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(leah) présent saccadé

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Lachlan Sweeney
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MessageSujet: (leah) présent saccadé (leah) présent saccadé EmptyJeu 17 Jan - 12:54


( présent saccadé )
Il broie du noir Lachlan. C'est terrible. Il a essayé d'appliquer les conseils de sa mère, de faire face à la situation. Il n'avait réussit qu'à la faire pleurer et elle, qu'à le blesser encore plus. C'est peut être à ça qu'ils sont destinés, à se briser encore et toujours. Et lui, ça le rend malade. Lui, il a juste envie de se terrer au fond de son lit et de ne plus jamais en sortir. Pour ne plus jamais avoir à porter son regard sur Kennedy, pour ne plus l'aimer comme il le fait. Parce que c'est trop douloureux, parce qu'à présent il lui en veut. Incapable de lui dire la vérité, d'assumer ses propres mensonges, lui, il se renferme davantage, d'autant plus lorsqu'il l'a vu, accompagné d'un gars, à son bal de promo. La trahison de trop. L'acte final. Celui qui fait mal. Celui qui met plus bas que terre. Il s'en remet pas le brun. Il sait pas s'il s'en remettra un jour. Sa mère lui dit que si. Que le chagrin passe et casse. Il faut juste du temps. Combien de temps ? Des jours ? Des semaines ? Des mois ? Il ne sait plus trés bien. Pas sûre de le savoir un jour. Il n'a plus la tête à réviser, plus la tête à aller courir le long de la plage, à aller nager, il s'enferme dans sa bulle. L'adolescence, c'est terrible, c'est la pire époque certainement. En grandissant, il en prendra de la maturité hein ? Il l'espère en tout cas. Il regarde par la fenêtre Lachlan, le ciel, les nuages, et sa mère, en bas, avec un type qu'il connaît pas. Grand. brun. Il ne ressemble en rien à son beau père. Ni à son oncle d'ailleurs. Il ne sait pas qui il est, mais visiblement, il met sa mère dans un sale état. Il la voit gesticuler dans tous les sens, il se doute qu'elle est entrain de crier, parce qu'elle a sa tête des mauvais jours.

Il observe la scène silencieusement. Il n'entend pas. Il n'ouvre pas les fenêtres parce qu'il ne voudrait pas paraître indiscret. Ça dure un moment. Avant qu'elle ne rentre dans la maison. Lachlan sort de sa chambre, pour s'assurer qu'elle va bien, pour s'assurer qu'elle s'en remet. Il descend les escaliers le brun, il la cherche des yeux. Il la voit dans la cuisine, entrain de s'affairer à, il ne sait quoi. Surement pour s'occuper l'esprit et les mains. Il s'accoude sur le bar, il la regarde, elle est de dos, il ne voit pas l'expression de son visage.

-Maman, ça va ?  

Lachlan la regarde, il veut savoir. Parce qu'il veut être la pour elle. Parce que ces derniers temps, il s'est plus préoccupé de ses propres problèmes que de ceux de sa mère. Il se rend compte qu'il a été egoïste, qu'il s'est éloigné de ce qui était réellement important. La famille et toutes les valeurs que ça entraîne. Il attend patiemment, il la brusque pas sa mère, jamais. Leur lien est tellement fusionnel. Il la sent bouleversé, et ça se répercute sur lui aussi . Il ne veut pas qu'elle fasse semblant que tout vas bien. Qu'elle puisse esquiver le sujet. Il se doit d'être plus précis hein ? Ou en tout cas de ne pas élargir davantage les angles de la conversation. Alors, il les rétrécies. Volontairement. Pour ne pas lui donner la possibilité de s'esquiver.

-C'était qui ce gars ?  

Il inspire. Il attend. Le silence est pesant.




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Leah Sweeney
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MessageSujet: Re: (leah) présent saccadé (leah) présent saccadé EmptyDim 20 Jan - 22:29

LACHLEAH I held you close to me, felt your heartbeat and I thought I am free. Oh, yes and as one are we. And I know I'm beyond. Nothing and no one can break this heart. Like an image passing by, my love, my life. In the mirror of your eyes, my love, my life. I can see it all so clearly all our love so dearly. Images passing by like reflections of your mind, my love, my life. Are the words I try to find, my love, my life but I know I don't posses you ››


