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Never forgotten [ARMSTY]

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MessageSujet: Never forgotten [ARMSTY] Dim 22 Jan - 22:27

Never forgotten

Jimmy & Reed
I might have been afraid that if I really loved someone and needed him, one day he might suddenly disappear without a word, and I’d be left all alone.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« Bandit ! Rends-moi ma chaussette tout de suite ! » Le chien s’enfui de la chambre la dite chaussette entre ses crocs avec cette étincelle de provocation dans les prunelles, obligeant alors Reed à le prendre en chasse à travers la maison. La queue touffue de l’animal fouette l’air démontrant son amusement face à ce jeu devenu un rituel de tous les jours. Et bien que l’infirmier tente d’évincer tous les subterfuges de Bandit, il doit bien avouer que c’est à chaque fois un échec total. Dix bonnes minutes d’une bataille acharnée s’écoulent avant que le californien parvienne à le coincer et bondir sur lui afin qu’il ne détale pas à nouveau. « Je te tiens canaille ! » qu’il lâche d’un ton triomphant avant de vite déchanter en découvrant une chaussette mâchouillée et trempée de bave entre ses doigts. « Beurk ! C’est malin ça, je fais comment moi maintenant ? » Qu’il grogne alors que l’animal prend cet air penaud et innocent, ce don que tous les chiens savent parfaitement manipuler pour échapper à une sanction et faire chavirer le cœur de leur maître. Et bien évidemment, Reed n’y échappe pas. Parce que fasse à Bandit, il n’a clairement aucune volonté et craque. Toujours. Eux deux, c’est un véritable coup de cœur qui les a uni l’un à l’autre quelques mois auparavant. Une véritable amitié, fusionnelle, est née entre eux sur les terres africaines et Reed n’a pu se résigner à laisser ce chien affamé et terriblement seul errer dans les rues de Johannesburg. C’est tout naturellement qu’il l’a adopté. Que tous les deux se sont adoptés l’un l’autre. Et malgré cette manie que Bandit a de voler tout et n’importe quoi, en particulier ses chaussettes, il ne peut lui en vouloir bien longtemps. Et ce même si il se retrouve à court de socquette puisque ses autres paires sont en train de sécher sur l’étendoir. « T’es vraiment incorrigible » qu’il capitule en accueillant l’animal dans ses bras qui exulte sa victoire par quelques jappements. Au bout de quelques minutes de câlins et chamailleries matinale, Reed fini par se redresser pour aller enfiler son blouson de cuir et ses chaussures – avec une chaussette manquante. Quant à Bandit, lui, toujours avec cette vive énergie qui le caractérise, étend sa joie plus encore en sautillant comme un fou autour de son maître, aboyant de plus belle. « Oui mon beau, calmes toi que je t’attache. » Qu’il termine avec un sourire en accrochant la laisser à son collier avant de quitter la maison.

Après une bonne heure de marche dans les rues de Los Angeles, s’éloignant le plus possible de son quartier d’habitation Triangle Platinium où Reed ne se sent pas à son aise – ce qui est assez étonnant quand on sait qu’il y passé presque toute sa vie. Ce n’est pas vraiment par choix qu’il s’est installé ici à son retour d’Afrique du Sud mais plus par commodité puisque sa meilleure amie Ava l’a accueilli à bras ouvert lui ôtant alors l’épine du pied de devoir trouver un logement et de vivre à l’hôtel pendant un temps. Et au final cette cohabitation lui fait un bien fou, rendant l’adaptation de son retour bien moins difficile. Mais malgré tout, Reed étouffe dans cette maison qui abrite bien trop de souvenirs du défunt mari de son amie d’enfance et qui rend d’autant plus le deuil de celle-ci plus compliqué et pénible. Il n’a pas encore abordé ce sujet, sachant que la discussion sera chargée d’émotions, mais il compte bien en toucher deux mots à Ava afin d’envisager de quitter la maison et le quartier, ensemble. Pour l’heure, l’infirmier se contente de s’éloigner le plus possible de cet endroit dès qu’il en a l’occasion, ce qui au final n’est pas si difficile quand on sait le travail qui l’attend au centre. Mais aujourd’hui, c’est une des rares journées de repos que le californien s’autorise. Ou plutôt, on ne lui a pas vraiment laissé le choix. Il travaille trop, il se donne corps et âme en s’oubliant très souvent. Ilen a parfaitement conscience mais quelque part Reed ne peut pas s’en passer. Il en a besoin. Le travail, venir en aide aux plus démunis, c’est comme une addiction pour lui. C’est sa dose d’héroïne. Et son cousin Alec avec qui il s’est associé pour le centre d’aide, l’a rapidement compris et à force d’acharnement a réussi à faire courber l’échine de l’infirmier pour qu’il prenne un peu de repos. Reed déteste par-dessus tout être inactif, s’ennuyant très rapidement alors qu’il pourrait prêter main forte ailleurs. Alors la plupart du temps, pour combler son manque et ne pas tourner en rond jusqu’à en devenir dingue, il passe le plus clair de son temps dehors – du moins quand le climat le lui permet – avec Bandit évidemment qu’il emmène quasiment partout. Il est encore relativement tôt mais les rues sont déjà animées par le brouhaha des voitures ou autre, et les quelques passants matinaux qui s’attardent dans les cafés avant de se rendre au travail, pour la plupart en tout cas.
Après quelques mètres encore, Reed entre dans le Starbucks coffee, l’endroit où il se rend quasiment chaque jour pour prendre sa dose de caféine avant d’entamer la reste de la journée. Tenant Bandit près de lui, l’homme attend patiemment son tour dans la file d’attente en regardant à droite et à gauche, observant les gens mais sans trop se montrer indiscret ou oppressant. Enfin, jusqu’à ce que son regard se pose sur lui. Le cœur du californien rate un battement, peinant à croire la vision qui s’offre à lui. C’est impossible. Un instant, il détourne le regard ne pouvant croire à la présence de cet homme parce qu’il était clairement improbable qu’il soit à Los Angeles. Et puis ne tenant plus, son muscle cardiaque tambourinant dangereusement dans sa poitrine, Reed porte à nouveau son regard sur Jimmy, voulant s’assurer qu’il n’avait pas rêvé quelques secondes plus tôt. C’est bien lui. C’est bien Jimmy. Il le reconnaîtrait entre mille. Il en a des bouffées de chaleur, Reed. Et un nœud d’angoisse se loge dans son estomac, alors que terriblement mal à l’aise il détourne le regard avant l’autre homme ne puisse le sentir sur lui. Déglutissant péniblement, il avance dans la file d’attente jusqu’à ce que ce soit enfin son tour. Il est perturbé l’infirmier, peinant à prendre sa commande avec une maladresse déconcertante et qui ne lui ressemble pas. La présence de Jimmy le déstabilise, et quelque part l’effraie aussi. Son gobelet entre les mains, il s’apprête à prendre la fuite comme un lâche, incapable de faire face à ses démons, incapable de faire face à celui qui fut son ami mais plus encore le premier homme qui fit battre le cœur de Reed. Mais au moment de franchir la porte, il s’arrête brusquement. Une bataille faire rage en lui, parce que si son besoin de déguerpir est bien présent, l’envie d’aller à sa rencontre est bien plus forte et ce même si la situation risque d’être terriblement angoissante. Cependant, il ne peut pas passer à côté de cette chance qu’on lui offre. Reed inspire un grand coup pour se donner du courage et fini par rebrousser chemin et s’approcher du patineur installé à une table. Arrivé dans son dos, le californien s’en retrouve le souffle coupé, incapable de prononcer le moindre mot. Il lui faut plusieurs secondes pour se donner contenance, et une idée illuminant son esprit il extirpe son portefeuille de sa poche pour en sortir une photo. Il l’observe un instant, avec ce regard attendri et triste à la fois comme à chaque fois qu’il s’autorise à se souvenir de cet époque, de ce moment tous les deux capturés pour toujours sur cette photographie. Reed se racle la gorge. « Est-ce que… je peux avoir un autographe ? » qu’il parvient enfin à articuler, d’une voix peu assurée.
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MessageSujet: Re: Never forgotten [ARMSTY] Ven 10 Fév - 23:26

