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Be the one - Sonia

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MessageSujet: Be the one - Sonia Sam 29 Avr - 3:29

Be the one - Sonia
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Sept heures. Une heure et demi pris dans les bouchons de Los Angeles jusqu'à atteindre l'aéroport, quatre heures d'avion avec une escale et enfin, deux bonnes longues heures de route à contempler le paysage encore intact d'un Wyoming désert plus tard, vous avez posé vos bagages dans ce charmant chalet en pleine nature, le temps d'un weekend, le temps de quatre petits jours, comptés à ce rythme.
Tu ignores encore les raisons qui t'ont poussé à consulter toutes les agences de voyages de Los Angeles avant de tomber sur le bon plan. Des efforts mis au profit de Sonia. Elle a toujours aimé la nature à l'état sauvage, les animaux, la tranquillité en temps de crise. Quelque chose que vous partagiez il y a, semble-t-il, une éternité, dès que vous le permettaient vos emplois du temps respectifs mais surtout cette complicité alliée à l'envie qui s'émanait de vous de toujours vouloir jouer les aventuriers pour un weekend, une semaine, un mois si l'on revient au temps où les contraintes ne pesaient pas autant sur de jeunes adultes à peine rentrés dans la vie active. Tu as agis cette fois-ci, sur un fond probablement nostalgique, sur une once d'espoir. Parce que tu veux toujours y croire, tu veux reprendre à zéro et tu ne sais encore où ton utopie te mènera. Le parc de Yellowstone a longtemps fait partie de vos projets voyages. Et même si le sujet s'est vite dispersé avec le temps, tu savais qu'un billet comme celui-ci ne ferait que plaisir à ta femme. Du moins, tu l’espérais. Tu n'étais pas présent quand elle les a vu. Mais quand tu as franchi le seuil la porte, tu as eu le droit à un sourire et aux valises déjà prêtes. Tu ne pouvais rêver mieux. Et après un voyage sans encombres, vous voici dans ce cabanon à faire l'inventaire, à vous mettre d'accord sur les programmes. Tu te surprends à aimer cette complicité encore prude, à analyser le regard de ta compagne sur ce lit double, cet unique couchage qu'il vous faudra bien partager de toute façon. Coupés du monde et on ne peut plus proches, tu oublies le reste, concentrant tes pensées sur ta femme, sur ce séjour improvisé, sur un véritable retour au source entre vous. Parce que tu y crois, sans savoir si la réciprocité est bien là. Tu y crois avec tes mains salies par les erreurs que tu as pu accumuler durant ces dernières années.   





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MessageSujet: Re: Be the one - Sonia Sam 29 Avr - 12:43

Be the One.
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La première nuit on s'emboîte puis transpirant on se décolle. Dos à dos comme une longue caresse qui lentement se dérobe. Les milliers de mots suffoquent besoin d'air et besoin d'espace.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]  Je rentres du boulot un peu tard dans la soirée et je me rend compte qu’Adam non plus n’est pas encore entré. J’ai l’impression que cette maison ne nous sert qu’à nous croiser furtivement dans ses pièces ou pour manger. J’ai pris l’habitude de dormir dans la chambre d’Anna, car oui, malgré qu’elle n’ait jamais mis les pieds dans cet endroit, il lui était destiné. Je savais que le fait de ne plus dormir ensemble faisait beaucoup de peine à Adam, mais pour le moment je n’étais pas vraiment prête à repartager mon lit avec lui. Ce mariage ne ressemblait plus à rien, mais à chaque fois que son regard croisé le mien, j’avais l’impression de voir de la pitié dans ses yeux. Nous avions rêvé de fondé notre petite famille et voila qu’aujourd’hui mon utérus ne me servait plus à rien. Depuis peu, j’avais un mauvais pressentiment. Adam se comportait différemment, quelque chose avait changé en lui et j’étais incapable de savoir quoi. Je profitais de son absence pour jeter un coup d’oeil à son bureau, c’est là, posé dans un coin que je les ai trouvé. Deux billets d’avions pour Yellowstone. Je me sentais nulle d’avoir douter de lui quelques instants, m'imaginant les pires scénarios. Il cherchait seulement à recoller les morceaux entre nous et à chaque fois qu’il faisait un pas vers moi, j’en faisais deux en arrière. Cette fois ça serait différent. Je voulais à mon tour enterrer la hache de guerre, voir où cela pourrait bien nous emmener. Les séances chez un thérapeute n’en avait que pour mon argent. J’avais envie de faire preuve de bonne fois et malgré que mon travail me retenait encore en ville, j’ai demandé la permission de m’absenter quelques jours promettant tout de même de toujours être disponible au téléphone et par e-mail. C’était un peu ça de travailler pour M. Le Gouverneur. Il n’était plus question de vacances, j’étais nuit et jour à sa disposition. Mon téléphone pouvait retentir à n’importe quel moment pour une urgence, un mauvais article qui serait paru, un message twitter à poster ou je ne sais quel nouvel histoire à faire taire. Yellowstone, j’en ai rêvé et c’était exactement l’endroit dont j’avais besoin à ce moment. Je regardais une dernière fois la date et l’heure des billets puis je les remis à leur place.

A mon tour, j’ai essayé de faire des efforts pour mon mari, toute la semaine qui a suivi. Je me montrais plus souriante à son égard, mais également plus à l’écoute. Je prenais des nouvelles de ses patients, je m’intéressais à ses journées. Nos conversations au diner était un peu plus animé que d’habitude. Parfois, j’avais l’impression de me forcer ou d’être fausse, mais je m’étais promis de faire des efforts. Et à chaque fois, que j’avais l’impression d’être regardée comme la stérile que j’étais, je me braquais et montais rapidement dans ma chambre. Adam ne comprenait pas toujours mes réactions, il me disait lunatique et je le boudais d’avoir pensé ça. Le jour J arriva rapidement. Adam n’était pas encore revenu du travail, que nos deux sacs étaient déjà prés devant la porte. J’ai voulu te sauter dans les bras lorsque tu es entré, j’avais peur d’être rejeter après t’avoir si souvent rejeté, je me suis contentée d’un large sourire. Il nous a fallu beaucoup de péripétie avant d’arriver à cet endroit paradisiaque. Dans l’avion, je lui ai pris la main. J’ai beau l’avoir pris une centaine de fois, j’ai toujours aussi peur au décollage. Je finis par m’endormir, posant ma tête sur son épaule. J’ai l’impression d’être une gamine, pendant tout le chemin, je l'oblige à regarder tout et n’importe quoi, des vaches, des montagnes, un champs de coquelicot. On arrive enfin à Yellowstone, après sept heures de route. On est plus tout frais et la fatigue commence à se faire sentir. Je supplie Adam de passer voir un geyser avant de rentrer au chalet, chose qu’il accepte malgré lui de faire. Je suis émerveillée par le spectacle que je vois sous mes yeux. Il commence à se faire tard et Adam me promet de revenir le lendemain.

