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Kennedy Salinger
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MessageSujet: help, i need your advices. ✰ leah. help, i need your advices. ✰ leah. EmptyLun 14 Jan - 15:54


≈ ≈ ≈
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Elle était mineure et sous la responsabilité ainsi que l’autorité de ses parents. En plus de lutter contre ses parents, comment pouvait-elle lutter face à un homme d’influence comme son père, gouverneur de l’état de Californie ? Kennedy était perdue. Elle ne savait pas quel droit elle avait ni quel devoir. Devait-elle forcément obéïr parce qu’elle était mineure ?

Sa seule solution, après des heures de réflexion fut de faire appel à un avocat, quelqu’un de spécialisé dans le domaine juridique et qui saurait la renseigner avec exactitude. C’était pourquoi elle avait fait appel à Leah, l’avocate de son père. Elle ne la connaissait pas mais elle semblait de confiance. Du moins, son apparence lui inspirait cela et c’est ce qui poussa Kennedy à prendre contact avec elle. L’avocate accepta de la rencontrer sous le serment du secret professionnel, le soir même, sur le port. Kennedy préférait éviter la ville pour ne pas être surpris par une connaissance de ses parents qui la vendraient, pour qu’elle retourne chez elle. Elle avait fugué et ne comptait pas qu’on la retrouve, notamment grâce à la complicité de Fitzgerald.

Assise à la terrasse du port, Kennedy attendait. Elle n’avait qu’un verre d’eau devant elle mais n’en avait pas bu une goutte, se sentant trop angoissée pour cela. Elle tapait du pied, nerveusement tout en rongeant ses ongles, entendant déjà les remontrances de sa mère selon lesquelles ce n’était pas une manière de jeune femme de bonne famille. Finalement, au bout du quai, l’adolescente vit apparaître la silhouette élégante de ladite Leah. Elle vérifia derrière celle-ci mais visiblement, personne ne la suivait. Soulagement. Kennedy se leva, Leah à sa hauteur, pour la saluer poliment avant de s’asseoir, après elle, comme le voulait les politesses et les rigueurs.

« Merci d’avoir répondu à ma demande »

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Leah Sweeney
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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. help, i need your advices. ✰ leah. EmptyLun 14 Jan - 23:07

KENNEAH Help, I need somebody. Help, not just anybody. Help, you know I need someone, Help ! When I was younger, so much you younger than today, i never needed anybody's help in any way. But now these days are gone, I'm not so self assured. Now I find I've changed my mind and I opened up the doors. Hep me if you can, I'm feeling down. And I do appreciate you being round. Help me, get my feet back on the ground. Won't you please, please help me ! And now my life has changed in oh so many ways. My independence seems to vanish in the haze. But every now and then I feel so insecure. I know that I just need you like I've never done before. ››


HELP, I NEED YOUR ADVICES


Leah ne savait pas du tout à quoi s’attendre. Il est vrai que dans l’après-midi, elle avait été plus que surprise de recevoir ce message. C’était à la fois intriguant et assez effrayant. Quand on connaissait la famille Salinger, et en particulier le patriarche, ce n’était pas compliqué pour deviner que la progéniture pouvait clairement prendre le mauvais chemin familial. Mais qu’en était-il de la petite Kennedy ? Leah ne l’avait vue que très rarement. Seulement quelques fois quand le patriarche avait besoin d’une réunion urgente dans sa propre maison. Mais jamais au grand jamais, elle n’avait échangé un mot avec elle. Comment avait-elle pu avoir son numéro d’ailleurs ? Pas compliqué. Les dossiers de son père devaient probablement contenir toutes les informations à savoir sur ses employés. Et pourquoi cette demande ? Pourquoi ne s’était-elle pas adressée au patriarche ? C’était ainsi que cela marchait d’habitude. Les enfants parlaient et les parents réparaient à coup d’avocats et de billets. C’était comme ça que ça fonctionnait. Ou peut-être que Leah avait du voir beaucoup trop de films sans doute. Il était néanmoins étrange que la petite Kennedy se soit directement adressé à elle plutôt qu’à l’un de ses parents ou même de sa fratrie. Pourtant, elle ne s’en était pas formalisée plus que cela. Une Salinger avait besoin de ses services et elle était là. Evidemment, il est vrai que sa conscience de mère avait peut-être pris le dessus. Le message de l’adolescente semblait bien urgent et surtout presque… désespéré. Que se passait-il donc ? Cela semblait grave. Peut-être un autre scandale à étouffer ? Mais pourquoi avoir tenu à ce que le patriarche de la famille soit totalement écarté ? C’était bien des questions qui restaient en suspens alors qu’elle se préparait pour sortir sur le port. Lachlan était déjà sorti chez un ami et Hava était au parc avec Sam. Elle pouvait partir le cœur tranquille même si elle gardait toujours son téléphone sur elle au cas où. C’est un peu la tête dans les nuages qu’elle rejoignit le port où les mouettes sonnaient déjà leur chant presque désagréable. Elle repéra assez vite l’adolescente au café qu’elle lui avait indiqué. Seul un verre d’eau trônait sur la table. Elle s’assit alors en face d’elle non sans l’avoir saluée au passage. Elle déposa son sac à ses côtés. Elle affichait un sourire rassurant. Si elle voulait aider la jeune fille, il fallait qu’elle soit en confiance. C’était primordial. Leah était bien le genre à avoir le cœur sur la main loin des chacals qui pouvaient peuplés l’équipe d’avocats des Salinger, prêts à tout jusqu’à dévorer père et mère pour ne serait-ce qu’une simple promotion. Kennedy ne devait pas fuir. Si elle avait décidé de se confier à Leah, elle ne devait pas l’effrayer. Après tout, si elle ne voulait pas que son père soit au courant, cela devait être assez grave. « C’est normal. Je suis toute à votre disponibilité. Dites-moi ce qu’il se passe. » finit par répondre Leah en posant ses mains sur la table. Elle commanda alors simplement un café à un jeune serveur qui passait. Elle avait le sentiment qu’elles en auraient peut-être pour un bon moment. Autant avoir du carburant comme elle disait souvent. Elle se reconcentra alors sur la jeune fille, assise en face d’elle. « Quelle est donc l’affaire qui semblait si urgente d’après vos messages ? » Son ton est détaché. Ni trop curieux, ni trop intrusif. Elle ne voulait pas paraître trop insistante, à savoir tout tout de suite. Si Kenny avait besoin de temps pour pouvoir exposer son problème ou simplement trouver les mots, elle attendrait. Le temps n’était pas ce qu’il lui manquait ce soir. « Vous ne voulez en aucun cas que votre famille, si j’ai bien compris, ne soit au courant c’est bien ça ? » Elle reposa son regard sur elle. Elle voulait bien la confirmation orale. Celle qui confirme ses doutes et ses questions. Certes, ces dernières restaient toujours en suspens. Mais si la brune ne voulait en parler à sa famille. Elle respecterait. Elle n’était pas de ceux qui travaillant pour quelqu’un irait tout rapporter. Loin de là. Kennedy pouvait lui faire confiance sur ce point-là. Vraiment.


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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. help, i need your advices. ✰ leah. EmptyMar 15 Jan - 18:25


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L’avocate s’installa en face d’elle et commanda un café, une boisson chaude que Kennedy avait en horreur. Elle préférait de loin la gourmandise et le sucré du chocolat chaud, notamment avec des marshmallows dedans, fondant à moitié. Toutefois, pensant à ce délice, elle en eut la nausée. Elle blêmit et enfonça légèrement son visage dans son foulard pour masquer son expression passagère de dégoût. Leah lui demanda confirmation quant au fait que sa famille ne doive pas être au courant de cette entrevue. Kennedy opina du chef.

