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never wait for fate to make things right. (mila)

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Yasmeen Parks
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MessageSujet: never wait for fate to make things right. (mila) never wait for fate to make things right. (mila) EmptyMer 13 Mar - 1:45


≈ ≈ ≈
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crédit/ psychotic bitch ✰ w/ @ludmila romanov

Les yeux perdus dans le fond de son café désormais froid, Yasmeen était confrontée à l’une de ses nombreuses absences qui la ramener aux pires moments de sa vie. Son inconscient aimait lui rappeler qu’il n’était pas question de la laisser en paix et que certaines choses resteraient infiniment douloureuse. C’est le claquement des talons de Sofia raisonnant sur le sol qui la tirèrent de cette séance d’autoflagellation. Aussitôt elle récupéra le contrôle et laissa son visage exprimé le petit bonheur qu’elle éprouvait en partageant son quotidien avec elle. Ceux qui avaient réussi à s’installer confortablement dans sa vie sans prendre le risque de voir naître le risque qu’elle ne disparaisse du jour en lendemain n’étaient pas bien nombreux. Yas souffrait de multiples traumatismes qui l’avaient éloigné du commun de mortels et qui la rendaient incapable de s’éprendre éperdument d’un autre être. Et puis il y avait ces âmes égarées qui avaient croisé son chemin au bon ou au pire moment, gagnant son affection par le partage d’une souffrance incommensurable ou par celui de certaines convictions. « Je dois filer j’ai un rendez-vous pro ce matin et je suis déjà en retard. » Elle ne lui mentait pas par intérêt mais elle connaissait sa défiance envers la personne qu’elle s’apprêtait à rejoindre et le monde auquel elle appartenait. Sans fuir, elle déposa un baiser sur le front de son amie avant de laisser sa tasse à café tomber maladroitement dans le réceptacle de la machine à laver. Pour effacer toute les mauvaises pensées qui avaient contaminé son esprit ce matin, Yasmeen avait son rituel. Elle plongea la main dans son sac à main et en extirpa une petite pilule qui, accompagnait d’un liquide suffisamment alcoolisé, lui permettait de se détendre jusqu’au bout des ongles. C’était comme appuyer sur le bouton « off » d’une radio. En peu de temps, il n’y aurait plus un bruit qui raisonnerait dans son esprit. Pour accompagner ce traitement en locale, elle fuyait son reflet dans le miroir et procéder à une préparation sauvage dans les règles de l’art. La simplicité était la règle d’or de son quotidien, même si elle savait faire preuve de féminité quand il le fallait, ce n’était pas ce que Yasmeen préférait. Et en moins de temps qu’il n’en fallait, elle enfilait ses chaussures tout en avançant dans l’appartement, prévenant sa colocataire sans discrétion « So ! Je file ! Je ne sais pas encore s je rentre directement après ou si je file à la salle ! Promis je m’occupe des courses ce soir ... » Ce genre de promesses ne valaient pas grand-chose dans la bouche de Yasmeen mais c’était sa façon à elle de s’impliquer dans leur quotidien. Sofia était la personne qui la connaissait le mieux et elle ne s’offusquait plus pour si peu. Sur la route Yas constata son retard sans grande surprise, elle n’était pas fiable quand il s’agissait de rigueur. La plupart de ses clients n’avaient pas besoin qu’elle le soit de toute façon, le plus important était le résultat qu’elle était l’une des rares à pouvoir livrer. C’est ce qu’elle avait d’ailleurs prouver à Ludmila lors de leur première rencontre. Aujourd’hui c’était dans un tout autre contexte que les deux femmes avaient rendez-vous. Yasmeen s’était fait surprendre par la personnalité de Mila et avant qu’elle ne s’en rende réellement compte, l’impressionnante héritière avait gagné quelques places dans son estime. Elles avaient partagé des confidences sur des parties de leurs vies gardaient secrètes. Chacune assurant à l’autre le silence et la confiance. Si autrefois Yas lui avait rendu service, c’était désormais à son tour de faire appel à son aide et à ses ressources. La demande n’était pas anodine et aurait sans doute de lourdes conséquences mais il s’agissait pour Yasmeen de gagner un peu de paix. Il n’y avait pas beaucoup d’options pour elle. Un sentiment d’anxiété l’avait accompagné jusqu’au quartier d’Hollywood Hills. Ce n’était pas son coin préféré de la ville, elle avait encore l’impression que les gens lisaient sur son visage la misère dans