Le chalet est assez rudimentaire face aux confort des hôtels cinq étoiles que nous avons l’habitude de côtoyer. Moi qui rêvait de nature et de pouvoir profiter de l’air pur, j’étais servi. Nous étions isolés, tout les deux en plein milieux de nul part. Le proprio’ nous a d’ailleurs accompagné en voiture pour que l’on arrive dans ce petit cabanon, les voisins les plus prêt sont à une dizaine de minutes à pieds. Il repart, tandis que curieuse, j’explore les lieux. « Adam, viens voir. » dis-je alors qu’il est déjà à l’intérieur de la cabane. Je rigole nerveusement : «  Attend, tu savais que les douches étaient à l’extérieur. Je ne vais pas me laver nue devant les oiseaux. » dis-je à la fois énervée et amuser de la situation. Je l’accusais de l’avoir fait exprès mais j’étais bien trop fatigué pour engendrer une dispute. C’est donc sur moi que je prend. L’intérieur est magnifique, tout est en bois. Nous avons même le droit à une petite cheminée pour nous chauffer la nuit. Un petit frigo plein est mis à notre disposition. Et plutôt que de trouver des toblerones, des cocas et de l’eau gazeuses comme dans nos grands hôtels, le proprio nous a laissé de quoi diner ce soir. Je trouve quelques boites de conserves dans les placards. Je me rabats sur des raviolis. Il y a pourtant un restaurant à l’entrée de la réserve, mais nous avons tout les deux plus la force de bouger. Il n’y a qu’un lit, enfin deux lits collés pour n’en former qu’un. La Sonia que je suis à envie de les séparer, mais je prend sur moi me rappelant les efforts que je m’étais juré de faire. «  Je prends ce côté là. » dis-je avant qu’Adam n’est le temps de dire quoique ce soit. Je sais que de toute façon, il est très galant et qu’il ne me prendra pas la tête pour un côté de lit.
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MessageSujet: Re: Be the one - Sonia Dim 30 Avr - 2:41

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Tu te doutais bien que Sonia allait se comporter comme une enfant face aux différents spectacles qui se présentent au fur et à mesure que la journée s'achève. Tu n'as pas longtemps hésité avant de lui céder, volontairement, et ce malgré la fatigue du voyage, juste pour apercevoir ses yeux briller, ce sourire en évidence et ce rire précieux, celui qui te rappelle le pourquoi de votre relation. Celui qui te fait culpabiliser encore plus, bien que tu te sois promis de laisser à L.A toute cette histoire, le temps d'un weekend, entamé de la meilleure façon, à ton grand étonnement ; à ta satisfaction, surtout. Alors tu apprécies chaque seconde passés dans cet endroit, chaque détail de ce merveilleux paysage, la brise fraîche qui frappe ton minois tiré. Tu relâches la pression, te permet même de rire à la remarque de ta partenaire concernant la douche. " Oui, désolé d'avoir zappé ce détail, comme le fait que je ne te serais pas d'une grande aide si un bison se décide à jouer les voyeurs à son tour. " . Sûrement pas le moment de la faire paniquer davantage, mais tu ne peux t'empêcher de rire de nouveau. L'harassement ne te va définitivement pas. Ça et la pression qui se relâche, les paroles taquines et bon enfant que vous vous échangez. Le temps s'est arrêté autour de toi, livré à toi-même, tu aimerais que tout s'enchaîne de cette manière, à en oublier ton but premier d'une telle escapade. Qui dit rapprochement, dit conversation. Qui dit conversation, dit quitte ou double, au choix. Tu le sais, vous en avez besoin. Mais tu retarderas probablement la sentence au maximum maintenant que le lancée est bon. De toute façon, rien n'est synonyme de mince affaire entre vous deux. Alors quand Sonia choisit son côté de lit sans restrictions, tu ne bronches pas, déjà fier de ne pas la voir bouger tout les meubles pour éviter un tel supplice. Quand tu te décides à sortir sous un ciel dégagé, cigarette à la main, tu marches à peine quelques mètres pour laisser libre choix à ta compagne d’apprécier un peu de tranquillité de son côté, ou l'invitant à venir te rejoindre à la belle étoile, bercés par les criquets et les bruits sauvages d'un horizon inexploré, intriguant.
  





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MessageSujet: Re: Be the one - Sonia Dim 30 Avr - 13:06

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La première nuit on s'emboîte puis transpirant on se décolle. Dos à dos comme une longue caresse qui lentement se dérobe. Les milliers de mots suffoquent besoin d'air et besoin d'espace.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il faut avouer que Yellowstone me fait beaucoup de bien. Nous sommes loin du bruit et de l’agitation de L.A. Je n’ai pas besoin de courir dans tout les sens, scotché à mon téléphone. D’ailleurs je jette un coup d’oeil à ce dernier. Le travail me suit jusqu’à mes vacances et je me dois de rester disponible pour Monsieur Malone. Mon âme est plus légère, je ris de bon coeur à la vanne de mon mari. Il sait combien je suis pudique, mon corps est quelque chose que je sacrilège beaucoup. Rare sont les chanceux comme lui, à l’avoir vu. Ce n’est pas par complexe que je me cache, bien qu’à l’aube de mes trente-cinq ans, j’ai pris quelques rondeurs par-ci et par là. Je n’ai plus l’impression de devoir me faire violence pour échanger quelques sourires avec mon mari, mais combien de temps avant que nos vieilles habitudes ne reprennent le temps. J’aimerai croire que ces deux dernières années n’ont été que passagères. Une sorte de crise de la quarantaine version couple et que bientôt nous retrouverions notre complicité. Nous avons terminé de diner, ce n’est certainement pas le plat du siècle, mais de quoi être calé pour la soirée. J’aimerai pouvoir me laver, mais un petit vent oblige la frileuse que je suis à baigner dans sa crasse pour la soirée. Tant pis, nous ne sommes pas venues ici pour être propre, je renifle tout de même mes aisselles discrètement, jugeant qu’un petit coup de déo’ ferait l’affaire. Je fais l’effort de changer de t-shirt, mettant dans un coin celui que j’ai porté toute la journée. Il commence à se faire tard, j’entends quelques cris d’animaux au loin. Le proprio de la cabane nous a assuré qu’aucune bête ne s’approcherait de nous, mais qu’il arrivait que des sangliers sauvages ne rodent dans le coin.

Adam est sur la terrasse, tandis que je range ma valise, me rendant compte que j’avais pris trop de vêtements inutiles que je ne risquait pas d’utiliser. Qu’est ce qui m’a pris de prendre des escarpins, comme si j’allais pouvoir me promener avec. Je regarde au loin mon mari, dos à moi, contemplant le ciel de la réserve. J’aimerai pouvoir m’introduire dans son esprit pour savoir à quoi il pense, et d’un autre côté, j’ai peur d’être blessée par ce qu’il pourrait se dire de moi. Lorsqu’il m’a connu, j’étais pétillante et sans prise de tête. Je puais la confiance en moi, et me voila aujourd’hui à toujours imaginer le pire à mon sujet. Je m’étais renfermée sur moi-même et j’avais rejeté mon mari. Nous n’avions plus grand chose à nous dire parce que chaque mot qui pouvait sortir de la bouche de l’autre était de suite mal interprété. Je décide de le rejoindre sur le seuil de la cabane. Je passe mes mains autour de sa taille et pose ma tête sur son dos. Je n’ai plus trop l’habitude d’être aussi proche de lui mais mon geste est presque naturel. Je regarde un instant le ciel, dans la même direction que lui et puis je soupire. «  C’est vraiment… magnifique. » dis-je, en me détachant de lui pour mieux apprécier le paysage. Mon regard se pause ensuite sur celui de mon époux. « Tu sais que ça va te tuer. » lui répétais-je pour la millième fois. La cigarette est un sujet de discorde entre nous. Je ne peux pourtant pas m’empêcher de lui faire de reproche. Sans attendre qu’il ne réplique, je lui retire délicatement la tige des mains et viens l’approcher de mes lèvres. Je n’ai plus fumé depuis mes années lycées. Après que ma mère n’ait découvert un paquet dans mon sac. Déjà atteinte du cancer, elle m’a longuement fait la morale. Elle a su se montrer très dissuasif et depuis, plus jamais je n’ai osé y retoucher. Je prend une longue taf, je me force à jouer les pro’ malgré que je manque de m’étouffer dans toute cette fumée. Sans un mot, je lui rend sa cigarette. Un instant je reste silencieuse, je sais que nous ne sommes pas venue là seulement pour admirer les geysers et les animaux sauvages.

