 Mai - 17:56

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Chaque fois tu te promets de ne pas abuser. Un verre, maximum deux et ce sera tout. Et puis un troisième s'immisce entre tes doigts, élégamment présenté, rutilant dans sa robe rubis. Ainsi de suite. Tu te maudis et elle aussi d'ailleurs, ton amie qui t'a lâché au beau milieu de ce gala d'hommes d'affaires et de femmes ambitieuses. Viens, ca te fera du bien et je n'ai pas envie d'être seule. Je vais avoir l'air de quoi sans compagnie ? Tu as l'air de quoi, toi, maintenant, à toiser ton reflet défraîchi. Tu as envie de crier, taper dans cette poubelle beaucoup trop belle pour son utilité. Tant pis. Il faut te reprendre, ça ne sert à rien de perdre patience. Tu prends une longue et profonde respiration, une de celle qu'on vous vend miraculeuse dans les livres de développement personnel. Comme attendu tu n'es pas plus calme, juste prête à sortir de ces toilettes aux comptoirs de marbre polies. Ce genre de fantaisie te passe au dessus de la tête, tu te souviens la première fois que tu as fait connaissance avec la salle de bain de Béatrice, avec sa douche à l'italienne et ses grands miroirs éclatants. Tu as écarquillé les yeux comme un enfant arpentant pour la première fois Disneyland. Ses pensées en tête tu finis enfin par quitter ton antre marbrée pour retrouvé la moquette veloutée de l'hôtel. Tes cheveux repoussés derrière les oreilles, ton air de renfrognée un peu imbibée est imprimé sur ton visage. Tu voudrais croire que tu fais l'effet désiré or tu as juste l'air d'une enfant capricieuse. Tout se ressemble ici, et tu avances difficilement sur tes échasses d'une dizaine de centimètres. Tu les maudits elles aussi. Tu maudirais tout ce qui se présente à toi, comme ces tableaux sans vie décorant les murs de ce grand hôtel. Ils sont pourtant plus élégant que tu ne le sauras jamais et plus confortablement installés aussi. Ils vivent ici, au milieu de ce déferlement de confort.

Tu es montée à cet étage sans vraiment y réfléchir, juste pour quitter la foule bourdonnante de la salle de réception beaucoup trop grande sans compagnie. Tu avances méthodiquement, les yeux rivés sur l'horizon pour ne pas perdre l'équilibre, et puis une porte claque et tu sursautes, te retournent aussitôt mais personne aux alentours. Ton pied mal positionné profite de ton manque d'attention pour se jouer de toi alors que tu décides de continuer à travers ce labyrinthe de conformité luxueuse. Il se tord ; mieux encore, ton talon se casse. Le mur te sert de soutien pour t’éviter de te manger le sol duveteux et tu jures contre la douleur qui enflamme ta cheville et le karma qui semble s’acharner sur toi. Tu finis par te laisser choir contre le même mur, massant le membre endolori, et constatant l’état déplorable de ta chaussure. Au moins ce ne sont pas les tiennes. Tu balances ton escarpin à l'autre bout du couloir, à l'angle d'un T. Action que tu regrettes aussitôt et qui t'arraches un grognement de frustration. Il ne manquait plus que ça, une cheville foulée et de l'argent perdue dans un Uber. Un soupir bruyant, l’envie de tout laisser tomber et pourquoi pas passer la nuit ici. Tu es fatiguée. Rien ne semble te réussir ce soir. Malgré ce moment d’abattement, tu réussis à te trainer avec la grâce d’une chenille jusqu’à l’objet disjoint. Tu remercies l’alcool qui t’empêche de penser à cette position humiliante. Au point où tu en es tu souhaites simplement rentrer chez toi et poser un sac de glace sur ton pied endolori. Deux jambes masculines, tu le devines au vu du pantalon provenant très certainement d’un costume aussi cher que ton salaire annuel, s’arrêtent à ton niveau. Cela te prend par surprise, tu t’imaginais seule au monde dans ce couloir désert. Tu lâches un de ces petits cris de rongeur effrayé, reculant légèrement sous l’effet de la confusion. Une mèche de cheveux te barre le visage alors que tu le relèves pour dévisager cette personne. « Génial, maintenant toi. » Le ton n’est pas amical, tu refuses de laisser tomber ton masque et lâcher ta rancune impersonnelle.
electric bird.


