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▹ you're gonna need somebody to know, you're gonna need somebody's love to fall into (PAVA)

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MessageSujet: ▹ you're gonna need somebody to know, you're gonna need somebody's love to fall into (PAVA) Sam 18 Mar - 14:45

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PETER WATSON AND AVA BISHOP ※
I am made of scar tissue and knotted skin; thick enough to shatter glass and break the knives that cut me. I have made a game of war, and this body, gnarled and worn, held together by nothing more than stubborn, iron will, has been the only weapon I have known - forged by battles won and battles lost. So go on. Triggerfinger. Let me taste the powder, see the sparks, feel the fire. Shoot me down, down, down; I’ll rise from the ashes with your bullet in my hand, and I will give it back to you in pieces..


Peter Watson ne pouvait pas. Il ne pouvait pas continuer de faire semblant comme il le faisait depuis plusieurs semaines, en tentant de se dire que finalement tout allait finir par se résoudre miraculeusement. Parce qu'il devait bien avouer que cela ne risquait pas d'arriver. C'était complètement impossible. Il s'était ancré cette idée dans l'esprit naïvement, avec cet espoir fugace que cela suffirait pour fonctionner mais la réalité qui se dessinait devant lui ne ressemblait pas à ce qu'il avait espéré. Car son univers continuait de tourner dans la mauvaise direction et le chemin qu'il prenait ne lui plaisait absolument pas. C'était comme s'il avait connu un certain monde stable pendant plusieurs années et qu'on venait à menacer toute cet équilibre pour le faire chuter. Et la chute se rapprochait de plus en plus. Il ne savait toujours pas comment réagir, comment continuer de croire en toutes les certitudes qu'il avait par le passé s'il réalisait finalement que le mensonge dominait partout. Il était entouré par des mensonges constants. Pendant plusieurs années, on lui avait menti sur qui il était véritablement. Et il ne savait pas à qui il en voulait le plus. Jack Malone ou sa mère ? Les deux à la fois. Depuis qu'il était né, cette femme supposée lui apporter de l'amour n'avait cessé de lui répéter qu'il n'était pas le fils qu'elle désirait, que sa nature méritait de finir en enfer et qu'elle ne pouvait pas cautionner d'avoir mis au monde un jeune homme avec de pareilles déviances. Il se souvenait de ce jour comme si c'était hier, comme s'il pouvait encore se répéter la voix de sa mère. Il se rappelait l'odeur qui humait l'air de la maison, du soleil traversant les fenêtres, de la chaleur insoutenable du Texas en plein été. Il avait conservé chaque détail de cette journée, comme pour se remémorer le plus gros choc de son existence. Le visage tiré par le dégoût de cette femme, il ne pouvait pas l'oublier, c'était impossible, surtout quand il venait de sa propre mère. Mais elle n'était plus sa mère depuis ce fameux jour. Elle avait cessé de l'être, parce qu'il ne pouvait pas accepter qu'on le voit comme un animal dont les pratiques méritaient d'être soignées par l'église. Il n'était pas malade, il n'était pas une âme dont Satan s'était accaparé, il n'était rien de tout ceci, il n'était qu'un jeune homme capable de regarder tous les corps présents sur terre avec la même envie et le même désir. Il n'y pouvait rien, il ne l'avait pas choisi, cela faisait tout simplement partie de lui. Mais pour des texans conservateurs, cela faisait terriblement tâche. Eux qui faisaient tout pour suivre les lois, pour aller à l'Eglise chaque semaine, pour ne pas sortir des rangs, cela ne collait pas. Pourtant, maintenant qu'il savait toute la vérité, l'ironie de la situation le dégoûtait davantage. Elle avait tenu à l'élever dans les règles de l'Eglise alors qu'il était issu d'un adultère. Il n'y avait rien de plus paradoxal à ses yeux. Pendant tout ce temps, elle avait gardé le secret, elle avait menti, ce péché absolu qui la destinait à l'enfer. Et c'était ce qu'il avait le plus de mal à admettre. Depuis qu'il savait, plusieurs fois il avait songé à prendre son téléphone, à l'appeler pour lui crier toute la haine qu'il pouvait avoir pour elle, car même après l'avoir rayé de sa vie, avoir décidé de ne plus avoir de contact avec elle, elle parvenait à l'atteindre malgré tout, d'une manière ou d'une autre, elle y parvenait toujours. Parce que c'était sa spécialité. Finalement, il ne l'avait pas fait, ne voulant pas lui donner cet avantage. C'était trop facile et elle ne pouvait pas gagner cette bataille. Il ne souhaitait pas lui offrir cette satisfaction. Alors il se taisait tout simplement. Même avec Jack Malone, il ne disait rien. Malgré tout ce qu'il avait désiré lui dire, il n'avait pas prononcé le moindre mot. Parce qu'il ne savait pas comment il devait lui expliquer à quel point il se sentait trahi. Trahi par cet homme qu'il considérait comme son mentor et qui n'avait pas hésité à lui dissimuler qu'il était son fils. Dans sa tête, cela remettait tout en question. Ava avait beau lui avoir répété que c'était ses compétences qui l'avaient amené jusqu'ici, il en doutait tous les jours depuis sa découverte. Car il se disait que peut-être c'était parce qu'il était son fils, que Jack avait décidé de le nommer chef de cabinet. Comment avait-il réussi à le voir chaque jour, à travailler à ses côtés sans jamais lâcher la bombe ? Il ne comprenait pas comment c'était possible ou envisageable. Il refusait de voir le positif, devenant de plus en plus fataliste sur tout ce qui se produisait. Il ne voyait plus que le noir, comme si le blanc avait disparu. Lui le grand idéaliste n'idéalisait plus rien, ni personne. Parce qu'on lui avait retiré son modèle à l'instant où il avait appris que celui-ci était son géniteur. Depuis qu'ils se connaissaient, le gouverneur avait été tel un père avec lui. Il l'avait guidé, il l'avait aidé à s'affirmer, il