Partagez|

Lillins ✭ We are children that need to be loved

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
❉ fifthy shades of you
Lina Ashmore
fifthy shades of you

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 28/02/2019
›› Love letters written : 350
›› It's crazy, I look like : Merritt Patterson
i swear we were infinite
MessageSujet: Lillins ✭ We are children that need to be loved Sam 2 Mar - 14:47


Collins Foley and Lina Ashmore
YOU ARE MY BEST FRIEND MY HUMAN DIARY
SO I'M SORRY  

---------------✭---------------


Le moteur vrombissant de sa vieille Impala éveil le quartier calme et serein d’Hollywood Hills. Lunette de soleil, Prada,  savamment disposée sur l’arête de son nez mutin. La jeune Lina Ashmore s’engouffre le coeur lourd dans un quartier qui l’avait vu grandir et qu’elle avait, à de maintes reprises, rejeté plus que de raisons. Comme chaque fois qu’elle ose venir ici, au milieu de ces palmiers aux allures phalliques, elle ressent un léger pincement au coeur. Non pas que l’atmosphère familiale lui manque, car avec le temps elle a fini par oublier l’enfer dans lequel elle croyait grandir pour mieux s’enfoncer dans une relation abusive et destructrice auprès de Peter Davis. Mais, parce qu’au fond elle est saisi d’une certaine nostalgie. Celle où elle n’avait pas à dormir dans cette vieille voiture. Celle où elle n’avait guère à se soucier de soucies financiers. Elle s’arrête à un feu rouge, ses ongles peints d’un rose pâle tapotent avec impatience sur son volant. Elle jette, alors, un regard curieux sur son rétroviseur, observant le siège enfant qui est vide. Celui d’Eva. De cette petite fille dont elle avait donné naissance dans de terribles conditions. Seule et dans le plus grand des silences. Tout comme elle avait appris la maladie, visiblement génétique, de cette petite chose fragile pour laquelle Lina ne cesse de se battre quotidiennement, seule. Elle secoue son visage, chasse ces quelques pensées dépressives qui s’insèrent trop abruptement à l’intérieur de son crâne. Trop quotidiennement aussi. Puis, elle appuie sur la pédale d’accélération. Reprenant son chemin, bercée par la voix fluette de Jaymes Young. Elle se surprend même à chanter naïvement quelques paroles, le vent s’insérant dans sa longue toison châtain. Elle se sent bien. Du moins un peu mieux qu’avant. Lorsqu’elle avait ce chez elle destructeur et que chaque fois qu’elle se positionnait devant sa porte d’entrée, elle ne cessait de se demander quel coup. Quels propos désobligeant elle devrait encaisser en silence. Peter avait disparu de sa vie depuis un an. Un an qu’elle s’enfonçait dans la pauvreté. Qu’elle se noyait sous les dettes. Se refusant toute aide précieuse. Se murant dans des sourires qui étaient bien faux. Lina Ashmore avait terriblement honte de la femme qu’elle était devenue sous le joug de Peter Davis. Tout comme elle a terriblement honte de s’être laissée fragilisée. Possédée. Aimée. Par le demi - frère de ce dernier. La culpabilité qu’elle éprouvait aujourd’hui ne faisait que s’accentuer lorsqu’elle croisait le chemin d’Abel. Si bien, qu’elle avait appris à mentir. À lui mentir. À se mentir à elle - même. Et, plus largement à mentir à l’ensemble de ses proches. Dont, la jeune femme chez laquelle Lina semble se diriger nerveusement. Le coeur lourd de culpabilité, parce qu’au fond Collins Foley était sa plus proche amie. En toute logique, elle devrait donc pouvoir se confier à elle en toute sérénité. Sur les sévices subits depuis ses vingt deux ans par Peter. Si sa relation extra - conjugale avec Abel. Sur les sentiments qu’elle éprouvait, et éprouve encore à l’égard du jeune homme. Sur sa coucherie d’une nuit avec Ezra Paulson, le meilleur ami de son frère. Ou encore sur la multitude de problèmes financiers qui génère en elle une angoisse dévorante. Parfois elle songe à se laisser aller. À contacter la jeune Foley pour lui raconter toute son histoire. Puis, elle se rétracte. Parce qu’il en est ainsi depuis plusieurs années. Depuis que Peter avait réussi à lui faire croire que tous les malheurs qui s’abattait sur leur couple était de sa faute. Elle. Et elle seule. Elle y croit aujourd’hui. Parce qu’au fond cette maladie génétique qui faisait souffrir son enfant venait d’elle. Parce qu’elle avait fini par tromper l’homme à qui elle avait juré fidélité. Parce que…tout un tas de choses. Des pensées. Des vestiges. Des ruines d’une vie qu’elle ne contrôle plus depuis bien longtemps et dont elle tente de contrôler, malgré tout, par le biais de ses multiples tocs. Dans un soupire, elle coupe le contact de son véhicule. Laisse alors sa nuque s’installer confortablement contre l’appuie - tête de son siège. La jeune Ashmore cloisonne ses paupières. Le temps d’apaiser ses maux. De contrôler les rythmes irréguliers de son battement cardiaque. De recoller son masque souriant de jeune femme forte pour affronter les prunelles enjouées de sa meilleure amie. Ce petit rituel dur quelques longues minutes avant que ses paupières ne s’ouvrent dans un élan de courage. Elle sort alors de sa voiture.  