« Sauf Fitzgerald »

Son frère, le seul à être de son côté. Fitz la protégeait, c’était même lui qui l’avait caché sur ce port, dans un bateau, pour l’éloigner de ses parents toxiques. Kennedy avala une gorgée d’eau pour tenter de faire passer la nausée et respira profondément. Comment annoncer que l’on est enceinte ? La seule personne à qui elle l’avait dit volontairement était sa sœur, Rosalynn, qui l’avait trahie en la dénonçant à leurs parents pour monter un plan machiavélique de vol de bébé, si l’on voulait résumer cela. De nouveau, Kenny inspira profondément avant de débiter :

« Jesuisenceinte »

Elle n’avait même pas articulé mais débité cette phrase en se demandant si la trentenaire l’avait entendu. Kennedy respira un bon coup avant de répéter.

« Je suis enceinte »

Elle le disait rarement à vive voix. Elle se le répétait souvent, intérieurement mais le dire, ça rendait la chose réelle. Kennedy baissa furtivement la tête vers son ventre, toujours plat. Bientôt, si elle ne se décidait pas rapidement, cela commencerait à se voir et elle devrait alors commencer à se cacher pour la bonne réputation de son père, gouverneur.

« Mes parents veulent que je donne mon bébé à ma soeur »

Dit ainsi, ça semblait tordu et cela l’était. Kennedy guetta la réaction de l’avocate de son père.
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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. help, i need your advices. ✰ leah. EmptyMar 15 Jan - 22:09

KENNEAH Help, I need somebody. Help, not just anybody. Help, you know I need someone, Help ! When I was younger, so much you younger than today, i never needed anybody's help in any way. But now these days are gone, I'm not so self assured. Now I find I've changed my mind and I opened up the doors. Hep me if you can, I'm feeling down. And I do appreciate you being round. Help me, get my feet back on the ground. Won't you please, please help me ! And now my life has changed in oh so many ways. My independence seems to vanish in the haze. But every now and then I feel so insecure. I know that I just need you like I've never done before. ››


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« Oh. » fut la seule réaction qu’elle put avoir en entendant les premières paroles de la jeune fille. Cette dernière était si jeune. Elle comprenait bien mieux à présent la démarche de la jeune fille. L’apprendre à ses parents était plus qu’une épreuve. Elle-même avait dû passer des heures à tergiverser à trouver ses mots avant de leur annoncer. Même les meilleurs parents du monde avaient toujours un temps de pause. Celui où ils sont choqués, celui où ils se rendent compte que leur petite fille n’était plus. Après, ça va généralement mieux. Il faut juste passer le mauvais moment comme disait Leah à l’époque. Mais dans une famille comme celle de Kennedy, il n’était pas difficile de comprendre la peur de la jeune fille. Son père réclamait une image irréprochable, presque comme dans tous les catalogues américains en papier glacé, depuis le début de son annonce de campagne pour la présidence. Que penserait-on si on apprenait que sa fille de seize ans avait été mise enceinte ? Cela serait surement le drame. « Je vois. » L’avocate restait très professionnelle. Les sentiments ne devaient jamais interféré, c’est ce qu’elle avait appris avec le temps. Pourtant, il est vrai que son statut de mère mais surtout celui de jeune mère à dix-sept ans résonnait en elle. Elle comprenait la détresse de la brune et surtout son désarroi. Elle l’avait elle-même connu, il y a des années. Cette peur de l’inconnu, cette étrangeté en soi. Tout ça avait été son quotidien à l’époque. Heureusement que ses parents avaient su comprendre et sa tante, chez qui elle résidait à ce moment-là, put l’épauler du mieux qu’elle put. Cela avait été sa force. Mais dans la famille Salinger, elle se doutait du peu de soutien que Kennedy pourrait recevoir de leur part. D’ailleurs, il est vrai qu’à l’évocation du prénom de son frère, elle fut surprise. Il était donc le seul à la soutenir si Kennedy n’était pas contre le fait de parler de cette entrevue. Etrange. Elle ne pensait pas ça de lui. Peut-être se trompait-elle finalement. De toute façon, la suite fut bien plus choquante. Il est clair. Donner son bébé ? Quelle idée vraiment horrible pour une mère ! Est-ce vraiment ce qu’elle avait compris ? Dans un sens, cela ne l’étonnait pas. Cela éviterait à Kennedy de subir les courroux de la presse et les critiques contre la famille. D’ailleurs, Leah n’était pas sûre que l’aînée des Salinger n’ait pas encore d’enfants. La balance serait rétablie. Et l’enfant resterait enfant. Mais c’était si cruel. Si inconcevable. « Vous voulez dire qu’elle s’occupe de votre bébé comme si c’était son enfant à elle, c’est bien ça ? » Elle voulait vraiment être sûre. Ne pas interpréter ce que l’adolescente n’avait pas prononcé clairement. L’idée lui semblait vraiment tordue. C’était peu dire. Faire adopter un enfant était tout à fait louable selon Leah. Mais le donner à sa sœur ? Cela voulait dire le voir tous les jours, être à côté de lui sans être sa mère, le voir évoluer sans pouvoir avoir son mot à dire. Les liens familiaux en seraient surement brisés, brouillés. Une mère, bien que très jeune, restait une mère quoi qu’il advienne, enfant gardé ou pas. C’était toujours un trou béant dans une poitrine jusqu’à la fin de ses jours, si son statut maternel n’était pas assumé pleinement face à l’enfant tout proche. C’était bien connu. Leah réfléchit quelques secondes. « Et vous, que voulez-vous ? Vous voulez de cet enfant ? » C’était ça le plus important au fond. Ce que voulait Kennedy. Elle était tout à fait en droit de le garder, de le faire adopter –légalement néanmoins- ou bien d’avorter. Les choix étaient multiples. Mais il fallait que cela vienne d’elle. Qu’elle choisisse mais surtout qu’elle accepte ce choix par elle-même. Vivre avec l’imposition d’un choix était pire que tout. Les regrets et la nostalgie lui pourriraient surement la vie si elle n’était pas maîtresse de son propre destin. « Est-ce que, vous, vous voulez que… votre sœur ait cet enfant ? Ou bien, voulez-vous autre chose ? Que voulez-vous Mademoiselle Salinger ? » Kennedy avait peut-être réfléchi à tout cela. Peut-être qu’au final, elle suivrait les directives de ses parents. Cela serait bien que trop tordu. Mais des fois, la pomme ne tombe pas loin de l’arbre. Tels parents, telle fille. Mais elle doutait que l’adolescente soit de ce côté. Sa présence en était une belle preuve. Elle n’aurait pas fait appel à une avocate si elle se pliait aux désirs de ses parents. « Connaissez-vous les choix qui s’offrent à vous ? » Commençons d’abord par le commencement. Les familles de la haute étouffaient parfois les jeunes filles dans des affabulations et les privaient de toute opinion en ne présentant qu’une partie de la vérité. D'où le fait qu'elle appuie bien sur le verbe vouloir. Leah ne savait même pas si Kennedy comprenait toute la situation. Ou du moins tous les choix qui s’offraient à elle en dehors de celui de ses parents, bien que plus que tordu.


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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. help, i need your advices. ✰ leah. EmptyVen 18 Jan - 14:31


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Kenny fut rassurée de ne percevoir aucun jugement dans le regard de son interlocutrice. Elle n’aurait pas su l’encaisser. Kennedy avait trop peur du regard des autres dans sa situation. Adolescente et enceinte. Loin de se douter que Leah avait vécu une situation similaire à la sienne. Elle avait toujours les yeux baissés, rivés sur ses mains qu’elle triturait nerveusement. Un silence se fit, mettant profondément mal à l’aise l’adolescente et cela du se voir, se sentir.