Never forgotten

Jimmy & Reed
I might have been afraid that if I really loved someone and needed him, one day he might suddenly disappear without a word, and I’d be left all alone.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Cela fait à peine deux semaines qu'il est de retour à Los Angeles, Jimmy. Et chaque jour qui passe il se demande si c'était une bonne idée de revenir. Il y a trop de monde ici. La ville grouille, la ville ne dort jamais, exactement comme il s'en souvient, et il avait pensé que ça lui ferait du bien, mais ce n'est pas le cas. Au beau milieu de tout ce monde, paradoxalement, il se sent seul Jimmy. Il ne connaît plus grand monde ici, et le peu de personnes encore présentes, il n'a pas envie de les voir. Isak est reparti en Norvège quelques jours auparavant. Il serait resté plus longtemps mais Jimmy l'a convaincu qu'il saurait se débrouiller sans lui. La vérité c'est qu'il est loin d'en être sûr. Maintenant qu'il est tout seul, il se sent perdu. Il ne sait pas quoi faire de ses journées à part allumer son ordinateur et regarder des séries. Le temps s'écoule avec une lenteur exécrable, et il finit souvent par pleurer Jimmy, dans les ténèbres de ses nuits. Il sait qu'il devrait chercher à s'occuper davantage. Il sait qu'il devrait chercher du travail, mais il a le ventre noué rien que d'y penser. Il ne sait rien faire d'autre que du patin Jimmy.  Et il a toujours peur de ne pas être à la hauteur. Et vu son état psychologique actuel… il ne sait pas s'il est capable d'assumer un travail. Il n'en a pas l'impression en tout cas. Heureusement, la présence de K-9 le force à garder des responsabilités. D'ailleurs, il sait que c'est en partie pour cette raison qu'Isak a accepté de repartir. Parce qu'il sait l'amour que porte Jimmy à son chien et il sait qu'il ne le négligerait jamais et qu'il serait donc obliger d'avoir un train de vie plus ou moins sain. Et il a raison. Jimmy se souvient de manger parce qu'il doit nourrir K-9. Jimmy ne reste pas enfermé car K-9 a besoin d'air frais et de pouvoir se défouler dehors. K-9 lui fait penser à autre chose qu'au trou dans sa poitrine. K-9 a besoin de lui et finalement, Jimmy n'est pas tout seul. Mais ce matin là, il l'a laissé dans son appartement. Il s'en sent coupable, mais il éprouve le besoin d'être seul. Parfois, K-9 lui fait trop penser à sa vie passée. Parfois, K-9 lui fait trop penser à Eddie. Il aimait beaucoup K-9 Eddie. C'est même lui qui lui avait ramené du refuge après que leur premier chien soit décédé et que Jimmy était inconsolable. K-9 aimait beaucoup Eddie aussi, parce qu'il ne se lassait jamais de jouer avec lui.

Il pousse un soupir. Il a la culpabilité qui l'étouffe Jimmy alors qu'il essaie pour la énième fois de lire une phrase du livre qu'il a apporté, sans succès. Il essaie de se raisonner. De toute façon, il sortira K-9 cet après-midi, c'est déjà prévu. S'il travaillait K-9 serait déjà tout seul. Il avait déjà été tout seul dans le passé. Il sent un mal de crâne arriver et passe doucement ses doigts sur sa tempe pour la masser quelques secondes avant de refermer Le Petit Prince et le poser sur un coin de la table. De toute façon, il connaît déjà l'histoire par cœur. Il porte son gobelet à ses lèvres mais grimace. C'est déjà froid. Encore une fois, il s'est perdu dans ses pensées. Il pousse un imperceptible soupir, jetant un coup d’œil à son portable tout en s'apprêtant à se lever pour quitter le Starbucks qui commence à être un peu trop peuplé selon lui lorsqu'on l'apostrophe pour un autographe. Il est un peu surpris, comme à chaque fois. Pourtant cela arrive assez régulièrement même si ces dernières années il a été remplacé dans le cœur de beaucoup de gens et on le reconnaît moins. Il se retourne, un sourire doux et timide aux lèvres en hochant la tête sans pour autant croiser le regard de la personne qui lui fait face, mal à l'aise. « Oui bien sûr c'est pour q- » le reste de sa question s'évanouit alors que ses yeux se posent sur la photo qu'on lui tend. Il relève aussitôt les yeux, trouvant enfin ceux de Reed qui l'observe. Dans sa poitrine, son rythme cardiaque s'accélère, d'embarras de crainte d'un peu d'excitation et de plein de choses à la fois. « Reed. » dit-il comme s'il peinait à croire ce qui était en train de se passer. Il baisse les yeux sur la photo qu'il détaille un moment, soudainement nostalgique et aussi un peu perturbé. Il ne comprend pas pourquoi Reed aurait encore cette photo, et sur lui en plus. « tu.. ça va ? » balbutie-t-il un peu, pas très à l'aise comme à son habitude. Il relève le regard et l'observe du coin de l’œil. « tu as changé... » souffle-t-il soudainement, son cœur un peu exsangue devant l'homme qui lui fait face. Il l'a toujours trouvé beau Reed, Jimmy, même lorsqu'ils étaient encore enfants. Mais désormais Reed était un homme et sa beauté l'intimide. Il a les mains moites, parce qu'il ne sait pas comment il est supposé se comporter. Qu'est ce qu'il doit dire ? Ils ne se connaissent pas, plus. Cela fait des années qu'ils ne se sont pas vus. Nerveusement, il glisse sa main libre dans sa nuque. « Tu veux t’asseoir ? » l'invite-t-il en désignant maladroitement la place en face de lui. Il se demande pourquoi il est venu lui parler, pourquoi il lui a montré cette photo. « Tu veux vraiment un autographe? » demande-t-il un peu dubitatif, et lorsqu'il croise le regard de Reed il comprend son erreur il se sent rougir et secoue la tête soudainement, affreusement mal à l'aise. « Non bien sûr que non… désolé je... » Il n'est vraiment pas très bon en relations sociales Jimmy.
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MessageSujet: Re: Never forgotten [ARMSTY] Dim 12 Fév - 0:17

