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i'm pretending you did not exist but the truth is in the way i'm looking at you ߡ (MALLINS)

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Marcus Gonzàlez
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MessageSujet: i'm pretending you did not exist but the truth is in the way i'm looking at you ߡ (MALLINS) Sam 26 Jan - 13:19

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don’t ask me to say I don’t love you because anything less than handing my heart to you would be a lie. so ask for my trust, ask for my mind, ask for my honor; these are things that you’ve earned but don’t you dare ask for my heart. because it’s already been gifted to you in the haze of blood and battle, in the middle of ruin and reckoning, my heart pounded your name so loudly it fell into your hands ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

Les voix s’élevaient dans l’immense pièce. La chaleur des conversations et des divers accents venant rappeler l’amitié entre les italiens et les mexicains. Ce lien qui unissait depuis des décennies ces clans mythiques. Ces familles qui avec le temps avaient construit un empire tout autour d’elles. Les Milano et les Gonzàlez s’épaulaient. Ils se soutenaient. Ils s’aimaient. Et même si les pactes de sang n’existaient plus dans cette époque moderne, ils ressemblaient à deux rois mythologiques refusant de se séparer, de combattre l’un contre l’autre. Parce que jamais ils ne seraient ennemis. C’était écrit dans tous les livres, inscrit dans les plus grandes épopées et Marcus Gonzàlez continuait poursuivre sur cette route. Il se devait de ne pas détisser cette toile si puissamment ficelée tout autour des deux groupes. Il n’en avait aucune envie, et il savait qu’il n’allait pas le faire. Comprenant l’importance d’amitiés aussi profondes et tout autour de lui, il contemplait les visages de ses alliés. De toutes ces personnes qui étaient désormais celles avec qui elle allait travailler. Il coopérait déjà avec elles. Quotidiennement, il les retrouvait, il discutait avec eux tous, il participait aux décisions prises par le chef de clan, par cet homme qu’il admirait. Par cet être sanguinaire qui lui avait offert tout son amour. Son père. Miguel Gonzàlez. Celui auquel il devait succéder. C’était dans l’ordre des choses, dans la logique des faits. Il s’y était préparé, il avait attendu, il avait travaillé ardemment, comprenant que même avec son statut d’héritier il n’était pas intouchable. Il n’était pas sot. Il avait entendu tous les murmures par le passé, tout ceux se demandant pourquoi le plus jeune devait reprendre les rênes. Pourquoi ce n’était pas Lazaro en haut du trône. Mais jamais son père avait émis des doutes. Il l’avait laissé faire ses preuves, tâcher ses mains de liquide sanguin pour prouver sa dévotion au cartel. Il s’était engagé. Il en avait payé le prix chaque fois qu’il avait affronté des ennemis. Et il savait que désormais le compte à rebours était enclenché, les grains de sable du sablier venant s’additionner les uns aux autres. Miguel Gonzàlez lui cédait le trône. Il lui donnait cette première place, il le laissait devenir roi. L’heure avait sonné. Son père le pensait prêt. Capable de gouverner tous leurs soldats. De mener à bien la réussite de leurs affaires. Il avait attendu ce moment. Depuis qu’il était un jeune garçon, mais quelque part aussi, il avait naïvement pensé que la route de Miguel Gonzàlez ne s’arrêterait pas si vite. Pas aussi rapidement. Pourtant reculer était impossible, pas quand il avait souhaité lui-même se transformer en numéro un. Cela n’empêchait pas les doutes, les interrogations qui travaillaient son esprit. Evidemment, il avait accepté. Parce que sa destinée se trouvait dans cette direction. Cependant contrairement à son père avant lui, il tendait la main à un autre homme, Lazaro, son frère de cœur, refusant de provoquer une guerre entre eux. A ses yeux, sa valeur était inestimable, terriblement plus qu’une rivalité assassine dangereuse pour la survie de leur