Partagez|

Yander ✭ Every time I think maybe I'm heading in the right direction, I end up in a place I never even knew could feel this bad.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
❉ friends with benefits
Ander Luna
friends with benefits

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 23/11/2017
›› Love letters written : 592
›› It's crazy, I look like : Manny (fu'ing hotness) Montana
i swear we were infinite
MessageSujet: Yander ✭ Every time I think maybe I'm heading in the right direction, I end up in a place I never even knew could feel this bad. Sam 19 Jan - 19:04


Yoko Winchester  and Ander Luna
I'M MORE SCARED NOW THAN I EVER WAS
I'M SCARED OF GETTING CAUGHT

---------------✭---------------
Ander Luna s’est, à de maintes reprises, laissé porté par la vie. Sans ambition, sans réelles attaches, hormis cette petite soeur qu’il a tant aimé. Il n’avait fait que fouler le bitume sans prétention. Se délectant de plaisirs simples qu’il ne cherchait pas spécialement à attirer. Les femmes, l’argent, la réputation et l’honneur. Toutes ces choses qui faisaient de l’homme un vivant, il ne les avait jamais recherché. Il se laissait vivre. Porté par le vent, roulant à vive allure au-dessus de sa moto. Il exécutait lorsqu’on le lui demandait sans véritable rechigner à la tâche. En réalité, Ander Luna avait vu le jour dans un état de léthargie qui était ancré en lui tel un code génétique. Rien n’avait réussi à le faire frémir de passion, rien ne l’émoustillait ou lui procurait le moindre plaisir. Des filles, pourtant, il en avait connues quelques unes, intéressantes, mais ne s’était jamais réellement battu pour l’une d’elle. Bien loins d’être à l’image de son meilleur ami, Aaron, qui était prêt à tout fracasser sur son passage au nom d’une femme. Ander n’était pas de ces hommes, il n’attendait rien des autres et sans doute était - ce pour cela qu’il n’était jamais réellement déçu. Ce n’était pas un battant. À dire vrai, il s’approchait plutôt d’un perdant sans aucune ambition qu’à un quelconque rageur. La prison, elle même, n’avait pas réussi à le transformer. Malgré les murs froids, malgré la solitude et les années dont il avait été privé à tord, il n’avait pas eu la force de lutter. Laissant simplement une justice en laquelle il n’avait jamais cru l’enchainer comme l’animal que la société visualisait en lui lorsqu’elle croisait sa route. Sa nonchalance naturelle lui attirait bien des problèmes et il en avait, plus ou moins, conscience. Aucun cadre de vie ne convenait à l’oiseau volage hispanique. Pas même sa récente paternité, datant d’un retard de cinq années. Si Jade lui offrait des moments de paix, des sourires qui parfois faisaient craqueler son coeur meurtris, elle n’était pas suffisante. Elle n’était, pas encore, assez importante à ses yeux pour qu’il s’assagisse. Pour qu’il cesse de voguer ça et là, dans des lieux infâmes dans lesquels il trainait parfois sa fille. Cette jeune métisse silencieuse aux prunelles océans qu’elle avait hérité de sa mère. Lorsqu’il plongeait dedans, il s’y noyait, parce qu’à travers le regard de Jade il pouvait voir ce reflet de lui - même. Celui d’un lâche qui n’avait jamais réellement su prendre aucune décision. Celui d’un enfant trop agité qui courrait au devant des problèmes. Ce petit garçon impuissant qui n’avait jamais su protéger sa mère des coups d’un ivrogne et de l’erreur de ce dernier lui ayant couté la vie. Il n’avait pas pleuré, d’ailleurs, lorsqu’il avait enlacé le corps sans vie d’Adelita Luna entre ses bras d’hommes. Aucune larme ne venait, il ne s’était pas débattu lorsqu’on