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» YOU MAKE ME FEEL, LESS BROKEN (andrella)

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MessageSujet: » YOU MAKE ME FEEL, LESS BROKEN (andrella) Sam 18 Mar - 13:26

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ANDREW COLLINS AND ELLA MALONE ※
I think my problem was - I’ve always had this idea of what love was like, you know? I was so scared to fall in love because I thought I would only get hurt in the end. I guess I just never believed in happy ever afters. I thought love was biting your tongue and nodding your head and being who they wanted you to be. But god, then I met him and suddenly I felt like I could breathe again. He told me he loved me and I told him the same and I knew we both meant it. I knew it because I wasn’t afraid to dance in front of him. I knew it because anywhere felt like home if I was with him. Because hearing his laugh made me feel like I was walking on water. Because my hand felt empty without his. I knew it because I believed love felt like being in a cage. But then he loved me, and it felt like freedom


Son coeur bat la chamade, tandis qu’elle pousse la porte du bloc opératoire pour ce retrouver dans la pièce hermétique. Elle enlève son masque, détache ses cheveux et pose ses mains sur le rebord du lavabo. Cela ne lui arrivait pas souvent, mais quand ça arrivait elle était dévastée, elle venait de perdre un patient. Après toute ses années elle devrait être habituée, essayer de cacher ses émotions et de les contrôler. Après tout n’était-ce pas ce qu’elle avait apprit toute sa vie auprès de sa famille ? Mais là, maintenant, elle sentait qu’elle allait étouffer, elle sentait qu’elle ne tiendrait pas longtemps. Inspire. Expire. Répète. C’était ce que son père lui avait appris à faire, pour essayer de récupérer le contrôle de son corps, de son esprit. Et maintenant elle pensait à son père, elle ne voulait pas penser à lui. Une main ce pose sur son épaule, elle sursaute avant de ce retrouver devant le sourire d’Aidan. « Hey, tu ne pouvais rien faire de plus. » les yeux verts de son collègue sondent les siens, afin de tenter de la conforter. Non c’était faux, elle pouvait toujours faire quelque chose, elle n’avait pas assez essayé. Il savait exactement ce qui était en train de ce passer dans la tête de la jeune femme, ils ce connaissaient depuis bien trop longtemps maintenant pour ignorer ce que pouvait penser l’autre. « Elle avait sept ans Aidan … » les enfants c’était toujours plus difficile, c’était une des raisons pour laquelle lors de son internat elle détestait ce retrouver en pédiatrie. Elle n’avait pas les épaules pour ce service, et avait un respect inconsiderable pour ses collègues. Elle trouvait le choix fait par Jace si louable, qu’elle ne remettait jamais sa parole en doute. Son ami serre son épaule pour lui apporter le soutient qu’il peux et s’éloigne d’elle pour enlever son propre équipement. « Tu souhaite que je vienne avec toi l’annoncer aux parents? » c’était toujours la partie la plus difficile, une partie qu’elle gérait à la perfection pourtant. Si en général dans ce genre de moment de détresse elle préférait être seule, les choses étaient toujours différentes quand Aidan était à ses côtés. Ils avaient traversé toutes ses années de médecine, et d’internat ensembles si bien qu’ils n’avaient pas réellement de secret l’un pour l’autre. Il la connaissait il savait qu’elle était sur le point de craquer, et pourtant. Elle ce relève, inspire un grand coup et jette son masque dans la poubelle avant de finalement ce reprendre complètement. « Non, merci. Je m’en occupe. » Au fond il savait en lui posant la question quel serait la réponse. Il hoche la tête, avec un sourire tandis qu’il enlève le reste de sa tenue et que la jeune femme en fait de même. La petite Daisy l’avait touché, à bien des égards elle lui rappelait son frère et c’était peut être ce qui apportait un peu plus de différence encore à ce cas. C’était ce qui avait fait qu’elle s’en était sentie proche, et que cela lui avait fait plus mal que d’ordinaire. « Tu viens toujours au Varnish? » son ami et confrère à la tête tournée vers elle alors qu’il s’apprête à quitter la pièce. Elle avait oublié cette soirée … Souvent les chirurgiens s’y retrouvaient après une longue journée, et ce soir elle avait été à l’initiative de ses retrouvailles puisqu’ils ne l’avaient pas fait depuis longtemps. Même si sa présence n’était pas obligatoire, elle savait qu’elle serait remarquée. Pour toute réponse elle hoche la tête, elle ne serait pas contre quelques verres en fait, et le Docteur Collins quitte la pièce, la laissant seule avec ses pensées. Après s’être psychologiquement longuement préparée, elle sort à son tour pour retrouver les parents de la jeune fille qu’elle venait de perdre. Pour leur apprendre que si elle avait toujours rêvé d’escalader cette montagne, c’était aussi ce qui lui avait couté la vie. Elle préférait nettement annoncer de bonnes nouvelles plutôt qu’elle porteuse de ce genre d’annonce, de leur dire que plus jamais ils ne verraient le sourire de leur enfant. Elle connaissait par coeur la réaction des personnes dans ce genre de cas, la première fois qu’elle avait du le faire en tant qu’interne, elle c’était effondrée quelques secondes plus tard. Une fois cette épreuve passée, elle avait fait un arrêt dans la salle commune pour y récupérer son portable et envoyer un sms à son frère, il était habituée à ce qu’elle agisse ainsi et devinerait certainement qu’elle venait de perdre un patient. Lui envoyant qu’elle l’aimait et qu’elle pensait à lui, c’était un rituel en quelque sorte car c’était dans ses moments là qu’elle ce rendait compte qu’elle ne lui disait pas assez souvent. Le reste de sa garde ce déroula assez habituellement si ce n’est qu’elle ce comporta peut être plus froidement que d’habitude avec ses internes, qui finalement ne trouvaient pas cela si déroutant. Elle n’était pas une mauvaise personne, certains pouvaient parfois s’étonner de la douceur qu’elle pouvait démontrer, mais elle avait connu bien des chirurgiens comme supérieurs et elle savait que la distance et la froideur avait sa place à certains moments, et dans d’autre la douceur était la bienvenue. Aujourd’hui ce n’était pas le cas, elle ne devait pas les conforter dans la perte de leur patient, elle devait leur montrer que le travail continuait, qu’ils avaient d’autres vies à sauver. C’était parfois assez difficile de le faire quand elle était aussi touchée, mais elle le faisait à la perfection. Plusieurs fois elle entendit des bruits de couloir entre les internes, il lui arrivait parfois encore d’oublier qu’ils étaient jeunes que les ragots étaient leur tasse de thé. Combien d’entre eux au début n’avaient pu quitter leurs yeux d’elle, pas seulement parce qu’elle était le Docteur Malone, chirurgien réputé depuis quelques années déjà et que l’on rêvait d’avoir en tant qu’enseignant. Mais aussi, parce qu’elle était la fille de Jack Malone, le gouverneur. Elle avait un profil si peu habituel dans ce genre de situation, elle était là a travailler dans un hôpital à tenter de sauver la vie des gens, plutôt que de jouer à la petit fille à son papa qui dilapide la fortune familiale. Aujourd’hui le sujet de conversation était typiquement le genre de potins dont aimaient parlés ses jeunes qui en dehors de la médecine n’avait plus rien d’autre. Elle savait parfaitement ce qu’ils pouvaient traverser, elle c’était à une époque retrouvée à leur place après tout. Ce soir la plupart des chirurgiens ce regroupaient au Varnish Bar pour boire un verre ce retrouver, et cela n’arrivait pas souvent. Certes certains s’y retrouvaient parfois, mais par groupe de deux ou trois, jamais tous ensembles. En général ils le faisaient chez l’un ou chez l’autre, pour justement ne pas ce retrouver à devoir parler à des internes un peu trop éméchés qui pouvaient ce ridiculiser. Mais ce soir ils avaient changé d’idée, cela faisait longtemps qu’ils ne l’avaient pas fait. De toute évidence tous ne s’entendaient pas à la perfection, elle ne comptait pas le nombre de frictions qu’il y’avait eu ses dernières semaines, mais tout le monde jouait toujours le jeu. Elle les écoutait d’une oreille, cela la faisait à la fois sourire et la désespérait qu’ils puissent être autant déconcentré par un truc comme ça. Un instant son regard ce pose sur Morello, la tête dans un dossier visiblement bien plus concentrée sur ce dernier que sur les discussions que pouvaient avoir les camarades qui ce trouvaient autour d’elle. Malgré elle Ella sourit, cette fille la faisait parfois penser à elle à bien des égards. Son regard est attiré par un point en mouvement et elle ne perd pas de temps quand elle le reconnait « Campbell ! Le Varnish ce soir, obligé de venir. » Jace ce tourne vers elle surprit l’espace de quelques seconde, et lève son pouce en l’air pour toute réponse. Elle sourit, parce que les internes ont écouté ce qui venait de ce passer, et aimeraient en parler plus en détail mais voyant qu’elle était là, juste à côté d’eux depuis le début ils ce taisent faisant semblant de continuer à travailler, un peu honteux. Cela la ferait presque rire, mais elle ce retient, finalement ils avaient réussit à lui alléger ses pensées. (…) Quitter sa blouse était toujours quelques choses qu’elle appréciait, parce que cela voulait dire qu’elle rentrait qu’elle allait ce reposer enfin. De l’avis général dans sa famille, elle travaillait trop. Mais son métier la passionnait, alors elle ne s’en rendait pas compte. Enfiler un jean était toujours quelques chose de particulier, elle devait s’adapter l’espace de quelques secondes à être carrément plus serrer que dans les pantalons qu’elle portait habituellement à l’hôpital. Elle fixe le miroir devant elle et ce regarde quelques secondes, elle n’avait personne à impressionné mais aimait de temps en temps ce sentir jolie, à des années lumière de ses heures passés dans l’hôpital ou elle portait son uniforme bleu foncé, ses cheveux attachés et avec le minimum de maquillage. Ce soir elle faisait un petit effort, pas pour ses confrères chirurgiens, mais pour elle. Un jean donc, noir parce que la couleur n’était de toute façon pas son fort, des bottines à talons, un débardeur noir lui aussi et ses cheveux détachés. Cela la changeait carrément, c’était idiot finalement mais c’était vrai. Elle ce maquille rapidement, rien de bien fou si ce n’est qu’elle n’arrange son teint et ajoute un peu de noir sur ses yeux. Et la voilà prête à partir, elle traverse l’hôpital s’arrêtant auprès des internes de cette nouvelle garde, et leur donne les instructions vis à vis de ses post-op. Elle n’était absolument pas de garde pour la soirée, pas même d’astreinte, elle allait pouvoir boire et oublier quand Aidan lui serait au club soda, car le chirurgien traumatologique d’astreinte, c’était lui ! Il ne lui fallut pas plus que quelques minutes pour rejoindre le bar, à pieds laissant sa voiture dans le parking de l’hôpital. Elle savait par avance qu’elle ne rentrerait pas de ses propres moyens, elle appellerait un taxis. Poussant la porte du bar, une chaleur en ressort et l’attaque de front, ainsi que la musique et le brouhaha. Elle ce fraye un chemin parmi la foule, sachant pertinemment ou seraient ses collègues, et ignore volontairement les quelques internes qui ce trouvent là, auprès des banquiers et autre gars de la finance, mais aussi de quelques avocats. « Un mojito pour Malone !  » le premier à l’avoir vue c’est lui, Rivers. Spécialisé en chirurgie générale, il était à l’hôpital depuis quelques années déjà et ne semblait pas démordre du fait qu’un jour elle allait craquer face à son charme irrésistible. Jamais. Jamais cela n’arriverait, elle avait pourtant été claire mais il ne semblait pas baisser les bras à son plus grand regret. Pourtant elle ce dirigea vers eux avec un sourire, elle reconnaissait toute les têtes qui ce trouvaient là mais choisit de s’installer près de Jace parce que lui était son ami. Il lui sourit, connaissant son aversion certaine pour Luke Rivers, et ce retient de lui dire quelque chose quand ce dernier arrive à leurs côtés pour donner à Ella son verre. Elle l’accepta, le remerciant, et ce laissa aller dans les conversations qui reprenaient après son arrivée. Opération à triple pontage, maladie rare, nouvelles techniques, tout y passait et la jeune femme appréciait. Ils commençaient toujours ainsi, parlant boulot avant de finalement passer à d’autres sujets. C’est que la plupart avaient eu une longue journée et avait besoin d’extérioriser tout ça avant de passer à des sujets sur leurs vies, normale. Troisième verre en main, elle à laissé tomber le cocktail très léger qu’on lui avait d’abord donné pour s’attaquer au bourbon qui ce trouvait être sa boisson favorite pour des soirs comme celui-ci. Vingt minutes déjà qu’elle était accaparée par le discours de Rivers, qui continuait de l’accaparée et qu’elle ne savait pas comment remballer gentiment. Parce que le type la faisait rire par ses propos, sa façon d’agir avec elle, et qui plus est elle ne pouvait pas ce permettre d’être un peu trop dur avec elle. Pas avec son statut dans l’hôpital, pas quand elle avait bien des chirurgiens en commun avec son service à lui. Accoudée au bar, elle soupire portant son verre à ses lèvres tandis que Luke Rivers aborde un sujet qui ne l’intéresse pas : la pêche. Elle hoche la tête faussement intéressée, elle avait bien tenté de lancer des regards de détresse à Jace mais celui-ci ne semblait pas les comprendre. Lui rappelant qu’elle devait lui apprendre à reconnaître le moment ou la sauver de misères de ce genre. « Bonsoir, Ella. » elle s’arrête net, tourne la tête et ce retrouve devant les yeux bleu d’Andrew Collins. Elle ne c’était absolument pas attendu à ça, à ce qu’il soit là ce soir. Un instant elle reste silencieuse, le regarde sans rien dire son verre en suspend. « Luke Rivers, vous êtes ?  » le chirurgien sentant surement sa position en danger, s'impose entre Andrew et elle afin de certainement marquer sa place. C’était ridicule parce qu’il n’avait aucune place ! Elle ne peux pas s’empêcher de lâcher l’avocat des yeux, Aidan ne lui avait jamais dit qu’il allait venir avec son frère et elle trouvait cela mauvais. Mauvais, parce que si elle l’avait su, elle aurait pu ce préparer mentalement à une rencontre plutôt qu’être surprise de la sorte. Andrew lui à déposé son regard sur Rivers, le toisant de haut en bas. « Rivers, je vous présente le frère du Docteur Collins, Andrew Collins.  » Comment ce type ne pouvait pas comprendre qu’il n’avait aucune chance sincèrement ? Elle le vouvoyait même en dehors de l’hôpital, c’était ridicule de continuer à s’acharner. Le chirurgien hoche la tête, le regard toujours fixé sur Andrew sans pour autant rajouter quoi que ce soit. Voyant les deux hommes ce regarder en silence, Ella trouvait cette situation encore plus idiote qu’elle ne l’avait été ou n’aurait du l’être. Depuis quelques mois déjà les choses étaient différentes entre Andrew et elle, elle ne savait pas comment c’était arrivé mais elle n’était pas aveugle. Quand elle posait ses yeux sur lui, elle sentait des frissons la parcourir, elle savait qu’elle ne pouvait pas être seule dans une pièce avec lui parce qu’elle savait qu’il était marié. Ce qui ce passait dans sa tête était incontrôlable, alors elle préférait, souvent l’éviter pour ne pas avoir à ce poser des questions. C’était bien plus simple de tenter de l’oublier, de l’ignorer que de ce retrouver le cerveau assaillit par des milliers de questions. « J’ai besoin de fumer. » déclare t-elle finalement dans ce silence pesant. Elle ne fumait pas, n’avait jamais fumé mais elle avait besoin d’air. Alors elle vide le reste de son verre d’une traite, l’alcool lui pique la gorge tandis qu’elle repose son verre vide sur le bar et qu’elle les laissent là tout les deux pour rejoindre l’arrière du bar désert. Arrivée dehors elle soupire, passe une main dans ses cheveux et tente de remettre ses idées en place. Pas le temps cependant puisque la porte derrière elle, grince et qu’elle voit Andrew s’approcher d’elle. « Ton frère ne m’avait pas dit que tu venais avec lui.  » déclare t-elle immédiatement. Elle ne savait pas depuis quand il était arrivé, ne savait pas si il l’avait vu avec Rivers, ne savait pas quoi lui dire, ne savait pas comment agir. C’était bien plus simple quand ils étaient à l’hôpital, ou au milieu d’une foule. Pourquoi était-elle sortie bon sang ?
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MessageSujet: Re: » YOU MAKE ME FEEL, LESS BROKEN (andrella) Mer 12 Avr - 21:57

