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☾ how to save a life (w/ arya)

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❉ fifthy shades of you
Sloan Sheffield
fifthy shades of you

all these memories seem so old


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just the way you are
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MessageSujet: ☾ how to save a life (w/ arya) Mer 13 Fév - 15:05


Arya Kovacs and Sloan Sheffield
I DON'T GO LOOKING FOR TROUBLE
TROUBLE USUALLY FINDS ME

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Il inspire bruyamment, fermant les yeux une fraction de seconde, tentant de laisser échapper ces quelques angoisses qui l’accaparent. Ça n’était pas lui. Il ne faisait pas parti de ces gens bercés d’angoisses, d’inquiétudes et autres névroses internes. Non. Il ne s’accaparait pas de ce genre de chose et ne l’avait jamais fait. Il ne se souciait pas des autres. Il ne se souciait que de lui. Il était seul. Il l’avait toujours été. Indépendant, sans le moindre sentiment, la moindre attache. Il était cet être solitaire que rien ne pouvait atteindre. Il était cet homme froid et calculateur qui n’avait la moindre émotion. Il était. Alors pourquoi, ces derniers jours, dès lors qu’il fermait les yeux, il voyait les visages de ces femmes. De celles qui semblaient s’être immiscées dans sa vie et avoir pris une place qu’il ne souhaitait guère. Abigail. Anya. Et Arya. Arya. Cette douce blonde au fond démoniaque. Il devrait n’en avoir que faire de cette gamine perdue, blessée, meurtrie par un parcours douloureux, par une vie qui ne lui avait finalement guère fait de cadeaux. Il aurait dû ressentir la même chose qu’il avait ressenti lorsqu’il avait tourné le dos à son passé, laissant ses deux frères derrière lui sans crier gare, sans se retourner, sans la moindre culpabilité. Mais le temps avait défilé depuis. Les années s’étaient écoulées et elle était entrée dans sa vie de manière totalement inattendue. De la même façon qu’il n’avait présagé cet attachement, cette affection qu’elle était parvenue à faire naître en lui, à son égard. C’était étrange. Terriblement étrange de sentir son coeur se serrer de cette manière, alors qu’installé sur le bord de son lit, il laisse ce flacon de pilules rempli glisser dans sa main. La mâchoire serrée il s’agace. Il s’agace parce que l’objet qu’il tient entre ses mains ne devrait pas se trouver ici. Il secoue la tête, se mordant avec anxiété l’intérieur de sa lèvre inférieure. Son pouce caresse doucement ces lettres noires inscrites sur le tube. Celles qui indiquent le propriétaire de la prescription. Arya. Arya Kovacs. Derechef, il soupire, alors que le talon de son pied droit ne cesse de frapper la moquette de sa chambre d’hôtel sans le moindre charme. Tenant fermement le flacon, il attrape son téléphone portable branché sur sa table de chevet. Il pianote à la hâte son code pour le déverrouiller et constate avec une exaspération toujours plus grande qu’il n’a la moindre nouvelle. Cela fait quelques jours qu’elle ne lui a en réalité pas donné signe de vie et il s’inquiète. Il déteste cette sensation. Il déteste ressentir ce désagrément dans son coeur, celui de la faiblesse, celui qui le rend à bien des égards humain. Il n’était pas humain. Il n’était qu’une masse corporelle créée pour tuer. Sa main se resserrer sur l’outil de communication alors qu’il entend Abby lui répéter, dans un coin de sa tête qu’il devait arrêter. Arrêter de s’inquiéter autant pour elle, arrêter d’être aussi protecteur et un brin étouffant. Il devait arrêter d’être ce père meurtri, angoissé à la simple idée qu’il soit arrivé quelque chose à son unique enfant. Arya n’était pas sa fille. Arya n’était pas son sang. Alors pourquoi était-il prêt à tout pour elle ? Pourquoi était-il paralysé devant son téléphone ? Pourquoi était-il aussi crispé à la perspective de ne plus jamais la revoir ou la retrouver au bord d’un étang, sans vie ? Pourquoi prenait-il le temps de l’entrainer, de la forger à son image, de lui inculquer quelle que leçon de vie que se soit ? Pourquoi lui criait-il dessus comme un père beaucoup trop présent ? Il l’ignorait. Lui-même ne savait répondre à une telle question. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il devenait fou. Tournant, piétinant comme un lion en cage, ressassant ses derniers mots. Bon sang. Il balance alors avec violence le flacon au travers de la pièce, laissant l’objet se briser contre le mur et les pilules se répandre sur le sol, après avoir vociféré quelques jurons bien pensés. Et comme si cet éclat de voix fut entendu, son téléphone se mit à vibrer dans sa main. Son regard s’arrête immédiatement dessus et ses sourcils se froncent. SOS APP. Ce sont les seuls mots que lui a envoyé Arya. Cette même Arya qui le rendait fou une fraction de seconde plus tôt. Il se redresse alors et sent toute la rage qu’il avait canalisé pendant des années inonder un corps habituellement si froid et dénué de la moindre émotion. Il attrape son Berreta qu’il flanque à l’arrière de son pantalon et se dirige sans plus attendre vers l’appartement de la jeune femme. Il essaie de la joindre à plusieurs reprises sur le chemin, sans obtenir la moindre réponse. Il ne sait pas ce qu’il se passe. Il l’ignore et c’est probablement ce qui le met dans un état tel d’irritation qu’il arrive en trombe dans l’immeuble de la jolie blonde, poussant sur son passage celui qui devait être le propriétaire des lieux et qui ne devait pas avoir l’habitude de voir ce genre d’individu débarquer ainsi. Il s’arrête devant la porte de chez elle, s’empare de son arme et colle son oreille contre le bois froid. Il n’entend dans un premier temps rien. Discrètement, il cherche les clés dans la poche de sa veste. Puis, il suffit d’un seul et infime bruit pour qu’il vrille complètement. Un cri, presque inaudible de douleur qu’il aurait pu reconnaître entre mille. Il ouvre la porte plus vite qu’il n’a jamais ouvert n’importe quelle porte et il la voit. Elle. Arya, le visage tuméfié, un corps à ses pieds, un autre homme sur elle, en train d’abattre ses poings sur une gamine presque inoffensive. Sans réfléchir, sans attendre une seule seconde, il tire. Il tire trois fois sur cet homme, laissant son crâne s’exploser de toute part dans un studio qui ne payait pas de mine. Laissant le sang repeindre les murs de la pièce et le visage déjà maculé de la jolie Kovacs. « Arya ! » Il se précipite vers elle, poussant de son pied le corps de celui qu’il venait de tuer de sang froid, pour l’atteindre. Il tend sa main vers celle qui n’était autre que sa progéniture dans son coeur pourtant glacial. Il attrape sa main et l’attire contre lui pour la prendre dans ses bras. « Est-ce que ça va ? » Il la serre fort, comme il ne l’a finalement jamais fait par le passé, si peu friand de la moindre démonstration d’affection. Cette étreindre ne dure cependant que quelques secondes puisqu’il y met immédiatement fin pour scruter son état. « Qu’est-ce qu’ils t’ont fait ? C’était qui ? » Il replace rapidement son arme dans son dos pour disposer de ses deux mains et venir les poser sur le visage de la blonde, effaçant le sang qui a inondé ses joues, replaçant des cheveux qui lui tombaient devant les yeux, à la manière d’un père avec sa fille. « Tu ne restes pas ici ! » Catégorique, il la regarde tout en ne lui laissant pas le choix. Il n’était pas question qu’elle reste vivre ici seule sans la moindre surveillance quand des hommes savaient où elle habitait et comment s’en prendre à elle. Il n’était pas question qu’elle soit une proie, ni aujourd’hui, ni jamais. Pas sous la protection de Sloan Sheffield. Car personne s’en prenait à Arya Kovacs sous le regard de l’homme. Et encore moins sans la moindre représailles.
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