Partagez|

(ashlyn) pour y croire il faudrait tout oublier…

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
❉ home is where the  heart is
Ash Cooper
home is where the heart is

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 16/01/2019
›› Love letters written : 127
›› It's crazy, I look like : dave franco
i swear we were infinite
MessageSujet: (ashlyn) pour y croire il faudrait tout oublier… Mar 29 Jan - 20:13

 «  pour y croire il faudrait tout oublier… » evelyn spencer & ash cooper


Comme à son habitude, Ash Cooper ne sait jamais comment se comporter dans sa propre ville. La même qui l’a vu grandir, évolué jamais dans le bon sens. Cette ville qui l’a vu grandir au côté d’une seule et même petite fille, Evelyn Spencer. Ce fût la première fois que le petit garçon s’intéressait aux filles, sans savoir qu’elle deviendra avec le temps, plus qu’un coup de cœur, une âme sœur qu’on ne rencontre qu’une fois dans sa vie. De celle qui nous consume à petit feu. Un amour aussi fort, aussi puissant qu’est le sien pour cette frimousse d’un an inférieur à lui, Ash le sait, jamais il ne le revivra une seconde fois. Même si, il en a mis du temps avant de le comprendre, et de l’accepter ; il a fini par la laissée entrer dans sa vie. Il a fini par lui baisser sa garde, lui rendre les armes. Elle a fini par devenir celle qui lui redonnait un sourire, un espoir. Celle pour qui il aurait très certainement décroché la lune sans qu’elle ne le lui demande. C’est d’ailleurs dans ce lieu que leur premier baiser s’est déroulé, un baiser intense, fougueux. Un baiser qu’il avait bien trop attendu et qu’il a fini par lui donner, sur un coup de tête. Par une impulsion menaçante. A l’époque, il en avait quatorze, elle treize. Ils sont sortis plusieurs semaines en cachette avant d’officialiser la chose et c’est ici qu’était leur refuge, un cocon que Ash n’oubliera jamais et cela malgré ses mots violents trois années après pour cette fille qui a fini par lui avouer qu’il n’était pas le père de son enfant. Cette même femme que Ash en grandissant n’a jamais su remplacer, au grand damne de ses parents qui l’ont vu crever doucement, lentement d’une mort incertaine qui néanmoins l’avait laissé à genoux. A chacun de ses retours, car Ash ne sait faire autrement il retourne ici, les jambes tremblantes le cœur en miette, mais toujours debout même vacillant. Jamais il n’avouera qu’elle lui manque, jamais il n’avouera combien elle le possède encore de tout son être. Passant la porte de l’observatoire ce lieu est un repaire pour lui alors qu’il cherche à fuir cette ville, ce pays comme trop souvent. Et même si il se promet en partant qu’il ne reviendra plus, il finit toujours par y remettre ses pieds comme si son subconscient le pousse à revenir, à revivre ce malaise au fond de lui. Ses jambes le guident sans effort de sa part, ses yeux cherchent, il ne le sait pas encore mais sa vie aujourd’hui reprendra vie. Il renaîtra de ses cendres à la vue d’une femme. D’une seule et unique femme qui l’a pourtant voulu détruire de ses propres mains il fût un temps. Evelyn est de dos et il observe dans la pénombre sa chevelure, le doute n’existe plus. Son cœur bat vite, trop vite et il rompt cette distance sans en connaître la source de ce besoin vital, presque malsaine cette pulsion. « Yuki… » Un gémissement, une plainte, un murmure. Son nom lui arrache la gorge et ses yeux sombres se posent sur ses tours en face de lui, il contemple comme si de rien était la splendide vue en face de lui, sans jamais la regarder. Ca le tuerait et Ash en a conscience comme personne. Il s’arrête à côté d’elle, s’appuyant contre la rambarde.
Revenir en haut Aller en bas
❉ home is where the  heart is
Evelyn Spencer
En ligne
home is where the heart is

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 24/01/2019
›› Love letters written : 78
›› It's crazy, I look like : Malese Jow
i swear we were infinite

( shooting the moon )
› relationships :
MessageSujet: Re: (ashlyn) pour y croire il faudrait tout oublier… Mar 29 Jan - 20:41

Pour y croire

ft. Ashlyn ♥️


   
« Every parting is a form of death, as every reunion is a type of heaven »
C'était la date. Eve ne cherchait pas à s’en rappelait. Elle venait s’imposer toute seule chaque année. Et elle savait où elle serait encore cette soirée. Les jumeaux étaient à une fête et Eric encore en voyage comme à son habitude. Mais cela ne dérangeait pas la brune. Les soirées en solitaires depuis que ses enfants étaient en âge d’avoir leurs propres vies ne la déstabilisaient plus comme il fut un temps. Au moins, cette année, elle n’aurait pas à inventer une réunion ou autre. Car cette date, elle ne pouvait pas la vivre avec eux. Elle avait besoin de se retrouver à un endroit. Le seul qui arrivait à la calmer et à rendre cette souffrance un peu plus supportable. Car cet anniversaire, elle ne pourrait jamais l’oublier Evelyn. Alors elle s’habilla d’un simple jean et T-shirt, elle mit sa veste en cuir et elle sortit. Pris sa moto et fila droit vers le lieu de son premier baiser. Comme chaque année. Elle ne savait pas trop ce qu’elle cherchait dans ce lieu. Les premières années, elle avait espéré le croiser ne serait-ce que de loin. Mais les années avaient passées et l’espoir diminuait pour ne plus exister. Elle avait emmené plus d’une fois les jumeaux lorsqu’ils étaient plus petits. Puis avait cessé quand les baby-sitters avaient pu prendre le relais, quand elle avait réussi à les laisser. Et elle y avait pris goût à cette solitude. A la seule soirée où elle s’autorisait un pèlerinage dans le passé. Un passé qui n’aurait pas dû ressurgir mais dont elle se complaisait à s’y perdre le temps d’une soirée. Remplie de culpabilité, de nostalgie et de regret.
Mais elle n’y pouvait rien Evelyn. Elle avait besoin de ce moment pour s’autoriser à penser à lui. Ash Cooper. Comme chaque année, elle s’installa à leur endroit. Ce lieu qui avait vu le petit couple se former et qui leur avait tenu lieu de cachette. Elle se rappelait encore des heures qu’ils avaient passées ensemble ici. La brune posa un muffin sur le bord. Un muffin au yuzu. Un petit sourire étira ses lèvres finement ourlées. Ash avait détesté ce muffin mais il n’avait rien dit se contentant de grimacer comme à l’accoutumée. Elle aimait ce fruit venu de son pays. Il s’était gentiment moqué d’elle, de son effroyable goût en matière de pâtisseries. Puis le temps s’était suspendu tandis que leurs regards étaient restés accrochés. Avant qu’il ne fonde sur elle pour leur premier baiser. Intense. Passionné. Un baiser parfumé au yuzu mais le plus beau moment de sa vie. Parce qu’elle avait compris à cet instant qu’elle lui appartenait. A tout jamais…

Elle tressaillit en entendant son nom. Cela faisait seize ans que personne ne l’avait appelé par ce prénom. Cette voix…

« Ash… » souffla-t-elle.

Seize ans. Seize ans que la vie l’avait épargné. Et elle se rappelait à la brune de la façon la plus brutale qui soit. Se tournant vers lui, elle le regardait avidement cherchant dans la pénombre qui les entourait à distinguer ses traits qu’elle n’avait jamais pu oublier et dont des centaines d’esquisses se trouvaient cachées dans son atelier. Mais il ne la regardait pas. Alors s’arrachant à cette contemplation qui lui broyait le cœur comme jamais, Eve reporta son regard sur un paysage qu’elle ne voyait plus.

« ça fait longtemps… tu vas bien ? »
   

   

code by ORICYA.