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I think my problem was - I’ve always had this idea of what love was like, you know? I was so scared to fall in love because I thought I would only get hurt in the end. I guess I just never believed in happy ever afters. I thought love was biting your tongue and nodding your head and being who they wanted you to be. But god, then I met him and suddenly I felt like I could breathe again. He told me he loved me and I told him the same and I knew we both meant it. I knew it because I wasn’t afraid to dance in front of him. I knew it because anywhere felt like home if I was with him. Because hearing his laugh made me feel like I was walking on water. Because my hand felt empty without his. I knew it because I believed love felt like being in a cage. But then he loved me, and it felt like freedom


Sa voix s'élevait dans le tribunal, l'avocat proclamant sa plaidoirie devant le jury attentif qui l'écoutait, presque envoûté par cet homme qui savait parfaitement comment séduire un auditoire. Il avait appris avec les années à leur plaire, à se faire apprécier et encore plus à rendre ses arguments pertinents. Sans jamais les quitter des yeux, passant d'une silhouette à une autre, il les regardait pour créer un lien avec eux. Pour qu'ils comprennent que c'était à eux qu'il s'adressait. Que peut-être il n'était pas qu'un avocat cherchant à remporter un procès. C'était son père qui lui avait montré comment faire des années auparavant. Quand il n'était même pas encore en école de droit. Il se souvenait du discours du patriarche, lui expliquant les techniques du métier, lui enseignant tout ce qu'il pouvait savoir, sans jamais se douter qu'un jour son fils suivrait ses traces, en devenant presque comme lui. Depuis son premier procès, Andrew Collins ne se sentait jamais aussi vivant que dans un tribunal. C'était assez inexplicable les sensations qui le parcouraient quand il laissait sa passion prendre le dessus. Quand il interrogeait les témoins, quand il trouvait une manière de faire changer d'avis l'auditoire présent. Il n'était pourtant pas un avocat véreux, défendant les pires ordures de l'univers. Lui au contraire, il aimait s'occuper des cas désespérés, de ceux qu'aucun autre magistrat pourrait vouloir avoir comme client. Rares étaient les fois où il avait défendu quelqu'un contre de gros billets. Il avait la chance de bien gagner sa vie, mais ce n'était pas l'argent qui le motivait. Il avait une morale l'obligeant à ne pas faire partie de ce genre de système, à peine légal, très souvent corrompu. Même quand il avait travaillé sur le divorce d'Ophelia, il avait refusé qu'elle le paie. Elle était sa meilleure amie et d'après lui, il était impensable qu'il lui fasse payer quoi que ce soit. Dès sa première plaidoirie, il avait eu un nom qui l'avait suivi, un nom qu'on connaissait grâce à son père et que celui-ci avait mis longtemps à obtenir. Il partait avec une réputation et il avait tout fait depuis cet instant pour la faire perdurer. Pour lui faire honneur. Car il ne souhaitait pas que l'homme qui l'avait inspiré ne soit pas fier de lui. Et il avait réussi à y parvenir. Il n'était pas devenu un requin sans scrupules, il avait gardé des principes et il faisait de son mieux jour après jour pour se battre pour ses clients. Chaque cas était important pour lui, que l'affaire soit d'une importance moindre ou vitale, il se donnait à corps perdu sur chaque dossier. Parce qu'il était ce genre d'hommes persévérant, investi et refusant naturellement la défaite. Pourtant, il en avait essuyé quelques unes, certaine plus dures à accepter que d'autres. Mais quand son père voyait que cela le touchait, il aimait lui dire qu'il ne pouvait pas tout le temps gagner. C'était impossible. C'était grâce aux erreurs commises qu'il avait pu apprendre. Qu'il avait pu devenir meilleur.  Même s'il restait persuadé qu'il pouvait continuer de s'améliorer encore. Personne ne pouvait être au sommet de son art quand il était question de droit. Terminant finalement son discours animé, il retourna s'installer sur son siège, le coeur battant fortement dans sa poitrine. Il laissa échapper un petit soupir discret, sachant parfaitement que le plus dur était fait. Ce n'était pas une affaire comme une autre. Il se sentait encore plus impliqué cette fois-ci, pour défendre ce jeune homme accusé injustement de meurtre. C'était la mère de son client qui était venu le trouver quelques semaines plus tôt et il avait été touché par cette femme, perdue devant le destin tragique qui s'annonçait pour son seul et unique enfant. Il n'avait pas mis longtemps à se décider, il lui avait suffi de le rencontrer, de lire dans ses yeux pour qu'il sache qu'il était bel et bien innocent, comme il le prétendait sans que personne ne le croit. Il était peut-être connu des services de police, cela n'en faisait pas un meurtrier pour autant. Et c'était à lui ainsi qu'aux étudiants de son cabinet de le prouver. Il les avait fait travailler des nuits entières pour qu'ils puissent trouver des preuves, il avait utilisé ses contacts dans la police, il avait fait tout ce qu'il pouvait pour monter un dossier en bêton que la partie adverse ne pourrait pas détruire. Il avait l'impression d'avoir réussi et les longues journées de procès qui s'étaient déroulées semblaient lui indiquer qu'il n'avait peut-être pas tort. Il avait réussi à discréditer le témoin de son adversaire, il avait démonté certaines preuves accusant son client, alors il n'avait plus qu'à attendre. Et à espérer.  (...) L'attente lui parut interminable, le jury mettant du temps à se décider sur le verdict, mais quand enfin l'acquittement fut annoncé, il ne put s'empêcher de sourire franchement. Il était heureux pour son client et pour sa mère qui allaient pouvoir reprendre une vie normale. C'était comme s'il avait l'impression d'avoir sauvé quelqu'un. Il s'était battu avec toute la ferveur dont il était capable de faire preuve, il n'avait pas baissé les bras, là où certains de ses collègues auraient déjà abandonné la partie, et cela payait. Il fit une accolade au jeune homme à ses côtés qui paraissait plus qu'apaisé de ne pas passer les prochaines années à moisir en prison. A peine fut-il sorti de la salle d'audience que la mère du jeune homme s'approcha de lui pour se jeter dans ses bras. Il n'était pas toujours habitué à autant d'enthousiasme, mais il n'eut pas la force de la repousser. Une nouvelle fois, il était touché par cette femme qui avait consacré toute son existence à son fils. « Je sais pas comment vous remercier maître. Merci, merci, merci. » , il lui adressa un petit sourire, fermant quelques secondes ses bras autour d'elle avant de la regarder un instant. Il comprenait tellement cette lueur qu'il pouvait lire dans le regard de cette mère. Quand il était question de Rose, il était prêt à tout, et à sa place il aurait sûrement agi de la même manière. Il se reconnaissait presque en cette femme. Et c'était ce qui l'avait poussé à faire de son fils un client. « Vous n'avez pas à me remercier. Le plus important c'est que Marcus soit libre.  », répondit-il sincèrement. Il ne mentait pas. Il n'y avait que cela qui comptait pour lui: la liberté des innocents et la prison pour les coupables. Marcus était innocent, il méritait de passer sa vie dehors, d'aller à l'université et de connaître toutes les joies que la vie pourrait lui offrir. Il traverserait certainement d'autres épreuves plus tard, mais il avait connu un orage violent dont il avait pu se sortir. Pendant quelques minutes, il continua de discuter avec la famille, avant de quitter le tribunal pour rejoindre sa maison. Il devait retrouver son frère Aidan plus tard dans la soirée mais avant tout il souhaitait passer quelques minutes avec sa fille comme il le faisait chaque soir après le travail. Parfois il arrivait trop tard et il se contentait de la regarder dormir, mais aujourd'hui il eut la chance d'être là suffisamment tôt pour s'occuper d'elle, pour lui donner son bain et lui préparer le repas. De longues minutes eurent beau passer, il n'adressa pas un seul mot à sa femme, préférant se concentrer sur la joie de vivre de Rose et sur ce sourire constant qu'elle avait sur ses petits traits enfantins. Elle était la meilleure chose qui lui était arrivée de toute son existence. Elle était un soleil brillant au dessus de sa tête et elle était aussi ce qui lui permettait de tenir. C'était pour elle qu'il se battait contre ses vieux démons, pour elle qu'il acceptait de rester avec une femme qu'il ne faisait que détester et pour laquelle il ne ressentait plus aucune once d'amour. Rose était devenue sa raison de vivre et il chérissait chaque seconde qu'il pouvait passer avec elle. Même s'il avait toujours l'impression que le temps passait incroyablement vite quand il était avec elle. Finissant par la déposer dans son lit pour qu'elle puisse s'endormir, il se dépêcha d'enfiler une tenue moins classique que son habituel costume d'avocat pour pouvoir aller retrouver son frère. Maintenant vêtu d'une simple chemise bleue marine et d'un jean, il quitta sa maison, sans prendre la peine de prévenir son épouse. Elle n'était plus concernée depuis longtemps par ses activités. Dire qu'ils étaient devenus des étrangers l'un pour l'autre relevait de l'euphémisme. C'était pire que des mésententes ou des désaccords, le mal s'était profondément ancré dans leur mariage et rien ne pouvait réparer les dommages causés. Il ne souhaitait même pas tenter l'expérience. Car il en avait assez. Et c'était trop tard. Il ne lui fallut que quelques minutes pour rejoindre le bar, et comme à chaque fois, il sentait une sorte de pression étrange dans sa poitrine. Il était difficile pour un alcoolique de se rendre dans un établissement rempli de tentations. La première fois, il avait bien cru qu'il avait craqué, puis il avait pensé à Rose et il avait tenu bon, il avait résisté. Même après un an et demi, il savait qu'il n'était pas totalement guéri, il était en rémission et il le moindre verre pouvait le faire vaciller de nouveau dans les ténèbres. Dans ce cercle vicieux qu'il avait connu pendant des mois entiers. Maintenant quand il rentrait dans un bar, il ne laissait plus ses lèvres goûter à la saveur du whisky, se contentant d'un banal soda comme un adolescent. Il ne pouvait pas dire que c'était facile à accepter, que l'odeur des boissons alcoolisées chatouillant ses narines ne le titillait pas, mais il avait toujours son jeton dans la poche, comme pour se ramener à la réalité. Pénétrant dans le Varnish Bar, il reçut un message lui annonçant qu'une urgence le retenait pour quelques minutes supplémentaires mais qu'il arrivait plus tard. Super. Il venait pour le voir et finalement il devait commencer la soirée sans lui. Cherchant un regard familier dans l'assemblée, espérant que peut-être Jace était lui aussi présent, ses yeux s'arrêtèrent sur la silhouette d'Ella Malone en conversation avec un homme. Un homme qu'il ne connaissait pas mais qu'il n'était pas certain de vouloir connaître un jour. Et même s'il finit par repérer son meilleur ami dans la salle, ce fut vers la jeune femme qu'il décida de s'avancer. Il ne savait pas réellement pourquoi c'était elle qu'il avait choisi de voir. Pourquoi il n'allait pas plutôt parler à Jace, comme il était supposé le faire. « Bonsoir, Ella. », dit-il une fois arrivé à hauteur de la chirurgienne. Immédiatement elle se retourna vers lui et il put retrouver ce regard qu'il appréciait un peu trop. Dans lequel il se perdait trop longtemps quand elle se tenait devant lui. Comme c'était le cas à cette seconde précise. Il se sentait toujours différent quand Ella était à ses côtés, quand il lui parlait et quand il sentait sa présence non loin de lui. Elle le rendait différent depuis de nombreuses semaines déjà. Et une nouvelle fois, il perdit la notion du temps tandis qu'il la contemplait silencieusement. « Luke Rivers, vous êtes ?  » , l'homme présent se rendant certainement compte qu'il n'existait plus pour personne crut bon de manifester sa présence et cela fut suffisant pour qu'il le toise de haut en bas. Comme il le faisait à chaque fois qu'il rencontrait une nouvelle personne. C'était ainsi qu'il  se faisait son avis sur des inconnus: en les observant. Sauf qu'il ne pouvait pas être totalement objectif sur celui qui semblait considérer Ella comme sa propriété ou qui aurait clairement voulu passer plus de temps avec elle. « Rivers, je vous présente le frère du Docteur Collins, Andrew Collins.  », il fut presque satisfait d'entendre vouvoiement employé par la jeune femme, parce qu'il savait ce que cela pouvait signifier. Luke Rivers n'était pas un prétendant de la jolie brune, sinon jamais elle ne se serait adressée à lui de cette manière, il en était persuadé. Tout du moins, c'était l'impression qu'il avait. « Enchanté », souffla-t-il d'un ton clairement mensonger. Il n'était pas enchanté de le rencontrer et pour passer une bonne soirée, il n'avait pas besoin de ce genre de rencontres. La réciproque paraissait vraie aussi. Silencieusement, les deux hommes se fixèrent, tels deux prédateurs prêt à sauter sur un adversaire. Pourtant, ils n'étaient pas supposés être en compétition, car il n'était pas supposé ressentir une pointe de jalousie quand un homme parlait à Ella. Tout comme il n'était pas censé la regarder avec autant d'intérêt et de passion. Quand il l'avait rencontré la première fois elle n'était qu'une amie d'Aidan et durant des années, elle était restée cette jeune femme qu'il voyait fréquemment sans pour autant la voir réellement. Il ne savait pas ce qui avait pu se passer, comment les choses avaient changé, mais un jour, le changement s'était produit. Il avait commencé à la voir différemment, comme une femme capable de l'attirer, lui provoquant des frissons dans le corps et lui redonnant le sourire quand il n'avait aucune envie de sourire. Naïvement, il avait cru que ce changement était passager, que tout redeviendrait comme avant, mais ce jour n'était pas arrivé. Au contraire, à force de la côtoyer, tout s'était amplifié. Et peu à peu, il perdait le contrôle de tout. Mais surtout de ce qu'il pouvait ressentir pour elle. « J’ai besoin de fumer. », entendant l'annonce de la chirurgienne, il fronça les sourcils. Il ne se souvenait pas de l'avoir déjà vu un jour avec une cigarette à la main, pourtant quand il s'agissait de la jeune femme il faisait attention aux moindres détails. La voyant s'éloigner vers l'extérieur, il n'attendit que quelques secondes avant de la suivre dans la nuit de Los Angeles. Doucement, il s'approcha d'elle, sans savoir ce qu'il était supposé lui dire exactement. Mais heureusement, elle fut plus rapide que lui. « Ton frère ne m’avait pas dit que tu venais avec lui.  », Aidan avait omis de lui dire aussi que son amie viendrait. Dans le cas contraire, il aurait pu se préparer à la voir, à la croiser et il aurait pu tenter de lutter contre les émotions qui l'envahissaient quand elle était à quelques centimètres de lui. « Il m'a proposé dans l'après-midi. C'était une façon pour lui de se faire pardonner d'avoir oublié qu'on devait déjà passer la soirée ensemble normalement.  », expliqua-t-il tout en la regardant. Il ne lui en voulait même pas. Car son frère faisait partie des personnes à qui il pouvait tout pardonner. Les liens du sang étaient plus important d'après lui que des rendez-vous manqués. Mettant les mains dans les poches de sa veste pour calmer sa nervosité, il continua de l'observer, se sentant comme un adolescent timide. « Tu fumes maintenant ? », finit-il par demander avec une pointe d'humour dans la voix. Il se doutait que ce n'était pas le cas et qu'elle avait donné un faux prétexte pour pouvoir s'isoler. Peut-être même pour pouvoir l'éviter lui. Mais il n'avait pas envie qu'elle l'évite, même s'il savait que c'était mal qu'ils soient ensemble au même endroit. « Dure journée ? », il savait reconnaître des journées difficiles chez des chirurgiens quand il en voyait. Ils avaient tous ce regard plus triste quand quelque chose s'était mal passé, il l'avait vu chez Jace et Aidan à plusieurs reprises. Et il avait un peu le même regard lorsqu'il perdait une affaire. Il avait envie de l'aider à se sentir mieux, d'être présent pour elle, mais il n'était pas certain d'avoir le droit de le faire. Que ce soit raisonnable pour lui d'être trop proche de la jeune femme qui animait son coeur.
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MessageSujet: Re: » YOU MAKE ME FEEL, LESS BROKEN (andrella) Lun 1 Mai - 21:22

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I think my problem was - I’ve always had this idea of what love was like, you know? I was so scared to fall in love because I thought I would only get hurt in the end. I guess I just never believed in happy ever afters. I thought love was biting your tongue and nodding your head and being who they wanted you to be. But god, then I met him and suddenly I felt like I could breathe again. He told me he loved me and I told him the same and I knew we both meant it. I knew it because I wasn’t afraid to dance in front of him. I knew it because anywhere felt like home if I was with him. Because hearing his laugh made me feel like I was walking on water. Because my hand felt empty without his. I knew it because I believed love felt like being in a cage. But then he loved me, and it felt like freedom


