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do you remember ? promise you to be your light in the dark ✻ (CALETTA)

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Etta Acker-Green
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MessageSujet: do you remember ? promise you to be your light in the dark ✻ (CALETTA) do you remember ? promise you to be your light in the dark ✻ (CALETTA) EmptyLun 28 Jan - 22:51

i refuse to lose you for without you i would lose my reason

( airport area — with caleb green )

the universe whispers in my ear “you deserve better than this bloodstained broken soul” and I can only think about how wrong the stars are. for my heart would have warned me to run but instead it saw the good person burrowed inside the bruises, instead it saw the same shadows that drift over my skin and it dug itself, bloody and barely beating, to replace the empty space in his chest. the very first time he spoke my name like it was the start of his salvation. so tell me, constellations, I see the good in him and if the universe thinks me so good what does that say about just how brightly he burns. so when his hands touch me with a gentleness he doesn’t grant himself, when he looks at me with his knuckles red and raw, I know that violence doesn’t equal damned. and the universe whispers “darling, you can’t save him”. oh, the fates tangle their threads but this time they are so mistaken and I can only bring myself to swear “watch me do it anyway”. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

Les heures défilaient, sans même qu’elle ne le réalise, sans même qu’elle n’ait pu trouver le temps de s’arrêter pour respirer convenablement. Comme à chaque fois, dans les couloirs de l’hôpital, elle travaillait à outrance, elle mettait son corps à dure épreuve, elle crispait ses muscles avec les longues heures debout sans s’asseoir pour se reposer. Des longues heures où elle essayait de sauver des vies, où elle essayait de réparer des blessures parfois mortelles. C’était pour cette raison qu’elle était ici. La destinée qu’elle avait choisie. La route sur laquelle elle voyageait depuis de longues années. Et elle ne se voyait pas en changer, elle n’imaginait pas autre chose pour elle. Car elle avait la médecine qui l’habitait, jusque dans les artères profondes de sa chair, elle savait qu’elle était née pour cela. Qu’elle avait été programmée pour un jour ramener de la vie dans des corps maltraités, pour soigner des maladies violentes. C’était tout ce qu’elle aimait. Depuis la première fois où entre ses doigts elle avait tenu un scalpel. L’adrénaline était arrivée, elle s’était infiltrée dans ses vaisseaux et elle ne l’avait plus quitté. En une journée, elle était devenue médecin, elle avait compris qu’après avoir ressenti toutes ces sensations d’ivresse, il lui était impossible de s’en passer. Telle une toxicomane ayant besoin de doses régulières de son narcotique préféré, elle avait besoin de la chirurgie. De laisser ses mains recoudre des plaies béantes, d’arrêter les saignements d’un organe charcuté. Quand dans des contrées le mal se répandait, elle ramenait du bien. De la lumière. Elle voulait le croire, espérant avoir une influence positive sur l’univers, rétablir l’équilibre dans un monde où des atrocités étaient commises minute après minute. Tout ceci, elle l’avait vu de près, elle avait assisté aux horreurs de la guerre, elle avait constaté les dégâts des bombes ravageant des villages, le désastre des combats entre deux nations. Durant des années, la mort avait été permanente autour d’elle, ses narines s’étaient habituées à l’odeur nauséabonde d’un organisme se décomposant, ses yeux s’étaient acclimatés à la vue des corps charcutés par l’explosion d’une mine, par l’utilisation d’une arme chimique désastreuse. Elle avait eu la force de ne jamais flancher face au chaos, continuant de se tenir debout malgré toutes les difficultés. Malgré la violence de son quotidien, elle n’avait pas abandonné. Parce que son but demeurait et qu’elle refusait de chuter. Cela lui semblait impensable. Et même à des milliers de kilomètres des guerres, maintenant qu’elle avait retrouvé le confort d’une vie civile, elle n’arrêtait pas d’agir. Au contraire, elle luttait différemment. Plus comme autrefois, mais son engagement n’avait pas disparu. Il demeurait dans sa tête et elle ne s’en détournait pas, profitant des moyens plus grands de l’hôpital de Los Angeles pour faire ce qui l’animait. Réparer des corps.  