clan. Et il savait qu’ensemble ils pouvaient travailler main dans la main. Alors il avait choisi de s’allier à lui, et ils l’avaient annoncé officiellement, devant tous. Ils avaient laissé Miguel parler et à la seconde où il avait déclaré se retirer, tous les regards s’étaient tournés pour le contempler. Parce que tous savaient. Tous comprenaient ce que cela signifiait. Toutefois, il les avait surpris les uns après les autres, appelant son cousin à ses côtés pour leur montrer qu’il ne serait pas le seul roi du royaume. Ils allaient être deux. Deux rois pour un même royaume. Deux rois que certains voudraient détruire, que tous leurs adversaires rêveraient de tuer. Il avait conscience des risques,  des eaux troubles où il allait naviguer et étonnamment quand il y songeait c’était vers Collins Foley que ses pensées s’orientaient. C’était à elle qu’il désirait parler de tout ceci. A elle aussi qu’il allait devoir annoncer sa nouvelle position. Il n’avait pas peur, il ne connaissait pas ce sentiment, sa boîte crânienne étant imperméable à de pareilles émotions, malgré tout il n’était pas infaillible. Il était possible de le briser. De frapper son corps pour le maltraiter. De toucher ses proches pour se venger de ses actes. Et il n’acceptait pas la possibilité que la jeune femme puisse se transformer en victime par sa faute. Parce qu’elle gravitait autour de lui depuis des années. Jamais dans la lumière, toujours dans l’obscurité, mais il était facile de deviner une partie des mystères cachés sous la surface. Certains savaient pour eux. Certains comprenaient qu’elle attisait un feu ardent dans ses entrailles, que pour elle, il pouvait ravager un village tout entier. Il ne l’avouait pour autant jamais, préférant se montrer silencieux, n’ayant pas la faculté à parler d’amour, quand constamment ils se repoussaient pour se retrouver. Les actes parlaient pourtant d’eux-mêmes depuis tout ce temps. Ce fut d’ailleurs pour elle qu’il s’éclipsa finalement de l’assemblée, s’éloignant des siens, de sa famille, de ses alliés pour cette femme cachée dans l’ombre. Cette femme avec laquelle il ne se montrait pas en public. Il se faufila, il marcha jusqu’à chez lui, pas loin de sa propre demeure et il comprit à la seconde où il franchit le seuil de la porte qu’elle était déjà arrivée. Dos à lui devant la baie vitrée, il aperçut sa silhouette. Elle l’attendait. Il l’observa quelques secondes avant de faire des pas lents dans sa direction pour s’approcher d’elle. « Je suis étonné que tu ne te sois pas servie dans le bar en m’attendant dis moi. », si sa phrase pouvait être prise pour une nouvelle provocation, son ton chaud dévoilait surtout qu’il n’était pas sérieux, qu’il ne faisait que se moquer gentiment. Il resta derrière elle, à un minuscule mètre de son corps, frôlant même ses vêtements au tissu coûteux. Quand enfin au bout d’un moment, elle se décida à se retourner vers lui pour l’observer. Il lui sourit, comme rarement il le faisait, et il perdit son regard dans ses prunelles azurées. Les yeux posés sur elle, il contempla celle qui engendrait tant de tourments dans ses entrailles, qui faisaient naître tant d’étincelles dans son sang. « Faut vraiment qu’on parle Coco. », sa voix était calme et la simple utilisation du surnom de la jolie blonde prouvait que la discussion était importante. Que le suite ne serait pas joyeuse et remplie de rires bruyants. Derechef, il s’éloigna, déposa sa veste sur le canapé et d’une main nerveuse commença déjà à défaire ses boutons de manchette qui lui donnaient la sensation d’être prisonnier. D’être enfermé dans un uniforme collant son épiderme. Sans oser la regarder, loin d’elle il se contenta de souffler : «  Mon père arrête tout. Il prend sa retraite pour toutes nos affaires. ». Il donna le premier coup, sachant qu’elle allait comprendre. Qu’elle allait savoir ce qu’il insinuait. Peu importe si elle ne savait pas tout, si elle n’apercevait que la surface des Gonzàlez, elle en savait suffisamment pour comprendre la suite. Pour assimiler l’aveu qu’il lui faisait.  
