Partagez|

Be a voice, not an echo. (Cain)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
❉ fifthy shades of you
Kim Forbes
fifthy shades of you

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 08/06/2017
›› Love letters written : 409
›› It's crazy, I look like : Rosamund Pike
i swear we were infinite
MessageSujet: Be a voice, not an echo. (Cain) Jeu 17 Jan - 22:41


It is through language that we communicate with the world, define our identity, express our history and culture, learn, defend our human rights and participate in all aspects of society, to name but a few. Through language, people preserve their community’s history, customs and traditions, memory, unique modes of thinking, meaning and expression.  They also use it to construct their future. ★ Cain Milano & Kim Forbes
Travailler pour un chef de gang était loin d’être de tout repos. Kim se levait tôt de ses cauchemars peinait à retrouver le sommeil, elle errait dans sa minuscule chambre luxueuse jusqu’à qu’il soit enfin l’heure de se réveiller. C’était d’ailleurs le moment qu’elle redoutait le plus. Elle s’affairait dans le bureau du Djinn jusqu’à ce que ce dernier lui ordonne de partir. Elle n’avait trouvé que le travail pour noyer son chagrin. Elle se perdait dans les milliers de dossiers qu’elle avait à traiter, tous aussi intéressant les uns que les autres. Elle avait également décidé de trier différemment les documents faisant râler dans un premier temps Caïn qui ne supportait pas que l’on touche à ses affaires, mais elle s’était donné tellement de mal pour arriver à ce nouveau système qu’il s’était contenté d’acquiescer. C’était la seule façon qu’elle avait trouvé de faire taire ces horribles images qui venaient sans cesse la hanter. Son esprit la torturait et elle n’arrivait pas à se sortir de la tête cet horrible journée. Elle mettait beaucoup de cœur à l’ouvrage jusqu’à qu’elle se fasse virer par le chef des lieux pour aller se reposer. Il ne devait pas ignorer l’enfer qui l’attendait lorsqu’il la poussait à rejoindre sa chambre. Il pouvait l’entendre au bout du couloir hurler seule dans la pénombre de la nuit. Dans son malheur, elle essayait de se concentrer un peu plus sur les visages de son fils, de son mari qu’elle refusait d’oublier. Elle avait trouvé dans l’épouvante de ses nuits une issue, celle qui lui permettait de profiter quelques secondes avec eux avant qu’ils lui soient retirés. Une fois qu’elle poussait la porte de ses limbes, elle ne pouvait échapper à sa réalité. Ses souvenirs la suivaient et elle n’avait d’autre choix que de vivre avec. Elle était retourné un peu plus tôt dans sa chambre. Caïn avait besoin de se retrouver seule et elle savait que dans ces moments il valait mieux obéir. Elle travaillait pour lui depuis bientôt une année et elle commencer à mieux cerner le personnage. Elle savait combien il était risqué de lui tenir tête et quel homme il pouvait être. Caïn n’était pas toujours indulgent avec elle, il laissait penser qu’il la traitait au même rang que les autres, mais c’était faux. Elle se sentait parfois spécial aux yeux du Djinn, elle savait pertinemment comment le calmer ou le résonner. Elle savait que sa voix comptait même lorsqu’il laissait croire le contraire. Combien de fois avait-elle d’ailleurs ressentit cette tension lorsqu’elle n’était plus qu’à quelques millimètres du mafieux. Comme la fois où il avait tenu à lui apprendre le golf. Elle était certaine qu’à quelques secondes près ils auraient dérapé si Catriona n’était pas rentrée en furie dans le bureau. Elle pouvait clairement sentir le parfum boisé de l’italien. Elle connaissait d’ailleurs par cœur son odeur, elle pouvait la rencontrer entre mille. Elle avait pris le temps de l’analyser et de l’enregistrer dans une partie de son esprit. Caïn était un homme soigneux et raffiné. Même lorsque sa chemise était tâchée de sang ennemi, il gardait sa prestance et sa classe. Face à lui, elle avait souvent l’impression d’être microscopique…