Elle vivait pour la médecine et la passion se sentait dans sa voix lorsqu’elle en parlait, dans ses yeux pétillants lorsqu’elle se trouvait en salle d’opération. Finissant justement sa chirurgie, elle sortit de la salle d’opération après avoir demandé à toute l’équipe d’emmener la patiente en salle de réveil. D’un geste mécanique, elle retira ses gants et tout son équipement stérile, jetant un coup d’œil vers l’horloge pour la première fois depuis longtemps, elle remarqua immédiatement l’heure indiquée par les aiguilles. Sept heures du matin. Le temps s’était écoulé si vite que la nuit était déjà terminée. Sa garde aussi. Elle allait pouvoir trouver un léger repos tandis que toutes les autres âmes de la ville allaient s’animer et démarrer une nouvelle journée. Mais avant de disparaître jusqu’à chez elle, elle prit un chemin qu’elle connaissait, sachant pertinemment où elle allait trouver la personne qu’elle cherchait. Marchant dans le labyrinthe que l’hôpital pouvait représenter,  elle rentra dans la salle de garde et s’approcha du seul lit occupé pour s’asseoir sur le matelas où la silhouette masculine était allongée. « Ta patiente va bien. Elle est en salle de réveil maintenant et je pense que ça ira. Elle devrait se remettre. » elle adressa un sourire à cet homme qui était une constante dans son existence. Qui était une partie intégrante de sa vie depuis tellement d’années qu’il était désormais devenu une partie d’elle-même. Ce frère qu’elle n’avait jamais eu la chance d’avoir. « Will viens dormir à la maison si tu veux au lieu de rester là », telle une mère protectrice, elle passa une main délicate sur sa joue, sachant pourquoi il restait là, pourquoi il trouvait refuge dans cette pièce exiguë.  « Je vais rester là pour être sûr que Madame Jenkins se réveille convenablement », il la regarda, sachant qu’elle comprenait et qu’elle savait aussi tout ce qui l’incitait à s’enfermer dans cet hôpital plus longtemps que tous les autres. Il était inutile qu’il parle, qu’il prononce le moindre mot, elle savait tout simplement. « Essaie de dormir quand même. A ce soir. Je ramène le café », elle se releva, étendant son corps et déposa un simple baiser sur son front avant de disparaître dans les couloirs. Sans tarder, elle s’empressa de récupérer toutes ses affaires et occupa les minutes suivantes à faire le trajet jusqu’au quartier où Caleb et elle avaient acheté leur maison. Les yeux guère concentrés sur le paysage à travers la fenêtre du taxi, le regard perdu dans le vide à cause de la fatigue provoquée par cette nuit de travail, elle accueillit avec soulagement l’arrêt du véhicule juste devant chez elle. Mécaniquement, elle sortit ses clés pour pénétrer à l’intérieur de la demeure. Elle déposa son sac dans l’entrée et à l’instant où elle arriva dans la cuisine, ses prunelles s’arrêtèrent sur la silhouette recroquevillée au sol. Elle se stoppa net, arrêtée dans son mouvement par cette vision qui immédiatement plantait une aiguille dans son organe vital. Face à elle se dévoilait toute la souffrance de l’homme pour qui son cœur battait seconde après seconde. En quelques pas, elle le rejoignit, se baissa à sa hauteur, prête à aller le sauver du tsunami qui se déchainait pour emporter tout signe de vie dans une vague meurtrière. « Caleb. Je suis là. », d’une voix calme et rassurante, elle tenta de le ramener dans la réalité, de lui rappeler qu’il n’était pas seul. Elle était là. Comme depuis toujours. Comme depuis qu’ils se connaissaient. Comme depuis qu’elle était tombée follement amoureuse de ce visage doux et de ses boucles brunes. Ce n’était pas la première fois qu’elle affrontait l’ennemi mortel de l’esprit, qu’elle assistait au spectacle désastreux d’une âme meurtrie. D’une âme martyrisée par la violence des hommes. Par dizaine, des soldats aux mêmes symptômes s’étaient présentés devant elle. Et elle avait essayé de les accompagner. Sauf qu’ils n’étaient pas Caleb, ils n’étaient pas son époux, ils n’étaient pas celui à qui elle avait choisi d’unir sa vie. Quand il souffrait c’était tout son corps qui était emporté dans le chaos à son tour. Refusant de ne pas l’aider à surmonter ce duel interne. Entre son âme et ce traumatisme qu’il avait vécu. Cet attentat qui avait failli l’emporter vers le monde des morts. A cause d’une bombe, le perdre était devenu une probabilité. Et sans lui, elle savait que jamais elle n’aurait pu survivre. Il était son monde, alors malgré son impuissance devant sa souffrance, son incapacité à réparer son esprit quand elle pansait des plaies sanglantes, elle l’accompagnait. Faisant de son mieux pour que l’ouragan disparaisse. Pour que les bourrasques de vent cessent. « Je suis là Caleb, t’es pas tout seul, je suis là, je bouge pas », elle ne partirait pas, elle combattrait l’adversité des soldats, elle irait se noyer s’il le fallait, mais jamais elle ne partirait. Car tout ce qui lui importait se tenait devant elle, perdu dans les vagues. Attrapant son visage entre ses mains, les doigts froids posés sur ses joues, elle le fixa pour l’inciter à la regarder. « Regarde moi. On est à la maison, t’es avec moi, tout va bien. Tu vas bien. Essaie de respirer, concentre toi sur moi. Sur le son de ma voix. Le reste n’existe pas. Il n’y a que toi et moi. Toi et moi compris ? », elle s’arrêta de parler de sa voix rassurante, serrant sa main dans la sienne pour l’ancrer dans la réalité, pour que le cauchemar cesse de le tourmenter. Pour effacer Kaboul de sa tête. Juste l’espace de quelques heures, même si elle avait conscience que la normalité n’existait plus. Que Kaboul était un souvenir gravé au fer rouge dans leur tête. Et que ce jour reviendrait les hanter pour l’éternité.

