Partagez|

Jalen ✤ It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
❉ i choose my own destiny
Genesis Leigh
i choose my own destiny

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 23/12/2018
›› Love letters written : 264
›› It's crazy, I look like : Teresa (purety) Palmer
i swear we were infinite
MessageSujet: Jalen ✤ It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness. Lun 11 Fév - 15:37


Jalen Foley and Genesis Leigh
YOU THINK YOUR PAIN AND YOUR HEARTBREAK
ARE UNPRECEDENTED IN THE HISTORY

---------------✭---------------

Le brouhaha qui inonde son salon lui donne doucement la migraine. Elle toise avec dédain les plusieurs femmes qui ne cessent de piailler pour des futilités de leurs voix aigues et nasillardes. Se maudissant de s’être proposée pour cette stupide réunion de mère de famille. Toutes étaient soucieuses du bien être de leur petite tête blonde aux dents de laits. Le taux de criminalité. La drogue. Des sujets, qui en soit, régissaient le monde et qui avaient, il fut une époque, été l’organe vital de la blonde. Elle s’impatiente tandis qu’elle range les quelques verres de vins pendant que ses convives féminines enfilent leur mentaux hors de prix. Genesis Leigh les détailles d’un regard délétère. Réprime un soupire face à l’insipidité des propos de chacune. À dire vrai, elle ne se souvient même plus du prénom de chaque femme présente à cette petite réunion de ménagère du dimanche. Si tant est, qu’elle les nomme à l’intérieur de son crâne par des surnoms tous plus rabaissants les uns que les autres. La blonde déteste l’humanité plus qu’elle ne l’aime. Elle avait toujours préféré la solitude aux effusions d’amours et d’affections. Détestant tout particulièrement les riches héritières dont l’intérêt se résumait à trouver un bon époux en tout point irréprochable. Elle les méprisait et pourtant savait parfaitement se fondre dans la masse. Elle était la fausseté à l’état pure lorsqu’il s’agissait de faire des efforts sociaux au nom de son fils. En bonne misanthrope cynique qu’elle est depuis sa plus tendre enfance, elle avait soulevé quelques paradoxes dans le discours de ces ménagères. Et les manifestations de mimiques offensées ne s’étaient pas faites attendre face à la mère de famille célibataire cinglante dont le géniteur de son fils était un inconnu aux yeux du monde. Bien évidemment, elle ne peut comprendre, elle, l’enfant de la lune qui ne fait aucun effort pour se lier au monde. Celle qui trouve ridicule toutes les moindre petites festivités d’écolières. Préférant emmener son fils surfer ou encore à ses nombreux sports de combats qu’il affectionne particulièrement, plutôt que de l’accompagner à ces fêtes idiotes pleines de faux semblants organisées par l’école privée dans laquelle il était scolarisé. Si elle avait vu le jour dans un univers coloré de richesse et d’apparence sans souci. Genesis Leigh n’était pas de ce monde. Depuis la mort de ses parents une partie de son âme s’était éteinte. Et, elle ne voyait dans le monde qu’une noirceur machiavélique, persuadée que l’être humain n’est qu’un amas de chair purulent de vils désirs et d’égoïsme mortifère. Et ces femmes qui lui lancent toutes un sourire parfaitement blanc et éclatant ne dérogent pas à la règle. Non. Elles représentent l’essence même de tout ce que peut haïr Genesis en ce monde qu’est le sien. Alors passer une soirée entière auprès d’elles à feindre un quelconque intérêt à leur vie, d’un ennui macabre teinté de sottise, la débecte. Si bien que la jeune mère s’est délectée de la bouteille de vin au - delà du raisonnable. Et comme à l’accoutumé lorsque le silence règne à nouveau à l’intérieur de sa maison, elle ôte son gilet. Laisse entrevoir les larges cicatrices qui trône fièrement sur son dos nue. Et pendant de longues minutes, elle l’observe. Ce vestige du passé dont la douleur se ravive lorsque la nuit tombe. Lorsqu’elle laisse ses fêlures transparaitre. Du bout des doigts elle suit les lignes qui parcours son dos à la peau couleur or. Le poète. Ce tueur en série qui avait arraché la vie de ses parents sous ses prunelles infantiles. Celui qui s’était délecté de chaque hurlement qui s’était échappé de sa gorge lorsqu’il dessinait ce poème entre ses omoplates juvéniles. Sa hantise. Son secret. Ses démons. Des monstres qu’un seul homme avait réussi à apprivoiser de ses doigts à une époque avant de la trahir. Lui aussi. Menant la haine et la répugnance que Genesis éprouvait pour le monde à son paroxysme. Elle avait appris à vivre parmi les vivants comme une poupée désarticulée dont le coeur n’était