laquelle elle avait grandi. Quel que soit les vêtements ou le maquillage qu’elle portait. Elle fuyait alors les regards, toujours pour ne pas avoir à se confronter à son reflet et marchait d’un pas déterminé dans la direction du café où elles avaient rendez-vous. De cette façon Yasmeen faisait l’effort de se fondre dans un monde qui n’était pas le sien et ça l’aidait à ne pas se sentir pleinement responsable du projet dans lequel elle se lançait. Lorsqu’elle entra dans ce magnifique café aux apparences luxueuses et aux attentes élevées. En jetant son regard vers la salle, elle aperçut la silhouette parfaitement dessinée de Ludmila. Elle avait une prestance naturelle qui la démarquerait d’une foule de personnes. Alors qu’un élan d’enthousiasme balayé la présence de l’anxiété – sans doute aidé par les effets de sa médication – Yas se fit devancer par un garçon de café lui rappelant les règles d’usage. Après quelques courbettes, il l’accompagna jusqu’à Mila qui l’attendait patiemment. « Hey, excuse-moi pour le retard, je suis impardonnable. J’espère que tu n’es pas là depuis trop longtemps. » Sa maladresse sociale s’exprima dans sa façon de la saluer et de s’installer devant elle. Malgré les efforts qu’elle semblait faire pour ne pas décevoir Mila, le naturel reprenait toujours l’avantage. « Je crois que j’ai un peu bousculé ses habitudes à celui-là. Je devrais peut être l’ajouter à ma liste de cibles … » la plaisanterie était sans doute malvenue mais elle avait exprimé sa gêne de la seule façon qu’elle maitrisait, par l’humour. Un talent qui pouvait très rapidement agacer son public ou l’attendrir définitivement. Elle avait attrapé le menu qui lui avait été présenté avant de confier à son amie, « Je pense que je ferai mieux de te faire confiance pour la commande. »  il était évident qu’elle ne se sentait pas légitime d’être ici et en sa compagnie. « Comment vas-tu ? » lui demanda-t-elle avec un sourire sincère, soucieuse de connaitre l’état d’esprit de Mila. Elles n’entretenaient pas un contact régulier et leurs vies n’étaient pas ordinaires, il y avait peu de chance pour que le temps n’est pas permis à des histoires parallèles de s’installer.
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MessageSujet: Re: never wait for fate to make things right. (mila) never wait for fate to make things right. (mila) EmptyJeu 14 Mar - 16:56

never wait for fate to make things right

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At the end of the day, when it comes down to it, all we really want is to be close to somebody. So this thing where we all keep our distance and pretend not to care about each other, it's usually a load of bull. So we pick and choose who we want to remain close to, and once we've chosen those people, we tend to stick close by. No matter how much we can sometimes hurt them, the people that are still with you at the end of the day, those are the ones worth keeping. And sure, sometimes close can be too close. But sometimes that invasion of personal space, it can be exactly what you need. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Tout autour d'elle, les mains tendues n'étaient pas communes. Elles n'étaient pas présentes dans son champ de vision. Les aides n'étaient pas fréquentes, la charité était une vague chimère, un concept inventé pour toutes les autres âmes. Pour toutes ces personnes ne déambulant pas tous les matins et tous les soirs dans ce monde si particulier. Si terrifiant pour tout ceux qui en étaient extérieurs. A raison. Parce que là où elle vivait, sur cette galaxie si noire, la gentillesse était une manipulation, une manière obscure d'adoucir les plus terribles soldats, de transformer certains ennemis en amis. De rendre malléable les esprits les plus puissants. Toutes les méthodes étaient bonnes et envisageables, même les moyens les plus répréhensibles, ceux maltraitant les cœurs et les corps. La princesse des glaces le savait car quand même bien elle n'utilisait pas ses propres mains pour répandre la violence, quand bien même elle pouvait être considérée comme une gentille âme parmi toutes les autres, elle n'hésitait pas à donner les ordres en usant d'autres individus comme Jason. Ou elle ne fronçait pas les sourcils lorsqu'elle devait sourire faussement et charmer un homme réticent. Elle pouvait tenter de faire croire qu'elle était une bonne personne. Quelqu'un de bien. Qu'elle rattrapait les marins échoués pour les empêcher de se noyer. Sauf qu'au fond d'elle-même, elle savait