lui avait encerclé les poignets de menottes brulantes d’injustices. Ander n’avait pas réagi, totalement anesthésié par la vie et la dureté de cette dernière. Il n’avait pas eu la force de lutter, de crier à l’injustice et si là, en l’instant, adossé à sa moto, il avait le droit de respirer l’air froid c’était grâce à ses amis. À des proches qui croyaient en lui naïvement. À Myles plus particulièrement. Cet ami d’enfance qui avait toujours été présent, celui qui représentait la justice. À Alba et sa force. À Aaron et sa hargne. À Kim et sa douceur. Et puis, à Yoko et sa determination. Cette gamine qui faisait naître en lui une floraison de sentiments interdits et paradoxaux. Des affects qu’il n’était, pour l’heure, pas prêt à assumer. Et pourtant, sans s’en rendre compte, il se cherchait mille excuses pour qu’elle puisse donner un peu de douceur à Jade et par la même occasion rendre ce chez lui mortifère plus vivant. S’il s’agaçait de ses éclats de rires naïfs et qu’il ne se gênait, généralement, pas à le lui faire savoir. Il mentait. À elle. À lui - même. Comme cela avait toujours été le cas. Parce qu’Ander ne se fichait, au fond, pas du monde entier. C’était même tout le contraire, car à bien des instants il avait senti la rage envahir les pores de sa peau hâlée. Il s’était laissé posséder par une bête féroce, s’acharnant contre des âmes humaines pour un simple regard de travers ou une voix trop haute. Si les gens qui gravitaient autour de lui pensaient qu’il s’était assagit, cela était faux. Car, Ander n’avait fait qu’étouffer faussement un feu hardant qui sommeil encore au fond de ses entrailles. Une flamme que la jolie métisse aux lèvres pulpeuses éveillée en lui dès lors qu’elle s’acharnait à lui réciter ses multiples erreurs. Parce qu’au fond, elle était certainement celle qui voyait toute l’anomalie de son coeur. Celle qui était capable de lui jeter au visage toutes ses contradictions. Au - delà de le sermonner comme le ferait une mère malgré son jeune âge, elle était la seule personne qui se souciait réellement de lui. De ses états d’âmes et de sa manière de vivre chaotique. Elle avait su se faire une place, indéfinissable, aux côtés d’Ander. Et plus il la rejetait, plus le vide de son coeur ne faisait que s’agrandir un peu plus. Alors, bien souvent il préférait partir, fouler le bitume. Travailler pour le club lui offrait la sensation de faire partie de quelque chose sans réellement avoir à prendre trop de responsabilité. Tommy McMullen lui avait offert une seconde chance, de celles qu’on ne laisse pas passer. Et, Ander s’en était saisi. D’abord rejeté par les membres d’un club à la peau porcelaine. Un hispanique parmi les patriotiques. Un clown parmi les héros. C’était ce qui se disait dans son dos, parfois en face. Testant les limites et la patience de l’ex prisonnier. Il avait dû prendre sur lui, baisser les yeux. Réapprendre des codes sociaux qui n’étaient pas le siens pour finir par se tenir à la droite du président. Devant son arme de guerre. Sa machine à tuer. Celui qui supervisait les choses en son absence. Celui qui recrutait les âmes errantes pour le club. Il se devait de mourir et de vivre pour le club, pliant le genou et jurant allégeance à une idéologie anarchique. Il l’avait fait. Comme aujourd’hui lorsqu’il avait enterré une famille sans sourciller. Lorsqu’il avait poussé les prospects du club à bâillonner des fautifs aux yeux du club, mais des innocents aux yeux du monde. Il ne se souciait pas de toute l’immoralité de son acte, se déresponsabilisant de cela au nom d’un club. D’une vie toute tracée au bout de