« Vous devez me trouver vraiment stupide d’être tombé enceinte si jeune »

Dans sa voix, on pouvait entendre toute la honte qu’elle éprouvait. Elle s’excusait presque d’être enceinte, par ses paroles, Kennedy. Pourtant, ils s’étaient protégés, avec Lachlan. Elle l’avait vu mettre un préservatif, il l’avait même invité à y contribuer, pour désacraliser cela et qu’elle apprenne, car Kennedy n’avait jamais reçu d’enseignement sexuel. Ses parents l’avaient toujours protégés de cela, considérant qu’elle était trop jeune. Sexe = tabou, surtout pour une demoiselle de la haute. Leah reformula les propos de l’adolescente. Oui, elle avait (malheureusement) cerné la situation de Kennedy qui opina timidement du chef avant de confirmer, verbalement.

« Oui. Mon père veut que ma sœur reconnaisse mon bébé comme le sien et celui de son époux. Et vous savez, comme moi, qu’il a l’influence nécessaire pour que cela se fasse »

Son père avait fait, ce soir-là, une vraie démonstration d’autorité et de pouvoir. Kennedy n’en avait pas eu besoin pour le savoir, elle le savait depuis gamine mais cela l’avait effrayé, encore plus. Jusqu’où son père était-il prêt à aller pour la réputation des Salinger ? Il était allé jusqu’à la traiter de fille facile, sans employer l’insulte mais le dédain et le dégoût étaient lisibles dans son regard. Que voulait-elle, elle ? Kennedy n’en savait rien. Sa lèvre inférieure trembla avant qu’elle n’éclate en sanglots, cachant son visage entre ses mains.

« Je n’en sais rien, Madame »

Kennedy était désemparée, avec un besoin fort de se confier. Si bien que, même si elle n’avait pas l’habitude de tout déballer et encore moins devant une inconnue, elle se laissa aller à la confidence tout en pleurant à chaudes larmes.

« On l’a fait qu’une seule fois ! Une seule et je suis … j’ai … On s’est protégés, on a fait attention, il a fait attention. Pourquoi ça m’arrive à moi ? Pourquoi ça m’arrive alors que … que mon père est ce qu’il est ? »

Peut-être n’en serait-elle pas là si son père n’était pas celui qu’il était, à savoir le gouverneur de l’état de Californie, un candidat aux prochaines élections présidentielles.

« Je peux avorter, je crois. Ou le faire adopter ou accoucher sous X. Ou le garder, aussi. Mais je suis mineure, mes parents ne voudront pas que je le garde, si je veux le faire. Ils ont le droit de décider pour moi, comme je n’ai que seize ans ? »


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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. help, i need your advices. ✰ leah. EmptyDim 20 Jan - 18:47

KENNEAH Help, I need somebody. Help, not just anybody. Help, you know I need someone, Help ! When I was younger, so much you younger than today, i never needed anybody's help in any way. But now these days are gone, I'm not so self assured. Now I find I've changed my mind and I opened up the doors. Hep me if you can, I'm feeling down. And I do appreciate you being round. Help me, get my feet back on the ground. Won't you please, please help me ! And now my life has changed in oh so many ways. My independence seems to vanish in the haze. But every now and then I feel so insecure. I know that I just need you like I've never done before. ››


HELP, I NEED YOUR ADVICES


Si elle savait. Si elle savait combien de fois Leah s’était dit cette phrase dans sa tête. La stupidité n’avait rien à avoir avec l’âge ou encore une grossesse. Ses parents le lui avaient maintes fois répété. Ce sont les gens extérieurs qui rendent cette phrase véritable. Combien de fois Leah avait dû composer avec des regards insistants ou des phrases murmurées sur son passage lorsqu’elle était à New York, enceinte de son fils ? Le monde bien trop souvent que la fille n’est que la coupable de l’histoire. Celle qui a été trop stupide pour ouvrir ses cuisses ou au moins approcher un garçon. Les mots sont crus, voire vulgaires. Mais c’était la vérité. Pourtant, comment lutter contre l’amour ? Comment combattre un sentiment aussi pur que beau ? L’amour faisait faire des choses folles, des choses incroyables. Mais jamais stupides. L’inconscience était peut-être en partie vraie pour certaines histoires. Certes. Mais la stupidité était loin d’être dans l’équation. Leah baissa les yeux quelques instants, songeuse avant de les relever vers la jeune fille. « Ce sont des choses qui peuvent arriver. » répondit-elle simplement avec une douce voix à la réflexion de la jeune fille. Elle ne voulait pas que l’adolescente la voit comme une vieille rombière qui ne savait que jugeait. Bien au contraire. Elle connaissait sa situation même si elle ne l’explicitait pas concrètement. Après tout, la brune restait la fille de son patron. La tenue professionnelle était de rigueur. Pourtant, elle sentit la détresse à travers ses mots suivants. Kennedy était perdue, seule et abandonnée par les siens. Et si ses proches s’occupaient un peu de son cas, c’était surtout pour lui imposer un non-choix complètement insensé. Si une telle chose lui était arrivée à l’annonce de sa grossesse à ses parents, elle serait probablement partie en claquant la porte bien fortement. Elle se demandait bien comment l’adolescence pouvait avoir encore la force de se lever le matin et d’affronter une famille pareille ? C’était quelque chose qu’elle admirait indéniablement. Pourtant, le roc s’effrite petit à petit. Le bateau tangue et la jeune fille manque de tomber. Parce que les larmes, elles finissent par tomber elle aussi. Par flots. Elle semblait en vouloir au monde entier. Les accidents arrivaient et souvent, personne n’était à blâmer. Mais elle sentait que Kennedy avait besoin de trouver ce coupable, de pouvoir rejeter la faute sur quelqu’un ou quelqu’un chose. Pourtant le constat restait le même : Ce n’était qu’un accident. Les coupables étaient absents. Mais les questions restaient elles. Beaucoup trop de questions pour une si fragile jeune fille. Le cœur de Leah se fendit en la voyant ainsi. Si délicate. Si chétive. Son instinct de mère était bien trop présent pour pouvoir l’ignorer. Kennedy avait besoin de soutien, de conseils –et pas que juridiques. Cela se voyait aux larmes qui dévalaient sans honte ses joues. Elle ne les retenait pas. A quoi bon ? Peut-être qu’elle en avait marre de lutter. Marre de cette situation qu’elle pensait sans issue sans doute. Ses mots dévalaient dans sa bouche presque aussi rapidement que les larmes sur ses joues. Elle était perdue. C’était une évidence. Doucement, presque malgré elle, Leah rapprocha sa chaise de l’adolescente et déposa sa main sur son dos, voulant se montrer compatissante. Comme un petit bout de réconfort contre ce torrent de larmes qui semblait ne pas se tarir. « Ça va aller. » dit-elle simplement d’une voix douce. Elle savait ô combien la situation pouvait être si difficile à supporter pour une jeune fille comme elle. Surtout que l’adolescente n’avait pas affaire à une famille des plus complaisantes. Bien au contraire. « Je sais qu’on a l’impression de ne pas voir le bout du tunnel, mais crois-moi que ça ira d’accord ? On va tout faire pour. » C’est vrai. Généralement, on pense que tout s’écroule. Que tout est vain et que forcément tout tournera encore plus mal. Que jamais ça ne pourrait aller mieux. C’était faux. Il fallait juste prendre un peu sur soi, passer outre et avancer. C’était ça le plus important au fond. Avancer et ne pas se retourner. Ça faisait souvent mal et parfois, on laissait les autres sur le banc de touche, mais ça évitait qu’on s’enfonce un peu plus dans le gouffre sans fond. Et il était fort possible pour Kennedy, qu’elle doive y laisser quelques membres de sa famille sur le bord de la route. Il fallait qu’elle soit forte pour tout ça. Il fallait qu’elle puise dans ses dernières forces pour avancer et surtout pouvoir se battre. Pour le choix qu’elle finit par prendre. Dans tous les cas, ses parents ne seront pas de son avis et elle devra s’imposer. Oh ça oui. Après tout, elle semblait d’ailleurs assez bien au courant des choix qu’elle avait. « A vrai dire, c’est à peu près les choix que tu as. » Leah acquiesça alors. Le garder. Le faire adopter. Avorter. Mais dans tous les cas,  c’était elle qui devait être au centre de sa décision. Elle devait être sa priorité principale. Les conséquences de sa décision pourrait la poursuivre toute sa vie. Il fallait qu’elle soit absolument sûre. Oh que oui. Toujours la main sur le dos de l’adolescente, Leah acquiesça de nouveau en prenant à nouveau la parole. « Mais quoi que tu choisisses, tes parents n’ont aucun droit sur ton enfant. Tu es sa mère, et tu es la seule à avoir des droits sur ce bébé même si tu es encore mineure. Si tu veux le garder, juridiquement parlant, tes parents n’ont absolument rien à dire. Et si tu ne veux le garder, ils n’ont aucun droit de t’empêcher de le faire. Tu peux d’ailleurs même le faire sans qu’ils doivent être au courant, grâce aux plannings familiaux. Il faut juste qu’une personne majeure de confiance t’accompagne. Dans tous les cas, Ils n’ont aucun droit de te forcer à faire un choix dont tu ne veux pas pour ton enfant, ou surtout, pour toi-même. » Ses paroles se voulaient rassurantes. Kennedy était plus que protégée par la loi. Elle et l’enfant qu’elle portait. Elle devait avoir conscience du fait que c’était elle qui avait le pouvoir et qui choisissait. Pas ses parents. Il est vrai qu’en connaissant un peu le dossier Salinger, Leah pouvait un peu se doutait des intentions réelles des parents. Jusqu’où pourraient-ils aller pour que leur fille se plie à leurs désirs ? Bonne question. C’était presque trop effrayant pour penser. Et elle ne l’évoquerait pas. Il manquerait plus qu’elle effraye encore plus Kennedy qu’elle ne l’était déjà. « Néanmoins, il est vrai qu’il reste un point important qui pourrait tout … changer disons. » reprit-elle alors. Il restait quelque chose d’important à évoquer. A prendre en compte. Parce qu’au final, quoi qu’on puisse en dire, Kennedy n’était pas seule dans le même bateau. Ou du moins, il pourrait avoir une donnée qui surgirait pour foutre tout en l’air. Ou du moins tout compliqué encore plus la situation. Ce n’est pas quelque chose qu’il fallait oublier. Oh que non. « Est-ce que le père de l’enfant est au courant ? Parce qu’il pourrait très bien s’interposer. Ou du moins, rendre les choses plus… compliquées encore. » C’était une question anodine. Celle que l’on posait toujours à une adolescente enceinte. Et le père dans tout ça ? Serait-il là ou pas ? Leah ne voulait pas paraître indiscrète ou satisfaire sa propre curiosité. C’était bien trop malsain pour elle. Non, elle voulait juste prendre en compte le fait que si le père se manifestait ou revendiquait ses droits, le choix de Kennedy quel qu’il soit allé être plus compliqué à mettre en place et surtout à être protégé.