PRESENT SACCADE


Trop, c’était trop. Le destin se foutait vraiment de leur gueule. Et encore, c’était à peine poli. Franchement, Leah était plus que fatiguée de toutes ces histoires. Quand est-ce que cela allait s’arrêter ? Quand est-ce que le chapitre Bash serait-il clos pour toujours ? Probablement, jamais. Cet homme semblait la ramenait à lui comme un aimant. S’attirant comme jamais pour mieux se repousser par la suite. C’était si déstabilisant et si séduisant à la fois. Doux poison. Comment était-ce possible hein ? Elle aurait dû avoir une vie rangée, une belle vie de famille avec un travail qui ne dépassaient pas des cadres. Pourquoi fallait-il que cela dégénère à chaque fois ? Pourquoi fallait-il qu’il se rappelle à elle, que le bonheur éclate ? C’était insensé. Heureusement que Sam avait fini par arriver. Que serait-il passé si cela n’avait pas été le cas ? Elle ne préférait vraiment pas y penser à vrai dire. Trop de possibilités. Et c’est loin d’être fini. Si cette conversation avait des allures de point final, ce n’était qu’un autre point-virgule à leur histoire. Encore. Il savait. Il savait et elle savait qu’il ne lâcherait pas l’affaire comme ça. Comment pourrait-elle le lui dire ? C’était impossible. Elle n’avait jamais pensé pouvoir le faire. Pour elle, cette histoire serait enterrée et jamais il ne saurait pour sa paternité. Mais voilà. Il savait. Et les mots avaient bien plus que dépasser la pensée de chacun. Lui, prononçant des mots qui lui remuèrent les tripes. Ces arguments la percutaient encore alors qu’elle remontait le long de l’allée avec son petit-ami. Il était allé loin. Et cela l’avait touché. C’était le but au fond. Certes. Mais bien plus que cela aurait dû l’être. Il fallait oublier à présent. Passer à autre chose. Revenir à sa vie quotidienne. C’était si simple à dire et à faire. Mais la main de Sam dans la sienne l’aida presque à rester sur la terre. Ils finirent par rentrer dans la maison. Sam se dirigea alors vers la chambre d’Hava pour voir si tout allait bien tandis que Leah s’avançait vers la cuisine. Il fallait qu’elle s’occupe l’esprit. Qu’elle fasse quelque chose pour éviter que son esprit ne vagabonde trop. La cuisine était le seul lieu à peu près où elle pouvait restée sans être dérangée. Ou presque. Elle commença à s’occuper de tomates. Des spaghettis bolognaise seraient parfaits pour le dîner. Les enfants en raffolaient. Et la préparation était assez longue pour qu’elle évite de repenser à tout ça. Ou presque. Il savait. Ces mots n’arrêtaient pas de se rappeler à elle alors qu’elle découpait des quartiers de légumes rouges. Ses doigts se crispaient sur le couteau. Son cœur semblait battre plus rapidement qu’à la normale. Il avait toujours eu cet effet sur elle. Si déstabilisant. Si prenant au final. Elle se détestait de voir que c’était toujours le cas à présent. Ce n’est pas vrai. Elle secoua doucement la tête. Elle se trouvait bien idiote. Quelques secondes, son couteau s’immobilisa alors sur la planche à découper. Il fallait qu’elle arrête d’y penser. Que ce qui devrait se passer se passera dans tous les cas. Elle ferait avec et limiterait les dégâts. C’est tout ce qu’il restait à faire n’est-ce pas non ? Mais l’avenir n’avait jamais semblé aussi flou et terrifiant qu’à présent. Parce qu’il savait. Et leur fils dans tout ça hein ? C’était bien ça qui lui faisait peur. Sa réaction par exemple. Parce que si Bash voulait connaître son fils, le retour de flammes serait sans aucun doute incandescent pour elle. Oh que oui. Elle reprit alors sa découpe des tomates quand une voix derrière son dos, la fit clairement sursauter. Son fils. Elle ne se retourna pas, encore trop concentrée sur son travail. Il s’inquiétait. Les avait-il vus à travers la fenêtre ? Sans doute. avait-il entendu ? Elle espérait que non. Les questions auraient semblés tout autres sinon. Et le ton aussi. « Je… Oui, Lachlan. Tout va bien. » Commença-t-elle alors d’une voix peu sûre sur les dernières syllabes. Elle n’avait jamais menti à son fils. Elle ne lui avait jamais rien caché de son histoire. Lachlan savait très bien d’où il venait. Mais ces mots-là prononcés lui semblaient sonner comme un début de mensonges. Et elle détestait ça. Elle exécrait le mensonge et les tromperies, l’ayant répété de nombreuses fois à ses enfants par exemple. Et qu’était-elle en train de faire à présent ? Elle mentait. Elle se sentait bien piètre à ce moment-ci. Mais c’était pour le protéger lui. Pour repousser une échéance d’un grand bouleversement pour lui. Elle ne voulait pas lui apprendre une si grande information si déjà elle n’était même pas sûre que Bash voudrait le connaître. Il ne fallait pas bouleverser son univers pour rien. Lachlan avait d’un cadre rassurant mais surtout stable. Elle ne pouvait décemment pas faire exploser ses fondations si rien n’était fait par la suite. Son rôle de mère était d’avant tout le protéger à tout prix. Mais à vrai dire, ne se protégeait-elle pas elle-même dans cette histoire ? Sans doute. La deuxième question de son fils la désarçonna. Il les avait vus. Bien sûr qu’il les avait vus. Il fallait être aveugle pour ne pas voir ces deux idiots qui s’enguelaient dans la rue. Sa question semblait innocente. Presque trop. Que pouvait-elle clairement lui répondre franchement ? Elle ne voulait lui mentir. Elle détestait ça. Mais elle ne pouvait décemment pas lui déballer tout ça. C’était trop tôt et beaucoup trop risqué. Ses mains s’affairaient toujours sur ses tomates, les déposant alors dans un saladier tandis qu’elle attrapait le bac de viande hachée qu’elle avait préalablement sortie du réfrigérateur. « Une connaissance. » Ce n’était pas faux. Après seize ans, Bash et elle n’étaient devenus que de simples étrangers. Elle ne connaissait rien de l’homme qu’il était devenu comme lui de la femme qu’elle était devenue. « On s’est connus quand je vivais à Los Angeles, avant mon départ à New York. » Elle lui avait expliqué son propre périple de Los Angeles à New York. Mais elle ne savait comment expliquer la potentielle dispute qu’il a pu voir entre deux potentielles connaissances se retrouvant. Peut-être ne l’avait-il pas vue ? Elle l’espérait. Même si clairement, c’était fort peu probable.


Dernière édition par Leah Sweeney le Lun 18 Fév - 2:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (leah) présent saccadé (leah) présent saccadé EmptyJeu 31 Jan - 7:50


( présent saccadé )
Il ne quitte pas sa mère du regard, il n'aime pas faire ça le brun, se montrer aussi curieux, mais, par sa présence à cette fenêtre, il montre qu'il est là et que l'homme n'a pas intérêt à dépasser les bornes avec elle. Parce que sinon, il n'hésitera pas à descendre et à lui dire sa façon de pensée. Le temps lui semble long, suspendu aux lèvres de l'inconnu, il ne peut pas entendre, parce qu'il ne se permet pas de l'ouvrir cette fenêtre, mais il sait que a conversation est houleuse, il suffit de voir leurs grands gestes et leur mine renfrognée. Ils se séparent, lui repart de son côté alors que sa mère se réfugie dans la maison, son beau-père à ses côtés. C'est étrange d'avoir cette impression si familière, l'impression d'un visage connu alors qu'il n'a pourtant jamais vu le grand brun. Peut être l'as t-il croisé une ou deux fois dans la rue ? C'est possible, ce serait la seule explication logique d'ailleurs. Lachlan descend les escaliers, il a besoin de s'assurer que tout va bien, qu'elle n'est pas trop chamboulée par ce qu'il vient de se produire. Son beau-père est dans la chambre d'Hava et en un sens, tant mieux, il préfère lui parler seul. Il s'accoude au bar de la cuisine, il aime la regarder cuisiner. Ça lui rappelle les premières années de sa vie, où il la regardait, admiratif, préparer les plats qu'il adorait. Où elle prenait le temps de faire des gâteaux avec lui pour l'initier aux joies de la préparation. Ils étaient heureux. Ils l'étaient toujours. Mais pas de la même façon. Aujourd'hui, il avait une petite soeur, il l'aimait de tout son coeur et, avait du apprendre à partager sa maman. C'était ainsi. Elle lui affirme que ça va et le brun fronce les sourcils, depuis quand lui ment-elle ? Eux qui ce sont toujours tout dit ? Pas de mensonge entre la mère et le fils, c'était le deale non ? Il a un peu du mal à comprendre mais ce qu'il sait c'est qu'elle lui cache probablement quelque chose et il n'aime pas ça. Parce que ça ne lui dit rien qui vaille. Il soupir un petit peu, secouant doucement la tête.

