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Esmy ❊ The marks humans leave are too often scars.

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❉ i choose my own destiny
Esmee Milano
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all these memories seem so old


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MessageSujet: Esmy ❊ The marks humans leave are too often scars. Lun 11 Fév - 14:14


Tommy McMullen and Esmee Milano
WE DON'T EVEN ASK HAPPINESS
JUST A LITTLE LESS PAIN

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Esmee Milano s’était mise en place sur l’échiquier. Elle avait réussi à sortir d’un état de torpeur causé par de multiples blessures. D’abord la perte d’un enfant qui l’avait mise à genou à laquelle s’était ajoutée l’énième trahison d’un géniteur qu’elle avait décidé de fermement condamner à mort. Ses nuits étaient agitées, bien que paradoxalement paisibles puisque son mari s’était soudainement désintéressé de sa personne. Elle y voyait là, la victoire de son clan sur le clan français. Et pour autant, elle était bien loin de la vérité. Néanmoins au milieu de ces nombreux songes agités la plus douce des Milano avait pris la décision de réduire à néant un problème à la fois. Gabriel Milano, son père, était son unique objectif et à mesure que la date s’approchait, son coeur se faisait lourd et ses nuits de plus en plus courtes. Reprendre le travail n’avait pas été une chose complexe. Non. Loin de là. C’était même tout le contraire puisqu’elle retrouvait là des points de repères. Des habitudes qu’elle trouvait rassurantes et qui, pendant de longs mois d’agonies, avaient réussies à maintenir sa tête hors de l’eau. Lui évitant de sombrer un peu trop profondément dans les abysses de ses propres démons. Evitant ainsi à la pureté de son coeur de se dissoudre dans l’univers sanguinaire dans lequel elle gravitait depuis sa plus tendre enfance. La vie, elle souhaitait la maintenir de ses mains et ainsi laver le pêché ultime qu’elle s’apprêtait à commettre par procuration. Un parricide qui lui concéderait les pleins pouvoirs sur l’immense empire mafieux européens que détenait actuellement Gabriel Milano. On l’avait accaparé. On l’avait questionné sur ses futurs choix. Sur la manière dont elle manierait présentement un empire qu’elle ne désirait pas mais dont elle serait l’unique héritière. La blonde aux traits angéliques avait pris la décision d’occulter cela de son esprit, noyant ce dernier dans un flot de travail indécent. Elle enchaînait donc les gardes de nuits quand elle n’allait pas rejoindre l’amant qui lui était interdit depuis plusieurs années. Se laissant bercer dans le creux de ses bras tatoués. Elle se retrouvait en lui. Avec lui. Et, pour lui. Elle respirait à nouveau. Difficilement certes, notamment lorsqu’elle songeait à l’enfant de l’ombre qui trônait au dessus de sa tête comme une épée de Damoclès le ferait. Mais, elle respirait néanmoins suffisamment pour avancer à pas feutré. Plus que jamais, elle formait auprès de Tommy McMullen une véritable équipe. Elle avait même réussi à se créer une place parmi les Outlaws, elle était l’âme silencieuse qui soignait les blessures de ces soldats. Celle aussi qui amenait de la lueur dans un lieu pourtant mortifère et étrangement, bien qu’éloigné de l’univers dorée dans lequel elle avait grandie, elle se sentait bien. Et, d’une certaine manière elle comprenait à présent toute la ferveur qui embrassait le cadet des McMullen lorsqu’il s’agissait de son club, car elle - même avait trouvé une famille, une véritable famille parmi ces monstres au regard d’une société qui les répudiait. Alors, la blonde au regard azuré pouvait aisément affirmer que tout allait plus ou moins bien ces derniers temps et que son coeur se réparait doucement. L’ordre naturel des choses reprenait sa place. Au même titre qu’elle regagnait doucement sa place auprès du seul homme pour lequel elle éprouvait un flot de sentiments incontrôlables. Pour autant, son corps, lui, semblait lui échapper. Depuis plusieurs semaines elle se sentait faiblir, ne tenant plus le rythme effréné qui donnait tout le charme des urgences de l’hôpital. Elle avait d’abord mis cela sur le dos des nombreuses heures de sommeils en moins qu’elle n’avait jamais réussi à récupérer. Balayant son état de santé d’un revers de main, car Esmee Milano était ce genre de femme. De celles qui préféraient se pousser elle - même dans ses retranchements plutôt que d’avouer qu’elle faiblissait