avait été celui qui lui avait ouvert la voie pour qu'il puisse obtenir son rêve un jour, sauf que tout était remis en question. Parfois, il avait même l'envie de partir de la ville, de démissionner et de tout abandonner. Mais des choses le retenaient ici. La vie qu'il avait mis tant de temps à construire, tous les amis qu'il s'était fait. Même si avec son comportement, il était sur le point de perdre Lissa. Par le passé, elle avait toujours été celle vers laquelle il se tournait quand il en ressentait le besoin. A chaque fois, elle était présente, elle l'écoutait et elle le conseillait. Néanmoins, cette fois au lieu de lui parler, il l'avait évité. Et il savait parfaitement pourquoi. C'était à cause d'Alec Malone et elle. Il avait eu du mal à admettre qu'elle puisse se rapprocher de lui sans lui avouer et lorsqu'il avait appris que le jeune homme était son demi-frère, la jalousie était devenue plus forte. Un peu trop  puissante pour être contrôlée. Alors il lui avait tourné le dos, à son amie la plus proche, il avait tout caché. Et il ne pouvait pas s'empêcher de lui en vouloir tout de même. C'était lui l'idiot de l'histoire, lui le responsable, mais il y avait toujours un mais qui demeurait dans son âme. Noah lui avait pourtant dit d'arrêter de se prendre la tête, seulement il n'y arrivait jamais complètement. Il avait toujours été ainsi, à trop réfléchir, à trop penser et cette fois, cela lui faisait plus de mal que de bien. Et ce n'était certainement pas la quantité d'alcool qu'il avait bu la veille en compagnie de son meilleur ami qui l'aidait à se sentir mieux aujourd'hui. Son simple mal de tête le mettait de mauvaise humeur et lui donnait plus envie de rester couché dans son lit plutôt que de demeurer dans un bureau pendant des heures. La seule chose qui le détendait à moitié était l'absence de Jack pour plusieurs jours. Au moins, il n'avait ni à l'éviter, ni à jouer la comédie devant lui. Ce n'était pas son genre de boire en semaine. Avec Noah, ils avaient des mauvaises habitudes le week-end. Fréquemment, ils se rendaient dans les bars et ils finissaient par oublier le nombre de verres qu'ils buvaient, mais en semaine, Peter faisait attention. Car il savait que son image sur le lieu de travail était importante, qu'il ne pouvait pas se permettre de paraître plus fatigué, plus débraillé ou faible. C'était Ophelia qui lui avait appris cela, des années plus tôt. Et il avait toujours suivi ce conseil. Sauf cette fois. Et quand bien même, il regrettait sa gueule de bois, il ne regrettait pas d'avoir lâché prise. Parce que c'était la seule solution qui lui était apparue comme la bonne. Et en compagnie de Noah, il parvenait toujours à décompresser, même quand l'heure était grave, la bonne humeur de son meilleur ami l'aidait à dédramatiser et à se détendre. Au moins pour quelques heures, il avait arrêté de penser si fortement que ses méninges en venaient à s'échauffer dans sa boîte crânienne. Mais cela n'avait pas duré, car cela ne pouvait jamais durer complètement. Les quelques minutes qu'il avait passé au téléphone avec Alec Malone avait tout empiré. Une fois qu'il avait entendu sa voix à l'autre bout du fil, il avait compris que cette journée était définitivement la pire du mois. Il avait eu raison. Les deux jeunes hommes ne s'appréciaient pas réellement et avec toutes les nouvelles découvertes, leur relation ne risquait pas de s'améliorer. Respirer un grand coup, prendre le temps de se vider la tête, c'était ce qu'il devait faire pour ne pas s'énerver. La colère n'allait rien résoudre, et encore moins maintenant que leur conversation était terminée. Pourtant, il ne manquait pas de vouloir tout envoyer valser. Que ce soit son portable de l'autre côté de la pièce, il rêvait même de crier à son assistante de faire taire le cliquetis de ses ongles sur le clavier de son ordinateur. Se contentant de soupirer bruyamment, incapable de se remettre à travailler correctement sur le prochain discours de Jack, il ne put s'empêcher de jeter le dossier contenant toute la stratégie de campagne sur le sol. Il n'avait pas la tête à ça quand tout son corps lui criait d'arrêter.  Quelqu'un toqua à la porte et avant même qu'il n'eut le temps de répondre, la silhouette de l'une de ses collaboratrices apparut devant ses yeux. « On vous appelle de Washington pour faire une visio conférence pour parler des prochains débats », il avait oublié qu'il était supposé s'occuper de cela aujourd'hui. Ce n'était pas son genre de ne pas penser à des choses comme ça. Il l'avait écrit dans son téléphone, sur son agenda. Partout pour pouvoir y penser, mais il avait zappé. Immobile, la jeune femme attendit une réponse de sa part, continuant de le fixer comme si de rien était. « Dites leur que je les rappellerai plus tard et que j'ai un contre temps aujourd'hui », répondit-il fermement, avec un ton qu'il n'avait pas l'habitude d'employer. Et encore moins avec les gens de son équipe. Peter Watson était connu pour être souriant, amical, agréable et il ne refusait jamais un rendez-vous quand il était question du bureau. Constatant l'air surpris de son employée, il la fixa plus sérieusement, comme pour lui faire comprendre qu'il n'allait pas changer d'avis et qu'elle pouvait s'en aller. Enfin seul, la porte de son bureau bien fermée, il en profita pour desserrer sa cravate qui lui tenait trop fortement le cou, et il ferma les yeux plusieurs minutes, sachant parfaitement qu'il ne parviendrait pas à se concentrer avant un certain temps. Il avait l'esprit ailleurs et quand il était ainsi, cela ne changeait pas tout de suite. Après un certain temps, on toqua de nouveau à la porte et il retint un soupir, en voyant la silhouette blonde. Parce qu'il s'agissait d'Ava et que s'il y avait bien une seule personne dans les locaux qu'il voulait voir, c'était elle. Il n'avait pas besoin parler ainsi un jour, mais depuis plusieurs semaines, il la remerciait