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never wait for fate to make things right. (mila)

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Yasmeen Parks
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MessageSujet: never wait for fate to make things right. (mila) Mer 13 Mar - 1:45


≈ ≈ ≈
{ Your wounds may be unseen, but you still need time to heal }
crédit/ psychotic bitch ✰ w/ @ludmila romanov

Les yeux perdus dans le fond de son café désormais froid, Yasmeen était confrontée à l’une de ses nombreuses absences qui la ramener aux pires moments de sa vie. Son inconscient aimait lui rappeler qu’il n’était pas question de la laisser en paix et que certaines choses resteraient infiniment douloureuse. C’est le claquement des talons de Sofia raisonnant sur le sol qui la tirèrent de cette séance d’autoflagellation. Aussitôt elle récupéra le contrôle et laissa son visage exprimé le petit bonheur qu’elle éprouvait en partageant son quotidien avec elle. Ceux qui avaient réussi à s’installer confortablement dans sa vie sans prendre le risque de voir naître le risque qu’elle ne disparaisse du jour en lendemain n’étaient pas bien nombreux. Yas souffrait de multiples traumatismes qui l’avaient éloigné du commun de mortels et qui la rendaient incapable de s’éprendre éperdument d’un autre être. Et puis il y avait ces âmes égarées qui avaient croisé son chemin au bon ou au pire moment, gagnant son affection par le partage d’une souffrance incommensurable ou par celui de certaines convictions. « Je dois filer j’ai un rendez-vous pro ce matin et je suis déjà en retard. » Elle ne lui mentait pas par intérêt mais elle connaissait sa défiance envers la personne qu’elle s’apprêtait à rejoindre et le monde auquel elle appartenait. Sans fuir, elle déposa un baiser sur le front de son amie avant de laisser sa tasse à café tomber maladroitement dans le réceptacle de la machine à laver. Pour effacer toute les mauvaises pensées qui avaient contaminé son esprit ce matin, Yasmeen avait son rituel. Elle plongea la main dans son sac à main et en extirpa une petite pilule qui, accompagnait d’un liquide suffisamment alcoolisé, lui permettait de se détendre jusqu’au bout des ongles. C’était comme appuyer sur le bouton « off » d’une radio. En peu de temps, il n’y aurait plus un bruit qui raisonnerait dans son esprit. Pour accompagner ce traitement en locale, elle fuyait son reflet dans le miroir et procéder à une préparation sauvage dans les règles de l’art. La simplicité était la règle d’or de son quotidien, même si elle savait faire preuve de féminité quand il le fallait, ce n’était pas ce que Yasmeen préférait. Et en moins de temps qu’il n’en fallait, elle enfilait ses chaussures tout en avançant dans l’appartement, prévenant sa colocataire sans discrétion « So ! Je file ! Je ne sais pas encore s je rentre directement après ou si je file à la salle ! Promis je m’occupe des courses ce soir ... » Ce genre de promesses ne valaient pas grand-chose dans la bouche de Yasmeen mais c’était sa façon à elle de s’impliquer dans leur quotidien. Sofia était la personne qui la connaissait le mieux et elle ne s’offusquait plus pour si peu. Sur la route Yas constata son retard sans grande surprise, elle n’était pas fiable quand il s’agissait de rigueur. La plupart de ses clients n’avaient pas besoin qu’elle le soit de toute façon, le plus important était le résultat qu’elle était l’une des rares à pouvoir livrer. C’est ce qu’elle avait d’ailleurs prouver à Ludmila lors de leur première rencontre. Aujourd’hui c’était dans un tout autre contexte que les deux femmes avaient rendez-vous. Yasmeen s’était fait surprendre par la personnalité de Mila et avant qu’elle ne s’en rende réellement compte, l’impressionnante héritière avait gagné quelques places dans son estime. Elles avaient partagé des confidences sur des parties de leurs vies gardaient secrètes. Chacune assurant à l’autre le silence et la confiance. Si autrefois Yas lui avait rendu service, c’était désormais à son tour de faire appel à son aide et à ses ressources. La demande n’était pas anodine et aurait sans doute de lourdes conséquences mais il s’agissait pour Yasmeen de gagner un peu de paix. Il n’y avait pas beaucoup d’options pour elle. Un sentiment d’anxiété l’avait accompagné jusqu’au quartier d’Hollywood Hills. Ce n’était pas son coin préféré de la ville, elle avait encore l’impression que les gens lisaient sur son visage la misère dans laquelle elle avait grandi. Quel que soit les vêtements ou le maquillage qu’elle portait. Elle fuyait alors les regards, toujours pour ne pas avoir à se confronter à son reflet et marchait d’un pas déterminé dans la direction du café où elles avaient rendez-vous. De cette façon Yasmeen faisait l’effort de se fondre dans un monde qui n’était pas le sien et ça l’aidait à ne pas se sentir pleinement responsable du projet dans lequel elle se lançait. Lorsqu’elle entra dans ce magnifique café aux apparences luxueuses et aux attentes élevées. En jetant son regard vers la salle, elle aperçut la silhouette parfaitement dessinée de Ludmila. Elle avait une prestance naturelle qui la démarquerait d’une foule de personnes. Alors qu’un élan d’enthousiasme balayé la présence de l’anxiété – sans doute aidé par les effets de sa médication – Yas se fit devancer par un garçon de café lui rappelant les règles d’usage. Après quelques courbettes, il l’accompagna jusqu’à Mila qui l’attendait patiemment. « Hey, excuse-moi pour le retard, je suis impardonnable. J’espère que tu n’es pas là depuis trop longtemps. » Sa maladresse sociale s’exprima dans sa façon de la saluer et de s’installer devant elle. Malgré les efforts qu’elle semblait faire pour ne pas décevoir Mila, le naturel reprenait toujours l’avantage. « Je crois que j’ai un peu bousculé ses habitudes à celui-là. Je devrais peut être l’ajouter à ma liste de cibles … » la plaisanterie était sans doute malvenue mais elle avait exprimé sa gêne de la seule façon qu’elle maitrisait, par l’humour. Un talent qui pouvait très rapidement agacer son public ou l’attendrir définitivement. Elle avait attrapé le menu qui lui avait été présenté avant de confier à son amie, « Je pense que je ferai mieux de te faire confiance pour la commande. »  il était évident qu’elle ne se sentait pas légitime d’être ici et en sa compagnie. « Comment vas-tu ? » lui demanda-t-elle avec un sourire sincère, soucieuse de connaitre l’état d’esprit de Mila. Elles n’entretenaient pas un contact régulier et leurs vies n’étaient pas ordinaires, il y avait peu de chance pour que le temps n’est pas permis à des histoires parallèles de s’installer.
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Ludmila Romanov
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MessageSujet: Re: never wait for fate to make things right. (mila) Jeu 14 Mar - 16:56