D’ordinaire la jeune femme ne perd pas son temps à ce genre de soirée. Certains peuvent penser qu’elle est trop snobe pour cela, et grand bien leur fasse. Le fait est qu’elle ce fiche éperdument de ce que l’on peux penser d’elle, tant que l’on respecte son travail … Car finalement c’est ce qui est au centre de sa vie. On peux l’appeler comme on le souhaite, vieille fille ou autre elle n’en à que faire aussi car elle fait un métier qui la passionne et que d’y consacrer tout son temps n’a jamais été un problème pour elle. Sur ce point son père et elle ce ressemblent peut être un peu trop de l’avis de son jeune frère, car quand elle reprochait plus jeune à son père de passer des heures et des heures au bureau sans avoir de temps pour eux elle en fait tout autant. Elle est capable d’accumuler les gardes sous la simple excuse que l’on à besoin d’elle. Pourtant elle n’est pas la seule chirurgienne traumatologique de l’hôpital, on la dit être la meilleure peut être mais le fait est que les gens qui travaillent avec elle sont eux aussi des pointes en la matière. Alors en soit on n’a pas toujours expressément besoin d’elle, mais elle à pourtant toujours beaucoup de mal à quitter les lieux. Quand elle le faisait cependant elle avait à peu près le même genre d’activité, quand elle ne rattrapait pas les heures de sommeil qui lui manquait, elle profitait de ses proches et de sa famille. Elle passait prendre un déjeuner avec son père, faisait semblant d’apprécier quelques heures de shopping avec sa mère, essayait si elle le pouvait de prendre un verre avec sa meilleure amie ou un thé avec Hunter. Ce n’était jamais bien différent, toujours les mêmes choses réglées comme une horloge. C’était aussi un de ses défauts principal, il fallait que tout soit toujours prévu à l’avance car elle n’aimait pas faire face à de nouvelles choses, imprévue. Un comble pour une chirurgienne comme elle, qui était pourtant reconnu pour ne pas avoir peur des complications, connue pour s’adapter aux situations qu’on lui présentait. 90% des meilleurs chirurgiens traumato du pays avaient un passif dans l’armée, aucun d’eux ne lui arrivait à la cheville et pourtant elle n’était jamais partie sur le terrain. Elle était capable de s’adapter dès qu’elle ce trouvait devant un patient, une personne vivante ayant besoin d’elle pour continuer à vivre. Pourtant dans sa vie personnelle elle ne savait pas toujours composer avec l’inattendue, elle détestait cela de ne pas être préparée donc elle prévoyait toujours tout à l’avance. Elle avait conscience que pour certains parfois cela pouvait être compliqué, mais le fait est que l’organisation était la clefs. Tous avaient des métiers qui prenaient du temps, si elle était chirurgienne, son père lui devait gouverner un état, Sonia devait s’occuper de ce gouverneur, Hunter devait arrêter les méchants et les mettre sous les barreaux, son frère avaient bien trop de personnes à aider. Sa mère était finalement celle qui avait peut être le moins d’impératif, mais elle était aussi la personne qu’elle tentait de voir le moins alors … Cette soirée entre collègues cela faisait des jours qu’elle ce préparait, parce que si l’on voulait réunir un maximum de chirurgien cela ne ce faisait pas en un claquement de doigts. Ils avaient tous des plannings à respecter, ils avaient tous des responsabilités plus grandes qu’eux sur les épaules alors ce n’était pas le genre de chose que l’on pouvait ce permettre d’organiser avec légèreté la veille pour le lendemain. Elle savait donc parfaitement qui s’y trouvait ou non, parce que tous avaient du accorder leurs violons, chacun avaient du mettre en place une garde libre afin qu’un homologue puisse être présent à l’hôpital tandis que eux seraient en train de boire des verres au bar à côté. Elle savait les noms de toutes les personnes présentes, parce que c’est ainsi qu’elle agissait toujours, elle lisait une information et l’enregistrait, décidant plus tard si elle la gardait ou non. On lui demandait souvent - trop souvent - de répéter le tableau périodique de tête, et si plus jeune cela l’avait fait beaucoup rire ce n’était plus le cas aujourd’hui et à cette question vous récolterez simplement et durement un regard noir et sinistre pour toute réponse. Elle savait donc que sa meilleure moitié, Aidan, serait là il l’avait promis. Après tout il était à l’origine de cette idée, il lui avait rabâche les oreilles tellement de fois qu’elle avait fini par accepter. Jusqu’à ce qu’elle n’arrive en école de médecine elle n’avait jamais entendu parler de la famille Collins. Rien de bien étonnant en soit puisqu’elle était une Malone, elle ne connaissait que les familles qui était importantes de près ou de loin pour la sienne et au diable les autres. Il était important de savoir avec qui l’on pouvait bavarder librement, et avec qui il valait mieux garder ses idées bien à soit. Ce qui n’était pas toujours bien évident pour la jeune femme d’ailleurs qui avait bien du mal à garder sa bouche fermée face aux idioties qu’elle pouvait souvent entendre … Les Levinson - à son grand plaisir- étaient une famille qu’elle connaissait par coeur et avec qui elle savait pouvoir être plus ou moins libre d’esprit. Côtoyant la sienne depuis toujours, ils faisaient plus ou moins partis de sa propre famille à ses yeux. Mais les Collins eux … Elle n’en savait rien, ne les connaissait pas avant que le visage d’Aidan ne ce fiche entre elle et le tableau le premier jour. Faisant tourner son sang rapidement, puisqu’elle n’y voyait plus rien, perdait le fil du cours et qu’elle détestait ça. Décidant donc par la même occasion, de le détester lui. Enfin … Jusqu’à ce qu’il ne devienne la personne qui partageait toutes ses horreurs avec elle, son colocataire malgré le fait qu’elle n’était pas dans la nécessité d’en avoir un, son pilier face à un internat des plus rudes et aujourd’hui encore une des personnes comptant le plus à ses yeux. Il était parfois d’ailleurs assez impressionnant de les voir faire ensembles, ou opérer ensembles. Certains parlaient d’eux comme de légende, car lors d’une opération ils n’avaient pas besoin de mots pour ce comprendre et complétaient les phrases de l’autre. Oui Aidan Collins avait fait dans sa vie une entrée plus que remarquable, et immanquable. Inséparables elle n’était pas passé a côté des repas de famille qui lui démontraient à quel point la sienne pouvait avoir des dysfonctionnement, doucement mais très certainement elle avait appris à connaître chacun d’entre eux et à les aimer. Ou presque … Il était d’une certitude qu’elle adorait Cara, vraiment elle était comme une soeur qu’elle n’avait jamais eu et toute les deux s’entendaient à merveille. Quand elles ce voyaient cependant puisque les occasions étaient rare, partagée entre sa propre famille et son désir de réussir Eleanor n’avait pas passé avec elle autant de temps qu’elle aurait voulu. Du temps qu’elle avait appris à regretter quand la jeune femme avait quitté ce monde du jour au lendemain, une perte qu’elle avait plus d’une fois pu voir dans les yeux de son ami et qui lui avait appris aussi à quel point cela pouvait faire mal de perdre quelqu’un. Combien de fois c’était-elle demandé comment les choses ce seraient passées si elle avait été son chirurgien, combien de fois c’était-elle demandé si elle aurait pu faire quelque chose ? Et il y’avait Andrew. Tout deux ne c’étaient pas souvent croisés, le fait est qu’il avait un emploi du temps bien chargé tout comme elle et que la plupart du temps quand elle s’incrustait aux repas de famille il ne s’y trouvait pas. Elle l’avait cependant rencontré quelques fois plus tard avec sa femme, avait fait partie de ceux qui à la naissance de sa fille avait envoyé une carte et un cadeau pour les féliciter tout les deux. Et puis c’était tout, ou presque. Elle entendait parler de lui au travers d’Aidan, tout comme il devait entendre parler d’elle. Elle avait donc de loin suivit les histoires familiales, les quelques problèmes qu’il rencontrait avec sa femme ou qu’il traversait lui même sans jamais vraiment s’impliquer dans des histoires qui ne la regardait pas. Andrew n’avait été pendant longtemps que le frère d’Aidan. Ce qui actuellement était presque risible finalement, quand on savait à quel point il avait cette capacité de lui faire perdre tout les moyens en un simple regard bleuté … Encore une fois donc Ella savait parfaitement qui devait ce retrouver là ce soir, bien sûr et malheureusement elle savait que Rivers s’y trouverait et savait que pendant un temps elle devait jouer à une jeune femme sympathique mais qu’elle ne tiendrait pas longtemps avant d’avoir la chance d’être extirpée de là par Aidan. Un Collins donc devait être présent un seul d’entre eux, et certainement pas celui qui c’était retrouvé devant elle tandis qu’elle entamait peut être son troisième verre sous le discours ennuyeux d’un chirurgien qui voulait l’avoir rien qu’à lui sans comprendre qu’elle n’en avait rien à faire. Ce n’était pas Aidan qui était venu la secourir comme il en avait pourtant toujours l’habitude comme un accord tacite entre eux. Non, cette fois c’était Andrew qui c’était trouvé là sans qu’elle ne s’y attendre. Parce que quel raison avait-il de ce trouver là ? Dans un premier temps déjà, il n’était pas chirurgien ce qui était une note assez importante pour être relevé. Et dans un second temps, Andrew ne fréquentait pas vraiment les bras, ou tout du moins il ne les fréquentaient plus. Elle savait ça, parfaitement ce qui rendait encore plus improbable sa présence ici, ce soir. Le problème n’était pas vraiment qu’elle n’avait pas prévu sa venue, il y’avait assez de place ici finalement et ce bar ne leur était pas réservé. Le problème était qu’elle ne c’était pas préparé a cette éventualité. En toute logique pourtant elle aurait du le faire, elle aurait du peut être prévoir que le chirurgien ramène son frère à une soirée qui s’annonçait sympathique et décontractée. Mais non, cette éventualité ne c’était absolument pas présenté dans son esprit et à l’instant ou elle avait posé les yeux sur lui, bien des sentiments c’étaient mélangés en elle. Confuse … Heureuse … Mitigée … Toute ses dernière fois ou ils c’étaient vus, étaient plus ou moins des situations qu’elle avait pu gérer. A l’hôpital plus qu’ailleurs en réalité, puisqu’elle avait ce calme olympien quand il était arrivée avec sa fille dans les bras. Même si elle ne c’était jamais sentie aussi perturbée qu’en sentant son regard posée sur elle tout le long, ou bien par son sourire qui lui faisait oublier ce qu’elle étant en train de faire. Mais à tout ses moments en particulier elle avait eu quelque chose à ce rattacher : un ordre à donner à un interne passant par là, une conversation avec une personne qui était là avec eux … Elle ne c’était pas retrouvée réellement seule avec lui finalement, et c’était en fait ce qu’elle recherchait. Parce que quelque chose avait changé, et il fallait être complètement idiote pour ne pas s’en rendre compte. Depuis quelques semaines déjà Andrew faisait naître en elle un sentiment qu’elle n’avait jusqu’alors jamais ressentit à son égard. Son coeur commençait à battre plus vite que d’habitude, elle commençait à avoir chaud, et redoutait de devoir ce retrouver seule avec lui. Cela ne lui était jusqu’alors jamais arrivé, d’être attiré ainsi par lui, comme si il était une toute autre personne que l’homme qu’elle avait connu jusqu’alors. Là maintenant, elle était aux prises avec une situation qu’elle savait ne pas pouvoir gérer. Parce qu’elle n’avait pas prévu sa venue, et surtout par dessus tout parce qu’elle ne possédait pas toute sa tête : elle avait bu. « Enchanté » alors elle avait présenté Rivers, parce que c’était la seule chose à faire sur le coup. Et entendre de nouveau la voix grave de l’avocat était quelque chose de délicieux à entendre elle n’allait pas mentir. Elle ne pu s’empêcher de sourire en entendant le ton faussement courtois d’Andrew tandis qu'il ce tourna vers l’autre chirurgien. Comment pouvait-elle reconnaître ce genre de chose ? Elle secoua la tête avant de boire à nouveau. Fasse aux deux hommes Ella sentie la situation lui échapper, et ne supportant pas cela chercha une excuse qui pouvait la sortir de cette équation ou elle n’avait clairement pas sa place. Sortir prendre l’air dans cette nuit déjà bien noire et avancée, prétexter vouloir fumer une cigarette parce qu’elle savait que Rivers ne fumerait pas et ne la suivrait pas. Mais encore une fois elle ne fumait pas elle même, et Andrew savait parfaitement cela. Fut-elle surprise de le voir quelque secondes plus tard à ses côtés ? Pas vraiment. Parce qu’au fond ses frisons qu’elle ressentait quand il était à ses côtés étaient devenus addictif. Elle prononce des propos affreusement commun, comme le fait qu’elle ne savait pas qu’il venait remettant plus ou moins la faute sur Aidan. «  Il m'a proposé dans l'après-midi. C'était une façon pour lui de se faire pardonner d'avoir oublié qu'on devait déjà passer la soirée ensemble normalement. » Les yeux bleu d’Andrew ne la lâche pas alors qu’elle boit ses paroles, elle ne peux pas ce défaire de ce lien qui les unis pour l’instant. Parce que finalement c’est le seul et unique lien qui les unira jamais, n’est-ce pas ? Parce que cet homme est marié, parce que cet homme à une fille. Parce que cet homme est le frère d’Aidan, pourquoi ne reste t-il pas cela simplement ? Elle sourit malgré elle, parce que c’était tout à fait le genre de son ami d’oublier cela. Andrew était le genre d’homme que l’on ne pouvait pas rater dans une pièce, il avait une prestance qui la faisait frissonner encore et toujours. «  Tu fumes maintenant ? » « Hum ? » elle était perdue dans ses pensées. Elle était perdue dans ses pensées tournées vers lui, idiote qu’elle pouvait-être. Elle secoue la tête avant de sourire à nouveau « Pas du tout. Je voulais seulement me débarrasser de Rivers. » répond t-elle finalement. Ce gardant bien d’ajouter qu’elle espérait qu'il la suive. Elle avait beau être parfaitement consciente que ce n’était pas une bonne chose qu’il soient ainsi isolés tout les deux, elle ne pouvait pour autant pas s’empêcher d’apprécier la faible distance qui les séparaient et la conversation qui était en train de s’installer. « Dure journée ? » elle perd son sourire quelques secondes, repense à la jeune fille qu’elle a perdu quelques heures plus tôt et hoche la tête. Elle était la raison pour laquelle elle c’était autorisée à presque ce noyer dans l’alcool quand elle ne le faisait pourtant jamais. Elle passe une main dans son cou avant de lui répondre « J’ai perdu une jeune fille aujourd’hui. Je ne pouvais rien faire de plus, mais cela n’empêche jamais de ce sentir responsable. » Elle ne pouvait pas encore s’enlever le sourire de la petite fille de sa tête, celui qu’elle avait vu dans les yeux de ses parents quand ils avaient appris qu’elle allait s’occuper de leur fille pensant peut être qu’alors elle avait une chance de s’en sortir. « C’est toujours plus difficile quand il s’agit d’enfants. » Elle savait parfaitement pourquoi elle n’avait jamais voulu emprunter le chemin de la pédiatrie. Elle savait qu’elle n’avait pas la carrure pour cela … Et pouvoir en parler librement avec Andrew était quelque chose à laquelle elle ne c’était pas attendu.
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MessageSujet: Re: » YOU MAKE ME FEEL, LESS BROKEN (andrella) Mar 13 Juin - 17:54

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I think my problem was - I’ve always had this idea of what love was like, you know? I was so scared to fall in love because I thought I would only get hurt in the end. I guess I just never believed in happy ever afters. I thought love was biting your tongue and nodding your head and being who they wanted you to be. But god, then I met him and suddenly I felt like I could breathe again. He told me he loved me and I told him the same and I knew we both meant it. I knew it because I wasn’t afraid to dance in front of him. I knew it because anywhere felt like home if I was with him. Because hearing his laugh made me feel like I was walking on water. Because my hand felt empty without his. I knew it because I believed love felt like being in a cage. But then he loved me, and it felt like freedom