de travailler avec lui et elle était celle qui lui avait permis de ne pas avoir la tête sous l'eau. Sans elle, il savait que la révélation concernant Jack aurait été encore plus dur à admettre, qu'il n'aurait pas réussi à l'accepter. Mais elle avait été présente, pas seulement comme sa conseillère, mais aussi comme son amie, elle avait été à ses côtés et elle ne l'abandonnait pas. « Carolina m'a appris que tu annulais la réunion avec Washington alors je voulais être sûre que ça allait.... », il savait que c'était la véritable raison de sa présence dans cette pièce. Car ce n'était pas sa conseillère qui s'inquiétait pour l'image de l'homme politique, c'était l'amie qui se posait des questions et qui voulait obtenir une réponse. Alors il n'avait pas besoin de faire semblant, de lui faire croire qu'il était trop occupé à préparer des interviews ou des débats pour cette visio conférence. Pas après tout ce qu'elle avait appris sur lui et tout ce qu'il avait appris sur elle. « J'ai pas la tête à m'occuper de ça aujourd'hui.  », commença-t-il à avouer calmement. A la tête faite par la jolie blonde, il comprit qu'elle en attendait plus de sa part et qu'elle ne comptait pas s'en tenir à une réponse trop formelle et aussi vague. « J'ai la gueule de bois et un joli mal de tête. Alors la visio avec Washington, c'est vraiment pas une bonne idée  », expliqua-t-il plus clairement. Passer des heures sur une chaise à les écouter parler et à donner son avis, ce n'était décemment pas le programme dont il avait besoin. Mais il s'en voulait pour la jeune femme qui avait dû se préparer exprès et qui avait fait tout ceci pour rien. Par sa faute. « Je suis désolé d'annuler comme ça au dernier moment. Si tu peux voir pour annuler le point qu'on devait faire ce soir avec tout le monde, ce serait mieux de le reporter à demain je crois  », ajouta-t-il, sachant que pour une fois il n'avait pas partir le dernier du bureau et qu'il risquait même de rentrer bien avant tout le monde. Cela était moins risqué pour ne pas les envoyer tous au diable à cause d'une simple phrase. Tous au diable, sauf Ava. Parce qu'elle était l'une des seules personnes contre qui il n'était pas en colère.
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MessageSujet: Re: ▹ you're gonna need somebody to know, you're gonna need somebody's love to fall into (PAVA) Sam 25 Mar - 3:10

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Son regard semble se perdre à l’horizon. Café à la main elle ne faisait pas très attention à ce qui se passait autour d’elle parce que durant quelques secondes, elle avait eu besoin d’oublier le monde qui tournait autour d’elle, de ses personnes presque au bord des nerfs comme ce fut souvent le cas il n’était pas vraiment étonnant quand on baignait dans le milieu où elle travaillait. Il n’y avait pas un jour où le stresse ne vous quittez pas et jusqu’ici c’était une chose qu’elle pouvait gérer, elle était même la meilleure dans ce domaine ce n’était pas pour rien qu’on l’avait choisi pour ce boulot. Elle avait le charisme, la classe, elle savait manier ses mots et elle n’avait pas peur de dire les choses de façon à toujours ce que Jack Malone soit vu comme la personne la plus charismatique possible ainsi que Peter et surtout Peter pour qui à présent elle travaillait même si parfois, elle se demandait pourquoi on l’avait vraiment engagé. Peter n’avait pas besoin d’une personne pour faire attention à son image à la différence de certaine personne, il semblait savoir où aller, trouver les mots qu’il fallait employer et il charmait facilement les journalistes, Peter Watson était l’avenir tout le monde le savait il serait celui qui un jour prendrait le fauteuil des démocrates et plus encore de Jack Malone nulle doute sur cela. Toutefois, depuis quelques temps elle s’inquiétait pour lui, la nouvelle qui était tombé et que peu le savait à vrai dire elle n’était pas certaine que quelqu’un d’autres le sache pas quand elle voyait de sa fenêtre les gens courir partout pour être à l’affût de la campagne qui avançait de plus en plus rapidement. Dans quelques temps elle savait qu’elle n’aurait plus le droit de penser, elle n’aurait pas le droit de flancher et plus encore elle ne pourrait pas laisser sa vie personnelle prendre le dessus sur sa carrière pas dans ce métier où ne pas être à deux cents pour cents de ses capacités étaient jugé impossible. L’erreur n’existait pas. On ne pardonnait pas un seul faux pas elle le savait, mais malgré tout les efforts du monde, elle ne pouvait pas faire ce qu’elle avait toujours fait jusqu’ici mettre sa vie personnelle de côté quand elle travaillait. Si jusqu’ici Ava, avait toujours sourit fait passé son travail en premier, depuis qu’elle avait su que les dires de Sydney étaient vrai, elle ne pouvait plus réfléchir ni penser tout se mélanger dans sa tête. Elle avait voulu presque croire à une blague avant que Ophelia, sa belle-sœur, celle qu’elle considérait plus encore comme une sœur et à qui elle en avait parlé lui avait donné la preuve que tout ceci était vrai que malheureusement Sydney ne mentait pas comme elle l’avait pensé qu’inopportunément tout ses dires s’étaient avéré véridique et qu’elle avait bien été échangé à la naissance. Ava ne peut pas s’empêcher de fermer les yeux pour s’asseoir un instant sentant que sa tête va exploser. Elle passe doucement les mains dans ses cheveux laissant ses mains se poser sur ce dossier toujours sur sa table. Elle avait pu simplement parcourir les premières pages, Ophelia lui avait dit qu’elle devrait le consulter qu’il y avait quelque chose qu’elle devait savoir. Ava avait bien remarqué le visage de sa belle-sœur d’un regard très sérieux assez pour l’inquiéter et pourtant malgré tout cela elle n’avait pas pu. Elle avait à peine lu les quelques lignes de ce rapport de tout ses documents face à elle qu’elle avait vite refermé le dossier qui était assez épais. Une