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help, i need your advices. ✰ leah.

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MessageSujet: help, i need your advices. ✰ leah. Lun 14 Jan - 15:54


≈ ≈ ≈
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Elle était mineure et sous la responsabilité ainsi que l’autorité de ses parents. En plus de lutter contre ses parents, comment pouvait-elle lutter face à un homme d’influence comme son père, gouverneur de l’état de Californie ? Kennedy était perdue. Elle ne savait pas quel droit elle avait ni quel devoir. Devait-elle forcément obéïr parce qu’elle était mineure ?

Sa seule solution, après des heures de réflexion fut de faire appel à un avocat, quelqu’un de spécialisé dans le domaine juridique et qui saurait la renseigner avec exactitude. C’était pourquoi elle avait fait appel à Leah, l’avocate de son père. Elle ne la connaissait pas mais elle semblait de confiance. Du moins, son apparence lui inspirait cela et c’est ce qui poussa Kennedy à prendre contact avec elle. L’avocate accepta de la rencontrer sous le serment du secret professionnel, le soir même, sur le port. Kennedy préférait éviter la ville pour ne pas être surpris par une connaissance de ses parents qui la vendraient, pour qu’elle retourne chez elle. Elle avait fugué et ne comptait pas qu’on la retrouve, notamment grâce à la complicité de Fitzgerald.

Assise à la terrasse du port, Kennedy attendait. Elle n’avait qu’un verre d’eau devant elle mais n’en avait pas bu une goutte, se sentant trop angoissée pour cela. Elle tapait du pied, nerveusement tout en rongeant ses ongles, entendant déjà les remontrances de sa mère selon lesquelles ce n’était pas une manière de jeune femme de bonne famille. Finalement, au bout du quai, l’adolescente vit apparaître la silhouette élégante de ladite Leah. Elle vérifia derrière celle-ci mais visiblement, personne ne la suivait. Soulagement. Kennedy se leva, Leah à sa hauteur, pour la saluer poliment avant de s’asseoir, après elle, comme le voulait les politesses et les rigueurs.

« Merci d’avoir répondu à ma demande »

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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. Lun 14 Jan - 23:07

KENNEAH Help, I need somebody. Help, not just anybody. Help, you know I need someone, Help ! When I was younger, so much you younger than today, i never needed anybody's help in any way. But now these days are gone, I'm not so self assured. Now I find I've changed my mind and I opened up the doors. Hep me if you can, I'm feeling down. And I do appreciate you being round. Help me, get my feet back on the ground. Won't you please, please help me ! And now my life has changed in oh so many ways. My independence seems to vanish in the haze. But every now and then I feel so insecure. I know that I just need you like I've never done before. ››


