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promise me, you will not let me go ☾ (fitzton)

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Fitzgerald Salinger
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›› Los Angeles since : 27/08/2018
›› Love letters written : 180
›› It's crazy, I look like : ryan handsome gosling
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MessageSujet: promise me, you will not let me go ☾ (fitzton) promise me, you will not let me go ☾ (fitzton) EmptyDim 13 Jan - 14:23

i can't let you go, even if i'm supposed to

( airport area residence — with peyton dunham )

one day you’ll meet a girl who will talk about the world as if she’s lived a thousand lives, and she’ll see things in such a different perspective that you’ll question everything you know. she’ll describe things in words you’ve never heard, but they sound so beautiful coming out of her mouth that you’ll look them up and start using them yourself. she’ll be curious and have the wonder of a child, and the phrase “curiosity killed the cat” will take on a new meaning when people tell her things she doesn’t want to hear and it makes her heart break in half, so you end up holding her and picking up the pieces. she’ll bring out a passion in you that no one knew you had and she’ll make you feel something that you’ve never felt. she’ll hide her face when you see her with her hair down and no makeup, and your voice will catch in your throat because she looks like the most beautiful woman in the world. she’ll act a little crazy and ignite a fire in your bones that burns so bad it’ll make you want to run for your life. don’t. don’t you fucking dare. stare at her even if she’s so bright it burns, hold her close even though you’re terrified that if you touch her the wrong way she’ll break. kiss her so hard that you see stars, trace the scars that litter her body, do not let her feel ashamed. she makes you feel vulnerable, and it will scare the living hell out of you. you’re not used to being out of control, let the new experience teach you lessons. it won’t make you a hero to leave because you think you’ll break her, you’re doing her no favours by killing something that hasn’t yet been brought to life. so don’t run. don’t run away from what scared you, because you have the potential to be so much more than a coward who breaks her heart. love her for as long as the universe allows, because if you don’t I swear you’ll regret it. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Le bruit de l’aiguille de l’horloge était le seul son résonnant dans cette pièce. Il était rythmique, à cette cadence régulière, et venant bombarder les oreilles de l’homme tourmenté qui cherchait depuis un temps long une raison à tout ceci. Une explication à cet acharnement, tentant de comprendre comment il avait pu laisser faire ça. Comment il n’avait pas pu empêcher ce qui était en train de se produire. Répétant le même chemin, les pieds arpentant la salle de long et en large, il sentait les battements de son cœur l’implorer de le ménager, le supplier de ne pas continuer à le maltraiter. Sauf qu’il ne pouvait pas, il en était incapable. Car son père avait parlé. Il avait réclamé. Il avait imposé ses envies en claquant des doigts. Il lui avait dit ce qu’il attendait de lui. La prochaine chose qu’il devait faire. Et tel un puissant capricieux refusant la rébellion, son regard avait rappelé que le « non » n’était pas une option. Que son propre fils n’avait pas l’autorisation de lui refuser ce qu’il désirait. Il voulait un mariage. Il attendait une union prochaine, considérant que sa patience était épuisée, qu’il en avait assez de voir son héritier ne pas démontrer tout son amour à sa fiancée. En une fraction infime de temps, Fitzgerald s’était paralysé, il avait cessé de respirer et son visage s’était décomposé. Parce qu’il avait compris que l’étau se refermait autour de lui, que l’inévitable venait de le heurter. Comme si un camion venait de l’écraser sur le bitume, il avait rétorqué, il avait répliqué avec toute sa force qu’il ne pouvait pas. Qu’il ne souhaitait pas se lier éternellement à Olivia Livingston. Elle n’avait pourtant rien fait. Elle était une bonne personne. Elle lui apportait de la tendresse. Elle était douce, elle était belle, elle était respectable et il savait qu’elle l’aimait. Qu’elle l’aimait bien plus qu’il ne pourrait jamais l’aimer. Malgré tout, jamais il ne pourrait l’épouser. L’attendre à l’autel tandis qu’elle s’avançait vers lui. Il ne l’envisageait pas. Il ne pouvait pas penser à cela, il ne pouvait pas s’imaginer pris davantage dans ce piège qui jour après jour se refermait autour de lui. Cependant, les traits de son père avaient dévoilé sans aucune ombre de doute qu’il ne s’agissait pas d’une requête, qu’il demandait cette cérémonie. Et que personne ne viendrait se mettre au travers de sa route. Comme à chaque fois, il était prêt à tout, même à écraser son fils, ce propre fils qu’il était supposé aimer. Tout ceci n’était que dérisoire pour George Salinger. Il avait des envies, des espérances et il ne laissait personne l’arrêter. Personne n’avait obtenu l’autorisation de le contredire et dans sa folie des grandeurs, il n’avait aucune limite. Avant même de débuter, cette bataille était perdue. Elle n’avait aucune issue joyeuse pour Fitzgerald. Il ne pouvait rien faire, à part hocher