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MessageSujet: Re: i'm pretending you did not exist but the truth is in the way i'm looking at you ߡ (MALLINS) Ven 22 Fév - 18:02


This morning, I woke up earlier than usual. The sky was dark, and most souls were still running wild in their dreams. The tender breeze against my skin reminded me of your soft touch. And the little stars on the sky reminded me of your bright little smile. This morning, I woke up earlier than usual. Only to realize that I am nothing more than a lost parcel that is a thousand miles away from you. So if you find me, please do send me back to me ★ Collins Foley & Marcus Gonzalez

À la minute où le nom de Gonzalez était apparu sur l’écran de son téléphone, son cœur manqua un battement et elle eut la sensation d’étouffer. Cela faisait quelques mois qu’ils ne s’étaient plus adresser la parole, depuis qu’elle avait découvert pour l’enfant que Lyanna avait porté et depuis qu’il lui avait promis que jamais on ne retrouverait le corps de ce pauvre malheureux. Collins ne venait pas du même univers que lui, moins coriace, elle avait eu besoin de temps pour accepter tout ce qu’il lui était tombé dessus. Elle avait pris ses distances malgré que ses pensées n’allaient que dans son sens mais elle avait eu besoin de partir un peu pour mieux revenir. Difficilement, elle tentait de reprendre le cours d’une vie normale, ou du moins ce qui s’apparente au norme d’une héritière comme elle. Elle avait ces derniers temps l’alcool facile, pour oublier ce que sa vie était depuis quelques temps. Elle ne pouvait malheureusement en parler à personne et elle avait du mal à se pardonner. Elle peinait à faire semblant dans son propre jeu de rôle et difficilement elle luttait contre ses propres démons. Pourtant il avait suffi d’un message pour la faire sortir de sa nouvelle monotonie. Un nom, celui de Marcus et son monde s’écroulait. Elle l’aimait autant qu’elle le haïssait. Au fond, elle ne supportait pas le fait de ne pas le posséder entièrement. Il n’était pas elle comme elle l’aurait voulu et c’était bien ça le problème. Victime de ses sentiments elle avait accouru au premier signe qu’il lui donnait. Elle était faible de l’aimer mais elle ne pouvait faire autrement. Sur la pointe des pieds, elle avait pénétré dans la majestueuse suite du jeune homme. Un endroit qu’elle ne connaissait que trop bien pour s’être souvent glisser dans son lit. Elle y était resté quelques jours après son accident, le temps d’oublier et de retrouver meilleure mine. L’endroit était spacieux et à la pointe du luxe et de la technologie. On ne pouvait pas s’ennuyer. Pourtant son esprit était tracassé, elle avait fait les milles pas alors qu’il tentait désespérément de la faire patienter par message. Plus, il faisait durer le suspense moins elle était tranquille. Elle savait qu’elle pouvait tout attendre de lui et c’était probablement ce qui l’inquiétait le plus. Elle s’imaginait le pire et s’inventer les pires scénarios, plus horrible les uns que les autres. Marcus n’était pas du genre à la faire déplacer pour rien et elle priait le ciel que ce qu’il a à lui dire n’ait rien à voir avec l’homme qu’elle avait tué. Elle avait beaucoup souffert de cet accident et elle s’en remettait difficilement. Inquiète, elle avait trouvé refuge devant la baie vitrée où elle observait plusieurs véhicules de luxe défiler. Surement s’éloignaient-ils vers l’autre demeure des Gonzalez. Celle où elle ne s’était jamais rendue, par interdit et par peur. Elle avait parfois l’impression d’être la maîtresse que l’on cachait à son épouse. Si d’un point de vue ça l’arrangeait que sa relation reste secrète aux yeux de sa famille, elle avait un peu plus de mal à devoir se cacher lorsque par hasard elle croisait un membre des mexicains. Une amie, c’était comme ça qu’elle se qualifiait lorsqu’elle parlait d’elle et de Marcus. Une simple amie. Pour ce qui est de la réalité, elle était incapable de mettre de mot sur ce qu’ils étaient l’un pour l’autre. Ils étaient comme de aimants, malgré qu’ils s’éloignaient, ils finissaient toujours pas