Dernière édition par Evelyn Spencer le Mar 29 Jan - 21:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
❉ home is where the  heart is
Ash Cooper
home is where the heart is

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 16/01/2019
›› Love letters written : 127
›› It's crazy, I look like : dave franco
i swear we were infinite
MessageSujet: Re: (ashlyn) pour y croire il faudrait tout oublier… Mar 29 Jan - 21:19

 «  pour y croire il faudrait tout oublier… » evelyn spencer & ash cooper


C’est leur lieu ici. Ce lieu leur appartenait c’était ici qu’ils avaient élus domicile pour se cacher des regards extérieurs. Parce que Evelyn ne voulait pas que ça se sache, que son père l’apprenne d’une autre bouche que la sienne. Elle avait peur de lui dévoiler la vérité, de voir en son regard de la tristesse, comme si elle pouvait blesser son père juste parce qu’elle lui avouerait son amour pour Ash. Un amour pour un garçon pauvre, Ash n’a jamais su les raisons valables de son père pour que Evelyn hésite à lui dévoiler ce coup de cœur récent. C’était inconcevable pour le brun, incompréhensible si elle venait à lui dire et qu’il la rejette, car de son côté il est très proche de ses parents et l’ont toujours soutenus quoi qu’il arrive. Parmi toute ses explications avec elle, parmi toute ses bonnes excuses qu’elle trouve à son patriarche du cœur, Ash ne pourra jamais vraiment comprendre, admettre qu’il a raison de protéger sa propre fille d’un étranger tel que lui. Mais il sait que Evelyn est une fille qui a souffert par le passé, qu’elle ne vient pas de ce pays, qu’elle a été arrachée au sien de manière brutale et cruelle. Entre eux tout s’est fait naturellement, il n’a suffi que d’un regard, d’un geste pour qu’ils deviennent amis. Très protecteur envers la jeune fille, il ne supportait aucune moquerie ou réflexion de ses camarades avec elle. C’est d’ailleurs souvent encore qu’il se remémore certaines de ses bagarres avec des camarades de classe, bien que Ash ne soit pas du genre à vouloir créer des problèmes et ne cherche pas à y répondre, pour autant combattre ceux qui se pensent au-dessus des autres et des lois ne le dérange pas. Il se rappelle la fois où il s’est retrouvé chez le proviseur pour insulte envers son instituteur car ce dernier avait envoyé Evelyn au tableau et qu’elle n’avait pas su répondre à la question, alors qu’elle s’est toujours donné du mal pour essayer d’être l’une des meilleures. Elle avait fondue en larme, et déjà le petit garçon de l’époque avait eu envie de tordre le cou à cet instituteur que personne n’appréciait. C’était des moments comme celui-ci que Ash se souvenait peut-être parce qu’il y a plus de bons souvenirs avec cette demoiselle que de mauvais. Il n’avait pas hésité avant de venir dans ce lieu, et même si il essaye d’être toujours dans son pays, auprès de la cité des Anges lors de cette date, il n’y arrive pas toujours. Ses missions sont parfois compliquées et il passe son temps hors du pays, voulant fuir cette partie de sa vie. Si certains savent l’affronter, Ash n’est pas de ce genre. Et il a toujours été effrayé de se retrouver face à elle, ne sachant pas de quelle manière il agira, comment il le prendra au plus profond de lui-même. Et pourtant, pourtant il relève son visage, et son regard frôle d’un contact visuel celui de la jeune femme, son cœur s’active dans sa cage thoracique. Une impression amer, mais oh combien rassurante. Partagé entre une rage qu’elle l’ai laissé partir seize années plus tôt et celui de vouloir savoir comment elle va. C’est bien plus fort que lui, ce besoin de vouloir se rassurer malgré tout. « Ash… » Elle souffle, cherchant à mettre un visage sur ce prénom qu’elle n’a plus recroisé pendant trop longtemps. Elle voudrait capturer ses yeux, il le sent mais ne lui donne aucune satisfaction, ça fait encore trop mal, c’est trop douloureux pour le militaire qui préfère fuir autant que possible cet instant qu’il a longtemps attendu. Deux traits que tout oppose, Ash est contradiction à lui tout seul, fascinant. « ça fait longtemps… tu vas bien ? » Ajoute t’elle pour ne laisser le silence s’installer dans l’observatoire comme si cela suffirait pour que la flamme renaisse, pour que Ash oublie ses années meurtries dans son coin. Elle détourne le visage et il laisse son bras s’appuyer sur la rambarde avant de lui ajouter, demandant alors d’une voix incomprise, « dois-je dire que je suis heureux de te revoir ? » Quel est ce sentiment profondément opposé, il ne comprend pas ce qu’on attend de lui pour que la vie décide seize ans après de la remettre en travers de son chemin. Est-ce sa curiosité malsaine qui le pousse dans ses retranchements, à vivre ce qu’il a tant de fois redouté ? Il lève ses yeux sombres sur elle, il arrive à discerner ses formes à l’exactitude et il doit dire que seize ans après, elle est toujours la même, n’ayant pris que peu de rides ! « On fait aller, et toi ? » Il répond finalement à sa question en haussant les épaules. Il va bien, oui comme un homme qui fuit un passé douloureux, comme un homme qui travaille d’arrache-pied pour pouvoir tenir encore debout. Mais ça inutile qu’elle le sache…
Revenir en haut Aller en bas
❉ home is where the  heart is
Evelyn Spencer
En ligne
home is where the heart is

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 24/01/2019
›› Love letters written : 78
›› It's crazy, I look like : Malese Jow
i swear we were infinite

( shooting the moon )
› relationships :
MessageSujet: Re: (ashlyn) pour y croire il faudrait tout oublier… Mar 29 Jan - 22:16

Pour y croire

ft. Ashlyn ♥️


   
« Every parting is a form of death, as every reunion is a type of heaven »
Il était là. Elle pouvait sentir sa présence même si il gardait une certaine distance entre eux. Et elle. Eve essayait de toutes ses forces de ne pas se précipiter contre lui. Elle voulait tellement le sentir ne serait-ce qu’une fois. Voir qu’il était là. Que c’était bien lui en chair et en os et non pas un de ses fantasmes. Elle se rappelait encore le nombre de fois où elle avait couru derrière de parfaits inconnus croyant que c’était lui. Le nombre incalculable de fois où elle avait cru entendre sa voix l’appeler. Comme ce soir. Et chaque désillusion enterrait un peu plus son espoir de le revoir un jour. Evelyn savait que cela ne ferait que raviver encore plus sa peine mais elle n’y pouvait rien. Elle avait beau essayer d’oublier cet amour coupable – coupable aux yeux du monde, coupable aux yeux de son mari, de sa famille – mais malgré ses efforts, Ash était toujours dans son cœur même si elle refusait de l’admettre. Alors que voulait dire cette stupide joie de le revoir ? Que voulait dire cette incroyable souffrance de le voir si près et pourtant si inaccessible ? Eve ne voulait pas s’appesantir sur le tumulte qui agitait son cœur. S’agrippant fortement à la rambarde jusqu’à faire blanchir les jointures de ses petites mains délicates, elle résista à l’envie de se tourner de nouveau vers lui. Le rapide échange de regard qu’ils avaient échangé avait un gout de trop peu. Elle voulait tellement plus et s’en voulait terriblement de ses pensées. Elle n’avait pas le droit. N’avait plus de droit sur Ash depuis bien longtemps maintenant. Alors, elle s’efforça de se reprendre. Lui demandant de ses nouvelles comme toute personne le ferait à l’égard d’une autre personne qu’elle n’avait pas vu depuis longtemps. Depuis seize années pour être plus précis. Et tressaillit devant sa question

« Je… », commença-t-elle avant de s’interrompre brusquement.