la tête, se rabaisser aux pieds de son père et courber l’échine en restant silencieuse. Il avait ravalé son dégoût, il avait effacé de son esprit les images haineuses et sans un bruit, il était parti. Comprenant qu’il n’avait pas de sortie de secours, pas d’endroit où il pouvait protéger son cœur et le mettre à l’abri de l’ouragan Salinger. Le muscle cardiaque brisé en deux parties inégales, il se contentait de marcher frénétiquement dans cette pièce, jetant contre le mur ce vase en porcelaine pour extérioriser cette haine fugace. Il ne voyait plus rien autour de lui pour venir le sauver alors que les ténèbres l’engloutissaient progressivement. Dans son univers, il avait des étoiles, des constellations étincelantes, mais aucune d’entre elles n’était pas assez lumineuse pour éloigner ce diable obscur. Ce fils de Satan qui l’utilisait, qui le manipulait à sa guise, tel un pantin désarticulé transformé en esclave. Quelque part, c’était ce qu’il était devenu avec les années. Et s’il faisait de son mieux pour protéger Kennedy de la main despotique de leur père, il restait quant à lui prisonnier, enfermé dans cette cage. Dans cette prison dorée qui de l’extérieur était étincelante de perfection. Mais qui dès qu’on commençait à la frôler n’était que débris et chaos. Ravagée par les flammes provoquées par le patriarche. Cet homme capable d’engendrer autant de dégâts que l’explosion d’une bombe atomique. Le fils aspirait à d’autres choses, mais pris dans le cercle vicieux, il chancelait, peinait à se débattre. Il n’y avait qu’avec Peyton Dunham qu’il nageait à contre courant, qu’il avait laissé les pulsations de son palpitant le gouverner. Il les avait écouté, il avait entendu le son joyeux de son organe vital lorsqu’il la retrouvait, la chaleur si délicieuse qui l’envahissait lorsqu’elle était présente. Elle l’avait enfermé dans une bulle protectrice, elle l’avait conduit sur une île déserte où son père n’existait plus, où la noirceur laissait place à la clarté du soleil. Elle lui avait fait découvrir à quoi cela ressemblait d’être vivant. Parce que c’était avec elle qu’il avait pu mettre un océan entre l’enfer et lui. Elle lui permettait de retrouver des molécules d’oxygène dans cet air asphyxiant, de ne pas voir son âme se consumer dans les cendres. Elle lui avait tout donné, elle lui avait ouvert la porte vers le paradis et il ne pouvait plus s’en passer. Il ne pouvait s’imaginer vivre loin de ce refuge qu’elle lui accordait. Loin de tous les sentiments qui s’étaient infiltrés dans ses entrailles et jusque dans sa chair. Elle n’avait jamais été comme toutes les autres. Elle n’avait jamais été une aventure de passage. Elle n’avait jamais été une femme de plus. Elle n’avait jamais été ordinaire. Elle avait toujours été autre chose. Et c’était cette autre chose qui lui donnait la force de continuer de marcher, de se battre. C’était pour cette autre chose qu’il refusait de s’écrouler. C’était cette autre chose qui ne lui permettait pas d’épouser sa fiancée. Parce qu’il préférait l’autre femme, celle de l’ombre, aux allures d’ange. Celle que toutes les règles lui disaient de ne pas aimer. Mais qu’il aimait malgré tout. Impuissant, perdu dans ses propres songes qui étaient happés dans le noyau de la tempête, il finit par quitter la pièce à grandes enjambées. Impatient, incapable de tenir en place, il retrouva l’air frais, prêt à se diriger vers le soleil de ses nuits. Prêt à retrouver la raison de battre de son cœur. Il ne s’arrêta pas une seule fois, occulta tout ce qui se trouvait autour de lui, oublia même la notion du temps jusqu’au moment où il reconnut ce qui ressemblait à son eldorado. Cette maison moins démesurée, plus chaleureuse que la sienne, que celle de ses parents. Son poing vint rencontrer bruyamment la paroi en bois pour qu’elle l’entende. « Peyton, ouvre c’est moi. », dit-il assez fort pour attirer son attention. Il nota le bruit de ses pas de l’autre côté de la porte et à la seconde où elle apparut, où ses yeux s’ancrèrent sur son visage, tout s’illumina. Toute la noirceur disparut et il resta immobile plusieurs secondes, se contentant de l’observer. De se nourrir de cette douceur et de cette chaleur dont il avait tant besoin. « J’aurais dû appeler je suis désolé. », oui il aurait dû la prévenir, ne pas venir la déranger aussi brutalement à une heure aussi tardive, mais il n’avait pas pu s’en empêcher, faire autre chose. Tel un toxicomane en pleine crise de manque, il avait répondu aux appels de détresse de son palpitant en pleine agonie. Et pour calmer davantage ses pulsations cardiaques, il déposa ses lèvres sur les siennes, retrouva la saveur délicieuse de sa bouche qui agissait comme un aimant. Puis il rentra dans la maison, se dirigea vers le salon, réalisant que tout dans son attitude et sur les traits de son visage laissaient penser que quelque chose n’allait pas. Qu’il n’était pas totalement lui-même. Non, il ne l’était pas, encore moins qu’habituellement et le regard qu’elle lui portait, derrière lui, lui fit comprendre qu’elle n’était pas aveugle. « Qu’est ce qu’il y a ? Pourquoi tu me fixes comme ça ? », il essayait de faire semblant de ne pas savoir, de faire comme si tout allait bien, comme s’il était à l’abri des balles. Comme si une bombe ne menaçait pas d’exploser sous ses pieds. Il essayait de toutes ses forces pour que le paradis ne disparaisse pas.  