Nous restons pensifs un instant avant que je n’interrompt le moment : « Qu’est ce qui nous est arrivé, Adam? » Ma question est à la fois simple et compliquée à répondre. Chacun de nous est fautif du mal être de notre rupture. Je sais que je ne suis pas non plus innocente à cela et dans le fond j’ai des choses à me reprocher. Je ne te laisse pas le temps de répondre, que j’enchaine déjà : «  Tu penses qu’un jour on réussira à passer outre tout nos problèmes. » cette fois-ci je marque une pause, j’aurais beaucoup aimé que l’on puisse être parents tout les deux. La mort d’Anna m’a beaucoup touché : «  Est ce que tu penses qu’on pourra quand même devenir parent? » finis-je par lui dire sans vraiment m’attendre à recevoir de vrais réponses aux questions qui me hantent souvent. C’est la toute première fois que je suis aussi transparente avec mon mari depuis l’accouchement. Au fil des années le sujet est devenu tabou mais voila que j’avais besoin, de nouveau, de me sentir soutenu par lui, malgré ce que nous avions traversés.

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MessageSujet: Re: Be the one - Sonia Dim 30 Avr - 19:04

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Il n'y avait pas plus apaisant que le cadre nocturne, si l'on se réfère à ton point de vue. Les heures décalés ne t'ont jamais effrayé, en témoigne ta profession et tes fréquentes absences à la maison, la majorité justifiée en tout cas. Et si la fatigue te guette sur le parvis, tu sais pourtant que tu n'arriveras pas à fermer l’œil de sitôt, question d'habitude sûrement. Ainsi, ta cigarette se consume, ton esprit se vide au contact de la nature et Sonia se joint à toi après quelques minutes, bras qui s'enlacent autour de ta taille, tête collée à son tour, tu distingues même son léger souffle chaud quand elle daigne lever à son tour les yeux vers le haut. Surpris par un tel geste, aussi anodin devrait-il être, tu te retrouves à rapidement l’apprécier, le manquer une fois les corps desserrés et la silhouette de la jeune femme se plaçant à tes côtés, gagné d'un léger écart. Aujourd'hui, une marque d'affection quelle qu'elle soit entre vous deux, est synonyme de grande avancée, prouesse révolutionnaire ou autre exagération qui tenterait de faire croire que le fossé est bel et bien creusé entre vous. Si cela est réellement le cas, pourquoi porterait-elle encore ton patronyme ? Pourquoi te donnerais-tu la peine de cumuler ces efforts ?

« Tu sais que ça va te tuer. » Tu sors de ta bulle sans remarquer que tes yeux sont déjà plantés dans les siens depuis sûrement un moment. Ainsi, quand elle te prend le bâtonnet cancérigène des mains, tu ne trouves même pas la force de réagir de manière adéquat, attendant de la voir se consumer au sol, mais sûrement pas à la bouche de ta femme. Tu fais les yeux ronds, l'analyse, te rends compte que tu as probablement manqué bien plus de choses que tu ne le songeais ces deux dernières années. Tu ne préfères pas polémiquer, ni théoriser, laissant la cigarette regagner tes doigts et ton regard la fixer intensément. Tu te sais chanceux d'avoir Sonia auprès de toi. Elle n'a rien perdue de son charme du premier jour, tu aimerais qu'elle le comprenne. Cela fait longtemps que tu connais ses complexes, quelque chose que tu ne comprends pas, quelque chose que tu contredis en affirmant parfois qu'elle reste la plus belle à tes yeux d'amoureux. Tu te confortes la-dessus, mais pour elle, cela ne semble plus suffire. Alors quand elle oses enfin aborder le sujet d'elle-même, tu respires, tiraillé entre un sentiment rassuré et terrifié, pas de quoi changer tes fréquents états contradictoires. Après quelques pesantes secondes de silence, tu oses esquisser un léger sourire sur sa seconde remarque. Ce genre de questions, qui ne concerne d'ordinaire que vos thérapies, se terminent toujours sur des réponses plutôt salées, des remarques négatives, des engueulades à en faire pâlir celui qui hérite de nos chèques, l'entremetteur arnaqueur qui ne fait qu'empirer la situation. Ce soir, c'est d'un relâché de pression que tu lui réponds. " On peux, oui. La question est plutôt si tu le veux ou non. " Et tu regrettes. Tu regrettes cette mauvaise foi mal placée, celle dont tu t'armes depuis des lustres pour te débarrasser de toute faute morale. Tu te perds de nouveau, hésitant, avec la ferme conviction que tu le veux, de ton côté. Tu en as tellement pris dans la poire les semaines ayant suivi l'accouchement, acceptant tout sans réagir, te laissant couler avec elle après avoir tant de fois essayer de maintenir la tête sur l'eau. Mais tu ne lui en veux pas, tu ne lui en voudra jamais. Tu sais que chacun porte sa part de responsabilité dans cet éloignement. Reste plus qu'à l'assumer et le problème, c'est que tu ne sais encore quand tu seras prêt pour ça. Tu tentes de te rattraper en posant ta main sur la sienne, la serrant légèrement, comme pour dire que ton combat, le votre, continuera sur sa lancée. Tu aurais aimé que cela continue ainsi jusqu'à ce qu'elle réplique, d'une manière surprenante. La pression de ta main se fait bien plus légère, s'enlevant petit à petit, tout comme ton regard qui se refuse à l'affronter, une nouvelle fois. Ce sujet des enfants, vous ne l'aviez plus abordé depuis dès lustres. En fait, il y en avait toujours un pour se replier sur lui-même, se braquer jusqu'à disparaître du champ de vision de l'autre. Parce que tout ceci tient de sa source.
Le désir de paternité est restée collée à ta peau pendant des années, jusqu'au moment où tu as posé les yeux sur le petit corps frêle d'Anna, blottie dans tes bras, fatiguée, expirante. Tu te revois lui chanter avec difficulté cette berceuse angélique dont elle n'entendra pas la moitié. Un moment dur, et pourtant privilégié, quand Sonia n'en eût pas la chance. Elle n'a jamais pu voir ses doigts minuscules bouger avec difficultés, elle n'a jamais pu lui parler. Alors tu culpabilises, tu passes ton temps à le faire. Et ta confiance s'est envolé avec ta fille. Bloqué avec l'idée que tout est mis en oeuvre pour que tu n'y arrives pas, tu t'es laissé convaincre que tu ferais de toute manière un horrible père, en témoigne le chemin que tu prends, cette malhonnêteté que tu as tellement pu apercevoir dans les yeux de ton propre géniteur. Après tout, les chiens ne font pas des chats. Mais entendre de la propre voix de ton épouse qu'elle n'a pas renoncé à cette idée avec toi pour autant, bien que tu en avais conscience, te donnerait presque la chair de poule, inexplicablement. " Je ne sais pas. " Tu marques une pause, appréhendant la réaction de Sonia. " Je veux dire par là qu'on a pas abordé le sujet depuis ce qu'il s'est passé. " Tu retardes à nouveau ta sentence, parce que tu essaies de prévoir à l'avance ce qu'elle te répondra. Tu es désormais partagé entre l'enthousiasme encore timide dont elle fait preuve, les projets qu'elle n'a pas abandonné malgré tout, l'admiration que tu lui portes d'ailleurs par rapport à ça et enfin, la trouille de cette parentalité que tu semblais de ton côté avoir enterrer. Parce que tu ne peux lui répondre non, brusquement, tu ne peux le faire tout simplement par respect. Par le fait que c'est toi qui a engendré le mal-être qui la touche, c'est toi qui continuera à la faire souffrir par la simple bêtise humaine.
 