laquelle la mort était la seule et unique issue possible. Il s’était fait à l’idée, certainement réaliste, qu’il mourrait dans la rue, puisqu’en quelque sorte il y était né. Le sergent d’arme plonge sa main à l’intérieur de la poche arrière de son jean. Un regard, d’abord soucieux, en direction des prospects qui enterrent le cadavre du jour, il reporte rapidement son attention sur le portable qu’il vient de sortir. Comme à l’accoutumé sa messagerie était pleine. Yoko. Yoko. Et, encore Yoko. Si, habituellement, il avait tendance à survoler du bout des doigts les multiples sms de la jeune femme. Son coeur s’arrête de battre pendant quelques secondes lorsqu’il lit que sa fille, Jade, se trouve actuellement à l’hôpital. Quelque chose en lui se flagelle. Le ramenant à la dur réalité. Il était père. Et ses entrailles se tordent si fortement qu’il ne comprend, lui-même, pas ce qu’il se passe à l’intérieur de son corps. Son souffle s’arrête. Sa main tremble. Son corps tout entier semble réagir à une force plus grande. Une force qu’il ne soupçonnait pas. « J’men vais.  » Il le murmure fébrilement, s’avance difficilement jusqu’à sa moto qu’il chevauche. Sous les regards circonspects de ses prospects.  Des regards qu’il n’ose pas affronter. Il prend alors la direction de l’hôpital à vive allure. Manquant de tuer quelques personnes sur le chemin, quand ce n’était pas lui-même. Il continue son chemin sans réellement voir ce qui l’entoure, seule l’image de sa fille en proie à ses craintes, des blessures et à une mort imminente se matérialise sous ses paupières soudainement lourdes. Lorsqu’enfin il arrête sa moto sur le parking de l’hôpital, il scrute alors les indications que lui a laissé Yoko et se dirige vers le service d’urgence pédiatrique. Il bouscule quelques corps. Il ne songe même pas à ce t-shirt blanc taché de sang qu’il porte sous sa veste en cuir, ce sang qui était celui de sa victime du jour. Le souffle court, il aperçoit alors la silhouette de la métisse et ange gardienne de sa fille. Ses longs cheveux longeant ses reins, ses boucles roses qui le faisait sourire en coin. Il l’observe ainsi, de loin, pendant quelques secondes, inerte. Totalement absorbé par un flot d’émotions étrangères jusqu’alors. Il la toise, si fortement, si intensément qu’il s’y perd. Et puis, le bruit, l’agitation le ramène à lui. Il s’élance jusqu’à elle. Dépose brusquement ses mains sur ses frêles épaules  « Yoko ! Où est Jade ? » Sa voix est brisée. Cassure d’inquiétude. Il regarde autour de lui. Cherche sa fille, vainement. Il ne comprends pas ce qu’il se passe. C’est comme un poids douloureux qui se dépose soudainement sur ses épaules. Le poids d’un parent. Il reporte son regard sur la belle métisse. Plonge ses prunelles charbonneuses dans les siennes. Il y cherche l’assurance, celle dont il aimait se délecter chaque fois qu’elle lui hurlait dessus. Il n’y a rien. « Yoko puta répond moi!  » Il la secoue vivement, tente de la faire revenir à elle. Il lui transmet sa panique. Ses tremblements. Avant de se rendre compte qu’elle aussi, qu’elle surtout, aimait Jade. Si ce n’était pas plus que lui. Il la relâche. Laisse ses bras longer le long de son propre corps comme soudainement frappé par un camion. Il s’adoucie. Se fragilise en quelque sorte. « Il s’est passé quoi Yoko ? Elle est où ? C’est grave ?  » Son inquiétude coule sur le corps de la jeune femme comme la lave d’un volcan en pleine éruption. Au fond, toute sa nonchalance s’envole. Car elle n’est qu’une fébrile façade.
Revenir en haut Aller en bas
❉ friends with benefits
Yoko Winchester
friends with benefits