Never forgotten

Jimmy & Reed
I might have been afraid that if I really loved someone and needed him, one day he might suddenly disappear without a word, and I’d be left all alone.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Reed réalise qu’il a retenu son souffle durant ses quelques longues secondes qu’il a fallu à Jimmy pour comprendre qui il était, alors que l’air se fait dangereusement rare dans ses poumons. L’inspiration qu’il s’autorise lui brûle la gorge, déglutissant péniblement. Son organisme est tout chamboulé face à ses retrouvailles qu’il n’avait jamais osé imaginer, pour s’éviter plus de souffrance que nécessaire. Son muscle cardiaque manque de défaillir à chaque seconde, s’attendant presque à le sentir s’arrêter définitivement, le choc étant trop grand. Le nœud d’angoisse qui s’est logé brutalement dans son estomac à la seconde où ses yeux se sont posés sur lui ne fait que se resserrer davantage. Il a envie de vomir. Il a envie de fuir. Mais il ne peut plus reculer à présent, et de toute façon les regrets seraient encore plus lourds qu’ils ne le sont déjà. Quand son prénom s’échappe des lèvres de Jimmy, ça le remue au plus profond de son être. Reed perd toute l’assurance qui semble se dégager de lui en temps normal bien qu’au fond il n’ait pas vraiment une grande confiance en lui. C’est comme une façade pour leurrer le monde qui l’entoure, mais face à celui qui fut son meilleur ami, toutes ses barrières défensives s’évaporent sans qu’il ne puisse contrôler quoi que ce soit. Ses lèvres tremblent, essayant de trouver les mots. Il ne sait même pas quoi répondre à une question aussi banale, sans doute parce que à cet instant il ignore lui-même comment il se sent. Il y a bien trop d’émotions d’un coup et s’il devait se montrer honnête, la réponse serait : non. Parce que ses retrouvailles ravivent une trop grande souffrance qu’il a enfoui durant de nombreuses années. Parce que la culpabilité et les regrets qu’il a enfoui dans un coin de son cerveau refonds surface brusquement. Alors Reed préfère ignorer cette question, qui au final n’a dû être qu’un réflexe pour l’autre homme. Sentant la perte de contrôle l’envahir, le californien se secoue intérieurement pour reprendre contenance, en commençant dans un premier temps par dévier le regard de ses prunelles vertes qui le font défaillir, même encore aujourd’hui après toutes ses années. A la proposition de Jimmy, il acquiesce en opinant doucement de la tête en prenant place face à lui, et pouvant alors se triturer nerveusement les doigts à sa guise sous la table. « Les poils au menton ont fini par pousser… » Qu’il tente avec un peu d’humour en se passant une main sur sa barbe brune, avec un sourire nerveux. A vrai dire il ne sait pas vraiment ce qu’il doit comprendre des propos de Jimmy. Le changement peut avoir du bon, comme l’inverse. Jimmy, lui, n’a quasiment pas changé après toutes ses années. Bien sûr il a vieilli mais la vie ne l’a rendu que plus beau à ses yeux, tout en gardant pourtant cette innocence dans son regard et qui a toujours fait chavirer son cœur. Seulement l’infirmier a en quelque sorte tricher durant toutes ses années de silence, quand l’ancien patineur n’a pu l’observer évoluer, lui, tapis dans l’ombre a pu le suivre et le voir devenir l’homme magnifique qu’il est aujourd’hui. Mais Reed c’est bien garder d’en parler à qui que ce soit, et d’autant plus à Jimmy. Et il n’est pas certain que celui-ci soit positivement réceptif en l’apprenant. Un petit silence s’installe pendant quelques secondes et qui pourtant sembles interminables, faisant glisser son doigt sur le bord de son gobelet en suivant le cercle, il n’ose lever le regard sur son ancien ami. A sa question, il lève pourtant ses prunelles vers les siennes un peu surpris avant de grimacer légèrement, se sentant un peu idiot désormais. « Non c’est moi qui suis désolé… Je… » Il pousse un soupir, ses jambes s’agitant nerveusement sous la table. « Je ne savais pas comment t’aborder » qu’il avoue un peu honteusement en observant un instant la photo à présent sur la table. « Ça m’a paru être une bonne idée sur le coup… » Qu’il ajoute avec une moue contrite, en hochant légèrement les épaules. Sentant quelque chose tirer à son poignet resté sous la table, Reed se rappelle soudainement de la présence de Bandit qu’il avait totalement occulté en voyant Jimmy. Un instant il se sent presque coupable d’avoir oublié son chien mais au fond ce n’est pas surprenant quand on ressent un tel choc émotionnel. En ce qui le concerne, puisque il a bien du mal à cerner le ressenti de l’ancien patineur. En réalité, Reed a eu bien d’autres sentiments à gérer face au malaise de l’autre homme, et la rougeur sur ses joues qui s’illumine faisant ressortir ces magnifiques taches de rousseur sur sa peau pâle. Comme toujours, même des années après comme si rien avait changé, il a alors bien du mal à se concentrer et rester de marbre, parce que être autant adorable ne devrait tout simplement pas être autorisé. Pas pour la santé mentale de l’infirmier. Mais par chance Bandit vient se manifester, faisant reprendre les esprits à son maître qui se penche légèrement sur le côté pour jeter un œil aux agissements de son chien. Bandit n’a pas perdu de temps, se jetant presque avec entrain sur les jambes de Jimmy, les pattes-avant posées sur ses cuisses et le reniflant avec avidité du bout de sa truffe. « Euh. Je te présente Bandit » qu’il lâche avec une moue désolé, ne contrôlant absolument pas les mouvements de son chien qui agit bien souvent comme bon lui semble. Bandit semble avoir détecté une odeur chez son ami qui ne le laisse clairement pas indifférent, mais mettant en revanche son maitre un peu mal à l’aise « Bandit arrêtes, laisses Jimmy tranquille » qu’il tente vainement  en essayant de l’attraper par le bandana qui orne son cou avant de finalement abandonner, comme toujours. « Je crois que tu t’es fait un nouvel ami » qu’il lance doucement au patineur avec un sourire avant de porter son gobelet  à ses lèvres pour avaler quelques gorgées du café qui a commencé à refroidir. Reed les observe pendant un petit moment sans un mot avant de finalement lâcher la question qui lui brûle les lèvres depuis le début. « Tu… Tu es à L.A depuis longtemps ? La dernière fois que je t’ai vu c’était à Vancouver… » Qu’il ajoute sans réfléchir avant de stopper tout mouvement brusquement en réalisant ses propos et le presque aveu qui vient de lui échapper. Redoutant alors avec angoisse la discussion qui allait inévitablement avoir lieu entre eux, mais quelque part il devait bien admettre que tôt ou tard, ils auraient forcément aborder ce sujet douloureux.
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MessageSujet: Re: Never forgotten [ARMSTY] Ven 3 Mar - 14:41