Elle avait rejoint un peu plus tôt sa chambre, elle n’avait pas très faim. Le manque de sommeil lui nouait l’estomac et elle avait souvent l’impression de ne rien pouvoir avaler. L’alcool était probablement la seule chose qu’elle tolérait encore parce qu’il lui arrivait parfois de se saouler jusqu’à l’écroulement. Une chose qu’elle ne pouvait plus se permettre depuis qu’elle avait de nouvelles responsabilités. Elle devait bien faire ses preuves pour garder sa place au sein des Milano si un jour elle voulait enfin se venger de ses ennemis. Un paquet était soigneusement posé sur son lit lorsqu’elle pénétra dans son petit espace privé. Un colis soigneusement enroulé par un magnifique ruban en soie. Il était là, la preuve de toute la délicatesse de son hôte. Elle reconnaissait l’empreinte du mafieux dans ce geste. Évidemment, elle n’était pas bête et elle comprenait bien ce que ce cadeau signifiait. Elle avait elle-même, confirmé l’arrivé de Caïn au gala. Une sorte de soirée déguisé où se mélangeait les gens de la haute société avec les mafieux de la ville pour faire passer quelques affaires en douce. Elle hésita un long moment devant la boîte sentant doucement le rouge lui monter aux joues. Lorsqu’elle souleva le couvert, elle resta un instant scotché devant le vêtement. Une somptueuse robe dessinée dans de la dentelle. Un objet de haute couture qu’elle n’aurait jamais pu s’offrir seule. Même sa robe de mariée n’avait pas été aussi belle. Elle caressa du bout des doigts le tissu avant de sortir finalement l’habit de son emballage. Ses gestes étaient délicats… elle porta la robe à son corps jetant un regard au miroir accroché à son armoire. Elle était magnifique ! Elle ne pouvait pas être faites pour elle. Ce genre de tenues n’allaient qu’à des femmes comme Catriona ou encore Anthéa. Pas elle ! Kim n’avait pas l’habitude qu’on prenne autant soin d’elle. Elle venait d’un milieu où il était préférable de se débrouiller seule. Face à son reflet, et malgré qu’elle se trouva belle quelques seconde, elle jugea qu’elle n’était pas faite pour ça. De toute façon, elle ne voulait pas y aller à ce fichu bal. Elle n’était ni prête à danser ni à rencontrer de nouvelles personnes. Kim était bien mieux dans sa chambre seule. Au moins, elle n’avait pas besoin de faire semblant. Ses sourcils se froncèrent aussitôt, tandis qu’une vague d’émotions l’envahirent. Elle en voulait à Caïn soudainement de son attention. Comment avait-il pu participer à cet instant d’allégresse quand il était parfaitement au courant de ce qu’elle vivait ? Elle n’était là que pour une chose et tout ce qu’elle lui demandait c’était de rendre justice à sa famille. Le reste, elle était capable de tout accepter de cet homme sauf celui de la rendre heureuse. Son bonheur était enseveli sous terre, elle ne voulait rien qui pouvait l’éloigner de ses objectifs. Si elle devenait trop joyeuse, elle avait peur de se mettre à oublier le visage de ses hommes. Pire encore, elle avait peur de trahir Joachim avec leur chef.

Aussitôt elle rangea la robe dans sa boite n’arrivant pas à la plier aussi parfaitement qu’elle ne l’était au départ. Ce qui lui fit lâcher un petit grognement. Elle poussa de nouveau la porte de sa loge pour rejoindre directement la pièce au bout du couloir. Elle ne frappa pas, se contenta de pousser l’énorme porte en bois précieux. Il était là, elle le savait. Elle était plus ou moins au courant de ses faits et gestes. Lorsqu’il réglait quelques comptes à ses ennemis, elle se contentait d’écrire réunion sur l’agenda du patron. Le reste, c’était son affaire. Elle n’avait jamais eu à assister à ces fameuses sessions de tortures. Ce n’était pas pour les dames mais il lui avait promis que lorsqu’il attraperait ceux qui avaient fait du mal à son fils, elle pourrait assister au spectacle en première ligne. Elle pourrait même y participer, c’est du moins ce qu’il l’avait laissé comprendre. Elle s’était contentait de cette promesse. Elle savait que les mots sortis de la bouche du gangster n’étaient pas factices. Elle mettait sa vie entre ses mains contre un engagement qu’il avait fait des mois de cela. « Je peux savoir ce que c’est ? » dit-elle en déposant la boîte face à lui. Kim n’avait jamais eu peur du mafieux. Souvent, il lui arrivait de se perdre dans son regard et elle ne pouvait nier qu’il avait un certain pouvoir sur elle. Mais jamais elle ne s’était sentie en danger face à lui. Elle se retrouvait dans l’histoire de Shéhrazade. Au fond, elle se sentait proche de cet homme que tout le monde craignait mais que personne ne connaissait réellement. Son ton était autoritaire. Elle se sentait trahi par sa maladresse. « Vous m’avez prise pour l’une de vos poupées que vous pouvez habiller ou dévêtir comme bon vous semble ? » Elle ne se mêlait pas jamais de sa vie sexuelle. C’était probablement la dernière chose qu’elle voulait savoir. Elle ne comptait pas se rendre malade encore plus qu’elle ne l’était. Pourtant, rien qu’à l’idée qu’Anthéa puisse lui envoyer des filles pour se satisfaire, elle en devenait fébrile. Elle se mettait soudainement à détester sa seule amie. « Je ne sais pas pour qui vous m’avez pris, mais cette robe est… ignoble. » c’était faux ! Évidemment qu’elle l’adorait. Elle n’avait jamais porté de vêtement aussi beau de sa vie entière et c’était bien ça le problème. Elle ne pouvait accepter un présent aussi somptueux même si pour lui ça ne représentait pas grand-chose. Elle se sentait comme insulté par ce geste. « Et puis je pensais vous l’avoir dit, je ne viendrais pas à ce gala ! » l’excuse de la robe n’avait pas marché. Elle pensait s’être débarrasser de son invitation après lui avoir expliqué qu’elle n’avait rien à se mettre. À aucun instant, elle n’avait imaginé qu’il referait sa garde-robe.