Dernière édition par Eleanor Lynch le Lun 5 Juin - 7:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: little alphabet boy + myles Dim 14 Mai - 22:02

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Eleanor Lynch and Myles Larson
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Trainant les pieds, pénétrant dans cet hôtel empestant le luxe et l’opulence à reculons, Myles jette un regard larmoyant vers May, espérant secrètement qu’elle lui dirait que finalement, ils n’étaient pas obligés d’assister à cette cérémonie pompeuse et qu’ils pourraient bien sagement rentrer chez eux. Malgré le fait que sa situation financière se prêtait aisément et logiquement à ce qu’il assiste à ce genre d’événement, et ce depuis sa plus tendre enfance, le fait est que son père ne l’avait jamais incité à y participer. Son géniteur n’était lui-même pas le genre d’homme à fréquenter, hormis pour des raisons strictement professionnelles, l’élite, le petit milieu de Los Angeles, ces gens qui avaient assez d’argent pour faire vivre un petit pays et qui l’étalaient en toute circonstance. Aujourd’hui pourtant, Myles se devait de faire des efforts pour acquérir les financements nécessaires afin de faire vivre sa clinique mais également pour contracter les partenariats les plus intéressants. C’était là, l’unique raison de sa venue à ce genre de soirée qu’il évitait d’ordinaire comme la peste. Parce que malgré le fait qu’il avait de l’argent, malgré le fait que son costume trois pièces valait le prix d’une belle voiture pour un américain moyen, et qu’il faisait sans aucun doute lui-même parti de ce petit milieu qu’il détestait, il ne se sentait pas à sa place. Il n’exposait pas sa fortune, ne riait pas des plus démunis et n’offrait pas des millions à des associations caritatives seulement pour se donner bonne conscience et se faire remarquer. Non, Myles Larson oeuvrait pour le bien commun, pour toutes ces personnes qui ne pouvaient sur le papier, se permettre les services d’un avocat digne de ce nom, quotidiennement sans attendre la moindre reconnaissance en retour. Bien sûr, il serait mentir que de dire qu’il n’aimait pas lire des articles à son sujet dans la presse, le dépeignant comme un sauveur, un homme bon et loyal. Car finalement, c’était exactement ce qu’il aspirait à être, et il en était plutôt fier. C’est pourquoi, comme à son habitude, il se résout à jouer le jeu. A se joindre aux conversations, à parler business mais aussi famille avec toutes ces personnes qu’il n’appréciait finalement guère, hormis May. C’était un fait, il avait l’impression de ne pas appartenir à ce monde et de n’avoir absolument rien à leur dire. C’est pourquoi, se fut un effort considérable de sa part de rire aux plaisanteries douteuses d’un probable futur partenaire, et de faire du charme à ces femmes de pouvoir, aussi belles soient-elles. C’était ridicule, mais c’était le jeu et il le savait pertinemment. Cependant, cette comédie ne dura qu’un temps puisqu’après deux bonnes heures d’un jeu d’acteur assez déconcertant, il finit par s’éloigner de cette frénésie, s’extirpant avec finesse à l’étage, histoire de prendre une pause. Une pause bien méritée selon son humble avis. Montant doucement les escaliers qui le mèneraient à l’étage de l’hôtel qui contenait selon ses informations et son expérience passée, un balcon avec une vue imprenable sur Los Angeles, Myles enfouit sa main dans la poche intérieure de sa veste, à la recherche de ce qui lui bousillerait certes la santé, mais qui lui ferait un bien fou sur le moment. Il n’était pourtant pas un grand fumeur, mais le fait est qu’à ce genre de soirée, il aimait s’isoler pour fumer une cigarette et se détendre un bref instant, aussi suspendu soit-il. Mais à l’instant même où il longe le long couloir qui se devait pourtant être désert, de l’étage, il tombe sur quelque chose, ou plutôt quelqu’un face à laquelle il ne s’attendait pas le moins du monde. Il ignorait son nom, ni même son prénom mais il l’avait rencontré durant la soirée. Elle s’était agacée de sa présence, du moindre de ses faits et gestes ainsi que de ses mots sans qu’il n’ait réellement compris pourquoi et ce, à la seconde où ils s’étaient croisés dans le hall bondé de l’hôtel. Il avait mis cela sur le compte de son probable excès d’alcool. Pour