-Non maman, ça ne va pas.  

Il affirme. Parce que c'est la vérité, il suffit de voir le visage fermé de la brune, ses yeux brillants qui ne demandent qu'à se laisser aller, et lui, il n'aime pas la voir dans cet état là. Il en veut à cet inconnu, une colère sourde raisonne en lui. Lachlan s'approche d'elle, lui retirant le couteau de cuisine des mains, doucement. A la place, ce sont ses mains à lui qui viennent se loger dans les siennes, il a besoin de comprendre, besoin qu'elle lui parle aussi. C'est important pour lui, pour elle, pour eux. Une connaissance ? Ça il pouvait l'avaler. Sa vie à New York, il la connaissait, sa mère lui en avait parlé, mais pourquoi maintenant ? Pourquoi revenait-il de cette manière là ? Etais-ce un ami à elle par le passé ? Ou un homme un peu trop jaloux peut être ? Il n'en savait rien à vrai dire mais les questions fusaient dans son esprit, le besoin de savoir, la soif de comprendre. Il fronce un peu les sourcils.

-Qu'est-ce qu'il te voulait ?  

Il pose sa main sur la joue de sa mère, comme elle le faisait lorsqu'il était enfant, lorsqu'elle voulait éloigner les cauchemars de sa chambre et les monstres se trouvant sous son lit. Simple geste d'apaisement.

-Je vous ai vu vous disputez. Je n'aime pas ça.




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MessageSujet: Re: (leah) présent saccadé (leah) présent saccadé EmptyLun 18 Fév - 3:14

LACHLEAH I held you close to me, felt your heartbeat and I thought I am free. Oh, yes and as one are we. And I know I'm beyond. Nothing and no one can break this heart. Like an image passing by, my love, my life. In the mirror of your eyes, my love, my life. I can see it all so clearly all our love so dearly. Images passing by like reflections of your mind, my love, my life. Are the words I try to find, my love, my life but I know I don't posses you ››