HELP, I NEED YOUR ADVICES


Leah ne savait pas du tout à quoi s’attendre. Il est vrai que dans l’après-midi, elle avait été plus que surprise de recevoir ce message. C’était à la fois intriguant et assez effrayant. Quand on connaissait la famille Salinger, et en particulier le patriarche, ce n’était pas compliqué pour deviner que la progéniture pouvait clairement prendre le mauvais chemin familial. Mais qu’en était-il de la petite Kennedy ? Leah ne l’avait vue que très rarement. Seulement quelques fois quand le patriarche avait besoin d’une réunion urgente dans sa propre maison. Mais jamais au grand jamais, elle n’avait échangé un mot avec elle. Comment avait-elle pu avoir son numéro d’ailleurs ? Pas compliqué. Les dossiers de son père devaient probablement contenir toutes les informations à savoir sur ses employés. Et pourquoi cette demande ? Pourquoi ne s’était-elle pas adressée au patriarche ? C’était ainsi que cela marchait d’habitude. Les enfants parlaient et les parents réparaient à coup d’avocats et de billets. C’était comme ça que ça fonctionnait. Ou peut-être que Leah avait du voir beaucoup trop de films sans doute. Il était néanmoins étrange que la petite Kennedy se soit directement adressé à elle plutôt qu’à l’un de ses parents ou même de sa fratrie. Pourtant, elle ne s’en était pas formalisée plus que cela. Une Salinger avait besoin de ses services et elle était là. Evidemment, il est vrai que sa conscience de mère avait peut-être pris le dessus. Le message de l’adolescente semblait bien urgent et surtout presque… désespéré. Que se passait-il donc ? Cela semblait grave. Peut-être un autre scandale à étouffer ? Mais pourquoi avoir tenu à ce que le patriarche de la famille soit totalement écarté ? C’était bien des questions qui restaient en suspens alors qu’elle se préparait pour sortir sur le port. Lachlan était déjà sorti chez un ami et Hava était au parc avec Sam. Elle pouvait partir le cœur tranquille même si elle gardait toujours son téléphone sur elle au cas où. C’est un peu la tête dans les nuages qu’elle rejoignit le port où les mouettes sonnaient déjà leur chant presque désagréable. Elle repéra assez vite l’adolescente au café qu’elle lui avait indiqué. Seul un verre d’eau trônait sur la table. Elle s’assit alors en face d’elle non sans l’avoir saluée au passage. Elle déposa son sac à ses côtés. Elle affichait un sourire rassurant. Si elle voulait aider la jeune fille, il fallait qu’elle soit en confiance. C’était primordial. Leah était bien le genre à avoir le cœur sur la main loin des chacals qui pouvaient peuplés l’équipe d’avocats des Salinger, prêts à tout jusqu’à dévorer père et mère pour ne serait-ce qu’une simple promotion. Kennedy ne devait pas fuir. Si elle avait décidé de se confier à Leah, elle ne devait pas l’effrayer. Après tout, si elle ne voulait pas que son père soit au courant, cela devait être assez grave. « C’est normal. Je suis toute à votre disponibilité. Dites-moi ce qu’il se passe. » finit par répondre Leah en posant ses mains sur la table. Elle commanda alors simplement un café à un jeune serveur qui passait. Elle avait le sentiment qu’elles en auraient peut-être pour un bon moment. Autant avoir du carburant comme elle disait souvent. Elle se reconcentra alors sur la jeune fille, assise en face d’elle. « Quelle est donc l’affaire qui semblait si urgente d’après vos messages ? » Son ton est détaché. Ni trop curieux, ni trop intrusif. Elle ne voulait pas paraître trop insistante, à savoir tout tout de suite. Si Kenny avait besoin de temps pour pouvoir exposer son problème ou simplement trouver les mots, elle attendrait. Le temps n’était pas ce qu’il lui manquait ce soir. « Vous ne voulez en aucun cas que votre famille, si j’ai bien compris, ne soit au courant c’est bien ça ? » Elle reposa son regard sur elle. Elle voulait bien la confirmation orale. Celle qui confirme ses doutes et ses questions. Certes, ces dernières restaient toujours en suspens. Mais si la brune ne voulait en parler à sa famille. Elle respecterait. Elle n’était pas de ceux qui travaillant pour quelqu’un irait tout rapporter. Loin de là. Kennedy pouvait lui faire confiance sur ce point-là. Vraiment.
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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. Mar 15 Jan - 18:25


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L’avocate s’installa en face d’elle et commanda un café, une boisson chaude que Kennedy avait en horreur. Elle préférait de loin la gourmandise et le sucré du chocolat chaud, notamment avec des marshmallows dedans, fondant à moitié. Toutefois, pensant à ce délice, elle en eut la nausée. Elle blêmit et enfonça légèrement son visage dans son foulard pour masquer son expression passagère de dégoût. Leah lui demanda confirmation quant au fait que sa famille ne doive pas être au courant de cette entrevue. Kennedy opina du chef.

« Sauf Fitzgerald »

Son frère, le seul à être de son côté. Fitz la protégeait, c’était même lui qui l’avait caché sur ce port, dans un bateau, pour l’éloigner de ses parents toxiques. Kennedy avala une gorgée d’eau pour tenter de faire passer la nausée et respira profondément. Comment annoncer que l’on est enceinte ? La seule personne à qui elle l’avait dit volontairement était sa sœur, Rosalynn, qui l’avait trahie en la dénonçant à leurs parents pour monter un plan machiavélique de vol de bébé, si l’on voulait résumer cela. De nouveau, Kenny inspira profondément avant de débiter :

« Jesuisenceinte »

Elle n’avait même pas articulé mais débité cette phrase en se demandant si la trentenaire l’avait entendu. Kennedy respira un bon coup avant de répéter.

« Je suis enceinte »

Elle le disait rarement à vive voix. Elle se le répétait souvent, intérieurement mais le dire, ça rendait la chose réelle. Kennedy baissa furtivement la tête vers son ventre, toujours plat. Bientôt, si elle ne se décidait pas rapidement, cela commencerait à se voir et elle devrait alors commencer à se cacher pour la bonne réputation de son père, gouverneur.