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MessageSujet: Re: Be the one - Sonia Dim 30 Avr - 21:53

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La première nuit on s'emboîte puis transpirant on se décolle. Dos à dos comme une longue caresse qui lentement se dérobe. Les milliers de mots suffoquent besoin d'air et besoin d'espace.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Mon regard est loin, un instant, je nous revois des années en arrière. Il nous a fallu beaucoup de chemin pour en arrivé là. Et si j’ai longtemps pensé que lui et moi c’était fini, j’avais ce soir, l’impression de retrouver une part de nous qui était perdue. Je me surprenais même à me blottir dans ses bras. Adam est lui aussi un bel homme, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. D’ailleurs, c’est son empathie pour les autres qui m’a séduit. Son coeur est immense mais ses choix n’ont pas toujours été les bons. Combien de temps lui avait-il fallu pour se dire que ma vie valait plus que ma maternité. D’un côté, je lui reprochais d’avoir été égoïste alors que dans le fond je l’étais tout aussi. Qu’aurait-il bien faire à par vouloir me sauver. Seulement, j’avais besoin d’un coupable à ma stérilité. C’était plus facile de lui en vouloir que d’accepter la perte de notre bébé et celle de mon rêve de devenir mère. Il me fallait un coupable et Adam était en quelque sorte mon putching ball. Je ne réussissais pas à faire le deuil de ce qui nous arrivait. Je voyais mes copines autour de moi devenir mère l’une après l’autre, et moi, à 35 ans, je n’aurais probablement jamais la chance de l’être à mon tour. Il me retourne la question, sa voix me sort de mon petit nuage. Je reste un instant silencieuse, bête de ne pas avoir réfléchie à la réponse de ma propre question. Elle était pourtant simple, mais notre relation s’était compliqué au fil du temps. Nous étions deux inconnus qui vivaient sous le même toit. Nos conversations étaient à prendre avec des pincettes de peur que ça n’éclate. C’était un peu comme jouer au Mikado, quand est ce que tout allait finir par s’écrouler. «  Et bien moi je le veux. Et toi, tu le veux? » insistais-je une nouvelle fois. Ma réponse n’est pourtant pas convaincante, parce que dans le fond moi même je ne sais plus vraiment ce que je veux. « Tu te rappelles de la dernière fois que tu m’as dit : ‘je t’aime’? » je ne sais même pas pourquoi je lui demande ça. Ma pensée était un peu trop haute. C’est l’endroit qui me fait trop parler. Il a su comment me tirer les vers du nez. J’en dis un peu plus que d’habitude. Je prend ce voyage comme celui de la dernière chance.

Il commence à faire froid et le soleil a fini par nous abandonné. Seul une petite lanterne extérieur viens nous éclairer. A la question que viens de poser à propos de notre possibilité de devenir parent, il répond qu’il ne sait pas. De nouveau, je sens la colère me monter au nez. Pourquoi me donner cette réponse flou, alors qu’il sait pertinemment que j’attends une réponse plus positif de sa part. Si ce n’est pas lui qui peut m’apporter cet espoir, qui le fera. «  Tu ne peux pas me dire ça, Adam. Pas après tout ça. » le reprenais-je. Je soupire, je lui en veux de ne pas savoir. Putain, mais c’est lui le doc dans l’histoire. Il y a surement moyen de donner naissance à Notre bébé avec tout ces progrès médicaux. Il y a bien quelque chose qui pourrait me donner un nouvel utérus. On crée des coeurs artificiel, alors des utérus ça ne devrait pas être difficile. La question, elle me revient à chaque fois que je suis énervée de ce qui m’est arrivé. « Regarde moi Adam. » je le force à me faire face. « Si toi tu n’y crois plus, dit moi comment je peux encore continuer à le faire. » Je tapote nerveusement le garde corps en bois. «  On en a jamais parlé, parce que je ne l’ai pas vu Adam… Je te rappelle qu’à mon réveil, je n’ai même pas pu la prendre dans mes bras. » j’essaye de ne pas le lui reprocher mais mon ton me trahi. «  Il se fait tard, on devrait peut être aller se coucher. » dis-je mettant comme à mon habitude terme à la conversation. Je n’ose jamais pleurer devant lui, je me sens déjà pitoyable comme ça pour l’être encore plus.
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MessageSujet: Re: Be the one - Sonia Lun 1 Mai - 17:19

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Elle avait posé sa tête sur ton épaule, un contact de plus à t'en faire adorer le moment présent. Tu sais que ce bol d'air vous rapprochera. Enfin, tu le savais, tu le pensais fortement avant que vos vieilles habitudes ne reprennent les rennes. Parce que le manque de communication dans un couple, c'est ce qui foire. Et quand Sonia te questionne sur ton dernier "je t'aime", tu ne réponds pas directement. Tu regrettes de ne pas être très expressif. Dès le début de votre relation, tu partais dans l'idée que des paroles ne remplaçait pas les actes. Alors tu lui montrais, parce que tu n'avais pas besoin de lui dire, parce que tu le savais, tout simplement. Et encore aujourd'hui, tu le sais. Tu l'aimes oui. Tu ne caches pas cette alliance, tu aimes sa présence, bien que si distante. Tu te surprends même quelque fois à jeter un coup d'oeil sur l'album photo du temps de Princeton, avec le sourire. Alors pourquoi y trouver un échappatoire aussi lâche ? La réponse est dans la question, ça te crève le cœur de ne plus te sentir en sa possession, de te dire que de son côté aussi, peut-être a-t-elle cherché une issue de secours. " A l'hôpital. " Un "je t'aime" furtif, d'un homme à bout de nerf. Mais un je t'aime sérieux, honnête, de celui qui n'osait s'imaginer veuf du jour au lendemain. Ce je t'aime qui lui suppliait de rester avec toi, peu importe les conséquences. Et aujourd'hui, tu fautes. Parce que si tu cries cet amour sur tout les toits, tu ne le dis pas à ta femme, en face-à-face. Un jour, tu lui rediras sûrement, au coin du feu ou lors d'un événement important, qu'importe, un jour où ta gorge ne sera plus aussi nouée, où tes fautes seront semi-pardonnées.

Tu savais que ta réponse à sa seconde question n'allait pas lui plaire. Tu savais qu'elle allait te regarder avec ce regard perçant que tu ne supportes plus, ces sourcils froncés et cette mine fermée  originalement laissée à Los Angeles. Tu avais peur de retrouver la Sonia des thérapies et des reproches ici, et aussi rapidement. Tout est jour et nuit avec vous, tu aurais dû t'y attendre. Quand elle te demande de la regarder, tu obéis, plongeant tes yeux plus distants qu'au commencement de votre discussion dans les siens, désillusionnés, déçus. " J'ai fais ce choix quand je t'ai sauvé la vie et je l'assume. " Non, tu ne lui as pas sauvé la vie, au contraire. " Je suis juste réaliste. Et pourtant, si tout était à refaire, tu le referais. Elle n'aurait jamais pu mener une grossesse à terme sans que cela la mette en danger. Et toi, tu n'aurais jamais supporté un second drame, ou un énième reproche comme celui qu'elle te balance actuellement en pleine poire. La routine revient, au grand dam de tes espérances, au grand dam de cette confiance qui disparaît aussi brusquement qu'elle est apparût. Quand elle te parle d'elle, de votre fille, tu ne peux t'empêcher de ressentir ce pincement au cœur qui trouve toujours le moyen de te porter préjudice. Tu soupires, tu aurais presque envie de te lever à la hâte mais la blonde prend l'initiative. Vous fuyez, comme d'habitude. Pourtant, la pilule a du mal à passer cette fois-ci. Tu ne tardes donc pas à la suivre à l’intérieur, bien conscient que si discussion il y a, et malgré la fatigue qui vous éreinte, c'est maintenant que les cartes doivent se poser. C'est maintenant que vous devez vous faire entendre, pour le meilleur et pour le pire. " Tu te rends compte de ce que tu me reproches ? Non en fait, fais-moi la liste, maintenant qu'on est si bien partis pour une superbe soirée ! " . Parce que cela serait ignoble de dire que tu aurais préféré être à sa place, dans un point de vue que tu ne peux plus comprendre. Parce que, quelque fois, tu te demandes si l'accompagner à sa mort était une bonne idée. Tu en ressors finalement avec une multitude de questions sans réponse et un souvenir que tu ne peux effacer, que tu ne veux non plus. Aucun point de vue ne se justifie dans ces conditions-là. Mais cette rencontre, tu donnerais tout pour la revivre, pour léguer à ta femme autre chose qu'une simple photo.
 