Andrew Collins avait toujours imaginé qu'il était l'homme d'une seule femme. Depuis son adolescence, il avait été un homme droit, ne regardant jamais les petites amies de ses amis et il était encore moins le genre de jeune homme à ne pas se satisfaire d'une seule personne. Parce qu'on lui avait appris très rapidement ce qu'il était bon de faire et ce qu'il était mauvais de commettre. Son père lui avait fait très vite comprendre qu'il était mauvais de faire souffrir les autres et que pour cela il devait toujours bien se comporter. Et que l'honnêteté dominait toujours sur le mensonge. Chez les Collins, la sincérité était primordiale, tout comme le respect. Qu'il s'agisse d'Aidan ou de lui-même, l'exemple à suivre avait été celui de leur père, qui n'était pas connu pour commettre de mauvais actes et qui se comportait de la manière la plus noble qu'il soit avec leur mère depuis qu'ils étaient mariés. C'était le modèle qu'il devait suivre. Très longtemps, l'avocat avait cru que c'était possible pour lui de prendre un chemin similaire à celui de son paternel. Parce que déjà par son métier, il avait fait comme le patriarche, il s'était dirigé vers la justice, pour faire le bien dans cet univers, pour être du côté des gentils. Car il n'était pas fait pour faire partie des méchants. Il n'en avait pas l'âme noircie, même si physiquement il en avait l'étoffe. Et il suffisait de le voir s'énerver pour comprendre que s'il l'avait désiré, il aurait été parfaitement crédible en mauvaise personne. Sauf qu'il ne voulait pas être de ceux qu'il était mauvais de fréquenter. Il préférait être quelqu'un de bien. C'était ce qu'il s'était évertué de faire pendant plus de trente ans mais à un moment donné, sans qu'il ne le voit venir, depuis la mort de Cara et de Jolene, il avait l'impression de se fourvoyer plus fréquemment. De ne plus ressembler à celui qu'il était auparavant. Pour commencer il s'était mis à boire, il était sombré peu à peu dans l'alcoolisme à cause de la peine qui rongeait chaque centimètre carré de sa chair. La douleur avait été si forte quand il avait compris qu'il avait perdu les deux femmes ayant le plus d'importance pour lui, qu'il n'avait pas réussi à passer outre. Il avait essayé autant qu'il le pouvait, il s'était battu pour ne pas se laisser aller, mais les vagues l'avaient emporté violemment loin du rivage et il n'avait trouvé rien ni personne sur lequel s'agripper pour revenir sur le sable. Il avait perdu sa bataille contre les ténèbres et un tournant avait été pris pour le jeune Collins. Cela avait suffi à changer ses croyances de lui-même et il avait cessé de se voir comme quelqu'un d'irréprochable, car il avait la preuve devant ses yeux qu'il pouvait flancher et passer du mauvais côté de la barrière. Il avait franchi une ligne invisible de laquelle il était supposé rester loin. Et malgré toute l'aide qu'Ophelia et Aidan avaient pu lui apporter, il ne s'était pas montré assez fort pour combattre. Tout simplement, parce qu'il ne le souhaitait pas. Il ne désirait que faire taire cette voix assourdissante qui lui répétait inlassablement que sa soeur et sa nièce ne reviendraient jamais. Naïvement, il avait pensé que l'alcool et plus particulièrement le whisky était la solution idéale. Il avait conscience à présent qu'il avait été idiot, qu'il n'aurait pas dû, mais quand cela était arrivé, il voyait dans son choix la seule issue possible. Il avait arrêté de profiter pleinement de ses proches et de sa femme, qui avait cessé de le regarder avec des yeux remplis d'amour. Il avait cru qu'il pourrait compter sur elle pour l'épauler, pour lui sortir la tête de l'eau mais finalement mois après mois, elle avait entraîné un peu plus fortement sa chute. Elle l'avait aidé non pas à se relever mais à couler davantage.  Et il n'y avait que la possibilité de devenir père qui lui avait permis de reprendre une vie normale loin des ténèbres. Tout du moins, il l'avait cru bêtement. Il l'avait imaginé pensant que c'était possible de ne pas être marqué pour l'éternité par des périodes aussi sombres. Mais l'obscurité ne l'avait jamais complètement quitté. Elle avait demeuré dans son âme, faisant son nid, tissant sa toile comme une araignée pour le gagner sans qu'il ne s'en rende compte. Parce que sans qu'il ne puisse se préparer, il avait cessé d'aimer celle avec laquelle il partageait sa vie. Ce n'était pas la première fois qu'il aimait quelqu'un, pourtant par le passé cela ne l'avait pas poussé jusqu'au mariage, jusqu'à se rendre à l'autel pour unir sa vie à une femme. A présent, il avait la sensation que les voeux, qu'il avait prononcé, que ses mots qui venaient de son coeur, étaient ceux d'un autre. Ce n'était plus le sien. Il ne les pensait plus. Il ne savait pas comment cela s'était produit mais Anna n'était plus la femme avec laquelle il voulait rester jusqu'à la fin de ses jours. Elle ne représentait plus son futur, elle avait surtout l'allure d'un passé douloureux et de toutes ses épreuves qu'il avait traversé et qui l'avait marqué à jamais. Il aurait aimé pouvoir rester l'homme d'une seule femme dont les principes n'avaient pas évolué à mesure que le temps passait, sauf que ce n'était plus lui. Il n'était plus cet adolescent imaginant qu'il ne franchirait aucune limite. Parce que chaque fois qu'il se perdait dans ses pensées, ce n'était plus à Anna qu'il pensait. C'était à une autre femme. Une femme qui lui était interdite et qu'il n'était même pas censé regarder tant qu'il était marié à celle qu'il avait épousé. Mais il ne pouvait pas s'empêcher et s'il faisait son possible pour se mentir à lui-même, il savait que c'était mauvais pour lui, qu'il risquait d'y perdre tout ce qu'il avait de plus cher. C'était inexplicable ce qui lui était arrivé et même s'il ne pouvait pas cautionner les maris trompant leurs femmes avec la première déesse passant devant eux, il leur ressemblait quand même de plus en plus. Cela ne lui était jamais arrivé jusqu'alors et c'était ce qui le perturbait le plus. Il connaissait Ella Malone depuis qu'Aidan et elle avaient commencé l'université de médecine, mais avant il ne la regardait pas de la même manière. Il l'avait toujours vu comme l'amie de son petit frère et nullement autrement. Ils avaient partagé quelques dîners ensemble par le passé quand elle venait dans la demeure familiale, ils s'étaient vus souvent, sans qu'il ne prenne véritablement le temps de la connaître pour ce qu'elle était et non comme l'amie d'Aidan. Quelque chose avait changé du jour au lendemain, comme si tout d'un coup, il avait commencé à réellement la voir, comme si enfin il avait pris le temps de laisser son regard se poser sur ce visage harmonieux aux traits magnifiques. Chaque fois qu'il la voyait c'était pareil pour lui. Il la fixait de cette manière si intense qu'il n'arrivait guère à savoir comment personne n'avait pu remarquer qu'elle l'attirait. Qu'elle avait cet effet magnétique sur lui. Il ne la désirait pas comme il aurait pu désirer une femme pour passer une simple nuit en sa compagnie, c'était nettement plus puissant. Et il se refusait tout moment en sa compagnie de peur de vaciller. De peur de ne pas être assez fort pour combattre cette envie qu'il avait d'unir ses lèvres aux siennes. De peur de se laisser happer par les frissons qu'elle provoquait quand elle se trouvait non loin de lui. Alors en choisissant d'aller la voir elle plutôt que Jace, il avait été un véritable idiot, mais cela avait été plus fort que lui. Elle se tenait là avec un homme qu'il ne connaissait pas et il avait ressenti une forme de jalouse s'emparer de lui. Il n'avait aucun droit sur elle, pas même de la regarder, mais il s'était senti obligé d'aller lui parler. D'aller la voir au lieu de rester en arrière, comme la logique l'imposait. Mais quand il était question d'Ella, il n'arrivait plus à être logique, à se comporter de manière rationnelle et raisonnable. Elle le rendait différent, et il avait peur de ce que cela pouvait entraîner. De ce qui pourrait se produire un jour s'il faisait disparaître les barrières qu'il s'imposait. Car il était toujours marié aux yeux de tous, même si dans son organe vital, tout soupçon d'amour avait disparu. Dans son esprit, il était divorcé depuis de nombreux mois, mais il savait qu'au moindre écart sa femme s'empresserait de lui faire payer, comme elle l'avait déjà fait en refusant le divorce. Elle était capable de lui faire vivre un enfer, alors il lui était proscrit de se laisser aller. Il ne devait même pas y penser une seconde. Néanmoins, la soirée le rendait face à une situation encore plus délicate. Il était dans un lieu propice aux dérives, où ses démons semblaient l'appeler constamment et contre lesquels il luttait férocement chaque fois qu'il se rendait dans un bar. Il préférait prendre le risque de faire un pas de trop avec Ella plutôt que rester trop longtemps dans une pièce où l'odeur de l'alcool chatouillait son nez pour l'attirer. Ce fut ce qui le poussa à suivre la chirurgienne à l'extérieur du bar pour retrouver un air plus respirable. Et moins envoûtant. C'était dangereux pour lui d'être seul avec elle, parce que les quelques fois où cela était arrivé, il avait pu sentir cette tension si forte entre eux, que le reste du monde paraissait avoir disparu.  Ce n'était pas une banale attirance, lorsqu'elle était présente, elle éclairait une pièce et elle lui donnait envie de sourire. De ce genre de sourires qu'il avait cessé de connaître depuis la mort de Cara et de Jolene. Avec Ella, il avait presque l'impression de pouvoir revivre. De pouvoir enlever ce poids appuyant en permanence sur ses épaules. Cela était aussi réconfortant que triste pour Andrew qui ne savait jamais comment il devait gérer les choses. Devait-il se comporter en ami avec elle ? Ou devait-il l'éviter dans l'espoir que les sensations qu'elle provoquait chez lui disparaissent ? Il ne savait pas. Et pour le moment, ses songes étaient trop perturbés par la proximité de la jeune femme pour qu'il parvienne à réfléchir pleinement. « Hum ? », elle avait l'air complètement perdue dans ses pensées elle aussi.  Comme si elle avait presque oublié sa présence, comme si tout d'un coup elle avait quitté la terre ferme pour se retrouver ailleurs. Mais quand elle lui lança un petit sourire, ce fut à son tour d'être absent l'espace de quelques secondes. Elle avait un sourire rayonnant, presque magnétique pour Andrew Collins, et il n'arrivait pas à faire taire les étincelles que celui-ci pouvait provoquer dans ses entrailles. Il avait beau essayer, il n'y parvenait pas. C'était comme la petite gazelle chétive luttant contre une troupe de lionnes affamées, il ne faisait pas le poids. « Pas du tout. Je voulais seulement me débarrasser de Rivers. », étrangement il appréciait le fait qu'elle n'ait pas envie de rester un instant de plus avec cet homme qu'il avait trouvé désagréable. Ou était-ce la jalousie qui avait parlé  ? Il préférait se dire qu'il ne l'était pas vraiment et que ce Luke Rivers faisait partie des hommes à ne pas fréquenter, cela le rassurait, même s'il savait au fond de lui qu'il mentait complètement. « Un peu collant et lourd, je me trompe ?  », demanda-t-il en la regardant du coin de l'oeil. Il avait l'impression de lui parler comme il aurait pu le faire avec quelqu'un de normal, comme si cela était parfaitement naturel pour eux de se retrouver à deux dans un coin isolé pour discuter. Sauf que ce n'était jamais le cas. Cela ne leur arrivait pas de passer du temps ensemble, comme deux connaissances auraient pu le faire. Entre eux, rien n'était véritablement normal. Ils n'étaient pas comme des amis, mais malgré tout, il ne mit pas longtemps pour remarquer que quelque chose d'autre semblait clocher chez la jeune femme. Il connaissait ce regard qu'elle avait et il n'avait pas envie de savoir qu'elle était perturbée. Que quelque chose n'allait pas, parce qu'inconsciemment il avait ce désir de prendre soin d'elle, de s'assurer qu'elle était heureuse, peu importe le prix que cela pouvait lui coûter ou les risques qu'il prenait. « J’ai perdu une jeune fille aujourd’hui. Je ne pouvais rien faire de plus, mais cela n’empêche jamais de ce sentir responsable. », face à la réponse d'Ella, il perdit lui aussi son petit sourire, ses traits se fermèrent et il comprit pourquoi elle n'était pas joviale. Il ne comprenait jamais comment Aidan et Jace pouvaient réussir à endurer des épreuves aussi difficiles presque tous les jours sans être touché. Car lui il en était incapable. Et il ne pouvait que penser à la peine des parents. Il connaissait ce sentiment de perte et il avait mal pour eux, pour ces personnes qui n'avaient rien demandé et qui avaient perdu l'être le plus cher qu'ils avaient. En une seconde, leur fille s'était envolée et plus jamais ils ne pourraient la retrouver. « C’est toujours plus difficile quand il s’agit d’enfants. ». La perte d'un enfant était la pire. Et la simple pensée de perdre Rose lui retournait le coeur. Sans elle, il n'était plus rien, il n'avait plus de véritable raison de vivre. Elle était ce qu'il avait de plus précieux sur terre. Perturbé par ce qu'Ella lui avait dit, son regard se perdit dans le vide, ce qu'elle sembla remarquer car il pouvait sentir qu'elle l'observait. Pour se concentrer de nouveau sur la conversation, il secoua la tête. « Tu as raison, tu n'es pas responsable, tu n'as pas à te sentir coupable. C'est toujours plus dur quand c'est des enfants, mais c'est humain de penser ainsi..... Vous seriez des robots si vous ne ressentiez rien lors de la perte d'un patient. », tenta-t-il d'expliquer pour la réconforter comme il le pouvait. Il ne pouvait pas faire grand chose de plus pour qu'elle se sente mieux. Il aurait aimé pouvoir poser sa main sur la sienne, peut-être même la serrer contre lui, mais cela n'était pas autorisé. Il sourit malgré lui, désireux de lui faire penser à autre chose pour quelques minutes. « Si ça peut égayer ta journée, dis-toi que j'ai évité la prison à vie à un adolescent de dix sept ans aujourd'hui. Il se passe des choses horribles, mais il y a quand même du bon autour de nous. Et je crois que ça en est la preuve. », ajouta-t-il tout en l'observant. La libération de Marcus avait été le meilleur moment de sa semaine, jusqu'à ce soir en tout cas. Car le regard d'Ella plongé dans le sien était plus appréciable encore que sa victoire de l'après-midi.  « Demain sera une belle journée pour sauver des vies, je te le promets !  », finit-il par conclure en affichant un sourire plus grand sur ses lèvres, posant sa main non loin de celle de la jolie brune. Il n'y avait que quelques centimètres qui les séparaient, des centimètres si petits que maladroitement il aurait pu les faire disparaître. Et il le souhaitait, mais le bon et le mauvais se battaient furieusement en duel dans sa tête pour qu'il ne succombe pas. Pour qu'il résiste à l'appel du fruit défendu.