Revenir en haut Aller en bas
❉ i choose my own destiny
Caïn Milano
i choose my own destiny

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 23/12/2017
›› Love letters written : 1139
›› It's crazy, I look like : Cillian Murphy
i swear we were infinite
MessageSujet: Re: Be a voice, not an echo. (Cain) Dim 20 Jan - 22:15


Kim Forbes and Caïn Milano
MONSTERS ARE REAL. GHOSTS ARE TOO. THEY LIVE INSIDE US AND
SOMETIMES THEY WIN

---------------✭---------------


La solitude a quelque chose de reposant. C’est une douce maitresse qui entoure le Djinn depuis sa naissance. Être difforme à l’âme noircie il a pourtant, toujours, été plus ou moins entouré. Adulé par certains. Craints par d’autres. Erigé au rang de dieu. De démon. D’enfant maudit dont la chair humaine n’est que mirage et poudre illusoire au regard des vivants. Autour de Caïn Milano, gravitait bien du monde, du beau monde. La sacrosainte haute société intouchable pour le commun des mortels. Et le serpent, s’était faufilé parmi eux. Arborant l’opulence coloré de bulles couleurs ors. De costumes hors de prix et de voitures de luxes à la puissance viscérale. Caïn Milano parmi ces âmes humaines, ces fourmis qu’il observait de ses prunelles dédaigneuses, était un être profondément solitaire. Il n’était ni flamboyant, ni impétueux. D’un calme savoureux. D’une intelligence pragmatique. Il menait sa vie comme s’il jouait une partie d’échec. Conscient du poids qu’il portait sur ses épaules, condamné par un nom lourd de sens. Condamné à conserver une certaine rigueur quotidienne. Une main de fer cloisonnée dans des silences lourds de sens. Bien évidemment, il n’était pas ce monstre hideux dépeint par bien des rumeurs. Il était humain et comme tout être humain il avait ses failles. Ses fêlures, ses points faibles et ses deuils. De nombreux deuils dont il ne prononçait que peu de mots. Abel Milano avait été le premier d’une longue liste. La vie l’avait arraché à sa famille de la plus terrible manière. L’enfant soleil s’était éteint dans d’atroces souffrances emporté par la tragique leucémie dont il souffrait depuis des années. Laissant le clan Milano, tout entier, impuissant face à cela. Un clan, pourtant habitué à asseoir ses privilèges teintés de violences face au monde. Un clan qui se délectait des âmes qu’ils broyaient dans le creux de leurs mains savoureuses. Milano, vampirisme. Sorciers aux prunelles océans. Meute de loups capable de disséquer le premier idiot qui oserait s’ériger contre eux. Ces gens, ces âmes cristallines et paradoxalement sombres avaient été mises à genou par un dieu cruel. Sans doute juste, d’une certaine manière, au regard des atrocités que les italiens commettaient au quotidien. Des horreurs, des actes lugubres qui n’avaient jamais fait sourciller Caïn Milano. Cet être étrange, digne d’une peinture de Władysław Podkowiński, artiste, dépeignant la folie humaine à travers les traces et lignes d’un pinceau hyperactif. Caïn avait l’âme noircie du sang de ses multiples ennemies. Il se voulait désaffecté aux yeux de ses employés. Il se voulait brisure à travers le regard perçant de sa cadette. Il se voulait tortionnaire au regard de certains de ses hommes. Et, il était tout cela à la fois. Tout comme il n’était, dans la finalité, rien de tout cela. Au fond, il n’était qu’un homme parmi les autres, un homme dont le nom était murmure inaudible. Dont le coeur était insaisissable pour son entourage, même pour sa défunte épouse. Dont le corps décharné s’était éclaté contre le bitume. Lyra Milano n’avait pas réussi à survivre au Djinn. Celle qui était, pourtant, l’instigatrice de ce surnom qui lui collait aujourd’hui à la peau. Celle à la toison sombre et à la peau porcelaine n’avait pas survécu aux atrocités. À ce lien intarissable qui unissait cette meute cruelle qu’était les loups Milano. Elle avait pourtant tenté de s’y faire une place. D’asseoir quelques décisions ça et là sous le regard attentif d’un Caïn Milano renfrogné et sévère. Elle s’était complainte dans un quotidien, un univers, qui n’était pas le sien. Et à chaque aube qui se levait, chaque rayon de soleil qui percutait la peau pâle du mafieux, il avait une vague pensée pour la triste Lyra Milano. L’obscurité l’avait dévoré. Anéantissant tout l’être entier qu’elle était. Ce qu’elle était. Cette femme qu’il avait prise en pitié plus qu’il ne l’avait aimé. Cette femme pour laquelle il n’avait pas versé une seule perle salé. Il n’avait jamais aimé Lyra. Il avait été troublé, certes. Très certainement oui. Pas la faible lueur qui colorait ses prunelles sombres. Tentant vainement de l’instruire, de la modeler à l’image de sa famille. Certainement trop vite. Trop abruptement pour une âme si fragile. Encore aujourd’hui lorsque ses pensées vont jusqu’à elle, une certaine mélancolie s’éprend de son être. Une mélancolie silencieuse