qu'il ne s'agissait que d'un mensonge. Au contraire, elle était la sirène attirant les perdus pour qu'ils viennent la rejoindre dans les profondeurs océaniques. Tout du moins c'était ainsi qu'elle fonctionnait avec les êtres marchant dans la périphérie de la bulle qu'elle avait construire autour d'elle. Autour de son muscle cardiaque qu'elle protégeait. Pour tous les autres, pour tous les rares chanceux ayant franchi les barrières protectrices, elle se comportait différemment. Elle n'était plus totalement la même. Elle arrêtait d'être la princesse des glaces, la fille du terrible Andreï Romanov, l'héritière d'un empire polaire où le sang venait tâcher la blancheur de la neige. Elle changeait. Elle dévoilait cette part lumineuse qui apparaissait dans la couleur émeraude de ses iris. Certes ceux qu'elle pouvait considérer comme ses amis n'étaient pas nombreux, pourtant ils étaient précieux. Certains davantage que tous les autres. Et si Leah Sweeney était sa touche de normalité, la constante la faisant vibrer sur la même fréquence que tous les cœurs de la planète, avec le temps elle avait aussi rencontré des gens comme elle. Ces âmes ombragées déambulant dans le brouillard entre le jour et la nuit. Forcément elle songeait à Jason Hollister qui n'était guère le concept de l'ami ordinaire mais dans toute l'étrangeté de leur relation, elle savait qu'il était là. Et que sa loyauté lui était indispensable. Puis elle avait Teddy Rousseau qu'il lui était impossible d'oublier. Et dans tout ceci, elle retrouvait aussi une âme qu'elle trouvait plus innocente, qu'elle rêvait paradoxalement de protéger. Yasmeen Parks. Encore différente de Jason, de Teddy ou d'elle-même, près d'elle il y avait une aura différente. Des sensations dissemblables qui réveillaient parfois des envies protectrices dans la tête de la russe. Des envies qui n'existaient que très rarement et qui l'avaient incité à lui parler, à l'écouter narrer certains passages de sa vie, à la faire rentrer dans sa galaxie. Alors faisant claquer ses talons sur le sol de ce café à la décoration démesurée, elle vint s'installer à l'endroit qu'elle avait réservé, ne manquant pas de noter certains regards tournés dans sa direction. Car si dans la foule certains savaient qu'elle était la fille du sanguinaire Romanov et connaissaient le véritable visage de cet homme, elle se doutait que pour la plupart elle était plutôt l'héritière d'un empire, la milliardaire apparaissant dans des magazines inintéressants. Profitant de l'attente pour programmer une réunion prochaine avec de potentiels clients, elle ne tarda pas à entendre des bruits de pas à proximité de sa table et elle releva la tête pour découvrir le visage de celle qu'elle attendait. De celle qu'elle avait prévu de retrouver pour discuter. Ses yeux tournèrent un peu vers le jeune homme en costume à côté de son amie et d'un sourire convaincant, elle ne se gêna pas pour lui faire comprendre qu'il devait s'éclipser. « Hey, excuse-moi pour le retard, je suis impardonnable. J’espère que tu n’es pas là depuis trop longtemps. », sentant la gêne dans la voix de la petite brune qui ressemblait à un canard au plumage noir dans une troupe de cygnes tout de blanc immaculé, elle dessina sur ses lèvres un sourire franc et joyeux pour la détendre. Pour l'inciter à calmer les pulsations de son organe vital. « Hey t'inquiètes c'est rien, en temps normal je suis toujours celle qui est en retard. Alors pour une fois ça change au moins. », elle ne mentait pas. Rarement elle était à l'heure, ayant une mauvaise tendance à se faire constamment attendre par les personnes qu'elle devait rejoindre.  « Je crois que j’ai un peu bousculé ses habitudes à celui-là. Je devrais peut être l’ajouter à ma liste de cibles … », elle ne put s'empêcher de rire devant cette tentative de blague qui aussi malvenue soit-elle l'amusait et la faisait rire. Une plaisanterie possiblement douteuse pour tous les innocents en dehors de leur monde mais qui correspondait terriblement bien à leur univers et à la vie qu'elles menaient l'une comme l'autre. « Il s'en remettra et en même temps ça le remet un peu à sa place », à sa manière elle tentait de l'apaiser, de la rassurer, ne manquant pas de ressentir tout le stress et toute la nervosité qui semblait s'extérioriser sur les traits de la jeune femme. Dans ses mimiques rapides et dans son attitude mal à l'aise.  « Je pense que je ferai mieux de te faire confiance pour la commande. », elle comprenait les réticences de son amie devant le menu rempli d'intitulés ridicules supposés donner une touche luxueuse  à des mets traditionnels vus dans tous les cafés de la ville. « Dis moi ce que tu veux manger et je te dirai ce qui correspond étant donné qu'ici ils ont choisi que tout  ressemble à du russe », dit-elle en faisant volontairement mention à sa langue natale et ses caractères cyrilliques jugés indéchiffrables pour tous les cerveaux américains qu'elle connaissait.  « Comment vas-tu ? », si elle prenait le temps de s'étendre, de réfléchir à cette banale question qui faisait partie des règles d'usage pour tout le monde lors d'une conversation, elle aurait pu trouver diverses façons d'y répondre. Elle aurait pu choisir d'aborder sa volonté de surpasser son père assis confortablement sur le sommet de l'Olympe, son alliance avec Alaric Scarbrough, ou évoquer un autre détail dans cet océan au courant agité. Sauf qu'elle refusait de perturber quoi que ce soit à l'heure actuelle. « Je vais bien comme toujours tu sais. Le quotidien tout ce qu'il y a de plus classique et normal. Et toi ? », demanda-t-elle s'intéressant vraiment à la réponse que celle face à elle allait lui donner. Se doutant que ce n'était pas sans raison si elle avait souhaité la voir. Elle ne l'avait pas simplement appelé pour déguster un café, cela lui semblait étonnamment improbable. « T'avais l'air préoccupée par un truc quand tu m'as appelé. », si elle n'était pas toujours douée dans les relations humaines, elle savait reconnaître des âmes torturées, des cœurs brisés et c'était cette drôle d'impression qui l'habitait en contemplant plus longuement sa protégée.
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MessageSujet: Re: never wait for fate to make things right. (mila) never wait for fate to make things right. (mila) EmptyJeu 18 Avr - 23:55


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Depuis toujours, Yasmeen se laissait guider par ses émotions et souvent, elles prenaient le dessus sur la raison. Les séquelles des violences physiques et psychologiques qui avaient rythmé son enfance n’étaient pas évidentes pour tous, les crises dont elle était victime se déroulaient exclusivement à huit clos. Et pour être sûre que sa souffrance serait toujours soigneusement préservée, Yasmeen s’entouraient d’âmes blessées et de personnalités abîmées face à qui elle n’aurait jamais besoin de justifier ses troubles. Elle se sentait en sécurité dans le danger et trouvait plus de sens à s’animer pour une activité illégale plutôt que pour rendre service à des fins dites louables. Sans doute parce que c’était la vraie vie. La seule qu’elle n’ait jamais réellement connu. Et malgré ses efforts pour devenir « quelqu’un » aux yeux des autres, elle n’arrivait pas à se détacher de ses angoisses et de sa colère. A vrai dire, plus elle avançait, plus ses cauchemars la consumait. Comme souvent, elle avait répondu à une pulsion lorsqu’elle avait demandé à Mila de lui accorder un moment. La majestueuse héritière était l’une des rares personnes en qui Yas avait confiance, l’une des rares à connaître son histoire et les détails des sévices qu’elle avait subi. Lors de leur première rencontre, Yasmeen avait été subjuguée par sa prestance, son assurance et sa force et forcément impressionnée par sa réputation. Et parmi tout ce qu’elle représentait, ce sont les blessures qu’elle avait perçu qui l’avaient séduite. Elle se retrouvait dans la douleur des autres et Mila avait quelque chose de spéciale. Ce petit truc en plus qui lui transmettait un certain courage, nourrissait sa rage et lui donnait envie de reprendre le contrôle de sa vie. Ça ne durait pas bien longtemps généralement, mais suffisamment pour lui faire prendre quelques décisions. Celle qu’elle s’apprêtait à prendre ce jour-là n’était pas négligeable. Elle avait rejoint Ludmila dans un de ces lieux où elle dénotait de mille façons. Mais le bonheur de la voir suffisait à lui faire oublier tout ce qu’il y avait autour. Au diable les bonnes manières et les chichi, Yas était là pour l’essentiel. « Hey t'inquiètes c'est rien, en temps normal je suis toujours celle qui est en retard. Alors pour une fois ça change au moins. » Elle lui avait souri, reconnaissante de sa bienveillance et de sa douceur, deux choses dont elle avait trop souvent manqué et qui provoquaient instinctivement chez elle de la surprise. « Il s'en remettra et en même temps ça le remet un peu à sa place » La vérité c’est que même s’il n’en avait pas eu besoin, elle n’aurait pas pu agir