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the blackest day (w/ludmila)

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MessageSujet: the blackest day (w/ludmila) Mer 15 Mar - 14:10

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Ludmila Alexander and Kai Baron
YOU'RE THE PART OF THE PAST, BUT NOW YOU'RE THE FUTURE
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Devant l’enceinte de l’établissement dans lequel il travaille, Kai prend une pause. Une pause selon lui bien méritée mais qui suscite comme d’habitude la critique. Ceci car le travail ne manque pas et que la plupart des employés ne se le permette pas. Kai n’en a que faire, se fichant bien ce qu’on peut dire de lui. Il avait décidé de coopérer, de céder aux demandes inlassables de sa sœur quant à sa proposition d’emploi alors qu’il sortait tout juste de rehab. Il avait fini par céder, pour lui faire plaisir, mais aussi parce que finalement, son père, cet idiot, ne lui donnait plus autant d’argent qu’il avait fait par le passé. Histoire de lui inculquer une quelconque leçon de vie, qui passait, comme bien trop souvent, totalement au dessus des préoccupations de Kai. Il avait accepté donc la proposition du job d’assistant au QG des républicains de Los Angeles et avait fini par se prêter au jeu. Il n’aimait pas spécialement les républicains qu’il jugeait à son humble avis bien trop traditionnalistes et coincés, mais c’était un travail intéressant. Il n’irait pas à dire que cela le passionnait, mais il ne détestait pas particulièrement y aller. Cependant, ces derniers temps, toutes ces attentes de sa part, tout ce travail et toute cette pression que supposait son job commençaient à lui peser et sa motivation s’effritait. Ou peut-être était-ce dû au fait qu’il venait tout juste de replonger dans ses vilaines habitudes qui le rendaient quelque peu lassé de toute notion de travail et de responsabilité. Peut-être. Ceci étant, après une belle leçon de la part de sa sœur suite à son absence, il avait décidé de reprendre le chemin du travail et de la raison. Quand bien même il était pour lui très important de s’accorder quelques pauses de temps à autre, histoire de ne pas péter les plombs maintenant, de s’éloigner de la pression et de l’excitation permanente de tous les employés mais aussi et surtout afin de prendre sa dose de nicotine. Celle-ci était devenue vitale depuis qu’il travaillait ici. Après tout, cela lui permettait de pouvoir s’échapper une dizaine de minutes, de décrocher quelques instants de cette frénésie, en ayant une excuse bien plus valable que celle qui justifiait réellement ce besoin. Car celle-ci était en réalité qu’il avait bien du mal à supporter l’ambiance environnante, cet esprit de compétition permanente et cette ambition inlassable de tous les employés. C’était simple, ici, ils vivaient tous pour la politique, littéralement passionnés par leur métier. Et c’était surement cela qui coinçait et faisait parler quant à son cas. Car oui, ce job n’était pour Kai qu’un travail alimentaire et c’était ce qui dérangeait, mais qui ne l’importait finalement que peu. Qu’on parle de lui, que se soit en bon ou en mauvais, cela n’avait pas la moindre importance. Prenant une énième bouffée de sa cigarette, il pianote sur son téléphone lorsqu’il découvre une information qui le désarçonne. Ses yeux s’écarquillent alors qu’il reste bloqué devant l’écran de son téléphone. L’information était courte et vague, rien n’était trop dit, surement parce qu’elle avait fait en sorte que les choses ne s’ébruitent qu’en petite quantité. Et immédiatement, à la vue de cette information, une vague de culpabilité s’empare du jeune homme. Les gros titres annonçaient que Ludmila Alexander venait d’être hospitalisée. Les rumeurs parlaient d’une overdose sans pour autant confirmer quoi que ce soit. Si bien que le jeune garçon ne sut que réellement penser. Mais il s’en veut immédiatement. Il s’en veut de s’être éloigné de l’association ces dernières semaines, et a fortiori de Mila qui était pourtant son amie, l’une des seules d’ailleurs. Elle était celle qui l’avait quelque part inspiré et incité à tenir le coup et celle qui l’avait aidé à y voir plus clair. Elle était, sans qu’il ne l’avoue, une sorte de modèle qui savait exactement ce qu’il avait enduré pour y être elle-même passée aussi. Elle était la seule à pouvoir réellement le comprendre… Et il l’avait lâchement abandonné, filtrant le moindre de ses appels, simplement parce qu’il n’assumait pas d’avoir replongé face à tout ce qu’elle avait fait pour lui. Il avait quelque part, peur de voir de la déception dans son regard et il n’était pas prêt à supporter une quelconque leçon de morale. Mais bien entendu, à côté de ce qu’il venait d’apprendre, il aurait largement préféré une leçon de morale, quelle qu’elle soit. Encore une fois, cela montrait à quel point Kai pouvait être, dans la vie de tous les jours, affreusement égoïste et égocentrique. Il ne prêtait attention qu’à lui et se montrait de nouveau comme un piètre ami. Sans plus attendre et parce qu’il se rendait à cet instant compte qu’il n’était qu’un sombre idiot, il jette sa cigarette qu’il écrase furtivement avant de prendre le chemin du parking où l’attendait sa voiture. « Où est-ce que tu vas ? Le boulot c’est de l’autre côté Baron ! » Kai s’arrête et ferme un instant les yeux, ne pouvant s’empêcher de soupirer. Il était de toute évidence, définitivement impossible de s’échapper de manière discrète ici. Il tourne la tête vers Molly, l’une de ses collègues, elle aussi assistante qui, malgré le fait qu’elle avait l’air de l’apprécier, ne voyait pas forcément sa montée professionnelle d’un très bon œil. Comme la plupart des autres assistants avec lesquels il travaillait. Il se tourne alors vers elle et hausse les épaules. « J’ai une urgence. Couvre moi ! » Il savait pertinemment qu’elle ne le ferait pas, parce qu’il le voyait sur son visage. Cela crevait les yeux. Il voyait le sourire en coin de la jeune femme. Et il était à peu près persuadé qu’à peine aurait-il tourné les talons, qu’elle s’empresserait d’aller tout raconter à Ophelia. Mais pour l’heure, cela était la dernière de ses considérations. C’était un fait, il avait mieux à faire. Comme se rendre à l’hôpital qui avait été notifié dans l’article qu’il avait précédemment lu. « Ludmila Alexander s’il vous plait ? » Il s’arrête devant le secrétariat et commence à angoisser. Car il avait peur. Il avait peur de l’état dans lequel il allait la retrouver, il avait peur qu’elle lui en veuille et il avait peur de l’affronter tout simplement. Lorsqu’on lui indique le chemin à prendre, il marche doucement, très doucement parcourant le couloir blanchâtre de l’hôpital. Il déteste les hôpitaux, pour y avoir bien trop de mauvais souvenirs. Il s’arrête devant la chambre indiquée et reste planté là un instant, se demandant si finalement c’était une bonne idée. Après tout, elle n’allait probablement pas être ravie de le voir et peut-être sa visite pouvait être prise comme un comportement indécent de sa part au vu des circonstances… Il l’ignorait et c’était probablement cela qui le faisait le plus hésiter. Lui qui était d’ordinaire pas du genre à hésiter et à reculer devant quoi que ce soit, aujourd’hui il ne savait pas si c’était le bon comportement à adopter… Pourtant, sans réellement se l’expliquer, il se fait violence et finit par entrer, découvrant une Ludmila étendue sur un lit d’hôpital. « Mila … » Cette vue lui glace le sens, alors qu’il pénètre doucement et de manière prudente dans la pièce, des fois qu’elle lui ordonne de sortir immédiatement. « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » C’était la question qu’il s’était posé à la seconde où il avait lu cet article au sujet de la jolie brune, article qui n’y répondait que très partiellement. Il stoppe sa marche vers elle au milieu de la pièce, comme s’il attendait une quelconque autorisation de sa part pour se rapprocher. « Je suis désolé … » Honteux, il baisse les yeux, espérant que tout ceci ne compterait pas. Qu’elle capitulerait face à sa bêtise et à ses erreurs.


Dernière édition par Kai Baron le Sam 10 Juin - 14:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: the blackest day (w/ludmila) Mer 22 Mar - 22:37

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maybe tomorrow, everything will be fine
ludmila alexander and kai baron
said never apologize for how you feel. no one can control how they feel. the sun doesn’t apologize for being the sun. the rain doesn’t say sorry for falling. feelings just are.


