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▪▪ wrap me in your arms like darkness engulfs the light slowly but surely (AIDAN COLLINS AND ANNA MORELLO)

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❉ locked hearts and hand grenades
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locked hearts and hand grenades

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MessageSujet: ▪▪ wrap me in your arms like darkness engulfs the light slowly but surely (AIDAN COLLINS AND ANNA MORELLO) Jeu 23 Mar - 20:59

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in the dark, the two of us combine
AIDAN COLLINS AND ANNA MORELLO※
how can I move on when your glance is enough for me to start shaking? How can I move on when your smile makes my stomach do somersaults? How can I move on when your presence makes me tremble and your voice makes me lightheaded? How can I move on when you grin like that after I smile at you? How could I have ever been so stupid to think that moving on from you would be easy when you never even leave my mind?


D'un pas décidé, la jeune Anna Morello pénétra dans le vestiaire de l'hôpital où elle avait l'habitude de se rendre à chaque début et fin de garde. Il était l'heure pour elle de commencer une nouvelle journée. Une nouvelle nuit plutôt vu l'heure qu'il était. Dix neuf heures, heure à laquelle chaque personne normale terminait de travailler, elle commençait enfin sa journée. Une fois dans la pièce, elle jeta un regard bref aux personnes autour d'elle, déjà en train de se changer pour enfiler leur uniforme et sans s'attarder trop longtemps, elle se dirigea vers son casier qu'elle ouvrit pour y déposer sa veste en cuir. Ce casier était le privilège de chaque personne travaillant à l'hôpital, dans les couloirs tous en avait un pour ranger les vêtements et y laisser les affaires de l'hôpital. Retirant son pull, sans prêter attention aux regards des autres internes, elle commença à se changer pour enfiler la tenue obligatoire. Des vêtements dans lesquels étonnamment elle se sentait incroyablement bien. Certes, ils n'étaient pas très beaux et ils ne mettaient personne en valeur, mais quand elle les portait, elle savait ce que cela signifiait: elle exerçait le métier qu'elle désirait. Celui qu'elle avait toujours désiré faire depuis son enfance. Et c'était le plus important dans son existence actuellement. Beaucoup détestait l'odeur de désinfectant présente dans les couloirs des hôpitaux, mais au contraire c'était sa préférée. Elle se rappelait assez de l'époque où chaque matin, elle voulait partir en même temps que son père pour le suivre jusque dans son bureau, ici, un étage plus haut. Toute sa vie, elle avait baigné dans cet amour de la médecine, elle avait grandi avec un père chirurgien, passionné et passionnant, qui lui avait transmis tout son savoir et qui lui avait fait comprendre qu'elle voulait faire exactement comme lui lorsqu'elle serait adulte. A présent, elle était adulte et jour après jour, elle marchait dans cet hôpital, envahie par l'excitation et des poussées d'adrénaline inexplicables. Des sensations qu'elle bénissait à chaque instant. A Los Angeles, ce n'était pas aussi fort qu'en Syrie, mais elle adorait cette hâte avec laquelle elle devait s'occuper des malades. Tout était plus intense quand elle était ici, quand elle portait cette blouse. « Pourquoi t'es pas venue avec nous boire un verre hier soir, Morello ? », la voix du jeune homme derrière elle l'interpella et en train d'attacher ses cheveux, elle se retourna vers lui pour l'observer. A vrai dire, elle n'avait pas eu envie de s'y rendre, parc qu'elle ne se sentait pas à l'aise avec les autres internes. Tous autant qu'ils étaient, ils la regardaient bizarrement, pas comme les autres, car elle était la fille du chef. De cet homme capable de faire le soleil et la pluie par ici. Et ils le savaient tous. Personne ne l'ignorait et elle voyait bien que leurs comportements n'étaient pas totalement naturels. « J'avais un diner avec une amie à moi. Une prochaine fois », répondit-elle en mentant délibérément. Elle n'était pas sûre de vouloir passer une soirée avec eux. Pourtant, elle savait que si elle souhaitait s'intégrer parmi eux, elle allait devoir faire des efforts. Elle n'en était qu'à son internat et les prochaines années c'était tous ces gens qu'elle allait les passer. Nullement avec d'autres. Cependant, il n'était pas dans