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MessageSujet: Re: » YOU MAKE ME FEEL, LESS BROKEN (andrella) Dim 25 Juin - 18:58

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I think my problem was - I’ve always had this idea of what love was like, you know? I was so scared to fall in love because I thought I would only get hurt in the end. I guess I just never believed in happy ever afters. I thought love was biting your tongue and nodding your head and being who they wanted you to be. But god, then I met him and suddenly I felt like I could breathe again. He told me he loved me and I told him the same and I knew we both meant it. I knew it because I wasn’t afraid to dance in front of him. I knew it because anywhere felt like home if I was with him. Because hearing his laugh made me feel like I was walking on water. Because my hand felt empty without his. I knew it because I believed love felt like being in a cage. But then he loved me, and it felt like freedom


Elle ce souvenait encore très distinctement de sa rencontre avec Aidan à l’école de médecine le premier jour. Il avait été le premier à attirer l’attention sur lui en répondant juste à une question posé dès les premières minutes, ce qui avait eu le don de particulièrement l’agacée. Elle avait toujours eu pour habitude d’être la première dans absolument tout les domaines, et ce type venait de lui voler la première place juste sous son nez pour la simple raison qu’il avait levé le bras un peu plus vite que lui. Sa première approche avait été principalement pour lui montrer qu’elle était en tout point bien meilleure que lui -parce qu’elle en était persuadée- et lui rabattre le peu de vanité qu’il aurait pu éprouver. Parce qu’elle était une Malone et qu’elle refusait qu’on lui marche sur les pieds dès le premier jour, même si elle aimait la compétition, elle aimait aussi établir qu’elle était la meilleure parce que c’était ce qu’elle était. Alors quand elle c’était approché de lui dans les couloirs de l’université, d’un pas décidé, bien décidée, elle avait prévu de lui faire sa petite démonstration de force et de le laisser pantois derrière elle. Au lieu de quoi une amitié était née, et sincèrement elle ne le regrettait absolument pas. La jeune fille n’avait été jusqu’alors pas le genre de personne à s’entourer. Il faut bien l’avouer porter son nom de famille n’est absolument pas quelque chose de facile, on ne peux pas faire confiance aux gens comme lui à toujours appris son père, parce qu’ils peuvent être attiré que par la fortune et la renommée qu’implique le fait qu’elle était une fille Malone. Cela n’avait jamais été le cas du jeune homme qui était rapidement devenu son ami, l’un des rares qu’elle avait en toute sincérité et doucement les Collins avaient pris dans sa vie une place tout à fait particulière. Aidan et elle étaient tout bonnement inséparables, ils avaient cet habitude de toujours bosser ensembles, de vivre ensembles, il était comme une seconde partie d’elle même qu’elle n’avait pas besoin d’expliquer et c’était peut être finalement ce qui lui avait manqué toute sa vie. Avoir quelqu’un à ses côtés qui pouvait comprendre tout ce qui pouvait peser sur ses épaules sans avoir besoin d’en parler, sans avoir besoin de s’attarder sur ça. Alors en effet, elle avait connu Andrew Collins quelques années auparavant. Après tout il était le frère d’Aidan, elle ne savait pas comment cela aurait pu être possible autrement. Mais à ce moment là, à cette époque là elle ne ressentait pas un dixième de ce qu’elle ressentait alors qu’ils ce trouvaient tout les deux sur cette terrasse. Les histoires d’amour cela n’a jamais été son truc, étant une personne plus que rationnel elle c’est toujours bel et bien rendu compte que l’amour n’est que concept que l’on aime placer sur tout les mots. Deux corps ne réagissent pas par amour mais bel et bien par attirance, c’est l’attirance et le sexe qui maintiennent un couple alors elle à rapidement pris le partit de garder le côté attirance et sexe, et de ce débarrasser de la partie un peu plus lourde qu’est une relation de couple. Elle ne cochait pas toutes les cases de le normalité que l’on essayait de vendre aux êtres humains puisque la plupart de ses amis ou de ses connaissances étaient déjà mariés, et avaient ou attendaient des enfants quand son seul bébé à elle était son boulot. Toutes personnes la connaissant pouvait valider cela, c’était à peu près tout ce qui comptait dans sa vie : son boulot, et son frère. Elle n’avait pas besoin de beaucoup plus. Alors bien sûr sa mère ce faisait un sang d’encre, comment sa fille unique ne pouvait n’avoir jamais amené à la maison un seul petit ami, comment sa fille unique ne pouvait-elle pas déjà être fiancé avec un homme digne de ce nom ? La réponse était simple. Parce qu’elle était d’une exigence particulière, comme on lui avait apprit à l’être tout au long de sa vie. Voilà ce qui ce passe quand on répète à sa fille que l’on ne peux pas faire confiance aux premiers venus, que l’on doit respecter des règles précises, qu’elle doit être meilleure que tout le monde peu importe le domaine qu’elle pouvait choisir. C’était ce qu’elle avait fait, elle avait appliqué tout ce qu’on lui avait dit, à la lettre. Ses amis proches ce comptaient sur les doigts d’une main, elle était la meilleure dans son domaine sur toute la côte est, sa simple présence imposait le respect. N’était-ce pas là tout ce qu’on lui avait toujours demandé d’accomplir ? En tant que femme de toute évidence elle n’était pas non plus vierge, ni blanche comm en neige bien entendu mais aucun des partenaires qui avaient pu passer un tant soit peu de temps à ses côtés ne l’étaient restés. Parce qu’elle n’avait jamais ressentit une attirance plus importante que les autres, parce qu’elle n’avait jamais sentit qu’elle avait besoin de plus persuadé que cela n’arriverait jamais. Elle avait assisté à bien des mariages, elle avait accompagné Sonia dans toutes les étapes de préparation du sien, elle avait assisté un sourire plus que sincère aux lèvres à l’échange de ses voeux avec Adam. Elle avait été là quand Aidan avait promis à sa future femme que cela durerait jusqu’à ce que la mort les séparent, quand Jace avait affirmé à Cara qu’il l’aimait plus que tout. Elle avait été tout aussi présente aux naissances, aux anniversaires, aux célébrations. Elle était toujours présente pour les personnes qui l’entouraient, dans les bons comme dans les mauvais moments mais à aucune occasion n’avait-elle ressentit une pointe d’envie. Sa vie comme elle était lui suffisait amplement. Et pourtant quelque chose qu’elle ne connaissait pas c’était produit, du jour au lendemain elle n’était pas franchement certaine de comment cela était arrivé. Elle fréquentait les Collins depuis plusieurs années maintenant, assez pour les considérer comme des membres de sa famille, assez pour ne plus être autant sur la défensive quand elle était en leur compagnie et pourtant … Un déclic. Dans sa vie Eleanor ne c’est jamais sentie gênée, habituée à être élevée à un rang particulier avec la simple prononciation de son nom de famille, elle à toujours eu cet aspect un peu distant et froid avec les gens. C’est ainsi que vont les protocoles, ainsi qu’on lui à toujours appris à ce comporter. Elle était peut être chirurgienne aujourd’hui, mais le fait est que du sang royal coulait toujours dans ses veines et que cela devait avoir une conséquence sur sa façon d’être au quotidien. Cette carapace qu’elle n’avait plus utilisé depuis bien des années aux cotés de la famille de son cher ami, et qui pourtant avait refait surface du jour au lendemain tandis qu’elle ce trouvait dans la cuisine familiale seule avec Andrew. Leurs mains c’étaient effleurés ce jours là après qu’elle lui ai tendu un verre qu’elle venait de rincer, en une seule seconde seulement, un seul toucher et la gêne ridicule qu’elle ressentait encore aujourd’hui avait pris place. Elle avait bredouillé des excuse, fuit son regard et fait comme si de rien n’était. C’était complément ridicule elle le savait parfaitement, en avait une conscience presque maladive de ce comporter ainsi comme une adolescente. Parce qu’au fond elle n’en avait jamais vraiment été une, on lui avait demandé trop tôt d’agir comme une adulte au sein de cette famille dorée et que la présence d’Andrew à ses côtés l’avait renvoyé à un monde qu’elle ne connaissait pas du tout. Cela la paniquait, vraiment. De ce rendre compte qu’elle ressentait ce genre de choses jusqu’alors inconnue … Le visage d’Andrew n’était pas parfaitement symétrique, ses yeux bleus étaient si clairs que l’on pouvait s’y perdre dedans, elle ne ce souvenait pas de la dernière fois ou elle l’avait franchement entendu rire, et ne ce souvenait pas réellement de l’époque ou il souriait mais son coeur battait la chamade des l’instant ou il posait son regard sur elle. Il n’avait pas toute la perfection qu’elle avait toujours tenu à avoir dans sa vie. Il était peut être un très bon avocat, mais la vie ne l’avait pas épargnée, la perte de sa soeur et sa nièce avaient eu raison de lui laissant dans son