Je quoi Evelyn ? Elle ne le savait pas elle-même. Ce mélange de bonheur et de souffrance la laissait désemparée. Tellement qu’elle n’arrivait plus à organiser ses pensées et à être cohérente. Mais c’était l’effet qu’avait le brun sur elle. Dès qu’elle était en sa présence, elle avait du mal à rester très raisonnable. Même après près de vingt ans, même après avoir élevés deux enfants. Parce qu’Ash était Ash et qu’il avait toujours ce pouvoir sur elle, elle le constatait encore une fois ce soir. Respirant profondément, elle ne dit plus rien se contentant d’attendre qu’il parle. Cela valait mieux, elle en était consciente. La japonaise savait ce qu’elle avait fait lors de leur dernière rencontre et à quel point elle avait dû le briser. Alors ce sarcasme, elle pouvait l’encaisser. Comme tant d’autres choses.

Et ils étaient là dix-neuf ans après leur premier baiser jour pour jour. S’en rappelait-il ? Ou bien avait-il oublié tout ce qui la concernait ? Elle n’était pas sûre de vouloir le savoir. Elle avait encore besoin d’un peu d’illusion même si il aurait mieux valu pour son salut qu’elle sache qu’il avait refait sa vie et qu’il était l’homme le plus heureux de la terre. Même si cette nouvelle l’aurait dévastée. Mais Eve n’était pas égoïste pour un sou. Marquée comme elle l’avait été durant son enfance, elle ne pouvait se permettre de l’être. Cela aurait été à l’encontre de tout ce qu’elle a vécu. La jeune femme avait tenu à inculquer cette notion à ses enfants et elle était fière d’y avoir réussi. Les jumeaux ne faisaient jamais étalage de leur fortune et plus d’une fois, ils l’avaient accompagné dans ses associations. Leurs enfants... A cette pensée, elle releva involontairement son regard vers l’homme qui lui avait donné le plus beau des cadeaux avant de revenir précipitamment vers un paysage qu’elle ne voyait pas. Ash reprit alors la parole et elle haussa légèrement les épaules ne se doutant pas qu’elle répétait le geste qu’il venait de faire

« ça va… »

Le silence retomba entre eux. Eve ne savait pas comment se comporter. Que pouvait-elle dire ? Elle voulait tout savoir de lui et pourtant elle craignait d’en savoir trop.

« Tu… tu es revenu il y a longtemps ? »

Des banalités. Voilà à quoi ils en étaient réduits aujourd’hui. Cet homme qu’elle avait aimé de tout son être, cet homme qui avait représenté son monde il fut un temps, celui qu’elle ne pouvait se résoudre à laisser partir de son cœur était là et elle n’arrivait pas à lui dire un traitre mot ! Son téléphone sonna alors et elle fut tentée de ne pas répondre mais un simple coup d’œil la fit changer d’avis.

« Oui ma chérie ? Quoi ? Non… Vous avez cours demain Quinn…, soupirant à ce que sa fille lui dit, elle reprit. Les Peterson sont là ? Et ils sont d’accord ? Ok passe-moi ton frère. Cam ? Oui je sais ta sœur me l’a dit. C’est d’accord mais vous ne vous couchez pas trop tard compris ? Je passerai vous chercher demain matin. Ta sœur a son entrainement et toi aussi jeune homme. On fera quelque chose ensemble après. D’accord amusez-vous bien chéri. A demain »

Elle raccrocha et lui dit d’une voix douce

« Excuse-moi… »

La brune ne savait pas comment il allait le prendre. Le fait de parler à ses enfants en sa présence. Lui qui pensait toujours qu’elle avait pu le tromper…
   

   

code by ORICYA.

Revenir en haut Aller en bas
❉ home is where the  heart is
Ash Cooper
home is where the heart is

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 16/01/2019
›› Love letters written : 127
›› It's crazy, I look like : dave franco
i swear we were infinite
MessageSujet: Re: (ashlyn) pour y croire il faudrait tout oublier… Mer 30 Jan - 10:03

 «  pour y croire il faudrait tout oublier… » evelyn spencer & ash cooper


Il y avait un truc qui se passait c’est indéniable, et Ash ne voulait qu’une chose : pouvoir faire demi-tour et partir loin d’ici. Fuir encore tant qu’il est temps. Fuir parce que sa présence le dérange, l’empêche de respirer convenablement. L’empêche de penser, l’empêche de bouger. Une contradiction dont il n’a guère l’habitude, lui qui se montre généralement très avenant, très arrogant avec les femmes qui croisent son chemin, qu’il se rend compte à cet instant précis qu’il en perd les moyens. C’est affreux de s’en rendre compte et c’est la raison pour laquelle sa tête supplie son corps de partir. Loin, le plus loin possible. Mais il reste figé sur place sans même relever ses yeux bruts sur elle, sur cette femme qui a tant compté pour lui, qui a fait de lui un homme meilleur. Immobile, il ne sait pas si il a le droit de partir. Si il a le droit de la laisser planter là comme ça, il s’y refuse et de toute façon n’a pas la force physique pour le faire. Alors il avance vers elle, il n’en connaît absolument pas la force, qu’est-ce qui le pousse à l’affronter ? Son orgueil ? Son amour pour elle-même si il ne voudra jamais se l’avouer ? Sa protection quoi qu’il arrive pour cette femme qui a tant compté pour lui ? Il cherche à fuir son regard, préférant baisser son regard ou encore observer la vue de la cité des Anges ainsi que les étoiles plutôt que d’affronter ses yeux, ce regard. Et pourtant il sait qu’il devra l’affronter, Ash. Il sait que ce moment sera pénible et douloureux mais combien révélateur. Il espère du plus profond de lui se rendre à l’évidence : qu’elle ne soit plus qu’un passé et que son cœur n’en soit pas trop endommagé. « Je… Dit-elle face à la pique légère de Ash, elle cherche ses mots, inutile pour le brun de la regarder pour le savoir, il la connaît assez. Peut-être as-t’elle changée, oui comme peut-être pas… Il reste silencieux, se perdant dans les étoiles qu’il tente de déchiffrer, il a toujours été nul dans ce domaine alors qu’il aime s’y intéresser. Lui est plutôt terre à terre, ne laissant peu son imagination faire à part pour son patinage artistique. ça va… » Elle hausse également les épaules et lui répond machinalement. Le malaise est installé, Ash le ressent mais comment cela aurait pu être autrement. Lui qui pensait avoir fait une croix sur elle, lui qui jamais n’aurait souhaité la revoir. Pas comme ça, pas dans cette condition en tout cas… Peut-être aurait-il préféré dans les bras d’une autre femme, qu’il aurait avidement et sauvagement embrassée juste pour y lire la déception dans le regard de Evelyn, pour y lire son échec aussi. Mais à côté de ça, c’était la sienne qu’il constatait… « Tu… tu es revenu il y a longtemps ? » Ordonnant à ses jambes de partir, de fuir cet instant qu’il redoute parce qu’il a un besoin vital de vouloir la toucher, l’embrasser il crispe ses mains, resserre son ego pour le voir débarquer plus grand, plus fort. Mais l’envie est présente en lui et plus il entend cette voix, il sent l’odeur de cette femme qu’il n’a jamais cessé d’aimer quitte à coucher avec des dizaines de femmes juste pour l’oublier. Il n’a jamais réussi à passer à autre chose. « Je suis devenu militaire Evelyn. » Il sentait déjà le regard qu’elle lui lancerait dans les prochaines secondes, où était ce Ash Cooper cet intrépide et amoureux du patin à glace qui ne rêvait que de ça ? Qui voulait en faire son métier, sa passion débordante. Être reconnu dans le monde entier et participer aux concours internationales ? Il est mort lui aussi… Où était ce téméraire des figures les plus farfelues et passionné ? Mort ce fameux soir où elle lui a annoncé sans gaîté de cœur qu’il n’était pas le père de son enfant. Sa vie bascula… Ses yeux la regardèrent avant qu’il n’ajoute d’une voix lassée mais amusée probablement par la tournure des choses, très certainement à cause du malaise qui s’instaure et de cette conversation étrange à leurs yeux. « alors les départs et les retours ça me connaît… » Une façon pour lui de lui demander de ne pas s’attacher ? Qu’il n’était qu’un fantôme dans sa vie et que les choses ne changeront pas. Il ne se plaint pas, ce métier lui permet de voir du pays, d’autres visages, de ne pas se lasser d’une vie monotone. Elle tourne très légèrement sa tête et répond au téléphone quand il sonne. «  Oui ma chérie ? Quoi ? Non… Vous avez cours demain Quinn… Il conclut qu’elle parle à sa fille… Quinn c’est comme ça qu’elle l’a appelé, c’est joli. Pourtant son cœur se serre au fur et à mesure qu’elle parle au téléphone, « Les Peterson sont là ? Et ils sont d’accord ? Ok passe-moi ton frère. Cam ? Oui je sais ta sœur me l’a dit. C’est d’accord mais vous ne vous couchez pas trop tard compris ? Je passerai vous chercher demain matin. Ta sœur a son entrainement et toi aussi jeune homme. On fera quelque chose ensemble après. D’accord amusez-vous bien chéri. A demain » Il ne voulait pas écouter mais il n'avait guère le choix, sa curiosité le pousse à le faire et il finit par le regretter. D'une certaine façon. Finalement elle raccroche, aussitôt elle cherche à s’excuser auprès du jeune homme qui se cramponne à la barre devant lui, « excuse-moi… » Il avait envie de dire que ce n’était rien, crier au monde entier que cela ne lui faisait rien. Mais c’est faux, complètement faux. Et son visage trahirait bien assez tôt ses paroles alors il préférait ne rien dire, juste hausser les épaules tout en déportant son visage vers le ciel qu’il contempla un instant, avant que sa voix vienne perturber une fois de plus ce silence imposant, « tu as eu un autre enfant après le… » notre. Non Ash, ce n’était pas le tiens cet enfant. A cette pensée, il ne pouvait s’empêcher de sentir ses muscles se contractaient par cette douleur vivace qui se promène en lui et qui tente par tous les moyens de sortir alors qu’elle est retenue par sa peau. « Désolé, ça m’regarde pas ! » Il conclut finalement d’une voix plus douce, plus voluptueuse, tout en tournant son visage vers elle et de la regarder pour la première fois depuis seize ans dans le blanc des yeux.
Revenir en haut Aller en bas
❉ home is where the  heart is
Evelyn Spencer
En ligne
home is where the heart is

