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with you right here, like you were never gone ✕ (sofia)

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❉ fifthy shades of you
Ignacio Rodriguez
fifthy shades of you

all these memories seem so old


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just the way you are
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MessageSujet: with you right here, like you were never gone ✕ (sofia) with you right here, like you were never gone ✕ (sofia) EmptyDim 13 Jan - 22:11

never could replace now it's so clear

( the viper room — with sofia suarez )

People have scars in all sorts of unexpected places. Like secret road maps of their personal histories, diagrams of all of their old wounds. Most of our old wounds heal, leaving nothing behind but a scar. But some of them, don’t. Some wounds, we carry with us everywhere… and though the cut is long gone, the pain still lingers. What’s worse? New wounds, which are so horribly painful, or old wounds, which should have healed years ago, and never did? Maybe our old wounds teach us something. They remind us where we’ve been, and what we’ve overcome. They teach us lessons about what to avoid in the future. That’s what we like to think. But that’s not the way it is, is it? Some things we just have to learn over and over and over… again.   ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Dans cette pièce bercée par la musique forte et assourdissante, aux lumières blafardes et aveuglantes, il se sentait étrangement bien. Pourtant, il n’était pas un homme de la nuit, il n’était pas un homme aimant déhancher son corps sur un son rythmique, ne se laissant que très rarement allé dans des danses, collé à celui des autres. Mais il n’en demeurait pas moins dans ses racines, un amateur de cette ambiance étrangement particulière. De cette ambiance où les êtres oubliaient chaque de leurs inhibitions, où ils faisaient tomber les masques. Parfois aidés par l’ivresse engendrée par l’alcool, parfois aussi par les substances narcotiques se distillant dans leurs veines, parfois simplement parce qu’ils occultaient les regards rivés sur eux et qu’ils en profitaient alors pour se laisser aller. Sans ressentir la moindre honte. Fréquemment, il avait l’occasion de percevoir tous ces corps sur le milieu de la piste et immobile, au loin confortablement installé dans ce carré VIP, il ne bougeait pas. Car ce n’était pas pour lui, il ne se livrait pas à cette activité divertissante. Quelques fois, on avait essayé de le convaincre, des femmes s’étaient approchées de lui pour le séduire avec un sourire charmeur au coin des lèvres, elle avait tenté d’obtenir quelque chose de lui. Mais malgré toute son attirance pour les déesses de ce monde, il ne cédait jamais. Non, il préférait observer. Regarder tout ce qui pouvait se passer autour de lui. Analyser les comportements de chacun. C’était ainsi qu’il se détendait, de cette façon qu’il préférait occuper les soirées qu’il passait dans ces lieux. Et elles étaient nombreuses. Il s’y rendait tout le temps, ayant trouvé ses habitudes dans le lieu. Dans ce club où il était accueilli les bras grands ouverts par Jason Hollister, qu’il avait fini par considérer comme un ami. Dans sa courte liste, il était l’un d’entre eux. Le colombien nullement accoutumé à se lier inutilement, à s’attacher à qui que ce soit. Toute sa vie, il avait laissé que peu d’individus se frayer un chemin jusqu’à son âme, rester assez longtemps à ses côtés pour devenir importants. A part sa famille qui était sa constante inébranlable depuis l’enfance. Sa mère et Jairo étaient des indispensables et avec eux il osait l’avouer. Il osait dire à Maria qu’il l’aimait et jour après jour, il prenait soin d’elle. Quant à son frère, jamais il ne s’était détourné de lui. Jamais il ne l’avait abandonné et pour aucune raison cela viendrait à se produire. C’était impossible. Et ce n’était pas sans raison qu’il faisait tout les yeux fermés lorsqu’il s’agissait de lui. Il effaçait chaque trace de ses méfaits. Il nettoyait les traces de sang tâchant le tissu blanc et il ne laissait personne s’attaquer à son aîné. Pour ses rares amis, ce fait était tout aussi réel. Il se battait pour eux, il les accompagnait sans énoncer le moindre refus. Et même si Jason ne lui avait jamais demandé de venir à son secours, il savait parfaitement que si ce jour venait à se produire, il l’aiderait. Comme il aidait Alaric Scarbrough. Tous les corps disparaissaient, toutes les preuves des crimes du mafieux anglais cessaient d’exister quand Ignacio arrivait. Dès que le noble anglais lui demandait, il ne réfléchissait pas, il agissait, il prenait la vie aux ennemis osant se