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i hope happiness would last this time ✻ (ADALINE)

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Etta Acker-Green
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all these memories seem so old


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just the way you are
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i hope happiness would last this time ✻ (ADALINE) Vide
MessageSujet: i hope happiness would last this time ✻ (ADALINE) i hope happiness would last this time ✻ (ADALINE) EmptyMer 27 Fév - 19:50

feel your sadness, because someday, it will leave you

( ronald reagan medical center — with adaline barrow )

At the end of the day, the experience of practicing medicine bears little resemblance to the dream. We go into medicine because we want to save lives. We go into medicine because we want to do good. We go into medicine for the rush, for the high, for the ride. But what we remember at the end of most days are the losses. What we lie awake at night replaying is the pain we caused, the ills we couldn’t cure, the lives we’ve ruined, or failed to save. The end of the day, the reality is nothing like we hope. The reality is, the end of the day the reality is more often than not turned inside out and upside-down ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

Le bruit des sirènes enveloppait l'atmosphère. Un son assourdissant et continu, commun près de cet hôpital et venant rappeler le quotidien permanent des hommes et des femmes vêtus de blouse travaillant entre ces murs. Un premier véhicule au gyrophare bleu s'arrêta, freinant brusquement et le défilé de médecins commença pour prendre en charge le patient. Et avant même que l'ambulance ne soit partie, une deuxième arriva à son tour avec à son bord un autre adolescent à soigner. Tous avaient été prévenus quelques minutes plus tôt. Ils avaient reçu l'appel et ils savaient ce qui les attendait. La longue nuit qui allait suivre et qui allait malmener leurs corps et leurs têtes. Un accident de voiture à quelques kilomètres de là. Un bus rempli de collégiens avait percuté un camion dans les collines de Los Angeles. Alors la déambulation des ambulanciers n'était que le commencement. Le début d'allers retours incessants. De patients à traiter le plus rapidement possible, les uns après les autres. Les règles étaient claires mais attentivement la chirurgienne avait écouté Adaline Barrow les répéter à tous. Les patients les plus blessés étaient prioritaires. Tandis que les autres devraient patienter quelques minutes supplémentaires que des mains habiles se libèrent pour réparer leurs chairs blessées. Prise dans le tourbillon, elle sentit l'adrénaline de l'urgence se répandre dans tout son liquide sanguin et elle se laissa guider par les ordres de sa chef, prenant en charge une adolescente blessée. Emmenant le brancard dans une salle d'examen, elle perdit le fil du temps, elle se laissa projeter ailleurs, dans une galaxie éloignée où le temps n'avait plus d'emprise, où tout son esprit se concentrait sur les soins à apporter. Sur les vies qu'elle devait sauver grâce à ses mains. Des mains faites pour réparer. Des doigts découpant des lambeaux de peau pour réparer les dégâts causés à des organes.  Des doigts mettant fin à des hémorragies, capables de recoudre les chairs disloquées, de ramener la vie quand la mort rêvait d'emporter au loin une nouvelle personne. Elle était née pour effectuer les sutures les plus complexes. Et depuis des années c'était ce qu'elle faisait. Ailleurs, loin de la Californie, sur les champs de bataille pendant longtemps et désormais ici, loin des zones de guerre dans cet endroit d'un blanc aveuglant où les moyens lui permettaient d'être plus efficace, où la pauvreté n'existait pas, où elle n'observait jamais sur ses patients les ravages causés par une bombe explosant. C'était différent. Rien ne ressemblait à son ancienne existence. Mais parfois comme à cette seconde, elle retrouvait les mêmes sensations. La précipitation et si évidemment elle détestait le destin d'avoir blessé des âmes encore innocentes, elle savait malgré tout qu'elle était capable de faire le bien. Qu'elle avait été formée à des nuits aussi agitées. Après un long moment de travail, la blouse remplie de liquide rouge carmin et les doigts endoloris, l'agitation dans l'entrée des urgences la ramena sur terre. Les arrivées incessantes d'ambulance s'étaient arrêtées une heure plus tôt. Tout du moins, elle le croyait et ils l'avaient tous pensé. Jusqu'à maintenant en tout cas. A pas rapide, elle rejoignit les autres médecins. « C'est le dernier patient. Adolescent de 17 ans, les pompiers ont mis trois heures à le sortir de là, il était écrasé sous le véhicule. », son cœur s'arrêta une seconde, elle savait exactement ce que cela signifiait et comment agir. Les plaies internes devaient être multiples, à deux doigts de faire rejoindre le monde des morts à ce jeune homme trop jeune. Trop innocent pour avoir un destin aussi funeste. « On s'en occupe. », sans attendre ils furent plusieurs à se diriger dans