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MessageSujet: Re: Be the one - Sonia Lun 1 Mai - 18:44

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]«  Et que tu assumes? » Je suis choquée de ta réponse. Je reprend d’une petite voix ce que tu viens de dire, comme pour mieux encrer dans ma tête ta réponse. Je laisse échapper un petit rictus mauvais. La situation est pourtant loin de me faire rire. Comment tu peux oser me dire ça, alors que tu sais pertinemment que c’est ça que je te reproche. J’essaye de ne pas me fâcher plus. C’est surement cette bouteille de vin que l’on s’est filé en dinant qui commence à nous monter à la tête. «  Tu fais bien d’assumer. » te crachais-je à la figure sous un ton de reproche. Tu n’avais pas le droit de choisir à ma place, d’autant plus que tu savais combien le fait de devenir mère comptais pour moi. Je ne veux pas passer pour la pleurnicharde de services et lorsque je sens que je suis sur le point de craquer, je te fais dos préférant rentrer plutôt que de nous disputer une nouvelle fois. Je ne m’attends pas à ce que tu me suis cette fois. Toi comme moi fuyons cette fameuse discussion, le jour où nous serions tellement mal tout les deux que nous serions forcé de tout mettre à plat. D’un revers de main, je te supplie de dégager. Je ne suis pas prête à en parler, pas maintenant. J’ai cette sensation d’être dans un guet-apens, perdu au milieu de nul part, tu trouves enfin la force de me mettre face à tout nos soucis. Je n’ai même pas la force ni le courage de prendre la voiture quelques heures le temps que tu finisses par t’endormir. Je n’ai nul part où aller et le fait de pouvoir rencontrer un sanglier sauvage ou un ours me force à te faire face.

J’aurais préféré t’ignorer jusqu’à que tu te calme aussi, mais ta présence et ton regard sur moi m’oblige à te faire face à mon tour. Ta question est un piège, je me suis posée un milliard de fois la question. Pourquoi je t’en voulais autant. S’il n’était question ni de toi, ni de moi, j’aurais surement pris partie pour toi. Après tout, tu n’y pouvais rien. On connaissait tout les deux le risque de cette grossesse, seulement le fait de ne plus pouvoir devenir mère me terrifiais. «  Tu veux vraiment savoir? » te demandais-je une nouvelle fois l’air méchant. Je m’en veux de te faire du mal à ce point, mais ma rancune prend le dessus sur mes autres sentiments « Qu’est ce que tu as ressenti Adam, quand tu l’as prise dans tes bras? » te demandais-je sans vraiment attendre de réponse de ta part : «  parce que moi, ce moment, je n’ai même pas eu le droit de le vivre. A mon réveil, on a refusé de me l’apporter. Tu te rappelles? » je souris de nouveau, un sourire plein de tristesse mais qui me donne la force de ne pas pleurer : «  Qu’est ce que ça t’a fait de te dire que bon ok, ma femme renoncera à son plus grand rêve sans avoir eu son mot à dire là dessus? » mon ton est de plus en plus fort et ma voix tremblote au fil des mots : «  Parce que moi, quand tu m’as dit que je n’allais plus être maman, j’ai eu l’impression que mon monde s’écroulé sous mes pieds. Alors ne viens pas me dire que tu assumes ce que tu as fait, car TON choix m’a fait beaucoup de mal! » je secoue la tête de droite à gauche, mon regard est assez vide, un peu méprisant lorsqu’il rencontre le tien, parce que dans le fond celui que je méprise dans l’histoire c’est bien moi : «  Et je ne te parle même pas des fois où j’ai eu besoin de ton soutien, où tu aurais juste dû être là. Où j’avais besoin de toi et malgré que je te hurlais de partir, mon coeur espérais que tu restes. » Cette fois je marque une pause. Je n’en ai jamais autant dit, je sens une boule se former au niveau de ma gorge. J’essaye de me calmer et dans un petit chuchotement : «  Et tu connais la meilleure? » te dis-je : «  C’est que toi, t’as encore la possibilité d’être père et tu n’en profites même pas! » La bombe était lâchée. Tu savais ce qui me tracassait. J’avais eu beaucoup de mal à formuler le fond de ma pensée. Le thérapeute n’avait jamais réussi à me faire dire ce que je ressentais au plus profond de moi et voila que Yellowstone déliait les langues. Peut être parce que dans le fond, je suis coincée ici pour la soirée et je sais que tu en profiteras pour mieux comprendre ma rancoeur à ton égard.

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MessageSujet: Re: Be the one - Sonia Mar 2 Mai - 0:34

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Enfin voici venu le temps du déballage de mots crus et autres émois de ta femme, ceux que tu attendais depuis fort longtemps, ceux pour lesquels tu n'etait pourtant pas forcement préparé. Tu prends sur toi au fur et à mesure que son débit de parole s’accélère, tu l'écoutes de ton oreille attentif,  peu immunisé par la tempête. Tu n'arques pas un sourcil, tu restes même planté face à elle, bras croisés, l'air confiant quand l'inverse t'habite déjà. Tu as la chance de garder ton calme, adepte du self-control depuis toujours. Néanmoins, on voit à ta veine frontale que tu ne tiens pas l'alcool de la même manière que ta compagne. Il aurait plus l'effet inverse sur ton organisme. Toi, tu contiens, mais ta patience à des limites. Toi, tu as beau haïr la vérité qu'elle te balance en pleine poire, tu te surprends pourtant à apprécier l'humeur de ta belle, ses poussées de colère. Comme si enfin, quelque chose allait se décoincer. Comme si la fin de cette conversation vous mènera enfin vers le droit chemin, vers le bon chemin.
Pourtant, tout ce qu'elle te dit te flanche, t'achève, te veux désolidarisant. Tout ces reproches te touchent, te tiraillent, te choquent. D'abord surpris de cette première question, elle ne te laisse heureusement pas le choix de répondre. Tu n'arrives pas à contenir ce regard à double-sens : pathétique pour elle, nostalgique pour toi, marqué à cela par une grande incompréhension de ce qui s'ensuit. " MON choix, oui MON choix ! " Tu es obligé d'insister sur ces mots, non par provocation mais pas pure empathie. " Elle venait de partir quand on m'a annoncé que tu étais en réanimation ! Tu sais ce que ça veut dire ? Combien de fois je te l'ai répété ça ? Combien de temps m'a-t-on laissé avant de prendre cette décision ? Rien, une, deux secondes grand maximum ? J'ai pas réfléchi et aujourd'hui, tu es là parce que je n'avais pas à réfléchir, tu n'en aurais jamais eu d'autre dans tout les cas puisque tu ne serais même pas là à me balancer tout ça ! " Au fond, tu sais qu'elle n'est pas bête, que ce mal-être qu'elle exprime depuis ce temps ne vient que de là. "Je n'avais pas le choix, j'allais pas te laisser mourir, si ? " C'était la même chose à chaque fois, ton unique excuse, la véritable. Tu traverses le temps, retrouves cette frayeur atroce, la pire crainte de ta vie, le pire moment où la tension grimpe d'un cran, où tu te demandes encore ce qui te fait tenir sur tes deux jambes. Retour au cabanon, où ta grande inspiration ne suffit pas à calmer tes nerfs devant l'agitation de ton épouse. La pression monte encore d'un cran quand elle te pointe du doigt. Oui, c'est exactement ce que tu te reproches; le fait de t'être enfermé, le fait d'avoir cesser le déni ultérieurement quand ta femme avait, elle, un besoin constant de se sentir rassuré, un manque que tu n'as pas su combler ou autre part.. Il t'arrive de te demander comment tu réagirais si tu apprenais une quelconque infidélité de sa part : lui en voudrais-tu comme elle t'en voudrait ? Tu te retrouves désormais désarmé, décontenancé face à une Sonia essayant tant bien que mal de se remettre de ses émotions. Une personne lambda ne l'aurait peut-être pas vu, mais tu connais chacune de ses mimiques quand elle est énervée : le mouvement de gorge, la mâchoire on ne peux plus resserré et l'ultime reproche, celui qui ne passe pas. Celui qui te fait lâcher les gros yeux et le rictus désagréable. " Tu t'entends parler là ? J'ai la possibilité d'être père ? Je suis quoi, une banque à sperme pour toi ?" Ta voix se fait bien plus grave, bien plus gueularde. Et comme mentionné ci-contre, tu ne fais plus dans l'élégance, mais tu t'en fous, enfin ton esprit enivré s'en contre-fous. " Si les rôles s'inversent et que je m'annonce infertile demain, tu me plantes ? Un bébé n'est pas un jouet, ça ne se remplace pas ! On en a eu un, tu es une mère, que cela se passe comme tu le prévois ou non ! Tu crois que ça m'enchante de mon côté ? Non ! J'ai toujours été derrière toi à ce que je sache, à rentrer quand tu étais à la maison, à essayer de te faire plaisir par tout les moyens, à te montrer que j'étais là, que je serais toujours là pour toi ! Je me fiche de ton corps, de tes cicatrices, du reste ! Alors si je reste le grand méchant loup à tes yeux, je ne sais plus ce qu'on doit faire pour arriver au bout de ce tunnel. " Tu te calmes sur les derniers mots, baisses même les yeux pour ne pas avoir à affronter un regard qui t'effraie, une réponse qui ne te satisfera sûrement pas, la femme que tu vénères s'éloigner encore un peu plus de toi. Tu tournes le dos, te servant un verre d'eau à la hâte, pour ne pas laisser tes émotions prendre le dessus une nouvelle fois.