autrement. En société certains codes lui échappaient et dans ce monde c’était encore pire. Ce qui devrait parfois provoquer de la honte chez Mila ne suggérait en réalité rien d’autre que de la tendresse. Elles n’étaient pas nées dans les mêmes conditions mais elles appartenaient à un autre monde que celui des autres personnes dans cette pièce, et c’était dans ce lieu si particulier qu’elles se retrouvaient. « Si je peux me rendre utile ! J’aurai au moins marqué la journée de quelqu’un. » Elle avait ri, à la fois gênée par sa propre maladresse et portée par le rire de la belle russe. Et puis rattrapée par son angoisse, elle avait parcouru la carte et abandonné aussitôt son regard posé sur les premières lignes. Elle n’avait pas pour objectif d’être raccompagnée vers la sortie ce soir, alors elle choisit de se reposer sur son amie. « Dis-moi ce que tu veux manger et je te dirai ce qui correspond étant donné qu'ici ils ont choisi que tout ressemble à du russe » Elle avait réussi à l’apaiser un peu, Yasmeen n’avait aucune idée de ce qu’elle voulait manger, elle avait juste besoin d’extérioriser ce qui la démangeait avant de revenir en arrière. « Je suis ridicule. » Lâcha-t-elle sur un dernier souffle de nervosité. « Une salade de fruits … quelque chose de frais … de léger. Je ne suis pas sûre d’avoir très faim. Et je vais avoir besoin de boire quelque chose de fort. » Peu importe l’heure qu’il était, elle n’était pas faites en porcelaine et son organisme en avait vu d’autres. Son regard un peu fui pour se balader dans la pièce où elle se sentait minuscule, insignifiante … et puis en rejoignant celui de son amie, un repère inestimable, elle avait retrouvé la sérénité qui l’avait amené jusqu’ici aujourd’hui. Il lui avait paru assez banale de lui demander comment elle allait, sachant pertinemment qu’il lui faudrait bien plus pour connaître la réelle réponse à cette question. Mais c’était sa façon à elle de lui tendre la main, consciente qu’elle ne lui serait sans doute pas très utile. « Je vais bien comme toujours tu sais. Le quotidien tout ce qu'il y a de plus classique et normal. Et toi ? », Elle lui avait accordé un petit sourire amusé. Mila lui avait servi la réponse à laquelle tout le monde s’attendait, mais Yasmeen lisait bien autre chose derrière les mots « classique » et « normal ». « T'avais l'air préoccupée par un truc quand tu m'as appelé. » Et comme elle pouvait s’en douter, la question lui était retournée, troublant cette courte tranquillité qu’elle avait retrouvé. Agitée, elle devait être aussi lisible qu’un livre ouvert pour quiconque avait une idée de ce qu’elle avait pu traverser. Mais Yasmeen était du genre à ne jamais évoquer ce qui la bouffait et il était évident que quelque chose ne tournait pas rond lorsqu’elle lui répondit, « Je suis un peu angoissée ces derniers temps. Je sais pas .. j’ai comme un mauvais pressentiment. » Et très vite son regard se perdit dans le vide. Elle était au rebord d’une de ces absences qui se faisaient beaucoup plus fréquentes ces dernières semaines. Elle se trahissait toujours devant les personnes qui comptait un peu. Face aux autres elle jouait un jeu qui lui permettait de ne pas intéresser au-delà des apparences et des services qu’elle pouvait rendre. Mais de là où elle se trouvait aujourd’hui, il n’y avait rien qui puisse la sauver d’elle-même. Elle sentit sa jambe trembler et dégagea l’une de ses mains de la table pour tenter de la maintenir sous contrôle. Il était temps de mettre fin à tout ça. Définitivement. « En réalité, je t’ai donné rendez-vous parce que je vais avoir besoin d’aide pour … quelque chose de sérieux … et tu es la seule à pouvoir m’aider dans ce domaine. » Elle repris son souffle. Les mots qu’elle prononçait alourdissait sa respiration, elle était sûre d’elle et terrifiée à l’idée d’aller jusqu’au bout. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour se confronter à cette réalité ? Est-ce que ça allait réellement l’aider à guérir ? Avait-elle réellement envie d’aller mieux ? Autant de questions qui lui empêcher de fermer les yeux le soir. Aujourd’hui elle prenait une décision, qu’importe l’issue, elle aurait au moins fait un choix pour récupérer un morceau de sa dignité. « J’ai besoin de retrouver quelqu’un. Et … de lui rendre ce qu’il m’a donné quand j’étais jeune ... » la douleur se lisait dans ses yeux, difficile pour elle de rester cette jolie sauvage, d’apparence insensible et provoquante lorsqu’elle faisait face aux pires moments de sa vie.