sillage des séquelles qu’elle ne pouvait ignorer. Il c’était battu contre sa dépendance envers l’alcool, il était devenu parent, il était marié. Tout cet historique suffisait généralement à la chirurgienne pour passer à tout autre chose, après tout il y’avait une liste sans fin d’imperfections qui ne lui allaient pas, qui ne lui correspondait pas à commencer par le fait qu’il était marié. Et pourtant … Le simple fait de ce retrouver dans la même pièce que lui était une prise de tête, parce qu’elle faisait tout son possible pour ne pas le regarder, pour ne pas accrocher son regard par mégarde, laisser à quiconque entrevoir le fait que des frissons remontaient jusque dans son cou en passant pas sa colonne vertébrale quand il ce trouvait à quelques mètres d’elle. Elle ressentait le besoin de sentir la chaleur de son corps, la douceur de ses lèvres, de faire naître sur son visage un sourire qu’elle savait plus qu’envoutant. A cause de tout cela, elle savait devoir garder ses distances. Pour autant quand il était arrivé aux urgences avec sa fille dans les bras, elle c’était presque précipité sur lui alors qu’une simple infirmière aurait pu s’occuper de lui. Seulement elle n’aurait pas laissé qui que ce soit d’autre le faire … Si elle savait que c’était mal placé, le voir aux côtés d’Anna la rendait presque malade. C’était ridicule d’éprouver ce genre de jalousie, puisqu’elle n’en avait légitimement aucun droits. Et cela la terrorisait parce que la jalousie elle ne connaissait pas ça, elle ne savait pas avant ce que c’était que ses picotements au coeur, que cette envie soudaine de tout arrêter pour que les choses tournent en sa faveur était un simple sentiment aussi ignoble que celui-ci. Elle ne l’avait jamais été, dans aucun domaine, elle n’en avait jamais eu besoin. Et pourtant … Alors lui indiquer qu’elle allait ce retrouver seule sur la terrasse afin qu’il la suive n’était pas une idée franchement bonne, pas quand elle savait parfaitement ce qu’elle allait ressentir, pas quand elle avait bu. Mais cela était devenu presque comme une drogue, elle avait envie finalement de ressentir la tension que ressentait chaque parcelle de son corps quand il ce trouvait à ses côtés. Et à l’instant ou il avait poussé la porte pour la rejoindre sur la terrasse, elle avait ressentit malgré elle un sentiment de satisfaction. Elle savait que son cerveau ne fonctionnait pas complètement à cause de l’alcool qu’elle n’avait pas l’habitude de voir, ajoutant à cette équation la simple présence d’Andrew, et elle savait parfaitement qu’elle risquait de faire une bêtise. Elle avait trente-cinq ans, elle s’approchait de la quarantaine à grands pas et n’avait jamais fait un pas de travers, absolument jamais. «  Un peu collant et lourd, je me trompe ? » la réflexion de l’avocat la fait sourire avant même qu’elle ne procède exactement à l’identification de ce qu’il venait de dire. Parce qu’il avait cette lueur dans les yeux qu’elle appréciait voir apparaitre de nouveau de temps en temps. Cette façon qu’il avait de la regarder du coin de l’oeil, comme si il partageait un moment complice la faisait sourire, parce qu’elle aimait ce sentiment. Ce sentiment d’être proche, de ce connaître à la perfection quand ce n’était pourtant pas réellement le cas. Parce qu’ils n’avaient jamais parlé plus de cinq minutes ensembles, seuls, ils étaient toujours entourés, et ne restait jamais bien longtemps cote à cote, comme si ils s’évitaient. Enfin, c’était définitivement ce qu’elle faisait. Elle passait son temps à l’éviter. Elle hoche la tête, scrutant toujours les buildings qui illuminent le ciel. « Pas qu’un peu si tu veux mon avis! » En soit Luke n’était pas méchant, juste emmerdant. Incapable de comprendre qu’il n’y avait pas une once de chance pour que ce qu’il imaginait dans sa tête n’arrive un jour. Elle était ce soir partagée entre son humeur malicieuse qui s’exprimait à cause de l’alcool, et le fait qu’elle ressentait toujours un poids dans son âme après la perte de cette petite fille. Et d'une façon qu’elle ne savait expliquer, Andrew su déceler cela avant même qu’elle n’en parle, sans un seul mot il avait vu sur son visage que quelque chose clochait. Comment avait-il fait cela? Elle ce dévoila avec une sincérité qui l’étonna elle même, elle lui raconta ce qui lui pesait sur le coeur alors qu’elle ne le faisait jamais, pas même avec Alec. Elle ne parlait pas souvent des pertes qu’elle subissait au boulot, parce qu’elle avait mis un place un mécanisme qui ne rendait pas la chose plus facile à vivre mais qui lui permettait d’avancer. Aujourd’hui le mécanisme n’avait pas fonctionné, parce qu’il s’agissait d’une enfant. Que lorsque des enfants étaient impliqués tout était différent … Elle posa son regard sur lui quelque seconde, ce permit ce geste qu’elle ne s’autorisait jamais, analysant chaque parcelle de son visage. Andrew était plus âgé qu’elle, cela ce voyait même si il était relativement bien conservé et cela l’attirait plus encore. La sagesse que l’on pouvait lire dans ses yeux quand il ne devait pas ce prendre lui même pour une homme doté d’une quelconque sagesse. Elle était persuadée que si l’on scrutait ses yeux quelques temps, l’on pouvait voir le chagrin qui y avait pris place. Elle aurait aimé être capable de l’en délester. «  Tu as raison, tu n'es pas responsable, tu n'as pas à te sentir coupable. C'est toujours plus dur quand c'est des enfants, mais c'est humain de penser ainsi..... Vous seriez des robots si vous ne ressentiez rien lors de la perte d'un patient. » Il avait raison, elle savait qu’il avait raison. Pour autant, son coeur ne semblait pas du même avis, pas ce soir. Elle hoche la tête en silence, elle ne savait que répondre à cela, elle ce savait bornée et têtue mais lui ne le savait pas, et elle préférait ne pas faire preuve de cette part d’elle ce soir. Pas quand il cherchait à trouver les mots pour l’apaisée. Il avait raison c’était certain, mais elle s’en rendrait certainement compte le lendemain. «  Si ça peut égayer ta journée, dis-toi que j'ai évité la prison à vie à un adolescent de dix sept ans aujourd'hui. Il se passe des choses horribles, mais il y a quand même du bon autour de nous. Et je crois que ça en est la preuve. » Quand il ce tourne vers elle, elle remercie l’obscurité de cacher les émotions qui doivent passer sur son visage à l’instant ou les yeux d’Andrew ce plantent dans les siens. Elle sourit, parce qu’elle sait qu’il est très bon dans son domaine. Elle le sait parce qu’elle à déjà entendu parler de lui, elle le sait parce qu’elle écoute toujours quand on parle de lui. « Est-ce que cela devrait vraiment m’étonner venant de ta part ? » déclare t-elle sans pour autant cacher son admiration à son égard. Elle était incapable de quitter son regard. Elle regrettait presque maintenant qu’il n’y ai pas un peu plus de lumière pour qu’elle s’y perde plus encore. Avec la nuit, les yeux d’Andrew paraissaient plus sombres que d’habitude. «  Demain sera une belle journée pour sauver des vies, je te le promets ! » Est-ce normal de sentir ce genre de chose, cet enivrement soudain quand il ne s’agit pourtant que d'un sourire ? Comment était-ce possible ? Si elle ne l’avait jamais réellement regardé dans les yeux c’était parce qu’elle savait que c’était signé un pacte avec le diable en personne. Mais quand il lui souriait de cette façon … Elle ne bouge pas d’un centimètre. Elle sent une chaleur particulière l’habiter quand pourtant les nuits de Los Angeles ce rafraichissent. Elle devrait commencer à avoir un peu froid, ses bras dénudés de la sorte mais pourtant elle meurs de chaud. Voilà l’ampleur de ce sourire, il réchauffe Ella toute entière. « Je vais vous croire sur parole Monsieur Collins. » déclare t-elle simplement. Elle sent le mouvement de la main de l’avocat ce poser à quelques centimètres de la sienne seulement. Cette nouvelle proximité réveille en elle une envie particulière, celle de la retrouver, celle de trouver la chaleur de sa peau, de découvrir l’ampleur de son toucher. Pourtant elle lutte contre ses envies, contre ses pensées avant de reprendre «  Ca ne nous arrive pas souvent d’être seuls. On devrait le faire plus souvent. » Elle savait parfaitement pourquoi ça n’arrivait pas, pour pas qu’elle imagine bien trop de choses dans sa tête, pour pas qu’elle ne fasse quelque chose de stupide. Pourtant elle ne lui mentait pas, elle aurait voulu être seule avec lui plus souvent si cela avait été possible. Pendant quelque minutes le silence s’installe entre eux tandis qu’ils ne ce quittent pas des yeux, avant de s’en rendre compte elle déplace sa main plus près de la sienne sans pour autant la toucher. Laissant son imagination s’enflammer dans ses yeux toujours rivés sur ceux d’Andrew. «  Comment vont Anna et Rose ? » demande t-elle finalement, s’infligeant elle même cette douche froide dont elle avait besoin. Parce qu'il fallait que cela reste plus important que quoi que ce soit : il était marié. Il avait une fille.
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MessageSujet: Re: » YOU MAKE ME FEEL, LESS BROKEN (andrella) Ven 28 Juil - 19:26