erreur, voilà ce qui c’était passé du moins de ce qu’elle avait lu. Une jeune infirmière novice prise de panique après apparemment selon les lignes qu’elle avait lues une soirée mouvementée a l’hôpital avait fait tombé les bracelets de naissance et sans le dire à personne avait choisi de commettre l’irréparable en ne le disant à personne et surement espéré que lorsqu’elle avait remis les bracelets seraient au bon bébé de chaque parent ce qui bien évidemment ne fut pas le cas. En lisant à peine cela elle ne pouvait pas faire autrement que de s’arrêter, elle sentait son cœur battre à toute vitesse sa respiration s’étouffait par chaque chose qu’elle apprenait et qui lui semblait beaucoup trop difficile. Elle avait véritablement penser qu’elle pouvait le faire seul, mais en vérité elle n’était pas aussi forte que cela. Elle s’estimait heureuse presque d’avoir eu au moment où elle en avait eu besoin que quelqu’un soit là pour l’écouter, elle ne s’imaginait pas que cela serait Peter, mais étrangement il avait réussi à l’apaiser, ses mots l’avaient touché au plus profond d’elle. Elle avait découvert en Peter quelqu’un sur qui compter plus encore, il réussissait presque à l’apaiser. Cela lui semblait presque étrange après les années passées à le côtoyer qu’il fallut un tel événement pour les rapprocher. Elle n’allait pas bien et il était là autant qu’elle l’avait été pour lui assez pour que quelque chose change en elle à sa façon de voir Peter. Elle n’aurait su le dire, mais durant quelques secondes Ava en était presque à sourire à penser à lui, mais plus encore elle ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour lui non parce que son boulot l’obligeait à l’être, elle s’inquiétait pour lui parce qu’elle s’attachait à lui plus qu’elle ne le devrait et une par d’elle le savait et pourtant, elle ne pouvait pas contrôler cela et ne le cherchait pas. Ava mis quelques temps à rester assise oubliant les gens qui couraient encore plus vite si d’habitude elle aurait été le genre à se lever rapidement pour savoir ce qui se passe et à aider, là tout ce qu’elle aurait voulu c’était rentrer chez elle ouvrir une bouteille et surement faire comme si tout allait bien, mais en vérité, l’idée de rentrer chez elle complètement seule avec Reed qui bossait à pas d’heures lui aussi sachant que Anna avaient ses gardes de nuits, elle préférait encore être à ce bureau qu’elle n’avait presque pas quitté depuis vingt-quatre heure. Finalement après un temps de réflexion, elle souffle un grand coup pour appuyer les paumes de ses mains sur le bureau se donnant la force ainsi de se lever de son fauteuil tout en remettant ses cheveux en place et une touche de maquillage pour enfin ouvrir la porte de son bureau. Ava n’a même pas le temps de faire un pas qu’elle voit la secrétaire de Jack Malone se ruait vers elle avec des dossiers qu’elle signe tout en marchant. « Mademoiselle Bishop n’oubliait pas le meeting de ce soir pour le projet pour Washington pour le mois prochain » Ava secoue la tête bien évidemment qu’il serait difficile d’oublier. Peter et elle ont bossés si dur dessus qu’il serait difficile de l’oublier. « Est-ce que monsieur Watson est au bureau ce soir ? » Ava s’arrête un instant avant de voir la secrétaire s’arrêter brusquement à son tour, elle ne s’attendait pas à la voir s’arrêter, Ava était une pile électrique elle passait plus son temps à courir comme les autres qu’a faire une pause assez pour choqué la secrétaire qui ne cessait de fixer son agenda électronique. « Amanda tout va bien je vais aller voir par moi-même, tenez allez donc me faxer ça c’est assez urgent et ça doit partir dans deux heures » elle n’eut pas le temps de dire plus qu’elle avait vu Amanda courir presque à toute vitesse dans le sens inverse. Ava fut presque soulagée, elle savait parfaitement que Peter était là, elle savait très bien que si elle ne le savait pas c’était certainement que peu de gens étaient au courant qu’il soit au bureau, elle était même surprise qu’il soit venu. Elle voulu faire un pas pour être certaine qu’il allait bien avant de tomber sur Amelia qui venait de pointez son nez face à elle assez pour que Ava sursaute tenait le dossier contre elle manquant presque de le faire tomber. « Bon sang Amelia t’as pas d’autre chose à faire que de me suivre partout comme ça » si Ava aurait pu jeté une personne par la fenêtre cela aurait été bien elle parce qu’elle ne s’entendait pas, car le fait que Ava avait une place importante, une place qu’elle aurait voulu être dans l’équipe de Jack Malone était selon elle la place de choix être le bras droit de son petit protéger comme elle lui rappelait si souvent était la place qu’elle avait espéré avoir sans succès pour le moment. « C’est bizarre que Peter ne soit pas là plus encore que tu ne soit pas au courant toi qui est censé prendre soin de son image et du reste » Ava ne fit guère attention à ses quelques paroles qui en vérité ne la toucher d’une aucune manière. Amelia était le genre de femmes qui était prête à tout, si Ava était du genre à se montrer féroce dans son travail jamais au détriment de détruire une personne encore plus s’il s’agissait de Ophelia, elle n’était pas seulement sa belle-sœur, elle était une personne qu’elle respectait énormément et même si leur conviction politique étaient différentes elle restait une personne qu’elle admirait. « Je suis certaine que Peter à ses raisons et je te rappel au passage qu’on ne dort pas tous au boulot certains ont une vie en dehors de ces murs mise à part toi cela va de soit » Ava avait relevé la tête pour remarque furtivement le passage éclair de Peter sans que Amélia le voit bien trop concentré par un jeu des plus enfantins à laquelle Ava ne voulait pas jouer « tu m’excuseras mais j’ai des choses plus importantes à faire que de te parler et surtout perdre mon temps avec tes enfantillages » elle ne m’y pas longtemps pour marcher droit