Les yeux de la jeune brune s'ouvraient et se fermaient depuis de longues minutes déjà. Elle tentait de trouver le sommeil, de se reposer comme les médecins lui avaient conseillé de le faire, mais elle n'y arrivait pas totalement. A chaque fois qu'elle se laissait aller, elle ne faisait que penser, songer à de mauvaises choses et cela ne l'aidait absolument pas à se reposer. Puis le bruit incessant du goutte à goutte de sa perfusion et de la machine pour ses battements cardiaques était trop présent pour lui permettre de les faire disparaître de son esprit pour sombrer dans une somnolence reposante. Depuis qu'elle s'était réveillée dans cette chambre quelques heures plus tôt, elle n'avait pas été une seule seconde toute seule. Elle avait beau avoir tenter de repousser tout le monde pour les obliger à partir, ils ne partaient jamais, ou seulement quelques minutes avant de revenir à la charge pour être certains qu'elle allait bien. Et elle savait pourquoi ils se comportaient comme cela, pourquoi son père, son frère et Alec se sentaient forcés de la protéger et de la surveiller. Parce que ce n'était pas sans raison si elle se trouvait dans ce lit incroyablement inconfortable et dans cette pièce au mur trop blanc. Elle avait fait une overdose et pour tout le monde, c'était le pire. Surtout quand on était comme elle, une ancienne toxicomane. Ils avaient peur de la voir flancher de nouveau, qu'elle replonge dans ses vieux démons qu'elle essayait pourtant de faire disparaître de sa vie. Mais ce n'était même pas le cas. Elle n'avait pas volontairement pris une substance capable de lui faire oublier tous ses problèmes du monde. Elle n'avait pas essayé de retrouver ce monde merveilleux où plus rien n'avait d'importance et où elle n'était plus que légèreté et détente. Il n'y avait rien eu de tout ça. Son esprit n'avait pas flanché devant l'adversité, comme cela avait été si fréquemment le cas par le passé. Et elle était fière d'elle d'une certaine manière. Car elle avait beau avoir envie de craquer, se sentir plus faible que jamais, elle n'avait jamais franchi la limite invisible. Elle avait tenu férocement, comme une lionne enragée pour ne pas prendre la mauvaise direction. Et même si Charles, Luca et Alec lui faisaient confiance, elle avait tenu à leur dire, à leur répéter qu'elle n'était plus celle qu'elle pouvait être plus d'un an auparavant. Elle avait changé, elle avait arrêté de vouloir tout résoudre avec un cachet ou de la poudre blanche. Alors quand elle leur avait expliqué sa soirée, ils avaient compris qu'elle n'y était pour rien, qu'elle n'avait pas choisi de se défoncer et que c'était quelqu'un qui avait cherché à lui faire du mal. Un homme suffisamment malsain pour volontairement la rendre malade. Il y était parvenu, de la pire des manières en l'envoyant directement à l'hôpital. Et en lui faisant découvrir ce quelque chose qu'elle n'aurait jamais pu imaginer. Elle aurait pu admettre l'overdose et l'accepter, mais elle avait du mal à comprendre comment pendant tous ces mois elle avait pu passer à côté. Ne pas remarquer que quelque chose était en train de changer chez elle. Durant cinq mois, elle avait continué à vivre une vie décousue, ne faisant pas attention à ce qu'elle pouvait boire, fumer ou manger, alors qu'elle portait la vie. S'il n'y avait pas eu cet incident au Viper, elle aurait pu devenir mère et c'était ce qui l'effrayait le plus. Elle s'en voulait, en colère contre elle-même pour ne pas avoir remarqué, pour ne pas avoir compris que quelque chose n'allait pas et qu'elle était tout simplement enceinte. Pas un instant, elle ne s'était posée la question, pas une seconde, elle avait cru que c'était possible ou envisageable. Pour elle, elle ne pouvait pas attendre un enfant, elle ne pouvait pas avoir un souvenir de sa relation avec Gabriel. Pourtant, c'était le cas. Elle n'avait pas mis un mois à le réaliser, elle ne l'avait pas compris pendant plus de cinq mois. Plus de la moitié de sa grossesse était passée sans qu'elle ne le sache. Maintenant, la question n'était plus d'actualité. Elle l'avait perdu et elle ne pouvait pas s'empêcher de se sentir soulagée, parce qu'elle n'était pas prête pour être mère et qu'elle n'était clairement pas faite pour avoir un enfant dans les prochains mois. Peut-être même jamais. Puis elle s'imaginait assez mal devoir appeler son ex compagnon pour lui annoncer qu'il était père. Cela aurait été bien trop douloureux pour elle et elle n'avait guère besoin de cela. Elle avait surtout besoin de temps et de ne pas rester seule pour ne pas songer à cet avenir qui aurait pu être le sien si les choses avaient tourné différemment. Elle savait que les trois hommes les plus importants de son existence étaient au courant pour le bébé, elle l'avait compris à leurs têtes mais elle n'avait pas réussi à leur en parler. A leur dire clairement ce qu'elle avait sur le coeur et tout ce qu'elle ressentait. Car elle ne le savait pas véritablement elle-même. Et qu'elle n'était pas douée pour parler des émotions l'envahissant. La plupart du temps, elle préférait choisir le mutisme plutôt que la parole, même si les groupes de parole qu'elle avait fréquenté lui avaient rappelé l'importance du dialogue pour guérir. Cependant tant que le choc ne serait pas passé, elle n'y parviendrait pas. Par la suite, elle réussirait peut-être à en discuter, peut-être avec Lissa qui était une femme et qui pouvait comprendre ce qu'elle traversait. Pour le moment, elle se focalisait surtout sur la douleur qui continuait d'irradier son corps depuis qu'elle s'était réveillée. Il était impossible pour elle d'obtenir des calmants pour faire taire cette sensation affreuse, ressemblant à des lames s'enfonçant dans toutes ses cellules. Les anciens toxicomanes n'avaient pas le droit aux anti douleurs. Un simple antalgique pouvait faire revenir une addiction même ancienne. Et la jeune Ludmila le savait, alors elle ne voulait pas prendre ce risque. Le médecin avait beau lui avoir dit trois fois qu'il y avait des substituts et qu'il pouvait l'aider pour qu'elle ne rechute pas, elle n'avait aucune envie de tenter l'expérience, pas après tout le travail qu'elle avait fait sur elle-même et sur celle qu'elle était autrefois. Depuis plus d'un an, elle passait presque chacune de ses journées à aider d'autres personnes à s'en sortir, comme elle par le passé, et c'était ce qui l'aidait à tenir. Elle détestait les hôpitaux et encore plus quand il était question d'elle. Elle n'aimait pas rester là installée sur ce lit, sans rien faire, sans bouger. Attrapant la télécommande, elle s'apprêta à appuyer sur le bouton pour l'allumer quand elle entendit la porte s'ouvrir et qu'elle découvrit Kai devant ses yeux. « Mila … », à sa voix elle comprit qu'il était étonné de la voir dans cette pièce lugubre et elle comprit aussi que les journaux devaient s'être fait un plaisir d'en parler, sans connaître la vérité. Encore quelque chose qu'elle devrait gérer plus tard. Dans d'autres circonstances, elle aurait certainement balancé la télécommande qu'elle tenait dans les mains sur le jeune homme, simplement pour le punir de ne pas lui avoir donné de nouvelles depuis plusieurs semaines, pourtant aujourd'hui elle n'en avait pas du tout la force. Ni la volonté. Parce qu'elle n'était pas sa mère et qu'elle n'avait pas le droit de lui en vouloir s'il était décidé à faire le mort. Même si elle était tout de même en colère contre lui. Elle savait le travail qu'il avait fait pour s'en sortir et elle savait que venir à la fondation l'aidait, alors elle ne comprenait pas son choix de disparaître de la circulation sans donner la moindre explication. Car intérieurement, elle avait peur de ce que ça pouvait signifier. D'un signe, elle lui signifia de s'avancer vers elle, lui adressant un petit sourire pour qu'il comprenne qu'elle ne comptait pas le tuer sur place. Pas pour le moment en tout cas. « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? », tout le monde se le demandait, tout le monde désirait obtenir une réponse précieuse à cette question et elle ne savait pas exactement comment elle pouvait elle-même l'expliquer. « Je ne me suis pas droguée...  », commença-t-elle à répondre pour être certaine que les choses étaient claires dès le début. Elle ne voulait pas qu'on la voit comme celle qui avait craqué. « Je ne sais pas ce que tu as lu sur moi, mais je ne me suis pas droguée comme certains peuvent l'imaginer. J'étais au Viper et on a mis quelque chose dans mon verre. Quelque chose de suffisamment fort pour me faire finir ici », expliqua-t-elle en laissant un petit rictus apparaître sur son visage. Elle pouvait faire semblant de paraître détachée, de ne pas être touchée par cela, mais c'était totalement faux. Parce qu'elle ne savait toujours pas comment accepter que quelqu'un ait fait le choix délibéré de lui nuire. « Je suis désolé … », elle le vit baisser les yeux, comme s'il n'osait pas la regarder, comme s'il avait honte de lui-même. Et elle n'arrivait pas à s'énerver contre lui, comme elle l'aurait fait ordinairement. « C'est rien.... », souffla-t-elle doucement en le regardant gentiment. Elle capitulait totalement parce que l'heure n'était pas à la dispute, mais elle désirait tout de même savoir ce qu'il y avait. « Je sais pas pourquoi tu viens plus et pourquoi tu as décidé de faire le mort ces derniers temps, mais tu sais que tu peux m'en parler..... Je suis là.   », dit-elle tout en l'observant. C'était le cas, elle était présente, peu importe ce qui pouvait se produire, peu importe la galère dans laquelle il s'était mise, elle était là pour l'aider. Mais elle ne pouvait pas le faire s'il continuait de ne rien dire.