et mélodieuse à l’instar des notes de piano qui découlaient de ses doigts habiles. La nuit était longue. Pleine de solitude mais silencieuse. Cela avait toujours été plus ou moins le cas dans le vaste manoir de la famille Milano. Cela était toujours le cas lorsque le Djinn longeait les vastes couloirs. Lorsque ses domestiques courbaient l’échine. Ceux l’ayant connu pourtant enfant avait appris à le craindre. À faire silence lorsque son souffle glacé se percutait contre les oeuvres d’arts qui décoraient les murs de son royaume. Ce soir ne fait pas exception. C’est une nuit comme une autre, tandis qu’il se tient hargneusement droit face à la lueur lunaire qui éclaire son visage. Ses prunelles toisent le liquide ambré, son fruit défendu, son plaisir quotidien. Sa routine bien à lui. Une routine dont le tabac vient noyer ses cellules tandis qu’il se perd vaguement dans des songes éveillés. Caïn Milano était un penseur, un homme d’intellect. De violence aussi, quand cela était nécessaire. Un être morbide qui préférait le silence aux longs discours épuisants. Qui se complaisait dans un quotidien contrôlé, dansant dans la paume de sa main tantôt machiavélique, tantôt bienveillante. Toutefois, quelque chose s’était infiltré en lui depuis quelques mois, ou quelques années, il n’aurait su dire. Cette chose, cette toute petite chose brisée qu’il avait accueilli par respect pour un mort qui, dans la finalité, lui importait peu. Ce petit être tentant de respirer, de survivre dans le milieu insolite de la mafia italienne. Elle se tenait quotidiennement derrière lui. Le suivait comme son ombre. À la trace. Sans rechigner. Parce qu’au bout de cela il lui avait promis une chose. La vengeance. La plus cruelle et bestiale des vengeances. C’est un contrat tacite qui les unit. Et pourtant, aux yeux du Djinn, il s’agit de quelque chose de plus brumeux, à l’image du nuage de fumé qui se dessine en l’instant sous ses prunelles transparentes. Quelque chose qui le pousse à se soucier d’elle. D’elle et de son âme meurtris plus qu’il ne le voudrait. Quelque chose qui le pousse à apprécier sa compagnie. À se délecter de la manière transcendante dont elle pose son regard azurée sur lui. Parfois, il se surprend même à esquisser un fébrile sourire en toute pudeur. En connaissance de cause aussi. Car elle lui était interdite. Comme cette pomme dans laquelle Adam aurait croqué un jour. Kim Forbes faisait naître en lui une floraison de désirs. Des sentiments tous plus contradictoires les uns que les autres. Tous plus vivants les uns des autres aussi. Elle réanime la vie en lui. Elle morcelle la noirceur à travers des rares éclats de rires dont il aime, étrangement, la sonorité. Kim et sa toison blés. Kim et sa voix fluette. Kim et ses nombreux hurlements. Ceux qui le pousse à sortir de sa taverne, qui mène ses jambes assurées jusqu’à la porte de sa chambre. Une porte boisée devant laquelle il se confond en inquiétudes. Pourtant incapable de l’ouvrir pour lui venir en aide. Car le Djinn n’aidait pas. Il ne pouvait se laisser transpercer de cette manière désinvolte par l’amour. Ou, quoi que cela puisse être. Il tentait de la modeler. Elle aussi. À l’attirer jusqu’à lui pour lui éviter le châtiment suprême qu’elle se réserve à elle-même. C’est parce qu’il songe à elle de cette manière, qu’il se trouble face à elle, qu’il ne peu concevoir l’idée qu’elle ne soit plus présente à ses côtés. C’est ainsi, droit, debout, pieds ancrés contre le sol qu’il reste inerte. Surpris par la porte qui s’ouvre derrière lui avec ferveur et violence. Il se retourne lentement. Pose son regard sur la blonde chétive qui lui fait face. Il ne bouge pas d’un pouce, derrière son large bureau boisé, debout face à elle. Le souffle coupé par tant de véhémence dans ses prunelles. Elle s’approche du serpent. Avec vivacité et intérieurement cela le fait sourire. De toute évidence Kim Forbes avait un certain pouvoir sur le Djinn. Il reste silencieux. Interdit face à elle, tandis que ses prunelles démoniaques la dévore du regard.  « Je peux savoir ce que c’est ? »  Enfin sa voix tranche le silence comme un sabre japonais. Caïn pose alors son regard, non sans grande difficulté, sur la boite qu’elle dépose sur le bois importé d’Italie qui constitue son bureau. Il dépose son verre à sa droite. Attrape le tissu de la robe qu’il lui avait fait livré dans sa chambre du bout des doigts. Il plisse un instant les yeux, faisant mine d’entrer dans une longue réflexion avec lui-même. En réalité, il trouvait cela amusant d’une certaine manière. Silencieux, toujours, il relâche le tissu de dentelle et relève son regard en direction de la jeune femme. « De toute évidence il s’agit d’une robe…et plus précisément celle que je souhaiterai vous voir porter lors du gala de charité au casino. » Sa voix se veut calme. Bien différente