autant, il avait senti en un seul et unique regard qu’elle était différente. Qu’elle n’était pas comme tous ces invités présents ce soir. Pour dire vrai, elle ne leur ressemblait absolument pas, elle était en tout point différente. Elle ne semblait pas à l’aise dans cette robe pourtant somptueuse et encore moins sur ses talons vertigineux, elle ne riait pas des mêmes plaisanteries et passait plus de rien au bar qu’autre chose. C’était probablement ce qui avait attisé sa curiosité, avant qu’elle ne lui aboie dessus et qu’il décide de se recentrer sur ses ambitions professionnelles. Mais le fait est qu’elle l’avait un court instant, intrigué et que visiblement, elle allait encore le faire, au vu de la position dans laquelle elle se trouvait actuellement. Interloqué devant la scène qui s’offrait à lui, il baisse le regard et la voit là, à ses pieds, tentant de faire on ne sait quoi. « Génial, maintenant toi. » Il s’était attendu à ce qu’elle soit aussi peu sympathique qu’elle l’avait été pour leur première rencontre un peu plus tôt dans la soirée. Pourtant, il ne s’énerve pas, ni même ne s’irrite. Après tout, ce n’est pas vraiment son genre et puis, le fait est qu’elle était parvenue, non pas par sa position des plus improbables, mais par son simple comportement, à provoquer son interrogation. C’est pourquoi il finit par lui tendre la main, lui offrant son aide pour se relever. « Dure soirée ? » Il espère qu’elle va se détendre, quand bien même il a l’habitude de cet affront constant, notamment avec bon nombre de ses clients, pour lesquels il doit bien souvent se battre pour obtenir leur confiance. Et étrangement, il voit automatiquement en elle, une personne à qui il pourrait venir en aide, plutôt que l’une de ces personnes antipathiques et glaciales que sont les indivis présents dans cet hôtel. « Qu’est-il arrivé à ta chaussure ? » Au contraire de celui de cette jolie blonde, son ton est neutre, voir même amical, sachant pertinemment qu’agir comme elle ne ferait qu’accroitre cette haine inexpliquée qu’elle avait à son égard.


Dernière édition par Myles Larson le Sam 17 Juin - 12:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: little alphabet boy + myles Mar 6 Juin - 10:06

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Il se tient droit devant toi dans son costume. Toi tu es à quatre pattes dans ta robe empruntée à tenter de récupérer le cadavre de ta chaussure, ton visage à moitié camouflé. Tu relèves tes prunelles translucides vers cette homme que tu reconnais au premier coup d'œil, lui aussi d'ailleurs. Il y a un passif récent derrière cet échange de regard. « Dure soirée ? » s'enquit t'il en voyant ton état. Tu as du mal à le croire sincère. « Possible. » Tu préfères rester évasive, ta vie ne doit pas l’intéresser et tu n’as pas le coeur à déblatérer sur tes malheurs nocturnes. Qui plus est, vous n’êtes pas vraiment ce qu’on pourrait appeler des amis. Dans ton éternel croisade contre les hommes, tu as du te trouver de bouc émissaire pour la soirée et il avait fallu que cela tombe sur son joli minois. Tu ne te souviens plus exactement ce qui avait déclenché des foudres virulentes de ta part mais tu ne l’avais pas manqué. Oups. Malgré cela il te tend la main, comme on efface un tableau. C'est une aide à laquelle tu voudrais renoncer, lui assurer que tout va bien et que tu as les choses en mains. Pourtant tu conçois qu'il est difficile de venir à bout de cette situation par tes propres moyens, avec une foulure et un taux d'alcool surement trop élevé pour la journée de travail qui t'attend le lendemain. Tu serres la mâchoire, et tu prends une longue aspiration avant d'agripper sa main avec une force qu'on n'imaginerait pas sous cette silhouette longiligne. C'est un avec effort herculéen que tu te redresses malgré la poigne efficace de l'homme. Contre ton gré tu pousses un petit cri aigu alors que ton pied endolori touche le sol duveteux. Mais c'est plus fort que toi, tu le regardes d'un air déterminé, et le remercie. « Merci même si j'aurais très bien pu m'en sortir seule. » Il est difficile de ravaler ta fierté et tu ne veux pas qu'il se prenne pour ton chevalier blanc, les hommes ont cette vilaine habitude là après tout. Tu as l'air ridicule avec ton rideau de cheveux camouflant par la même occasion