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MessageSujet: Re: never wait for fate to make things right. (mila) never wait for fate to make things right. (mila) EmptyJeu 9 Mai - 19:26

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At the end of the day, when it comes down to it, all we really want is to be close to somebody. So this thing where we all keep our distance and pretend not to care about each other, it's usually a load of bull. So we pick and choose who we want to remain close to, and once we've chosen those people, we tend to stick close by. No matter how much we can sometimes hurt them, the people that are still with you at the end of the day, those are the ones worth keeping. And sure, sometimes close can be too close. But sometimes that invasion of personal space, it can be exactly what you need. ❊

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Ses traits angéliques, ses prunelles claires, son teint de poupée de porcelaine ne ressemblaient pas totalement à la couleur inondant son âme. Elle n’était pas cette princesse de glace venue d’une autre contrée et en proie aux mains d’un dragon dangereux. Elle n’était pas un coeur fragile se brisant à la rencontre des rayons du soleil. Elle n’avait rien d’un corps vulnérable que les coups pouvaient malmener aisément. Cela ne se voyait pas, cela ne se remarquait pas lorsqu’on plongeait pour la première fois les yeux dans son regard émeraude, mais l’héritière russe était plus forte que de nombreuses tempêtes de neige. Elle avait été formatée pour résister à tout, même aux pires tourments. Modelée pour accepter le plus terrible et les tortures les plus douloureuses. Elle savait comment faire pour se fondre dans l’ombre, pour sourire même quand son muscle cardiaque était malmené. Elle n’était pas faible. Parce qu’elle n’avait pas le droit de l’être. Elle ne pouvait pas se le permettre. Pas dans son univers fait de carnassiers prêts à la dévorer pour la transformer en proie délicieuse. Elle devait être une reine de glace tenant entre ses doigts un royaume impénétrable, elle ne devait pas sourciller même quand elle demandait à hommes d’ôter la vie à des ennemis. Et elle ne le faisait pas. Moins sadique que son père, elle n’hésitait pas malgré tout à accepter son destinée, connaissant son rôle dans son monde fait de noirceur et d’obscurité. Pourtant quelque part profondément dans sa chair, elle pouvait dévoiler l’étendue de sa bonté aux rares personnes ayant de l’importance. Ces êtres humains qu’elle avait choisi d’avoir à ses côtés. Ceux partageant son quotidien et ceux au contraire naviguant dans la lumière étincelante. Ils n’étaient pas nombreux, Ludmila Romanov ne parvenant pas à accorder sa confiance aveuglément, mais ils étaient là. Ils étaient présents, et c’était le plus important. Tout ce qu’elle leur demandait. Tout comme elle accourait sans une once d’hésitation si cela s’avérait nécessaire. C’était ce qui l’avait incité à répondre aussi rapidement à l’âme torturée de Yasmeen, ayant eu quelque part cette intuition qu’il le fallait. Qu’elle devait se libérer pour aller retrouver la jeune femme, ne sachant guère comment expliquer cette étrange impression. Et apercevant l’état anxieux de son amie ne parvenant pas à dissimuler la vague émotionnelle qui semblait la happer, elle sut immédiatement qu’elle avait eu raison. Qu’elle ne s’était pas trompée. « Si je peux me rendre utile ! J’aurai au moins marqué la journée de quelqu’un. », elle lui sourit chaleureusement pour essayer de l’apaiser, pour lui faire comprendre que l’émission de sa nervosité n’était pas nécessaire. Cependant, cela ne semblait pas fonctionner et elle le comprit à l’entente sonore du rire gêné de la brune qui semblait perdue dans un océan de requins affamés. « Je suis ridicule. », elle ne l’était pas. Contrairement à ce que son esprit perturbé semblait imaginer, elle n’était pas moins à sa place que n’importe quelle personne assise tout autour d’eux. « Absolument pas Yas’. Crois-moi. Les gens ici se fient à l’apparence mais crois-moi ils ont tous des secrets bien tordus. », son ton se voulait rassurant et elle continua de lui sourire pour