de celle fougueuse, mais légèrement tremblante de colère de la blonde qui l’assaille du regard. Il referme alors la boite, croise ses bras contre son torse couvert d’une chemise blanche de grand couturier. Il l’interroge du regard en silence. Un silence s’instaure un instant. Une tension nait entre deux âmes qui se frôlent depuis plusieurs mois déjà, sans pour autant se toucher. « Vous m’avez prise pour l’une de vos poupées que vous pouvez habiller ou dévêtir comme bon vous semble ? » Elle entame le premier round. Elle tente de montrer au Djinn toute l’assurance dont elle fait preuve. Mais aussi toute la finesse piquante qu’elle possède en elle. Et si d’aventure cela aurait agacé le Djinn, quand il s’agissait de Kim Forbes, il en était autrement. Il secoue alors son visage, laissant quelques mèches sombres danser contre son front. Recouvrir quelque peu ses paupières. « Il est évident que vous êtes bien trop humaine pour être une poupée et entre nous Catriona est celle qui aime les poupées. Pas moi.  » Il fait mine d’être déçu, plisse une lèvre avant de hausser ses épaules. Ses bras, eux, s’entrelacent contre sa poitrine.  Il attend la seconde vague. Car il sent que le corps de la jeune femme, celui qu’il désire avec ardeur ne se détend pas.  En réalité, Kim Forbes était une femme bien surprenante à des égards. Derrière toutes les fêlures qu’elle possédait, il y avait vu une force surhumaine. Celle d’une mère capable de se relever après la perte de son enfant. Celle d’une épouse digne s’était toujours tenu derrière un homme qui, aux yeux du Djinn, ne la méritait pas. Mais qui était-il pour émettre un jugement quand sa propre épouse s’était arrachée la vie d’elle-même sous ses prunelles ? Personne. Il n’avait aucune prétention d’ordinaire et certainement pas en matière de relations humaines. Ou pire. Amoureuses. . « Je ne sais pas pour qui vous m’avez pris, mais cette robe est… ignoble. »  Cette réflexion le fait réagir. Physiquement dans un premier temps. Il arque un sourcil, la perplexité se dessine sur les traits tendu de son visage. Ignoble ? Vraiment ? Il n’aurait su dire après tout il avait chargé sa cousine de choisir cela. N’ayant guère eu le temps de jouer aux poupées, comme le disait si bien la blonde. Il relâche alors cette pression qu’il se fait à lui - même, laisse retomber ses bras le long de son corps. Il fait un pas avant, contourne son bureau et se place devant ce dernier. Il y prend appuie, jette un regard sur la boite close. « Vraiment ? Je devrais donc dire à Catriona et Esmee qu’elles ont de piètres goûts en matière de vêtements de votre part ? » Il ponctue sa phrase d’un regard sombre. Provocateur, tandis que tout chez lui inspire le calme et le  froid. Il la toise, la dévore de ses iris océans. Il la décortique. Cherche à percer ce mystère qui entoure cette veuve qui réside chez lui depuis bien longtemps maintenant. « Et puis je pensais vous l’avoir dit, je ne viendrais pas à ce gala ! » Caïn Milano prend une grande inspiration. Il se détachement soudainement de son bureau. S’avance vers elle, si proche que son souffle coule sur la peau laiteuse de la veuve. Lui, le démon entoure ses doigts sur une mèche de cheveux blonde et rebelle qui danse fougueusement sur l’épaule de la jeune femme. Il s’en saisi avec douceur. Une douceur qu’on ne lui connaissait pas. Une douceur qu’il ne réservait qu’à de rares privilégiés. « Ce n’était pas une requête mais une obligation en réalité. Que vous le vouliez ou non je m’en fiche royalement. Mon assistante se doit d’être présente. Ce que vous portez vous regarde. » Sa voix est rauque. Suave. Prédatrice et animale. Il pose son regard sur les cheveux qui danse entre ses doigts fins. Puis, ancre ses prunelles dans les siennes. « Je ne vous connaissez pas si capricieuse de nature. Peut être devrais - je alors vous emmener faire les magasins de moi - même mais permettez moi de vous déconseillez de venir à ce gala avec vos vêtements. » Il n’aime pas cela. Ce qu’il lit dans ses prunelles. Tout comme il n’aime pas la manière si innocente qu’elle avait eu de lui demander de lui ôter la vie quand tout cela serait terminé. Car, au fond de ses entrailles. Il la voulait en vie. Plus vivante que jamais. Alors, il se recule. Il rompt ce fébrile contact électrique entre eux. « Vous viendrez et qui plus est vêtue comme se doit de l’être une personne affilié aux Milano !  » Cette fois - ci le Djinn cesse de jouer. Il laisse transparaitre un certain agacement et ajoute « Je ne tolère aucun caprice. » Sévère. Froid. Cinglant. Il porte entre ses lèvres une énième cigarette qu’il allume sous les prunelles de la jeune femme. Il inspire le tabac comme il inspire toute forme de vie qui l’entoure. Et ce, depuis sa plus tendre enfance.
Revenir en haut Aller en bas
❉ fifthy shades of you
Kim Forbes
fifthy shades of you