un visage fatiguée, las de cette fin de soirée à deux balle. Maladroitement tu remets les mèches de cheveux qui te barrent le visage derrière ton oreille. Pathétique, c’est le sentiment qui te traverse à l’instant même, mais il n’a pas le droit de savoir ou de penser le même refrain que toi, de toute façon tu le remarquerais tout de suite. Tu as l’oeil. « Qu’est-il arrivé à ta chaussure ? » Un instant de flottement s’immisce dans tes pensées, tu as oublié cette maudite traître le temps d’un battement de coeur. « Ma chaussure ? Elle m’a lâché. » Preuve étant l’escarpin disloqué traînant encore sur le sol que tu fixes avec irritation. C’est contre le monde entier que tu en as ce soir, et l’alcool n’arrange rien. D’ailleurs elle t’a lâché comme ton amie, car visiblement c’est ce à quoi tu aspires ce soir : qu’on t’abandonne à ton sort. « Je peux me débrouiller seule maintenant. » Tu ne le retiens pas. Pas la peine de se supporter plus longtemps sans aucune raison. A vrai dire, tu n’aurais pas cette frustration fortuite contre lui, tu lui aurais sûrement demandé de t’accompagner jusqu’à l’accueil, le temps de faire appel à un uber. Il faut que tu sauves les apparences. Lesquelles ? Tu n’es pas certaine toi même. Persuadée d’être capable de venir à bout de cette journée par tes propres moyens, tu décides de t’appuyer contre un mur proche, et tu tentes de toutes tes forces de te baisser mais tu as mal, trop mal pour réussir à atteindre  ta chaussure. Au bout du second essai tu abandonnes, ton équilibre est trop précaire et ta tête tourne. Tu soupires bruyamment avant de t’adresser à lui avec un regret mal dissimulé, « Juste… c’est possible d’avoir un coup de main ? »  Tu n’oses pas poser ton regard sur lui, tu sais que c’est culotté de lui demander de l’aide alors que tu viens juste de le remercier.
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MessageSujet: Re: little alphabet boy + myles Sam 17 Juin - 12:43

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Des soirées longues et laborieuses de ce genre, il en avait connu. Pour tout dire, ce genre d’événement était toujours une contrainte pour le jeune avocat qui avait, même s’il se fondait avec une aisance remarquable parmi les riches investisseurs de Los Angeles, en horreur ce genre de population. Car au delà du fait que beaucoup pouvait investir dans sa clinique, il savait qu’ils ne le faisaient que parce qu’ils l’appréciaient ou que parce que cela leur donnait bonne conscience. Il était quant à lui, bien conscient que toutes ces personnes qui investissaient dans son projet n’avaient aucun intérêt pour les clients qu’il défendait. Après tout, ces personnes ne leur ressemblaient en aucun point et ils ne se côtoyaient que très rarement. Mais tout était bon à prendre pour faire évoluer et accentuer son projet. Ceci étant, faire la rencontre de cette petite blonde qui avait l’air de s’être perdue dans cette vaste concentration de faux-semblant, avait rendu sa soirée moins inintéressante. Elle était pourtant agressive envers lui sans qu’il n’y ait de raison. A vrai dire, il n’avait guère compris ce qu’elle lui reprochait, mais quelque part, cela l’amusait et cela changeait des sourires hypocrites et compliments sans aucune sincérité et profondeur que leur offraient les invités de cette célébration. Elle était franche, probablement saoule, maladroite mais reflétait quelque chose que l’on ne voyait pas ici, de l’innocence, du malaise et une honnêteté évidente. C’est pourquoi, alors qu’il la retrouve à l’étage, complètement perdue dans une lutte inexplicable contre sa chaussure, alors même qu’il était monté pour se retrouver seul, il ne put s’empêcher de sourire, un brin amusé et de venir à sa rencontre. C’était naturel pour lui d’agir ainsi, mais il comprenait la méfiance de cette jeune femme, alors même que tout le monde passait son temps à ignorer ce genre de personne. Myles n’était pas ainsi et trouvait presque qu’elle était la personne la plus intéressante de la soirée. Ou tout au moins, elle semblait l’être. Malgré le fait qu’elle soit de toute évidence bercée par les vapeurs d’alcool. S’il tente d’engager une conversation un peu moins hostile que le premier échange qu’ils ont eu, elle donne rapidement la couleur de ce que va être leur nouvelle