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MessageSujet: Re: promise me, you will not let me go ☾ (fitzton) promise me, you will not let me go ☾ (fitzton) EmptyLun 28 Jan - 4:57

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one day you’ll meet a girl who will talk about the world as if she’s lived a thousand lives, and she’ll see things in such a different perspective that you’ll question everything you know. she’ll describe things in words you’ve never heard, but they sound so beautiful coming out of her mouth that you’ll look them up and start using them yourself. she’ll be curious and have the wonder of a child, and the phrase “curiosity killed the cat” will take on a new meaning when people tell her things she doesn’t want to hear and it makes her heart break in half, so you end up holding her and picking up the pieces. she’ll bring out a passion in you that no one knew you had and she’ll make you feel something that you’ve never felt. she’ll hide her face when you see her with her hair down and no makeup, and your voice will catch in your throat because she looks like the most beautiful woman in the world. she’ll act a little crazy and ignite a fire in your bones that burns so bad it’ll make you want to run for your life. don’t. don’t you fucking dare. stare at her even if she’s so bright it burns, hold her close even though you’re terrified that if you touch her the wrong way she’ll break. kiss her so hard that you see stars, trace the scars that litter her body, do not let her feel ashamed. she makes you feel vulnerable, and it will scare the living hell out of you. you’re not used to being out of control, let the new experience teach you lessons. it won’t make you a hero to leave because you think you’ll break her, you’re doing her no favours by killing something that hasn’t yet been brought to life. so don’t run. don’t run away from what scared you, because you have the potential to be so much more than a coward who breaks her heart. love her for as long as the universe allows, because if you don’t I swear you’ll regret it. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
La journée s’est déroulée dans une lenteur exécrable, chaque minute lui semblant être des heures et les heures des mois dans ce bureau de plus en plus étouffant au fil du temps qui semble figée dans l’espace temps. L’impression désagréable que la planète a arrêté sa course autour du soleil pour lui faire ressentir toute la pression et la tension venant avec la journée. Peyton n’a fait que suivre cet homme, d’une pièce à l’autre, de bureau en bureau à s’occuper des papiers à imprimer et des appels à prendre, des rendez-vous à mettre à l’agenda, toutes ces choses qui lui donne l’impression d’être rien d’autre qu’une secrétaire bien payée. Une ombre suivant un homme important qui ne sait même pas qu’elle est là, qui parle sans se soucier qu’elle entend tout ce qui est dit, même lorsqu’elle n’est pas dans la même pièce que lui. Elle se demande parfois si l’homme pour qui elle travaille se rend compte que le mur entre son bureau et celui de son assistante est loin d’être insonorisé. Elle peut entendre chaque mot, même lorsqu’elle est devant son ordinateur, à regarder cette boîte de réception en attendant un courriel important, un coup de téléphone lui donnant l’impression de faire quelque chose de sa journée. D’être utile l’espace de quelques minutes avant de retomber dans sa léthargie en attendant qu’on lui demande quelque chose, qu’on lui donne un ordre quelconque. Quand elle y pense, sa vie est bien loin d’être celle qu’elle s’est imaginée. Loin de celle qu’elle voulait aussi, enfant. C’est pourtant une position qu’elle occupe, en partie parce que ses parents ont tirés quelques ficelles pour qu’elle ait cette position, parce qu’ils ont toujours voulu avoir un contrôle sur la vie de leurs enfants et que Peyton est la seule des trois enfants Dunham à ne pas se rebeller chaque fois qu’ils essaient. Plus douce, plus docile, plus obéissante que ses frères. Après, ce n’est pas comme si ses frères avaient réellement contact avec les parents non plus. Il n’en reste pas moins que ce n’est pas l’emploi qu’elle rêvait occupé quand elle était enfant, ni aujourd’hui, mais certains jours, elle est heureuse d’être dans ce bureau