à vue d’oeil. Comme à l’accoutumé elle n’en avait parlé à personne, préférant se murer dans le silence plutôt que de s’apitoyer sur son sort. Et si le regard soucieux de sa cousine s’était plusieurs fois posé sur la carcasse de la petite blonde, personne n’avait osé lui avouer qu’elle faisait peine à voir. Alors, elle ne fut pas étonnée outre mesure lorsque ses jambes lourdes s’étaient effondrées au même titre que son corps tout entier contre le sol froid de l’une de ces nombreuses salles d’opérations. L’équipe médicale avait pris soin d’elle, l’ayant condamnée à un repos forcé dans une chambre d’hôpital. La martelant de multiples examens médicaux. Tous s’imaginaient le pire quant en réalité il ne s’agissait de rien d’autre que d’une merveilleuse nouvelle. Un cadeau des cieux selon l’un de ses collègues. Esmee Milano portait en elle un enfant. Lorsqu’on lui avait tendu les résultats, sa réaction ne fut pas celle qu’on attend d’une futur mère de famille. Elle n’avait pas sourit. Elle n’avait pas sauté au plafond. Non. Elle s’était maudite de son imprudence. Elle avait sentie l’air lui manquer à l’intérieur de sa poitrine. Elle avait eu la sensation de trahir son premier enfant décédé. Elle s’était donc forcé à étirer un fébrile sourire en congédiant les équipes médicales qui l’entouraient. Et, elle n’avait pas réussi à retrouver le sommeil. Tournant encore et encore dans ce lit froid. Toisant le plafond. Parfois, elle se surprenait à caresser son ventre encore mince. D’autres fois, elle souhaitait que tout cela ne soit qu’un vulgaire cauchemar. Car, aussi terrible que cela puisse paraître Esmee Milano ne voulait pas de cet enfant. Pas dans ces conditions. Ayant l’étrange sensation de revivre l’enfer dans lequel elle s’était plongée lorsqu’elle attendait John Milano. Elever un enfant auprès d’un homme qu’elle haïssait. Attendre de longues heures seule la nuit tombée en songeant à l’amour de sa vie enfermé entre quatre murs. Elle ne pourrait plus. N’aurait ni la force et ni la volonté d’affronter de nouveau cela. La lassitude s’éprend d’elle et balaie doucement toutes ses angoisses. Au fil des heures son cerveau reprend possession de son corps tandis qu’elle glisse une main contre son front. Puis dans ses cheveux qu’elle ébouriffe vulgairement. Elle attrape son téléphone portable entre ses doigts tremblants, prend une grande inspiration. Cherche ses mots. Les mots qu’elle prononcerait à l’égard du père de cet enfant qui grandissait en elle. Trop tardivement. Elle sursaute lorsque la porte de la chambre d’hôpital s’ouvre de manière virulente sous ses prunelles. Elle reste interdite face à la large silhouette du biker qui se dessine sous ses prunelles. Le souffle coupé elle ne sait que dire. Surprise par une arrivée plus qu’inattendue en ces lieux, bien qu’elle se doutait que Diana avait pris la liberté de prévenir Thomas. Esmee repose alors son téléphone portable sur la petite table qui se trouve à sa gauche. Elle glisse une main dans ses cheveux, fuyant le regard, qu’elle devine paniqué, du blond. «  Je…j’allais t’appeler ! » Se justifie - t - elle sans vraiment savoir pourquoi. Ses mains se posent sur la couverture qui recouvre le bas de son corps, des mains qu’elle observe en silence. Elle fait glisser sa langue contre ses lèvres. Elle cherche ses mots. Parce qu’au fond, Tommy et elle avaient vécus bien des choses. Bien des déchirures et des souffrances. Mais, une seule était cloisonnée à jamais sous silence. John Milano. Ils n’avaient jamais parlé de cet enfant. Pensant naïvement que ne pas nommer le défunt finirait par étouffer toute la douleur qui s’était logée en eux. Ils avaient tout faux. «  Je vais bien ! » Elle relève alors son visage toisant à présent le biker qui lui fait face. La minuscule chambre d’hôpital a d’autant plus l’air d’être ridiculement médiocre face à la carcasse gigantesque du blond. Esmee Milano se redresse, non sans difficulté. Elle prend une grande inspiration et murmure enfin « Je suis enceinte…de trois mois. » Sa voix tremble, trahissant toute l’anxiété de la jeune femme. Elle pose alors une main protectrice contre son ventre, le caresse. Baisse le regard et murmure d’une voix brisée « Je ne veux pas de cet enfant Thomas…je ne veux pas revivre… » Elle s’arrête. Parce qu’il connaissait la suite…parce que lui mieux que personne peut comprendre tous les sentiments paradoxaux qui se nichent à présent dans le coeur de la blonde.
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