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 04/04/2018
›› Love letters written : 161
›› It's crazy, I look like : Alycia Debnam-Carey |
i swear we were infinite

( shooting the moon )
› relationships :
MessageSujet: Re: Yander ✭ Every time I think maybe I'm heading in the right direction, I end up in a place I never even knew could feel this bad. Dim 20 Jan - 10:23


By seeking and blundering we learn ★ Ander Luna&  Yoko Winchester
Yoko n’avait pas eu une enfance difficile, elle ne pouvait pas se plaindre d’avoir grandi dans une grande maison. D’un père avocat et d’une mère mannequin, elle était vouée à un glorieux destin. Elle était allée à l’école et avait foulé le sol de l’université alors que des milliers de petits américains n’arrivaient pas jusqu’ici. Il était souvent difficile de se l’imaginer, mais Yoko venait d’un milieu aisé et tout ce qui lui était arrivé par la suite était entièrement de sa faute. Elle ne pouvait pas tenir responsable ses parents de ses erreurs parce que par sa naïveté, elle avait pensé pouvoir détourner un système bien élaboré. Déterminée de nature, elle savait qu’elle fonçait droit dans un mur mais elle ne s’était pas arrêté pour autant. Elle espérait que sa prise de risque fasse la différence. Elle s’était retrouvé derrière les barreaux, tandis que ses avocats essayaient de raccourcir sa peine. Elle n’avait jamais regretté son geste persuadé d’avoir fait ce que tout bon citoyens se devait de faire. Yoko se considérait plutôt comme un dommage collatéral d’un système corrompu. Elle avait tenté de jouer les lanceuses d’alertes et était finalement passé directement par la case prison. Elle était consciente d’avoir blessé une bonne partie de ses proches à commencer par sa mère. Elle était incapable d’oublier le soir où le FBI avaient débarqué chez elles. La nuit était tombé depuis un moment et Yoko avait fini par s’endormir après avoir passé une partie de sa soirée à essayer de pirater le système informatique de la maison blanche. Rien que ça ! Fatiguée, elle s’était jetée sur son lit et avait été brusquement réveillée par deux hommes masqués. Sa mère hurlait derrière, alors que deux autres hommes l’empêchait de communiquer avec sa fille. Elle n’avait eu que le temps d’enfiler ses chaussures avant d’être emmené au poste. Peu habitué à ce genre d’environnement, Yoko n’avait pourtant pas coopéré. Elle s’était préparée psychologiquement à son arrestation, mais une fois les deux premières vingt-quatre heures passées, le sommeil l’avait rattrapé et elle avait fini par avouer ce qu’elle avait fait. Éprouvée et morte de fatigue, elle avait passé sa toute première nuit dans une cellule sale et humide. Elle n’avait été transféré à sa prison qu’après sa comparution immédiate, alors que Myles et Andrews courraient dans tous les sens pour lui éviter une peine maximale. S’il y avait un sujet qu’elle détestait abordé c’était bien son séjour en prison. Ça lui rappelait de trop mauvais souvenirs et elle ne supportait pas devoir expliquer son expérience derrière les barreaux.

Le retour à la réalité avait été éprouvant. C’était loin d’être une liberté complète, puisqu’elle avait toujours à sa cheville un bracelet pour la rappeler à l’ordre. Ce qui était loin d’être évident pour la jeune femme qu’elle était. Elle avait tenté de déjouer le système mais une fois encore, elle s’en était sortie par un simple rappel à l’ordre. Et comme, elle était condamné à passer ses soirées chez elle, Ander y avait trouvé son compte. Ils s’étaient rencontré une fois, alors qu’elle avait eu une autorisation de sortie pour une affaire. Elle avait profité de l’occasion pour faire la tournée des bars avant de tomber finalement sur une petite fille au milieu d’une dizaine de bikers. L’enfant s’était dormi sur une table de billard et personne ne semblait se soucier de son sort. Il lui avait fallu beaucoup de culot pour défier ces hommes en cuir, avant que le père ne se dénonce. Elle se souvient parfaitement de la première fois qu’elle avait rencontré Ander. Le genre de type qu’elle espérait ne plus jamais recroiser dans sa vie. Parent indigne et inconscient, il avait ramené une gosse dans ce bar miteux. Elle avait été scandalisé et n’avait pas manqué de lui dire le fond de sa pensée. Des paroles qui n’avaient évidemment pas fait sourciller le biker. Le destin les avait fait se recroiser et sans trop comprendre pourquoi, elle avait rapidement fini par s’attacher à Jade. Elle s’était sentie liée à cet enfant qui n’était pourtant pas la sienne. C’était difficile à expliquer mais Yoko s’était prise de tendresse pour la petite fille et s’était même proposé de la garder quelques fois. Elle n’avait pas imaginé que quelques fois sonnerait comme tout les soirs dans les oreilles du mexicain. Il arrivait même qu’elle passe quelques nuits avec elle sans voir son père. La brunette fermait les yeux sur les activités illégales du père par peur qu’il ne lui retire sa gosse. Et puis, avouons-le, ce n’était pas uniquement pour cette raison. Bien qu’elle préférerait mourir immolée plutôt que de le reconnaitre, Yoko avait fini par s’attacher au père célibataire également. Elle aimait le détester et le réprimander sur son comportement. Il ne se passait pas une journée sans qu’il ils ne se disputent. Elle se surprenait à s’inquiéter pour lui alors que plus d’une fois elle lui avait craché au visage qu’elle souhaitait le voir mort. Des paroles qu’elle ne pensait pas, mais Ander avait le don de la faire sortir de ses gonds. Elle répétait sans cesse qu’elle le détestait et que ce n’était rien d’autre un râté comme pour se convaincre. Seulement, à en voir le passive de la jeune femme, on comprenait rapidement son penchant pour les causes perdues.


