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No matter what, i will stand by you • Gilson

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❉ i choose my own destiny
Iris Gilmore
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MessageSujet: No matter what, i will stand by you • Gilson No matter what, i will stand by you • Gilson EmptyMar 9 Avr - 22:32

Just as long as you stand

( airport area — with niels jonsson )

When the night has come, and the way is dark, and that moon is the only light you see. No I won't be afraid, no I-I-I won't be afraid just as long as the people come and stand by me. f the sky that we look upon. Well should tumble and fall and the mountains should crumble to the sea. I won't cry, I won't cry, no I won't she'd a tear just as long as you stand, stand by me  ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
C’est la douleur sourde dans son crâne qui la tire de son sommeil. Une douleur dont elle a l’habitude depuis quelques semaines, qui la hante à chaque seconde de sa journée et qui ne la quitte plus depuis l’accident. Une douleur qui vient avec d’autres effets dont elle ne prononce pas mot, de peur de voir l’inquiétude dans les prunelles de l’homme qui vit pratiquement avec elle depuis qu’elle a embouti sa voiture dans un arbre parce qu’elle avait cru pouvoir prendre sa voiture après des heures éveillées à sauver des vies. Elle sait que certains symptômes sont plus que normaux, dont les nausées qu’elle a expérimentées dans les premiers jours de son réveil, le manque d’équilibre qui est devenu quelque chose avec lequel elle doit vivre ou simplement l’irritabilité qui se fait parfait sentir sous forme de larmes qui lui picotent les yeux pour tout et n’importe quoi. Trois semaines qu’elle est sortie de l’hôpital, qu’elle a retrouvé son appartement, qu’elle essaie de convaincre Niels qu’elle n’a pas besoin de sa surveillance chaque moment de la journée, tout en sachant qu’il ne changerait pas d’idée et qui refusait catégoriquement de la laisser seule plus longtemps que nécessaire. Elle comprend pourquoi, quelque part, sachant qu’elle ne voudrait pas non plus le quitter une seule seconde si les rôles étaient inversés. Si c’était lui qui s’était retrouvé dans un lit d’hôpital et non elle. Bien que quelque part, la neurochirurgienne a conscience des limites qui lui sont imposées par son propre corps depuis l’accident, comme elle sait qu’elle lui a fait subir un enfer et que le sentiment de culpabilité ne la quitte plus depuis ces quelques mots échangés dans la chambre d’hôpital. Un sentiment qui prend un peu plus de place dans sa poitrine chaque fois qu’elle surprend sont regard inquiet se poser sur elle quand une ridule apparaît sur son front, témoignant d’une nouvelle migraine, ou de la façon dont elle a de tendre la main pour reprendre son équilibre sur les meubles de la maison. Pour le moment, Iris tâche de ne pas réfléchir à cela. Elle essaie de garder son esprit dans un brouillard un peu plus épais, de retrouver les bras de Morphée alors que la douleur lui vrille la tête a chaque battement de cœur, lui faisant comprendre d’une façon ou d’une autre qu’elle n’arrivera pas à se rendormir. C’est lentement qu’elle ouvre les yeux, laissant la lumière lui brûler graduellement les rétines bien que quelqu’un a pris le soin de tirer les rideaux pendant son sommeil. La même personne qui a sans doute posé une couverture sur elle pour la garder au chaud lorsqu’elle s’est assoupie, en plein jour, une nouvelle fois. C’est devenu une routine que de sombrer dans un sommeil comateux dès qu’elle cessait de bouger, dès qu’elle se posait sur le sofa, la joue appuyée contre l’épaule de Niels. La fatigue est devenue une nouvelle partie de sa personnalité, aussi, comme les migraines et la maladresse. Quelque chose dont elle se passerait bien. C’est lentement, bien trop lentement qu’elle se redresse, notant qu’elle est maintenant seule dans le salon, que l’homme qu’elle aime n’est plus dans la pièce avec elle. C’est avec précaution qu’elle pose ses pieds au sol, se défaisant de la couverture qui la couvre pour se mettre sur pied. Dédaignant la canne qu’on a posée contre le fauteuil à son intention, sachant pertinemment qu’elle a autant d’équilibre qu’un bambin apprenant à faire ses premiers pas depuis l’accident. Elle se rebelle contre cette attention pourtant charmante, néanmoins, épuisée