apporter de la sérénité dans l’atmosphère. Si il lui était habituel de mentir, ce n’était pas le cas à cette seconde précise, connaissant la plupart des silhouettes assises à proximité, elle savait à quel point certaines étaient bien moins à leur place que son interlocutrice. Néanmoins elle comprenait le stress inconscient de sa protégée nullement habituée à autant de luxe et elle désirait la rassurer. L’aider à creuser son trou dans ce monde. « Une salade de fruits … quelque chose de frais … de léger. Je ne suis pas sûre d’avoir très faim. Et je vais avoir besoin de boire quelque chose de fort. », les yeux perdus sur le menu à la recherche de ce qu’elle allait commander, elle les releva immédiatement en entendant les derniers mots de la petite brune, l’esprit aiguisé par la curiosité, ayant conscience de ce que cela pouvait signifier. Le trouble qu’elle avait perçu au téléphone était réel, elle ne l’avait pas imaginé. « Ils font un super carpaccio de fruits avec une crème super légère ce sera très bien. Et je suis certaine que ça se marie bien avec un petit gin tonic », de son mieux elle tenta plus fortement d’éliminer chaque molécule de stress, refusant d’émettre une once de jugement envers celle qui semblait vouloir trouver refuge dans une boisson alcoolisée. Elle était personne pour remettre en question les décisions prises par ses amis. Au contraire, elle se devait uniquement d’être présente, d’apporter cette écoute nécessaire pour résoudre les problèmes à sa portée et c’était tout ce soutien qu’elle allait donner à Yasmeen si elle lui demandait. « Je suis un peu angoissée ces derniers temps. Je sais pas .. j’ai comme un mauvais pressentiment. », ses sourcils commencèrent à se froncer, connaissant bien trop parfaitement les émotions d’angoisse inexplicables. Après son agression elle y avait été sujette, n’arrivant pas à effacer la peur de son esprit, ni à expliquer la puissance de ses peurs. Mais au fond d’elle, quelque chose avait germé, une boule d’inquiétude s’était formée et elle n’avait pas réussi à la faire disparaître. A se rassurer en se rappelant qu’elle était protégée. Alors elle ne comprenait que trop bien la tempête que la brune traversait. « Explique moi ce mauvais pressentiment. Tu penses qu’on te suit ? Que quelqu’un veut te faire du mal ? », pour des femmes comme elles, cela était une possibilité, les ennemis devenant nombreux au fil des années. Et elle espérait au plus profond de ses entrailles que ses craintes n’avaient pas de source et seulement une création de son esprit troublé. « En réalité, je t’ai donné rendez-vous parce que je vais avoir besoin d’aide pour … quelque chose de sérieux … et tu es la seule à pouvoir m’aider dans ce domaine. », tout devint plus clair dans la tête de la russe qui réalisait pourquoi Yasmeen avait choisi de se tourner vers elle et non vers une personne comme Sofia. Elle avait besoin de son statut d’héritière de la mafia russe, c’était une évidence et il était inutile qu’elle entende les autres mots de son amie pour en avoir l’intime conviction. « J’ai besoin de retrouver quelqu’un. Et … de lui rendre ce qu’il m’a donné quand j’étais jeune ... », perdant son regard dans les prunelles sombres de l’âme brisée, elle fut aspirée par toute la douleur qu’elle y percevait. Par ce mal qui semblait la ronger et se nourrir de toute sa vie et cela fut suffisant à créer une pointe dans sa poitrine. « Tout ce que tu voudras Yasmeen. Donne moi juste les infos et je le ferai bien évidemment. », l’hésitation n’était guère possible. Pas quand elle savait les épreuves tragiques traversées par cette survivante. Pas quand généralement elle était celle l’aidant chaque fois qu’elle l’appelait. Si elle pouvait lui retirer ce fardeau des épaules elle le faisait. « Quand tu dis que tu veux lui rendre la monnaie de sa pièce, tu penses à quoi exactement ? Et tu veux que ce soit toi qui le fasse ou je demande à l’un de mes hommes de s’en charger ? », c’était l’unique chose qu’elle désirait savoir. Nullement certaine que la victime soit prête à se transformer en bourreau, même devant son ancien tortionnaire.
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