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MessageSujet: Re: do you remember ? promise you to be your light in the dark ✻ (CALETTA) do you remember ? promise you to be your light in the dark ✻ (CALETTA) EmptySam 23 Fév - 3:44

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the universe whispers in my ear “you deserve better than this bloodstained broken soul” and I can only think about how wrong the stars are. for my heart would have warned me to run but instead it saw the good person burrowed inside the bruises, instead it saw the same shadows that drift over my skin and it dug itself, bloody and barely beating, to replace the empty space in his chest. the very first time he spoke my name like it was the start of his salvation. so tell me, constellations, I see the good in him and if the universe thinks me so good what does that say about just how brightly he burns. so when his hands touch me with a gentleness he doesn’t grant himself, when he looks at me with his knuckles red and raw, I know that violence doesn’t equal damned. and the universe whispers “darling, you can’t save him”. oh, the fates tangle their threads but this time they are so mistaken and I can only bring myself to swear “watch me do it anyway”. ❊

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L’air à cet odeur, celle qu’il a longtemps associé aux salles de gym et aux balles de tennis. Cette odeur de poussière et de sueur caractéristiques des endroits sportifs qu’il n’a jamais aimé, n’étant pas un grand sportif dans l’âme lui-même. Adolescent, il avait apprit à détester cette odeur, à avoir le souffle court et un semblant d’anxiété à chaque fois qu’il mettait les pieds dans un gymnase ou une salle de sport. D’aussi loin qu’il peut se souvenir, Caleb a toujours été l’enfant calme préférant les bibliothèques et le club d’échec plutôt que l’équipe de baseball ou de basket. Depuis quelques années, l’odeur de poussière et de sueur ne rime plus avec les salles de gym, pour l’enseignant. cette odeur qui lui chatouille les narines pour aucune raison apparente lui rappel quelque chose de beaucoup plus sinistre. Il associe cette odeur avec ce café afghan, une fois que l’odeur des pâtisseries et de la caféine s’est évanouie, après le bruit assourdissant ayant vriller ses tympans avant qu’il n’ait le temps de bouger, de respirer. Respirer cet air qui n’a plus rien de familière et de rassurante. Il n’a rien d’autre que cet odeur de poussière et de sueur, de cette odeur qui vient avec des balles de tennis, bien qu’il y a une touche de métal dans l’air. Quelque chose rappelant le fer. Non, pas le fer. Le sang. Le sang pourpre qui colore le bois usé de cet endroit qui n’est plus que ruine aujourd’hui. Quelque part, Caleb sait qu’il n’est pas sur le sol de ce café, qu’il n’est pa à Kaboul, qu’il n’est pas dans une zone de guerre. Une partie de son cerveau le sait, celle beaucoup plus lucide, celle qui est étouffée sous la peur incontrôlable qui paralyse le reste de sa matière grise. Il sait, d’une façon ou d’une autre, qu’il est dans la cuisine de sa demeure, de cette endroit qu’il partage avec sa femme. Il sait qu’il y a ce parquet parfaitement propre sous ses doigts, que le four est à sa gauche, que son pied repose contre la paroi de l’îlot, il sait tout ça. Ce n’est pas ce dont son cerveau lui dit, cependant. Ses sens essaient de lui faire croire le contraire. Il revoit cet enfer, encore et encore. Ce monde affreux qui revient toujours lorsqu’il baisse sa garde, quand il s’en attend le moins, quand il croit naïvement que tout va bien. Un mensonge effronté, puisqu’il sait que rien ne va comme cela devrait. Caleb sait, mieux que personne, que rien n’est parfait, qu’il est emprisonné dans ce monde d’horreurs duquel il ne peut s’échapper entièrement, même quand il essaie de s’agripper à la