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MessageSujet: Re: the blackest day (w/ludmila) Sam 15 Avr - 17:34

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Kai était le gamin capricieux et égoïste par excellence. Du moins, c’était l’image qu’il reflétait la plupart du temps, par crainte ou par peur qu’on découvre celui qu’il pouvait réellement être. Celui qui ne se fichait finalement pas de tout et de tout le monde. Celui qui n’était pas foncièrement égocentrique et ne rechignait pas lorsqu’il fallait faire quelque chose pour les autres. Enfin, il travaillait toujours sur cette dernière facette qui, selon les personnes pouvaient plus ou moins relativement s’illustrer. Mais contre toute attente, cet aspect de sa personnalité que beaucoup méconnaissait, ressortait lorsqu’il était aux côtés de Ludmila. Parce qu’une fois encore, elle le comprenait, était passée par les mêmes états que lui et avait surmonté tout cela. Elle était d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles il s’était tant battu en sortant de rehab. Il ne s’était pas attendu à apprécier participer à cette association. Il ne s’était pas attendu à s’investir et à s’ouvrir aux autres membres et plus encore à venir en aide à ceux qui comme lui auparavant, en avaient besoin. Dans l’association de Ludmila, il oubliait. Il oubliait un instant qu’il était un toxicomane, ou tout au moins, qu’il l’avait été, et plus encore il oubliait la pression continuelle qui l’entourait par le simple fait d’être un membre de la famille Baron. Ici, tout cela ne comptait pas. L’étendu de son compte en banque n’intéressait guère, la renommée de sa famille non plus et les apparences encore moins. Ici, on se délestait en quelque sorte de ce qu’on pouvait ou devait représenter aux yeux du monde extérieur. Ici, on était soi, tout simplement et cet endroit lui avait fait le plus grand bien, c’était une certitude. Et pourtant, aujourd’hui il avait déserté. Il avait déserté parce qu’il était stupide, terriblement stupide et qu’il était de toute évidence incapable de tenir le coup face à la moindre difficulté. Car oui dès lors qu’il mettait un pied à l’extérieur de l’association, il avait l’impression de redevenir la personne que l’on attendait qu’il soit et ce n’était pas ce qu’il souhaitait. Il n’avait pas envie de travailler dans la politique, quand bien même cela était pour le compte de sa sœur, il n’avait pas envie de rentrer dans les rangs bien moins gênants de la famille Baron et il n’avait finalement pas envie d’une relation stable et sérieuse avec qui que se soit. Pas même avec Elsie, qui représentant pourtant tant pour lui. La vérité était qu’il s’était senti bien pendant un temps, mais qu’aujourd’hui, il se sentait enfermé dans une vie qu’il ne voulait pas. Il avait fait tous ces efforts et quelque part, il était fier du parcours qu’il avait accompli. Seulement, il avait la nette impression de s’être perdu en chemin. Il ne se reconnaissait plus et le reflet qui s’offrait à lui dans le miroir chaque matin ne lui plaisait pas, ne lui plaisait plus. Alors oui, il avait longtemps jouer sur les apparences, feignant que tout allait bien. Mais depuis quelques semaines, cela était plus fort que lui. C’était la raison pour laquelle il avait pris la drogue que lui avait tendu Anton, ce soir-là, dans un excès ultime de faiblesse. Il savait qu’il allait décevoir bon nombre de personne, mais après tout, que pouvait-il faire d’autre ? Il avait presque l’impression que le seul moyen de se retrouver lui-même, c’était finalement d’ingurgiter cette chose qui avait fait de lui la personne qu’il était et qu’étrangement, personne ne souhaitait qu’il soit. Pourtant cette substance blanchâtre lui faisait un bien fou. Elle lui permettait d’oublier et de ne plus penser. De ne plus être enfermé dans des carcans, quels qu’ils soient et simplement profiter, sans se soucier des dommages et répercussions que cela engendrerait. Alors il faiblissait et succombait à nouveau, sans pouvoir, ni même vouloir faire quoi que ce soit pour empêcher cela. Pourtant, il savait que le lendemain, il devrait faire face à la réalité. Et plus encore aux regards et aux jugements de ceux qui comptaient pour lui. Exactement comme celui de Mila. Elle comptait pour lui car elle avait été son appui, son mentor, celle sur laquelle il pouvait se reposer et celle qu’il voulait quelque part rendre fière. Il avait envie de lui montrer qu’il pouvait être comme elle. Mais il avait failli. Définitivement, il n’était pas comme elle et il se sentait idiot de ne pas être assez fort pour lui prouver le contraire. C’était la raison pour laquelle il avait disparu de la circulation. La raison pour laquelle il ne répondait à ses messages et qu’il ne se rendait plus à l’association. Parce qu’il était incapable d’avouer. D’avouer qu’il n’était que faiblesse et égoïsme. Il ne voulait pas avouer qu’il avait replongé et voir la déception ou plus encore la pitié dans son regard. Il ne voulait absolument rien voir de tout cela. Tout en sachant qu’elle n’avait jamais été le type de personne à juger les autres, et encore moins lui. Mais c’était plus fort que lui, il avait tendance à faire preuve à l’heure actuelle d’une paranoïa sans borne. Mais s’il ne voulait pas l’affronter, cela ne voulait en aucun cas dire qu’elle ne comptait pas pour lui, bien au contraire. C’est pourquoi lorsqu’il avait appris la nouvelle via les journaux, ce qui le rendit encore plus honteux et stupide, il s’était directement dirigé vers l’hôpital, oubliant ce travail qu’il n’aimait finalement guère et le fait qu’il ne voulait pas affronter son regard. Ceci car actuellement, l’inquiétude et la santé de son amie était bien plus importantes. Elle avait toujours été présente pour lui, alors ne se devait-il pas d’en faire autant ? C’était ce qu’il s’était en tout cas dit à la seconde où il avait lu ces lignes dans un journal qu’il n’avait pourtant d’ordinaire pas l’habitude de lire. Mais il fallait le dire, l’accident de Mila faisait actuellement les gros titres des journaux, quels qu’ils soient. Il ne pouvait donc pas passer à côté. Et il n’était pas question une seule seconde de fermer purement et simplement les yeux sur cette histoire et de retourner à sa petite vie de camé. Non. Il devait faire preuve de courage pour une fois, mettre de côté ses peurs et ses craintes, se faire violence et affronter son regard, afin de s’assurer qu’elle allait bien, qu’elle n’avait pas besoin d’aide et d’être auprès d’elle, tout simplement, à la manière dont un ami se devait de le faire. C’est ce qui l’avait amené dans cette chambre d’hôpital, dressé là, devant elle. Alors oui, il était quelque part honteux de se présenter à elle que maintenant alors qu’elle semblait avoir besoin de tout le soutien dont elle pouvait bénéficier, honteux parce qu’il lui cachait bon nombre de chose, mais ce flot de sentiments égocentriques s’évacuèrent un instant à la vue de la scène qui s’offrait à lui. Mila sur un lit d’hôpital, sans le moindre maquillage, l’air fatigué, vêtue d’une blouse qui n’avait rien à voir avec les vêtements qu’elle portait habituellement et le bras relié à une perfusion. C’était un spectacle qui lui faisait froid dans le dos, car il ne l’avait tout d’abord, jamais vu ainsi, mais également car cela faisait remonter bien des souvenirs dans son esprit un brin torturé. Lui-même, dans le même état, relié de la même manière et avec d’immenses cernes au coin des yeux, sur ce lit d’hôpital, luttant entre la vie et la mort. Voilà l’image qui lui revint immédiatement. Un reflet de lui-même alors qu’il avait failli perdre la vie, il y a deux années de cela. Du fait d’une fichue overdose due à la drogue qu’il choisissait lui, d’ingurgiter. Cette scène aurait due lui faire l’effet d’un électrochoc, le faire réagir. Et pourtant, ce n’est pas ce qu’il se produisit. Peut-être parce qu’il était obnubilé par le fait de savoir ce qu’il s’était produit pour Mila, ou parce qu’il n’était pas encore prêt à faire face à la dure réalité et aux erreurs qu’il commettait continuellement. Face à elle, il reste hésitant, ne sachant pas vraiment la manière dont il allait être reçu. Mais le signe qu’elle lui fait, l’invitant à s’avancer vers elle, le rassure un instant. Elle n’allait peut-être pas lui passer un savon immédiatement. « Je ne me suis pas droguée... » C’est la première chose qu’elle lui dit lorsqu’il parvient enfin à sortir de son silence et à lui demander ce qu’il s’était finalement passé, ce qui l’avait envoyé dans ce lit d’hôpital et qui semblait avoir fait bon nombre de dégât sur son passage. Kai hoche la tête doucement avant de baisser les yeux. Elle ne s’était pas droguée, c’était une évidence. Après tout, elle avait toujours été –ou du