conversation. « Possible. » Elle est toujours sur la défensive, c’est une évidence. Et si d’ordinaire, Myles aurait probablement haussé les épaules et se serait rendue à l’endroit de sa convoitise sans plus d’effort envers la jeune femme, cette dernière attisait bien trop sa curiosité pour qu’il s’en aille maintenant. Et puis, il faut le dire, il n’avait rien de mieux à faire. C’est pourquoi il persiste et finit par lui tendre la main, dans un acte de gentillesse qui lui ressemblait en tout point. Elle met un temps certain avant de s’emparer de sa main. Probablement ne veut-elle pas son aide, probablement veut-elle prouver qu’elle peut se débrouiller seule, quand il était évident qu’elle n’en était pas en état. Il sent d’ailleurs toute la difficulté qu’elle a pour se relever alors même qu’il vient à son secours. La soirée semblait difficile pour tout le monde. Ou simplement pour des êtres comme elle et lui qui n’étaient pas vraiment à l’aise dans ce monde, alors même qu’ils semblaient y évoluer, de gré ou de force. « Merci, même si j'aurais très bien pu m'en sortir seule. » Il ne peut s’empêcher de sourire, et d’autant plus lorsqu’il la voit batailler avec sa chevelure blonde. « Si tu le dis. » Dit-il doucement avec un ton pourtant chaleureux. C’était une évidence qu’elle pouvait s’en sortir seule bien sûr… Et s’il tente d’en savoir plus sur l’histoire de l’état déplorable de cette chaussure et par prolongement de ce qui l’avait motivée à finir ainsi, elle n’en dévoile que peu, toujours méfiante. « Ma chaussure ? Elle m’a lâché. » Derechef, un sourire s’affiche sur son visage alors qu’il pose lui aussi son regard sur ladite chaussure qui venait de toute évidence de rendre l’âme. Il n’avait jamais vu cela ici. Il faut dire que les femmes présentes mettaient des prix tellement faramineux dans leurs paires de chaussures pour que celles-ci tiennent toute la soirée, au moins. Mais c’était justement ce qu’il y avait d’amusant. Cette petite blonde n’avait rien de ces autres femmes qui toisaient tout le monde du regard avec dédain dans cette assemblée. « Je peux me débrouiller seule maintenant. » Même s’il n’était pas certain de la véracité de ses propos, il n’était pas le genre d’homme à insister lourdement. D’autant qu’il l’avait assez fait pour qu’elle accepte son aide dans un premier temps. C’est pourquoi il hausse les épaules, s’avouant vaincu, il lui avait assez imposé sa présence pour la soirée. « Comme tu veux. » Faisant tourner sa cigarette encore éteinte entre ses doigts, il contourne la jeune femme, mettant un terme à leur échange des plus glacials, déterminé à se rendre sur le balcon où il pourrait enfin faire ce pourquoi il était monté à l’étage. Mais avant qu’il n’ait plus quitter le couloir, elle l’interpelle, surement à défaut d’une autre personne dans les parages. « Juste… c’est possible d’avoir un coup de main ? » Il s’arrête et tourne les talons vers elle, regardant la chaussure, puis la jeune femme, qui s’accroche non sans mal au mur. C’est plus fort que lui, il est obligé de sourire face à ce spectacle qui lui rappelle bien des souvenirs avec Elsie. Il hoche la tête, et fait quelque pas vers elle afin d’atteindre de la chaussure qu’il lui tend. « Tu devrais enlever la seconde, je pense que tu peux plus rien tirer de cette paire de chaussures. » Lorsqu’elle s’empare de l’objet de sa convoitise, il hésite un instant. Mais son altruisme évident fait qu’il n’a pas envie de la laisser là, seule, pieds nus et définitivement à la merci de ce qu’elle a ingurgité ce soir. « Viens, prendre l’air ne devrait pas te faire du mal. » Il attrape ses chaussures qu’il tient dans sa main gauche avant de lui proposer son bras droit pour l’aider à trouver un peu d’équilibre, afin qu’ils puissent se rendre vers le balcon, ensemble, dans le cas où elle accepterait sa proposition. Ceci même s’il a envie de ne pas lui laisser le choix. « Alors quelle est la raison de cet état ? » En posant cette question, il était à peu près sûr qu’elle n’allait pas vouloir lui répondre, l’assenant d’une nouvelle raillerie mais après tout, d’ordinaire, il était plus doué pour faire en sorte que les gens lui accordent leur confiance, alors pourquoi pas avec cette jeune femme dont il ignorait finalement tout.
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