Profitant du rayon de soleil, Yoko avait proposé à Jade de faire un tour de vélo à l’extérieur. L’une comme l’autre ne supportaient pas de rester enfermer un jour de week-end, alors même que son père ne trouvait pas de repos avec son gang. « Tu me suis d’accord ?» ordonna la jeune femme, vérifiant une dernière fois que le casque de la petite fille était bien mis. À son tour elle enfila le sien, puis chevaucha son vélo. Ce n’était pas la première fois que les deux jeunes femmes se baladaient en vélo. Elle aimait passer du temps avec Jade qui lui rappelait étrangement sa propre enfance. Yoko avait l’habitude de se promener l’été avec sa mère en vélo. C’était des moments qu’elle avait longtemps chéri mais qu’elle avait laissé tombé à l’adolescence. La jeune femme aux cheveux roses appréciait ces instants puisqu’il lui rappelait qu’elle n’était plus enfermé dans une cage. La prison et son passage en isolement avait provoqué de nouvelles phobies en elle qu’elle ne connaissait pas. Depuis qu’elle était libre, elle ne supportait plus les endroits clos. Souvent, elle avait besoin de sortir prendre l’air ou se mettre à sa fenêtre pour respirer. Il lui arrivait parfois de jeter un coup d’œil derrière pour être certaine que Jade la suivait encore. Elle lui faisait de temps en temps signe pour qu’elle ne dépasse pas la ligne de sécurité. Il ne lui fallut que quelques secondes d’inattention avant d’entendre un frein sec. Lorsqu’elle se retourna pour voir ce qui venait de se passer l’horreur se dessina sur son visage, tandis qu’elle abandonna son propre vélo en plein milieu de la route pour aller vers le corps frêle de la petite fille. Jade venait de se faire percuté par une citadine. La femme descendit aussitôt de son véhicule se confondant d’excuse et tentant par la même occasion d’appeler les secours alors que la brunette resta au chevet de la petite fille, faisant un garot sur son crâne avec son propre t-shirt. Un instant, elle eut l’impression que son esprit était complétement sorti de son corps. Elle eut beaucoup de mal à analyser ce qui venait de se produire. Les secours ne tardèrent pas à arriver. En chemin, elle était incapable de répondre aux questions que lui posaient les ambulanciers. Des informations qu’Ander n’avait pas pensé à lui donner et qu’elle n’avait pas non plus réclamé. Elle s’était sentie bête d’ignorer des données aussi élémentaires que son groupe sanguin ou encore ses allergies. Plusieurs fois, elle avait tenté de joindre Ander, tombant sur sa boite vocale. Au fond d’elle, elle redoutait la réaction du jeune homme. Sur place, les médecins s’étaient rapidement occupé de la petite fille. Yoko n’avait pas été autorisé à les suivre, elle faisait les cents pas dans le couloir comme un lion en cage se perdant peu à peu dans sa culpabilité. Elle avait plusieurs fois tenté de soutirer des informations aux infirmières sans le moindre résultat. Elle avait l’air d’une folle dans cette salle et ne s’était d’ailleurs aperçu qu’elle trainait en sous-vêtement que lorsqu’un des ambulanciers lui proposa sa veste… Elle sursauta lorsque des mains vinrent se poser sur son épaule et son expression change, elle n’a pas le temps de dire un mot qu’une émotion étrange lui traverse l’esprit. Son cœur se mit soudain à tambouriner encore plus fort et elle reste figer devant le père et ne remarqua même pas son haut taché de sang... « Yoko ! où est Jade ? » elle se perd un instant dans le regard inquiet du mexicain et sa culpabilité n’en devient que plus grande. Elle n’avait lâché du regard la petite fille qu’une poignée de seconde mais ça avait suffi à ce qu’elle se fasse mal. « Yoko puta répond moi!  », son agressivité ne la rend que plus muette. Elle se force à reprendre ses esprits tandis que ses yeux se gargarisent de larmes qu’elle refuse de laisser échapper. « Elle est à l’intérieur, avec les médecins. » finit-elle par dire d’une petite voix. « Ander, je suis désolée ! » enchaina-t-elle, ne supportant pas être responsable de ce qui venait de se passer. « On partait au parc pour se balader. Elle était derrière moi… et là… » continua-t-elle avant finalement de s’effondrer en larmes. Elle n’avait pas l’habitude de pleurer, elle qui aimait se montrer digne, venait de perdre le total contrôle de la situation. « Il s’est passé quoi Yoko ? Elle est où ? C’est grave ?  » elle secoua la tête. À vrai dire, elle n’avait pas de réponse à sa dernière question. Elle espérait que non mais les médecins ne lui avaient encore rien dit. « Elle s’est fait percuté par une voiture. Elle était blessé à la tête… et son bras lui faisait mal. » elle ne se rappelait pas exactement de tout, c’était comme si son cerveau cherchait à lui faire oublier cette horrible scène. « Madame Winchester… la petite va bien, elle s’en sort avec une entorse au poignet mais nous allons la garder encore un peu pour lui faire passer des scanners…» lui annonça une infirmière qu’elle avait harcelé avant l’arrivé du mexicain…