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MessageSujet: Re: Be the one - Sonia Mar 2 Mai - 11:26

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La première nuit on s'emboîte puis transpirant on se décolle. Dos à dos comme une longue caresse qui lentement se dérobe. Les milliers de mots suffoquent besoin d'air et besoin d'espace.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Encore et toujours la même histoire. Au fond, je sais bien que ce que tu voulais c’était me protéger mais voila que nous n’étions plus capable de nous supporter. Ce sujet ne passait pas. Bientôt deux ans que nous étions toujours au même stade. On en arrivait aux mêmes explications, au mêmes raisons et dans le fond, tout les deux n’étions pas prêts à reconnaitre nos tord dans ce malheur. «  C’était mon bébé aussi. Tu sais ce que j’ai ressenti en passant ma main sur mon ventre et qu’elle n’était plus là? j’ai l’impression que tu n’arrives pas à te mettre à ma place. Pire, j’ai parfois l’impression de te dégouter. Ton regard est souvent fuyant et malgré que tu dises être là pour moi, on sait tout les deux qu’à chaque fois que tu en as eu l’occasion, tu es parti. Lorsque tu hausses le ton, je suis forcée de t’écouter malgré moi. Ce que tu as à dire, je l’ai entendu une centaine de fois, si ce n’est pas plus. Je ne réponds pas cette fois-ci, me murant un instant dans un long silence en soutenant ton regard. Nous sommes pathétiques, l’un comme l’autre, on ne sait plus comment s’y prendre pour rendre l’autre heureux. Si c’est comme ça qu’il fallait que je continue à vivre, ce n’était peut être pas le bon choix. Pourtant j’étais une bonne vivante, partir ce fameux soir aurait été une grave erreur. J’ai l’impression d’être une gamine capricieuse qui n’arrive pas à avoir ce qu’elle veut. Tu t’énerves à ma dernière phrase, celle où je te reproche d’avoir encore tout tes attributs pour aller voir ailleurs. Je me fais du mal en te disant ça et pourtant l’idée me hante. «  Arrête de monter sur tes grands chevaux, tu sais très bien que ce n’est pas ce que je voulais dire. » c’est à peine si tu m’écoute. Je roule des yeux lorsque tu me dis que j’ai été mère. Bizarrement, je n’en ai jamais eu le sentiment.

Je me sens comme une coquille vide. J’ai l’impression de ne servir à rien.  « Je… » commençais-je sans vraiment trouver les mots pour enchainer une nouvelle phrase. Tu t’énerves et je me braque. Ta voix roque a pris le dessus. Tu t’éloigne un instant pour te servir à boire. C’est vrai que cette conversation nous a bien assoiffée. «  Je ne te rend pas heureux. » finis-je par te dire sur un ton beaucoup plus calme. « Je le vois bien que cette situation te tue. Tu voulais être papa autant que moi. Et pourtant tu restes là, à mes côtés par pitié. » je soupire avant d’enchainer : «  Tu ne me regardes plus de la même manière, tu ne me touches plus de la même façon. J’ai l’impression de te… Dégouter. » Je hoche la tête de gauche à droite, résignée par ce que j’étais entrain de te dire : «  Depuis que tu me sais stérile et par ta faute, j’ai l’impression que tu es tiraillé entre la culpabilité et le fait que tes rêves ont pris l’eau avec moi. » C’est en tout cas comme ça que je le ressens de mon côté. C’est bien à l’hôpital, deux ans en arrière que tu m’as dit je t’aime pour la dernière fois. Tu étais incapable de sortir ce mot de ta bouche. «  Des fois, en rentrant je me dis que je ne trouverais plus à la maison. Que tu auras pris tes affaires pendant mon absence pour partir ailleurs… Et je te comprendrais si tu fais ça. » mes mots me blessent. Mon ton est neutre, assez pour avoir l’air détachée de la situation malgré que ça ne soit pas le cas. Cette scène je l’ai visualisé une centaine de fois dans ma tête pourtant tu continues à rester là, à mes côtés, à prendre soin de moi et à vouloir me faire plaisir. «  Pourquoi tu restes? » finis-je par te demander comme pour conclure mes pensées.

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MessageSujet: Re: Be the one - Sonia Mer 3 Mai - 15:58

Be the one - Sonia
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Comment peux-tu être aussi égoïste, la laisser penser que le problème vient d'elle quand toute la responsabilité vient de toi ? Quand on franchit la ligne, la course s'arrête pourtant. Normalement. Mais oui, tu restes, tu restes avec une multitudes d'interrogation, tu restes en attendant qu'elle parte, ce qu'elle fera sûrement un jour. Et à ce moment là, seulement à ce moment là, tu te rendras compte de tout ce que tu as perdu. L'idée te hante, jour et nuit, tu ne cesses de te remettre en question et pourtant, tu continues à creuser cet écart un peu plus, quand tu passes devant la galerie d'Alaska, quand tu oses affronter le regard de ton épouse, quand le moindre sourire de sa part, aussi beau qu'il soit, te rappelle à quel point tu n'es pas digne de partager sa vie. Tu es sien, elle est tienne; le calcul semble pourtant évident, rapide,  plein d'espoir et assez puissant pour ne pas vous détruire. Parce que ce divorce, tu le repousseras coûte que coûte de ton côté, même si cela doit te coûter cher en dignité et en sacrifice. Tout du moins, c'est la réflexion que tu te fais en face-à-face avec Sonia, quand le contraire t'enlève tout les mots, face à ton amante. En fait, tu ne sais pas pourquoi tout est aussi dur et dysfonctionnel autour de toi ou en toi. Dans tout les cas, tu es le perdant dans cette histoire. Encore plus quand celle qui partage ta vie depuis plus d'une décennie ose se le reprocher, devant toi, mal-armé, noyé dans ta culpabilité en constante progression, de quoi te rappeler qu'au final, tu risque même de TOUT perdre, ta femme en premier lieu, idée impensable de ton côté. Tu as horreur de l'entendre se rendre coupable de tout vos maux, de la voir perdre cette confiance qui l'habitait tant au fur et à mesure que les jours passent. Tu détestes voir ses yeux briller, ses joues rosir.  Tu ne supportes plus ce naufrage. " Pourquoi tu restes? " " Parce que je t'aime ! "
Tu n'oses à peine te retourner. Tu avais balancé la bombe, comme ce premier "je t'aime" que tu as eu pourtant du mal à prononcer par le passé. Tu venais de la couper, ne supportant pas l'idée d'un silence de plus. La question ne devrait même pas se poser tant la réponse paraît évidente. La moindre déclaration d'amour ne vous ramène plus aux premiers souvenirs d'un jeune amour, mais à un mauvais songe, l'impasse qui vous empêche d'avancer. Est-ce que tu venais d'enlever une pierre, ou au contraire, est-ce que tu le regrettes ? Tu n'en sais rien tant tes esprits s'en troublent, animé par cette bouffée de chaleur qui traverse ton corps, ce verre que tu lâches nonchalamment dans le lavabo, ce mouvement aussi long que craintif que tu entreprends pour faire face à la blonde. Pourtant, ta mine est confiante, prouvant l'authenticité de tes mots, te donnant à toi-même un sentiment de lâcher-prise, de quoi réconforter un peu plus tes craintes. " Parce que tu es ma femme... et que je t'aime. " Tu le répètes même, appuyant cette fois-ci chacun de tes mots de ta voix olympienne. Tu gardes pourtant tes distances, par la simple crainte de sa réaction.   