qu’un mirage. Elle avait réussi à se passer de toutes les drogues qu’elle avait pris. Elle avait trouvé un travail. Renouée avec des vieilles connaissances. Elle s’était fondue dans une masse humaine qu’elle déprécie quotidiennement en silence. Il va de soit que Genesis Leigh n’est humaine que d’apparence et que son coeur, lui, n’est qu’une petite chose qui bat pour un seul et unique être : Priam. L’enfant solaire. L’enfant agité aussi. Celui qui causait plus de problèmes à l’école qu’elle ne voulait bien le voir. Un petit être fragile qui était devenu la raison de vivre d’une femme bafouée et haineuse. Priam avait réussi là où aucun homme n’avait réussi : il avait appris l’amour à une femme qui n’était qu’une boule de haine. Il avait instauré, dans la vie de Genesis, des rituels. Des habitudes quotidiennes rassurantes comme c’est le cas encore ce soir. Lorsqu’elle quitte son propre reflet dans cette robe blanche au tissu satiné pour observer le petit être dormir paisiblement. Elle se souvient parfaitement des nombreuses nuits, les premières, qu’elle passait assise près du berceau de son enfant. Observant ce petit ventre se soulever au rythme de sa respiration. Totalement irrationnelle lorsqu’elle songeait aux possibles malheurs qui pourraient s’abattre sur lui. Après tout, elle était maudite et perdait inlassablement, à tour de rôle, tous les hommes de sa vie. Les minutes s’écoulent, le silence la stabilise. Calme son agacement. Puis, elle se lève. Et comme chaque nuit depuis plusieurs semaines, elle se serre un énième verre de vin qu’elle dispose à côté de son ordinateur. Ses doigts dansent sur le clavier. Elle est rapide. Efficace. Elle a ça dans le sang la reine des glaces. Les mots qu’elle étouffe en silence elle les couche. Elle les vomit comme si sa vie en dépendait. Et c’est le cas. Car l’écriture était devenue sa seconde raison de vivre. Son seul lien avec la réalité. Bien qu’elle dissimule ses créations de son nom. Bien qu’elle n’est toujours pas prête à assumer ses dons. Elle s’arrête. Relit les dernières lignes et brise le silence de sa langue qu’elle fait claquer entre ses dents. Ce n’est pas assez bien. Et au fond, ce ne le sera jamais. Légèrement ivre. Agacée et épuisée. Elle se saisi de l’ordinateur entre ses mains. Se dirige jusqu’à la porte d’entrée, traverse les graviers qui pétille comme des bulles de savons sous ses pieds. Elle laisse l’ordinateur suspendu au - dessus de la poubelle extérieure. Comme paralysée elle se fige en statut de pierre. Eprise d’un dilemme interne teinté d’une folie passagère. Ses épaules se détendent tandis qu’elle laisse échapper un soupire et qu’elle fasse volte face. Prête à prendre la direction inverse lorsqu’une silhouette s’approche d’elle. Que le bruit des pas de l’être humain ne vienne bercer les oreilles de la jeune femme. Elle fronce les sourcils. S’approche de l’homme, ordinateur sous le bras. « Jal ?! » S’exclame - t - elle légèrement rassurée. Elle l’interroge du regard pendant quelques secondes. Jalen Foley était dans sa vie depuis tellement longtemps qu’en réalité elle a l’impression d’être née à ses côtés. Si bien, qu’elle était d’autant plus acerbe avec le réalisateur. Parce qu’il connaissait tout ce que le monde ignorait à son sujet et que d’une certaine manière un lien indéfinissable s’était tissé entre eux. Un lien, qui depuis des mois, commençaient à se colorer d’un désir qu’elle repousse farouchement. Elle secoue son visage pour chasser ces quelques pensées. « T’en fais une tête…et d’abord tu faisais quoi dans le quartier à cette heure là ? » Qu’importe au fond. Car la blonde aux allures de dame de pierre sent bien que quelque chose ne va pas. Elle lui tourne alors le dos. « Vas y viens on va se mettre au chaud. » Elle lui murmure ces quelques mots avec détachement et désinvolture. Masquant parfaitement le fait qu’il la trouble plus que de raison. Le tout accentué par l’alcool qui parcoure ses veines. Elle se laisse border et rassurer par la chaleur de sa maison, referme la porte derrière le réalisateur. La blonde repose son ordinateur sur la table, elle sort un verre dans lequel elle déverse le liquide rougeâtre alcoolisée dont elle aime se délecter quotidiennement. Elle le lui tend. « Tiens. Bon qu’est ce qui t’arrive Don Juan ? » Elle tente de lui offrir un sourire mesquin, quand en réalité ses prunelles bleutées s’ancrent avec un certain effarement dans celles de son ami.
Revenir en haut Aller en bas

Jalen ✤ It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOWN WITH LOVE :: 
 :: Airport area :: Airport area residence
-