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 08/06/2017
›› Love letters written : 409
›› It's crazy, I look like : Rosamund Pike
i swear we were infinite
MessageSujet: Re: Be a voice, not an echo. (Cain) Dim 10 Fév - 0:11


It is through language that we communicate with the world, define our identity, express our history and culture, learn, defend our human rights and participate in all aspects of society, to name but a few. Through language, people preserve their community’s history, customs and traditions, memory, unique modes of thinking, meaning and expression.  They also use it to construct their future. ★ Cain Milano & Kim Forbes
C’était mentir que de penser que Kim n’avait pas peur de mourir. Elle n’était pas croyante. Toute sa vie n’avait été qu’une succession d’échecs et de catastrophes pour penser qu’il y avait un Dieu au-dessus de tous ses malheurs. La mort de son fils et de son époux avait été un coup de plus, l’éloignant un peu plus de ses espoirs. Il n’y avait plus grand chose à laquelle s’accrochait, si ce n’est cette histoire de vengeance. Au fond, c’était probablement par égoïsme qu’elle se rattachait à l’idée de faire la peau à ce qui avait décimé toute sa famille. Une façon de gagner du temps sur son cheminement vers le haut-delà. Une question qui lui revenait constamment en tête et à laquelle elle ne trouvait pas de réponse. Elle pensait parfois à son dernier souffle. À la douleur qu’elle pourrait ressentir lorsque son âme se séparera enfin de son corps. Que se passerait-il ensuite ? Une question à laquelle, elle n’avait pas de réponse. Et si elle aimait croire qu’elle retrouverait les siens, c’était loin d’être la réalité. La seule chose qu’elle savait c’est qu’elle avait demandé à être enterré à côté de Ruben. Petit à petit son corps disparaitra, dévoré par les insectes et seuls les vestiges de son squelette témoignerait de sa présence sur terre. Cette idée la terrorisait bien qu’elle n’en parlait à personne. Comme tout condamné à mort, elle essayait de se persuader que la fin arriverait rapidement et qu’elle ne lui ferait mal. Sauf que dans l’histoire, elle était celle qui se condamner. Une décision qu’elle avait pris des mois plus tôt et qui s’approchait à mesure que les jours passaient. Il n’y avait rien de vivant en elle. Son regard était vide, il suffisait de la regarder pour tomber en dépression. Il était plus fréquent de la voir pleurer que rire. C’était pour cette raison d’ailleurs qu’elle évitait de maquiller son teint blafarde. Elle ne voulait pas effrayer tout le personnel de maison. Elle était déjà prise pour une folle pour les crises qu’elle faisait lorsque la lune remplaçait le soleil. Ses nuits étaient rythmées par ses innombrables cauchemars et malgré qu’ils étaient partis depuis plus d’un an, elle pouvait encore voir parfaitement la scène d’horreur se jouait dans son esprit. Elle n’était pas claire pour une partie de la maison, à commencer par Catriona qui ne la portait pas dans son cœur. Esmée était la seule à l’avoir bien reçue. Surement parce qu’elle ne connaissait que trop bien sa douleur et dans la plus grande des pudeurs, elles évitaient l’une comme l’autre de ressasser le passé. Leurs longs silences valaient milles mots et dans une autre vie, elle aurait très probablement étaient amies. Et dans toute cette foule, il y en avait un qui se distinguait de tous : Caïn… Elle avait longtemps entendu parler de la bête sans jamais l’avoir approché. Les rares fois où son époux osait parler de lui, il le décrivait comme un homme froid, autoritaire et sanguinaire. Le genre de personne auquel Kim préférait ne pas se frotter. Il l’impressionnait, bien plus qu’elle ne laissait apercevoir. Il imposait le respect et le silence, en sa présence elle perdait tous ses moyens. Pourtant, elle ne le craignait pas. Contrairement aux autres, Kim n’avait jamais eu peur du Djinn. Elle n’écoutait pas les bruits de couloirs et à dire vrai, elle n’avait pas grand-chose à perdre. Pourtant, il suffisait qu’il pose ses yeux sur elle pour qu’elle soit déstabilisée. Il avait cette puissance qui la poussait à ne jamais lui tenir tête trop longtemps. Il avait cette manie théâtrale d’imposer sa puissance et malgré qu’elle soit en colère, il savait pertinemment comment faire pour la remettre à sa place.