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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. help, i need your advices. ✰ leah. EmptyMar 22 Jan - 9:35


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C’était certes des choses qui pouvaient arriver mais pas à une Salinger, pas à Kennedy dont le père venait officiellement de déposer sa candidature pour la présidentielle avec des valeurs très conservatrices (voir très étroites, aussi). Elle était l’image de perfection, le petit modèle de son père mais elle venait de commettre un impair qui mettait en danger les plans de ce dernier pour elle et son image à lui. La main réconfortante de l’avocate dans son dos lui fit du bien. Kennedy avait besoin d’une tendresse maternelle mais sa propre mère semblait la renier, la trouvant facile et ayant la cuisse légère. Pourtant, elle n’avait fait l’amour qu’une fois mais cela avait suffi à ce qu’elle tombe enceinte de Lachlan. Lachlan. Son cœur se serra, se brisa encore davantage dans sa poitrine.

« Vous feriez quoi à ma place ? »

Elle avait besoin d’avis extérieurs pour se fixer. Un bébé ? Comment pouvait-elle en avoir un alors qu’elle entrait tout juste dans l’adolescence ? Elle ne s’en sentait pas capable mais ne regretterait-elle pas d’avorter ou de le faire adopter, dans quelques années ? Léah la rassura, disant qu’elle seule avait le pouvoir de choisir et d’influencer son avenir et celui de son bébé. Pourtant, Kennedy n’était pas convaincue ; elle connaissait son père et ce qu’il était capable de faire ou de faire faire pour obtenir ce qu’il désirait. Elle haussa des épaules.

« Mon père est … je pense que vous ne mesurez pas sa soif de pouvoir »

Dans sa voix, de la peur. Son père l’effrayait depuis toujours et plus elle grandissait, plus sa crainte s’amplifiait à mesure qu’elle prenait conscience des actes qu’il manigançait. Léah l’interrogea sur le point sensible : le père de ce bébé. Les sanglots de Kennedy redoublèrent. Elle l’avait perdu, Lachlan. Certainement pour toujours. Et un bébé sans père, ça s’rait bien pour le petit ? Elle n’en savait rien. Kennedy essuya ses larmes d’un revers de manche tout en reniflant d’une façon bien peu gracieuse pour une fille de bonne famille ayant reçu son éducation avec les distinctions que cela comportait.

« Je l’ai quitté, M’dame »

A contre-cœur parce que Kenny aimait passionnément Lachlan. Elle l’aimait indéniablement aussi. Mais elle ne voulait pas que son père découvre son identité et ne lui fasse du mal, voilà pourquoi elle avait tout gâché avec le nageur brun.

« J’ai trop peur que mon père découvre qui il est et lui fasse du mal, à lui ou sa famille »

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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. help, i need your advices. ✰ leah. EmptyLun 18 Fév - 1:59

KENNEAH Help, I need somebody. Help, not just anybody. Help, you know I need someone, Help ! When I was younger, so much you younger than today, i never needed anybody's help in any way. But now these days are gone, I'm not so self assured. Now I find I've changed my mind and I opened up the doors. Hep me if you can, I'm feeling down. And I do appreciate you being round. Help me, get my feet back on the ground. Won't you please, please help me ! And now my life has changed in oh so many ways. My independence seems to vanish in the haze. But every now and then I feel so insecure. I know that I just need you like I've never done before. ››