réalité, à ce qu’il a de plus cher, à Etta. Ce moment précis en est la preuve. Il ignore ce qui a causé la crise, la descente aux enfers, la tasse à thé qu’il a malencontreusement fait tombé, le klaxon de la voiture dans la rue, autre chose, peut-être. Ça n’a pas vraiment d’importance, puisqu’il est au sol maintenant, ses ongles griffant son cuir chevelu, dans l’espoir de se débarrasser des images de corps calcinés dansant devant ses yeux. Il a parfois l’impression que ces images ont toujours fait partie de sa vie, que ces images sont une part intégrale de son existence et qu’elles ne partiront jamais. Elle semble plus que loin, inexistante même, l’époque où ces images qui le hantent dans les moments les plus anodins de sa vie. Il a parfois l’impression de lire un livre et de voir l’une de ces personnes qui n’a pas eu la chance de survivre l’observer du coin de la pièce. Caleb ignore s’il est maudit ou hanté, si ces fantômes sont réellement là, invisible aux yeux de ceux qui n’ont pas vu la vie quitter leurs corps. Une question pour laquelle il n’a pas la réponse, mais il n’ose pas regarder les corps qui flottent présentement sur le sol de sa cuisine, les yeux ouvertes, vrillés sur lui, la bouche ouverte alors que du liquide sombre s’écoulant de leurs oreilles. Les mains blafardes se tendant vers lui dans le but de le ramener vers le monde des morts, parce qu’il n’aurait pas dû survivre, lui non plus. La partie de son cerveau encore consciente lui hurle qui n’est pas en Afghanistan, mais ses autres sens lui hurlent l’inverse. « Caleb. Je suis là. » La femme étendu dans un bain de sang imaginaire, une voix d'outre tombe. Une voix semblable à celle de sa femme, de l’amour de sa vie, pourtant. Il sent plus qu’il ne voit la silhouette se glisser près de lui, alors que ses paumes se pressent contre ses paupières, si fort qu’il voit des étoiles, des arabesques blanches. La présence de Etta près de lui chasse un peu les ténèbres, les fantômes d’un traumatisme qui est marqué au fer rouge dans sa chair. « Je suis là Caleb, t’es pas tout seul, je suis là, je bouge pas » Pourtant, il est seul. Seul dans sa tête, dans ce monde de ténèbres dans lequel il navigue depuis ce fameux jour où sa vie à changer pour toujours. Cette fameuse journée où on lui a enlever la partie la plus saine de son esprit pour le plonger dans une folie de plus en plus constante, de plus en plus omniprésente. Il ne sait plus comment la combattre, bien conscient que chaque fois qu’il vit un épisode de ce genre, il s’enfonce un peu plus profondément dans la noirceur absolue. Les doigts glacés d’Etta se posent sur ses joues, l’obligeant a relevé la tête vers lui pour observer ses prunelles fuyantes. « Regarde moi. On est à la maison, t’es avec moi, tout va bien. Tu vas bien. Essaie de respirer, concentre toi sur moi. Sur le son de ma voix. Le reste n’existe pas. Il n’y a que toi et moi. Toi et moi compris ? » Les traits de sa femme se dessine dans son esprit, devant des yeux qui se veulent évitant. Il a l’impression qu’une partie de son esprit l’empêche de reprendre contact avec la réalité, une partie de son esprit qui ne veut pas quitter le monde des morts. « Etta? » , sa propre voix est trop rauque, râpeuse contre sa langue. Ses mains tremblantes se posent sur les siennes, trop chaudes, moites. Il ne sait pas comment s’exprimer, il ne sait pas quoi lui dire. Il ne sait pas mettre des mots sur l’enfer qui prend place dans son crâne. Il laisse les secondes s'écouler, lentement, essayant de se concentrer sur elle, juste sur elle. « J’ai cassé une tasse et…. » Les mots meurent sur ses lèvres alors qui réalise que son pied est rougie par l’eau bouillante qui a martyrisé sa peau dans la chute de l’objet. Étrangement, ça ne fait pas mal, alors qu’une parcelle de matière grise lui dit que ça devrait être douloureux.