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MessageSujet: Re: Be the one - Sonia Mer 3 Mai - 16:52

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La première nuit on s'emboîte puis transpirant on se décolle. Dos à dos comme une longue caresse qui lentement se dérobe. Les milliers de mots suffoquent besoin d'air et besoin d'espace.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]C’est fou comme le sujet est toujours aussi chaud à aborder. Après deux ans, ni toi, ni moi n’avons encore fait le deuil d’Anna et le deuil de ma stérilité. Avant cette accouchement, j’ai fait plusieurs fausses couches. J’ai arrêté de compter à la cinquième. C’était comme si le destin nous empêchait d’avoir un enfant et face à ma determination Anna est arrivée. Je voulais croire que je pouvais être mère et toi père, mais voila qu’aujourd’hui tout mes espoirs et mes efforts sont tombé à l’eau. Et c’est sur toi que je passe mes nerfs. Il m’a fallu un responsable et tu étais une proie facile. Mes sentiments à ton égard sont contradictoires. Je lève les yeux à ton premier ‘je t’aime’. Je n’y crois pas. C’est comme si tu me l’avais balancé pour me faire taire. Si tu me connais assez, tu sauras que c’est pas comme ça que tu gagneras ma confiance. A moins que tu ne l’ait dit dans un élan de désespoir. La boule qui s’est formé au niveau de ma gorge refuse de partir et je sais qu’au moindre mot que je prononcerai, tu sauras combien cet échange me rend triste. Alors je ne dis rien, je me contente de mordre ma langue aussi fort que je peux pour ne pas craquer. Tu m’as suffisamment vu pleurer depuis ma stérilité, ce n’est pas le moment de verser quelques larmes. Tu n’ose même pas me dire je t’aime, les yeux dans les yeux. C’est plus facile pour toi, de me le dire le dos tourné. Je soupire, passe une main dans mes cheveux, tandis que je baisse la tête à mon tour, résignée de la situation.

Je ne comprend pas pourquoi c’est devenu aussi dur pour nous de nous aimer alors qu’avant cela se faisait naturellement. Tu n’oses même plus t’approcher de moi, par peur d’être repoussé surement. Combien de fois j’ai refusé le moindre contact physique avec toi. Te prendre la main n’est plus aussi facile. Lorsque tu poses ta main sur moi, je la retire aussitôt. Tu me rappelles que je ne serais pas celle que j’ai rêvé d’être avec toi. Nos projets sont tombé à l’eau et nous continuons à essayer de réparer les pots cassés. Tu répète une seconde fois que tu m’aimes et que je suis ta femme. Ton ton est plus confiant. Je te regardes t’avancer vers moi. Je me mord la lèvre quelques secondes. « Je crois que parfois c’est plus facile pour moi de t’en vouloir plutôt que d’assumer ce qui nous arrive. » dis-je en soupirant. « Il faut se rendre à l’évidence. Je m’accroche à un rêve qui ne pourra jamais être réalisé. » conclus-je en m’allongeant sur mon côté du lit la mine résignée.
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MessageSujet: Re: Be the one - Sonia Jeu 4 Mai - 0:36

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Tu soupires. Un long soupir qui en dit long sur ta démarche persévérante et sur ce désastre, tout au plus. Tu as l'impression d'être sous son emprise, que le moindre son qui sort de bouche finit forcément par former ces mots qui te frappe de plein fouet, ces termes aussi douloureux que véridiques. En êtes-vous rendus au point de non-retour ? Tu ne veux pas le croire, toujours pas, malgré ce qu'elle continue à dire. D'ailleurs, elle aura beau le crier sur tout les toits que tu ne la croiras pas, tu nieras, sans cessations. Tu nieras être malheureux avec elle, tu refuseras de t'en aller de ton plein gré, tu le sais, pas par lâcheté mais toujours plein d'espoir. Et tu te répètes, encore et toujours, que tout ceci n'est qu'une brise passagère, quitte à y laisser beaucoup derrière. " J'ai juste l'impression que mes efforts ne servent à rien. Et tu oses. Tu oses lui déblatérer le fond de ta pensée on ne peut plus égoïste. Toi même, tu te fais honte, à lui reprocher d'être aussi distante, quand toi, tu entreprends bien pire. Et pourtant, il s'agit de ton avis sur la chose : Tu as beau essayé de recoller les morceaux, tu craques. Tu as craqué, inavouablement et de la pire des manières. Tu ne saurais comment tu prendrais la chose dans le cas contraire. Tu te poses d'ailleurs beaucoup de questions à ce sujet, à force de fermer les yeux.. Qu'oserais-tu dire ou faire ? Nouveau coup de massue. C'est bel et bien toi qui la prive de son rêve, et non l'inverse. C'est toi qui n'ose plus voir l'avenir en parent, c'est toi qui la prive de cette chance en refusant catégoriquement toutes démarches, par l'unique crainte de voir un énième malheur s'abattre sur vous, une potentialité à ne pas éloigner que ni elle, ni toi, aurais la force de relever de nouveau. Ce n'est pas l'envie d'un autre enfant qui te manque, mais le fait de te sentir incapable de tourner la page.
Sous un silence de plomb, tu prends toi aussi place sur le lit, allongé sur le dos, mains derrière la tête, méditatif. Tu aurais bien besoin d'une bonne douche froide à l'heure actuelle, mais la nuit ayant gagné vos humeurs, tu reportes au lendemain. Tu ne serais même plus capable de bouger en cas d'énième disputes tant tes muscles semblent être atrophiés par la fatigue. Après quelques minutes, tu te tournes vers ta douce. Ton bras s'arme autour de sa taille, machinalement. Tu as toujours la boule au ventre dans ce genre de situation, sachant pertinemment qu'elle continuera à te repousser par tout les moyens. Mais tu avais besoin de lui prouver que tu serais là coûte que coûte, du moment qu'elle ne se résignait pas à votre couple. " Je suis vraiment désolé. ". Désolé de t'inquiéter pour elle, désolé de la trouver fragile, désolé d'être l'obstacle quand tu te devrais être le meilleur support. Désolé de ne pas pouvoir la comprendre et d'ainsi foutre ton couple en l'air ? Oui, tu te dois d'être désolé.  



