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For the heart I once had — Charper

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❉ you belong with me
Charlotte Acker
you belong with me

all these memories seem so old


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just the way you are
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i swear we were infinite
MessageSujet: For the heart I once had — Charper Jeu 14 Mar - 19:28

how can i live haunted by the ghost of you ?

( magnolia café — with cooper austen )

Pain comes in all forms. The small twinge, a bit of soreness, the random pain. The normal pains we live with everyday. Then there's the kind of pain you can't ignore. A level of pain so great that it blocks out everything else... Makes the rest of your world fade away, until all we can think about is how much we hurt. How we manage our pain is up to us. Pain. We anesthetize , ride it out, embrace it, ignore it, and for some of us the best way to manage pain is to just push through it. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Le magnolia café a toujours eu une place importante dans sa vie, d’une façon ou d’une autre, elle est liée à cet endroit, à son histoire. En commençant à travailler à cet endroit, elle a cru que ce serait temporaire, le genre d’activité qui ne dure que quelques années avant que l’on passe à autre chose, incapable de rester là plus que quelques mois avant de perdre la raison et d’avoir envie de frapper les clients désagréables en manque de caféine avec les tasses en porcelaine. Ce ne fut pas son cas, appréciant cette clientèle fidèle qui revient constamment, par besoin de se déconnecter de la vie effrénée d’une existence dans une telle ville, dans un monde constamment en évolution et connecté. Des gens qui se réfugie dans cet endroit sans wifi à l’odeur caractéristique de pages poussiéreuses, d'encre et de café. Elle s’y est enraciné, petit à petit, prenant place dans ce monde fait de sourire et de littérature qui est devenu le sien avec les années. C’était son royaume maintenant, celui qui lui appartenait en entier, avec tout ce qui a de bon et de moins bons, mais elle n’échangerait sa place pour rien au monde. Même si elle passe beaucoup trop de temps dans cet endroit, entre ces quatre murs, au final, toute sa vie. Non qu’elle soit une créature associable qui n’aime pas le contact des êtres humains, niant famille et amis pour se concentrer sur sa carrière, mais elle n’a pas non plus vie sociale d’une créature extravertie. Même avec son fiancé, elle gardait une certaine distance. Non qu’elle n’aime pas Luke, mais elle sait que ce n’est pas non plus l’amour fou, celui que l’on voit dans les œuvres de fiction, ce genre d’amour qui renverse tout et qui change une vie. Elle sait qu’il s’agit d’une histoire beaucoup plus douce, plus tranquille qui ne marque pas l’imaginaire collectif et qui n’a rien à voir avec celles que l’on lit dans les romans qui peuplent les tablettes de ce lieu qui est maintenant le sien. Par moment, elle a l’impression que ce n’est pas de lui dont elle est amoureuse, mais bien de la façon dont elle se l’imagine, de la façon dont son esprit interprète les choses. Elle se retrouve amoureuse d’une idée qui n’est pas la réalité, qui n’existe que dans son imaginaire. Charlotte ne dit pas qu’elle n’aime pas son fiancé, simplement qu’elle s’imagine les choses autrement depuis toujours, depuis tellement longtemps qu’elle a dû mal à comprendre que c’est maintenant sa réalité, le monde dans lequel elle vit et que bientôt, il n’y aura plus la possibilité de retourner en arrière, vers un passé qui s’efface un peu plus chaque jour. Des choix qu’elle regrette, plus qu’elle est en mesure de l’exprimer, mais de toute façon, à qui pourrait-elle en parler, sinon a sa sœur qui n’a jamais été une oreille attentive lorsqu’il s’agissait de ses histoires de cœur qui avaient un lien plus étroit qu’elle ne l’aurait voulu avec Cooper ? Une relation conflictuelle qu’elle n’est pas certaine de comprendre, se perdant dans les virgules et les points de cette histoire abstraite qui ne la regarde que trop peu, ne sachant pas exactement ce qui cloche ou ce qui ne va pas. Elle sait uniquement qu’elle est le dommage collatéral, que c’est son propre cœur qui s’est retrouvé sur la ligne de tire et que personne n’a pu protéger. Ce n’est pas la faute de Etta, ce n’est pas non plus la sienne. C’est la faute de tout et de rien. Des circonstances, des événements, du moment auquel il a fait une demande irrationnelle, qu’il a oublié qu’elle n’était pas là que pour compétitionner avec Will, mais qu’elle était faite de sang et de chair, elle aussi. C’était peut-être sa faute à elle aussi, de ne pas avoir mis des balises claires, des règles entre eux. Sa faute si elle s’est perdue dans ses yeux, dans ses bras, si elle s’est naïvement imaginée une vie heureuse avec lui, loin de toutes ces disputes ridicules qui ponctuaient leur vie pendant des années. Peut-être, au final, n’est-elle pas si malheureuse que ça à l’époque où sa relation secrète, avant que tout ne soit à découvert. Maintenant, il était revenu dans sa vie, comme ça, avec fracas et bruit, sans lui laisser le temps de réfléchir à comment gérer les choses. Elle n’a pas abordé le sujet avec Luke, elle n’a pas su comment faire. Elle n’en a pas non plus parler avec sa sœur, n’ayant pas envie de lui dire qu’elle ne sait pas comment elle se sent vis-à-vis le retour de Cooper dans sa vie. Non qu’elle croit que ses fiançailles sont une erreur, mais elle sait aussi que ce qu’elle ressent pour Luke n’est pas la même chose que ce qu’elle ressent pour Cooper. C’est un fait aussi indéniable que le celui disant que le ciel est bleu et le gazon est vert. Deux choses à l’opposer. Il n’y a pas de passion entre Luke et elle, c’est un amour plat, tranquille, comme un ruisseau, qui n’a rien des vagues rageuses et frivoles de l’océan. La brunette passe une main dans ses boucles brunes, essayant de chasser ses pensées négatives en même temps que les quelques cheveux qui tombent devant ses yeux, alors qu’elle sort de l’arrière-boutique, stylo et paperasse à la main, tâchant de ne pas faire tomber sa calculatrice de plastique particulièrement usée. La comptabilité fait partie des choses qu’elle n’aime pas de son métier, c’est un fait, un truc inévitable. « Y a quelqu’un pour toi. » lance le barista qui lui jette un regard par-dessus son épaule une fraction de seconde avant de se concentrer de nouveau sur son mousseur à lait, sans un mot de plus sur le sujet, sans indication supplémentaire. Elle n’en a pas besoin, cependant, puisque son regard tombe sur cette silhouette qu’elle reconnaîtrait entre mille. Elle sent son cœur rater un battement dans sa poitrine alors que ses joues brûlent un peu plus que d’habitude. Lentement, elle dépose son matériel sous la caisse enregistreuse avant de se retrouver du même côté du comptoir que lui. « Qu’est-ce que tu fais là, Coop’? » lance-t-elle doucement, sa voix tout sauf accusatrice alors qu’elle plante son regard dans le sien, croisant les bras sur sa poitrine dans un geste défensif. Elle a de nouveau l’impression d’être une gamine prise la main dans le sac, la bague à son doigt la brûlant désagréablement soudainement, alors qu’elle se retrouve sous ses prunelles inquisitrices.


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