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Jimmy & Reed
I might have been afraid that if I really loved someone and needed him, one day he might suddenly disappear without a word, and I’d be left all alone.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Son cœur cogne douloureusement dans sa poitrine, et Jimmy ne sait pas comment réagir, complètement bouleversé par ces retrouvailles. Il a le ventre noué et la gorge serrée sous l'angoisse qui le submerge vague après vague. Son instinct le pousse à se lever et fuir la situation sans un regard en arrière parce qu'il sent que son environnement n'est plus de ceux qu'il connaît et dans lesquels il a appris quel était le comportement approprié. Là il ne sait plus. C'est sans précédent. Et Jimmy ne sait pas agir naturellement. Pas dans ce genre de situations. Mais pourtant, il ne fuit pas et prend sur lui. Parce que l'envie de renouer avec Reed éclipse tout le reste. Parce qu'avant de devenir cet homme d'une élégance intimidante il a été un jour un enfant et un adolescent, et surtout, le meilleur ami de Jimmy. Et si Jimmy ne peut pas prendre sur lui et lutter contre son anxiété débordante pour celui qui fût un jour l'une des personnes les plus importantes de sa vie, il ne sait pas pour qui d'autre il pourrait le faire.

Il se retrouve incapable de réagir à sa tentative d'humour. Il a compris la plaisanterie Jimmy, mais il ne sait pas comment y répondre. La seule chose à laquelle il pense, c'est que ce nouveau physique le trouble. Et ça, c'est bien trop privé pour le partager à haute voix, même malgré sa franchise un peu naïve et déconcertante parfois, celle dont il fait preuve à l'instant alors qu'il lui demande s'il souhaitait réellement un autographe, tout en réalisant simultanément que bien sûr que non, ce n'était qu'une amorce de conversation comme une autre, sans doute, seulement Jimmy n'est pas très doué pour saisir ce genre de nuances. Les mots sont parfois un mystère pour lui.

Mais Reed se confond en excuses maladroites, et en relevant timidement le regard vers lui, et ce n'est qu'à cet instant qu'il réalise que son ami d'enfance semble être lui aussi nerveux et mal à l'aise. Et quelque part, Jimmy ça le rassure même s'il ne le comprend pas forcément. Il a le souvenir de quelqu'un sûr de lui et déterminé ; avec une fragilité oui mais qui ne se voyait pas aux premiers abords. Pas comme la sienne. Il l'observe à la dérobée, tâchant d'enregistrer ses paroles et de deviner ses pensées en même temps. Bien sûr, c'est vain, et surtout il n'est pas à l'aise de trop le regarder. A la place, il pose son regard de nouveau sur la photographie, trouvant un confort certain dans ces souvenirs qu'il chérit du plus profond de son être. Il était déjà un peu étrange comme garçon à l'époque, mais aux côtés de Reed il se sentait moins vulnérable. Et puis il a grandi sans lui, est devenu une grande personne, avec son lot de déceptions et surtout de réflexions inutiles, l'angoisse l'habitant en permanence, oubliée uniquement lorsqu'il se trouvait sur la glace ; et revenue en force depuis le décès d'Eddie.

Il ne sait pas quoi lui répondre encore une fois, Jimmy. Il n'a pas les codes. Heureusement, Bandit est là pour sauver la situation. Il baisse les yeux et aperçoit enfin le chien sous la table qui le salue avec enthousiasme, les pattes posés sur ses genoux. Et c'est un sourire pur et profondément sincère qui éclaire le visage de Jimmy à cet instant. Il recule légèrement sa chaise pour avoir accès plus facilement à la bête. « Hey toi… pas d'inquiétudes, il ne me dérange pas » dit-il à Reed rapidement. Il se penche en avant et flatte le chien avec entrain, se mettant à rire doucement face à l'agitation de l'animal. « moi aussi je suis content de te connaître Bandit ». Il a les yeux qui brillent et le malaise disparu, Jimmy. Les animaux ne trichent pas. Il est beaucoup plus simple d'être soi-même avec eux. « qu'est ce que t'es beau » lâche-t-il avec un grand sourire, cajolant le chien qui le lui rend bien. « K-9 serait content de te rencontrer aussi »