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MessageSujet: Re: do you remember ? promise you to be your light in the dark ✻ (CALETTA) do you remember ? promise you to be your light in the dark ✻ (CALETTA) EmptyMer 13 Mar - 17:01

i refuse to lose you for without you i would lose my reason

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the universe whispers in my ear “you deserve better than this bloodstained broken soul” and I can only think about how wrong the stars are. for my heart would have warned me to run but instead it saw the good person burrowed inside the bruises, instead it saw the same shadows that drift over my skin and it dug itself, bloody and barely beating, to replace the empty space in his chest. the very first time he spoke my name like it was the start of his salvation. so tell me, constellations, I see the good in him and if the universe thinks me so good what does that say about just how brightly he burns. so when his hands touch me with a gentleness he doesn’t grant himself, when he looks at me with his knuckles red and raw, I know that violence doesn’t equal damned. and the universe whispers “darling, you can’t save him”. oh, the fates tangle their threads but this time they are so mistaken and I can only bring myself to swear “watch me do it anyway”. ❊

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Soigner des corps, elle savait comment faire. Elle avait passé des années à étudier. A apprendre comment interrompre des hémorragies, comment suturer une plaie, comment reconnaître les symptômes pour mener à un diagnostic, comment sauver la vie des êtres humains devenus ses patients. Durant des heures, des jours entiers, des semaines, des mois et des années, elle avait rempli son esprit de connaissances, elle s'était exercée sur des cadavres puis sur des humains au cœur battant, elle avait fait pratiquer ses mains pour que chaque point de suture soit parfait. Pour que chaque fois qu'elle ouvrait un corps ses gestes soient précis. Méthodiques. Parfaits. Refusant l'erreur. N'acceptant pas de ne pas être capable de ramener à la vie une âme en équilibre, proche de la mort. Pourtant avec le temps, elle avait compris que cela faisait partie de l'apprentissage. Elle devait savoir comprendre qu'elle ne pouvait pas être invisible, que l'impossible n'était pas toujours possible, que parfois elle n'avait aucune emprise sur le destin. Elle devait simplement essayer. Faire de son mieux à chaque fois qu'elle mettait les pieds dans un bloc opératoire. Et ne jamais baisser les bras, ne pas s'avouer vaincue même devant un cas difficile. Cela ne lui ressemblait pas. Car depuis toujours, elle aimait se battre. Combative, elle luttait pour tout le monde. Pour ceux n'ayant pas assez de force pour le faire. Pour ceux à la voix inaudible ne sachant pas comment se défendre. A l'inverse, elle parlait fortement de ce ton bruyant, elle se levait devant tous les ennemis, ne sachant pas comment faire pour réellement se taire. Elle n'aimait pas le silence. Elle détestait davantage les injustices. Alors quelque part c'était ce qui l'avait incité à choisir la route de la médecine. Elle en avait eu besoin, désirant laisser une trace derrière elle. C'était ce que cette voix dans sa tête ne cessait de lui répéter constamment. Agir. Combattre. Guérir les corps. Et elle le faisait sans une ombre de lassitude. Sans éprouver de la fatigue. Même ses muscles endoloris et la douleur qui traversait chaque centimètre de son organisme ne suffisaient pas à la faire renoncer. A la faire regretter son métier. Toutefois elle n'était pas invincible. Impuissante depuis des mois face à l'état psychique de son époux. Cet homme qu'elle avait choisi, qui faisait battre seconde après seconde son muscle cardiaque, qui se tenait près d'elle sans la quitter depuis qu'ils se connaissaient. Depuis qu'ils avaient fait vœu devant le monde entier de se chérir pour l'éternité. Un vœu qu'elle défendait contre toutes les tempêtes, qu'elle jurait de protéger contre tous les ouragans. Même les plus violents. Même de ceux que son bien aimé traversait actuellement. Peu importe si elle n'était pas coupable des tourments qui l'habitait, elle se sentait rongée par la culpabilité, comme si quelque part elle était celle ayant fait exploser cette bombe et ayant provoqué cet attentat. Elle n'avait rien fait. Au contraire avec Will ils avaient soigné le corps du malade, ils l'avaient maintenu en vie, la chirurgienne n'arrivant pas à s'imaginer vivre