moins depuis qu’elle avait arrêté- une femme forte qui ne baissait pas les bras face à l’adversité et plus encore face à la tentation que représentait la drogue. S’il se réjouit que ce ne soit pas la cause de son état, il a quand même étrangement le sentiment que cette phrase est directement dirigée contre lui. Parce que lui, contrairement à elle il s’était drogué et il l’avait fait volontairement … « Je ne sais pas ce que tu as lu sur moi, mais je ne me suis pas droguée comme certains peuvent l'imaginer. J'étais au Viper et on a mis quelque chose dans mon verre. Quelque chose de suffisamment fort pour me faire finir ici » Kai ne peut s’empêcher de remarquer ce petit rictus à la fin de ses propos, comprenant que tout ceci la touchait bien plus qu’elle ne voulait le montrer. Bien sûr, il se sentit navré pour elle, alors même qu’il n’était pas celui qui avait mis la drogue dans son verre. La vérité était qu’il n’avait pas eu le temps de lire quoi que se soit de plus que le fait qu’elle était actuellement hospitalisée après un tragique événement. Il n’avait pas cherché à en savoir plus, bien trop épris par le fait de vouloir la voir, alors même que cela faisait des semaines qu’il l’évitait. D’ailleurs, il finit par s’excuser à demi-mots pour cela. Il était désolé, réellement. Parce que quelque part, il s’imaginait de manière totalement invraisemblable que s’il ne l’avait pas abandonné ces dernières semaines, les choses ne se seraient peut-être pas déroulées ainsi et qu’elle ne serait pas dans l’état dans lequel elle se trouvait actuellement. « C'est rien... » Elle souffle doucement, capitulant de toute évidence. Kai avait l’habitude de voir ses proches capituler avec lui et il s’en servait la plupart du temps en en faisant un avantage mais aujourd’hui, il n’avait, selon lui, eu recours à la moindre manipulation. « Je sais pas pourquoi tu viens plus et pourquoi tu as décidé de faire le mort ces derniers temps, mais tu sais que tu peux m'en parler..... Je suis là. » Kai baisse immédiatement les yeux, ne s’attendant de toute évidence pas à ce qu’on en vienne immédiatement à ce sujet. Il entremêle alors ses doigts les uns dans les autres avec une nervosité évidente. Mila avait toujours été ainsi avec lui. Elle s’était toujours préoccupée beaucoup plus de lui qu’il ne se préoccupait finalement d’elle. Elle était avec lui, comme Ophelia pouvait l’être. Et c’était sécurisant de pouvoir se raccrocher à quelqu’un et être constamment protégé par cette personne, mais aujourd’hui, il avait conscience qu’il ne méritait pas toute cette attention qu’elle lui portait. « Merci Mila … mais c’est moi qui devrait être là pour toi, à l’heure actuelle. » Il parle à voix basse, comme s’il avait finalement du mal à prononcer de tels mots. Ces mots qui paraissaient évidents pour beaucoup, ne l’étaient pas pour Kai, qui s’était toujours focalisé sur lui-même, sans s’arrêter une seule seconde sur les problèmes des autres. Il finit par relever le regard vers elle, lui faisant enfin face. « Je n’ai jamais pensé que tu t’étais droguée. Tu as toujours été la plus forte d’entre nous… » Depuis que Mila avait ouvert son association, elle n’avait pas une seule seconde été tentée par la drogue et ses méfaits. Ou tout au moins, elle ne l’avait pas partagé au reste du groupe. Ceci étant Kai était persuadé que ce n’était pas le cas. Pour la simple et bonne raison qu’elle avait toujours été forte et déterminée, contrairement à ce qu’il pouvait être, lui. Elle avait cependant dû faire face à l’abandon de certaines personnes qui avaient finalement replongé malgré son aide. Et Kai ne voulait pas faire parti de ces personnes qui avaient fendu le cœur de la demoiselle qui leur avait absolument tout donné. Alors même que c’était pourtant ce qu’il était. Il ne valait pas mieux qu’eux. Par ses mots, il avouait en quelque sorte, implicitement, qu’il n’était pas comme elle, qu’il n’était pas fort, bien au contraire. « Est-ce que ça va ? » Sa question était stupide, il en avait lui-même conscience, mais le fait est qu’elle était finalement nécessaire et logique dans de telles circonstances. Quand bien même il s’attendait quel que peu à la réponse qu’elle allait lui fournir. Il finit par venir s’asseoir auprès d’elle, jouant de nouveau avec ses doigts. Il lui jette parfois quelques regards furtifs mais le sujet qu’il allait aborder l’empêchait de la regarder dans les yeux plus d’une fraction de seconde. « J’aurais dû te donner des nouvelles je sais mais … » Il marque une pause, parce qu’il hésite. Il hésite entre lui dire la vérité, toute la vérité et simplement noyer le poisson et tout nier en bloc comme il avait l’habitude de faire. Il ne savait pas quoi faire. Avouer ses faiblesses et son mal-être n’était pas quelque chose qu’il avait pour habitude de faire. Si bien qu’il choisit un entre deux qui lui permettrait peut-être de gagner du temps. Même si cela se comptait en une poignée de minutes seulement, tout semblait à l’heure actuelle bon à prendre. « Je ne peux plus venir à l’association, désolé. »  Parce qu’il ne pouvait plus venir en aide à des gens souffrant d’addiction alors qu’il n’était lui-même qu’un vulgaire drogué qui n’était finalement pas parvenu à prendre le dessus sur ses besoins.


Dernière édition par Kai Baron le Sam 10 Juin - 14:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: the blackest day (w/ludmila) Ven 19 Mai - 17:03

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Rien n'allait bien pour Ludmila Alexander, les choses ne tournaient plus du tout rond autour d'elle, depuis plusieurs semaines. Depuis que Gabriel était parti, qu'il n'avait pas eu confiance en elle à cause de la drogue, qu'il s'en était allé en la laissant seule, plus grand chose n'allait réellement bien. Elle ne savait pas pourquoi elle n'était pas comme tout le monde, pourquoi elle n'avait simplement pas le droit au bonheur. Elle ne demandait pas grand chose, elle ne voulait pas un monde sans tourments ou sans nuage, elle voulait simplement éviter les torrents et les orages trop violents. Et contre lesquels il était difficile pour elle de lutter. Elle n'avait pas de grands désirs, mais elle pensait qu'elle aurait pu être heureuse quelques temps. Elle y avait même cru, parce que pendant plusieurs mois, cela s'était produit. Elle avait trouvé quelqu'un qu'elle aimait, elle avait tout pour aller bien: des amis, sa famille, une existence paisible. Tout s'était bien passé, avant que la bombe explose à quelques centimètres de ses pieds, pour être sûre qu'elle ne puisse pas se relever. Elle ne savait pas pourquoi tout avait si mal tourné d'un coup. Elle avait tous les efforts possibles pour rester sur ses pieds, pour se tenir debout sans jamais s'écrouler. Pour autant, elle avait l'impression de s'être perdue en chemin. De faire fausse route. Alors oui, elle n'avait pas craqué, elle n'avait pas recommencé à se droguer et elle continuait à aider toutes les personnes venant à sa fondation, mais ce n'était plus comme auparavant. Il lui manquait toujours quelque chose pour qu'elle se sente moins vide. Moins malheureuse. Car elle ne pouvait pas dire qu'elle était heureuse. Elle n'arrivait plus à l'être totalement. Parce que oui dès qu'elle était avec ses amis, dès qu'elle était à la fondation, elle tenait les apparences, elle pouvait même oublier qu'elle n'allait pas vraiment bien. Néanmoins, quand elle n'était plus avec tout le monde, quand elle était en privé, ou quand elle se trouvait seule, elle regardait son reflet dans la glace et elle voyait ses traits tirés. En se levant le matin, elle voyait les cernes sous ses yeux, son teint pâle et l'absence de lueur dans son regard. Elle était une coquille vide, faisant juste son possible pour exister en survivant. Pourtant, elle avait des personnes sur qui elle pouvait compter. Tous ses amis étaient présents pour elle. Lissa et Olivia avaient passé des heures entières à manger des pizzas avec elle, tout en buvant des cocktails, les yeux rivés sur la télévision et les épisodes de l'émission de Lissa. Alec avait été à ses côtés à chaque seconde, il l'avait emmené à Londres pour son anniversaire pour qu'elle puisse oublier la tristesse qui envahissait son coeur. Et évidemment, il y avait Luca, son petit frère, qu'elle avait protégé pendant des années était celui qui prenait soin d'elle à présent. Parce que comme tous les autres, il s'inquiétait pour elle. Il voulait s'assurer qu'elle allait bien et il se montrait surprotecteur lorsqu'il percevait les larmes derrière un sourire. Ce n'était quelque chose qu'elle aimait, elle était l'aînée, c'était elle la grande soeur, c'était à elle de veiller sur lui, pas le contraire. Alors elle ne pouvait pas admettre qu'elle puisse faire naître des tourments dans l'esprit de toutes les personnes qu'elle aimait.  