rebeller contre le chef britannique, il menaçait les indécis, il soumettait les adversaires. Parce que son existence était devenue de la sorte. Il était la main tenant le canon d’une arme. Il était celui nettoyant les cadavres peignant le sol de leur liquide sanguin. Il était celui que les cartels et les mafieux de la cité des anges aimaient payer pour son efficacité. Et il avait conscience de ses méfaits. Il comprenait qu’il était depuis longtemps du mauvais côté de la route, qu’il avait franchi la ligne route depuis si longtemps qu’il lui était impossible désormais de se racheter. De devenir une autre personne. Mais il ne le désirait pas. Il n’avait pas le souhait de changer. De chercher à devenir meilleur, ou quelqu’un de bien. Parce que le cours de sa vie lui plaisait, qu’il se complaisait dans cet univers obscur, gouverné par les truands, où il ramassait des liasses de billets. Où il avait trouvé en quelque sorte sa place. Une place lui permettant d’aller où il le voulait, où il avait le pouvoir de vie ou de morts sur certains. C’était ce qu’il aimait, et il n’avait guère besoin d’autre chose. Il ne lui fallait pas d’autres éléments pour être heureux, n’ayant aucun regret, n’éprouvant aucun scrupule à se naviguer en enfer. Il ne s’était pas perdu en chemin, comme certains auraient pu le penser, il n’avait rien fait de cela, il avait juste fait un choix. Un choix inacceptable pour beaucoup, mais convenable pour lui. Un choix qui l’avait conduit dans ce salon privé, dans ce club où il était connu, où il venait de terminer une discussion de travail avec Alaric et Jason, qui avaient dû tous les deux s’éclipser quelques minutes plus tôt. Dorénavant seul, il préférait rester, bien installé, terminant son verre de tequila. D’un geste de la main, il tenta d’attirer l’attention de la jeune femme brune à quelques mètres de là. L’une de celles qu’il ne connaissait pas encore trop, contrairement à toutes les autres qui avaient fini par l’appeler par savoir son nom. Par le reconnaître parmi tous les clients. Il la vit s’approcher et détendit ses traits pour lui faire sa requête. « Un autre verre de tequila avec deux rondelles de citron s’il vous plaît. », il lui sourit, se montrant respectueux, détestant toutes les formes possibles d’irrespect. Il n’était pas de ces hommes sans aucune manière, il n’était pas de ces truands vulgaires, ne sachant pas manier la langue de Shakespeare. Certains de ses principes l’empêchaient d’être un goujat. Et à mesure qu’il fréquentait Alaric, il était forcé d’avouer qu’il s’était laissé influencer par la noblesse de son ami. Il eut tout juste le temps d’écouter la mélodie entraînante d’une musique populaire, les yeux rivés vers un groupe d’amies qui l’observaient depuis la piste de danse, que déjà la femme à la longue chevelure brune réapparue. « Gracias », souffla-t-il dans son espagnol natal, laissant ressortir cet accent qu’il n’avait jamais perdu malgré les années. Elle pencha son bras vers l’avant, déposa le verre devant lui, mais quelque chose percuta les prunelles de l’homme. Les iris ancrés sur ce poignet, il ne put s’en détacher. Un bracelet. Un qu’il pouvait reconnaître sur des centaines de milliers. Il se souvenait parfaitement à qui il l’avait offert. Quelle petite fille l’avait noué autour de son minuscule poignet, presque vingt années plus tôt. Il se rappelait dans quel contexte il avait croisé. Contrairement à ceux qu’il rencontrait parfois, il ne l’avait pas oublié. Elle avait trouvé une place dans son âme et il avait gardé en mémoire les traits innocents de son visage, son corps chétif et son regard perlé de tristesse. Derechef ses doigts vinrent se refermer autour du bras de la jeune femme, à quelques centimètres du bijou. Il leva le regard vers elle, resta immobile un moment. « Sofia. », sa voix était à peine audible, bien moins assurée qu’ordinairement, bien moins froide que lorsqu’il tentait de faire naître la peur dans les esprits. A la seconde où elle s’était dressée devant lui, il savait qu’il aurait dû la reconnaître, que malgré les années, elle n’avait pas changé. Elle était devenue une femme, elle n’était plus cet enfant apeuré, mais la lueur dans ses prunelles demeurait présente. Elle ne l’avait pas quitté. « Ignacio….. », ajouta-t-il pour lui rappeler qui il était. Qu’il n’était pas un inconnu, qu’il avait été présent à une période sombre de sa vie. Il avait été quelqu’un, ne sachant pas s’il avait compté, si les souvenirs n’avaient pas disparu. Il n’en savait rien finalement. Parce qu’après lui avoir accordé un dernier regard, ils ne s’étaient plus jamais revus. Leurs routes ne s’étaient plus croisées jusqu’à ce jour.
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