sans lui. Dans un monde où Caleb n'était plus là. Où elle se retrouvait sans lui chaque matin. Mais elle était responsable de la présence de l'homme sur les lieux. Car c'était par amour envers elle qu'il l'avait suivi au bout du monde. Pour ne pas la quitter qu'il s'était trouvé en terrain ennemi, qu'il avait été touché par les assauts des adversaires. Et dans une réalité alternative, sans elle, jamais il n'aurait été blessé. Jamais il n'aurait été dans ce café à Kaboul ce matin-là. Jamais elle aurait ses jambes vaciller en voyant son être inconscient devant elle. Jamais le chaos aurait choisi de régner en bourreau dans la boîte crânienne de son mari. Il avait été un dommage collatéral. Une victime parmi des centaines. Un innocent subissant la barbarie de l'être humain et même si son corps allait mieux, sa tête subissait quotidiennement tous les tsunamis violents qui le happaient, qui l'entraînaient ailleurs. Dans une autre galaxie, dans un monde entre les morts et les vivants, là où elle n'arrivait pas à le récupérer. Et peu importe à quel point elle se battait pour le secourir, attrapant sa main fermement pour le ramener près d'elle, elle n'était pas assez forte. Il était trop vulnérable et les vagues continuaient de revenir. Car elle ne savait pas soigner son âme. Elle ne connaissait pas de remèdes pour l'empêcher de continuer sa route vers l'enfer. Pour autant, elle ne s'avouait pas vaincue, elle restait présente, elle ne le quittait pas. Le cœur brisé devant cette vision qui tordait ses entrailles de tous les côtés, comme si des milliers d'aiguilles venaient se planter dans sa chair. Elle s'avança, elle se rapprocha de lui, elle le toucha, elle parla avec douceur, tentant de le sortir du chaos, d'arrêter la chute des gouttes acides contre son épiderme. Cherchant les mots pour l'apaiser, elle caressa avec une tendresse infinie sa joue pour qu'il réalise qu'elle était là. Qu'elle ne l'abandonnait pas. Qu'elle ne l'abandonnerait jamais. Ni aujourd'hui. Ni à un quelconque autre moment. « Etta? » , même dans sa voix elle sentait toute sa souffrance, de ces afflictions qu'elle aurait désiré partager avec lui pour l'alléger de ce fardeau. Pour que sa vie redevienne plus facile. Elle avait pourtant eu son lot de malheurs ces vingt dernières années, mais elle pouvait traverser de nouveau une tornade si elle avait la garantie de le sauver. Le contact de sa peau chaude contre sa main froide, elle continua de le regarder, plongeant ses iris dans les siens pour qu'elle soit son ancrage dans la réalité. Qu'elle devienne la boussole lui indiquant le nord. « Oui c'est moi. Je suis là. On est tous les deux là. A la maison, toi et moi. On est nulle part ailleurs. », il n'était pas au milieu des balles en Afghanistan, il n'était pas dans les flammes de l'enfer, ils étaient ensemble à l'abri dans cette demeure chaleureuse et reposante où l'air était supportable, où aucun danger ne pouvait les malmener. En parlant, elle avait besoin qu'il le sache, qu'il s'en rappelle, se sentant impuissante face à ce mal invisible. Un mal plus puissant que toutes les substances médicamenteuses. « J’ai cassé une tasse et…. » , tournant légèrement le visage, elle remarqua les bouts de verre sur le sol, le contenant totalement ébréché mais cela lui importait peu. Tous les objets pouvaient finir brisé comme de la porcelaine fragile, il n'y avait rien d'important dans les biens matériels éparpillés dans cette bâtisse. Cependant ses prunelles observatrices remarquèrent la couleur rougie du pied endolori de Caleb et elle comprit que dans sa chute, l'eau l'avait brûlé, comme pour le marquer au fer rouge, comme pour laisser une nouvelle trace indélébile sur ce corps d'ors et déjà rempli de cicatrices. «Pour la tasse ce n'est rien. Et je vais m'occuper de toi d'accord ? Tu vas essayer de te lever et je vais m'occuper de tout ça. », elle ne savait pas si les vents violents dans la tête de Caleb s'étaient apaisés et avaient disparu, s'il était en mesure de se redresser et de laisser ses jambes le maintenir debout, toutefois elle désirait y croire. Croire en lui. Croire en leur capacité à terrasser cet opposant si imposant. « Je suis certaine que tu peux le faire et on sera mieux sur le canapé. Tu seras mieux installé », finit-elle par ajouter d'une voix déterminée, ne montrant aucun tremblement dans son ton, sachant parfaitement qu'elle se devait d'être forte, qu'elle ne pouvait pas faiblir et s'écrouler à son tour. Pas quand il avait autant besoin d'elle.


