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JELLS ☍ take my hand.

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MessageSujet: JELLS ☍ take my hand.  JELLS ☍  take my hand. EmptySam 16 Mar - 11:37

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June Velasco and Wells Kinsley
I THOUGHT THAT I WAS DREAMING
WHEN YOU SAID YOU LOVE ME

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Les éclats de rire, les cris d’enfants qui s’amusent, les voix des parents qui s’entremêlent dans des conversations animées. A l’autre bout de la table, Wells Kinsley affiche un large sourire alors qu’il plaisante avec Ted Matthews, ce vieil ami avec qui il jouait parfois au soccer le dimanche après-midi alors que leurs femmes respectives s’occupaient des enfants. Cela faisait longtemps, très longtemps qu’il n’avait plus ri avec autant de coeur, qu’il n’avait plus partagé un dîner aussi animé, aussi ressourçant et aussi harmonieux. Il n’y avait pas l’ombre d’un nuage à l’horizon. Parce qu’il avait l’impression d’être remonté quelques années en arrière, alors qu’il vivait ses premières années de paternité, que son projet de restaurant était en construction et qu’il offrait encore un minimum de temps à ses enfants et à son épouse. Par habitude et parce qu’il avait été aspiré dans un passé pourtant révolu, il plaça même la paume de sa main sur celle de sa femme. Celle qui portait encore son alliance quand lui l’avait jeté sur un coup de tête dans un caniveau. Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait agit ainsi. Pourquoi il avait posé sa main sur la sienne, la pressant avec douceur, comme pour lui rappeler qu’il était là, près d’elle et qu’ils formaient une équipe. Qu’il l’aimait et qu’elle était tout ce qu’il avait de plus chère dans sa vie. Pourtant aussitôt l’a-t-il fait qu’il la retire, alors que ses iris croisent les siens. Il avait oublié. L’espace d’une fraction de seconde, il avait oublié sa haine et lui-même s’en était surpris. Pourtant, à cet exact instant, il s’était senti léger. Si léger. Déverser continuellement de la haine envers quelqu’un était épuisant. Encore plus quand cette personne était également celle qu’il avait épousé et aimé. Comme victime d’une décharge électrique, il avait alors retiré sa main qui avait retrouvé le chemin de ses genoux avec une gène non dissimulée. Le repas avait donc suivi son cour, comme si rien ne s’était passé. Comme si cet instant emprunt de souvenir d’antan, n’avait pas un sens qu’ils devraient affronter. De nouvelles conversations s’étaient entamées, laissant planer dans l’air ce moment suspendu et particulièrement paralysant, se distillant sans jamais le mentionner. Les dernières frasques de leur progénitures, les déboires d’un employé maladroit, les problèmes avec le fisc d’un de leur ami, l’épidémie de poux à l’école. Tout était matière à débat quand finalement, Wells gardait en mémoire l’image de ce qu’il venait de faire. Il feint pourtant l’indifférence, se mêlant aux conversations avec entrain. Et puis, parce que toutes les bonnes choses ont une fin, alors que les enfants sont couchés, les parents s’embrassent et se souhaitent une bonne nuit. Ils se disent qu’ils remettront cela rapidement, tout en sachant pertinemment que ça n’était guère le cas. Car tout le monde avait aujourd’hui des emplois du temps chargés -Wells le premier- et qu’il avait déjà été un véritable calvaire pour fixer une date qui pourrait arranger chacun des convives ici présents. Lorsqu’il referme la porte, laissant les invités s’évader dans l’obscurité, Wells soupire. Pas un soupire de soulagement, mais de bien-être. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait plus fait cela. Qu’il n’avait plus pris une soirée pour être auprès de ses amis, loin de son restaurant et loin des nouvelles responsabilités de père qui le dépassaient complètement. « C’était vraiment sympa cette soirée. » Une seule convive était encore là, commençant à ranger les déboires d’une soirée à multiples invités. Wells avait comme à son habitude cuisiné. Parce que malgré tous ses déboires, malgré toutes ses difficultés à faire tourner son restaurant, il était doué. Il avait toujours été doué dans ce domaine, sans que cela ne soit réellement valorisé par qui que se soit. Un instant, il s’arrête et observe la scène. Derechef, il est ramené vers le passé. Vers celui où après une soirée entre amis, sa femme débarrassait la table et les cadavres des bouteilles de vin ingurgités. D’ordinaire, il aurait haussé les épaules avec nonchalance et aurait rejoint le canapé. Comme il faisait toujours. Il aurait allumé la télévision et aurait commenté le programme, laissant sa femme se charger de la partie la moins amusante des réceptions. Mais ça n’est guère ce qu’il fait. Peut-être avait-il appris de ses erreurs. Ou peut-être étaient-ce là de nouvelles habitudes prises de manière forcée lorsqu’il s’était retrouvé seul à devoir gérer trois enfants alors qu’il n’avait par le passé jamais changé la moindre couche ni fait tourner la moindre machine à laver. S’il n’était en aucun cas macho, Wells faisait parti de ces hommes assistés. Assistés par leur femme en permanence et qui avaient finalement été habitués toute leur vie à être couvé, à ce qu’on fasse tout pour eux, juste à l’image du comportement terriblement maternel qu’avait eu sa mère à son égard depuis son adoption. Mais ce soir, les choses sont différentes. Elles le sont parce que Wells a appris et peut-être même grandi. Il se prête alors finalement au jeu et apporte son aide à celle qui était encore fatalement sa femme, débarrassant avec elle cette table remplie. En silence dans un premier temps, avant de finalement se rappeler que ça n’était plus le rôle de June aujourd’hui. « Tu sais tu n’as plus à faire ça aujourd’hui, June. Je peux m’en occuper seul si tu veux rentrer chez toi. » Il n’avait pas envie qu’elle rentre. Il n’avait pas envie d’être seul. Pas maintenant que les enfants étaient couchés et qu’il n’aurait que le silence et le bruit de la télévision pour se distraire. Empilant les assiettes, qu’il dépose sur le plan de travail dans la cuisine, frôlant l’épaule de la jolie brune, il hausse les épaules. Cela faisait bien longtemps que le couple n’avait plus eu une conversation normale, sans la moindre animosité et finalement, Wells se rendait compte que cela faisait un bien fou. Lorsqu’il revient vers elle, vers cette table quasiment vide, il s’arrête sur une bouteille de vin rouge encore à moitié pleine. « Le vin n’a pas été terminé. Je t’invite à boire un dernier verre chez moi ? » Avec un sourire amusé, Wells plaisante. La gratifiant d’un clin d’oeil rempli de sous-entendus, il attrape deux verres à pieds et se dirige vers le divan. Il l’invite à le rejoindre par un signe de la main alors qu’il déverse le liquide rouge dans les éléments d’un service en cristal qu’on leur avait offert pour leur mariage il y a plusieurs années de cela. Il tend alors un verre à June et lève le sien vers elle. « Merci. » Un mince sourire aux lèvres, il provoque la rencontre de leur deux verres, la remerciant simplement d’être là, présente, ce soir alors que tout les opposait aujourd’hui…
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MessageSujet: Re: JELLS ☍ take my hand.  JELLS ☍  take my hand. EmptyDim 17 Mar - 23:12