Ça le détend Jimmy, de jouer avec le chien de Reed, tant et si bien qu'à la question de son ancien ami, il répond d'abord distraitement, flattant toujours Bandit. « non ça fait à peine deux semaines que je suis de retour. » En parler lui rappelle des mauvais souvenirs, et son visage se ferme soudainement, le voile du chagrin de retour dans ses orbes vertes. A regret, il dévie son attention de Bandit à Reed, cherchant ses mots. « Le Canada… ce n'est plus pour moi » explique-t-il sommairement. Le décès de son frère a été diffusé au public, bien sûr, mais il doute que Reed ait suivi cela et il n'a pas le courage d'en parler alors il espère que son ami d'enfance saura se contenter de cela.
Mais, les paroles de Reed se répétant dans son esprit, il réalise enfin l'étrangeté de ses propos. « A Vancouver ? » Il fronce les sourcils. Il s'en souviendrait s'il avait vu Reed là-bas récemment. Et il n'a pas vu Reed depuis des années. Il retrouve sa maladresse et son embarras. « Je ne t'ai pas vu depuis presque quinze ans. » souffle-t-il, les remords dans la voix. « où c'était ? Qu'est ce que tu faisais là bas ?» demande-t-il intrigué. Sans doute l'a-t-il croisé dans la rue par hasard. « Pourquoi tu n'es pas venu me voir à ce moment là… ? »

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MessageSujet: Re: Never forgotten [ARMSTY] Dim 12 Mar - 21:29

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Jimmy & Reed
I might have been afraid that if I really loved someone and needed him, one day he might suddenly disappear without a word, and I’d be left all alone.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Bandit a le don de détendre l’atmosphère, de par son innocence et sa totale sincérité. Il suffit que la personne qui lui fait face soit réceptif, pour que l’énergie débordante et sa joie exacerbée se propage, se communique. Et à cet instant, Reed est plus que reconnaissant envers son chien alors que le malaise semblait s’accroître à chaque seconde entre les deux hommes. Il y a bien longtemps que Reed ne s’est pas senti aussi vulnérable, à vrai dire il n’est même pas certain d’avoir ressenti un tel mal être. Bien sûr ces retrouvailles avec son meilleur ami d’enfance le rend profondément heureux, lui qui manque tant à son existence, mais quelque part c’est aussi une grande source de souffrance. Lui rappelant ces longues années d’absence, l’incroyable douleur dans sa poitrine se réveillant comme au premier jour. Ce trou dans son cœur qu’il avait au fil des années pansé brièvement pour faire bonne figure et se voiler la face, semble se déchirer de nouveau s’accentuant à chaque seconde, se creusant un peu plus à chaque regard échangé avec Jimmy.  La douleur est insupportable, peinant à respirer normalement, la suffocation n’étant pas bien loin. Et cette interlude qu’offre Bandit en venant détourner l’attention des deux hommes, lui donne quelques secondes de répit et de soulagement. Prendre le temps d’inspirer et expirer pour atténuer les tremblements de ses muscles tendus sous la nervosité. Et focaliser ses pensées sur tout autre chose pour tenter d’oublier cette douleur vivace qui lui déchire la poitrine.

Un instant gêné par la fougue de son compagnon, Reed s’en retrouve vite rassuré face à la réceptivité de son  ancien ami qui semble se faire une joie d’accueillir l’animal en le flattant avec générosité. L’infirmier observe la scène en silence, relâchant la laisse de Bandit pour le laisser plus libre de ses mouvements et puis c’est comme si le temps s’arrêtait soudainement. Son muscle cardiaque loupe quelques battements, et semble s’éteindre complètement durant quelques instants. Si le sourire lumineux et incroyablement sincère de Jimmy le trouble et gonfle son cœur, le rire de Jimmy fini de l’achever alors qu’une douce chaleur l’envahie et que les lèvres de Reed esquisse un sourire attendri. Reed est séduit. Reed est conquis. A nouveau. Le voir sourire et rire éveille en lui les souvenirs heureux passés ensemble, ces longues heures où il pouvait admirer la douceur de ses traits, la beauté de son sourire, l’innocence dans ses prunelles, la générosité de ses rires, la teinte de ses joues s’enflammant, la profondeur de son regard dans lequel il aimait tant se perdre. Quand il repense à ces moments, c’est comme s’il pouvait encore sentir l’odeur enivrante de son ami, la chaleur de son corps qu’il pouvait ressentir sans même le toucher. Chaque pensée pour ces souvenirs semble toujours si réelle, comme si Jimmy était vraiment là. Et chaque fois le retour à la réalité est brutale, source de souffrance. Mais aujourd’hui, Jimmy est bien face à lui et si Reed se concentre suffisamment pour dissocier toutes les odeurs qui émanent dans ce café, il peut parfaitement percevoir la douce odeur de son ami venir l’enivré, l’envelopper. Et Reed voudrait fermer un instant les yeux pour savourer, pour se souvenir mais il ne peut pas. Il ne veut pas rater une seule seconde de cette vision parfaite qui s’offre à lui. Jimmy et Bandit faisant connaissance, s’offrant à chacun toute leur générosité, toute leur sincérité, tout l’attendrissement qui les anime. C’est si beau à voir, et au fond tellement important aux yeux du californien qui voit ses deux meilleurs amis tisser un lien sans retenu, sans tricheries. Le temps semble ralentir, la terre arrêter de tourner. Et Reed voudrait que cela reste ainsi, toujours. Parce qu’à cet instant, il se sent bien. Incroyablement bien. Heureux. « K-9 ? Tu as un chien ? » Qu’il demande après avoir retrouvé un semblant de voix, et surtout ses esprits qui clairement avaient volé en éclat.