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 24/01/2019
›› Love letters written : 78
›› It's crazy, I look like : Malese Jow
i swear we were infinite

( shooting the moon )
› relationships :
MessageSujet: Re: (ashlyn) pour y croire il faudrait tout oublier… Jeu 31 Jan - 13:47

Pour y croire

ft. Ashlyn ♥️


   
« Every parting is a form of death, as every reunion is a type of heaven »
Elle ne savait pas quoi dire Evelyn. Elle était gênée et cela se sentait. Parce que c’étaient eux mais que ce n’était plus tout à fait eux. Ne l’ayant pas revu depuis tant d’années, elle ne trouva rien d’autre à demander que de lui demander s’il était revenu depuis longtemps. La surprise la cloua sur place. Levant son regard sur lui, elle cherchait à savoir s’il plaisantait ou non. Mais seul son profil lui répondit. Il était devenu militaire. Lui qui était si vivant, qui avait tant de rêves et de vie dans les yeux. Pourquoi ? Ne trouvant pas de réponses ou ne voulant pas voir la vérité en face, elle baissa les yeux et regarda ses mains. Coupable. Voilà ce qu’elle était. Elle n’était rien d’autre qu’une vulgaire femme qui avait brisé les rêves de l’être le plus exceptionnel qu’elle connaissait. Elle avait pensé qu’Ash referait sa vie, trouverait une femme qui l’aimerait comme il le méritait. Elle avait tant prié pour ça. Mais il semblait avoir choisi une autre voie. Une vie bien plus dangereuse et maintenant qu’elle savait ce qu’il faisait, Eve savait qu’elle ne serait plus jamais en paix. Parce que malgré elle, elle se demanderait toujours s’il n’était pas blessé ou pire. Sentant les larmes lui monter aux yeux, elle les refoula bravement tandis que la voix d’Ash rompit de nouveau le silence qui s’était installé. Hochant la tête, elle dit simplement

« D’accord… Cela ne doit pas être facile tous les jours… »

Banalité affligeante mais que pouvait-elle dire ? Une brèche dans le temps. Le tableau était le même, un couple sous les étoiles, face au paysage. On se croirait revenu des décennies en arrière. Pourtant, si l’atmosphère d’antan était empreinte d’amour, d’insouciance autant celle d’aujourd’hui était tout le contraire. Deux êtres contrariés par le destin que la vie emmenait à se revoir. Evelyn ne savait pas où ça allaient les mener tous deux mais elle savait qu’elle n’avait pas envie qu’il parte. Pas tout de suite. Quitte à en souffrir plus tard encore plus, elle était prête à l’affronter. Elle n’était plus la mère de Quinn et Cameron Cooper ni l’épouse d’Eric Spencer là. Elle était revenue la petite Evelyn de treize ans qui s’apprêtait à vivre un des plus beaux moments de sa vie. Dire que cela ne lui faisait pas de mal serait mensonger. Elle sentait ce regret poignant au plus profond d’elle Evelyn. Elle aurait aimé pouvoir dire qu’elle n’était pas du genre à avoir des regrets, ce n’était pas vrai. Parce que le plus grand regret de sa vie se tenait à ses côtés en cette soirée spéciale. Comme si la vie leur donnait une seconde chance. Un seconde chance de quoi ? lui murmurait sa conscience. Oui une seconde chance de quoi ? Elle ne pouvait rien faire et elle le savait. Elle n’en avait pas le droit Evelyn. Et comme un rappel de la réalité, sa fille appela. Eve ne put faire autrement que de répondre car ses enfants seront toujours sa priorité. Même si Ash était à côté. Et lorsqu’elle raccrocha, elle ne trouva rien d’autre à dire qu’un simple excuse moi. Et le silence qui se fit ne fut que le reflet de ce mal qui les rongeait depuis tant d’années. Ce sentiment de culpabilité qui la rongeait se fit plus fort encore ce soir et avec lui revenu d’entre les limbes. Et elle tressaillit quand elle l’entendit. Un rire jaune faillit lui échapper des lèvres. Le nôtre… Elle aurait pu finir sa phrase. Elle aurait voulu finir sa phrase mais une fois de plus l’ombre de son père planait sur eux. Dominic n’avait jamais approuvé la relation de sa fille avec ce simple garçon. A l’époque, elle n’avait pas compris pourquoi. Ce n’était que bien plus tard qu’elle comprit que c’était parce qu’elle n’avait jamais eu le choix. Il avait déjà tracé le chemin qu’elle emprunterait. Quoiqu’il lui en coûte. Bien sur, elle aurait pu tout plaquer et suivre Ash. Elle savait qu’elle aurait été heureuse parce que ce n’était pas l’argent qui la guidait. Cela n’avait jamais eu d’importance pour la brune. Pour cette petite fille qui avait tant aimé sa mère et qui avait tellement besoin d’amour. Et si Dominic n’aurait pas été le père qu’il avait été – qu’il était encore – s’il ne l’avait adoptée que pour poursuivre ses desseins, jamais elle n’aurait accepté d’être sa marionnette. Mais Dominic avait été le genre de père dont rêve tous les enfants. Ce genre de père qui, même après une journée harassante, trouvait toujours le temps pour s’asseoir dans la chambre de sa petite fille pour prendre le thé ou jouer à la dinette. Celui qui durant la première année de son adoption se levait la nuit pour la calmer de ses terreurs nocturnes. Celui qui lui avait donné cet amour dont son jeune cœur avait soif. Celui qui lui avait sauvé la vie. Mais Dominic Spencer avait ce père-là et bien plus encore et elle n’avait pu se résoudre à lui briser le cœur. Pas après tout ce qu’il avait fait pour elle. Alors, elle avait préféré se briser son propre cœur et celui qu’elle aimait alors plus que sa propre vie. Evelyn avait fait ce sacrifice qu’elle savait qu’elle referait. A l’époque, elle avait naïvement pensé qu’il aurait continué à poursuivre ses rêves et continuer à faire sa vie.