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La question la frappa sans qu’elle n’y puisse grand-chose. Que ferait-elle à sa place ? Cette question lui revenait des années auparavant alors qu’elle était une adolescente à peine plus âgée que Kennedy. Elle-même avait du y réfléchir pendant des heures. Que faire de cet enfant ? Le garder et gâcher peut-être sa vie ? Le supprimer et le regretter toute sa vie ? Ces problématiques, elle les avait tournées pendant des heures dans sa tête alors qu’elle était allongée à même le sol de sa chambre. Elle ne comptait plus les fois où elle était revenue sur sa décision. Trop de fois. Pourtant, avec le recul, elle savait qu’elle avait fait le bon choix. Son fils était sans aucun doute sa plus belle réussite et même si cela avait compliqué sa vie, cela l’avait rendu bien plus belle et lumineuse à ne pas en douter. Pourtant, il est vrai qu’elle s’était tenue dans cette salle d’attente. A triturer ses doigts bien plus que de raisons. A avoir son cœur qui s’accélère à la moindre apparition des infirmières. Elle lui avait dit que cela ne ferait pas mal. Elle était accompagnée de sa tante qui coulait sur elle un regard compatissant et réconfortant. Pourtant, elle avait eu du mal ce jour-là à accepter cet amour. Elle s’était sentie si démunie. Si effrayée. C’est sans doute pour cette raison qu’elle avait fini par prendre son sac et d’emmener sa tante loin de cette salle d’attente. Elle s’était enfuie. Elle n’avait pas pu supporter l’idée qu’on lui retire son enfant. Pourtant, un temps, cela lui avait semblé une bonne idée. Jusqu’à ce moment-ci. Jusqu’à cette danse de médecins dans des couloirs bien trop blancs. C’est ce qu’il l’avait décidé. Elle ne pouvait laisser son bébé. Néanmoins si sa conviction avait été intacte jusqu’à l’accouchement, il lui était arrivé de douter encore un peu. Elle savait alors ô combien cela pouvait torturer Kennedy ce genre de questions. Tout un avenir était en jeu. Ou plutôt deux. Elle avait de grandes responsabilités à prendre, dans tous les cas. Le tout était de ne pas se tromper. C’était ça le plus dur. Le regret était sans aucun doute pire que tout dans la vie. Mais qui était-elle pour lui dire quoi faire ? malheureusement, ce genre de décisions était à prendre seule. Personne ne pouvait mieux savoir que Kennedy. Même si ce n’était qu’une adolescente, elle devait agir au moins pour toute sa vie. C’était lourd et pesant. Mais c’était pourtant ce qui allait se passer. Elle ne pourrait faire autrement. Sa main toujours posée dans le dos de la jeune fille, Leah tentait de trouver les mots justes. Il ne fallait pas la brusquer ou encore lui faire peur. Cela serait le comble. Elle avait assez à gérer déjà dans sa vie. « Tu es la seule à pouvoir répondre à cette question. Tu sais, je crois que tu es la seule à pouvoir décider. » commença-t-elle. Elle y allait à tâtons avec un ton doux. Presque comme une mère qui veut rassurer son enfant tout en lui annonçant les dures choses de la vie. Leah ne pouvait décemment pas lui parler de sa propre expérience. Déjà parce qu’elle était Kennedy Salinger, fille de son patron. Elle se devait rester professionnelle après tout. Et ensuite, parce qu’elle ne voulait pas que cela influence son choix. Néanmoins, son instinct maternel refaisait toujours surface, même dans les pires moments ou ceux interdits. Comme celui-ci. « Le plus important est que tu penses d’abord à toi et à toi seule. Ne pense pas à ce que les autres attendent de toi ou à ce qu’ils veulent. C’est ton histoire, Kennedy. Pas la leur. » Agir autrement la rendrait surement folle. Un choix qui ne vient pas de soi est une véritable torture. On vit certainement avec, certes, mais cela tue surement à petit feu quoi qu’on puisse faire par la suite. Elle n’ose imaginer comment une enfant telle que Kennedy pourrait gérer tout ça. Si par un pur hasard, elle suivait les ordres de ses parents mais regrettait par la suite toute sa vie, cela serait destructeur pour elle. Pourtant, Leah aimerait tellement l’aider. Mais elle en était incapable. La mère qui est en elle ne peut s’imaginer comment elle réagirait face à une telle situation. Ses pensées dérivèrent directement vers ses enfants. Non, elle ne saurait définitivement pas quoi faire si une telle situation arrivait. Surement serait-elle en colère avant de pouvoir aider au mieux son enfant. Sans doute. Mais comme avec Kennedy, elle ne pourrait rien faire. Le bourbier ne pouvait être débouché que par les intéressés eux-mêmes. Néanmoins, dans le cas de la jeune adolescente, avoir des parents qui ne la soutiennent pas était sans doute un poids non négligeable. Un poids dans la balance que jamais Leah n’aimerait faire subir à ses enfants. Voilà où peut-être était la différence si cela lui arrivait un jour. « Crois-moi, je connais ton père. Ou du moins, j’en mesure les conséquences. Je suis après tout l’une des sbires-toutous d’avocats de ton père, n’est-ce pas ? » Elle voulait détendre l’atmosphère pour qu’au moins un léger sourire apparaisse sur les lèvres de la jeune fille. Elle détestait voir les autres pleurer, surtout quand cela s’agissait d’un enfant. Ces derniers ne devraient avoir mal qu’en souriant trop et non à force de pleurer. Faut dire qu’elle n’avait pas tort non plus. L’équipe d’avocats à la solde du patriarche Salinger avait tout des idiots assistants que l’on voyait partout dans les téléfilms américains. Leah se demandait parfois pourquoi se trouvait-elle encore assise à son bureau. Ah oui. Les factures à payer et sa famille à nourrir sans doute. « Je sais aussi qu’il s’est présenté aux présidentielles. Et que cette grossesse ne doit surement pas tomber au bon moment, aggravant le tout à cause de ces élections. » continua-t-elle. Après tout, l’image de la famille parfaite s’effritait. Les américains adoraient voter pour les magazines en papier glacé. Et les Salinger en avaient tout l’air sur beaucoup de points. Sauf sur celui de l’adolescente enceinte. Le point noir à éliminer d’urgence. Presque la même chose pour les Kennedy, famille presque présidentielle mythique. Ces gens avaient tout eu de la famille parfaite. Sans doute le père Salinger prenait en exemple cette famille qui vit facilement deux présidents dans ses membres, John Fitzgerald étant le plus célèbre. Mais n’oublions pas la pauvre Rosemary qui dut subir une lobotomie, car ne rentrant pas dans les codes du patriarche. Voulant vivre sa vie d’indépendante, elle ne faisait plus partie des enfants parfaits que voulaient les Kennedy. Elle fut bannie à jamais du monde, laissée presque pour morte. Est-ce réellement ce que veulent les Salinger ? Reléguer leur fille comme une dégénérée avant de l’enterrer presque ? Il semblerait que cela en prenait le chemin. Quelle tristesse. « Mais je sais surtout que quoi qu’il se passe, ton père ne pourra jamais rien dans ton choix. Je te le promets et je m’en porte garante ? » Cette promesse, Leah était sûre que Kennedy en avait besoin. Juste besoin de l’entendre. Pour se dire qu’enfin tout irait. Vivre dans la peur d’être découverte ou d’être forcée à faire quelque chose qu’elle ne voulait pas devait être un poids inconsidérable pour la frêle jeune fille. Leah était prête à en prendre un peu pour la soulager. Elle pourrait l’aider après tout. Le père Salinger ne lui faisait pas peur. Elle avait beau être une petite bonne femme, comme elle l’avait entendu dire entre deux portes, elle n’en avait pas moins un caractère et connaissait le droit comme sa poche. Il lui en faudrait plus pour lui faire peur. Vraiment. Sans doute ses origines mexicaines qui ressortaient. Peut-être était-elle inconsciente en faisant ça ? Peut-être risquait-elle sa place ? Sans doute. Mais son cœur ne pouvait laisser cette jeune fille en détresse. C’était un devoir qu’elle se faisait. Si pour une fois, elle pouvait suivre ses rêves d’étudiante et sauver la veuve et l’orphelin, elle le ferait sans aucun doute avec plaisir. Ecraser une fois un requin ne pourrait faire du bien qu’à tout le monde après tout. Pourtant la bombe d’après, elle ne l’avait pas vue venir. Quitté ? Vraiment ? Kennedy avait-elle donc si peur de sa réaction, celle de son père ? Il semblerait. Leah grimaça alors, presque malgré elle. Il fallait bien avouer que le père Salinger avait le bras long. Mais ses convictions d’avocat bien innocente ne semblait concevoir le fait que le droit ne pourrait pas le contrer. Après tout, si elle était dans son équipe certes, elle savait aussi qu’avec de bons arguments et en trouvant les failles, le père Salinger ne pourrait s’aligner. « Et tu penses qu’il n’a pas le droit de savoir ? » Sa question était simple. Elle omettait le père. Il est vrai qu’il devenait problématique celui-là. Pire qu’un poison. Il empoisonné littéralement la vie de sa fille. Elle était presque choquée qu’un parent puisse autant ruiner la vie de sa fille sans s’en préoccuper un minimum. Cela la dépassait. De toute façon, Kennedy devait se la poser cette question si simple. Avait-il le droit de savoir ? Le père de son enfant n’était pas qu’un minuscule grain de sable que le vent pouvait pousser loin du problème. Bien au contraire. « Tu n’as rien dit à ton père à propos de ce garçon n’est-ce pas ? » Après tout, si l’identité du jeune homme était encore préservée, Kennedy pourrait très bien tenter de le contacter dans le dos de son père, surtout qu’elle semblait bien détachée de ce dernier. Le patriarche ne pouvait la surveiller tout le temps. Il semblait important à Leah que le père soit là. Que tous les éléments soient là pour que la décision soit parfaite finalement. Parce que c’était toujours ça le problème de fond. Ce que déciderait en définitive Kennedy.
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Kennedy était comparable à l’un de ses jolis oiseaux que l’on possède. Un joli oiseau, un plumage très plaisant. Sage et chantonnant. Donnant l’image d’un intérieur chatoyant, surtout dans cette cage dorée parfaitement bien entretenu. Mais l’oiseau perdait ses plumes dans cet univers surfait et stérile. Et dès qu’il chantait faux, on s’en débarrassait. Belle métaphore de sa vie, à l’instant actuel.