PRESENT SACCADE


Depuis quand son fils avait-il tant grandi ? Hier encore, elle le voyait en couche-culotte courant après le chat de la tante de Leah. Elle ne se souvenait pas de l’avoir vu si adulte qu’en cet instant. Il n’était plus l’enfant que les mensonges pouvaient bercer. Bien au contraire. Lachlan était en train de devenir un homme. L’adolescence changeait son bébé en un adulte qu’elle reconnaissait à peine. Il ne se laissait plus facilement berner. Après tout, sans doute la connaissait-il par cœur. Le fils avait fini par comprendre les tics de langage ou encore les gestes nerveux de sa mère. L’innocence avait déserté ses traits pour faire place à la douceur et à la compréhension. Les rôles s’étaient inversés à cet instant. Le fils berçait la mère. C’était presque ironique. Mais assez logique dans un sens. Bash venait de complètement retourner son monde. Par ses simples mots – voire même sa simple présence –, il avait réussi à inverser son univers sans trop de difficultés. Et elle détestait ça. Comme elle détestait le fait de mentir à son fils. C’était indigne d’une mère qui avait pourtant passé sa vie à énoncer que les mensonges, c’était mal. Quelle ironie. Mais pouvait-elle faire autrement ? Il semblerait que non. Les mots restaient comme bloqués dans sa gorge, la faisant presque trembler. Elle ne pouvait décemment pas lui dire de quoi retournait toute cette conversation – ou plutôt dispute –. Pas maintenant. Pourtant, elle savait qu’un jour cette conversation viendrait. Si Bash tenait à le rencontrer – à être son père peut-être, mais cela serait encore trop présomptueux sans doute pour y penser –, Leah devrait alors mettre au courant Lachlan. Mais pour le moment où elle devait elle-même encore réfléchir sur ce qu’il venait de se passer et découvrir les intentions réelles de Bash, elle ne voulait infliger une potentielle souffrance inutile à son fils. Il ne méritait pas lui aussi d’avoir son monde bouleversé. Il devait être encore dans l’ignorance encore un petit peu. Sans doute, au fond, Leah avait-elle peur aussi que son fils se détache d’elle à cette annonce. Qu’il l’accuse de mensonge, d’années gâchées par sa faute seule. Elle n’était pas encore prête. Cette deuxième raison – aussi forte que la première pourtant –, elle l’enfouissait bien profondément dans son esprit. Quitte à devoir se retenir de pleurer devant son propre fils. Chose qu’elle aurait sans doute fait s’il n’était pas entré dans la cuisine, seul lui où Leah était presque sûre de ne pas déranger. Sam, bien qu’il cuisinât lui aussi, savait qu’elle préférait qu’on ne la dérange pas quand elle faisait la cuisine. Mais son fils était entré et les larmes ont dû couler à contre sens. Et il avait raison. Cela n’allait pas. Rien n’allait plus. Tout était comme chamboulé sans qu’elle n’y puisse grande chose. C’était sans doute ça le plus horrible, elle perdait totalement le contrôle. Elle savait qu’elle ne devait pas craquer. Pas devant son fils. Se refaire un visage était dur mais elle tentait malgré tout de le faire. Néanmoins, malgré son dos tourné vers lui, elle l’entendit bouger de sa chaise pour venir se poster à ses côtés. Doucement, il lui retira le couteau qu’elle tenait dans les mains, rouge de tomates. Ses mains avaient presque tremblé contre l’ustensile. Mais Lachlan ne releva pas et prit les mains de sa mère entre les siennes. Elle se sentait toute petite à cet instant. L’inversement des rôles n’était pas naturel. Pourtant, voir son fils si protecteur lui mettait un peu de baume au cœur. Cela la fit culpabiliser encore plus. C’était son rôle de mère à elle de réconforter. Pas à lui. Comme elle culpabilisait de lui mentir. Oh que oui. Même par omission, cela faisait toujours aussi mal. « Tout va bien, Lach. Il arrive juste parfois que l’on revoit des personnes que l’on n’aurait jamais cru revoir. » commença-t-elle. Plus de mensonges. Elle essayait tout en gardant pour elle son jardin de secrets qu’elle n’était pas encore prête à partager avec qui que ce soit. Elle n’expliqua pas que ces dites personnes revenantes pouvaient faire passer de mauvais quarts d’heure. Bien sûr que non. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres pour tenter de rassurer son fils alors que ce dernier passa une main sur sa joue. Sa main l’arrêta alors d’un geste doux. Non, ce n’était décidément pas son rôle. Il devait être l’enfant et elle, la mère. Elle devait se reprendre. Et vite. Les mères n’avaient pas le droit de s’effondrer devant leurs chérubins, aussi grands soient-ils. Cela avait toujours été comme ça. Elle devait être leur roc quoi qu’il arrive. Elle soupira alors comme pour se donner du propre courage. « Il était venu me déposer la voiture. Tu sais celle qui était tombée en panne il y a deux semaines. » Elle leur avait raconté à tous cette histoire pendant qu’ils dinaient. Elle leur avait parlé de cet homme qui les avait aidées à rentrer, Hava et elle, et à mettre la voiture chez un ami garagiste. Elle n’avait simplement pas dit qui il était vraiment. Pas encore. Hava s’était contentée de jouer avec sa purée tandis que Sam l’avait regardé intrigué, et Lachlan avait tout simplement demandé quand la voiture serait à nouveau là. Et Leah avait pensé à ce moment-là que jamais plus, elle n’aurait à reparler de cela ou de Bash. Quelle erreur de naïveté. « Ne t’inquiète pas. Une chose entrainant une autre, un passé qu’on aimerait oublier refait surface et parfois les reproches surviennent. Mais ce n’est rien. » assura-t-elle à son fils. Elle ne voulait pas en dire plus. C’était assez pour tenter de rassurer et d’apaiser un peu sa curiosité aussi. Ou peut-être qu’une information de plus pourrait peut-être enfin clore la discussion qui se trouvait sur un terrain plus que glissant pour la mère de famille. « Il fallait simplement que ça sorte. On s’est dit ce que l’on devait. » Elle finit par hausser les épaules, comme tentant de se détacher de ce qui venait de se passer. Après tout, elle l’avait dit elle-même : c’était un passé que tout deux tentaient d’oublier. Alors elle allait oublier et revenir dans sa vie comme si tout ceci ne s’était pas passé. En attendant presque la prochaine bombe sans doute. Cela semblait presque irréel après une telle conversation. Mais c’était nécessaire, d’abord pour elle mais aussi pour toute sa famille. Cela éviterait que Sam, par exemple, s’imagine des choses. Que Lachlan n’en déduise de mauvaises choses ou encore qu’Hava soit affectée d’une manière ou d’une autre. Elle s’était faite une promesse à elle-même il y a seize ans : Jamais plus, elle ne laisserait Bash faire exploser à nouveau sa vie. Et elle tenait encore à la respecter.
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MessageSujet: Re: (leah) présent saccadé (leah) présent saccadé EmptyMar 26 Fév - 21:00


( présent saccadé )
Une enfance bercée de douceur et de candeur. Lachlan avait des beaux souvenirs. Des doux, des colorés, de ceux qu'il rangeait dans une boîte précieuse. Des moments qu'on ne pourrait jamais lui arracher parce qu'ils faisaient partit de lui et qu'ils les aimaient de tout son coeur. Mais l'innocence de l'enfance avait disparu de ses traits. Elle était toujours là, cachée dans ses rétines et jusqu'au creux de son coeur, mais faut croire que petit à petit le monde adulte commençait à prendre possession de son corps. L'adolescente. La quête d'identité. Des questions existentielles qu'il ne se posait pas, parce qu'il semblait avoir trouvé une équilibre avec Kennedy. Avec  sa famille. Des certitudes qui aujourd'hui s'ébranlaient. Peut être parce qu'il ouvrait les yeux sur ce qu'était réellement l'amour, se rendait compte que ça pouvait détruire. Faire mal. Puis y avait eu les gestes de cet inconnu. Bien trop grand a l'égard de sa mère, de celle qui le comprenait mieux que personne. Trop protecteur avec elle, il sait que tôt ou tard il va devoir s'en défaire un peu, mais c'est plus fort que lui. Il s'approche d'elle, rompt la distance qu'elle a tenté d'instaurer pour lui cacher son émoi, son trouble. Le passé. Il ne sait pas ce que ça fait lui. Parce qu'il est trop jeune pour avoir un passé douloureux. Trop jeune pour laisser les autres derrières lui. Il la regarde. Tente de déceler le vrai du faux.

-Pourquoi le passé refait surface maintenant ?  .

Le hasard ? Ça lui semble invraisemblable à vrai dire. Est-ce que la route de la fortune est elle réellement charitable ? Il n'en sait rien. L'histoire de la voiture il s'en rappelle. Il se rappelle de l'inquiétude de son beau père devant le retard de sa mère. Lui aussi, avait été inquiet, mais il n'en avait rien montré car il savait que sa mère ne s'absenter jamais sans raison. La femme la plus forte et la plus belle qu'il connaisse. Celle qui avait érigé son monde autour de lui et qui lui avait donné le meilleur. Des reproches. Est-ce qu'ils auraient été intime dans le passé ? En tout cas assez pour qu'il lui en veuille. De quoi ? Il n'en sait rien.