la chambre pour les trauma les plus importants. En silence, les médecins commencèrent à s’affairer, découpant les vêtements pour accéder à l'épiderme du patient, étudiant sous tous les angles les nombreuses plaies de ce corps mutilé. Et dans de pareils moments, c'était l'esprit de Will qu'elle voulait auprès d'elle. Ses mains minutieuses qu'elle aurait désiré sentir travaillant à l'unisson avec les siennes. Parce qu'ils se connaissaient sans que le moindre mot soit utile, sans qu'il soit nécessaire pour eux de communiquer en parlant. Elle avait besoin de cette communion, néanmoins elle savait qu'il était occupé ailleurs dans une autre pièce. Alors focalisée sur sa tâche, elle renvoya plus loin son souhait. Notant les dégâts sur le patient, elle soupira. « Son abdomen est distendu, je dois l'emmener au bloc tout de suite, il doit avoir de multiples hémorragies dont je vais devoir m'occuper », souffla-t-elle à l'encontre de son collègue qui continuait son examen au bout de la table. « Sa pupille droite est fixe et ne réagit presque pas. Il me faut un scan pour vérifier s'il ne fait pas une hémorragie cérébrale. Il ira au bloc après. », elle écouta les injonctions du neurochirurgien remettant en cause sa décision et elle s'apprêtait à répliquer quand la porte s'ouvrit pour laisser apparaître une silhouette qu'elle connaissait, celle d'Adaline. Celle qui durant longtemps avait été dans son monde, qu'elle avait connu heureuse et amoureuse avec Will, qu'elle avait tenté de soutenir comme elle le pouvait à chaque crise avec son âme sœur fraternelle. Notant probablement la tension présente entre les deux médecins, leur supérieur les regarda à tour de rôle. « Je dois emmener ce patient au bloc tout de suite. A l'heure qu'il est, il est en train de se vider de son sang dans son abdomen.... », son ton plus autoritaire, plus affirmé se répandit dans toute la salle. Emportée par l'urgence, elle refusait d'attendre plus longtemps. « Je dois lui faire un scanner avant Docteur Acker. », peut-être avait-il raison, elle ne doutait pas de ses capacités de chirurgien, ni de son envie de sauver ce garçon innocent, pourtant elle continua de répliquer davantage. De défendre son point de vue. « Docteur Barrow si je ne l'emmène pas au bloc maintenant, vous savez aussi bien que moi que ce patient risque de mourir. Je comprends pourquoi le Docteur Jonhson soupçonne une hémorragie cérébrale mais le plus urgent c'est son abdomen. Si on veut le sauver, on doit commencer par là. Je préfère un patient avec une hémorragie cérébrale qu'un patient mort !  », elle refusait une quelconque autre hypothèse, voyant les aiguilles de l'horloge défiler et le temps s'écoulait plus rapidement qu'il ne le fallait. Elle savait qu'elle allait trop loin, qu'elle ne courbait pas l'échine. Toutefois, elle ne pouvait pas s'en empêcher. Et intérieurement, elle espérait obtenir tout le soutien de l'autre femme qu'elle observait avec insistance. (….) « Putain ! », d'un geste rageur elle envoya valser la porte plus loin. Elle avait perdu. Ils avaient perdu et le bruit perpétuel de l'encéphalogramme plat venait lui rappeler cette dure réalité. Ils avaient trop attendu. Les minutes pour obtenir les clichés du cerveau du malade avaient été de trop. Ils n'avaient pas agi assez vite et les nerfs de la chirurgienne prenaient le dessus. Jetant furieusement son équipement stérile, elle ne parvenait pas à admettre qu'il était mort, qu'elle n'avait pas pu le sauver. Pourtant, elle avait tout essayé, tenté si durement que ses yeux la faisaient souffrir, que ses doigts avaient suturé tellement de chair qu'elle n'avait plus de force dans ses mains. Vainement. Le regard baissé sur l'évier et l'eau qu'elle laissait couler, elle n'entendit pas la personne s'installant à ses côtés, ne la remarquant qu'en tournant la tête dans sa direction. « Je l'avais dit Adaline ! Si on avait pas écouté Johnson, j'aurais pu le sauver ! », la voix énervée, elle manifesta toute sa frustration, laissant parler les émotions fortes qui la torturaient. Car ce n'était même pas contre son amie qu'elle en avait. Ce n'était pas à elle qu'elle en voulait. Elle n'y était pour rien, ne prenant qu'une décision. Ce n'était pas à elle de payer, cependant c'était plus fort qu'elle. Plus fort que tout dans la tête d'Etta que la fatigue mettait à dure épreuve, l'esprit à fleur de peau, prêt à vaciller. «  Ce n'est pas moi qui va aller annoncer à ses deux parents qu'ils ont perdu leur fils. », elle n'en avait pas la force. Pas maintenant. Pas quand elle n'arrivait toujours pas à reconnaître cette perte. Une tragédie de plus dans l'univers. « Si Will avait été à la place de Johnson, on sait toi comme moi qu'on aurait été d'accord lui et moi. Et que ça ne serait pas arrivé », elle ne pouvait pas en être sûre, elle ne détenait pas les cartes du destin entre ses doigts. Mais dans son fort intérieur, elle l'espérait. Elle voulait y croire, imaginer cette hypothèse pour trouver un coupable. Pour pouvoir librement renvoyer son sentiment d'injustice sur quelqu'un.
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