Don’t stop telling the truth. If you are truly honest and doing things with the right intention, that’s what’s impactful. ★ June Kinsley-Velasco & Wells Kinsley

Surprise, June ne s’attendait pas à ce que Wells l’invite à cette soirée. De vieux amis, les Matthews, que le couple n’avait pas vu depuis un moment. Depuis le départ de l’infirmière beaucoup de choses avaient changé, à commencer par ses fréquentations. Elle n’avait plus revu grand monde depuis qu’elle était revenue à Los Angeles. Quelques amis, sur qui elle pouvait encore compter et une partie de sa famille qui avait accepté de lui pardonner et espérait qu’elle réussisse à rattraper le coup auprès de son mari et de ses enfants. Une année difficile en somme, qu’elle avait dû traverser seule, elle ne se cherchait plus d’excuses puisqu’elle était l’unique responsable de ce qui lui arrivait. Wells s’était montré plutôt clément en acceptant qu’elle reprenne leurs enfants de temps en temps sans pour autant lui pardonner son infidélité. Et quel infidélité ? Elle avait foutu le camp avec un jeune homme bien plus jeune ne se souciant pas une seconde des personnes qu’elle laissait derrière elle. Un acte de désespoir, celui d’une mère qui perdait le contrôle de sa vie et qui n’avait trouvé pour seul issue que la fuite. Ce n’était évidemment pas la solution et elle s’en était aperçu bien trop tard. Elle était revenue complètement démunie, sans un sous et consciente qu’il lui faudrait encore beaucoup pour reconquérir sa famille. Mainte fois rejetée par cette dernière, elle ne pouvait pas leur en vouloir. Elle était l’unique fautive de ce qu’il lui arrivait. Alors lorsqu’elle reçut l’invitation de son mari pour se joindre à eux pour un dîner, elle annula ce qu’elle avait prévu pour le rejoindre. Toute cette soirée lui avait semblé étrange, à commencer par leur maison qui avait beaucoup changé depuis son départ. Elle lui paraissait plus petite. Elle avait pu noter que toute ses photos avaient disparu. Elle ignorait comment elle devait se comporter. Pour l'occasion, elle n’était pas venue les mains vides, parce qu’au fond elle savait qu’elle n’était plus réellement chez elle, ainsi elle s’était proposée de ramener à boire. Pas n’importe quel bouteille, elle avait pris du temps à la choisir, comme si sa vie en dépendait. Elle voulait gagner des points auprès de son mari, malgré sa détermination à vouloir divorcer. Elle le méritait, elle n’objectait jamais à sa menace, elle se contentait de se taire car son silence était probablement son meilleur allié pour supporter ses reproches.