Sentant son regard sur elle, elle releva la tête et pour la première fois depuis seize ans, ils se regardèrent. Le temps se suspendit tandis qu’elle se noyait dans ses yeux. Elle ne sut combien de temps, ils restèrent ainsi mais un éclat de rire au loin les ramena brusquement à la réalité. Souriant doucement, elle lui répondit

« Tu n’as pas à t’excuser. Non, je n’ai pas eu d’autres enfants. J’ai accouché de jumeaux. Un garçon et une fille. Ils ne sont pas faciles tous les jours mais ce sont de bons ptits… »

La fierté remplissait la voix d’Evelyn comme à chaque fois qu’elle évoquait ce qu’elle avait fait de mieux dans sa vie. Elle aurait aimé lui dire que sa fille suivait les traces de son père pour le patinage artistique, que son fils avait un goût prononcé pour la moto comme lui. Mais elle n’avait pas le droit de le bouleverser encore plus. Elle savait pertinemment que c’était elle qu’elle cherchait à protéger aussi. Elle savait qu’elle n’était pas honnête Evelyn mais après tout ce temps pouvait-elle encore y faire quelque chose ?

« Et toi ? Des enfants ? »

Une femme ? Mais elle ne le demanda pas car elle savait qu’elle n’avait pas les épaules pour supporter la réponse…
   

   

code by ORICYA.

Revenir en haut Aller en bas
❉ home is where the  heart is
Ash Cooper
home is where the heart is

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 16/01/2019
›› Love letters written : 127
›› It's crazy, I look like : dave franco
i swear we were infinite
MessageSujet: Re: (ashlyn) pour y croire il faudrait tout oublier… Sam 2 Fév - 22:41

 «  pour y croire il faudrait tout oublier… » evelyn spencer & ash cooper


Le brun n’a pas l’impression de retrouver cette fille qu’il a autrefois connu, protégé de tout. Si elle lui ressemble physiquement, il n’y a pas ce déclic qu’il y avait autrefois. Ce quelque chose qui anime la conversation. Quand l’un rigolait, l’autre faisait de même sans même comprendre d’où vient le rire ni la raison. Inséparable, ils ont fait les quatre cent coups sans jamais écouter les autres autour d’eux. Ash a toujours espérer que ça puisse durer éternellement, que l’un avec l’autre ils seront aussi dur et fort qu’un roc, aussi infranchissable qu’une montagne. Mais la réalité revient peu à peu à lui, cette vulgaire vérité qui le rappelle à la raison : il n’est plus rien pour elle. Il n’est qu’un fantôme, qu’un vieux souvenir qu’on garde près de soit malgré tout, peut-être pour pas refaire la même erreur, peut-être par nostalgie. Il ne voulait pas Ash, parlé de lui. Ça n’a jamais été son truc lui, jamais été prétentieux envers Evelyn, contrairement face aux autres. Mais aujourd’hui, elle était devenue comme toutes ses autres : c’est en tout cas ce qu’il cherche à se prouver. En vain sans aucun doute. Evelyn ne comprend pas, il le voit dans son regard, elle cherche des réponses qui n’existent pas. Elle cherche des justifications sur ce métier qu’il exerce mais, il ne lui en veut pas. Pas pour ça en tout cas… « D’accord… Cela ne doit pas être facile tous les jours… » Elle finit par dire en haussant les épaules, elle ne cherche plus vraiment à le regarder. Tout se bouscule dans sa tête alors que Ash reste silencieux, mais pourtant sans aucune amertume. Il sera bien moins conciliant quand il apprendra pour ses enfants qu’on a cherché à cacher tout ce temps. Pour l’heure, il profite de l’atmosphère chaude, et des étoiles pour profiter du moment. Comme autrefois. Le militaire ne sait pas vraiment si c’est ce qu’il aurait fait si jamais il avait épousé Evelyn. Si jamais il avait pu être présent dans la vie de ses enfants depuis leurs naissances. Quoi qu’il en soit son rêve de patineur artistique est très loin désormais, il n’y songe même plus. Il préfère juste profiter dès que l’occasion se présente pour faire un peu de glisse sans en prétendre davantage. « On s’en sort… » Répond t’il en fixant droit devant lui et sans le vouloir il fixe un court instant ce couple qui s’embrasse, et qui semble amoureux plus que jamais. Peut-être une apparence, comme peut-être pas. Tout ce qu’il touche devient sombre alors il ne pense plus à rien, et préfère vivre au jour le jour. « Et toi qu’est-ce que tu fais ? » Demande t’il envers Evelyn, en souriant très légèrement. Evidemment, ce qui la concerne l’intéresse même si il ne devrait pas. Ils ne se sont pas quittés en bon terme, mais seize ans sont passés. Seize ans que chacun a repris une vie dite normale. Et puis quand son téléphone sonne et qu’elle raccroche, elle finit par lui dire brièvement, « tu n’as pas à t’excuser. Non, je n’ai pas eu d’autres enfants. J’ai accouché de jumeaux. Un garçon et une fille. Ils ne sont pas faciles tous les jours mais ce sont de bons ptits… » Des jumeaux ? Ash relève ses yeux vers elle, et répète comme si il cherchait à comprendre par lui-même, davantage alors qu’elle semble fière et heureuse, ça se voit dans son regard, ça s’entend dans sa voix, « une fille et un garçon ?! » Il ne comprend pas, comment ça se fait ? Ce n’était pas prévu ? Une pointe de jalousie, ou de l’égo ressort, il ne sait pas vraiment. Il aurait sans doute tout donné à l’époque pour en être le père mais la sentence fût dévoilée, et lourde de conséquence. Il n’avait aucun raison de s’inquiéter pour eux, ni de vouloir en savoir davantage. Aucune… « Tu n’as pas fait dans la dentelle » Rajoute t’il sur le ton de la plaisanterie, avant qu’elle ne demande finalement, « et toi ? Des enfants ? » C’est surprenant comme question. Serait-il réellement devenu militaire si il avait eu des enfants ? Peut-être pas. « Non, pas d’enfant. » Et il n’en veut pas, il n’en veut plus.
Revenir en haut Aller en bas
❉ home is where the  heart is
Evelyn Spencer
En ligne
home is where the heart is

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 24/01/2019
›› Love letters written : 78
›› It's crazy, I look like : Malese Jow
i swear we were infinite

( shooting the moon )
› relationships :
MessageSujet: Re: (ashlyn) pour y croire il faudrait tout oublier… Dim 3 Fév - 14:17