Encore moins maintenant qu'elle avait frôlé la mort à cause d'une personne mal intentionnée. Après ce tragique événement, elle était consciente qu'ils n'allaient plus jamais la laisser être tranquille, ni seule. Ils n'allaient pas la quitter pour qu'elle puisse remonter la pente. Pour que les choses puissent s'arranger pour elle. Elle avait failli perdre la vie, c'était le coup de grâce pour la clouer au sol. Et elle ne pouvait qu'imaginer les regards accusateurs qu'elle allait devoir affronter. Car quand bien même les personnes proches d'elle allaient comprendre qu'elle ne l'avait pas fait intentionnellement, il y avait tous les autres qui allaient se faire plaisir en dévoilant des rumeurs bidons sur son compte. C'était toujours ainsi quand on était comme elle. Quand on était une personne avec un lourd passé faisant vendre les journaux. Chaque sortie de route était bonne pour écrire un bon papier, pour récolter de l'argent. Surtout quand un passé de toxicomane était connu de tous. Mais elle n'était pas la seule à subir ce sort, c'était d'ailleurs certainement ce qui depuis le début la poussait à regarder Kai Baron avec un regard différent. Elle ne le voyait pas comme tout le monde, elle ne le percevait pas comme un drogué notoire, faisant n'importe quoi, parce que pour elle, il était un peu comme elle, quelques années plus tôt. Ils se ressemblaient, ils avaient tous les deux ce besoin constant d'exister d'une manière néfaste pour leur organisme. Ils étaient deux âmes errantes, perdues, n'assumant pas leur nom de famille et les désagréments que cela pouvait apporter. C'était parce qu'elle le comprenait, qu'elle avait toujours fait son possible pour aider le jeune homme. Pour le soutenir à chaque fois que cela s'avérait nécessaire. Elle voulait lui prouver qu'il n'était pas seul dans les épreuves qu'il traversait, qu'il pouvait compter sur une personne. Car elle savait que c'était le plus important quand plus rien ne tournait rond. Il ne fallait pas être seul et elle désirait être à ses côtés. Il comptait pour elle et peu à peu il était devenu son protégé, celui qu'elle ne souhaitait pas abandonner. Sauf que depuis quelques semaines, il ne lui laissait plus l'occasion de l'aider. Il la repoussait, il l'évitait mais cela n'avait que pour effet de la rendre encore plus inquiète. Que la faire persévérer davantage pour s'assurer qu'il allait bien. Parce qu'elle avait peur de ce qu'il pouvait lui arriver, des raisons qui pouvaient le pousser à prendre autant ses distances avec elle et l'association. Alors forcément, elle fut surprise en le découvrant devant elle, dans sa chambre d'hôpital. Elle ne s'y était pas attendue. S'il y avait une personne qu'elle ne pensait pas voir dans cette pièce, c'était lui. Etrangement, elle était heureuse qu'il soit là et elle ne pouvait cacher son soulagement aussi. Il ne paraissait pas forcément en bon état, mais il était vivant au moins. Et il était là, il se tenait debout près d'elle, c'était le plus important pour le moment. Intérieurement, elle avait envie de lui faire la leçon, de l'engueuler pour l'avoir laissé tant de temps sans nouvelle, mais elle savait aussi que c'était une mauvaise chose. Qu'il ne fallait jamais accuser les toxicomanes, que les reproches étaient pires que tout. Il n'en avait certainement pas besoin et elle n'était pas assez en forme pour se disputer avec quelqu'un. Encore moins avec Kai, qu'elle voulait protéger, même quand elle était allongée sur un lit d'hôpital.  « Merci Mila … mais c’est moi qui devrait être là pour toi, à l’heure actuelle. » , elle savait que tout le monde allait penser comme lui, ils allaient tous vouloir être avec elle, ils allaient lui interdire de se préoccuper des autres pour qu'elle pense uniquement à elle. Simplement à elle. Mais elle n'était pas comme ça, elle n'arrivait jamais complètement à passer outre les autres. Elle ne pouvait pas être l'égoïste ne songeant qu'à elle. Même quand elle avait failli mourir quelques heures plus tôt. Elle préférait relativiser, voir le côté positif de la situation: elle n'était pas morte. Elle était peut-être reliée à plusieurs machines, elle avait peut-être le corps douloureux à chaque centimètre, mais elle avait survécu. « T'inquiètes pas Kai, je vais m'en remettre d'accord ? » , dit-elle en posant sa main sur celle du jeune homme. C'était sa façon de minimiser ce qui lui était arrivé. Parce qu'elle savait que si elle commençait à trop y songer, que si elle prenait quelques minutes pour penser à tout le mal que cela lui faisait, elle risquait de s'écrouler pour ne plus jamais se relever. Faire semblant restait la meilleure solution pour l'instant.   « Je n’ai jamais pensé que tu t’étais droguée. Tu as toujours été la plus forte d’entre nous… » , un petit sourire apparut au coin de ses lèvres. Elle était forte car elle n'avait pas craqué mais plusieurs fois elle y avait pensé. Elle avait songé à prendre une simple dose pour se sentir mieux, pour faire le vide dans son esprit. Elle avait ressenti cette tentation si forte et ce besoin si grand de laisser les substances faire taire toutes les voix dans sa tête. Mais elle ne l'avait pas fait, parce qu'elle savait qu'elle ne devait pas, qu'elle ne pouvait pas revenir en arrière après tout le chemin qu'elle avait réussi à parcourir. « On sait tous les deux que tout le monde ne va pas penser comme toi.... » , souffla-t-elle faiblement, pouvant déjà imaginer les gros titres la concernant. C'était ce qui l'effrayait le plus avec son séjour à l'hôpital. Des mensonges allaient être écrits, on allait tenter de lui nuire, de la faire passer pour tout ce qu'elle n'était pas, ou tout du moins tout ce qu'elle n'était plus, et elle ne savait pas si elle allait réussir à repousser les vautours. Pour le moment, elle se sentait trop faible. Trop vulnérable, telle une poupée en porcelaine ébréchée qu'on allait tenter de recoller grossièrement.  « Est-ce que ça va ? », apparemment elle n'était pas aussi douée qu'elle le prétendait pour dissimuler ses émotions, ou peut-être qu'il arrivait à lire en elle, parce qu'ils étaient presque pareils. Parce qu'ils avaient traversé les mêmes épreuves et qu'ils étaient capables de se comprendre. Plongeant son regard dans les yeux du jeune Baron, elle l'observa, essayant d'esquisser un minuscule sourire sur son visage tiré par la douleur et la fatigue. « Ca ira mieux dans quelques temps.... » , se contenta-t-elle de répondre calmement. Par ses mots, elle lui avouait discrètement que non elle n'allait pas bien. Elle ne pouvait pas aller bien, même si elle essayait de le prétendre. L'absence d'anti douleurs dans ses veines rendait chacune de ses cellules douloureuse. Dès qu'elle bougeait, elle avait mal et elle souffrait, mais elle ne pouvait pas faire autrement. C'était le prix à payer quand on était comme elle, quand on était une toxicomane.  « J’aurais dû te donner des nouvelles je sais mais … », elle le vit marquer une pause dans sa phrase et elle eut peur de ce que cela pouvait dire, de ce qu'il comptait lui annoncer juste après.  Au fond, elle n'avait pas besoin qu'il parle, qu'il lui dise ce qui n'allait pas, elle avait l'impression de le savoir. Elle voulait simplement qu'il lui avoue de lui-même, qu'il lui avoue ce qui se passait exactement. C'était là le début du travail pour guérir, il fallait admettre les faiblesses. « Je ne peux plus venir à l’association, désolé. » , et elle savait ce que cela pouvait signifier. Pourquoi il ne pouvait plus venir. Il n'était pas utile qu'il continue, qu'il lui fasse croire qu'il n'avait plus envie de venir en aide aux autres pour une quelconque raison stupide. Parce qu'elle était persuadée que cela ne serait qu'un vulgaire mensonge, qu'il lui dissimulerait la vérité pour ne pas la décevoir. « Kai..... Tu n'as pas à avoir honte. Quand je t'ai dit que je serais là, je disais la vérité. Je serai toujours là.... Ce qui t'arrive, ça nous arrive à tous. » , commença-t-elle à dire avant d'attraper la main du jeune homme pour la tenir dans la sienne. Avant d'arrêter totalement la drogue, elle avait réussi à arrêter durant quelques semaines, mais elle avait fini par replonger de nouveau, car elle n'avait pas été assez forte. « Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais je suis là. Et je crois que justement tu as encore plus de raisons de venir à l'association... » , finit-elle par ajouter gentiment. Parler pouvait l'aider et lui faire du bien, mais surtout elle serait à ses côtés pour lui permettre d'aller mieux. C'était une promesse qu'elle se faisait, elle ne pouvait pas s'arrêter là et le laisser sombrer sans être avec lui dans cette épreuve. Au moins, cela l'empêchait de penser à elle.