-Je n'ai pas aimé la façon dont il t'as parlé.

Il tranche. L'inconnu était beaucoup trop menaçant à son goût. Lachlan soupire un peu. Il l'espère. Parce qu'il ne compte pas le revoir ici. Il n'en a pas envie. Ne voit pas pourquoi ça devrait être le cas.

-J'espère qu'il ne viendra plus t'importuner.

En réalité il l'espère pour lui parce que la prochaine fois il s'en mêlerait. C'est certains. Le couteau de sa mère toujours dans les mains, il demande finalement :

-Tu as besoin d'aide pour préparer le repas ?

 


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MessageSujet: Re: (leah) présent saccadé (leah) présent saccadé EmptySam 2 Mar - 22:59

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PRESENT SACCADE


Quand est-ce que cette histoire allait-elle se finir ? Quand est-ce qu’enfin le point final allait s’apposer ? Sans doute jamais. Leah le regrettait. Ils n’allaient jamais enfin pouvoir être tranquille, être comme tout le monde avec de petits problèmes. Il fallait toujours que le compliqué se mêle de leurs affaires. Elle n’avait en fait jamais connu le simple, surtout en matière de famille. Sa naissance aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. L’adoption n’était pas chose si commune après tout. Depuis ce jour, tout est allé bon gré mal gré. C’est ça la vie n’est-ce pas ? Des hauts, des bas. Mais en ce moment, il faut croire que les bas se bousculaient presque devant la porte. Leah faisait tout pour protéger ces enfants de ça. Ils n’avaient pas à souffrir de ses propres erreurs qui ressurgissaient. Pourtant, elle savait que cela serait inévitable. Sa famille en serait fortement affectée. Bash venait d’apprendre qu’il avait un fils. Ce n’était pas rien et elle était presque sûre – la possibilité d’un autre choix était pourtant envisageable –, que Bash voudrait connaître ce fils. Et que se passerait-il à ce moment-là ? C’était là toute la peur de la jeune femme. Son fils lui en voudrait probablement de lui avoir menti, même par omission. Elle ne lui avait jamais caché ses origines néanmoins. Elle lui avait raconté autant de fois qu’il le lui avait demandé petit, comment son père biologique et elle s’étaient rencontrés, comment ils s’étaient aimés et comment elle avait fini par partir. Utilisant des mots qu’un petit garçon pouvait comprendre, elle avait su doucement raconter ses origines. Sans trop en dire. Pas de noms, pas de référence. C’était ce qu’elle s’était toujours promise. Assez pour la soif de réponses de son fils, mais peu pour que le lien avec Bash soit établi. Cela aurait fait trop mal. Après tout, elle-même l’avait dit : le père biologique de son fils n’aurait jamais pu assumer à l’époque. Entretenir cette semi-vérité était devenue presque trop facile à évoquer. A présent, que la paternité pouvait éclater, elle était pétrifiée de perdre son fils. Comment réagirait-il ? Là était tout l’enjeu de la question. Aucune réponse ne pouvait lui être apportée. Se rassurer était peine perdue. C’était une mère et les mères s’inquiétaient toujours à outre mesure. Elle n’échappait pas à la règle. Pourtant, à ce moment où son fils était devant elle, réconfort et si protecteur, lui rendant ses années de douceur. Elle se surprit à espérer. A espérer qu’il puisse accepter de bousculer son monde sans la blâmer. Connaître son père ferait forcément éclater les barrières que sa mère avait pourtant si durement construite toute sa vie durant. Etait-ce égoïste de vouloir Bash refuser sa paternité ? Sans doute. Elle en avait presque honte. Mais il était trop tard pour les regrets à présent. Son cœur en portait déjà beaucoup trop. La machine était en marche et rien ne pourrait alors l’arrêter. Bien au contraire. Elle détourne alors vers la fenêtre juste devant le meuble de cuisine où elle s’était mise à couper ses légumes. La question de son fils la désarçonne un peu. Parce qu’elle n’a elle-même pas la réponse. Pourquoi maintenant ? Parce que le destin l’a voulu sans doute. Parce que Bash et elle n’ont jamais eu le bon timing. Parce qu’il fallait bien que cela arrive un jour sans doute et c’est arrivé à présent. Elle n’avait aucune réponse valable. Du moins qui pourrait pleinement satisfaire Lachlan. Elle préféra jouer cartes sur table. Plus de mensonges, elle se l’était promise n’est-ce pas ? « Je me pose la même question. » avoua-t-elle. Elle haussa doucement les épaules avant de reporter le regard vers son fils. « Sans doute, parce que la ville de Los Angeles n’est pas si grande que ça, finalement. » Et que forcément, se croiser devient alors inévitable, même entre deux personnes se fuyant. C’était presque étrange. Après tout, cette ville était réputée pour être presque la plus grande du monde. C’était assez incroyable qu’ils aient pu se croiser faut bien l’avouer. Mais c’était arrivé. Encore une fois, le destin devait surement adorer jouer les marionnettes avec eux. Après tout, Lachlan connaissait ce genre de paradoxes. Ayant vécu presque toute sa vie à New-York, il était au courant combien parfois même si la ville semblait infinie, le monde n’était finalement pas si immense que ça. Mais, les prochaines paroles de son fils tombèrent alors dans la conversation comme un couperet. Le ton ne portait pas à confusion. Il en avait assez vu de l’échange entre elle et Bash pour s’en être fait une opinion bien tranchée. C’était frappant comme à ce moment-ci, il lui fit penser à son père biologique. Cette mâchoire qui se contracte. Ce froncement de sourcils, pourtant presque imperceptible mais signe d’agacement. Ou encore ce regard qui en disait long. C’était frappant et à la fois terriblement perturbant. Il est vrai que depuis sa naissance, Leah avait toujours tenté de ne pas y faire attention, à ces ressemblances. A ne pas essayer de voir s’il y avait une part de son ancien petit ami. Et il est clair que la question avait toujours été oui. Et, c’était plus que vrai à ce moment-ci. Elle porta alors sa main sur la joue de son fils pour le rassurer, lui faisant peut-être desserrer sa mâchoire. « Tu sais, parfois, la colère fait faire beaucoup de choses qu’on regrette ensuite. Comme des mots, comme des tons. » Ses mots étaient ceux choisis pour un enfant. Parce qu’à ses yeux, il l’était toujours, à son plus grand damne. Combien de fois lui avait-il répété qu’il était assez grand pour par exemple sortir le soir avec ses amis – chose qui s’est produite pourtant que quelques fois mais qui avait suffi à marquer l’esprit d’une mère ne voulant pas voir son fils grandir – ? « Mais, ce n’est rien, Lach. Je n’ai pas été tendre non plus tu sais. » Dire la vérité, mais pas les détails qui font mal. Dire ce qu’il fallait pour répondre aux questions. C’était la limite. Elle n’était pas encore prête à sauter le pas. Elle se devait simplement de le rassurer en cet instant. Parce que c’était ce que son fils faisait : il la protégeait. Vestige d’une enfance passée rien qu’avec sa mère, ils avaient toujours eu l’habitude de ne compter que sur eux deux, seuls contre le reste du monde. C’était encore le cas maintenant, à se protéger contre les autres, même si la cellule s’était agrandie au moins pour faire place à la petite sœur, Hava. Elle devinait aisément que d’une fenêtre la discussion qu’elle avait eue avec Bash avait dû avoir l’air d’une arène de gladiateur. Et fallait bien avouer qu’elle n’y avait pas été de main morte durant cette conversation avec Bash. Ses propres mots résonnaient encore dans son crâne et lui faisaient presque peur. La colère était une effroyable compagne de route. Mais celle de l’amertume encore plus. De toute façon, il semblerait que c’était leur dernière rencontre. Leur dernier face-à-face. Après les mots qu’ils s’étaient balancés au visage, elle n’était pas sûre de pouvoir l’affronter un autre jour. Non. ce qu’elle confirma à son fils. Non, il ne l’importunerait plus. C’était fini. Enfin le point final qu’ils attendaient tous ? Pas vraiment. Elle se leurrait. Mais c’était plus simple d’y croire encore quelques minutes. « Il semblerait que non. » Le regrettait-elle ? Sans doute un peu. Un léger pincement au cœur surgit, étranglement cette ancienne part d’elle-même. Mais, c’était ainsi. Il fallait qu’enfin, ils puissent faire leur vie, chacun de leur côté. S’il voulait connaître leur fils, il le pourrait. Mais cela serait leur seul lien. Leur seule potentielle relation. Rien d’autre. Elle soupira à son tour. Avant qu’un sourire ne vienne étirer ses lèvres en entendant son fils. « Tu peux… » Elle regarda alors autour d’elle, tentant de rassembler ses idées. « … Finir de couper les tomates si tu veux. Je m’occupe des lardons et des oignons. » Un fin sourire se peignit sur ses lèvres. Elle se souvenait avec nostalgie de toutes les fois où son fils, haut comme trois pommes, tenait absolument à l’aider en cuisine. Il se retrouvait généralement avec plein de farine sur son tee-shirt et un peu de pate sur son front. Mais Leah n’échangerait ses moments pour rien au monde. La cuisine avait toujours été son échappatoire. Pouvoir le partager avec son fils a toujours été un bonheur, résultant alors des moments de complicité uniques que beaucoup de mères pourraient jalouser. Elle s’employa alors à ouvrir le dit paquet de lardons tandis que son fils avait toujours le couteau des tomates en main. « Hava a été sage cette après-midi ? Elle ne t’a pas trop embêté à vouloir regarder encore et encore La Belle et la Bête ? » La nouvelle lubie de la petite sœur de Lachlan était de regarder en boucle ce dessin animé, pourtant dix fois plus vieux que la petite fille. Leah s’était toujours employée à faire regarder à ses enfants les classiques qu’elle avait elle-même adoré. Même s’il est vrai qu’elle n’avait pu faire échapper à sa fille sa passion pour Dora l’exploration, à son plus grand damne. Conversation banale. Il était temps d’oublier pour retourner à sa vie. Celle qu’elle avait dû quitter quelques instants pour un passé écorché.
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MessageSujet: Re: (leah) présent saccadé (leah) présent saccadé EmptyVen 29 Mar - 18:27