Pour y croire

ft. Ashlyn ♥️


   
« Every parting is a form of death, as every reunion is a type of heaven »
C’était eux sans vraiment être eux. Cette douleur qu’Evelyn ressentait, elle l’embrassait comme une bénédiction. Parce qu’il était là. Près d’elle lui procurant un sentiment illusoire que rien n’avait changé. Et pourtant… Pourtant tout avait changé entre eux. La jeune femme savait que c’était de sa faute mais le savoir ne changerait pas la situation. Alors qu’elle avait rêvé de faire sa vie auprès de lui, Ash était devenu une autre personne. Ou pas. Mais ça, elle n’avait pas le droit de le savoir. L’avoir près d’elle en cette soirée était déjà plus qu’elle ne pourrait jamais espérer. Un souvenir qu’elle chérirait quitte à ne s’en remettre que difficilement. Mais elle avait passé les seize dernières années à faire comme si tout allait bien alors elle en avait l’habitude Evelyn. Et cette fois, le jeu en valait la chandelle. C’était innocent, elle ne trompait personne. Et c’était ce qu’elle essayait de se convaincre. Parce qu’en y réfléchissant, elle avait passé plus de temps mariée à Eric que de temps passé en compagnie d’Ash mais ce dernier avait marqué son cœur et son corps comme aucun autre ne l’avait fait. Et depuis, elle n’avait plus laissé personne prendre cette place qu’elle gardait dans le plus grand secret de son cœur à lui. Mais de cela, elle n’en avait pas réellement conscience ou bien s’interdisait d’en avoir conscience. Alors elle s’en tint à des banalités pour ne pas éprouver ce regret poignant qui lui comprimait la poitrine si fort qu’elle avait du mal à respirer.

« Je m’occupe de ma famille et je fais beaucoup de bénévolat… Rien d’aussi noble que toi… »

Il devait être déçu. Elle n’était plus cette fillette vive et cette adolescente pleins de rêve. A l’époque, elle avait voulu faire carrière dans la peinture ou dans la musique. Il lui avait servi plus d’une fois de modèle et plus d’une fois de cobaye pour ses essais musicaux. Ash lui disait toujours qu’elle était douée et même si sa foi en elle lui avait donné des ailes, Eve s’était toujours posée la question de son objectivité. Et aujourd’hui personne ne voyait ce qu’elle peignait ou composait. Le piano du salon servait à jouer les œuvres des grands maîtres qu’affectionnaient Eric. Pour le reste c’était dans la dépendance dont elle avait fait son atelier que tout se passait. Cet endroit où personne n’entrait jamais ou alors ses enfants très rarement. Dernier morceau de celle qu’elle avait un jour été. Certainement le dernier endroit où on pouvait retrouver une trace de cette adolescente pleine de vie et audacieuse. Celle que le brun avait un jour aimé.

La bulle éclata brusquement quand le téléphone sonna. Elle eut un petit rire à sa réplique.

« Mais je crois que je n’ai jamais fait dans la dentelle… »

Tout comme toi. Parce que c’est toi qui me les as donnés… C’était ce qu’elle aurait aimé lui dire mais elle ne lui dit rien. Parce qu’elle n’en avait toujours pas le droit. Les jumeaux allaient bien. Même si ils savaient qu’Eric n’était pas leur père biologique, ils le considéraient comme tel. Ne savait rien d’Ash. C’était injuste. Et elle le savait mais elle n’y pouvait rien. Le jour où elle avait accepté la demande de son père, Evelyn s’était enlisé dans un carcan dont elle ne pourrait jamais en sortir. Elle en avait été consciente à l’époque et elle avait choisi sa voie en toute connaissance de cause. Mais cette nuit… Ses certitudes vacillaient peu à peu. Que dirait-il s’il découvrait son mensonge ? Son silence de ces seize dernières années ? Elle craignait pour la paix de son cœur. Pas du sien mais bel et bien de celui d’Ash. Il faisait un métier dangereux et il n’avait pas besoin de cette complication en plus dans sa vie. Elle n’avait pas le droit de le détruire une nouvelle fois. Attendant avec une impatience fébrile la réponse à sa question, elle ne sut si elle devait se réjouir ou non qu’il n’ait pas d’enfants.

« Tu n’en voudrais pas ? »

Elle ne savait pas pourquoi elle demandait ça Evelyn. Curiosité malsaine ou bien par pur masochisme. Parce que s’il lui disait qu’il aurait aimé en avoir, ce ne serait qu’un nouveau coup de couteau porté dans son cœur. Cœur qui portait encore les stigmates de son passé.
   

   

code by ORICYA.

Revenir en haut Aller en bas
❉ home is where the  heart is
Ash Cooper
home is where the heart is

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 16/01/2019
›› Love letters written : 127
›› It's crazy, I look like : dave franco
i swear we were infinite
MessageSujet: Re: (ashlyn) pour y croire il faudrait tout oublier… Mar 5 Fév - 22:39

 «  pour y croire il faudrait tout oublier… » evelyn spencer & ash cooper


Il avait rêvé à mainte reprise de cette scène. Où le militaire finirait par se retrouver face à celle pour qui son cœur ne cesse de battre, et cela malgré les années séparées d’elle. Il aimerait prétendre que cela ne lui fait rien, pas même un petit quelque chose de se retrouver à côté d’elle. Pas même une pensée furtive qui le renvoie en arrière. Mais il s’y refusait tout simplement. Il se refusait de l’accepter au plus profond de lui, alors lui dire n’était même pas envisageable ! Pourtant c’était inexplicable cette sensation au fond de lui. D’un côté il avait envie de tout connaître, chaque détail. Si elle était mariée, si elle vivait seule, si il y avait ne serait-ce qu’une chance aussi minime soit-elle qu’il puisse un jour revenir dans sa vie. Qu’elle accepte de lui ouvrir la porte. Et de l’autre, son égo surdimensionné, cette putain de fierté qui l’a souvent écouté et qu’il l’a freiné dans une multitude d’histoire naissante est là, omniprésente en lui. Elle lui rappelle combien il fût douloureux à cette époque de survivre dans un monde où il n’avait pas appris à vivre sans elle. C’est cette même fierté qui gagnera face à Evelyn Spencer même si le combat sera compliqué et très long. Il n’a pas besoin de s’enterrer la tête dans le sable pour le savoir, il le devine rien qu’en plantant son regard dans celui de la jeune femme. « Je m’occupe de ma famille et je fais beaucoup de bénévolat… Rien d’aussi noble que toi… » Noble ? Qu’est-ce qui est noble dans combattre les autres ? Ash en a vu des horreurs au cours de ses missions. Plus qu’il ne le pensait. Pour dire vrai il pensait qu’il finirait par s’y habituer. Il pensait que tout ça ne serait que loin derrière lui mais même avec le temps qui défile, il subit, se laissant emporter par des habitudes. Si enfant il rêvait d’autre chose, en grandissant il a pu affronter la réalité avec des rêves absurdes d’enfants. Et si aujourd’hui il ne se voit pas faire autre chose c’est surtout qu’il se sert de cette image pour fuir une vérité qu’il ne souhaite pas voir de près. Il finit toujours par revenir dans sa ville, mais surtout finit toujours par la quitter quelque temps, comme si porter tout ça sur ses épaules lui est trop difficile, trop compliqué. La douleur en lui Ash n’a jamais rien trouvé de mieux que la fuir et lui tourner le dos. « Ce n’est pas noble Evelyn… Sa voix résonne comme une chose normale, comme si la jeune femme n’y était pas du tout, aussi il reprend en haussant les épaules, c’est plutôt ça qui m’a sauvé… » Son métier l’a aidé à bien des raisons, ses camarades l’ont soutenus sans le vouloir, sans rien savoir. Il a rencontré plus qu’une famille, plus que des amis. Lui, le solitaire dans l’âme est devenu quelqu’un d’autre. Une personne qu’Evelyn n’aimerait peut-être pas. Une personne avec laquelle, elle se serait sans doute jamais retourné, jamais attarder et pourtant elle avait bel et bien Ash Cooper devant elle, en chair et en os ! C’était loin tout, trop loin et pourtant le militaire n’a rien oublié. De ses rires à ses larmes. De leurs baisers à leurs caresses. Et ce soir là où toute sa vie bascula, ses rêves avec. Une fracture net dont il ne s’est jamais réellement remit même si il dira tout le contraire, une question d’ego, d’honneur… « Mais je crois que je n’ai jamais fait dans la dentelle… » Elle le sortit de ses pensées, et en écoutant la jeune femme, un rire net sortit de sa bouche. Un son qu’elle n’avait pas entendu depuis des lustres venant de lui. Mais pourtant, elle avait raison, tout comme lui elle n’a jamais su faire dans la dentelle. A l’époque aussi ! « Ne change surtout pas ça, Evelyn… » Ash reprit peu à peu son sérieux, il lui confiait de ne pas changer ce trait d’elle parce qu’il le pensait sincèrement. C’était l’une des choses qui l’avait frappé chez elle, l’une des raisons dont il s’était entiché sans aucun doute mais plus encore, elle devait garder ce bout en elle, qui la fait vibrer. Et puis le silence reprit le dessus avant que la jeune femme ne veuille s’intéresser aux enfants et Ash. Un triste sujet dont il pourrait se confier avec quiconque. N’importe qui sauf Evelyn Spencer. « Tu n’en voudrais pas ? » Si Ash Cooper était conscient d’une chose c’était bel et bien de la réponse à cette question. Il restait néanmoins silencieux, ne brisant pas le silence, pas encore du moins avant que sa voix comble le vide pour n’offrir qu’une réponse impartial, mais réfléchie. « Non, qu’aurais-je à leur offrir ? » Demande t’il à Evelyn même si cela ne sonne pas vraiment comme une question mais pour une triste constatation. Il faudrait qu’il rencontre la mère déjà et puis même avec ça, il ne veut pas renoncer à son métier et n’aura que la peur et l’angoisse à offrir à ses progénitures. Avoir des enfants c’était le rêve de l’ancien Ash Cooper. Celui qui est mort il y a seize ans. L’homme qu’il est devenu aujourd’hui a fait son deuil il y a bien des années maintenant… « Tu as continué le chant ? » Il savait qu'il venait de foutre un malaise si gigantesque que personne ne pourrait se relever alors changer de sujet était la seule optique pour lui de faire comme si de rien était.
Revenir en haut Aller en bas
❉ home is where the  heart is
Evelyn Spencer
En ligne
home is where the heart is