Revenir en haut Aller en bas
❉ friends with benefits
Ander Luna
friends with benefits

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 23/11/2017
›› Love letters written : 592
›› It's crazy, I look like : Manny (fu'ing hotness) Montana
i swear we were infinite
MessageSujet: Re: Yander ✭ Every time I think maybe I'm heading in the right direction, I end up in a place I never even knew could feel this bad. Mer 13 Fév - 14:17


Yoko Winchester  and Ander Luna
I'M MORE SCARED NOW THAN I EVER WAS
I'M SCARED OF GETTING CAUGHT

---------------✭---------------

Ander Luna avait toujours mis un point d’honneur à fuir les responsabilités. Il ne faisait, définitivement, pas parti de cette catégorie de gens ayant des ambitions outrancières. Bien loin de là. L’enfant des rues putrides de South l.a préférait se laisser porter par le vent. Prisonnier d’une torpeur infantile qui prenait sources dans de multiples tragédies successives. Vivre auprès d’un ivrogne violent l’avait brisé plus qu’il ne voulait bien l’avouer et si pendant un temps il avait été enclin à fournir quelques efforts pour rendre fier un père qui n’en avait jamais été un. Ander a très vite compris que soulever des montagnes ne lui apporterait rien d’autre qu’un épuisement inutile. Alors il avait vécu sa vie comme le ferait ces âmes errantes sans objectifs précis. Contrairement à sa cadette qui avait, il fut un temps, réussi à fuir le monde de violence dans lequel ils avaient tous les deux grandis, Ander n’en avait jamais eu la force. Et encore moins la volonté. Il n’était pas un battant. Et ne le serait certainement jamais. Il se contentait d’affronter la vie comme elle se présentait à lui, avec son lot de malheur quotidien. Ainsi, il anesthésiait un coeur déjà bien fébrile. La prison ne lui avait rien fait. Ce n’était que cinq années de plus qui s’ajoutaient à un compteur déjà bien rempli. La mort de ses parents l’avait sidéré un temps et ce ne fut pas lui qui lutta contre l’injustice qu’il avait subit lors de son arrestation. Non. Ce fut Myles, cet ami d’enfance qui s’était battu comme un lion pour le sortir des murs froids de l’univers carcérale dans lequel on l’avait enfermé. Cela aurait dû lui servir de leçon, le poussant, en toute logique, à se ranger. À ne plus franchir cette ligne rouge, celle de l’illégalité. Et pourtant, ça lui colle à la peau. Naïvement son entourage avait pensé qu’avec l’arrivée de Jade dans la vie du sergent d’arme, il s’assagirait. Penserait au bien être de son enfant avant son confort et sa procrastination légendaire. Pourtant, ce ne fut pas le cas. S’il ne s’était pas battu contre les grands parents de Jade lorsqu’ils lui avaient déposé l’enfant. C’était simplement par lassitude. Comme d’habitude, l’hispanique s’était laissé faire sans rechigner. Acceptant une gamine de cinq ans qu’il ne connaissait pas, et au fond, qu’il ne souhaitait pas connaître. Alors lorsque la jeune Yoko était apparue dans sa vie, son côté opportuniste lui a murmuré à l’oreille de tout faire pour qu’elle s’entiche de la jeune Jade. Epargnant alors au père célibataire bien des obligations. Ce dont il ne s’était pas attendu, en revanche, c’était de s’attacher à ce point à cette triangulation atypique qu’ils formaient ensemble. Et lorsqu’il avait appris le lien particulier qui liait Yoko et son prospect. Le mexicain fut surpris d’éprouver un pincement dans le creux de sa poitrine. La jalousie. Celle d’être trop âgé pour cette fille. Celle aussi de ne pas être un homme assez bien pour la faire sourire