( présent saccadé )
Il n'aime pas cet homme. Il la su au premier regard où il a posé son regard sur lui. Parce qu'à cause de lui, sa mère est complètement chamboulée, presque terrifiée. Il ne l'a jamais vu comme ça. Jamais vu aussi vulnérable, ça ne lui ressemble pas, parce que c'est une Sweeney, parce que c'est dans la difficulté qu'ils puisent leur force. Mais pas cette fois faut croire et Lachlan n''est pas capable de garder la tête froide. Pas quand il voit sa mère aussi désarçonnée. Si seulement il savait. Si seulement il était capable d’emboîter les pièces du puzzle, de tout mettre en place, en ordre, pour que la vérité puisse lui sauter à la figure, puisse lui faire ouvrir les yeux sur ce qui se cache réellement derrière tout ça. Il est intelligent pourtant. L'esprit, ce n'est pas ce qui lui manque à Lachlan, à défaut du coeur ces derniers temps. Pourtant, il croit dur comme fer à ce que lui raconte sa mère, parce qu'elle ne lui mentirait pas hein ? Parce qu'il a réellement envie de croire qu'il n'est qu'une connaissance, quelqu'un surgissant du passé pour en disparaître aussi tôt. Il l'espère en tout cas, parce qu'il est hors de question qu'il le revoit devant leur maison. Lachlan n'a jamais été un adolescent brusque, mesquin ou bien encore hargneux, mais il est possessif, en particulier avec sa mère. Parce qu'il n'a jamais supporté de la voir triste. Désorientée. Elle était son phare, celle qui le guidait dans la tempête de sa vie, alors, si même elle flanchée, qu'est-ce qu'il lui restait à lui hein ? Peut être était-il egoïste, mais il pensait encore comme un enfant, pensant innocemment que sa mère était une super héroïne.