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 24/01/2019
›› Love letters written : 78
›› It's crazy, I look like : Malese Jow
i swear we were infinite

( shooting the moon )
› relationships :
MessageSujet: Re: (ashlyn) pour y croire il faudrait tout oublier… Jeu 7 Fév - 0:50

Pour y croire

ft. Ashlyn ♥️


   
« Every parting is a form of death, as every reunion is a type of heaven »
Evelyn… Il l’avait appelé Evelyn pour la détromper et cela lui fit mal au cœur. C’était pourtant son prénom mais Ash… Ash ne l’avait jamais appelé comme ça. Il s’était toujours arrangé pour être différent des autres lorsqu’il s’agissait d’elle jusque dans sa façon de l’appeler. Pour rappeler à la petite fille d’alors combien elle était unique à ses yeux. L’appelant Yuki ou même Lyn pour ne pas tomber dans le trop banal Eve. Evelyn savait que leur relation s’était seize auparavant et que rien ne serait plus pareil entre eux mais elle ne savait pas pourquoi, elle imaginait qu’il l’aurait appelé autrement. Mais il fallait qu’elle s’y fasse maintenant. Elle n’était plus qu’Evelyn pour lui. Une ombre du passé, le genre qu’on aimerait effacer toutes les traces elle en était sûre. D’ailleurs, elle s’étonnait qu’il soit resté après l’avoir vu dans ces lieux. Elle aurait plutôt pensé qu’il  aurait tourné les talons, qu’elle serait la dernière personne qu’il voulait voir. Et d’une certaine façon, elle aurait préféré ça Eve. Parce que cela voudrait dire qu’elle arrivait encore à lui provoquer une émotion quelconque. Mais qu’il arrive à lui parler prouvait pour la jolie brune qu’il avait tourné la page. Elle ne voyait rien d’autre. Pas même ce sentiment qui la faisait rester elle. Parce que même si elle s’en défendait, elle avait attendu ce moment depuis leur dernière rencontre dans cette boîte. Même si elle allait avoir un mal de chien à s’en remettre, Evelyn savourait ce plaisir coupable. Sa présence ne serait-ce qu’un court instant à ses côtés. Elle tressaillit en l’entendant lui dire que c’était l’armée qui l’avait sauvée et comprit instantanément ce qu’il voulait dire par là. Parce que elle c’était ses enfants qui l’avaient sauvé. Sans eux, elle n’aurait jamais eu la force de vivre sans Ash à ses côtés et savoir qu’il avait vécu la même chose lui brisa une nouvelle fois le cœur. Parce que c’était à cause d’elle qu’il avait été dans cet état et c’était quelque chose qu’elle ne se pardonnerait jamais. Et elle ne répondit pas. Tout simplement parce qu’il n’y avait rien à répondre à cela. Rien de satisfaisant en tout cas.

Ils passèrent sur le sujet des enfants et elle eut la surprise de l’entendre rire. A l’époque c’était quelque chose d’habituel entre eux. Même au plus fort de leurs disputes, il y avait toujours quelque chose pour les faire rire. Un son qui lui avait manqué et naturellement son rire se joignit à celui d’Ash. Rire qui mourut quand il lui dit de ne pas changer ce trait de sa personnalité. Un sourire nostalgique vint remplacer le rire de la seconde d’avant. L’avait-elle perdu ? Elle ne le savait pas vraiment. Elle savait juste qu’elle avait enfoui ce trait de sa personnalité – comme beaucoup d’autres – très loin en elle et n’était pas certaine de retrouver le chemin pour le retrouver un jour. Elle avait gardé sa forte personnalité oui mais elle avait appris à être diplomate et à se mettre sur la réserve. Alors oui, elle faisait dans la dentelle maintenant la petite Yuki au sang chaud.

« J’ai mûri Ash, je ne pense plus être cette fille… lui dit-elle doucement d’une voix empreinte d’une nostalgie non contrôlée. J’ai appris l’art de la négociation, surtout avec les jumeaux. Et je sais être diplomate aujourd’hui… »

Elle eut un petit sourire en pensant aux heures de négociation et de platitude pour obtenir des subventions. Evelyn ne regretter pas tout ça parce qu’elle savait que c’était pour la bonne cause. Et si parfois, elle regrettait de ne pas être allée à l’université, elle rattrapait tout cela par la tonne de bouquins qu’elle lisait durant ses journées et soirées passées en solitaire. Ce qu’il répondit ensuite fut un autre couteau planté dans sa poitrine. Instinctivement, elle posa une main sur la sienne pour lui dire

« Tu as beaucoup plus à offrir que ce que tu ne penses Ash Cooper. Et tes enfant seront chanceux d’avoir un père comme toi »

Prenant conscience de son geste, elle enleva précipitamment sa main de celle du brun. Elle était sincère. Si Eric était un père merveilleux avec les jumeaux quand il était là, Eve savait qu’Ash aurait été un père exceptionnel. Et il le serait un jour avec ses enfants. Enfants dont rien que l’idée lui donnait envie de pleurer mais elle savait qu’elle n’avait plus aucun droit sur lui. Elle aurait aimé lui parler des jumeaux et de combien ils lui ressemblaient. Mais de cela aussi, elle n’avait pas le droit… Il changea alors de sujet et elle le bénit en secret de le faire. Secouant la tête, elle lui dit simplement