devant elle inspirant voyant que Amelia avait tourner les talons pour ne pas changer. Elle ne mit pas longtemps pour voir Carolina la secrétaire de Peter assez troublé ou plutôt paniquait ne sachant pas ce qu’elle devait dire au téléphone, on pouvait facilement entendre l’interlocuteur presque hurler. Ava ne mit pas longtemps pour comprendre ce qui se passait et pris les devants avec une assurance qu’elle connaissait quand il s’agissait de son travail pour finalement garder cette voix calme et qui semblait satisfaire la personne. « Je me charge de Peter vous devriez prendre votre journée, de toute façon c’est presque l’heure pour vous de partir ça va aller et si on vous demande, Peter n'est pas là » il n’était pas étonnant qu’Ava congédie la secrétaire de Peter, mais là elle estimait que cela semblait nécessaire, elle savait que Carolina était surement l’une des seules personnes avec Ava à l’avoir vu et s’il avait fermé la porte de son bureau ce n’était pas pour rien. Durant quelques secondes elle resta immobile fixant Carolina partir avant de finalement avancé doucement vers la porte pour toquer quelques seconde à celle-ci pour finalement l’ouvrir doucement et entré. Elle referma rapidement derrière elle pour remarquer que Peter était là, mais loin d’aller bien. Elle le savait et cela l’inquiétait vraiment.  « Carolina m'a appris que tu annulais la réunion avec Washington alors je voulais être sûre que ça allait.... » elle avait déposé sur une des tables plus loin le dossier qu’elle tenait pour avancer doucement vers lui. Elle savait pertinemment que Peter n’allait pas bien et elle n’aimait pas le voir ainsi. Elle n’aimait pas savoir à quel point il pouvait autant souffrir sans savoir quoi faire. « J'ai pas la tête à m'occuper de ça aujourd'hui.  » Ava resta debout contre le bureau de Peter assez pour le voir se tourner vers elle. Elle ne l’avait jamais vu ainsi, elle avait toujours eu l’habitude de le voir avec une certaine classe tandis que là il semblait plus qu’éméché et fatiguée, elle pouvait très bien qu’il n’avait pas dormi ou très peu. « Rassure toi ce n’est pas moi qui te le demande, j’ai congédier Caroline, personne ne sait que tu es au bureau je suis même étonné que tu sois venu » Ava tente de sourire même si elle n’y arrive pas son inquiétude se voit facilement sur son visage « J'ai la gueule de bois et un joli mal de tête. Alors la visio avec Washington, c'est vraiment pas une bonne idée  » Ava ne l’avait pas lâché du regard elle voyait très bien qu’il n’allait pas bien du tout et pouvait assez facilement sentir l’odeur de l’alcool imbibé sur sa chemise tout en s’étant mélangé à son eau de colonne « Je suis désolé d'annuler comme ça au dernier moment. Si tu peux voir pour annuler le point qu'on devait faire ce soir avec tout le monde, ce serait mieux de le reporter à demain je crois  » Ava pose doucement sa main sur l’épaule du jeune homme tout essayant de sourire quand elle sent qu’elle à son intention, elle secoue la tête rapidement pour qu’il s’arrête de parler et daigne enfin l’écouter. « T’en fais pas pour Washington je m’en suis occupée de tout ça déjà, je leur ai dit qu’on les appelleraient  la semaine prochaine malgré quelques râlement ils ont acceptés donc ne te fais pas de soucis sur ça » Ava lui avait tourné le dos quelques minutes récupérant au passage un verre pour verser de l’eau avant de revenir vers lui. « Tient bois ça, ça ne te fera pas de mal t’en a besoin crois-moi  » Ava lui avait tendu le verre qu’il avait fini par accepter. Il avait besoin de s’hydrater et elle le savait « Je sais à quel point tu vas mal crois-moi je le sais, mais je suis pas certaine que te mettre dans un tel état va t’aider tu sais » Ava s’était appuyé sur le bureau du jeune homme pour finalement le regarder tentant de lui sourire elle espérait que cela puisse l’aider à au moins avoir un peu le moral même si elle se sentait impuissante. « Tu sais que si tu veux en parler je suis là je ne plaisantais pas Peter quand je te disais que tu pouvais passez à n’importe quel heure » elle le fixa voyant qu’elle avait toute son attention, elle était presque parfois surprise encore de ce genre de conversation entre eux ce n’était pas quelque chose dont elle avait l’habitude, mais elle devait admettre qu’elle appréciait qu’il puisse se parler et se confier des choses à laquelle à une époque elle n’aurait jamais cru possible « Est-ce que tu as pu parlé au moins à Lissa ? » elle avait marqué une pause elle savait très bien qu’avec tout ce qu’il vivait l’histoire de Alec et Lissa qui lui était tombé dessus face à la nouvelle sur le jeune Malone n’avait pas aidé. « tu sais que tu ne pourras pas la fuir éternellement et je crois que tu en as besoin même si tu ne t’en rend pas compte » elle savait très bien que Peter tenait beaucoup à Lissa, elle savait leur histoire en tout cas globalement, Ava n’était pas le genre à chercher davantage elle avait toujours respecté la vie privé de Peter et cela ne la regardait en aucune manière, mais quand elle le voyait dans un tel état elle ne pouvait pas faire autrement que lui parler d’elle même si elle savait qu’il ne voulait pas l’entendre. « Tu dois en parler sinon tu risques de véritablement t’enfoncer dans un gouffre et je suis désolé mais ça je le refuse » elle savait mieux que personne à quel point garder toute cette souffrance était une chose qui finirait par le détruire, elle savait que c’était hypocrite de sa part sachant qu’elle faisait la même chose, mais Ava ne voulait pas que Peter se retrouver dos au mur comme elle, en vérité elle le refusait totalement. « Je tiens beaucoup trop à toi pour te voir sombrer » elle avait baissé la tête elle ne savait pas trop pourquoi elle avait dit cela même si dans le fond elle pensait chaque mot, mais elle ne pu étrangement ce sentir mal à l’aise assez pour se relever lui tourner le dos et laisser son regard se perdre vers la fenêtre.