« Mes parents veulent que je donne mon bébé à ma soeur »

Dit ainsi, ça semblait tordu et cela l’était. Kennedy guetta la réaction de l’avocate de son père.
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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. Mar 15 Jan - 22:09

KENNEAH Help, I need somebody. Help, not just anybody. Help, you know I need someone, Help ! When I was younger, so much you younger than today, i never needed anybody's help in any way. But now these days are gone, I'm not so self assured. Now I find I've changed my mind and I opened up the doors. Hep me if you can, I'm feeling down. And I do appreciate you being round. Help me, get my feet back on the ground. Won't you please, please help me ! And now my life has changed in oh so many ways. My independence seems to vanish in the haze. But every now and then I feel so insecure. I know that I just need you like I've never done before. ››


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« Oh. » fut la seule réaction qu’elle put avoir en entendant les premières paroles de la jeune fille. Cette dernière était si jeune. Elle comprenait bien mieux à présent la démarche de la jeune fille. L’apprendre à ses parents était plus qu’une épreuve. Elle-même avait dû passer des heures à tergiverser à trouver ses mots avant de leur annoncer. Même les meilleurs parents du monde avaient toujours un temps de pause. Celui où ils sont choqués, celui où ils se rendent compte que leur petite fille n’était plus. Après, ça va généralement mieux. Il faut juste passer le mauvais moment comme disait Leah à l’époque. Mais dans une famille comme celle de Kennedy, il n’était pas difficile de comprendre la peur de la jeune fille. Son père réclamait une image irréprochable, presque comme dans tous les catalogues américains en papier glacé, depuis le début de son annonce de campagne pour la présidence. Que penserait-on si on apprenait que sa fille de seize ans avait été mise enceinte ? Cela serait surement le drame. « Je vois. » L’avocate restait très professionnelle. Les sentiments ne devaient jamais interféré, c’est ce qu’elle avait appris avec le temps. Pourtant, il est vrai que son statut de mère mais surtout celui de jeune mère à dix-sept ans résonnait en elle. Elle comprenait la détresse de la brune et surtout son désarroi. Elle l’avait elle-même connu, il y a des années. Cette peur de l’inconnu, cette étrangeté en soi. Tout ça avait été son quotidien à l’époque. Heureusement que ses parents avaient su comprendre et sa tante, chez qui elle résidait à ce moment-là, put l’épauler du mieux qu’elle put. Cela avait été sa force. Mais dans la famille Salinger, elle se doutait du peu de soutien que Kennedy pourrait recevoir de leur part. D’ailleurs, il est vrai qu’à l’évocation du prénom de son frère, elle fut surprise. Il était donc le seul à la soutenir si Kennedy n’était pas contre le fait de parler de cette entrevue. Etrange. Elle ne pensait pas ça de lui. Peut-être se trompait-elle finalement. De toute façon, la suite fut bien plus choquante. Il est clair. Donner son bébé ? Quelle idée vraiment horrible pour une mère ! Est-ce vraiment ce qu’elle avait compris ? Dans un sens, cela ne l’étonnait pas. Cela éviterait à Kennedy de subir les courroux de la presse et les critiques contre la famille. D’ailleurs, Leah n’était pas sûre que l’aînée des Salinger n’ait pas encore d’enfants. La balance serait rétablie. Et l’enfant resterait enfant. Mais c’était si cruel. Si inconcevable. « Vous voulez dire qu’elle s’occupe de votre bébé comme si c’était son enfant à elle, c’est bien ça ? » Elle voulait vraiment être sûre. Ne pas interpréter ce que l’adolescente n’avait pas prononcé clairement. L’idée lui semblait vraiment tordue. C’était peu dire. Faire adopter un enfant était tout à fait louable selon Leah. Mais le donner à sa sœur ? Cela voulait dire le voir tous les jours, être à côté de lui sans être sa mère, le voir évoluer sans pouvoir avoir son mot à dire. Les liens familiaux en seraient surement brisés, brouillés. Une mère, bien que très jeune, restait une mère quoi qu’il advienne, enfant gardé ou pas. C’était toujours un trou béant dans une poitrine jusqu’à la fin de ses jours, si son statut maternel n’était pas assumé pleinement face à l’enfant tout proche. C’était bien connu. Leah réfléchit quelques secondes. « Et vous, que voulez-vous ? Vous voulez de cet enfant ? » C’était ça le plus important au fond. Ce que voulait Kennedy. Elle était tout à fait en droit de le garder, de le faire adopter –légalement néanmoins- ou bien d’avorter. Les choix étaient multiples. Mais il fallait que cela vienne d’elle. Qu’elle choisisse mais surtout qu’elle accepte ce choix par elle-même. Vivre avec l’imposition d’un choix était pire que tout. Les regrets et la nostalgie lui pourriraient surement la vie si elle n’était pas maîtresse de son propre destin. « Est-ce que, vous, vous voulez que… votre sœur ait cet enfant ? Ou bien, voulez-vous autre chose ? Que voulez-vous Mademoiselle Salinger ? » Kennedy avait peut-être réfléchi à tout cela. Peut-être qu’au final, elle suivrait les directives de ses parents. Cela serait bien que trop tordu. Mais des fois, la pomme ne tombe pas loin de l’arbre. Tels parents, telle fille. Mais elle doutait que l’adolescente soit de ce côté. Sa présence en était une belle preuve. Elle n’aurait pas fait appel à une avocate si elle se pliait aux désirs de ses parents. « Connaissez-vous les choix qui s’offrent à vous ? » Commençons d’abord par le commencement. Les familles de la haute étouffaient parfois les jeunes filles dans des affabulations et les privaient de toute opinion en ne présentant qu’une partie de la vérité. D'où le fait qu'elle appuie bien sur le verbe vouloir. Leah ne savait même pas si Kennedy comprenait toute la situation. Ou du moins tous les choix qui s’offraient à elle en dehors de celui de ses parents, bien que plus que tordu.
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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. Ven 18 Jan - 14:31