« Je chante encore un peu mais rien de bien exceptionnel. Ce que je compose reste dans le tiroir de mon bureau… »

Eve songea un instant que la personne qu’elle était devenue n’était plus en mesure de plaire à un homme comme lui. Elle n’était rien d’autre qu’une mère au foyer qui s’occupait de son petit train train. Rien à voir avec l’adolescente qui rêvait d’aventures et de conquérir le monde. De le parcourir guitare à la main afin de composer des chansons qui toucheraient le cœur de millions de personnes. Elle n’était devenue rien de ce qu’elle avait voulu et elle en était consciente aussi était-elle sure qu’il devait être déçu d’avoir pu tomber amoureux d’une personne comme elle. Cette pensée, cette punition, elle la méritait elle le savait. Mais elle ne le regrettait pas. Ses enfants – leurs enfants – étaient ce qu’elle avait fait de mieux dans sa vie et le jour où il les rencontrerait Ash ne pourrait que être de son avis. Mais à cette vision, Eve sursauta légèrement. Il ne pourra pas les rencontrer. C’était impossible. Parce que son mensonge serait mis à nu et là, ce serait comme une nouvelle bombe lancée à la figure du militaire. S’efforçant de garder un visage impassible, elle haussa légèrement les épaules

« Ma vie doit te sembler d’un ennui mortel… On dirait qu’aucun de nous n’a fait ce qu’il avait dit dans la vie… »

Un silence plana l’espace d’un court instant avant qu’elle ne reprenne

« ça fait longtemps que tu es revenu ? Tu restes combien de temps ? »

Combien devrais-je faire attention avant que la vérité ne m'explose en pleine face ?
   

   

code by ORICYA.

Revenir en haut Aller en bas
❉ home is where the  heart is
Ash Cooper
home is where the heart is

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 16/01/2019
›› Love letters written : 127
›› It's crazy, I look like : dave franco
i swear we were infinite
MessageSujet: Re: (ashlyn) pour y croire il faudrait tout oublier… Mar 12 Fév - 9:22

 «  pour y croire il faudrait tout oublier… » evelyn spencer & ash cooper


Evelyn Spencer avait été pendant de longues années la seule à entrevoir derrière cette carapace intransigeante et inébranlable, un garçon dès plus merveilleux qui puisse exister. Ash Cooper avait été ce roc dans la vie de son amie, un pilier, un alter ego. Il avait toujours répondu présent et cela même à des heures inimaginable, pour des raisons les plus simplistes, parce que le simple fait de passer du temps avec Eve lui donnait une force et une envie de se couper du monde extérieur. Ash Cooper a toujours été cette épaule, une épaule qu’elle aimait se reposer, une épaule solide quand les tempêtes font surface. Notamment celle du père de Evelyn fût la plus destructrice et meurtrière pour ce couple naissant mais oh combien aimant. La vérité ? La vérité c’est que Ash n’a jamais voulu donner confiance à une autre personne qu’elle, il ne voulait tout simplement pas revivre un autre déchirement de cet ampleur. Celui qui vous déchire de part et d’autre, celui qu’on vous plante en plein cœur comme ses fins poignards qu’il a longtemps voulu retirer, les uns après les autres. Cicatriser, Ash n’en a jamais eu la force c’est pourquoi il est devenu militaire. Il se savait impossible de cicatriser après ça. Alors, la fuite en avant fût l’idée la plus exalté, mais combien destructrice. Car il ne s’en ai jamais encore vraiment remit. Il n’est plus ce Ash Cooper d’Antan, celui qu’on croyait plus fort, plus robuste, plus puissant que quiconque. Non Ash Cooper c’est ce gamin rêveur à qui on a tout reprit avant même de lui faire goûter à la victoire ! « J’ai mûri Ash, je ne pense plus être cette fille… Répond t’elle, d’une voix douce avant de reprendre, j’ai appris l’art de la négociation, surtout avec les jumeaux. Et je sais être diplomate aujourd’hui… » Il n’en doute pas une seconde, Ash lui-même a évolué, les années l’ont endurci et le temps a fané ses rêves d’enfant. Ses illusions avec ! « Il faut en avoir de la patience pour résister à des jumeaux… » Ash ne savait pas ce que c’était. D’avoir des enfants, de s’inquiéter pour eux dès lors qu’ils dépassent de quelques minutes l’heure du retour. De devoir parler de sexualité dès lors qu’ils rentrent en âge, et les jumeaux sont en pleins dedans car si il se souvient bien, Evelyn et lui avait le même âge qu’eux aujourd’hui, à l’époque… Elle était détendue, le fait de parler de ses enfants à son amour de jeunesse y était-il pour quelque chose ? Ash se posait des questions et perdu dans ses pensées, il baissa sa garde, assez pour qu’il sente la main de Evelyn se posait sur la sienne. Comme à une époque aujourd’hui révolu, mais oh combien avec délivrance, « tu as beaucoup plus à offrir que ce que tu ne penses Ash Cooper. Et tes enfant seront chanceux d’avoir un père comme toi » Ses yeux se baissèrent sur cette main posée sur la sienne, son cœur dans sa cage thoracique criait, hurlait de douleur mais Ash n’arrivait pas à la récupérer. Cette femme qui se tient devant lui n’a pas totalement disparue de sa tête encore moins de son cœur, il le sait à cet instant présent mais cherchera à ne témoigner aucune sympathie pour cette femme qui lui a tourné le dos, qu’il ne connaît désormais plus aujourd’hui… « Je ne serai jamais père Evelyn, jamais ! » Sa conviction, sa voix froide pourrait faire reculer la jeune Américaine. C’était aussi à sa réponse de sa main autrefois posée sur la sienne, qu’elle avait récupérer bien assez tôt, un geste dès plus banales quand ils étaient adolescents devenus aujourd’hui tabou. Le rêve d’avoir des enfants ? Ca remonte a tellement d’années maintenant, seize ans pour être exact, aujourd’hui il est passé à autre chose. Enfin c’est peut-être ce qu’il veut se faire croire… « Je chante encore un peu mais rien de bien exceptionnel. Ce que je compose reste dans le tiroir de mon bureau… » Dit-elle, un peu gênée elle reprend assez vite alors que Ash regarde droit devant lui, contemple ses tours dans la nuit. « Ma vie doit te sembler d’un ennui mortel… On dirait qu’aucun de nous n’a fait ce qu’il avait dit dans la vie… Reprend t’elle, d’un ton léger, un sourire sur le coin de ses lèvres, ça fait longtemps que tu es revenu ? Tu restes combien de temps ? » Il est vrai que si enfant et même adolescent ils avaient des rêves plein la tête, rêvaient de voir leur avenir différemment mais soudé l’un et l’autre, rien de cela ne s’est passé ainsi. C’est dur de s’en rendre compte, de devoir renoncer à tout ça. « Il faut croire que les rêves ne sont pas fait pour se réaliser… » Dit-il alors même qu’enfant il n’aurait jamais accepté qu’on lui dise de tel truc. La vérité c’est que les années qui passent leur ouvre les yeux sur ce qui est envisageable, et ce qui ne l’est pas… « Pas longtemps, je dois repartir dans quatre jours pour trois mois en Libye. » Finalement, trois mois représentera une éternité pour Evelyn, pour Ash ce n’est pas sa mission la plus importante et la plus longue, loin de la. Mais sans doute restera t’il le plus longtemps possible loin d’Evelyn et de ses sentiments qu’il pensait anéanti…
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

all these memories seem so old


just the way you are
i swear we were infinite
MessageSujet: Re: (ashlyn) pour y croire il faudrait tout oublier…

Revenir en haut Aller en bas

(ashlyn) pour y croire il faudrait tout oublier…

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOWN WITH LOVE :: 
 :: Airport area :: Griffith observatory
-