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MessageSujet: Re: Be the one - Sonia Jeu 4 Mai - 12:47

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La première nuit on s'emboîte puis transpirant on se décolle. Dos à dos comme une longue caresse qui lentement se dérobe. Les milliers de mots suffoquent besoin d'air et besoin d'espace.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]On est venu dans l’espoir de réparer quelque chose mais ni lui ni moi n’étions prêt à baisser la garde. Tout deux orgueilleux et bien trop fier pour reconnaitre nos tords cet échange ressemblait plus à un combat de coq qu’à une réelle envie de se réconcilier. Pourtant j’avais fini par me résigner, mes paroles nous blessaient tout les deux. Mon but ce n’était pas de le rabaisser plus bas que terre, il s’était déjà excusé une bonne centaine de fois pour les même raisons. Mais cela ne suffisait pas à calmer ma peine. Je n’allais plus être mère. Plus jamais je ne connaitrais la sensation d’avoir un gros bidons. Je ne porterai plus jamais la vie. Il fallait que je me rende à l’évidence. Tes efforts pourtant me permettent d’avancer. C’est égoïste de ma part de te demander de continuer à en faire alors que j’ai baissé les bras, mais je ne trouverais pas la force de continuer si tu ne me montres pas que de ton côté t’y crois encore. De nous deux, tu as toujours été celui qui voyait le verre à moitié plein ou je le voyais déjà presque vide. Tu es l’optimiste de notre couple et même si je t’en demandes parfois, je pense que tu n’as pas le droit de baisser les bras.

Je suis allongé sur ce petit lit qui n’a rien de très confortable. Je n’ai d’ailleurs même pas pris la peine de retirer mes chaussures. Les yeux fermés, je pense à ce que nous venons de nous dire. Je sais que j’ai été dur mais il fallait que ça sorte. Je t’entends t’approcher, prendre place à mes côtés. Le rythme de ta respiration m’annonce que tu ne dors pas non plus. J’aimerai pouvoir te prendre dans mes bras, te dire qu’on finira par trouver une solution, mais je n’arrive pas à t’approcher après ce que nous venons de nous dire. J’ai peur que tu m’en veuilles qu’on en soit arrivé à un point sans retour. Tu dois faire face à la lunatique et indécise que je suis. Perdue dans mes pensées, je sens ton bras se poser sur ma taille. Je ne la retire pas comme j’ai l’habitude de le faire à chaque fois que tu oses me toucher sans permission. Au contraire, je viens poser la mienne dessus. «  Je suis désolée aussi. » finis-je par dire, me retournant vers toi. Je prend ta main dans la mienne. Les regardant s’enlacer un instant, puis je dépose un baiser sur la tienne. « Je t’aime et je suis désolée que cela nous arrive à nous. » Mon regard se plonge dans le tien. J’ai perdu l’habitude de te regarder. Ton visage s’est creusé avec le temps, ton air est un peu plus grave. Je me sens coupable de cette dernière pensée. Suis-je la cause de ta fatigue ou c’est le temps qui nous a fait prendre quelques rides. Je me met à caresser ta joue : «  Tu me manques. » finis-je par avouer.

Je n’ai pas envie que l’on se déteste, on est passé par beaucoup d’épreuves, ce n’est pas le moment de flancher. D’ailleurs en me ramenant ici tu espérais surement arranger les choses. Le cadre est paradisiaque et je n’ai pas envie que l’on gâche tout ce voyage par une énième dispute. Le ton est monté un peu trop mais nous avions besoin de mettre les points sur les « i » et maintenant que nous avions tout mis à plat, il était temps de profiter un peu et essayer de voir comment on pouvait tourner définitivement cette foutue page. J’ai parfois l’impression que nous sommes deux inconnus l’un pour l’autre et pourtant plus je te regardes et plus je reconnais en toi l’homme que j’ai aimé et accepté d’épouser. Je ne sais pas pourquoi, mais je finis par m’approcher un peu plus de toi. J’ai envie de sentir ton odeur alors que j’ai pris l’habitude de m’en éloigner….
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MessageSujet: Re: Be the one - Sonia Sam 6 Mai - 19:08

Be the one - Sonia
EXORDIUM.
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Pour autant que tu saches, les humeurs de ta belle ont toujours quelque peu influé sur ton humeur à son égard. Quelque chose de normal oui, sauf quand tu finis par ne prendre que des pincettes, ou par couper court à la conversation dès que le ton monte, par simple crainte de lui faire un peu plus mal. Alors, ces derniers temps, tu as merdé en te recroquevillant dans ta coquille, en t'éloignant d'elle, en attendant qu'elle se calme, qu'elle redevienne celle que tu avais aimé au premier regard. Tu as merdé, plus que tu ne le pensais jusque là, aveuglé par la peine, la colère, la haine, tout ce que tu as réussi à intérioriser jusque là. Tu te pensais pris au piège, incapable de la laisser s'en aller, incapable aussi de couper court de ton côté. Mais ce soir, tout change. Habité par une véritable bouffée d'air frais quand elle ne te repousse pas, tu souris quand elle te prend la main. Tu ne comprends pas cette dose d'euphorie qui te submerge, probablement est-ce l'alcool qui accentue la chose, peut-être ne devriez-vous pas crier victoire à la hâte, attendre le lendemain, les jours qui suivent. Ou peut-être devriez-vous profiter de ce moment d'accalmie pour enfin trouver une réponse à ces questions qui vous hantent depuis des lustres. Quand elle te fait face, tu es conforté. Tu as ta femme devant toi, celle que tu pensais absente depuis ce jour où Anna vous a été enlevé. Quand elle te caresse la joue sans omettre de dire que tu lui manques, tu ne peux que difficilement contenir ce sourire victorieux qui te ferait dire que ton couple peut être sauvé, que le plus dur est derrière. Quand elle ose finalement se rapprocher un peu plus, se collant presque à toi, tu ne peux que lui répondre par un baiser, tes lèvres effleurant timidement les siennes, pour ne pas la brusquer, sûrement. Et pourtant, tu sembles revigoré, plantant ton regard dans le sien pendant quelques minutes, analysant chaque variation de teinte de ce bleu que tu n'as cessé de contempler depuis toute ces années, qui te rappelle à quel point ta femme est belle, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. Rongée par l'amertume, certes, mais aussi belle qu'au premier jour. Tu colle ton front au sien, sentant son souffle enivré caresser tes narines. Une proximité qui te semblait tellement lointaine, un moment si agréable, si dur aussi.
Qu'est-ce que tu as fait, Adam ? Quelle mouche as-pu bien te piquer pour croire que tout ceci te serait bénéfique ? Tu baisses ton regard, tu as honte. Honte de toi, honte de la double-vie que tu mènes depuis tout ce temps. Honte d'avoir pu songer que tu trouverais ton bonheur dans les courbes d'une autre, honte de l'avoir laissé tomber aussi lâchement, et indirectement. Tu as aussi honte de cette peur en permanence, celle qui te ferait dire que tu ne peux être père, celle qui te refuse de combler ton épouse en acceptant une démarche, n'importe laquelle, n'importe où et n'importe quand, pour qu'enfin vous puissiez goûter aux joies d'être parents. Tu t'en veux d'avoir été catégorique la-dessus quand ta franchise ne se retrouve pas là où elle devrait être. Tu t'en veux oui, de ne pas être assez bien pour elle. Lentement, tu te retires, gardant ta main entrelacée à la sienne, sans vouloir la lâcher, une fois de plus.   " Non, je suis désolé. " Et tu le redis, sans la laisser penser une seule fois au pourquoi de cette nouvelle excuse. Est-ce trop tard pour revenir en arrière ? Est-ce qu'à votre retour à Los Angeles, tu seras capable de mettre un terme définitif à ton lien avec Alaska, à renouveler tes vœux de mariage, à offrir le plus beau des cadeaux à ta femme ? Tu sers un peu plus ta main dans la sienne, rapprochant une nouvelle fois ton visage au sien. Lentement, tu redécouvres ce corps qu'elle t'a tant interdit. Peut-être en fera-t-elle de même une nouvelle fois, et bien-sûr, tu le comprendras. Tu es cette fois-ci en position de faiblesse, éternellement écœurant, à attendre qu'elle vienne d'elle-même cette fois-ci.Tu lui laisses les clés en te désolidarisant de tout ce que tu as pu espérer jusqu'à maintenant, par simple culpabilité de trop l'aimer. 



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Be the one - Sonia

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