Comme il fallait s’en douter, l’instant de plénitude ne dure pas, et Reed ne peut que s’en mordre les doigts. Se fustigeant intérieurement de n’avoir pu retenir ses paroles qui à coup sûr interloquerait Jimmy, à juste titre. Si celui-ci ne semble pas retenir l’aveu de l’infirmier, les réponses du patineur ne font qu’accroitre le malaise de chacun. Si Jimmy l’ignore, Reed sait parfaitement lire entre les lignes ayant connaissance de la perte tragique et douloureuse que son ancien meilleur ami a subi quelques mois plus tôt. Et la souffrance qu’il peut lire dans son regard lui brise littéralement le cœur, lui tord le ventre. Il sait combien Jimmy était proche de son frère, combien il l’aimait et était important à ses yeux. Et comme le jour où Reed a appris la triste nouvelle, il se sent totalement impuissant. Que peut-il dire ou faire pour le soulager ? Jimmy voudrait-il seulement de sa présence et de son réconfort ? Alors sur le coup il préfère se taire, ne voulant pas aborder de vive voix ce sujet sans que cela ne vienne de son ami. Mais c’est sans compter sur la réactivité de celui-ci qui finalement semble réaliser l’aveu de l’infirmier, à son plus grand regret. Sans suit alors l’interrogatoire tant redouté, Reed s’enfonçant dans son siège en baissant le regard, comme pour tenter de fuir la situation ce qui bien évidemment est un échec cuisant. Ce n’est pas avec quelques réponses vagues qu’il pourra passer au travers du filet qui le prend au piège, il le sait très bien. Il se racle la gorge, une main passant derrière sa nuque, le malaise plus vivace encore. « Je… C’était… » Il remue sur sa chaise, cherchant une position où il se sentirait plus à l’aise mais c’est peine perdu. Les mains sur ses cuisses, il enfonce ses doigts violemment dans son jean pouvant sentir ses ongles griffer sa peau. « Ton dernier show… J’ai toujours aimé te voir patiner… » Qu’il avoue dans un souffle, déglutissant péniblement. Dans sa vie, il ne croit pas avoir eu une discussion aussi difficile, et qui le rende aussi mal. Il s’en souvient comme si c’était hier, il le revoit encore sur la glace, ressentant sa souffrance à chaque coup de patin, à chaque figure effectuée. Lui qui avait toujours eu tant d’aisance et de grâce sur la glace, c’était laissé envahir par le destin tragique de son frère. Mais Reed ne l’en avait trouvé que plus beau, plus lumineux et authentique. Le voir s’effondrer ne l’avait que bouleversé davantage, se précipitant sans réfléchir alors qu’on évacuait Jimmy de la patinoire. « j’ai… j’ai voulu venir te voir. Je le voulais. Mais… » Péniblement le californien lève ses prunelles vers son ami, rempli de tristesse. « Je ne suis pas certain que tu aurais voulu de moi à tes côtés… » Reed était certainement la dernière personne que Jimmy voulait voir à ce moment-là, ce n’était pas de lui dont Jimmy avait besoin. Et bien que cela lui serre le cœur, il le comprend. Il hésite quelques secondes puis se redresse doucement, pas très sûr de lui une fois de plus, et dans un mouvement un peu tremblant il tend sa main vers celle de Jimmy avant de s’en emparer. Son contact le brûle, l’électrise mais il chasse vite ce ressenti de son esprit.  « Je suis sincèrement désolé Jimmy, que tu doive traverser ça… » Qu’il dit d’une voix éraillée, serrant avec tendresse la main de son ami.  
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MessageSujet: Re: Never forgotten [ARMSTY] Sam 1 Avr - 17:26

Never forgotten

Jimmy & Reed
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]D'aussi loin qu'il se souvienne, Jimmy a toujours apprécié les animaux. Car ces derniers ne trichent pas, jamais. Il ne savent pas vous mentir. Oh ils peuvent essayer de vous amadouer, mais il n'y a pas  de double-jeu. Ils en sont incapables, contrairement aux êtres humains. L'homme en son essence peut être aussi bon que mauvais ; et le plus souvent Jimmy a l'impression que son espèce fait beaucoup plus de mal que de bien. Il a souvent envie de fuir. En plus de tout cela, les animaux ne jugent pas. Les animaux ne le trouveront jamais trop étrange. Ils ne le critiqueront jamais dans son dos. Jimmy ne devrait pas y prêter attention, à ce que les gens pensent de lui, mais il ne peut pas s'en empêcher. Quand ses relations sociales deviennent trop difficile à gérer, Jimmy se confie à son chien. K9 est son fidèle confident, et souvent le patineur est presque certain qu'il comprend ce qui lui raconte. Dans tous les cas il lui donne plus d'affection qu'il ne pourrait lui rendre. En voyant Bandit ainsi, il est certain ou presque que lui et K9 pourraient être de bons amis. Il relève le regard vers Reed et un nouveau sourire éclaire son visage, parler de son chien lui fait toujours plaisir. « Oui, un chien husky, ça fait plusieurs années que je l'ai maintenant. » Il reste délibérément évasif, il ne veut pas se rappeler d'Eddie ramenant K9 chez eux quelques semaines après le décès de leur chien yoda. « Il est à la maison là mais je suis sûr que lui et Bandit s'entendront parfaitement ». Il ne fait même pas attention à son allusion à de futures rencontres entre eux. Parce qu'après tout, au fond de lui et même s'il n'en a pas réellement conscience, ça lui paraît impensable de ne pas revoir Reed maintenant qu'il l'a retrouvé. Bien sûr, il y a des obstacles : Jimmy craint qu'il n'ait changé. Jimmy veut aussi réapprendre à le connaître, savoir ce qu'il s'est passé dans sa vie pendant toutes ces années. Il ne sait pas non plus s'il osera demander à ce qu'ils se revoient si son ancien ami ne le fait pas. Et enfin, le fait que Reed n'ait pas pris le temps de garder contact avec lui après son déménagement alors même qu'il le lui avait promis, ça lui fait toujours beaucoup de mal à Jimmy quand il y pense. Il pensait à l'époque que leur amitié était plus forte qu'une quelconque distance. Y repenser, c'est vraiment douloureux.

Mais avant d'avoir une réponse à toutes ces questions, le patineur s'interroge sur les propos de Reed. Il trouve ça dommage qu'il l'ait croisé par hasard à Vancouver sans prendre la peine de venir lui parler. Ça lui aurait fait plaisir, même si ça l'aurait angoissé. Mais la réponse de son ami n'est pas celle qu'il attendait, et il le regarde pendant quelques instants, interdit, attendant qu'il finisse de s'expliquer. Mais ses explications sont plutôt courtes et n'assouvissent pas exactement toute sa curiosité. Surtout, penser que Reed était présent lors de sa dernière performance sur la glace est aussi embarrassant que difficilement supportable. Jimmy dévie son regard dorénavant. Il n'en est pas capable, pas maintenant qu'il sait que son ancien ami était présent lors de sa descente aux enfers, et que ça veut sans aucun doute signifier qu'il est également au courant du décès d'Eddie. Il sent les sanglots s'accumuler dans sa gorge et les larmes remonter tranquillement jusque dans ses yeux. Il inspire et expire le plus calmement possible pour garder le contrôle, comme il le fait désormais régulièrement. Pour faire bonne figure, il laisse échapper un éclat de rire nerveux. Mais il n'est que morbidement triste, ce rire. « Ah ce dernier show. Une catastrophe. » Car il n'y a pas d'autre mot. Il n'a jamais été aussi mauvais sur la glace, et il en a conscience. Son ventre noué douloureusement, et il est sur le point de se lever et de s'excuser pour prendre congé de lui, c'est une réaction lâche mais il ne peut pas faire autrement. Il ne peut pas se montrer aussi fragile face à celui qui comptait autant pour lui. C'est impossible. « Ecoute je - » Mais Reed le coupe dans son élan, agrippant sa main dans la sienne. Jimmy se tait brusquement, incapable désormais de quitter son siège.