Défroisse sa robe de grand couturier qui date de nombreuses années. Définitivement démodée. Mais suffisamment chic pour se fondre dans la masse de la jeunesse dorée de ce quartier. Elle se courbe, attrape le sac de provision dans lequel se trouve deux bouteilles d’alcools. S’apprête alors, la tête haute, le sourire parfaitement travaillé, à passer un moment apaisant auprès d’une jeune femme qui était bien plus en souffrance que ce qu’elle veut bien faire croire. Car, si l’impertinence, l’arrogance, et la provocation de Collins Foley pouvait en agacer plus d’un. Lina Ashmore n’a jamais été dupe à son sujet et avait toujours vu en elle, une jeune fille terriblement seule et malheureuse. Comme elle en quelque sorte. Mais cette solitude s’exprimait de manière bien différente chez la cadette des Foley. Malgré toutes les épreuves qui acculaient Lina, elle souhaitait être présente pour Collins. Présente pour écouter son coeur meurtris parler d’un homme qu’elle ne pouvait aimer au grand jour. Comme elle. D’une certaine manière. C’est un tourbillon de pensées qui inondent son cerveau tandis qu’elle marche jusqu’au grand portail de la vaste villa des Foley. Naïvement elle ne s’attend pas vraiment à ça. Lorsqu’elle s’arrête. Tétanisée pour une immense silhouette légèrement courbée, de dos, surplombant alors le corps de sa meilleur ami. Son coeur s’arrête. Elle même s’arrête. Le sac de course qu’elle tient entre ses mains sombre au sol. Ce ne peut pas être là. Ce doit être un mauvais rêve. Elle fait un minuscule pas en avant. Plisse alors ses yeux pour y voir plus clair. Lorsqu’elle le voit emprisonner les lèvres de sa soeur de coeur. Lina étouffe un soupire de surprise. Abel Jones. Là. Au bras de sa meilleure amie. Il fait volte face. Offre à Collins Foley l’un de ces nombreux sourire qu’il lui avait jadis réservé. Boum. Second coeur brisé. Sa gorge se noue. Son souffle s’arrête lorsqu’il fait volte face. Et comme d’habitude. Comment chaque fois qu’elle le croise. Son coeur se noue si fort, il se tord, bondit.Tout cela à la fois. Faisant naître en elle des sentiments bien paradoxaux à cet instant précis. Alors, derechef, dans un élan de panique, Lina Ashmore se jette dans les buissons. Etouffant un gémissement de douleur lorsque son dos rencontre le sol. Elle repli alors ses jambes contre sa poitrine. Dépose la paume de sa main contre ses lèvres. Espère. Entre dans des prières qu’elle énonce à des dieux auxquels elle ne croit plus. Elle ne veut pas le voir. Pas ici. Pas maintenant. Et possiblement jamais. Elle peut entendre les pas feutré du jeune homme s’approcher au même rythme catastrophé de son appareil cardiaque. Elle reste ainsi, faussement inerte dans les buissons pendant de longues minutes. Lorsqu’enfin son coeur s’apaise. Elle se redresse, ses prunelles scrutant alors un peu partout autour d’elle. Personne. Quelques feuilles restent coincées dans sa toison. Elle ne s’en préoccupe pas. S’élance alors à vive allure jusqu’à la large porte de la ville. Celle là même où Abel se trouvait quelques minutes auparavant. Prenant une grande inspiration, elle appuie sur la sonnette. Les mains vides. Lorsque Collins Foley apparaît sous ses prunelles, son coeur se brise, soudainement envahi par ce baiser qu’elle avait échangé avec l’homme qui perturbait bien trop la jeune Ashmore. « Je…j’avais de l’alcool mais… » Son souffle se saccade. En réalité, sa voix elle - même se brise. « C’est une longue histoire… » Finit - elle par lâcher en scrutant ses chaussures. Les épaules voûtées. Elle fait alors un pas dans l’immense demeure sans pour autant oser regarder sa meilleure amie. L’esprit trop embrumée par cette découverte hasardeuse qu’elle n’aurait jamais souhaité connaître. Elle glisse une main dans sa toison, en tire une feuille et soupire. « C’était Abel Jones ce garçon ? » Finit - elle par lâcher, à penser à haute voix, dans l’espérance, qu’en réalité il ne s’agisse que d’un mirage. D’une invention de son esprit tordu.
Revenir en haut Aller en bas

Lillins ✭ We are children that need to be loved

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOWN WITH LOVE :: 
 :: Hollywood hills :: Hollywood hills residence
-