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MessageSujet: Re: do you remember ? promise you to be your light in the dark ✻ (CALETTA) do you remember ? promise you to be your light in the dark ✻ (CALETTA) EmptyMer 3 Avr - 2:34

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the universe whispers in my ear “you deserve better than this bloodstained broken soul” and I can only think about how wrong the stars are. for my heart would have warned me to run but instead it saw the good person burrowed inside the bruises, instead it saw the same shadows that drift over my skin and it dug itself, bloody and barely beating, to replace the empty space in his chest. the very first time he spoke my name like it was the start of his salvation. so tell me, constellations, I see the good in him and if the universe thinks me so good what does that say about just how brightly he burns. so when his hands touch me with a gentleness he doesn’t grant himself, when he looks at me with his knuckles red and raw, I know that violence doesn’t equal damned. and the universe whispers “darling, you can’t save him”. oh, the fates tangle their threads but this time they are so mistaken and I can only bring myself to swear “watch me do it anyway”. ❊

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Les comportements humains n’ont jamais eu de secret pour lui. Il sait détecter les gestes de protection, les comportements datant des chasseurs-cueilleurs, les traces fantomatiques d’ancêtres lointains, des racines ancestrales qui n’ont plus de sens aujourd’hui dans un monde où tout va rapidement, dans un monde où tout est continuellement en évolution. Même dans un monde comme celui-là, certains comportement restent les mêmes. Des comportements qu’il a étudié pendant des années, des comportements qu’il sait détecter en un battement de cils. Aucun de ces comportements, aucune de ces études prolongées en anthropologie n’est utile dans cette situation. Il se retrouve dans une situation où il ne peut même pas se fier à sa raison, où il sait qu’il n’a plus aucun contrôle, que tout cela n’a aucune logique. Caleb sait qu’il se perd dans un canyon sinistre, que le sol s’ouvre sous ses pieds et qu’il n’y a aucune façon de ralentir sa chute vers l’abysse profond. Il a beau se démener contre les vagues assassines qui l'entrainent constamment vers les fonds marins, vers la gueule béante du requin près à l’avaler. Plus les secondes s’écoulent, plus il sait que remonter à la surface pour reprendre une goulée d’air est difficile. Presque impossible. Il sait que plus qu’il se débat contre les ténèbres, plus que les algues s’enroulent autour de sa cheville pour le maintenir en place. Ce n’est pas le pire. Le pire, c’est qu’il se perd. Non pas uniquement dans les méandres de son esprit, dans un traumatisme qui ne part pas, qui est tellement ancré en lui qu’il ne peut pas dessiner la ligne entre ce traumatisme et sa propre personnalité. Il y a des matins où il ouvre les yeux et il ne sait plus qui il est. Il ne peut pas dire qu’il est le même homme qu’il y a dix ans. Il ne sait pas qui il est exactement, ne sachant comment se détacher de cette ombre qui le suit partout, menaçant de se glisser sous sa peau, de prendre possession de ses neurones pour l’empoisonner. Comme tout le monde, il a ses moments de doutes. Des moments où les démons prennent le dessus sur le peu de lumière qui filtre encore dans son monde de plus en plus sombre. Dans ces moments, l’enseignant se dit qu’il n’a pas le droit d’entraîner sa femme ainsi avec lui. Il n’a pas le droit de l’entraîner vers la gueule du monstre contre qui il ne fait pas le poids. Il n’a pas le droit de lui faire subir son propre enfer sans lui laisser la possibilité de s’échapper, de le fuir. Quand il y pense, Caleb se dit que c’est normal de