« Mon père prône l’interdiction de l’avortement aux mineures et affiche… »

En guise de réponse, ne sachant comment l’expliquer ni comment s’exprimer, Kennedy brandit sa main où luisait un anneau de chasteté. Son père lui avait fait prendre cet engagement, de rester pure et vierge jusqu’au mariage mais elle ne l’avait pas tenu parce qu’avec Lachlan, elle se sentait prête et elle avait envie de franchir le cap. Kennedy n’avait rien promis, au fond. Elle l’avait fait pour son père, c’est tout. Et elle ne regrettait pas d’avoir fait l’amour avec Lachlan, malgré les conséquences qu’elle subissait actuellement.

« Et bon, entre nous, on sait tous que l’Immaculée Conception, c’est une connerie »

Dit-elle avant de se mordre la lèvre inférieure, estimant avoir été vulgaire. Aussitôt, Kennedy s’excusa. Comme le gentil robot qu’on avait formaté pendant seize ans, à ne pas être soi mais à être ce que l’on voulait qu’elle soit. Elle fut soulagée d’entendre que Leah se portait garante de sa décision et de la bonne application de son choix ; elle la sentait sincère, comme si ce n’était pas du vent qu’elle lui vendait. Kennedy eut de nouveau les larmes aux yeux, émue qu’on lui démontre tant d’intérêt et qu’on la défende ainsi, sans la connaître. C’était quelqu’un qui n’était pas Fitz, son frère, qui prenait parti pour elle. C’était touchant, à ses yeux. Encore une fois, d’une voix tremblante, elle remercia l’avocate qui insistait sur le père de cet enfant. Lachlan. Son Lachlan, son premier amour. Avait-il le droit de savoir ? Oui, pour sûr. Mais elle craignait tellement qu’il ne la juge, qu’il ne la délaisse. Kennedy ne saurait le supporter. Léah, faisant preuve de jugeote et de déduction, toucha le point faible. Non, le père de Kennedy ne savait rien pour Lachlan. Il en ferait une attaque ; un garçon élevé par une mère célibataire, dans une famille recomposée. Un type n’appartenant pas à leur monde refermé de politiciens et autres beaux parleurs ? Mon dieu, impensable. Preuve ? Olivia et Fitzgérald, beau mariage arrangé. C’était ce qui attendait Kennedy.

« Non. Il ne connaît pas son existence et j’ai peur qu’il s’en prenne à lui ou sa famille. Il a une très jeune sœur et … je ne me le pardonnerais jamais s’il arrivait quelque chose à lui ou bien à ses proches », confessa Kennedy.


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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. help, i need your advices. ✰ leah. EmptyMer 20 Fév - 23:14

KENNEAH Help, I need somebody. Help, not just anybody. Help, you know I need someone, Help ! When I was younger, so much you younger than today, i never needed anybody's help in any way. But now these days are gone, I'm not so self assured. Now I find I've changed my mind and I opened up the doors. Hep me if you can, I'm feeling down. And I do appreciate you being round. Help me, get my feet back on the ground. Won't you please, please help me ! And now my life has changed in oh so many ways. My independence seems to vanish in the haze. But every now and then I feel so insecure. I know that I just need you like I've never done before. ››