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MessageSujet: Re: ▹ you're gonna need somebody to know, you're gonna need somebody's love to fall into (PAVA) Ven 19 Mai - 13:16

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I am made of scar tissue and knotted skin; thick enough to shatter glass and break the knives that cut me. I have made a game of war, and this body, gnarled and worn, held together by nothing more than stubborn, iron will, has been the only weapon I have known - forged by battles won and battles lost. So go on. Triggerfinger. Let me taste the powder, see the sparks, feel the fire. Shoot me down, down, down; I’ll rise from the ashes with your bullet in my hand, and I will give it back to you in pieces..


Le travail de Peter Watson était l'indispensable de son existence. Depuis toujours il était quelqu'un d'intelligent, voulant tout donner pour sa passion. Cela faisait depuis le lycée, qu'il savait qu'il était destiné à faire de la politique. Il ne savait plus exactement de quelle façon il l'avait appris, comment il avait compris que c'était son destin, que c'était pour lui de suivre les traces de tous les grands hommes politiques dont il avait lu l'histoire dans les livres d'histoire. Adolescent, alors que tout le monde passait son temps à faire du sport, lui il était différent, parce que son asthme ne lui permettait pas d'être exactement comme tous les autres adolescents de son âge. Pour se sentir mieux, il restait des heures à la bibliothèque, à dévorer de nombreux ouvrages sur l'histoire et sur la politique. Et le premier personnage qui avait attiré son attention était Nelson Mandela, cet homme qui s'était battu contre la guerre, contre les autres, toute sa vie. Puis il y avait eu Harvey Milk. Et c'était certainement en ce politicien qu'il s'était le plus reconnu. C'était grâce à lui qu'il s'était senti assez fort pour assumer celui qu'il était, quand il avait compris qu'il n'était pas exactement comme tout le monde. Quand il se sentait totalement différent et plus qu'attiré par les jeunes hommes de son âge. A partir de cet instant où il s'était découvert un modèle, une voie qu'il voulait suivre, il avait trouvé les obstacles plus faciles à traverser. Evidemment, il avait dû faire face à des épreuves multiples, au rejet de sa mère, au regard désapprobateur de nombreuses personnes ne comprenant toujours pas comment il était possible d'aimer quelqu'un du même sexe que soit. Parce qu'ils étaient comme ça au Texas. Ils étaient les pires, ils étaient ces hommes et ces femmes, si étroits d'esprit, qu'à la seconde où quelqu'un déviait de leur route d'origine, ils ne tentaient pas de le comprendre. Ils n'étaient pas tolérants, ils étaient tout bonnement des conservateurs, bornés et ignorants. Il en avait souffert, il avait eu plusieurs fois envie de lâcher prise, mais il avait trouvé le courage grâce à toutes les choses qu'il avait appris de prendre la fuite. De s'en aller loin de cet endroit ne lui correspondant pas.  Il n'était pas fait pour rester au Texas, et dans cet état il ne pouvait pas lutter contre l'ignorance. Il avait fait comme Harvey Milk, très longtemps avant lui, il était parti dans une autre ville, plus à même de le comprendre. A l'université, tout n'avait pas été parfait, ni merveilleux, mais au moins les gens n'avaient pas été pires que ceux de sa ville d'origine. Ils étaient plus compréhensifs et bien plus enclins à accepter qu'il puisse à la fois aimer les hommes et les femmes. Et il s'était senti terriblement mieux pendant toutes ses études. Il avait pu être qui il désirait être, tout en faisant grandir encore plus sa passion pour la politique. Depuis cette époque, elle n'avait jamais disparu. Il avait continué à étudier pour devenir meilleur, pour avoir toutes les connaissances pouvant lui être nécessaires. C'était lors de sa dernière année qu'il avait rencontré le nouvel homme pouvant devenir son modèle. Celui qui lui avait tendu la main, tandis qu'il était encore un jeune étudiant, inexpérimenté. Il lui avait offert sa chance, il l'avait accueilli dans son équipe et il ne l'avait plus jamais laissé tomber. Car il avait tenu à l'avoir à ses côtés. Il lui avait donné un travail, après lui avoir accordé sa confiance et pas une seule fois son jeune âge avait été un frein pour le garder auprès de lui. Jack Malone se fichait bien que son poulain soit jeune et ne soit pas une grande figure du parti démocrate, car il avait de nombreuses qualités. Il était un homme bon et déterminé à réussir, prêt à tout pour y parvenir, sans jamais franchir de mauvaises limites. Peter Watson n'était pas comme tous les autres politiciens n'ayant aucun mal à se comporter comme des malfrats en costume pour arriver à leurs fins. Il avait des principes et il tenait à les respecter. Et c'était pour cette raison que depuis l'arrivée de Sonia, au sein de l'équipe, il n'était que très rarement d'accord avec elle. Elle était dans le sensationnel quand il était dans une démarche plus intellectuelle. Il n'avait rien contre les personnes comme elle, venant de la télé-réalité, la preuve en était avec Lissa, qui était sa meilleure amie, mais il n'aimait pas la manière dont sa collaboratrice voulait gérer la campagne. Ce n'était pas réellement le gouverneur Jack Malone qu'elle mettait en avant, mais plutôt l'homme en tant que tel, et ce n'était pas ce qu'il cherchait en tant que chef de cabinet. Très souvent, ils étaient en désaccord, ils ne suivaient pas les mêmes lignes, simplement depuis que son univers avait pris une autre