never wait for fate to make things right

( hollywood hills — with yasmeen parks )

At the end of the day, when it comes down to it, all we really want is to be close to somebody. So this thing where we all keep our distance and pretend not to care about each other, it's usually a load of bull. So we pick and choose who we want to remain close to, and once we've chosen those people, we tend to stick close by. No matter how much we can sometimes hurt them, the people that are still with you at the end of the day, those are the ones worth keeping. And sure, sometimes close can be too close. But sometimes that invasion of personal space, it can be exactly what you need. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Tout autour d'elle, les mains tendues n'étaient pas communes. Elles n'étaient pas présentes dans son champ de vision. Les aides n'étaient pas fréquentes, la charité était une vague chimère, un concept inventé pour toutes les autres âmes. Pour toutes ces personnes ne déambulant pas tous les matins et tous les soirs dans ce monde si particulier. Si terrifiant pour tout ceux qui en étaient extérieurs. A raison. Parce que là où elle vivait, sur cette galaxie si noire, la gentillesse était une manipulation, une manière obscure d'adoucir les plus terribles soldats, de transformer certains ennemis en amis. De rendre malléable les esprits les plus puissants. Toutes les méthodes étaient bonnes et envisageables, même les moyens les plus répréhensibles, ceux maltraitant les cœurs et les corps. La princesse des glaces le savait car quand même bien elle n'utilisait pas ses propres mains pour répandre la violence, quand bien même elle pouvait être considérée comme une gentille âme parmi toutes les autres, elle n'hésitait pas à donner les ordres en usant d'autres individus comme Jason. Ou elle ne fronçait pas les sourcils lorsqu'elle devait sourire faussement et charmer un homme réticent. Elle pouvait tenter de faire croire qu'elle était une bonne personne. Quelqu'un de bien. Qu'elle rattrapait les marins échoués pour les empêcher de se noyer. Sauf qu'au fond d'elle-même, elle savait qu'il ne s'agissait que d'un mensonge. Au contraire, elle était la sirène attirant les perdus pour qu'ils viennent la rejoindre dans les profondeurs océaniques. Tout du moins c'était ainsi qu'elle fonctionnait avec les êtres marchant dans la périphérie de la bulle qu'elle avait construire autour d'elle. Autour de son muscle cardiaque qu'elle protégeait. Pour tous les autres, pour tous les rares chanceux ayant franchi les barrières protectrices, elle se comportait différemment. Elle n'était plus totalement la même. Elle arrêtait d'être la princesse des glaces, la fille du terrible Andreï Romanov, l'héritière d'un empire polaire où le sang venait tâcher la blancheur de la neige. Elle changeait. Elle dévoilait cette part lumineuse qui apparaissait dans la couleur émeraude de ses iris. Certes ceux qu'elle pouvait considérer comme ses amis n'étaient pas nombreux, pourtant ils étaient précieux. Certains davantage que tous les autres. Et si Leah Sweeney était sa touche de normalité, la constante la faisant vibrer sur la même fréquence que tous les cœurs de la planète, avec le temps elle avait aussi rencontré des gens comme elle. Ces âmes ombragées déambulant dans le brouillard entre le jour et la nuit. Forcément elle songeait à Jason Hollister qui n'était guère le concept de l'ami ordinaire mais dans toute l'étrangeté de leur relation, elle savait qu'il était là. Et que sa loyauté lui était indispensable. Puis elle avait Teddy Rousseau qu'il lui était impossible d'oublier. Et dans tout ceci, elle retrouvait aussi une âme qu'elle trouvait plus innocente, qu'elle rêvait paradoxalement de protéger. Yasmeen Parks. Encore différente de Jason, de Teddy ou d'elle-même, près d'elle il y avait une aura différente. Des sensations dissemblables qui réveillaient parfois des envies protectrices dans la tête de la russe. Des envies qui n'existaient que très rarement et qui l'avaient incité à lui parler, à l'écouter narrer certains passages de sa vie, à la faire rentrer dans sa galaxie. Alors faisant claquer ses