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Elle voyait très bien le genre de famille dans laquelle Kennedy grandissait – ou du moins avait-elle grandi jusqu’à maintenant. Les téléfilms américains en étaient truffés. Pourtant, à la télévision, cela se terminait toujours bien : le père généralement comprenait ses torts et retrouvait des enfants tout sourires, pardonnant. Mais ce n’était en aucun cas la réalité. Certaines familles étaient brisées pour toujours. L’on pouvait alors entendre l’histoire d’un oncle ou d’une tante que l’on a fini par oublier. Leah espérait sincèrement que celle de Kennedy ne finirait pas comme celles-ci. Même si les Salinger ne semblaient pas les plus sympathiques du monde – le fils revêtant alors le même masque que son père par exemple, il semblerait néanmoins qu’ils méritaient quand même une fin heureuse tous ensemble. Mais c’était sans compter sur le patriarche qui semblait bien inflexible. Voire même intransigeant. Rien que son programme reflétait très bien le genre d’hommes qu’il était. Glaçant. Leah avait dû lire toutes ces lignes que pourtant peu de monde lisait. Elle en avait été presque soufflée. Et les paroles de Kennedy lui confirmaient bien ce qu’elle pensait déjà. Elle ne put s’empêcher de grimacer en voyant alors l’anneau de chasteté – ou de pureté, elle ne savait plus trop bien à vrai dire. Qui faisait encore ça à ses enfants ? C’était bien un truc qui la dépassait complètement. « J’ai lu le programme de ton père, oui. Et effectivement, on peut dire qu’il est très... Conservateur. » Commença-t-elle alors. Cela la dépassait complètement qu’on puisse vouloir interdire l’avortement, même à des mineures. Certes, si la volonté d’endiguer les grossesses des jeunes filles était louable, la manière était bien déplorable. Comme si l’avortement avait incité à coucher plus en pensant qu’une grossesse n’était rien grâce à l’I.V.G. C’était idiot. Et il a toujours été prouvé que cette intervention chirurgicale n’avait jamais réellement eu un impact sur les jeunes, si ce n’est la réduction des jeunes filles mortes en voulant avorter illégalement grâce à des faiseuses d’anges. Mais apparemment, il faut croire que beaucoup de vielles mentalités persistaient dans les bêtises. A croire que l’histoire n’était qu’une éternelle roue où l’on avançait pour mieux reculer ensuite. Déplorable. « Voire, même vieux jeu et arriéré même dirais-je. Enfin, sans vouloir t’offenser évidemment. » Conclut-elle alors avec un sourire. Elle voulait enfin détendre l’atmosphère, qu’enfin – même léger – un sourire se dessine sur les lèvres de l’adolescente. « C’est aussi une connerie de penser que de simples anneaux puissent réfréner les hormones d’adolescents. » Elle reprenait les mots de la jeune fille. Parce que le mot ‘connerie’ exprimait tellement bien la chose. C’est vrai, elle-même se rappeler qu’au lycée, il n’y avait pas un jour sans que des élèves ne soient interpellés entre de s’embrasser dans les couloirs, chose pourtant interdites. Mais c’était ça avec les jeunes. Plus on leur interdisait des choses, plus ils prenaient plaisir à les enfreindre. Alors apposer même un anneau de chasteté à une adolescente, c’était presque la tenter vers l’interdit, surtout si elle avait trouvé quelqu’un qu’elle appréciait assez pour sauter le pas. « Parfois, on pense trouver le bon dès le départ, au lycée par exemple, et il est assez compliqué d’y résister. » finit-elle par conclure sur le sujet. Faisait-elle référence à sa propre histoire ? C’est sans doute le cas oui. Parce qu’elle n’avait pas hésité. Elle avait beau être jeune à l’époque, elle avait été prête. Alors qu’importe. Les adolescents avaient beau n’être qu’encore des enfants dans la tête de leurs parents, ils étaient assez adultes pour ne pour résister et se laisser tenter par la tentation. C’était bien connu. Le tout étant de bien sûr prendre ses précautions comme se protéger. C’était ça le plus important. L’interdiction de l’avortement n’était pas le fond du problème comme le penser le père Salinger mais plutôt la prévention dans les écoles qui laissaient à désirer pour beaucoup. Le sexe était souvent un tabou qui ne devait jamais franchir les lèvres à l’école. A la maison, c’était à l’appréciation de chacun et généralement, les familles ne s’embêtaient pas avec. « Les conséquences ne sont que des dommages collatéraux dans un certain sens. Des choses auxquelles on n’aurait jamais pensé pouvoir arriver et qui pourtant sont là, malgré nous. Mais ce n'est pas notre faute. » Comme une grossesse. Ou encore une maladie. Pas qu’une grossesse était une maladie, bien sûr que non. Mais, disons que tout ceci pouvait être évité par les préservatifs. Tout simplement. Question de prévention encore une fois. Ou d’accident. Parce que cela existait. Son fils en était la preuve même si, elle ne l’avait jamais – ô grand jamais – considérer comme tel. Et c’était sans doute le cas de Kennedy. Alors quoi ? Selon son père, fallait assumer et garder l’enfant quoi qu’il advienne. Ridicule. Intérieurement, la jeune avocate était furieuse qu’un père puisse penser ça – voire même un homme, qui lui n’avait jamais pu vivre ce que vivait une femme, encore un idiot qui se croit supérieur. Enfin c’était encore un autre débat ça. Mais Leah était prête à se battre ou du moins à défendre les intérêts de la jeune adolescente. Est-ce bien ou mal, mais elle se reconnaissait en elle. Elle voyait dans ses yeux la même peur qui l’avait étreint dix-sept ans plus tôt. Elle voyait sur son visage la même angoisse de l’avenir et des responsabilités qu’elle devrait prendre quoi qu’il advienne. Seulement, Kennedy était toute seule. Sans une famille qui l’aidait au contraire de Leah qui a toujours eu – et heureusement – sa famille derrière elle. Et elle avait besoin de soutien, Leah était prête à lui en offrir. « Ne me remercie pas pour ça, Kennedy. » Elle secoua doucement la tête avec un sourire. Pour elle, c’était tout à fait normal de l’aider. C’était sans doute son instinct de mère qui parlait encore une fois. Et pis, la tendresse qu’elle affichait quand elle pensait au père de l’enfant était presque touchant. Elle l’aimait cela se voyait dans ses yeux. Sa préoccupation de le protéger était tout à fait louable et était preuve d’au moins un peu de tendresse pour le jeune homme. Ce n’était pas un idiot qui l’avait juste fait une fois avec elle avant de filer ou elle ne savait quoi. Non, quelque chose d’assez fort semblait lier les deux. Elle ne saurait dire quoi mais elle le sentait à la voix de l’adolescente. Leah réfléchit alors quelques secondes. Néanmoins, elle avait beau retourner le problème dans tous les sens, la solution semblait toujours la même. « Je crois malheureusement, qu’il doit être informé. » finit-elle alors par dire. « Je sais que c’est dur et que tu as peur pour lui et sa famille. Mais si ton père ne sait rien de son identité, il n’y a donc aucune chance qu’il puisse s’en prendre à lui n’est-ce pas ? » C’était d’une logique implacable. Le tout était de ne pas se faire prendre. Facile non ? Enfin, on parlait de Salinger-là, donc ça allait être sans doute plus coriace. Mais c’était faisable. « Cela ne va pas sans doute être facile, je dois bien l’avouer. Mais il faut que tu lui dises. Il a le droit de savoir de la situation. » Et c’était vrai. Elle ne se rappelait que trop bien la réaction de Bash à l’annonce de sa paternité – chose qui pourtant n’aurait jamais du arriver. Elle en avait encore froid dans le dos. Oui, ils avaient le droit de savoir quoi qu’elles puissent en penser. Parce qu’eux aussi avaient des droits sur cet enfant, eux aussi avaient peut-être un avis à donner ou au moins des conseils à prodiguer. Elle s’en était rendue sans doute beaucoup trop tard pour elle. Elle ne voulait pas que Kennedy fasse la même erreur qu’elle. Surtout qu’à l’entendre, le père de l’enfant qu’elle portait semblait être un gentil garçon et non un de ces idiots qui prenaient leurs jambes à leur coup. Enfin, elle espérait. « Et puis, tu as pu le revoir depuis… ? » qu’elle savait qu’elle était enceinte. Leah ne finit pas sa phrase. Elle savait qu’elle lui avait dit qu’elle l’avait quitté. Mais parfois, un garçon, ça persiste. Alors peut-être que ça lui montrerait que son père ne pouvait pas être au courant de tout. Qu’elle pouvait elle aussi avoir une marge de manœuvre. Etre épaulée au moins un petit peu. C’était déjà un grand pas.
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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. help, i need your advices. ✰ leah. EmptyLun 25 Fév - 17:58


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Pourtant, remercier Leah semblait naturel pour Kennedy. Elle la conseillait sans honoraires mais également avec beaucoup de franc parler et de douceur, malgré la situation. De plus, elle n’avait rien à lui offrir ; elles étaient des inconnues l’une pour l’autre. Or, Kennedy ne pouvait pas se confier à une autre femme qu’elle. Sa mère se murait dans le silence, indignée qu’elle soit tombée enceinte si jeune. Quant à sa sœur … c’était une toute autre paire de manche puisqu’elle voulait mettre la main sur son bébé pour pallier sa stérilité. Kennedy se sentait esseulée. Ne pas en parler, ne pas se confier, ne pas avoir d’épaule sur laquelle pleurer. Et pourtant, il lui suffisait d’avouer à Lachlan ou à Quinn pour avoir ce soutien en dehors de celui de Fitz. Ce que ne manqua pas de rappeler Leah concernant le père de cet enfant. La réflexion de Leah n’était pas stupide : si son père ne savait rien sur Lachlan, il n’y avait foncièrement rien à craindre. Pourtant, Kennedy avait peur. C’était peut être de la paranoïa mais elle craignait qu’avec son influence, son père parvienne à tout et à retrouver Lachlan Sweeney et sa famille.

« Je suis peut-être un brin parano, oui » avoua Kenny à mi-voix.

Quant à parler à Lachlan, c’était une idée effroyable à ses yeux dans la mesure où elle craignait de le perdre. Enfin, c’était chose faite puisqu’elle avait repoussé sans ménage en lui disant ne jamais l’avoir aimé et n’avoir été avec lui que parce qu’il était l’opposé de ce que ses parents voulaient pour elle. Pourtant, c’était faux. Elle aimait Lachlan passionnément. L’amour n’avait pas suffit à une décision peut-être irréfléchie, stupide et trop rapide…

« Oui, on s’est revus au lycée mais j’ai fais en sorte de le fuir et qu’il ne se doute de rien concernant … le bébé »

Jetant un coup d’oeil sur son téléphone portable, Kenny vit l’heure et se leva précipitamment. Il était l’heure du retour de Bash et elle devait le retrouver pour qu’il l’amène voir Fitzgerald, son frère aîné.