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I think my problem was - I’ve always had this idea of what love was like, you know? I was so scared to fall in love because I thought I would only get hurt in the end. I guess I just never believed in happy ever afters. I thought love was biting your tongue and nodding your head and being who they wanted you to be. But god, then I met him and suddenly I felt like I could breathe again. He told me he loved me and I told him the same and I knew we both meant it. I knew it because I wasn’t afraid to dance in front of him. I knew it because anywhere felt like home if I was with him. Because hearing his laugh made me feel like I was walking on water. Because my hand felt empty without his. I knew it because I believed love felt like being in a cage. But then he loved me, and it felt like freedom


Dans l'existence d'Andrew Collins beaucoup de choses n'avaient pas pris le chemin qu'il avait tant désiré par le passé. Au commencement, tout avait bien commencé. A une époque, il avait tout eu. Un mariage heureux avec une femme qu'il aimait profondément, une famille exceptionnelle dont il était fier et avec laquelle il aimait passer du temps et un métier passionnant dans lequel il excellait. C'était un tableau idyllique, une manière de montrer qu'il avait réussi. Qu'il était quelqu'un, même s'il n'avait jamais vraiment désiré avoir un nom le suivant n'importe où. Mais pour toutes les personnes autour de lui, il avait tout eu pour être comblé, pour être un homme heureux. Et il l'avait été. Quand il avait toutes ces choses, tout allait bien pour lui, tout était paradisiaque, parfait et incroyablement calme. Trop calme peut-être pour que l'univers consente à lui laisser goûter à ce bonheur trop longtemps. Car finalement quand il avait perdu sa soeur et sa nièce, quelque chose paraissait s'être brisé dans son coeur et dans tout son univers. On avait commencé à détruire le puzzle pièce après pièce et petit à petit, plus rien ou presque continuait de rester à ses côtés. Evidemment, il avait toujours sa famille car malgré la perte de Cara, ils étaient unis, ils ne s'étaient pas dispersés chacun d'un côté. Ses parents et son frère ne l'avaient jamais quitté et lui aussi il avait tenu à leur prouver à quel point il pouvait les aimer. Pour être certain qu'il le sache si jamais une autre tornade venait à survenir. Mais il avait perdu tellement en si peu de temps. Même sa femme, celle qu'il avait vu longtemps comme son âme soeur. Et d'une certaine façon, il était responsable. Tout du moins, il était autant coupable qu'elle. Il n'avait pas été capable de faire son deuil, il n'avait pas pu se relever d'une épreuve aussi dure et si les ténèbres l'avaient emporté pour l'éloigner de la seule femme qu'il devait aimer, il avait une part de responsabilité là-dedans. Mais il n'était pas le seul à avoir commis une erreur. Parce qu'Anna l'avait laissé tomber autant qu'il avait pu le faire. Elle n'avait pas été ce soutien dont il pouvait avoir besoin. Et elle s'était transformée en cette reine des glaces capable de le briser en un claquement de doigts. Elle avait toujours eu ce côté plus froid que lui. Il était l'homme gentil et attentionné, elle était plus terre à terre et indépendante. Néanmoins, elle ne lui avait pas encore dévoilé un masque aussi peu réjouissant. Enfin jusqu'à trois années plus tôt. Et jusqu'à la mort de Cara, il ne lui avait jamais montré une quelconque faiblesse. Il avait toujours eu cette allure d'homme fort, capable de gravir une montagne sans en ressentir le moindre tourment. Pourtant, on avait touché à sa famille, on lui avait pris des êtres qu'il chérissait, des personnes qui étaient dans sa chair et dans son sang, et pour lui cela était plus difficile que monter en haut de l'Everest. Cela revenait à lui enlever tout dans son monde. A lui retirer ses deux jambes, l'empêchant alors de marcher. Il avait traîné sa carcasse pendant des mois et même s'il parvenait maintenant à se déplacer sans difficulté grâce à sa fille, il portait encore tous les jours les séquelles. Il était rempli d'imperfections et il suffisait de le regarder quelques secondes pour le comprendre. Il avait les traits plus tirés qu'auparavant, marqués par le manque de sommeil, par cette tristesse toujours présente dans son regard. Et son sourire n'était plus aussi présent que par le passé. Il pouvait sourire quand il était bien accompagné, notamment avec Ophélia et son frère, il arrivait à passer des bons moments, à ne plus se sentir aussi submergé, mais il ne pouvait plus être le Andrew d'auparavant, celui avec cette vie merveilleuse que tout le monde lui enviait. Il n'était plus parfait, plus rien autour de lui ressemblait à une représentation d'une vie idyllique. Il n'y avait que son travail qui n'avait pas disparu et qui avait continué de demeurer. Au fil du temps, il avait même fait prospérer son cabinet, trouvant refuge dans des cas plus complexes. La meilleure solution à ses yeux pour se vider l'esprit et pour oublier le reste pendant plusieurs heures.  C'était surtout son moyen pour rentrer le plus tard possible chez lui, pour ne pas passer trop de temps en compagnie d'Anna. Son mariage était une barque perdue en mer, que personne ne pouvait sauver. Et qu'il ne voulait pas sauver. Il n'y avait plus rien à récupérer, il était trop tard pour eux deux, car plus les mois s'écoulaient, pires ils devenaient. Il n'y avait pas que des disputes, il y avait bien pire entre eux. C'était comme s'ils avaient pris deux chemins complètement opposés, ils n'étaient plus dans le même univers. Il avait essayé un temps de réparer les fissures mais la rancoeur et la colère étaient trop importantes pour disparaître. Il n'y parvenait pas et maintenant il avait perdu l'envie d'y croire. Il n'avait qu'une seule volonté et même celle-ci, elle ne voulait pas y consentir, bien décidée à le faire souffrir encore plus. Comme si la vie ne s'était pas suffisamment chargée de lui faire payer le prix fort, elle rajoutait quelque chose dans la balance. Elle l'avait éloigné de lui, elle était parvenue à ce qu'il la déteste avec tant d'intensité qu'il trouvait cela à peine croyable, tellement il l'avait aimé quand il lui avait dit oui. Tellement il avait cru que ses voeux de mariage étaient faits pour durer toute l'éternité. Mais il ne ressentait plus rien quand il la regardait, son coeur était mort en sa présence. Tandis qu'il le sentait battre la chamade face à une autre personne. Et c'était là le pire pour lui. Parce que sans qu'il ne le voit arriver, sans aucun signe annonciateur, il avait commencé à ressentir une attirance indescriptible pour une femme qui avait toujours été là. Elle avait fait partie de son existence ces dix dernières années, elle avait même été présente lors de son union avec Anna, mais jusqu'alors elle ne représentait rien d'autre. Elle était une jeune femme qu'il pouvait apprécier, sauf qu'elle n'était que cela. Puis tout avait commencé à évoluer. Quand il avait réussi à relever la tête de l'eau, à cesser de se noyer, quand il avait compris qu'entre sa femme et lui, rien ne pouvait être sauvé, elle était apparue, comme si c'était la première fois qu'il la voyait. Comme si auparavant Ella Malone n'était qu'un fantôme et qu'enfin il pouvait la voir véritablement. Dès qu'elle approchait ses entrailles se serraient, comme si quelqu'un s'amusait dans son abdomen. Quand elle se mettait à sourire, il se surprenait à sourire à son tour, comme si elle était la seule à pouvoir faire renaître la lumière dans son âme. Et à chaque fois qu'elle était quelque part, il voulait trouver le temps de la rejoindre, alors que cela était complètement proscrit. Il était affreusement ridicule. Car cela ne lui ressemblait pas. Il n'était pas ce type d'hommes, Andrew Collins n'éprouvait pas d'attirance pour d'autres femmes lorsqu'il avait quelqu'un dans sa vie. Mais il n'arrivait pas à fuir ce qu'il éprouvait pour Ella, parce qu'il se sentait bien dès qu'il la voyait. Parce que cela lui donnait l'impression qu'il n'était plus un mort vivant. Il n'avait plus cette sensation affreuse d'avoir perdu son coeur et son âme, car elle parvenait à faire battre de nouveau son organe vital. Malheureusement, il savait qu'entre eux rien était envisageable. Il avait pas le droit de faire quoi que ce soit, de se rapprocher ou de céder à cette tentation si forte qu'elle le rongeait à l'intérieur de son être. Il le désirait, mais il était enchaîné à un mariage duquel il ne pouvait pas se défaire. L'alliance qu'il portait à son annulaire était la preuve qu'il