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MessageSujet: Re: the blackest day (w/ludmila) Sam 10 Juin - 20:48

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Ludmila Alexander and Kai Baron
YOU'RE THE PART OF THE PAST, BUT NOW YOU'RE THE FUTURE
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S’il y a bien une chose que Kai Baron connaissait et maîtrisait, c’était bien l’art des apparences. Faire comme si tout allait bien, comme si la vie n’était que joie et bonheur, comme si son statut de membre de la famille Baron était une fierté et un honneur. Kai connaissait cela et était devenu au fur et à mesure des années plutôt doué pour feindre et préserver ces apparences, mais plus encore pour savoir quand tout n’était que façade et ce qui pouvait se cacher derrière. Il avait appris à reconnaître ces gens qui faisait semblant, parce qu’ils employaient la plupart du temps les mêmes comportements et obéissaient aux mêmes dictâtes que ceux qui l’avaient gouverné durant toute son existence. Il était un fin connaisseur en la matière c’était une évidence. Ceci même s’il avait un mal fou à y obéir et si ces derniers temps, il avait la plus dévorante des envies de toute envoyer valser. Et pourtant, malgré le fait qu’il soit familier de ce type de comportement, il n’avait rien remarqué. Il n’avait pas remarqué que Ludmila Alexander, celle qu’il considérait quelque part comme son modèle et celle qui avait été pendant une période, sa source d’inspiration, n’allait pas bien. Qu’elle donnait le change quotidiennement au monde entier, afin qu’on évite de s’intéresser de trop près à son mal-être et à son histoire. Et Kai, bien sûr, obnubilé par ses propres problèmes, ses propres démons intérieurs, était passé complètement à côté. Ce n’est que lorsqu’il pose son regard sur elle, sur cette d’ordinaire magnifique et pétillante femme, étendue sur un lit d’hôpital et reliée à bon nombre de fils qui l’alimentent, qu’il comprend enfin. Certes, ceci était dû à ce fâcheux accident dont elle venait d’être victime, mais plus il échangeait avec elle, plus il comprenait qu’elle n’était peut-être pas aussi heureuse et pleine de vie qu’il ne le pensait. Peut-être était-elle très douée pour maintenir les apparences ou peut-être était-il trop égoïste pour s’intéresser aux autres. Mila avait pourtant toujours reçu un traitement particulier de sa part. Parce qu’il se retrouvait en elle. Et là encore, voir qu’elle se préservait en maintenant le change ne faisait que confirmer qu’ils étaient terriblement similaires sur bien des points. Ils vivaient tous deux dans des mondes aseptisés dans lesquels ils ne parvenaient à réellement se faire une place et dans lesquels il fallait constamment renvoyer une image parfaite. Plus encore, ils étaient accablés par les journalistes un peu trop curieux et le devoir de leur famille. Si pour beaucoup leur situation n’était pas difficile et supposait l’opulence et la démesure, ce n’est pas comme cela qu’ils voyaient les choses, l’un comme l’autre. Aujourd’hui semblait donc logiquement encore plus les rapprocher parce qu’ils se montraient finalement l’un à l’autre sous une facette qu’ils tentaient de cacher au monde entier mais qu’ils ne parvenaient à maintenir l’un en face de l’autre. C’était définitivement difficile, voir impossible de duper l’autre. C’est probablement pour cette raison qu’un électrochoc des plus violents se produisit à la vue de son image sur ce lit d’hôpital. Il la regardait, honteux de ne pas avoir été présent pour elle alors même qu’il était évident qu’elle avait besoin qu’on l’entoure, qu’on soit à ses côtés et qu’on ne l’abandonne pas à la première occasion, malgré tout ce qu’elle pouvait dire ou faire croire pour ne pas susciter l’inquiétude de ses proches. Pourtant, c’est elle qui le rassure, en posant une main douce sur la sienne et en s’adressant à lui comme s’il était actuellement la personne à protéger, à préserver du mal extérieur. « T'inquiètes pas Kai, je vais m'en remettre d'accord ? » Il l’espérait sincèrement alors même qu’il avait surtout envie qu’elle admette qu’elle pouvait elle aussi avoir besoin de l’attention, de la protection et de l’inquiétude des autres. Ceci même si ce genre de comportement n’était absolument pas naturel pour Kai. Il n’était pas celui qui s’occupait des autres de manière générale. Bien sûr, il lui était arrivé d’être celui qui gardait un œil sur ses amis, notamment avec Eleanor, qu’il avait, surtout par possessivité, toujours voulu protéger, mais jamais avec Ludmila. Car Mila avait toujours été celle qui s’occupait des autres, et plus encore de lui. Elle était une sorte de grande sœur pour lui, alors même qu’il en avait déjà une. Le jeune homme, le regard baissé, hoche la tête, comme pour lui montrer que oui, elle allait s’en remettre. Elle était obligée de s’en remettre. Que ferait-il sans elle après tout. Que feraient tous les gens de la fondation sans elle, Alec, ou même Luca. C’était un fait, ils dépendaient finalement tous de Mila et ils se devaient de veiller sur elle, de la même manière qu’elle veillait sur eux. Parce qu’elle était leur pilier. Ou tout au moins, elle avait toujours été l’un des piliers de Kai, qui s’était beaucoup trop reposé sur la force de la jeune femme. D’ailleurs, lorsqu’il le lui fait comprendre, il ne peut s’empêcher de voir apparaître un mince sourire sur le visage pâle de la jeune brune. Ceci lui redonne un peu de baume au cœur. « On sait tous les deux que tout le monde ne va pas penser comme toi... » De cette voix lasse, Mila lui conte l’irrémédiable vérité. Car, si lui l’a toujours trouvé forte et n’a pas douté une seule seconde quant à la tournure de cet incident, beaucoup allait penser qu’elle n’était que faiblesse et qu’elle avait de son plein gré replongé dans les méandres de la drogue. C’était ce qu’allait penser tous les curieux qui se délestaient d’écrire des absurdités sur le compte de la jeune femme dans les magazines. Kai soupire, compatissant. Le fait est qu’il était lui-même habitué de ce genre de chose et savait pertinemment que certains allaient se languir et en faire des tonnes sur Ludmila Alexander, comme ils le faisaient à chaque fois qu’il pouvait se passer quelque chose dans sa vie, et même lorsqu’il ne se passait rien. Car l’invention et la calomnie étaient bien souvent de rigueur dans ce genre de torchon. Kai tourne alors sa main afin de bénéficier de la dextérité nécessaire pour presser celle de Mila. Ceci pour lui faire comprendre qu’il était là, avec elle, pour elle. « Ce que les autres pensent, on s’en fiche ! » C’était une phrase qui s’appliquait à merveille à Mila mais également à lui-même. Après tout, n’avaient-ils pas le droit de vivre de la manière qu’ils souhaitaient ? Sans être constamment enfermés dans quelque chose qui n’était tout simplement pas eux ? « Ce sont des idiots. » Et il le pensait sincèrement. Il n’avait jamais apprécié les journalistes et encore moins les paparazzis. Parce qu’ils avaient cette tendance à, au delà d’inventer bon nombre d’élément, fourrer leur nez dans ce qui ne les regardait de toute évidence, absolument pas. Il relâche doucement sa main avant de finalement lui poser la question qui aurait due venir en premier, celle de savoir comment elle allait. Elle reste un instant silencieuse, plongeant son regard dans le sien. Probablement cherchait-elle à lui faire comprendre quelque chose. « Ca ira mieux dans quelques temps... » Il la regarde sans dire quoi que se soit et ceci durant quelques longues secondes. Il la comprenait sans qu’elle n’ait besoin d’en dire plus, comme elle pouvait le comprendre sans le moindre mot, juste à travers un simple regard. Elle avouait à demi mot, de la manière la plus implicite qu’il soit, qu’elle n’allait finalement pas bien. Et après tout, qui pourrait bien aller après s’être faite droguer à son insu, avoir fait une overdose et être cloitrée dans un hôpital, lumineux certes mais tout de même sordide dans l’esprit. L’absence d’antidouleur ne devait de plus, pas aider. A la place de la jeune femme, Kai n’était pas certain qu’il aurait pris la même décision d’ailleurs. Probablement aurait-il finalement demandé à avoir des antidouleurs, se fichant bien de l’effet néfaste que cela pourrait avoir sur ses bonnes résolutions. « Je suis là si tu as besoin … je sais que je ne l’ai pas été dernièrement mais je suis là. » Le jeune brun affiche un mince sourire qui se veut sincère et qui l’est. Il voulait être là pour elle comme elle avait toujours été la