-J'espère qu'on ne le reverra jamais. .

Le monde est petit. Bien trop. Mais il espère que la terre tourne assez vite sur elle-même pour ne plus que sa mère et lui se recroise un jour. Pourtant, il fronce quand même les sourcils, il le lui fait savoir, il n'a pas aimé les gestes qu'il a vu, encore moins les regards, parce qu'il ne comprend pas comment on peut s'en prendre à elle .Elle qui est si douce. Si gentille. C'est incompréhensible pour Lachlan. Il comprend encore moins. Mais il n'est pas bête, est-ce qu'elle l'aurait oublié ?

-Pourquoi il était en colère ? Je croyais qu'il te ramenais seulement.

Qu'est-ce qu'ils avaient pu échanger pour que la conversation devienne houleuse ? Loin de se douter qu'il était au cente de toutes les préoccupations du moment. Elle pas tendre ? Pourquoi ? Tellement de question. Mais il est frustré Lachlan. Parce qu'elle ne lui en dit pas plus, parce qu'elle refuse d'entrer dans les détails alors que lui ne demande que ça. Il ne veut plus le revoir. C'est tout. Il lui propose de l'aide pour le repas, pour penser à autre chose, pour se changer les idées, parce qu'il sait qu'il est déjà entrain de cogiter, entrain de se poser milles et une questions.

-D'accord.

Lachlan prend les tomates, se saisissant d'un couteau. Une façon détournée de conclure la conversation n'est-ce pas ? Oui. Sûrement. Il coupe les tomates, se renvoyant des années en arrière. Une complicité qu'il avait toujours partagé avec sa mère. Même lorsqu'il n'était encore que tous les deux. Avant que son beau père et Hava ne rentre dans leur vie. Ils avaient été heureux. Il l'était toujours aujourd'hui. Et le brun ne voulait pas que ça s’arrête. Pour rien au monde.

-Non, c'était chouette. On l'a regardé ensemble.

Son préféré à lui ? Peter pan. Sans savoir qu'il allait être amené à grandir trop vite d'ici les prochaines semaines.

 


( Pando )
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MessageSujet: Re: (leah) présent saccadé (leah) présent saccadé EmptyMar 18 Juin - 0:38

LACHLEAH I held you close to me, felt your heartbeat and I thought I am free. Oh, yes and as one are we. And I know I'm beyond. Nothing and no one can break this heart. Like an image passing by, my love, my life. In the mirror of your eyes, my love, my life. I can see it all so clearly all our love so dearly. Images passing by like reflections of your mind, my love, my life. Are the words I try to find, my love, my life but I know I don't posses you ››