Les sourcils froncées et le regard fâché, elle attendait des explications sur cet imprévisible colis. À peine avait-elle franchi la porte qu’elle regrettait la façon dont elle avait osé s’adresser à lui. Trop tard pour des excuses, elle ramena ses bras autour de sa poitrine, bien décidé à continuer sur sa lancée. Elle avait conscience qu’elle réagissait comme une enfant gâché. À court d’arguments, elle savait que devant le maître, il valait mieux avoir préparer son discours au préalable. À tous les coup elle perdait face à ses années d’expériences. Tout deux n’avaient pas eu la vie facile, alors qu’elle avait fini par se soumettre à un mari violent et infidèle, Caïn avait appris à se battre et à dominer son entourage. Ils n’avaient clairement pas les mêmes armes pour se battre et elle ne maitrisé pas aussi bien le verbe pour donner un sens à sa colère. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle ne voulait pas de cette robe. Elle ne la méritait pas, elle ne voulait pas sortir de sa zone de confort. « De toute évidence il s’agit d’une robe…et plus précisément celle que je souhaiterai vous voir porter lors du gala de charité au casino. » elle l’évita du regard pour ne pas se laisser séduire par le sorcier. Caïn ne ferait qu’une bouché d’elle, s’il avait envie. En un claquement de doigt, il pouvait détruire l’infime petite partie d’elle qui osait encore se rebeller. C’était une femme blessée et fragilisée par les coups qu’elle avait reçu au fil du temps. Elle manquait cruellement de confiance en elle mais on ne pouvait pas en dire autant sur son culot. « Il est évident que vous êtes bien trop humaine pour être une poupée et entre nous Catriona est celle qui aime les poupées. Pas moi…» trop humaine ? Elle n’était pas certaine qu’ils voient la même chose. La seule chose qui continuait à la rendre humaine c’était uniquement le fait qu’elle respirait encore et que ses organes continuaient à fonctionner correctement. Oui, elle était humaine, d’un point de vue physique seulement. Ses autres facultés avaient été mis à mal par ce qu’il lui était arrivé. Son reflet dans le miroir était moins glorieux, humain était certainement le plus beau compliment qu’on avait pu lui faire au cours de ces derniers mois. Pour autant, elle était venue pour une bonne raison et elle en voulait au djinn de s’être immiscé jusque dans son intimité. Il l’avait insulté de la plus belle façon qui soit et bien que son intention ne soit pas mauvaise, ce morceau de tissu chamboulait la jolie blonde qui n’en voulait pas. Elle ne pouvait lui ouvrir les portes de son armoire, elle ne pouvait pas accepter de présent de la part de son chef parce qu’au fond d’elle, elle savait qu’il était la mèche qui raviverait cette flamme qu’elle pensait morte. Aussi difficile qu’était la réalité, il était sans, le vouloir,  le pansement à tous ces maux. « Vraiment ? Je devrais donc dire à Catriona et Esmée qu’elles ont de piètres goûts en matière de vêtements de votre part ? » elle n’avait pas l’intention d’allonger sa liste d’ennemis. Si pour Esmée, elle ne se faisait pas de soucis, elle savait que pour Catriona les choses n’allaient que s’empirer. Elle se contenta de froncer les sourcils de nouveau, pour lui signifier son mécontentement. Évitant ainsi de rentrer en conflit avec les autres membres de la fratrie. De toute façon, elle avait été claire à propos de cette soirée et de toutes celles qui suivraient. Il n’avait jamais été question d’assister aux gala, elle était loin d’avoir l’âme à la fête. Elle ne comprenait pas pourquoi, il s’obstinait à la faire changer d’avis. Elle remplissait sa part du contrat, pourquoi n’en faisait-il pas de même ? Il s’approcha d’elle, doucement. À chaque pas qu’il faisait en sa direction son corps se raidissaient et son rythme cardiaque accélérait. Elle n’aimait pas cette proximité, elle lui donnait la sensation qu’il lirait toutes ses pensées et même les plus inavouable. Elle se sent pris au piège, obligée de soutenir son regard tandis que ses joues trahissent son être. Elle se maudit d’être aussi faible, se pince l’intérieur des joues et essaye tant bien que mal de faire venir les images de son fils et de