La soirée s’était plutôt bien passé, malgré les craintes qu’elle avait pu avoir. Plus d’une fois, elle avait été surprise de voir Wells rire de bon cœur avec elle. Elle avait attendu toute la soirée ce moment où tout allait finir par foirer, sans que cela n’arrive jamais. Pire encore, elle avait fini par se détendre. L’effet des trois premiers verres de vins probablement, elle en oubliait presque qu’ils étaient séparés. Son cœur s’emballa lorsque Wells vint déposer sa main sur la sienne. Elle en resta tétanisé quelques secondes, tandis que son regard se posa instantanément sur son époux. Elle aurait voulu que ce contact dure plus longtemps, alors qu’il retira aussitôt sa main en se rendant compte de ce qu’il venait de faire. Elle pouvait sentir la chaleur de ses doigts sur sa peau comme un membre fantôme. Elle avait mémorisé ce petit instant et y avait repensé plus tard dans la soirée. June avait même oublié de faire attention à sa consommation d’alcool, à combien de verres en était-elle ? Elle s’était laissé porter par la légèreté des conversations. Elle s’était absenté quelques minutes pour coucher les enfants. C’était comme dans un rêve où elle espérait ne pas se réveiller. Elle ne formulait pas à voix hautes ses questions, parce qu’elle ne voulait pas lui rappeler le mal qu’elle avait pu lui faire. Cela faisait des mois qu’ils ne se parlaient pas et qu’ils vivaient séparés. Une crise qui était difficile à surmonter mais elle continuait de cultiver au fond d’elle, l’espoir que tout pourrait finalement s’arranger entre eux. Les invités avaient tardé à partir et elle commençait doucement à ressentir la fatigue. Néanmoins, elle continuait de jouer le jeu en se rendant compte du bien-être qui émanait de son mari. Elle l’observait souvent, se maudissant intérieurement d’avoir pu le laisser. Elle en avait presque oublié ses qualités. Elle n’avait fait que se rappeler que des mauvais moments de leur mariage comme pour se protéger d’une vérité qu’elle ne voulait pas affronter. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas autant ri, pourtant il était le meilleur pour ça. Alors qu’elle avait poliment saluer leurs invités, Wells les avaient accompagné jusqu’à la sortie pour finir quelques conversations. S’il n’était pas encore tard, il aurait pu les retenir encore un peu. Du Wells tout craché, une image attendrissante qui lui revenait en pleine gueule comme pour un peu plus la punir. Elle s’était mise à ramasser la table, naturellement, comme elle avait bien pu le faire par le passé. « C’était vraiment sympa cette soirée. » elle acquit un signe de la tête. « Les Matthews sont adorables ! » ajouta t-elle, alors qu’elle continuait à désencombrer la table. « Ton chaperon était délicieux. J’ai dû défaire le bouton de mon pantalon pour me resservir ! » elle sourit, puis se dirigea vers la cuisine pour débarrasser ce qu’elle avait dans les mains. Étonnée, elle le regarda l’aider se rappelant des maintes nombreuses fois où elle lui en avait voulu de ne pas assez mettre la main à la pâte. À quel moment ça avait tourné mal entre eux ? « Tu sais tu n’as plus à faire ça aujourd’hui, June. Je peux m’en occuper seul si tu veux rentrer chez toi. » elle secoua la tête, cette phrase la ramena à la réalité. Elle lui brisa une nouvelle fois le cœur. Elle lui rappelait qu’elle avait un autre chez elle et que tout ceci ne lui appartenait plus. « Ça va, c’est rien. J’ai l’habitude. » inconsciemment, elle cherchait à rester plus longtemps là. Elle ne voulait pas rentrer dans son minuscule appartement, alors que toute sa famille était ici, réunit sous ce même toit. « De toute façon, j’ai trop bu, je crois que je vais prendre un uber. » elle rit, elle n’avait pas de raison de rire mais elle le fit probablement par bonheur parce qu’à cette instant, elle était la femme la plus heureuse de la ville. « Le vin n’a pas été terminé. Je t’invite à boire un dernier verre chez moi ? » Ce n’était pas raisonnable, sa tête commençait à tourner. Elle était légèrement pompette mais elle ne pouvait pas refuser. Il lui faisait son plus beau numéro de charme alors qu’elle était déjà conquise. Elle fut même étonné de voir qu’il avait épargné leur service en cristal quand une partie de la vaisselle avait disparu des étagères. Elle pouvait clairement l’imaginer détruire chacun de ses sets préférés. « Allez, va pour un verre. » elle ne voulait pas raisonnable et gâcher cette soirée. De toute façon, elle n’habitait pas très loin et elle ne comptait pas conduire, et elle était prête à n’importe quoi pour reconquérir l’homme qu’elle aimait. « Merci. » dit-il, alors qu’ils trinquaient leurs verres sans se lâcher du regard. « À cette soirée ! » qu’elle espérait ne jamais se terminer. Elle se sentait bien alors qu’ils partaient s’installer dans leur séjour. « Je suis contente que tu m’ait proposé de venir. » elle resta quelques instants silencieuses, elle voulait choisir ses mots consciente qu’elle marchait sur une lame de rasoir et que l’alcool ne l’aidait pas énormément. Elle savait qu’il valait mieux qu’elle se taise, tout se bousculait à l’intérieur de sa tête sans qu’elle ne puisse y voir clairement. « Je suis contente aussi de voir que tu t’en es quand même bien … » June était avare de compliment, de nature elle n’avait jamais su comment en faire. Sortie de sa bouche, elle avait toujours l’impression que ça sonnait faux et elle ne se rappelait pas de la dernière fois qu’elle avait bien pu lui en faire. « Je meurs de sommeil, je crois que je ne vais pas tarder. Tu m’as suffisamment supporté pour la soirée. » une tentative d’humour qui ne l’était pas totalement. Elle voulait pouvoir rester mais elle ne voulait pas abuser sa gentillesse.


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