PRESENT SACCADE


Cette histoire allait les briser. Tous un par un. Elle en avait conscience à présent. Le poids de ses propres mensonges allait exploser sans qu’elle ne puisse faire quelque chose. Il était au courant. Si elle avait repoussé cette idée depuis la seconde où elle l’avait quitté dehors, elle devait se rendre à l’évidence : il savait. La suite la paralysait. Elle osait le penser : Elle avait peur. Qu’allait-il se passer ? Dieu seul savait. L’inconnu était si déstabilisant, si inconfortable. Pourtant, le secret révélé, elle sentait un poids s’envoler de son cœur. Un léger soulagement avait apaisé une blessure vieille de seize ans. Elle avait beau s’être trouvée toutes les excuses du monde. La vérité presque révélée était un poids de moins sur ses épaules. Juste avant que la culpabilité et la peur ne prennent le pas sur ce soulagement éphémère. L’avenir semblait si flou à présent. Presque trop confus. Qu’allait-il décidé à partir de cette révélation ? Allait-il s’immiscer dans leur vie ? Ou au contraire, allait-il s’effacer pour laisser leur fils vivre sa vie ? Des questions qui tournaient en boucle dans son esprit sans aucune réponse. Bash était souvent quelqu’un d’imprévisible. Ses réactions étaient souvent celles que l’on n’attendait pas. Pourtant, sa colère avait été légitime. Leah en était consciente. Toutes ces années de mensonge lui avaient sauté à la gorge. C’était elle la fautive. Elle s’était demandé, parfois, comment aurait été leur vie si elle lui avait dit. Oh, elle ne pensait pas à un avenir supposé où elle serait restée. Sans doute serait-elle partie quand même. Ne supportant plus de le voir dans cette spirale autodestructrice, elle serait partie quoi qu’il arrive. Mais elle aurait pu avoir le courage de décrocher jusqu’au bout. De pouvoir articuler trois mois au téléphone. Elle en avait été incapable. Elle avait essayé pourtant. Une fois. Tim l’y avait poussé un peu aussi. Mais elle l’avait senti quand même ce désir de lui dire, de tout lui révéler. Elle avait décroché son portable. Mais sa bouche avait été incapable de former une seule syllabe. Elle avait fini par jeter son téléphone sur son lit après avoir raccroché. Une défaite qu’elle avait fini par oublier. Tout semblait si loin. Elle s’était dit qu’avec le temps, tout irait mieux, que jamais Bash ne pourrait découvrir tel secret. Jusqu’à ce jour. Elle avait prié ces dernières années, revenue à Los Angeles, de ne jamais croiser le père biologique dans les rues. Ça avait marché jusque-là. Jusqu’à ce que sa voiture soit complice du destin. Un coup du sort qui les avait remué tous les deux et avait pointé cette épée de Damoclès au-dessus de sa propre tête. Jusqu’à aujourd’hui, où cette dernière s’est abattue sans ménagement sur la peau de son frêle cou. Le coup avait été violent, brutal. Presque fatal. Elle était toujours là. Mais elle ne savait pas pour combien de temps encore. Sans doute qu’encore une fois, elle sentira le gout amer du sang. La colère de Bash était sans limite, presque vengeresse parfois. Serait-il capable d’aller jusqu’au bout pour lui faire autant mal ? Peut-être. Elle était incapable de dire précisément la réaction qu’il pourrait avoir. A la vue de celle qu’il venait d’avoir, elle pouvait envisager aisément qu’il veuille faire partie de la vie de leur fils. Peut-être même voudrait-il se rapprocher de lui pour la briser elle. Pour faire exploser tout ce qu’elle avait construit depuis seize ans. C’était fort possible. Si lui semblait être arrêté dans le temps, elle avait continué malgré tout à avancer. Contrairement à lui. Ce décalage pourrait lui être fatal. Pouvait-elle alors affirmer que jamais Bash ne reviendrait dans leur vie ? Bien sûr que non. Avec une telle bombe lâchée, elle pouvait presque assurer le contraire. Pourtant, instinctivement, elle hocha négativement la tête. « Non, je ne pense pas qu’il reviendra. » Elle ne voulait pas qu’il s’inquiète. Ou pire encore, qu’il endosse un peu trop le rôle de l’homme de la famille. Son fils, ayant vécu la majorité de sa vie tout seul avec elle, avait pris cette fâcheuse tendance à vouloir la protéger. A éloigner les hommes qui pourraient lui faire du mal. Une attitude qu’elle avait tenté de limiter. Lachlan devait rester l’enfant. Pourtant, l’adolescent qu’il était devenu était presque bien trop buté. Une qualité qu’il avait héritée à la fois de son père et d’elle. Un sacré cocktail faut dire. Ainsi, lui dire que cet homme –cette personne qu’il considère comme un inconnu alors qu’il est son père biologique- ne reviendrait plus, serait alors lui éviter de s’inquiéter pour rien. Lachlan devait être tenu à l’écart de leurs histoires. Il n’avait pas à souffrir pour des broutilles. Pour une histoire qui semblait dans tous les cas déjà brisée. Leah en avait été l’artisan, l’architecte principal de cette destruction. S’il devait rentrer dans tout ce bazar, ce serait pour une bonne raison, comme pour connaître son vrai père. Et pas autre chose comme pour une vengeance personnelle de la part de Bash. Par exemple. Néanmoins, si ses paroles étaient voulues avec conviction, elle voyait bien que son fils doutait. Il avait tellement grandi. Où était donc passé le petit garçon qui courrait dans leur appartement un avion en papier dans la main ? Il s’était envolé avec les années. La jeune femme finit par hausser les épaules à la dernière question de sa progéniture. « Il me ramenait simplement, oui. La conversation a juste un peu glissé. Ce n’est rien. Ça arrive parfois. » Finit-elle alors par dire. Elle minimisait les choses. Les rendait plus supportable, même à elle-même. Après tout, il fallait à présent qu’elle oublie encore tout ça. Qu’elle retrouve son quotidien et son présent. Le passé devait rester dans son placard. Elle devait reprendre sa vie et oublier. Encore quelques instants. Peut-être qu’il reviendra. Peut-être ne serait-ce pas le cas. Il fallait qu’elle arrête de se focaliser. Elle devait arrêter d’attendre la catastrophe. Elle devait avant que peut-être tout ne s’efface à cause de la vérité. Elle devait profiter de ces derniers instants avant le coup fatal. Elle acceptait alors avec joie la proposition de son fils de l’aider. Cela lui rappelait leurs moments à deux lorsqu’il était plus petit et qu’il l’aidait dans la cuisine. L’enfant qu’il avait été avait généralement plus de farine dans les cheveux que dans le bol, mais ces moments resteraient à jamais gravés dans sa mémoire. Elle savait ô combien ces moments de complicité pouvaient être importants. Elle-même se rappelait de ces instants passés dans la cuisine, à soit observer sa mère, ou à soit l’aider pour quelques recettes que ce fut. Elle le laissa alors reprendre les tomates avant de se diriger elle-même vers le réfrigérateur. Elle ouvrit ce dernier pour en extirper alors les lardons qu’elle mettrait dans la poêle. Comme si de rien n’était le quotidien reprenait sa place. Sans qu’elle ne le demande, les choses reprenaient leur rôle. Comme si Bash n’était jamais venu. Et ça la rassurait. Au moins pour quelques temps. La conversation déviait. Sur l’après-midi de Lachlan avec sa petite sœur. Il était à présent assez grand pour savoir s’occuper de la petite blonde sans que Leah ne soit présente. De toute façon, elle savait ô combien Lach aimait sa petite sœur et avait pleinement confiance en lui. Parfois ses propres enfants lui rappelaient la relation qu’elle entretenait avec son frère, aujourd’hui disparu. Si fusionnels malgré la différence d’âge, si complices. Un petit baume au cœur qu’elle acceptait avec joie. Elle aurait détesté avoir des enfants en désaccord. Pourtant, il n’était pas rare de voir une fratrie se jalouser, se chamailler pour des broutilles. Pas ses deux enfants. Ces derniers, sans doute à cause de la différence d’âge peut-être avaient su s’apprécier et s’appréhender dès les premiers instants. Même s’il est vrai que le garçon a eu une petite période d’adaptation quand Hava est née. Tous les enfants se demandent pourquoi tout d’un coup, leur maman ne s’occupe plus d’eux autant qu’avant. Une situation que Leah avait su gérer parfaitement et que Lachlan avait fini par comprendre tout seul et à même participer à la vie de sa sœur. Une petite victoire pour la maman, pas peu fière, il est vrai. Alors la remarque de son fils la fit sourire. Elle voyait le tableau d’ici : ses deux enfants assis côte à côte sur le canapé devant la télévision et un dessin animé. « Très bien. » fut tout ce qu’elle ajouta. Il n’y avait pas besoin de plus. Les choses étaient rentrées –presque- dans l’ordre. Sans doute jusqu’au prochain épisode. Jusqu’au prochain couteau lancé en plein cœur. Parce qu’elle l’attendait celui-là. Elle n’était pas naïve. Le revers de la médaille serait sans doute terrible. Le mensonge l’avait déjà été à la base alors qu’en serait-il du retour de flammes ? Mais elle ne préférait pas y penser. Elle préférait profiter de ce moment et remettre à plus tard ses néfastes pensées. Elle aurait sans doute toute la nuit pour y penser, sentant déjà l’insomnie pointer le bout de son nez.

THE END
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(leah) présent saccadé

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