« Je dois vous laisser mais … merci, pour tout »

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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. help, i need your advices. ✰ leah. EmptySam 2 Mar - 19:08

KENNEAH Help, I need somebody. Help, not just anybody. Help, you know I need someone, Help ! When I was younger, so much you younger than today, i never needed anybody's help in any way. But now these days are gone, I'm not so self assured. Now I find I've changed my mind and I opened up the doors. Hep me if you can, I'm feeling down. And I do appreciate you being round. Help me, get my feet back on the ground. Won't you please, please help me ! And now my life has changed in oh so many ways. My independence seems to vanish in the haze. But every now and then I feel so insecure. I know that I just need you like I've never done before. ››


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L’inquiétude de Kennedy était légitime. Leah était plus que mieux placée, en tant que l’une de ses avocates, pour savoir ô combien le patriarche Sallinger avait des choses à se reprocher. Mais peut-être, prenait-elle cette inquiétude, légitime certes, pour la retourner. Ne la prenait-elle pas comme prétexte pour ne rien avouer au père de son bébé ? C’était sans doute possible. Quelle jeune fille ne serait pas terrorisée d’annoncer à son petit ami de seize ans également qu’elle était enceinte ? Elles le seraient toutes. Leah n’avait d’ailleurs pas trouvé ce courage-là à l’époque. Elle avait tourné des heures dans sa chambre en pesant le pour et le contre. Le contre avait fini par l’emporter à quelques arguments près. Mais elle comprenait alors ô combien Kennedy pouvait avoir peur de l’annoncer à son petit ami, aussi gentil et attentionné semblait-il être dans la bouche de la jeune fille. Un homme est parfois si imprévisible, les adolescents encore plus. Ils semblaient toujours réagir en contraire de ce que l’on pouvait attendre d’eux. Le fait qu’il puisse refuser cet enfant, cette paternité ou ne laisse pas le choix à l’adolescente était un risque à prendre. Pire encore pouvait-il alors s’évanouir dans la nature pour ne jamais réapparaitre. C’était aussi une autre probabilité qu’il fallait prendre en compte. Pourtant, il fallait les oublier et sautait le pas. Ce n’est que comme cela que la brune pourrait être fixée, pourrait avancer. Laisse le doute et les possibilités en plan n’étaient pas une solution. Bien au contraire. Et si son petit ami le découvrait et l’empêchait de faire ce qu’elle voulait faire ? Et s’il remettait en doute ses convictions par un seul mot ? C’était bien connu, les garçons faisaient tourner la tête des femmes. Alors, lui avouer enfin dans de bonnes conditions était la meilleure solution possible. Parler pour trouver une solution ensemble, qui convienne surtout à tout le monde était le principal. Mais pour cela, il faudrait que Kennedy saute le pas. Leah secoua doucement la tête, un petit sourire en coin des lèvres. « Tu es juste prudente. » rectifia-t-elle alors son terme de parano. « Et c’est tout à ton honneur. Tu veux seulement le protéger. » Sans réellement s’en rendre compte, Kennedy avait déjà tout l’instinct d’une maman. Protéger était la fonction principale d’une mère. Leah passait son temps à s’inquiéter pour ses enfants pour tout et n’importe quoi, savant pertinemment néanmoins qu’elle ne pouvait faire les protéger de tout et de rien. Il arrive à un âge où les enfants n’en sont plus et prennent leur propre décision, se mettant parfois eux-mêmes en danger. Les mères étaient pourtant vouées à ce rôle de protectrice jusqu’à la fin de leur vie. C’était presque dans leurs gênes, malgré le fait que les enfants eux-mêmes devenaient vite ces parents inquiets pour leurs propres enfants. Le regard de Leah était compatissant. Surtout quand l’adolescente avoua fuir le père de son bébé. C’était un réflexe primitif. Mais il fallait se rendre à l’évidence. Kennedy n’était plus une enfant et son comportement ne pouvait plus être celui de celle qui fuit les responsabilités. Cela allait peut être dur voire même insupportable mais il fallait qu’elle prenne son courage à deux mains et se jette à l’eau. Comme l’avait dit Leah, il devait savoir. Mais surtout, il devait pouvoir être là à l’aider dans ses choix. Si ces derniers revenaient entièrement à Kennedy – c’était son corps après tout -, son avis n’était pas à négliger surtout dans l’hypothèse où l’adolescente souhaiterait garder l’enfant. « Tu ne pourras pas le fuir toujours, Kennedy. Il va y avoir un moment où tu ne pourras plus lui cacher. » Finit-elle par dire. « Et tu pourrais le regretter. » Conclut-elle alors, la voix presque lassée sur la fin de sa phrase. Combien de fois l’avait-elle regretté elle ? Trop de fois sans doute. Si le courage lui avait manqué et que la peur l’avait complètement paralysée, ce choix lui semblait à présent presque illogique, presque à côté de la plaque. Elle aurait dû lui dire. Elle aurait du pouvoir décrocher ce foutu téléphone pour lui annoncer. Peut-être que leur relation aurait était tout autre chose. Peut-être que le mot famille aurait pris un nouveau sens dans sa vie. Peut-être que les problèmes d’aujourd’hui n’auraient jamais eu lieu et que tout aurait été bien. Beaucoup de peut-être qui avait fini par lacérer jusqu’au sang son propre cœur depuis quelques semaines à présent. Il était trop tard pour les regrets et les rêves d’une autre vie. Elle avait fait ses choix – certes regrettables – mais elle se devait à présent de les assumer. Elle avait eu de bonnes raisons après tout non ? Il faut croire même si elle commençait à en douter. C’était toujours comme ça avec lui. Il plaçait un mot et pouvait faire exploser ses propres convictions, pourtant à l’origine dures comme le fer. Et ça l’agaçait profondément. Mais c’est comme ça que ça avait toujours marché entre eux au fond. Elle devait avoir l’habitude. C’est pour cela qu’elle refusait qu’à son tour, Kennedy passe sa vie à refaire ses choix dans sa tête, à se demander ce qu’il se serait passé si elle avait décidé ça à tel moment. Elle ne voulait qu’elle fasse de sa vie, une accumulation de regrets parfois bien trop lourds à porter. Elle valait mieux que ça. Quoi qu’elle décide d’ailleurs. Qu’elle garde l’enfant ou qu’elle décide de tout arrêter, il fallait au moins qu’elle soit sûre de son choix et qu’elle en ait bien discuté avec le père de l’enfant. C’est-à-dire qu’il fallait qu’elle lui dise quoi qu’il arrive. La question tournait alors en boucle. La solution était toute trouvée. Certes, cela serait sans doute une épreuve de plus à passer pour Kennedy, mais cela serait sans doute beaucoup plus facile à vivre ensuite. Une dernière étape avant qu’enfin, elle puisse respirer un peu mieux. Ce n’était pas rien. Leah se rappelait très bien de cette angoisse permanente qui l’étreignait la gorge à chaque seconde. C’était insupportable et pouvoir s’en débarrasser au moins un peu était un véritable soulagement. L’adolescente pourra néanmoins le comprendre que quand elle l’aurait avoué au père de l’enfant. Fallait-il encore qu’elle se lance enfin. C’était tout le dilemme de la question. Pouvoir se lancer en pensnat que ça ne pourrait être que pire. Alors que c’était tout l’inverse, généralement. Telle était la question. De toute façon, Kennedy en avait décidé autrement. Ou du moins, la conversation semblait se finir. En effet, l’adolescente sembla regarder quelque chose – sans doute son portable- et se leva. Assez précipitament. Peut-être avait-elle loupé l’heure ou sans doute qu’elles avaient parlé bien plus longuement que prévu. Ce qu’elle confirma. Il est vrai qu’il commençait à se faire tard. La brune lui indiqua qu’elle devait partir. « Très bien alors. » Elle acquiesça alors de la tête. « N’hésite pas si tu as encore besoin d’aide. Pour quoi que cela soit d’ailleurs. » Elle ne s’en empêchait. A la vue de la situation familiale de Kennedy, il se pourrait qu’elle ait encore besoin d’aide pour elle ne savait quoi. Elle voulait lui montrer qu’en plus de son frère, qu’elle avait nommé sommairement, elle avait quelqu’un d’autre pour la soutenir et l’épauler. C’était peut-être trop présomptueux. Mais Leah se reconnaissait en la jeune adolescente, celle si effrayée et perdue en devant assumer une grossesse non désirée. Elle déposa alors quelques pièces sur la table pour payer son propre café et le verre d’eau de l’adolescente, ne lui donnant d’ailleurs pas le choix avant d’à son tour se lever et mettre son sac sur son épaule pour partir.
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