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Kenny fut rassurée de ne percevoir aucun jugement dans le regard de son interlocutrice. Elle n’aurait pas su l’encaisser. Kennedy avait trop peur du regard des autres dans sa situation. Adolescente et enceinte. Loin de se douter que Leah avait vécu une situation similaire à la sienne. Elle avait toujours les yeux baissés, rivés sur ses mains qu’elle triturait nerveusement. Un silence se fit, mettant profondément mal à l’aise l’adolescente et cela du se voir, se sentir.

« Vous devez me trouver vraiment stupide d’être tombé enceinte si jeune »

Dans sa voix, on pouvait entendre toute la honte qu’elle éprouvait. Elle s’excusait presque d’être enceinte, par ses paroles, Kennedy. Pourtant, ils s’étaient protégés, avec Lachlan. Elle l’avait vu mettre un préservatif, il l’avait même invité à y contribuer, pour désacraliser cela et qu’elle apprenne, car Kennedy n’avait jamais reçu d’enseignement sexuel. Ses parents l’avaient toujours protégés de cela, considérant qu’elle était trop jeune. Sexe = tabou, surtout pour une demoiselle de la haute. Leah reformula les propos de l’adolescente. Oui, elle avait (malheureusement) cerné la situation de Kennedy qui opina timidement du chef avant de confirmer, verbalement.

« Oui. Mon père veut que ma sœur reconnaisse mon bébé comme le sien et celui de son époux. Et vous savez, comme moi, qu’il a l’influence nécessaire pour que cela se fasse »

Son père avait fait, ce soir-là, une vraie démonstration d’autorité et de pouvoir. Kennedy n’en avait pas eu besoin pour le savoir, elle le savait depuis gamine mais cela l’avait effrayé, encore plus. Jusqu’où son père était-il prêt à aller pour la réputation des Salinger ? Il était allé jusqu’à la traiter de fille facile, sans employer l’insulte mais le dédain et le dégoût étaient lisibles dans son regard. Que voulait-elle, elle ? Kennedy n’en savait rien. Sa lèvre inférieure trembla avant qu’elle n’éclate en sanglots, cachant son visage entre ses mains.

« Je n’en sais rien, Madame »

Kennedy était désemparée, avec un besoin fort de se confier. Si bien que, même si elle n’avait pas l’habitude de tout déballer et encore moins devant une inconnue, elle se laissa aller à la confidence tout en pleurant à chaudes larmes.

« On l’a fait qu’une seule fois ! Une seule et je suis … j’ai … On s’est protégés, on a fait attention, il a fait attention. Pourquoi ça m’arrive à moi ? Pourquoi ça m’arrive alors que … que mon père est ce qu’il est ? »

Peut-être n’en serait-elle pas là si son père n’était pas celui qu’il était, à savoir le gouverneur de l’état de Californie, un candidat aux prochaines élections présidentielles.