comme il aimait la voir sourire lorsque Jade se blottissait contre elle. Sans doute était - il en train de tomber amoureux. D’une jeune femme que tout opposait en tout point et qui pourtant réanime un coeur endoloris depuis de nombreuses années. Car oui, des femmes il en avait connu. Sans doute un peu trop et de manière trop volage. Mais aucune n’avait réussi à toucher ce coeur qui sommeillait en lui. Aucune n’avait eu suffisamment de cran et de force pour animer en lui un quelconque intérêt pouvant, éventuellement, surpasser la barrière des simples danses physiques enivrantes. Yoko y était arrivé. Provoquant en lui un intérêt curieux pour des choses pourtant futiles aux yeux du mexicain. Ainsi de temps en temps, il posait quelques questions sur elle. Sur ce qu’elle aimait. Sur ce qu’elle détestait. Il savait, parfois, prêter une oreille attentive aux maux de la jeune femme. Loins des yeux du monde, car c’était quelque chose qu’il se refusait à assumer totalement. Pourtant, lorsqu’il franchis avec hâte les multiples portes de l’hôpital au rythme d’un coeur exalté d’inquiétude, il ne peut nier que l’idée même que l’une des deux femmes de sa vie puisse être blessée le terrorise. Le souffle court, saccadé, il lui fait face. Déboule devant une Yoko visiblement sous le choc et totalement inerte. Il dépose ses larges mains sur les frêles épaules hâlées de la jeune femme, recouverte d’une veste qu’il savait ne pas être la sienne. La secouant légèrement afin de la faire revenir sur terre. Lui même n’y étant plus totalement d’ailleurs. Laissant un flot émotionnel étrange et inconnu jusqu’alors prendre possession de lui. « Elle est à l’intérieur, avec les médecins. » Quelque chose s’allège en lui. Car, si Jade était présentement avec les médecins c’est qu’elle respirait encore. Et le père, se découvre alors un élan d’inquiétude parentale qui lui était jusque là encore inconnu. Il fronce les sourcils, silencieux face au regard quelque peu troublé de la jeune femme qui lui fait face. « Ander, je suis désolée ! » Il arque un sourcil. Elle était désolée ? Vraiment ? Elle ne devait pas. Soudainement, il s’en veut, se rend compte que les paumes de ses mains tiennent la jeune femme de manière un peu trop virulente. Il les ôte alors, laissant ces dites mains retomber le long de son corps. Epaules néanmoins tendus. Il secoue son visage pour signifier sa désapprobation. « C’est pas ta faute… » Murmure - t - il de son accent à trancher le couteau. Sans pour autant savoir réellement ce qui s’était passé. Bien trop obnubilé en l’instant par la souffrance et la panique qui se dégage du regard de la jeune femme. « On partait au parc pour se balader. Elle était derrière moi… et là… » Il croise ses bras contre sa poitrine. Insiste de son regard charbonneux. Le coeur battant à vivre allure. Le mexicain, habituellement si déconnecté de la réalité, se retrouve comme happé par cette dernière. Et lorsque les larmes de la métisse longe son visage rond de poupée, quelque chose se fissure en lui. Il est soudainement épris d’un besoin presque vital de l’enlacer. De la rassurer. Mais, en l’instant, l’esprit trop préoccupé par mille question il reste de marbre. L’interrogeant sur la suite des événements. « Elle s’est fait percuté par une voiture. Elle était blessé à la tête… et son bras lui faisait mal. » Ses jambes se font soudainement lourdes. Car Ander Luna ignore l’état de gravité de la chose. Il ignore si sa fille souffre. Il n’en veut pas à Yoko. Non. Il s’en veut d’être lui-même en cet instant