être attiré. Elle l’avait dans le sang et bien qu’elle essayait du mieux qu’elle pouvait de l’oublier avec d’autres hommes, elle n’y arrivait pas. C’était lui et toujours lui. Elle entendit la porte s’ouvrir derrière elle. Un instant, elle espérait que ce ne soit qu’une femme de chambre venue lui proposer quelque chose à boire. Puis, elle reconnut les pas du mexicain s’approchant doucement d’elle. Elle pouvait reconnaître sa démarche entre mille. « Je suis étonné que tu ne te sois pas servie dans le bar en m’attendant dis moi. » plaisanta-t-il, elle se retourna enfin un large sourire aux lèvres bien qu’elle n’était pas réellement d’humeur à rire. Quelques centimètres les séparaient et au fond d’elle, elle aurait préféré qu’il l’enveloppe de ses bras chauds pour la saluer. « Vu le temps que tu as mis, j’aurais probablement eut le temps de me filer tes meilleures bouteilles… » rétorqua-t-elle, alors qu’il s’éloignait un peu plus loin pour retirer sa veste. « Faut vraiment qu’on parle Coco. » elle avait la vive impression que ce qu’il s’apprêtait à lui annoncer ne lui plairait pas. Son comportement était loin d’être rassurant et même son sourire sonnait faux. Elle était capable de savoir quand ça n’allait pas et en vue des plissures sur son front, il était soucieux. Elle croisa ses bras autour de sa poitrine, comme pour se protéger de la nouvelle qu’il allait lui annoncer. D’une voix assez ferme, elle finit par lancer : « Je t’écoute. » alors qu’à son tour elle se perdait dans son regard. Elle l’observa défaire sa chemise, alors que le suspens devenait insoutenable. « Mon père arrête tout. Il prend sa retraite pour toutes nos affaires. » instinctivement, elle fit un pas en arrière, secouant la tête face à la nouvelle. « Non… » souffla-t-elle une première fois, en désaccord avec l’information qu’il venait de lui dire. Elle n’était pas au courant de ce que faisait la famille de Marcus dans les détails mais elle en savait assez pour comprendre que cela n’avait rien de légal. Il n’avait eu aucun mal à faire disparaître ce pauvre homme sans que jamais personne n’en soit inquiété. Elle savait que moins elle en savait mieux elle se portait. Marcus avait toujours fait en sorte de la tenir loin de ses affaires et elle avait compris qu’elle ne devait pas poser plus de question. Elle se pinça l’intérieur des joues tandis qu’elle adoptait un air plus grave. « Concrètement, ça veut dire quoi ? » demanda-t-elle finalement, se fichant complétement des règles qu’il avait posé lorsqu’il s’agissait de sa famille. « Je veux la vérité ! » exigea-t-elle, haussant un peu plus le ton.


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MessageSujet: Re: i'm pretending you did not exist but the truth is in the way i'm looking at you ߡ (MALLINS) Lun 4 Mar - 0:15

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Les ombres prédominaient dans l'existence de l'homme aux origines hispaniques. Elles étaient constantes. Devenues une partie de lui. Comme cette dualité permanente entre les deux êtres qu'il était. L'homme de nuit. L'homme de jour. Le nouvel empereur d'un cartel colossal. Le numéro deux d'une multinationale reconnue. Chaque matin il enfilait son costume taillé sur mesure, lui collant à la peau pour se rendre dans les bureaux de Gonzàlez Tech, évoquant des inventions robotiques avec des investisseurs, avec des clients. Parlant passionnément de ce domaine qu'il avait appris durant des années, qu'il avait étudié sur les bancs de l'école la plus prestigieuse du territoire américain. Puis à la seconde où les rayons du soleil faiblissaient, quand la lumière s'éteignait, il devenait un autre. Il retirait cette allure respirant la perfection, n'hésitant pas à se transformer pour devenir quelqu'un d'autre. Pour enfiler un autre masque. Celui du mafieux réduisant en poussières les ennemis, propageant la violence dans les rues de la cité des anges, repoussant les attaques de tous les adversaires, frappant les corps pour rappeler à tout le monde qui il était. Quel homme était Marcus Gonzàlez. Cet héritier prédestiné à un trône depuis le jour où le