ses habitudes de sympathiser par obligation, quand elle le faisait, c'était parce qu'elle le voulait. « Quelques chirurgiens sont passés dans la soirée. On a même croisé Collins, tu l'aurais vu avec sa petite chemise, un vrai Docteur Yummy », définitivement elle avait eu raison de ne pas les suivre, même si personne n'était supposé savoir pourquoi. Elena n'était pas la seule à trouver le chirurgien agréable, toutes les internes s'étaient associées pour lui trouver un surnom. Elles avaient même tenté d'y intégrer Anna, qui avait refusé d'y participer en prétextant une fausse excuse. Il était peut-être son beau frère mais ce n'était pas ce qui la dérangeait. Si seulement, il n'était que le mari de sa soeur, tout serait plus simple pour elle et elle parviendrait à se comporter normalement avec lui. Sauf qu'il était un peu plus que cela. Et que son mariage avec Gabriella était le problème dominant de cette équation impossible à résoudre. « On va être en retard », se contenta-t-elle de dire pour mettre fin à la conversation qui la dérangeait plus qu'autre chose. Elle n'avait aucune envie de parler d'Aidan et certainement pas avec de jeunes internes passant une partie de leurs journées à le regarder amoureusement. D'une certaine manière, elle n'était pas mieux qu'elles, néanmoins entre eux les choses étaient différentes. Elle ne savait pas comment elle pouvait expliquer ce qui se passait, ou ce qu'il y avait. Officiellement: rien, il n'était que son beau frère et son superviseur à l'hôpital. Enfin c'était ce qu'elle aimait se dire, tandis qu'elle pensait totalement différemment. Quand elle l'apercevait, elle ne le regardait pas comme n'importe quel chirurgien avec lequel elle pouvait travailler, elle se perdait trop longtemps sur ses mains en train de manier le scalpel, elle fixait quelques secondes de trop ses yeux quand il parlait d'un cas et son coeur battait la chamade à chaque fois qu'il franchissait une pièce et que leurs regards étaient amenés à se rencontrer. Elle ne le voyait pas comme tout le monde. Il n'était pas tout le monde dans son esprit. Il était quelque chose, mais elle ne savait pas quoi. Et elle savait surtout qu'il devait redevenir monsieur tout le monde, qu'il ne pouvait pas être ce Docteur Yummy, capable de faire fondre chaque interne, il n'avait pas le droit d'être quelqu'un dans sa vie. Parce que malgré la saveur que ses lèvres avaient laissé sur les siennes, il restait le mari de sa soeur et c'était l'unique chose qu'elle devait retenir. Peu importe ce qu'il avait pu lui expliquer durant l'échange qu'ils avaient eu par message, ils étaient obligés d'être professionnels et de se comporter simplement comme un chirurgien avec son interne ou un beau frère avec sa belle soeur. Il ne devait rien y avoir d'autre. Elle se le répétait en boucle, même s'il était dur pour elle de faire taire la voix dans sa tête. Suivant les autres internes, elle se rendit au briefing de début de garde. Evidemment, c'était son père qui parlait ce soir et il ne manqua pas de lui adresser un petit sourire avant de débuter. Elle ne l'écouta qu'avec peu d'intérêt, connaissant par coeur les mots qu'il était en train de prononcer à tous. Jetant un coup d'oeil autour d'elle, elle fut étonnée de ne pas voir son frère, persuadée qu'ils étaient sur la même garde, mais elle avait dû se tromper. Elle le croiserait peut-être plus tard. Après presque cinq minutes, il se décida à faire la répartition des internes et elle écouta attentivement chaque nom qu'il donnait. « Anna Morello et Ethan Robbins vous allez avec le Docteur Collins ce soir. Il termine une opération, donc pour le moment vous allez aux urgences en solo et si jamais vous avez besoin, vous me bipez ou vous le bipez. C'est Hastings qui va vous superviser en attendant », expliqua-t-il en prenant soin de bien les regarder à tour de rôle. Elle se retint de soupirer face à cette nouvelle. Etrangement, elle aurait préféré passer la nuit en compagnie du Docteur Malone, car avec elle la situation était moins compliquée. Et elle devait avouer qu'elle appréciait la chirurgienne qui contrairement aux autres ne paraissait pas prendre de gants avec elle à cause de son nom de famille. Le plus important n'était pas là. Elle n'était pas Aidan et c'était suffisant. (...) « Je vous laisse vous occuper du monsieur, il faut prendre ses constantes et lui poser une perfusion, cela devrait pas être trop