« Je peux avorter, je crois. Ou le faire adopter ou accoucher sous X. Ou le garder, aussi. Mais je suis mineure, mes parents ne voudront pas que je le garde, si je veux le faire. Ils ont le droit de décider pour moi, comme je n’ai que seize ans ? »


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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah. Hier à 18:47

KENNEAH Help, I need somebody. Help, not just anybody. Help, you know I need someone, Help ! When I was younger, so much you younger than today, i never needed anybody's help in any way. But now these days are gone, I'm not so self assured. Now I find I've changed my mind and I opened up the doors. Hep me if you can, I'm feeling down. And I do appreciate you being round. Help me, get my feet back on the ground. Won't you please, please help me ! And now my life has changed in oh so many ways. My independence seems to vanish in the haze. But every now and then I feel so insecure. I know that I just need you like I've never done before. ››


HELP, I NEED YOUR ADVICES


Si elle savait. Si elle savait combien de fois Leah s’était dit cette phrase dans sa tête. La stupidité n’avait rien à avoir avec l’âge ou encore une grossesse. Ses parents le lui avaient maintes fois répété. Ce sont les gens extérieurs qui rendent cette phrase véritable. Combien de fois Leah avait dû composer avec des regards insistants ou des phrases murmurées sur son passage lorsqu’elle était à New York, enceinte de son fils ? Le monde bien trop souvent que la fille n’est que la coupable de l’histoire. Celle qui a été trop stupide pour ouvrir ses cuisses ou au moins approcher un garçon. Les mots sont crus, voire vulgaires. Mais c’était la vérité. Pourtant, comment lutter contre l’amour ? Comment combattre un sentiment aussi pur que beau ? L’amour faisait faire des choses folles, des choses incroyables. Mais jamais stupides. L’inconscience était peut-être en partie vraie pour certaines histoires. Certes. Mais la stupidité était loin d’être dans l’équation. Leah baissa les yeux quelques instants, songeuse avant de les relever vers la jeune fille. « Ce sont des choses qui peuvent arriver. » répondit-elle simplement avec une douce voix à la réflexion de la jeune fille. Elle ne voulait pas que l’adolescente la voit comme une vieille rombière qui ne savait que jugeait. Bien au contraire. Elle connaissait sa situation même si elle ne l’explicitait pas concrètement. Après tout, la brune restait la fille de son patron. La tenue professionnelle était de rigueur. Pourtant, elle sentit la détresse à travers ses mots suivants. Kennedy était perdue, seule et abandonnée par les siens. Et si ses proches s’occupaient un peu de son cas, c’était surtout pour lui imposer un non-choix complètement insensé. Si une telle chose lui était arrivée à l’annonce de sa grossesse à ses parents, elle serait probablement partie en claquant la porte bien fortement. Elle se demandait bien comment l’adolescence pouvait avoir encore la force de se lever le matin et d’affronter une famille pareille ? C’était quelque chose qu’elle admirait indéniablement. Pourtant, le roc s’effrite petit à petit. Le bateau tangue et la jeune fille manque de tomber. Parce que les larmes, elles finissent par tomber elle aussi. Par flots. Elle semblait en vouloir au monde entier. Les accidents arrivaient et souvent, personne n’était à blâmer. Mais elle sentait que Kennedy avait besoin de trouver ce coupable, de pouvoir rejeter la faute sur quelqu’un ou quelqu’un chose. Pourtant le constat restait le même : Ce n’était qu’un accident. Les coupables étaient absents. Mais les questions restaient elles. Beaucoup trop de questions pour une si fragile jeune fille. Le cœur de Leah se fendit en la voyant ainsi. Si délicate. Si chétive. Son instinct de mère était bien trop présent pour pouvoir l’ignorer. Kennedy avait besoin de soutien, de conseils –et pas que juridiques. Cela se voyait aux larmes qui dévalaient sans honte ses joues. Elle ne les retenait pas. A quoi bon ? Peut-être qu’elle en avait marre de lutter. Marre de cette situation qu’elle pensait sans issue sans doute. Ses mots dévalaient dans sa bouche presque aussi rapidement que les larmes sur ses joues. Elle était perdue. C’était une évidence. Doucement, presque malgré elle, Leah rapprocha sa chaise de l’adolescente et déposa sa main sur son dos, voulant se montrer