vouloir fuir une situation aussi menaçante, aussi incertaine. Autant aime-t-il Etta, autant est-elle la femme de sa vie, la raison pour laquelle il n’a pas encore commis un geste irréparable envers sa propre sécurité, autant il ne peut se résoudre à lui faire subir ça encore et encore, jour après jour. Il ne va pas mieux, il ne sait pas s’il ira mieux un jour. Le psychologue qu’il voit, la médication qu’il prend, n’aident qu’en surface, n’arrivant qu’à lui donner des airs de normalités sans toucher au véritable problème, celui bien trop ancré dans ses veines, dans sa matière grise, dans chacun de ses réflexes. C’est actuellement le cas, alors qu’il est recroquevillé par terre, la tête entre les mains, devant un tasse de porcelaine éclatée, déclencheur d’une crise de panique plus violente que les précédentes, parce que c’est toujours ainsi. Chaque crise est plus violente, plus vile, plus surprenante, arrivant par hasard, pour des choses sans logiques, sans but, sans liens avec ce café afghan. La main glacée de sa femme contre son derme tranche avec la chaleur de sa propre peau. La soie de sa voix fait un contraste assassin avec l’acidité dans laquelle il nage, dans ce monde de violence et de cruauté qu’il ne peut échapper. « Oui c'est moi. Je suis là. On est tous les deux là. A la maison, toi et moi. On est nulle part ailleurs. », à la maison, dans ce lieu loin de la dureté du monde qui va et vient dans son crâne. Il se répète ces mots des centaines de fois, essayant de se convaincre qu’il n’y a pas de danger dans l’immédiat. Autre que celui dans son crâne, autre que celui que son esprit croit qui existe encore. Le brun ne sent pas la douleur de la brûlure sur son pied, il ne remarque pas la peau rougit par l’eau brûlante, trop obnubilé par la tempête qui fait rage sous ses boucles brunes qui le collent à sa peau. C’est le mot de Etta qui lui fait réalisé, c’est les propos qu’elle tient qui lui fait relever les yeux vers elle, essayant de comprendre ce qu’elle essaie de lui dire, de lui faire comprendre. Son regard perdu se pose sur ce visage doux, angélique. «Pour la tasse ce n'est rien. Et je vais m'occuper de toi d'accord ? Tu vas essayer de te lever et je vais m'occuper de tout ça. », il secoue la tête de gauche à droit, légèrement, nerveusement, ses ongles grattant la peau de son bras, créant une nouvelle rougeur, essayant de créer une douleur qu’il peut sentir, qui l’éloignera de ce qui se passe dans sa tête. « C’est rien, c’est...rien. Rien. », ce n’est pas vraiment une phrase, plus un murmure intelligible qu’il souffle du bout des lèvres. Pourtant, sous la pression des mains de sa femme, Caleb s’agite, se redressant sur des pieds chancelant, sa main se tendant pour prendre appuie sur le plan de travail parsemé de l’eau qui fut chaude quelques minutes plutôt. « Je suis certaine que tu peux le faire et on sera mieux sur le canapé. Tu seras mieux installé », ses prunelles se posent finalement sur ce visage doux, s'ancrent dans la réalité, une lueur un peu plus lucide brillant dans ses yeux bleus. « Le salon... », c’est un signe de consentement, alors qu’il fait un pas vers l’avant, sans lâcher la main d’Henrietta, la tenant un peu plus fort tout en faisant attention pour ne pas la blesser. Ce n’est qu’une fois dans le salon, installé sur le canapé qu’il reprend la parole, un ton un peu plus désolé, un ton transpirant un sentiment de culpabilité qu’il ne peut expliquer, qui est aussi justifier;  « Tu ne devrais pas subir tout ça, Boo... » chuchote-t-il du bout des lèvres, bien conscient de l’enfer qu’il lui fait subir bien trop souvent, de la difficulté de la situation, surtout pour elle, elle qui n’a rien demandé et qui ne fait que subir sans rien dire, de peur de le troubler un peu plus.


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