talons sur le sol de ce café à la décoration démesurée, elle vint s'installer à l'endroit qu'elle avait réservé, ne manquant pas de noter certains regards tournés dans sa direction. Car si dans la foule certains savaient qu'elle était la fille du sanguinaire Romanov et connaissaient le véritable visage de cet homme, elle se doutait que pour la plupart elle était plutôt l'héritière d'un empire, la milliardaire apparaissant dans des magazines inintéressants. Profitant de l'attente pour programmer une réunion prochaine avec de potentiels clients, elle ne tarda pas à entendre des bruits de pas à proximité de sa table et elle releva la tête pour découvrir le visage de celle qu'elle attendait. De celle qu'elle avait prévu de retrouver pour discuter. Ses yeux tournèrent un peu vers le jeune homme en costume à côté de son amie et d'un sourire convaincant, elle ne se gêna pas pour lui faire comprendre qu'il devait s'éclipser. « Hey, excuse-moi pour le retard, je suis impardonnable. J’espère que tu n’es pas là depuis trop longtemps. », sentant la gêne dans la voix de la petite brune qui ressemblait à un canard au plumage noir dans une troupe de cygnes tout de blanc immaculé, elle dessina sur ses lèvres un sourire franc et joyeux pour la détendre. Pour l'inciter à calmer les pulsations de son organe vital. « Hey t'inquiètes c'est rien, en temps normal je suis toujours celle qui est en retard. Alors pour une fois ça change au moins. », elle ne mentait pas. Rarement elle était à l'heure, ayant une mauvaise tendance à se faire constamment attendre par les personnes qu'elle devait rejoindre.  « Je crois que j’ai un peu bousculé ses habitudes à celui-là. Je devrais peut être l’ajouter à ma liste de cibles … », elle ne put s'empêcher de rire devant cette tentative de blague qui aussi malvenue soit-elle l'amusait et la faisait rire. Une plaisanterie possiblement douteuse pour tous les innocents en dehors de leur monde mais qui correspondait terriblement bien à leur univers et à la vie qu'elles menaient l'une comme l'autre. « Il s'en remettra et en même temps ça le remet un peu à sa place », à sa manière elle tentait de l'apaiser, de la rassurer, ne manquant pas de ressentir tout le stress et toute la nervosité qui semblait s'extérioriser sur les traits de la jeune femme. Dans ses mimiques rapides et dans son attitude mal à l'aise.  « Je pense que je ferai mieux de te faire confiance pour la commande. », elle comprenait les réticences de son amie devant le menu rempli d'intitulés ridicules supposés donner une touche luxueuse  à des mets traditionnels vus dans tous les cafés de la ville. « Dis moi ce que tu veux manger et je te dirai ce qui correspond étant donné qu'ici ils ont choisi que tout  ressemble à du russe », dit-elle en faisant volontairement mention à sa langue natale et ses caractères cyrilliques jugés indéchiffrables pour tous les cerveaux américains qu'elle connaissait.  « Comment vas-tu ? », si elle prenait le temps de s'étendre, de réfléchir à cette banale question qui faisait partie des règles d'usage pour tout le monde lors d'une conversation, elle aurait pu trouver diverses façons d'y répondre. Elle aurait pu choisir d'aborder sa volonté de surpasser son père assis confortablement sur le sommet de l'Olympe, son alliance avec Alaric Scarbrough, ou évoquer un autre détail dans cet océan au courant agité. Sauf qu'elle refusait de perturber quoi que ce soit à l'heure actuelle. « Je vais bien comme toujours tu sais. Le quotidien tout ce qu'il y a de plus classique et normal. Et toi ? », demanda-t-elle s'intéressant vraiment à la réponse que celle face à elle allait lui donner. Se doutant que ce n'était pas sans raison si elle avait souhaité la voir. Elle ne l'avait pas simplement appelé pour déguster un café, cela lui semblait étonnamment improbable. « T'avais l'air préoccupée par un truc quand tu m'as appelé. », si elle n'était pas toujours douée dans les relations humaines, elle savait reconnaître des âmes torturées, des cœurs brisés et c'était cette drôle d'impression qui l'habitait en contemplant plus longuement sa protégée.
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