pour lui. Et ceci même si ces derniers jours, ces dernières semaines, il l’avait totalement abandonné. Il l’avait laissé imaginer le pire, parce qu’il n’assumait pas ou parce qu’il avait peur d’entendre une énième leçon de morale. Le genre que pourraient lui faire son frère ou encore sa sœur. Pourtant, elle a le droit de savoir. Elle a le droit d’être rassurée –ou tout au moins dans la mesure du possible- et elle a le droit à la vérité. Après tout ce qu’elle avait fait pour lui, il lui devait bien ça. C’est pourquoi il commença doucement par lui dire qu’il ne pouvait plus venir à l’association, la laissant deviner la raison, qui était évidente pour elle qui avait finalement le même passé que lui. D’ailleurs, il sent qu’elle sait de quoi il en retourne à la seconde où il prononce ses mots. « Kai... Tu n'as pas à avoir honte. Quand je t'ai dit que je serais là, je disais la vérité. Je serai toujours là.... Ce qui t'arrive, ça nous arrive à tous. » Elle s’empare de sa main comme pour appuyer ses propos. L’espace d’un instant, il a envie de la récupérer. Parce qu’il n’a pas l’impression d’avoir besoin d’aide. Parce que son égoïsme et sa fierté font qu’il n’a pas l’impression que ce qu’il vit puisse être comparé à ce que vit tout le monde. Pourtant il ne fait rien. Il la laisse serrer sa paume contre la sienne mais baisse le regard, ne voulant pour l’heure se confronter au sien, se terrant dans un mutisme qui veut en dire long. « Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais je suis là. Et je crois que justement tu as encore plus de raisons de venir à l'association... » Il finit tout de même pas retirer sa main et faire un pas en arrière. Car, pour la première fois de sa vie, il a l’impression que Mila ne le comprend pas. Elle n’a pas compris qu’au delà de ne plus pouvoir venir à l’association, il n’en a plus envie… « Je ne peux pas aider les autres Mila, quand je n’arrive même pas à m’aider moi même. » Lâche-t-il doucement alors même qu’il est en train de chercher comment lui dire de la manière la moins brutale qu’il soit, qu’il n’a plus envie de tout cela. Qu’il ne veut plus aider les autres, mais surtout qu’il ne veut plus s’aider lui même et plus encore, qu’il ne veut plus obéir à tous ces dictâtes et pressions qui ont fait de sa vie une suffocation permanente. Il secoue doucement la tête, se répétant les mots qu’elle venait de lui dire. « Il ne s’est rien passé, je n’arrivais simplement plus à jouer la comédie, pour faire plaisir à tout le monde. » C’était là le plus gros problème. Il avait pourtant essayé. Il avait donné sa chance à cette cure, il avait joué le jeu. Il avait arrêté, tout arrêté, il allait mieux (du moins en apparence), il était clean, il avait accepté un travail qu’il n’aimait pas, et s’était sentimentalement engagé dans une relation. Mais aujourd’hui, une année s’était écoulée et il n’en pouvait plus… Il n’en pouvait plus de faire semblant. « Ce n’était pas moi, ce n’est pas moi … » Il baisse un instant le regard, qu’il rue sur ses chaussure. Il cherche à nouveau ses mots, ne sachant plus vraiment comment justifier que la drogue faisait finalement partie de la personne qu’il était. Une phrase classique de toxicomane en somme. « C’est aussi la raison pour laquelle je ne venais plus, je ne veux pas voir de la déception dans ton regard Mila, mais j’ai pas envie de la vie que j’ai eu cette dernière année… » Décevoir Mila lui brisait le cœur, mais le fait est qu’il était perdu. Complètement perdu dans cette vie qu’il n’aimait pas et il avait l’intime conviction que la drogue allait l’aider, alors que finalement c’était tout le contraire et que celle-ci n’allait faire que l’isoler encore plus sans qu’il en ait conscience …
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MessageSujet: Re: the blackest day (w/ludmila) Ven 30 Juin - 21:49

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Ludmila Alexander n'avait pas oublié la vie qu'elle menait plus d'une année auparavant. Celle-ci était gravée non loin dans sa mémoire et avait tendance à ressurgir quand elle se sentait plus faible. Ou quand elle avait l'impression d'être vulnérable. C'était comme une piqûre de rappel pour qu'elle se souvienne du chemin qu'elle avait parcouru en décidant de se sevrer de toutes les substances qu'elle avait l'habitude de prendre pour oublier son existence. Elle avait fait le bon choix, elle en était totalement convaincue, personne ne pouvait en douter et certainement pas elle. Parce que si pendant longtemps elle avait cru que la drogue l'aidait à se sentir mieux, elle avait découvert finalement que c'était à cause des narcotiques qu'elle était autant envahie par des troubles et par le chaos. C'était son addiction qui avait fait naître les tornades dans sa vie, c'était son mode de vie décadent qui avait provoqué tant de carnage dans son existence. Elle était l'unique responsable, même si elle savait qu'elle devait arrêter de s'en vouloir pour tout ça. Elle ne devait pas se juger, c'était la mauvaise chose, quand on était comme elle une ancienne toxicomane. Car plus elle s'en voulait, plus elle se sentait responsable, plus elle prenait le risque de craquer de nouveau. Et c'était tout ce qu'elle ne voulait pas. Heureusement, elle ne ressentait pas l'envie de redevenir celle qu'elle avait pu être. Parce que même si elle avait toujours des zones d'ombre autour d'elle,  elle avait avancé, elle avait progressé. Elle ne ressemblait plus à ce fantôme errant dans le monde sans savoir où se rendre, ni quoi faire. Elle avait réussi, ce qu'elle pensait ne jamais réussir à faire. Elle avait accompli un travail sur elle-même si grand que personne ne pouvait le nier. Absolument personne ne savait à quel point il avait été dur pour elle de mettre fin à toutes ces années d'addiction, à quel point elle avait eu du mal à se sevrer. Parce que personne auprès d'elle n'avait vécu la même chose qu'elle. Ils ne savaient pas. Ils ne comprenaient pas. Evidemment, ils la soutenaient et elle leur en était totalement reconnaissant, et ils avaient été un soutien infaillible mais à part Alec et Kai, aucun d'entre eux ne connaissaient ce sentiment de manque aux drogues. Ce besoin presque vital d'avoir une dose, de laisser parler cette envie de prendre un rail ou d'avaler un médicament pour faire taire les mauvaises pensées de l'esprit. Grâce aux drogues, elle avait cru longtemps qu'elle pouvait se sentir mieux, elle avait pensé que c'était grâce à toutes les substances qu'elle avait pu avancer dans le monde, mais elle s'était terriblement trompée. Elle avait fait fausse route. Et c'était maintenant qu'elle était totalement sobre qu'elle le savait. Mais chaque jour était un combat. Elle luttait jour après jour pour ne pas reprendre ses mauvaises habitudes. Pour ne pas replonger une nouvelle fois. Parce qu'elle ne devait pas retourner en arrière et redevenir cette junkie n'assumant pas ses troubles. Certaines fois quand les choses ne tournaient pas rond, il était plus difficile pour elle de ne pas se laisser tenter et à chaque fois que cela arrivait, elle trouvait un moyen. La plupart du temps c'était de se rendre à l'association qui fonctionnait. Elle voyait toutes les personnes qu'elle avait pu aider, tous les jeunes qui comptaient sur elle, et cela était suffisant pour que ce désir puissant pour la poudre blanche disparaisse. Elle s'était montrée forte pendant une année complète, pendant tout ce temps, rien ne l'avait fait flancher, alors elle se sentait mal de devoir recommencer chaque étape du sevrage à cause d'autrui. A cause d'une personne n'imaginant même pas à quel point elle avait combattu contre ses propres instincts pour en arriver là. Mais évidemment, elle savait que dans ce monde l'égoïsme était de rigueur, que le désir de lui nuire avait été plus grand que le reste. Il n'était pas le seul à vouloir lui faire du mal. Et elle ne pouvait que grandement imaginer les charognards qui allaient se faire un malin plaisir de la descendre en flèche dans les magazines, cette vermine sans scrupule qui n'allait pas une seconde penser à la douleur qu'ils pouvaient infliger. Elle s'y préparait déjà mentalement. Parce que c'était des gens comme ça qui l'avaient fait tomber par le passé. C'était un fait qu'elle ne pouvait pas nier et l'état de sa vie actuelle la rendait moins forte. Elle était la proie idéale, celle qu'il était bon d'attaquer pour gagner de l'argent et même si elle faisait son possible pour ne pas s'en préoccuper, elle n'y arrivait jamais totalement. Elle était trop fragile sur certaines choses.  « Ce que les autres pensent, on s’en fiche ! » , elle aurait aimé pouvoir pensé comme Kai, avoir le même raisonnement que lui, mais ils savaient tous les deux qu'il était difficile de vivre avec des photographes prêts à les massacrer au moindre écart. Il avait la même vie qu'elle, il fréquentait le même univers, alors il ne pouvait que comprendre ce qu'elle était habituée à traverser. Chaque incident dont il avait été le responsable avait été affiché dans les plus grands journaux. Tout comme les siens auparavant. Et la calomnie restait leur plus grande spécialité, à son plus grand regret.  « Ce sont des idiots. », ils étaient d'accord sur ce point et elle n'en était absolument pas étonnée. Parce qu'elle savait qu'ils ne lui avaient pas fait de cadeau. A aucun des deux. Ils étaient les victimes idéales, ils étaient des héritiers, ils rapportaient tellement d'argent, que tous les moyens étaient bons pour obtenir des scoops, que ceux-ci soient bidons ou vrais. Ils ne prenaient même pas le temps de les vérifier. Non ils préféraient  les sortir le plus rapidement possible. Car c'était ainsi qu'ils fonctionnaient. Et personne ne pouvait lutter contre. « Je sais bien...... », souffla-t-elle d'un ton à peine audible. Elle se fichait qu'ils soient des idiots, parce qu'elle se connaissait assez pour savoir que malgré tout ils réussiraient à lui faire du mal. A lui planter un couteau dans le coeur. Elle allait devoir prendre sur elle pour se relever, pour tenter de marcher pas après pas, mais elle avait peur de ce qui allait se passer dans l'avenir. Cette fois, elle ne savait pas si elle avait assez de force pour combattre les vents qui allaient l'assaillir. Elle l'espérait, mais elle était effrayée à l'idée de ne pas pouvoir. Car tout était plus compliqué qu'auparavant. Elle n'avait aucune stabilité autour d'elle. Au contraire, elle était envie par des troubles plus violents et c'était ce qui l'inquiétait. Elle n'était pas seule, elle avait du monde autour d'elle, mais s'ils n'étaient pas suffisants, elle ne savait pas ce qui pourrait se passer. Ce qu'elle risquait de faire à un moment ou à un autre quand la tentation serait trop grande.  « Je suis là si tu as besoin … je sais que je ne l’ai pas été dernièrement mais je suis là. », les mots du jeune brun la touchaient profondément en plein coeur. Elle avait fait son possible pour être présent pour lui à chaque fois qu'il en avait besoin et elle savait depuis le début qu'elle pouvait compter sur lui, que même s'il était son petit protégé, il pouvait répondre présent lorsque cela s'avérait nécessaire, mais cela était encore plus agréable de l'entendre de sa bouche. Etrangement, elle en avait besoin. Elle avait besoin que des gens lui rappellent qu'elle n'était pas seule, qu'elle avait de l'aide, des gens pour la soutenir si tout devenait trop dur. Kai en faisait partie. Et elle en était heureuse. « Merci beaucoup et je le sais oui », répondit-elle en lui adressant un léger sourire qui se voulait sincère. Depuis qu'ils se connaissaient, elle avait été à ses côtés pour sa lutte contre la drogue, elle ne l'avait jamais abandonné, ni jugé quant à son addiction. Elle avait simplement été présente auprès de lui, elle avait fait son possible pour qu'il s'en sorte, parce qu'il était devenu important à ses yeux, et aussi parce qu'elle comprenait tout ce qu'il traversait. Elle savait quoi faire dans ce genre de situation, quel mot employer ou au contraire quel mot ne pas prononcer. Elle savait comment il était et c'était aussi ce qui l'avait poussé ces dernières semaines à s'inquiéter davantage. Elle sentait que quelque chose n'allait pas, que quelque chose ne tournait pas rond et elle avait peur de ce que cela pouvait signifier. Il restait plus fragile qu'elle, et son addiction était encore plus profondément ancrée que ne l'était la sienne, alors ne plus le voir à l'association lui faisait songer au pire. Elle avait peur qu'il ait recraqué, que quelque chose l'ait poussé à succomber de nouveau. Et même s'il était question de cela, elle ne pouvait pas lui en vouloir. La rechute était aisée et elle faisait même partie des étapes du sevrage.   « Je ne peux pas aider les autres Mila, quand je n’arrive même pas à m’aider moi même. » , elle n'était pas d'accord avec lui. Parce que dans son cas c'était aider les autres qui lui avaient permis de s'en sortir. En fondant l'association, elle avait trouvé une raison suffisante pour s'en sortir, pour continuer son travail sur elle-même. En se sentant utile, elle avait cessé de chercher une occupation à travers les narcotiques. Et elle était persuadée que cela pouvait en être de même pour d'autres. Pour Kai peut-être, même s'il paraissait lui dire le contraire.  « Il ne s’est rien passé, je n’arrivais simplement plus à jouer la comédie, pour faire plaisir à tout le monde. » , elle soupira un instant, comprenant où il voulait en venir. Cette comédie de perfection qu'elle avait pris l'habitude de jouer pour que personne ne sache quand elle allait mal, pour que personne ne devine quand son esprit était envahi par des choses mauvaises. Ce masque de perfection si loin de la vérité qu'elle ne l'obligeait jamais à porter avec elle. Elle ne voulait pas le changer et encore moins l'obliger à ne pas être lui-même, ne voulant que l'aider à se sentir mieux. A guérir et à avancer vers l'avenir.  « Ce n’était pas moi, ce n’est pas moi … », plus elle l'écoutait, plus elle savait quelle partie de Kai parlait. C'était le Kai perdu, celui ne sachant pas comment résister aux drogues, celui incapable de savoir qui il pouvait être. Et qu'il était supposé être. Le même Kai qu'elle avait vu auparavant et qui ressemblait terriblement à la Ludmila d'auparavant. Ils étaient de ceux attirés par les narcotiques pour faire taire leurs cerveaux, pour arrêter de penser et pour arrêter de ressentir autant de choses. Il vivait une crise, il était rempli de doutes et même s'il ne le disait pas, elle avait l'intime conviction qu'il avait replongé. Qu'il avait recommencé à toucher à tout cela pour retourner vers ses vieux démons. Il n'avait rien besoin de dire pour qu'elle le comprenne, parce qu'ils étaient tous les deux le même genre de personnes. « C’est aussi la raison pour laquelle je ne venais plus, je ne veux pas voir de la déception dans ton regard Mila, mais j’ai pas envie de la vie que j’ai eu cette dernière année… », il ne comprenait pas, tout du moins il ne pouvait pas comprendre qu'elle n'était pas déçue. Elle aurait pu, mais cela n'aurait pas aidé le jeune homme à se sentir mieux. Car plus elle l'accablait, plus elle se comportait comme une personne le jugeant, plus il allait ressentir l'envie d'aller prendre des médicaments ou de l'ecstasy pour se sentir mieux. Il n'y avait rien de pire que la culpabilité. Une culpabilité si forte qu'elle pouvait faire succomber le plus grand abstinent. « Je ne suis pas déçue par toi Kai... Ce n'est pas parce que tu ne veux plus venir à l'association que je vais être déçue à cause de toi .... », répondit-elle calmement, tentant de capter le regard de Kai pour lui montrer qu'elle était totalement sincère, cherchant en même temps comment lui parler sans le brusquer, sans lui faire du mal. « Personne ne te demande de continuer à jouer la comédie. Je ne te demande pas de jouer la comédie. Juste d'être toi-même. Je ne vais pas t'obliger à être un jeune homme parfait. Je veux que tu puisses être toi-même et que tu puisses te sentir bien avec la personne que tu es. C'est tout ce que je souhaite pour toi », ajouta-t-elle avec un petit sourire perdu au coin des lèvres. Pour cela elle savait qu'il devait s'éloigner de la drogue et que ce n'était pas en retrouvant les ténèbres qu'il allait pouvoir connaitre le bonheur. Il en avait l'illusion mais il se trompait, comme tous les toxicomanes. Comme elle aussi. « Tu as l'impression que le Kai d'avant se sentait mieux et était moins perdu que celui d'aujourd'hui, mais on sait tous les deux que c'est faux. Je suis là pour t'aider Kai. Tu n'es pas obligé d'aider les autres, mais moi je peux t'aider. Je peux t'aider à traverser tout ça. », finit-elle par dire, c'était tout ce qu'elle voulait, pour qu'il ne se perde plus en chemin. Pour qu'il ait une chance de connaître le véritable bonheur sans être constamment entraîné dans les profondeurs.

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the blackest day (w/ludmila)

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