Joachim dans son esprit. « Ce n’était pas une requête mais une obligation en réalité. Que vous le vouliez ou non je m’en fiche royalement. Mon assistante se doit d’être présente. Ce que vous portez vous regarde. » sa joue se contracte à sa dernière phrase. Elle n’aime pas la façon qu’il a de jouer d’elle. La pression est à son comble et elle se sent de plus en plus idiote d’avoir franchi le pas de la porte. Le silence est devenue la seule réponse juste qu’elle arrive à lui donner. Leur proximité est telle, qu’elle arrive à deviner l’odeur du whisky et du tabac qu’il vient de consommer, une odeur qui vient se mélanger à son parfum. Une sensation qui ne lui est pas désagréable, bien au contraire. « Je ne vous connaissez pas si capricieuse de nature. Peut-être devrais - je alors vous emmener faire les magasins de moi - même mais permettez-moi de vous déconseillez de venir à ce gala avec vos vêtements. » elle se sentait totalement posséder par lui, elle détestait la façon dont il avait de chasser de son esprit toutes les raisons pour lesquelles elle se battait. Un court instant, elle pensa même laisser ses passions prendre le dessus. Se saisir de la bouche du Djinn uniquement pour voir ce que ça ferait. Uniquement pour chasser toutes ces pensées impures et destructrices qu’elle avait en sa présence. Elle voulait guérir le mal par le mal, et briser enfin cette tension qui la soumettait au mafieux. « C’est bon ! Je la porterai… » dit-elle lorsqu’elle retrouva finalement l’utilisation de ses cordes vocaux. Elle capitulait encore, elle était en colère de devoir céder mais qu’elle le veuille ou non, il avait le pouvoir. « Vous viendrez et qui plus est vêtue comme se doit de l’être une personne affilié aux Milano !  » elle secoua la tête, elle n’aimait pas la façon dont il la traitait de nouveau. Elle se sentait presqu’humiliée de la façon qu’il avait eu de jouer avec sa mèche de cheveux. Il n’en avait pas conscience mais à l’intérieur d’elle c’était les montagnes russes et les feux d’artifices en même temps. « Je vous ai dit que je la porterai… » dit-elle en levant un peu plus le ton, tout en sachant pertinemment que ce petit jeu ne prendrait pas longtemps avec lui. Elle l’avait vu couper des têtes pour moins que ça. « Je ne tolère aucun caprice. » une façon de l’infantiliser encore une fois. Elle se pinça la lèvre inférieur, essayant de retenir sa colère et toute la frustration que cette conversation avait éveillé. « Joachim aurait honte de savoir ce que sa femme est devenue… » cracha-t-elle finalement, sans réellement contrôler ses paroles. Un flot de parole qui avaient devancé sa raison. « La catin des Milano ! » ajouta-t-elle avant de rentrer dans une colère qu’elle ne contrôlait plus. Elle ne pouvait pas continuer à faire semblant, pas devant Caïn et ce qui n’aurait dû être qu’une histoire de robe pris une toute autre proportion. « C’est tout ce que je suis à vos yeux, pas vrai ? Une putain!! C'est ça? » demanda-t-elle, s’approchant à son tour du mafieux. Elle lui en voulait de la manière dont il la prenait pour acquise alors que tout ce qu’elle voulait c’était qu’on respecte ses quelques exigences. D’un geste brusque, elle porta son pied sur le bureau, relevant légèrement sa robe sur ses cuisses : « À quand la prochaine étape MONSIEUR MILANO ? » elle pétait littéralement un câble en contraste avec la maitrise de soi du Djinn : «  Quand est-ce-que vous finirez enfin par me baiser, puisque c’est un caprice de ne pas avoir l’esprit à la fête lorsqu’on est encore endeuillé ! » au fond, elle ignorait à quel tempête elle se frottait. Elle redoutait la réaction de Caïn mais elle pouvait s’empêcher de lui en vouloir d’essayer de la rendre heureuse quand tout ce qu’elle voulait c’était s’engouffrer dans ses malheurs jusqu’à que mort s’en suive…



Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

all these memories seem so old


just the way you are
i swear we were infinite
MessageSujet: Re: Be a voice, not an echo. (Cain)

Revenir en haut Aller en bas

Be a voice, not an echo. (Cain)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOWN WITH LOVE :: 
 :: Hollywood hills :: Hollywood hills residence
-