et se dit que cette petite fille aurait été tellement plus heureuse loin de lui. Il prend alors une grande inspiration, relâche ses bras contre son torse et laisse une main pudique se poser sur la joue de la brune. Il approche son visage de celui de la jeune femme. Laissant son souffle se percuter contre sa peau chaleureuse. « Elle allait bien ? Je veux dire elle était encore consciente ? » Cette fois - ci il s’apaise. Se veut quelque peu doux. Soucieux et d’une sincérité qui l’étonne lui - même. Troublé par cette jeune femme et cette sincère inquiétude noyée d’une culpabilité qui n’a pas lieu d’être. Son pouce chasse les larmes de la brune. « Arrêtes de chialer Yoko… » Parce que si elle ne cesse de pleurer ainsi, il ne pourrait alors résister à cette envie dévorante de la réconforter. De prendre soin d’elle et de l’enlacer. Le silence se veut lourd, tandis qu’une voix le ramène doucement à la réalité  « Madame Winchester… la petite va bien, elle s’en sort avec une entorse au poignet mais nous allons la garder encore un peu pour lui faire passer des scanners…» Derechef, le mexicain fait volte face. Tel un adolescent pris sur le fait de transgresser les règles. Il passe une main contre sa nuque, la frottant frénétiquement. « Ok…et elle va bien hein ? On doit attendre c’est ça ? » Interroge - t - il l’infirmière en bafouillant. Cette dernière lui offre un sourire chaleureux. Typiquement humain. « Oui et vous êtes ? » Ander bombe son torse, glisse sa main dans celle de Yoko. Affronte le regard suspicieux de la jeune femme qui le scrute. Elle l’interroge du regard. Regard qui s’arrête sur ce marcel blanc tacheté de sang. « Son père! Vous voulez ma photo ?» Il ancre ses prunelles sombres dans celles de la jeune femme qui secoue alors son visage. Visiblement gênée. « Non..je me demandais si vous aviez besoin de soin. Auquel cas nous reviendrons vers vous rapidement » Et elle fait volte face. Se détournant des deux jeunes femmes. Ander Luna relâche alors la main de la brune, la toisant de ses prunelles charbonneuse. « Merci Yoko… » Il le murmure avec sincérité, puis dépose ses mains sur les pans de la veste qui recouvre les épaules de la brune. La lui enlève avant d’ôter son propre cuir qu’il dépose sur les épaules. « J’aime pas cette veste rouge…le cuir ça te va mieux. » Comme à l’accoutumé, Ander Luna fait ce que bon lui semble, quand bon lui semble. Il approche alors ses lèvres du front de la jeune femme, l’enlace contre lui, laissant la veste de secourisme retomber sur le sol. Près de ses pieds. « Je veux pas que tu chiales comme ça…ça…ça m’énerve. » Il bafouille avec maladresse, le regard rivé contre un point imaginaire sur le mur qui lui fait face. Tandis qu’il enlace un peu plus fortement la jeune femme contre son torse. Laisse ses lèvres frôler ses cheveux. Soudainement…le monde ne semble plus exister…car tout allait bien. Jade allait bien. Yoko allait bien. Alors Ander pouvait laisser retomber la tension…
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

all these memories seem so old


just the way you are
i swear we were infinite
MessageSujet: Re: Yander ✭ Every time I think maybe I'm heading in the right direction, I end up in a place I never even knew could feel this bad.

Revenir en haut Aller en bas

Yander ✭ Every time I think maybe I'm heading in the right direction, I end up in a place I never even knew could feel this bad.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOWN WITH LOVE :: 
 :: Downtown L.A :: Ronald Reagan medical center
-