Le geste, les mots, les souvenirs, il ne sait pas ce qui le fait craquer ; mais Jimmy laisse ses larmes glisser sur ses joues silencieusement, encore trop pudique pour se laisser aller à ses sanglots. Sa peine est privée, et surtout, trop de personnes l'ont déjà subi. Ses parents. Isak. Son chien. Il ouvre la bouche pour répondre quelque chose Jimmy, mais rien ne sort. Il sait que le moindre son se transformera en pleurs, et il se le refuse. Pendant ce qu'il lui paraît interminable, rien ne se passe. Il reste immobile, le regard baissé, et conscient du regard de son ancien ami et surtout de tous les autres clients du Starbuck sur lui, et ça ne fait que l'angoisser davantage. Il ferme les yeux, travaille sur les exercices de respiration qu'il a exécuté tant de fois avec Isak. Il pense à lui, et s'efforce de puiser le courage dans toute cette affection que le norvégien lui porte. Et celle de ses parents. Il pense à son chien aussi, et à tout ce qu'il y a de bon encore dans sa vie. Il pense à Eddie, enfin, et à cette conviction qu'il tente de se forger aussi forte que possible ; celle que son frère aîné est encore là, à ses côtés, à chaque pas qu'il fait.

Il finit par réaliser qu'à son tour, il a serré la main de Reed dans la sienne, sans doute un peu trop fort, et il relâche légèrement son emprise, craignant lui avoir fait mal. Mais il ne le lâche pas. Il ne sait pas s'il le peut encore. Rapidement, gêné, il chasse ses larmes de son visage de la paume de sa main libre. « Tu n'y es pour rien. » finit-il par lâcher un ton en dessous, relevant enfin son regard encore brillant sur celui de son ancien ami. Il sait que ce n'est pas ce qu'il voulait dire, mais c'est plus simple pour lui de commencer ainsi. Il inspire longuement, calmant la douleur de son cœur battant. « Excuse moi. J'ai… encore du mal à parler de cette représentation. » explique-t-il la voix encore un peu tremblante. « Je suis désolé que tu ais dépensé ton argent pour … ça » Il a encore honte de sa performance. Il hausse les épaules. « Enfin. Je ne voulais même pas le faire à la base. Mais… je lui avais promis. » Il sent sa vision devenir floue à nouveau, et rompt le contact entre leurs mains. « Désolé. » dit-il une nouvelle fois avec un sourire contrit, cherchant un mouchoir dans sa poche pour se moucher. « Enfin. C'est fini maintenant de toute façon. » Il est impensable pour lui d'envisager un retour sur la glace sans Eddie dans sa vie.

Il veut absolument changer de sujet, parce qu'il n'est pas du tout à l'aise avec ce sujet. Et il n'est pas dupe. Et les propos de Reed sont bien ambigus. « Est ce que… Tu m'as suivi pendant tout ce temps ? » Après tout, pourquoi se serait-il décidé juste à la fin de sa carrière, pour un simple gala qui n'était pas un compétition ? Ce n'était pas logique. Mais cela ne veut pas dire pour autant que Jimmy comprend ses actions. « Je ne comprends pas. » Il marque une pause avant de reprendre. « Pourquoi venir voir mes performances mais ne pas chercher à répondre à mes lettres ? »
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MessageSujet: Re: Never forgotten [ARMSTY] Dim 21 Mai - 23:29

Never forgotten

Jimmy & Reed
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La présence de Bandit a finalement quelque peu brisée la glace et permit d’engager une conversation sans trop de malaise après tant d’années passées. Ce chien a détendu l’atmosphère presque aussitôt avec sa joie de vivre constante, mais quelque part ce n’est pas étonnant puisque dans ses souvenirs Jimmy a toujours eu une relation particulière avec les animaux, il les aimait profondément et il leur rendait bien. Une partie de sa personnalité qui a toujours fait fondre Reed et qui – il le réalise à cet instant – a toujours autant d’effet sur lui, un sourire presque idiot accroché à ses lèvres. Il a le cœur battant l’infirmier, des papillons dans son ventre qui le rend tout chose. Ces sensations qui se réveillent après tout ce temps, ne sont pas les bienvenues à cet instant, d’autant plus que comme à l’époque, elles ne vont qu’à sens unique. Il secoue intérieurement pour se reprendre et ne plus avoir de telles pensées, ce qui n’est pas chose facile, surtout en entendant les propos du patineur qui ne font qu’accélérer plus encore les battements de son cœur. Il n’est pas certain d’avoir compris, un fol espoir l’envahissant. Est-il vraiment sérieux ? Jimmy a l’intention de le revoir malgré tout ? Reed veut y croire, ne rêvant que de ça : retrouver son meilleur ami. Mais une petite voix dans sa tête lui répète de ne pas s’emballer, au risque que ses espoirs s’effondrent brutalement. « Oui, certainement » qu’il souffle doucement, faisant mine de ne pas relever les propos de son ancien ami. Il observe Bandit, flattant son flanc de quelques caresses. « Il en serait très heureux… » Qu’il ne peut s’empêcher de répondre cependant, incapable finalement de freiner ses doux espoirs de renouer avec Jimmy même si son chien sert plus d’excuse qu’autre chose. Mais Reed ne se fait pas trop d’illusion, et que la tâche ne sera pas aisé pour gagner de nouveau la confiance de Jimmy, qu’il a piétiné des années plus tôt. Et qu’une discussion s’imposera pour mettre les choses à plat et répondre aux multitudes de questions qui doivent bouillonner dans l’esprit du patineur.