regard de ses deux parents s'était posé sur lui. En quelques secondes à l'observer, un lien s'était crée et ils avaient su, ils avaient compris qu'ils ne pouvaient plus l'abandonner, qu'ils devaient le sauver. Et ainsi ce nourrisson perdu sans âme protectrice pour le choyer était devenu leur enfant. Leur fils. Celui promis à un destin bercé entre la violence et la richesse, capable de répandre la terreur et d'ôter la vie à des innocents juste pour faire perdurer l'importance du cartel dans ce monde inondé par les batailles incessantes entre clans rivaux. Il y était prédestiné tout autant qu'il l'avait désiré. Parce qu'il avait eu le choix. Il n'avait pas été obligé de devenir cet être sanguinaire, d'accepter de revêtir cette armure de meurtrier. Il savait qu'il aurait pu s'en détourner par le passé, quand il était encore un adolescent. Sauf qu'il n'y avait jamais pensé, il ne l'avait pas fait, ayant le sang d'un guerrier prêt à mener chaque guerre jusqu'à la mort. Et à maintes reprises il l'avait prouvé, il avait montré sa loyauté à tous les hommes lui portant allégeance,  Fidèle et dévoué envers les siens. Ils étaient sa famille, ses alliés et il était inutile pour lui de partager des liens de sang avec eux pour le savoir. Pour défendre les mexicains qui l'avaient accueilli, qui lui avaient offert ce que sa mère elle-même n'avait pas su lui donner. Alors continuant de naviguer entre deux univers, s'habituant au combat prédominant dans sa boîte crânienne, il acceptait les deux conditions de son nom de famille. Toutes les responsabilités que cela pouvait incomber, même la nouvelle qui faisait l'effet d'une bombe nucléaire au sein de cette armée formée par les Gonzàlez. Il n'était plus le fils de Miguel Gonzàlez. Il n'était plus le numéro deux de quelqu'un. Il devenait l'empereur régnant sur tout le royaume. Le bourreau assis derrière son bureau pour donner la mort aux ennemis. Et il lui était impensable de plonger dans ce nouvel océan sans en parler avec Collins Foley. Car étrangement, il voulait qu'elle sache. Comme chaque fois qu'un nouvel événement faisait irruption dans sa vie, il avait besoin de lui dire. De venir le retrouver l'espace de quelques heures, durant une nuit hors du temps pour qu'elle soit là. Pour qu'elle soit à ses côtés tout simplement. Pourtant il n'avait de cesse de la repousser, de laisser s'exprimer son tempérament explosif quand elle haussait le ton pour l'énerver. A eux deux ils faisaient des étincelles. Ils étaient de la lave en fusion après une éruption volcanique. Dans un coin de son âme, il savait qu'elle n'aurait dû être qu'une femme de passage, une parmi tant d'autre, qu'elle n'aurait pas du compter ou devenir quelqu'un d'important. Mais elle s'était faufilée auprès de lui, elle s'était ancrée dans sa tête année après année et elle refusait d'en sortir. De disparaître de son sillage. De s'effacer de ses pensées. Même quand elle était détestable, même quand il rêvait de la faire taire pour les insultes qu'elle proférait. Même quand elle le poussait dans ses retranchements pour qu'il dévoile son visage le plus noir. Il n'y arrivait pas. Non il ne le pouvait pas. Car parfois elle le calmait. Elle s'asseyait près de lui et elle apaisait les flammes de son palpitant, faisant naître des sensations étranges dans sa poitrine. Il n'y avait rien de rationnel dans les sentiments qu'il éprouvait. Rien qu'il avait prémédité. Rien qu'il avait souhaité volontairement. Toutefois cela était arrivé depuis longtemps désormais. Et malgré tous les combats qu'il menait contre ses propres songes, contre les propres battements de son muscle cardiaque, il échouait lamentablement. Délaissant pour un temps incertain les siens juste pour aller la retrouver. De loin, il l'observa quelques secondes de dos, se perdant sur cette silhouette longiligne scrutant le paysage éclairé par les lumières de la ville.   « Vu le temps que tu as mis, j’aurais probablement eut le temps de me filer tes meilleures bouteilles… », elle n'avait même pas tort mais il évita de se concentrer sur cette légère provocation qu'elle exprimait, préférant admirer le sourire qu'elle lui renvoyait. Un rictus naissant au coin de ses lèvres, il ne la quitta pas du regard, tandis qu'il s'éloignait pour retirer cette veste superflue qui le gênait dans ses mouvements, qui lui donnait l'impression d'être déguisé. « Evite quand même. Je ne suis pas là pour faire ton garde malade. Certaines fois m'ont suivi. », il resta impassible, se contentant de se défaire d'une partie de ses vêtements comme s'il cherchait à repousser l'échéance fatidique. A ne pas prononcer les mots qui étaient logés dans sa gorge. Les paroles qu'il se devait de dire. Se retournant vers elle-même, il nota la contraction dans le corps de l'héritière. Elle était crispée, il pouvait l'apercevoir dans son attitude. Dans cette tension qui se propageait dans la pièce pour rendre l'air étouffant.  « Je t’écoute. » , il fit perdurer leurs observations mutuelles, leurs regards qui se scrutaient, la nécessité qu'ils avaient de se fixer, de ne pas se quitter. Parce qu'il n'était pas possible pour eux de lutter contre ce lien étrange qui les unissait. Contre les pulsions viscérales qui les habitaient. Mais il savait qu'en parlant tout allait vaciller. Car il allait tout détruire. En un revers de main. Et pourtant il avoua, énonça ce qu'il lui cachait, remarquant immédiatement la réaction involontaire du corps de cette sirène à la chevelure dorée. « Non… », il ne s'attendait pas à autre chose, avait imaginé la scène dans son esprit à maintes reprises. Conscient du choc qu'il lui imposait, il fit plusieurs pas en avant vers elle, cherchant à se rapprocher avant de continuer ses explications.  Tentant de ramener de la chaleur auprès d'elle. « Concrètement, ça veut dire quoi ? », les traits plus tendus, il la regarda, soupirant, comprenant que ce qu'elle allait entendre n'était pas ce qu'elle voulait. Etait à l'opposé de ses projets pour l'avenir.  « Je veux la vérité ! » , pour une fois il ne comptait pas mentir. Pas dissimuler d'informations, comme il le faisait constamment à chaque fois. Pour la protéger. Pour la mettre à l'abri du danger qu'il représentait. Pour ne pas lui faire apparaître totalement le monstre qu'il était. Le prédateur qui sommeillait dans ses entrailles. Toutes ces années, il l'avait mis dans une bulle loin de tout ceci, ne laissant transparaître que ce qu'il désirait à la seconde où il le voulait. Et ce soir il l'entraînait dans les abysses de l'enfer. « Ca veut dire que je récupère sa place. », il parla de sa voix calme et posée, comme s'il discutait de banalités outrancières. Comme s'il n'était pas en train de lui révéler qu'il était le roi des mexicains. L'homme à abattre pour tous les ennemis. Quelques secondes le silence engloba la demeure, avant qu'il vienne se planter juste devant elle, plantant ses prunelles enflammées dans ses iris océaniques. « Je suis le nouveau chef. Pour absolument toutes les affaires de la famille.... Et tu sais très bien que dans le lot il n'y a pas que la gestion de Gonzàlez Tech... », il avait l'impression d'entendre les pulsations cardiaques de Collins dans sa poitrine, tellement il ravageait tout autour de lui, brisant des murailles, faisant s'effondrer des fondations. D'un geste doux de la main, il la posa sur la joue de la poupée de porcelaine. « Lazaro et moi allons travailler ensemble. Je lui ai proposé de le faire... Mais tu comprends ce que ça veut dire tout ça ? Tout ce que ça sous entend pour moi ? », peut-être n'avait-elle pas connaissance de toutes les conséquences, de la route qui se dessinait devant lui, des obstacles mortels qui allaient se dresser pour le déposséder de son pouvoir, pour interrompre son règne. « Et par rapport à toi aussi.... » finit-il par ajouter dans un souffle. Car même si elle était la femme camouflée dans l'ombre, elle était là, gravitant constamment dans son monde, cette faiblesse à exploiter. Elle était la petite vulnérabilité facile à exploiter pour le torturer, elle était celle capable de le faire plier. La cible idéale pour le torturer. Pour planter une flèche droit dans sa chair.

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