d’être une petite chose fragile qui n’est même plus capable de rester éveillée plus de cinq heures sans sombrer dans le sommeil ou qui n’arrive pas à marcher seule sans l’aide d’une canne. Ses doigts cherchent pourtant les meubles qu’elle croise sur son chemin, par réflexe, par instinct, alors qu’elle chancèle en mettant un pied devant l’autre. Elle ignore volontairement le tremblement perceptible dans ses doigts, un tremblement qui est là depuis son réveil de ce coma et qui ne semble pas vouloir partir, un tremblement qui semble s’incruster dans ses muscles et qui lui rappelle que jadis, elle fut cette femme avec des gestes fermes et calculés qui retirait des masses du cerveau des gens. Ce n’est pas près d’arriver aujourd’hui, pour être honnête. Il lui semble déjà laborieux de rejoindre la cuisine, là où elle entende du bruit trahissant la présence de Niels derrière les fourneaux. Sans doute approche-t-il l’heure du repas, elle ne saurait dire, encore confuse par le sommeil, n’ayant pas pris le temps de regarder l’heure avant ou la hauteur du soleil que l’on voit encore à travers la fenêtre. C’est à l’entrée de la cuisine qu’elle s’arrête, son épaule se calant contre le mur. L’émeraude de ses prunelles se pose sur la silhouette familière du brun qui se tient devant elle, lui faisant actuellement dos. Un fin sourire étire ses lèvres au vu de ses épaules larges sous son t-shirt sombre, en notant la façon dont certaines de ses mèches frisées caressent sa nuque, ces mêmes mèches de cheveux avec lesquels elle aime jouer lorsqu’ils se retrouvent à proximité de l’autre, dans des moments de tendresses qui ne vont jamais plus loin que quelques caresses, comme s’il avait peur de la brisé s’il allait plus loin, s’il osait passer à la vitesse supérieure. Elle ne s’en plaint pas, cependant. L’idée d’approfondir les choses avec lui a beau avoir effleuré son esprit, elle n’est pas encore prête à le faire, à sauter à pieds joints dans cette relation qui lui fait peur, malgré le nombre de fois où il a essayé de chasser chacun de ses doutes du revers de la main, avec patience et douceur. Elle s’en veut un peu, quelque part, d’être aussi hésitante dans cette relation, bien qu’elle ne sente aucune pression de sa part à lui, aucune impatience qui pourrait lui faire croire qu’elle complique tout. Sans doute les circonstances aident-elles dans leurs complexités propres, dans le fait que rien de tout ça ne soit réellement tangible à ses yeux. Pour Iris, elle a encore tendance à douter, non de lui, mais d’elle, de leur relation, de ce qu’elle peut parfois représenter à ses yeux, de ce qui s’est passé entre eux dans le passé. Pis encore, de ce qui adviendrait s’il apprenait qu’il a perdu un bébé par sa faute, la chance d’être père qu’elle n’a pas pu lui donner. Qu’elle l’a dérobé du deuil de leur enfant aussi, en lui taisant la vérité, en gardant le silence pendant tant de temps. D’un battement de cils, Iris chasse ces songes sinistres de son esprit, essayant de se concentrer sur le moment présent et non sur des possibilités qui ne font que rendre plus insupportable la douleur au niveau de ses tempes. Doucement, prenant le temps de mettre un pied devant l’autre avec précaution, elle s’avance vers l’ilot, sans encombre, sans soucis. Et ce manque de soucis lui donne une impression de contrôle qu’elle n’a pas réellement, faisant baisser sa garde suffisamment pour faire une erreur. Elle se sent perdre l’équilibre avant même qu’elle ne fasse le pas vers l’avant et dans un mouvement pour se rattraper et ne pas s’écraser au sol, elle tend la main. Ses doigts frôlent les ustensiles de cuisine qui se fracassent par terre dans un vacarme assourdissant qui résonnent dans ses oreilles, qui alimente un peu plus sa migraine alors qu’elle observe les objets s’éparpiller au sol dans un tintamarre désagréable. Elle ferme les yeux un moment, essayant de chasser le vacarme de ses tympans. Quand elle les ouvre de nouveau, l’homme devant elle n’est plus celui qu’elle connaît, une ombre brillant dans ses prunelles, quelque chose qu’elle connaît sans reconnaître. « Niels ? » sa voix est douce, réconfortante alors qu’elle tend la main qui ne lui permet pas de rester en équilibre contre l’îlot vers lui, sans réellement oser le toucher, un peu troublée par l’orage qu’elle voit dans ses yeux.

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