Cependant, Reed ne s’était pas attendu à ce que sujet vienne sur la table aussi rapidement, ici dans ce café. Et il ne peut que s’en tenir responsable, mais après tout sans doute que briser la glace dès maintenant pourrait permettre de tourner la page tout aussi vite – même s’il en doute très franchement. Si l’infirmier redoutait de parler du passé et des raisons qui l’ont poussé à trahir la promesse faite à son meilleur ami, il craignait surtout ce qui est exactement en train de se produire à l’instant. En avouant sa présence lors de la dernière représentation de Jimmy, il savait pertinemment quelle serait la réaction de celui-ci, non seulement parce qu’il le connaît – au moins encore un peu – mais parce qu’elle est tout ce qu’il y a de plus logique. Et Reed s’en veut terriblement de ne pas avoir su réfléchir à deux fois avant de parler, voyant le visage de Jimmy se décomposer à mesure qu’il répond à ses questions, de manière assez maladroite. La souffrance est visible dans les traits de l’homme qui lui fait face, et c’est insupportable pour lui, prenant sa main dans la sienne comme si ce geste pouvait apaiser ses maux. Reed n’est pas particulièrement douée dans ce genre de situation, peinant à trouver les mots qu’il faut pour apporter un peu de réconfort à cet homme qu’il a tant aimé autrefois. Aucun son ne sort de sa bouche, il n’y a que le silence face à la douleur s’exprimant bien rapidement par des pleurs silencieux. Et l’infirmier se sent à cet instant terriblement impuissant, son cœur se comprimant douloureusement dans sa poitrine. Ça lui fait un mal de chien de le voir dans cet état, sans pouvoir faire quoi que ce soit. Car il le sait, rien ne pourra ramener Eddie. Rien ne pourra effacer le manque que Jimmy ressent et cette douleur insoutenables que Reed imagine plus qu’il ne peut la comprendre, n’ayant jamais eu à souffrir d’une terrible perte. Et il voudrait tellement le prendre dans ses bras, l’emprisonner contre son torse pour qu’il puisse se vider de toute sa souffrance, de toute sa peine qui le hante. Il amorce presque un mouvement vers lui avant de se ressaisir, n’étant pas certain que Jimmy accepte son geste, bien qu’il se veut tendre et réconfortant. Il en a les larmes aux yeux Reed, étant incapable de rester insensible face au chagrin et au désespoir de son ami. Il en a mal au ventre, ne faisant que l’observer et caresser du pouce la main de celui-ci qui se resserre davantage à chaque seconde. C’est un peu douloureux tant Jimmy le serre fort mais il s’en fiche totalement, si cela peut faire lui faire du bien il peut bien lui broyer les doigts autant qu’il le souhaite.  Il  ne sait pas combien de temps s’écoule - des secondes, des minutes ? - avant que le patineur ne se redresse à nouveau, semblant essayé de reprendre le dessus sur ses émotions. Il déglutit péniblement avant de secouer vivement la tête lorsque Jimmy rompt le silence par des excuses qui n’ont pourtant pas lieu d’être. « Jimmy, non… » Qu’il souffle d’une voix éraillée, chargée d’émotions. Il se racle la gorge avant de poursuivre. « Tu n’as pas à t’excuser de quoi que ce soit. Ce qui tu as fait  ce jour-là, c’était incroyablement courageux. Et personne ne t’en veut, je pense même qu’ils te sont reconnaissant d’avoir partagé ça avec eux…. Moi je le suis… » Qu’il souffle, pas certain de trouver encore une fois les bons mots, son cœur se creusant un peu plus lorsque Jimmy rompt le contact de leurs deux mains. Que Jimmy ne remonte plus sur la glace, quelque part il peut le comprendre, et pourtant cela ne peut l’empêcher d’être profondément triste à cette idée. Jimmy est si beau, et si talentueux dans ses costumes et ses patins. Et ça lui manque déjà terriblement de ne plus pouvoir l’admirer, et ressentir toutes ses émotions que le patineur est capable de faire transmettre dans ses chorégraphie et ses choix musicaux. Et Reed aimerait pouvoir le lui avouer, l’encourager mais quelque part il sent que c’est sans doute bien trop tôt pour envisager une telle option, et puis Jimmy ne semble pas vouloir éterniser plus encore ce sujet douloureux. Ce qui est plus que compréhensible, et égoïstement l’infirmier en est soulagé, se sentant bien trop impuissant face à cette situation qu’il ne peut contrôler.

Reed porte son café à ses lèvres, avec une soudaine envie de le remplacer par de l’alcool même à cette heure aussi matinale. Il a bien besoin d’un peu de courage pour affronter plus encore cette discussion que Jimmy ne semble pas vouloir oublier. Il se racle la gorge à nouveau. « Oui… » Qu’il avoue, son regard soudainement plus intéresser par son gobelet que par autre chose. Il n’est clairement pas à l’aise face aux interrogations de Jimmy, et pourtant il sait qu’il doit y faire face. Qu’il le lui doit. « Je n’ai loupé aucune de tes représentations… » Qu’il ajoute en grattant distraitement une tâche sur son gobelet. Mais à sa dernière question, Reed relève brusquement la tête vers son ancien ami, les sourcils froncés sous l’incompréhension. « De quelles lettres tu parles… » qu’il demande alors qu’il se redresse vivement sur sa chaise. Il fouille dans ses souvenirs rapidement, mais si Jimmy lui avait écrit il s’en souviendrait. Il n’aurait jamais oublié. Et puis il a comme un flash : sa mère brûlant du courrier dans la cheminée. Instinctivement, répondant à la colère qui le saisit, son poing s’abat brutalement sur la table. « LES ENFOIRÉS !!! » qu’il lâche d’une voix pleine d’animosité, se fichant pas mal d’être dans un lieu public et du regard des autres. Il bouillonne intérieurement. S’il pensait que les actes passés de ses parents ne pourraient plus l’atteindre, il s’était lourdement trompé. Malgré six pieds sous terre, ils le blessaient encore profondément. Voyant la surprise dans le regard de Jimmy face à subite colère, Reed ferme un instant les yeux pour tâcher de se reprendre, inspirant profondément. « Je suis désolé » qu’il dit d’un ton plus doux. Il soupire, se passant une main dans les cheveux. Il est tellement en colère, tellement blessé, que les larmes lui montent aux yeux. « Je les ai jamais eu tes lettres Jimmy… » Qu’il ajoute d’une voix brisé. Son cœur dans sa poitrine est douloureux. Il ne comprend pas pourquoi ses propres parents ont pu être aussi méchants et horribles à son encontre, lui, leur propre fils. Il suffoque, il a envie de fuir. Mais il sait qu’il ne peut pas, pour Jimmy. Jimmy a le droit à des explications. Mais c’est si difficile d’avouer à celui qui a été son meilleur ami qu’il a été incapable de se battre pour lui. « Ils… Ils m’ont interdit de rester en contact avec toi et de te revoir. Ils n’ont jamais su que je venais à tes représentations, et si ils l’avaient appris… » Il se tait dans un souffle, le cœur douloureux. Prenant son visage dans ses mains, il n’ose plus regarder Jimmy. Il a bien trop honte. De ses parents. De lui-même.

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