tournure, depuis que tout avait basculé dans un autre monde, il n'avait pas la force de se battre avec autant d'ardeur qu'il l'avait toujours fait. Contrairement à ce qu'il faisait ordinairement, le jeune homme ne faisait pas passer son travail en priorité. Pourtant, à chaque fois qu'il avait eu des problèmes dans son existence, c'était vers la politique qu'il s'était tourné, dans son travail qu'il s'était plongé avec encore plus d'intensité. Mais pas cette fois. Car aujourd'hui, c'était son métier qui était la source de ses tourments. C'était à cause de son patron, que tout allait mal. A cause de cet homme dans lequel il avait mis tant d'espoir, que plus rien n'était comme avant. Peter avait comme perdu son envie de vivre ou sa volonté de faire gagner son candidat. Il ne savait plus grand chose, ni ce qu'il était supposé faire. Il n'avait plus envie de rien, à part oublier que Jack Malone avait continué de lui cacher qu'il était son père pendant de longs mois. Il n'arrivait pas à comprendre comment cela était possible, comment il avait pu bafouer sa confiance d'une manière aussi répugnante. Il en avait eu des occasions de lui dire la vérité, mais jamais il ne l'avait fait. Il s'était tu au lieu de parler et il avait attendu le dernier moment, l'ultimatum fatal pour enfin se confesser à lui. Et c'était pour tout ceci qu'il lui en voulait terriblement et qu'il n'arrivait pas à le regarder comme avant. Il ne pouvait pas faire comme si rien ne s'était produit, comme si tout était normal, quand c'était tout le contraire finalement, car il n'y avait plus rien de normal entre son chef et lui. Il était son fils. Il partageait le même sang, le même patrimoine génétique. Ils étaient liés par le sang, mais le jeune politicien n'était pas encore prêt à y faire face. C'était ce qui l'avait poussé à boire autant avec Noah la veille. L'alcool n'était pas la solution, mais il avait ressenti le besoin de se calmer avec du whisky et de la bière, en oubliant le reste autour de lui. Il avait rigolé, il avait joué au billard alors que de l'alcool coulait dans ses veines, il avait fait l'idiot avec son meilleur ami, chantant à tue-tête à trois heures du matin. Il avait oublié son travail, Jack, Lissa, bien trop alcoolisé pour utiliser son cerveau pour réfléchir. Malheureusement, le mal de tête qu'il avait depuis qu'il s'était levé lui rappelait pourquoi il ne buvait pas en semaine normalement. Pourquoi il se restreignait quand il était supposé rester assis derrière son bureau durant des heures par la suite. Il avait l'impression d'avoir un marteau piqueur en train de tambouriner dans son crâne, et rien ne pouvait lui faire passer la gueule de bois qui se traînait. Pour la première fois depuis qu'il travaillait pour Jack, il ne se comportait pas comme un employé exemplaire et il montrait une mauvaise image de lui, préférant rester seul plutôt que faire face à ses engagements professionnels. Jamais il n'avait annulé une réunion, et encore moins à cause de l'alcool distillé dans ses veines. Entendant Ava rentrer dans son bureau, il passa une main sur son visage pour tenter d'être plus présentable, même s'il savait qu'avec la jeune femme, cela n'était pas nécessaire. Avec elle, il n'avait pas besoin de se cacher, parce qu'elle savait tout ce qui lui prenait la tête ces derniers temps, tout ce qui le tracassait et il était inutile pour lui de faire semblant d'aller bien, quand elle était présente.   « Carolina m'a appris que tu annulais la réunion avec Washington alors je voulais être sûre que ça allait.... », voyant l'air inquiet qu'elle affichait sur le visage, il aurait aimé pouvoir lui dire que tout allait très bien, qu'il avait bu simplement pour s'amuser et que ce n'était pas pour une autre raison plus obscure, mais il ne pouvait pas le faire car elle savait qu'il souffrait. Elle le connaissait assez à présent pour savoir qu'il vivait mal toute cette histoire. Et qu'il était totalement incapable de lâcher prise pour aller mieux.  « Rassure toi ce n’est pas moi qui te le demande, j’ai congédié Caroline, personne ne sait que tu es au bureau je suis même étonnée que tu sois venu », c'était la question qu'il se posait depuis qu'il était arrivé. Il se demandait pourquoi il était venu, comment il avait trouvé le courage de mettre un pied hors de lui, tellement il avait envie de rester dans son appartement à ne rien faire à part dormir. « C'est une bonne chose que personne ne sache que je suis là...  », répondit-il doucement, se doutant que cela serait terriblement mauvais si le chef de cabinet de Jack Malone était vu complètement ivre au travail. Heureusement, il avait confiance en Ava et il savait qu'avec elle, il ne craignait rien. Elle n'allait pas lui planter un couteau dans le dos, elle était devenue son alliée au fil du temps. Il n'y avait cru pourtant au début. Il ne l'avait pas apprécié, il s'était même mal comporté avec elle, mais peu à peu, ils s'étaient rapprochés et depuis elle était son amie, celle sur qui il pouvait compter et il la remerciait pour ça.  « T’en fais pas pour Washington je m’en suis occupée de tout ça déjà, je leur ai dit qu’on les appelleraient  la semaine prochaine malgré quelques râlement ils ont acceptés donc ne te fais pas de soucis sur ça », une grimace s'afficha sur son visage. En des petites minutes, il en avait presque oublié son engagement pour cette réunion importante. Il l'avait mis à la trappe, alors que c'était cette visio-conférence qui devait donner le chemin à suivre pour le reste de la campagne. Mais à cette seconde, il se fichait de la campagne, ou même de l'image du gouverneur. Il se fichait d'absolument tout. « Tient bois ça, ça ne te fera pas de mal t’en as besoin crois-moi  », tendant la main il attrapa le verre que la jeune femme lui tendait, la remerciant d'un signe de tête amical, avant de boire quelques gorgées pour faire disparaître sa langue pâteuse et sa gorge sèche. Il avait presque l'impression de continuer à sentir l'alcool par tous les pores de sa peau. « Je sais à quel point tu vas mal crois-moi je le sais, mais je suis pas certaine que te mettre dans un tel état va t’aider tu sais », mal à l'aise, il n'osa pas lever la tête pour la regarder, sachant parfaitement qu'elle avait raison. Ce n'était pas en buvant à outrance qu'il allait réussir à se sentir mieux, à aller bien. L'alcool n'était pas la solution pour lutter contre tous ses maux, loin de là.  « Tu sais que si tu veux en parler je suis là je ne plaisantais pas Peter quand je te disais que tu pouvais passer à n’importe quel heure », il lui adressa un léger sourire amical pour la remercier de nouveau. Il savait qu'il pouvait compter sur elle, qu'elle était présente pour l'aider. Et elle ne s'en rendait peut-être pas compte, mais depuis des semaines, elle était son plus grand soutien. Il n'avait pas compris comment, ni pourquoi, mais c'était vers elle qu'il s'était immédiatement tourné, avec elle qu'il se sentait le plus à l'aise pour se confier. Elle lui avait apporté plus qu'elle ne pouvait l'imaginer et plus qu'il n'aurait pu le penser. « Je sais que t'es là .... Mais hier soir, je n'avais pas vraiment besoin d'en parler. J'avais surtout besoin de penser à autre chose et apparemment se plonger dans le whisky fonctionne assez bien pour ça », expliqua-t-il en tentant de faire de l'humour maladroit pour détendre l'atmosphère. Pourtant, il n'était pas vraiment d'humeur à rire, ni à continuer de s'amuser. Il voulait juste faire taire son esprit pendant quelques heures. C'était tout ce qu'il cherchait et tout ce dont il avait besoin.  « Est-ce que tu as pu parler au moins à Lissa ? », il marqua une pause quelques secondes, fermant les yeux en pensant à sa meilleure amie. « Tu sais que tu ne pourras pas la fuir éternellement et je crois que tu en as besoin même si tu ne t’en rend pas compte », il continuait de la fuir depuis plusieurs semaines, au lieu d'aller la trouver pour qu'elle soit à ses côtés dans cette épreuve. Contrairement à toutes ces fois où il avait été la trouver quand il avait besoin d'elle, cette fois-ci, il s'était comporté différemment. Il s'était éloigné, il avait pris la fuite. Il n'avait pas affronté les épreuves avec elle, comme il le faisait tout le temps normalement. « Je sais que je devrais lui parler et que je devrais aller la voir.... Mais  je sais qu'elle m'en veut. Et puis il y a Alec maintenant alors ça n'aide pas vraiment. », dit-il en songeant l'espace d'un court instant à celui qui était maintenant son demi-frère, en plus d'être le copain de son ex et de sa meilleure amie. Leur histoire était digne d'une mauvaise série avec un scénario invraisemblable. Il savait qu'il allait devoir aller la voir, qu'il n'allait pas pouvoir rester éternellement loin d'elle, parce qu'il avait besoin d'elle. Elle était indispensable à sa vie et étrangement, Ava l'était devenue aussi au fil du temps. Elle avait pris une place plus grande qu'il n'aurait pu l'imaginer et à chaque fois qu'elle était avec lui, il se sentait mieux qu'auparavant. Sauf qu'il n'arrivait pas réellement à expliquer pourquoi.  « Tu dois en parler sinon tu risques de véritablement t’enfoncer dans un gouffre et je suis désolée mais ça je le refuse », il n'arrivait pas à comprendre pourquoi elle se montrait aussi gentille avec lui, pourquoi elle prenait autant soin de lui depuis plusieurs semaines. Ce n'était pas seulement pour le travail qu'elle s'occupait de lui, il y avait autre chose qui semblait s'être installé entre eux. Quelque chose qu'il ne parvenait pas vraiment à expliquer. Il ne pouvait pas mettre de mots sur tout ça, mais il voyait bien qu'ils se rapprochaient petit à petit, que quelque chose semblait naître sans qu'il ne sache exactement quoi.  « Je tiens beaucoup trop à toi pour te voir sombrer », il était touché par les mots de la jolie blonde et encore plus de savoir que quelqu'un tenait suffisamment à lui pour ne pas le quitter. Pour rester à ses côtés. Il avait besoin de ne pas être seul. « J'en parle Ava. Je t'en parle à toi quand j'ai besoin.... Et tu n'as pas à t'inquiéter, je ne vais pas sombrer. Je te le promets. », déclara-t-il sincèrement. Il ne comptait pas aller dans les ténèbres, même s'il en prenait la direction malgré tout. Il allait réussir à remonter la pente, il ne savait pas comment, mais il allait y arriver et il savait que cela serait en partie grâce à la jeune femme et grâce à l'aide qu'elle lui apportait. « Merci d'être là Ava.... Tu n'es pas obligée et pourtant tu es là.... », souffla-t-il en posant doucement sa main sur celle de la blonde, avant de la voir s'éloigner vers la fenêtre. « Je suis désolé si je t'ai mis mal à l'aise », ajouta-t-il ne voulant pas rendre les choses bizarres entre eux. Car il ne pensait pas à mal, il avait simplement voulu la remercier pour tout ce qu'elle faisait pour lui. Elle le méritait. Parce que sans elle, il ne pourrait pas se relever.
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▹ you're gonna need somebody to know, you're gonna need somebody's love to fall into (PAVA)

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