compatissante. Comme un petit bout de réconfort contre ce torrent de larmes qui semblait ne pas se tarir. « Ça va aller. » dit-elle simplement d’une voix douce. Elle savait ô combien la situation pouvait être si difficile à supporter pour une jeune fille comme elle. Surtout que l’adolescente n’avait pas affaire à une famille des plus complaisantes. Bien au contraire. « Je sais qu’on a l’impression de ne pas voir le bout du tunnel, mais crois-moi que ça ira d’accord ? On va tout faire pour. » C’est vrai. Généralement, on pense que tout s’écroule. Que tout est vain et que forcément tout tournera encore plus mal. Que jamais ça ne pourrait aller mieux. C’était faux. Il fallait juste prendre un peu sur soi, passer outre et avancer. C’était ça le plus important au fond. Avancer et ne pas se retourner. Ça faisait souvent mal et parfois, on laissait les autres sur le banc de touche, mais ça évitait qu’on s’enfonce un peu plus dans le gouffre sans fond. Et il était fort possible pour Kennedy, qu’elle doive y laisser quelques membres de sa famille sur le bord de la route. Il fallait qu’elle soit forte pour tout ça. Il fallait qu’elle puise dans ses dernières forces pour avancer et surtout pouvoir se battre. Pour le choix qu’elle finit par prendre. Dans tous les cas, ses parents ne seront pas de son avis et elle devra s’imposer. Oh ça oui. Après tout, elle semblait d’ailleurs assez bien au courant des choix qu’elle avait. « A vrai dire, c’est à peu près les choix que tu as. » Leah acquiesça alors. Le garder. Le faire adopter. Avorter. Mais dans tous les cas,  c’était elle qui devait être au centre de sa décision. Elle devait être sa priorité principale. Les conséquences de sa décision pourrait la poursuivre toute sa vie. Il fallait qu’elle soit absolument sûre. Oh que oui. Toujours la main sur le dos de l’adolescente, Leah acquiesça de nouveau en prenant à nouveau la parole. « Mais quoi que tu choisisses, tes parents n’ont aucun droit sur ton enfant. Tu es sa mère, et tu es la seule à avoir des droits sur ce bébé même si tu es encore mineure. Si tu veux le garder, juridiquement parlant, tes parents n’ont absolument rien à dire. Et si tu ne veux le garder, ils n’ont aucun droit de t’empêcher de le faire. Tu peux d’ailleurs même le faire sans qu’ils doivent être au courant, grâce aux plannings familiaux. Il faut juste qu’une personne majeure de confiance t’accompagne. Dans tous les cas, Ils n’ont aucun droit de te forcer à faire un choix dont tu ne veux pas pour ton enfant, ou surtout, pour toi-même. » Ses paroles se voulaient rassurantes. Kennedy était plus que protégée par la loi. Elle et l’enfant qu’elle portait. Elle devait avoir conscience du fait que c’était elle qui avait le pouvoir et qui choisissait. Pas ses parents. Il est vrai qu’en connaissant un peu le dossier Salinger, Leah pouvait un peu se doutait des intentions réelles des parents. Jusqu’où pourraient-ils aller pour que leur fille se plie à leurs désirs ? Bonne question. C’était presque trop effrayant pour penser. Et elle ne l’évoquerait pas. Il manquerait plus qu’elle effraye encore plus Kennedy qu’elle ne l’était déjà. « Néanmoins, il est vrai qu’il reste un point important qui pourrait tout … changer disons. » reprit-elle alors. Il restait quelque chose d’important à évoquer. A prendre en compte. Parce qu’au final, quoi qu’on puisse en dire, Kennedy n’était pas seule dans le même bateau. Ou du moins, il pourrait avoir une donnée qui surgirait pour foutre tout en l’air. Ou du moins tout compliqué encore plus la situation. Ce n’est pas quelque chose qu’il fallait oublier. Oh que non. « Est-ce que le père de l’enfant est au courant ? Parce qu’il pourrait très bien s’interposer. Ou du moins, rendre les choses plus… compliquées encore. » C’était une question anodine. Celle que l’on posait toujours à une adolescente enceinte. Et le père dans tout ça ? Serait-il là ou pas ? Leah ne voulait pas paraître indiscrète ou satisfaire sa propre curiosité. C’était bien trop malsain pour elle. Non, elle voulait juste prendre en compte le fait que si le père se manifestait ou revendiquait ses droits, le choix de Kennedy quel qu’il soit allé être plus compliqué à mettre en place et surtout à être protégé.
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MessageSujet: Re: help, i need your advices. ✰ leah.

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