n'était pas autorisé à s'approcher d'Ella, ou à avoir une quelconque pensée pour elle. Pour autant, il continuait d'y songer. Et cela le terrorisait plus que de raison. Car il savait qu'il était vulnérable, et que sa faiblesse pouvait venir à le faire craquer un jour. Mais au lieu de prendre la fuite, il jouait volontairement avec le feu, comme un drogué posant devant lui un sachet de poudre blanche. Il était plus faible encore que devant un verre de whisky. Alors à l'instant où il l'avait vu partir à l'extérieur, c'était toute sa vulnérabilité qui l'avait poussé à la suivre. Il aurait pu prendre une autre option, décider qu'il était temps pour lui de rentrer chez lui, mais il avait préféré avancer vers les ténèbres, pour profiter de quelques minutes de solitude avec l'objet de tous ses désirs et de toutes ses pensées. Il avait choisi la mauvaise route, un chemin rempli d'obstacles où la destination finale n'avait rien d'idéale. Néanmoins, il ne le regrettait absolument pas. Parce qu'il aimait les frissons qui le traversaient quand elle était non loin de lui. Il appréciait cette présence presque angélique et affreusement apaisante qu'elle pouvait représenter. Il avait envie d'être aux côtés d'Ella, de vivre un instant privilégié avant que la réalité ne les rattrape. Et il n'y avait rien de mieux pour cela que la contemplation des lumières des buildings de Los Angeles et une conversation à deux, même si le sujet de conversation tournait autour d'un emmerdeur de première à son humble avis.  « Pas qu’un peu si tu veux mon avis! ». Au moins elle était d'accord avec lui et cela le rassurait car cela prouvait qu'il n'y avait pas que sa jalousie qui avait parlé à sa place. Une jalouse nullement supposée intervenir dans leur relation. Il n'avait aucun droit envers la jeune femme et à aucun moment il ne devait la voir de cette manière ou sentir de l'énervement dans ses veines quand on tentait de la séduire. Sauf qu'il ne pouvait pas s'empêcher. Tout comme il n'arrivait pas à ne pas s'intéresser à elle, à ce qu'elle pouvait faire ni à ce qu'elle pouvait ressentir. Il avait toujours été du genre à se tourner vers les autres, à vouloir les aider mais avec Ella, cela allait encore plus loin, car le simple fait de se rendre compte qu'elle n'était pas très en forme et qu'elle paraissait ne pas aller bien, le poussait à vouloir la protéger. Comme il pouvait le faire avec Jace, Ophelia ou Aidan. Attentivement, il l'écouta lui expliquer tout ce qui pouvait lui peser sur le coeur, tout ce qui était la source de ses tourments, leurs regards se croisèrent même quelques secondes. D'infimes secondes sans aucune valeur pour n'importe qui, une simple oeillade comme il pouvait en partager avec tout le monde, mais qui avait une intensité différente. Ils se regardaient réellement, cherchant à lire dans l'âme de l'autre, ils contemplaient les profondeurs et pas simplement la couleur des yeux de l'autre. Cela était fort, et il eut plus que du mal à la quitter du regard, se sentant attiré par les prunelles dont la lueur habituelle avait disparu à cause d'une mauvaise journée. Il voulait continuer de la regarder pendant des minutes entières, des heures complètes même si on l'autorisait à le faire. Pour autant, il n'en avait pas l'autorisation. Car à chaque fois qu'il le faisait, il se rapprochait encore plus dangereusement de cette ligne invisible à ne pas franchir. Une ligne de plus en plus floue, et si proche de lui. « Est-ce que cela devrait vraiment m’étonner venant de ta part ? ». Quand il était question de son travail, il avait l'habitude de recevoir des éloges de la part de ses clients, mais le compliment de la brune avait une saveur différente. Il le touchait un peu plus, il le trouvait plus agréable, parce que contrairement à toutes les personnes, qu'il sauvait de la prison, elle ne lui devait rien. Elle ne lui était pas redevable, elle n'était pas une cliente, elle était Ella, une femme au nom célèbre dans tous les Etats-Unis, avec une carrière réussie et qui semblait avoir de l'admiration pour lui. « Les super héros n'ont pas toujours besoin d'une cape pour sauver le monde ! », répondit-il en lui adressant un sourire sincère. Il jouait la carte de l'humour pour ne pas dévoiler qu'elle parvenait à réchauffer son coeur. Car c'était exactement ce qu'elle faisait. Elle enlevait chaque morceau de glace venu se loger près de son muscle cardiaque et elle ramenait de la chaleur dans tout son organisme. Une chaleur si agréable qu'il y prenait goût. Même les frissons qu'elle provoquait sur sa peau lui donnaient envie de signer immédiatement un pacte avec le diable. A ses yeux, si l'enfer ressemblait à ce qu'il éprouvait quand il était auprès d'elle, il était prêt à se damner pour l'éternité sans aucun doute. « Je vais vous croire sur parole Monsieur Collins. »,  sans même s'en rendre compte, peut-être inconsciemment, poussé par un infime désir, sa main se posa à quelques centimètres seulement de celle de la jeune femme, jouant dangereusement avec cette proximité dont ils n'avaient pas besoin. Il était presque sûr de ne pas être le seul à ressentir tout ça. Tout ce qu'ils partageaient à travers un sourire, dans un regard, elle le vivait aussi. Tout du moins, il en avait l'impression. Il suffisait de les regarder pour le comprendre, pour remarquer que l'un comme l'autre ils luttaient contre des pulsions terribles, contre des envies trop fortes pour disparaître éternellement.«  Ca ne nous arrive pas souvent d’être seuls. On devrait le faire plus souvent. ». Evidemment qu'ils n'étaient jamais seuls trop longtemps et il savait pourquoi. C'était pour éviter qu'il craque, qu'il se perde à jamais. Pourtant, il le désirait indéniablement, et lui aussi il voulait le faire plus souvent, appréciant cette intimité et cette complicité entre eux. Mais cela était le contraire même de la raison. Cela revenait à baisser les bras et à accepter son sort. « On en a pas trop l'occasion Aidan est toujours dans le coin la plupart du temps », dit-il simplement. C'était normal après tout, son frère était l'ami de la jeune femme, donc il était logique qu'il soit présent. Il était même cette barrière de sécurité dont il avait besoin pour ne pas faire n'importe quoi. Mais cela ne l'empêchait pas d'y penser, d'y songer si fort qu'il ne comprenait toujours pas comment personne pouvait ne pas l'avoir remarqué. A ses yeux c'était si évident qu'il ressentait une attirance magnétique envers elle. Cela irradiait de tous les pores de sa peau. Et si le silence était presque réconfortant entre eux, elle parvint à glacer l'atmosphère en une simple phrase: «  Comment vont Anna et Rose ? ». Il avait besoin de ce retour à la réalité, de se rappeler que ce rêve aussi parfait qu'il était n'était qu'une chimère. C'était nécessaire pour qu'il ne s'habitue pas à des moments aussi agréables. Pour qu'il n'envisage pas non plus de faire n'importe quoi, peu importe à quel point il le souhaitait. Une petite seconde, il baissa la tête, fixant cette alliance qui le condamnait simplement au malheur et non à un quelconque bonheur comme cela avait été le cas par le passé. «  Rose va bien, elle continue de grandir. J'ai l'impression que bientôt elle sera géante. Pour le moment, elle s'amuse à aller partout et elle passe son temps à emmener partout la peluche qu'Aidan lui a acheté », expliqua-t-il avec cette chaleur dans la voix comme à chaque fois qu'il parlait de sa fille. Quand il commençait, il était capable de parler d'elle pendant des heures. Elle était tout ce qu'il avait de plus précieux et il ne le cachait à personne. Mais volontairement, il avait choisi de ne pas inclure Anna dans sa réponse. Parce qu'il ne voulait pas parler d'elle. Et Ella paraissant le remarquer, il la vit le regarder d'un air rempli d'interrogations, comme si elle désirait en savoir plus. «  Pour Anna, c'est une autre histoire..... Cela risquerait de me mettre de mauvaise humeur et de me rendre désagréable si j'en parle », ajouta-t-il étonné par sa propre sincérité. Rares étaient les personnes avec lesquelles il se permettait d'être aussi transparent, aussi clair sur sa relation avec sa propre femme. Pour tout le monde ou presque, ils étaient un couple heureux et amoureux, même devant ses parents, il faisait semblant. Mais il ressentait le besoin de lui dire la vérité, qu'elle sache qu'il n'était pas qu'un banal homme marié regardant une autre femme que la sienne. C'était important qu'elle le sache, qu'elle puisse comprendre. Même si cela n'allait rien changer à la situation.



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