compliqué. Je vais voir un autre cas pour le moment », la remarque lui hérissa le poil et elle se mordit la langue pour ne pas lancer une petite remarque. C'était ce qu'elle détestait le plus depuis qu'elle était de retour à Los Angeles. Elle avait l'impression de ne jamais pouvoir rien faire, contrairement à la Syrie où elle était totalement indépendante et où elle pouvait s'occuper des patients sans être maternée par un résident. Parfois c'était ce qui l'énervait: rester sans rien dire, sans rien faire, simplement regarder une personne avec la même expérience qu'elle en train d'opérer. Elle savait que c'était normal, c'était le travail de tous les internes: regarder pour apprendre. Mais elle avait déjà appris. Elle avait passé deux ans à seconder des médecins et de chirurgiens sur des zones de guerre, elle savait comment elle était supposée faire. Cependant, elle ne disait rien, pour ne pas paraître prétentieuse ou trop sûre d'elle. Son père n'avait cessé de lui appeler: ici elle n'était qu'une interne. Et cela ne lui donnait aucun droit, peu importe le statut offert par son nom. Un statut et une image qu'elle avait justement cherché à fuir durant des années. Rapidement avant que l'autre interne ne prenne les devants, elle alla chercher le nécessaire pour poser la perfusion, le laissant gérer les constantes. En moins de deux minutes, elle avait terminé. C'était un jeu d'enfant, ne nécessitant pas des années d'étude pour être réalisé. « On a besoin de mains par ici !  », cria fortement une voix dans le couloir. Sans se faire prier, elle courut pour rejoindre les ambulanciers en train de pousser un brancard sur lequel se trouvait un adolescent inconscient. « Jeune homme de dix sept ans retrouvé dans son jardin après l'explosion de feux d'artifices artisanaux. Apparemment il s'amusait à jouer au petit chimiste et ça a explosé. On l'a intubé, il n'était pas conscient quand on est arrivé, sa tension est stable mais basse et son pouls est faible », tout en parlant, ils emmenèrent tous les trois le brancard dans l'une des salles de trauma prévues à cet usage et immédiatement elle retrouva les sensations qu'elle avait connu pendant de longs mois. Cette adrénaline qui l'enveloppait et qui gagnait chacune de ses cellules, cette saveur agréable qui faisait battre son coeur plus rapidement. C'était l'excitation provoquée par l'urgence de la situation. Une fois dans la salle, ils installèrent le jeune homme sur le lit et sans attendre la réaction de qui que ce soit, elle commença à faire l'inventaire de ces blessures. C'était ce qu'on lui avait appris à faire : observer avant d'agir. Elle reconnaissait les blessures qu'il avait. Elle avait vu les mêmes chez des jeunes à cause d'une bombe ou d'une mine. En Syrie, c'était presque son quotidien de soigner les victimes d'explosion. Alors comme passée sur pilote automatique, elle attrapa un ciseau pour découper les vêtements du garçon. « Qu'est ce que tu fais Anna ? On doit attendre l'arrivée d'un résident ou d'un chirurgien », elle sentait la peur dans la voix d'Ethan, et vivement elle se retourna vers lui pour lui adresser un coup d'oeil appuyé. Elle savait qu'il avait raison, qu'elle était supposée faire comme il lui disait: sauf qu'il n'y avait personne. Ils n'étaient que tous les deux, tout le monde étant occupé par les quatre victimes d'un accident de voiture, ils ne pouvaient pas attendre que leur résident ou qu'un quelconque chirurgien ne réponde à son biper. « Tu vois quelqu'un là ? Moi non. Tu veux vraiment le laisser comme ça ? J'ai déjà vu des cas comme ça en Syrie, Ethan, je sais ce que je fais ! », répliqua-t-elle vivement, avant de se retourner sur son patient, étendu à quelques centimètres d'elle. Comme si enfin, il semblait avoir compris, le jeune interne avec elle se mit en mouvement, lui lançant un regard interrogateur, attendant les instructions de la brune. « Attrape des ciseaux, des bandages, des compresses, tout ce que tu peux pendant que je finis de découper ses vêtements », expliqua-t-elle, découpant avec minutie les lambeaux de tissus pour ne pas abîmer davantage les chairs. Complètement dans son élément, elle s'affaira à la gestion de l'adolescent et elle ne mit que peu de temps à comprendre que ses plaies étaient graves et étendues. Toutes ou presque se situaient sur la partie supérieure du corps, entre sa main gauche partiellement arrachée et son abdomen à la peau arrachée par endroit. Ce n'était pas beau à voir et elle craignait des dégâts plus importants. Repérant un saignement très important au niveau de l'estomac, elle attrapa des compresses pour en trouver la source, épongeant autant que possible la zone pour trouver quel vaisseau avait été touché. « Morello qu'est ce que vous êtes en train de faire ?!  », la voix de son résident derrière elle la fit presque sursauter sur place, mais au lieu de s'arrêter comme elle aurait dû le faire, ses yeux continuèrent de parcourir la chair, trouvant enfin la raison de cette hémorragie, elle appuya dessus fortement pour le calmer. « Morello arrêtez immédiatement. Etre la fille du chef ne vous autorise pas à faire n'importe quoi sans vos superviseurs ! C'est à moi de m'en occuper ! », Hastings avait beau lui parler et continuer de manifester son mécontentement, elle ne l'écoutait qu'à moitié. Oui il avait raison, elle désobéissait volontairement et elle était consciente de ce qu'elle faisait. Mais elle avait fait son choix. « Il a une hémorragie au niveau de son artère mésentérique, j'ai localisé le saignement, vous savez parfaitement que si je retire mes doigts, il va se vider de son sang ici. Je suis capable de m'en occuper pendant que quelqu'un s'occupe de sa main. Je sais le faire alors laissez moi faire  », rétorqua-t-elle avec une assurance presque insolente. Elle dépassait totalement les limites, elle s'en rendait plus que compte. Pourtant l'adrénaline et les battements de son coeur prenaient le dessus. Elle faisait ce qui la faisait vibrer. Et elle n'avait aucune envie d'arrêter. « On en parlera plus tard Morello ! C'est n'importe quoi. », sans en dire davantage la résidente quitta la salle pour aller chercher du sang, pendant qu'avec précision Anna clampa le vaisseau pour pouvoir calmer l'hémorragie et le suturer. Les informations se succédaient dans son cerveau. Elle se transformait en machine de guerre, que rien ni personne ne pouvait interrompre. « T'es vachement sexy quand tu fais la dominatrice Morello. Tu peux l'être avec moi aussi si tu veux  »,  elle étouffa un petit rire jaune dans sa gorge en entendant la remarque d'Ethan. Ce n'était pas la première fois qu'il tentait une approche de la sorte avec elle, qu'il la draguait ouvertement devant tout le monde et elle avait beau le repousser, lui faire comprendre qu'elle n'était pas intéressée par lui, il s'obstinait, comme un parasite accroché à son hôte. Mais elle n'eut pas le temps de lui répondre, qu'elle vit la silhouette masculine se tenant sur le pas de la porte et lançant un regard noir au jeune homme. Evidemment, c'était le moment choisi par Aidan Collins pour faire son entrée. Et elle ne savait pas ce qui la mettait le plus mal à l'aise, qu'il ait entendu la phrase d'Ethan Robbins ou qu'il ne l'entende pas en train de le repousser. Elle souhaitait prendre la fuite, s'en aller loin d'ici et surtout des yeux du chirurgien en train de l'observer. « Qu'est ce qu'on a par ici ?  », même sa voix était suffisante pour la perturber ou pour provoquer un effet étrange dans son organisme. Jamais personne n'avait réussi à la réagir de la sorte. Elle connaissait les hommes, elle avait des aventures, elle n'avait aucun problème avec cela, mais quand il était question de lui, les choses étaient différentes. Parce qu'il l'atteignait directement à l'emplacement de son coeur. « Jeune homme de dix sept ans, victime de l'explosion de feux d'artifice artisanaux. Il a une partie de la main arrachée, des blessures au second et troisième degré sur l'abdomen, des plaies profondes et une hémorragie l'artère mésentérique que je viens de clamper. Je pense qu'il a d'autres lésions internes, je n'ai pas encore pu tout regarder car il a commencé à saigner abondamment. », répondit-elle bien moins sûre d'elle que quelques minutes plus tôt. A cause de lui et de l'attirance qu'elle avait à son encontre. Avec hâte, il délogea Ethan, qui paraissait ne pas savoir quoi faire devant un pareil cas puis il s'installa de l'autre côté du lit, juste en face d'elle. Suffisamment près pour qu'elle sente son parfum, pour que son souffle vienne presque rencontrer le sien. Mais encore un peu trop éloigné de ce qu'elle aurait aimé. Il était trop loin et elle s'en voulait de penser à ça plutôt qu'à son patient. Elle s'en voulait d'avoir les pensées envahies par Aidan Collins.
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