de politicien, surtout quand elle croise Fitzgerald dans les couloirs du bureau, quand elle laisse son bras frôler le sien lorsqu’elle le croise dans un endroit un peu plus clos, quand personne ne tourne les yeux vers eux. Elle aime ces moments à l’heure du repas, quand il la rejoint dans ce petit café à quelques coins de rue de leur lieu de travail, discutant autour d’un croissant et d’une tasse de café fumante. C’était avant. Avant qu’il soit promis à cette femme, à cette femme qu’elle n’a vu que quelques fois, à qui elle a forcé quelques sourires d’une hypocrisie qui ne lui ressemble pas. Cette femme ne lui a rien fait, si ce n’est être destinée à passer sa vie près de l’homme qu’elle aime, l’homme qui lui donne l’impression d’être vivante dès qu’il pose ses mains sur elle. Cette journée interminable n’est rien d’autre qu’un clou de plus qui s’enfonce dans sa chaire, aussi douloureuse que de voir cette autre femme au bras de son amant. De l’autre côté de ce mur aussi fin que du papier, elle a entendu ces propos, ceux parlant d’une date pour l’union, de l’obligation d’un mariage dans les prochains mois, parce que la situation a besoin d’une stabilité quelconque. C’est ce qu’il semblait courir dans les couloirs du bureau, ce qui était murmuré çà et là. Elle avait entendu ces propos, ne voulant pas y croire, croyant naïvement que Fitz allait trouvé un moyen de se retirer de ces fiançailles avec Olivia, qu’il allait trouver un échappatoire quelconque. Ce ne fut pas le cas. Ce n’est pas le cas. Peyton est donc là, dans ce salon de cette maison au bord de la plage, de cet endroit qui est sa maison depuis quelques années, lover dans le sofa, un verre de vin à la main à regarder ce film idiot avec Meryl Streep en tyran malmenant son assistante. Un film ayant quelque chose à voir avec sa vie à elle, avec son quotidien, bien que présentement, ce n’est pas vraiment la façon dont le gouverneur s’adresse à elle qui la hante, mais les rumeurs à propos de son fils. La blonde tâche d’ignorer la boule qui se loge dans sa poitrine à chaque fois qu’elle y pense, chaque fois que la pensée remonte à la surface de son cerveau. Elle regarde l’écran de son téléphone portable pour la énième fois en l’espace de quelques minutes, espérant voir le nom de son amant sur l’écran, sans succès. Un soupire passe la barrière de ses lèvres, un soupire qu’elle essaie de noyé dans sa tasse de thé avant de reporter son attention sur l’écran de télévision, sachant qu’elle risque de s’endormir dans une position peu confortable pour la troisième fois cette semaine, ayant de plus en plus de mal de se retrouver dans son lit seule. Elle ignore pourquoi, exactement, mais dans les derniers temps, elle est constamment épuisée, tout en ayant du mal à fermer l’oeil. Elle se dit que c’est une question de travail, de stress, de ce genre de chose sur lesquels elle n’a pas vraiment de contrôle. Elle somnole donc, quand des coups se font entendre à sa porte d’entrée. Curieuse, elle s’extirpe du sofa, déposant sa tasse sur la table basse avant de rejoindre la porte. « Peyton, ouvre c’est moi. » Son coeur rate un battement en entendant la voix provenant de l’autre côté de la porte. Une porte qu’elle ouvre rapidement pour découvrir le blond derrière, ne pouvant résister au sourire qui naît sur ses lèvres en le voyant. « Hey. » souffle-t-elle doucement en guise de salutation, se demandant ce qu’il fait là et non chez lui, avec sa fiancée. Alors qu’il ne fait jamais ça, il ne vient jamais chez elle sans lui téléphoner, sans la prévenir avant. Non qu’elle n’est pas contente de le voir, loin de là, mais elle est plus que surprise de le retrouver à sa porte. « J’aurais dû appeler je suis désolé. » Elle n’a pas le temps le temps de dire un mot qu’il comble les quelques pas entre eux pour poser ses lèvres sur les siennes. Un contact qu’elle apprécie, qu’elle accueil à bras ouvert, ses mains se posant sur la nuque du jeune homme pour le rapprocher de son corps. Elle ne peut réprimer le sensation désagréable qui prend place dans sa poitrine quand il s’éloigne d’elle pour s’aventurer dans son salon. Elle referme la porte, la verrouillant derrière eux alors qu’elle le suit, les bras croisés sur sa poitrine, jusqu’au salon. « Qu’est ce qu’il y a ? Pourquoi tu me fixes comme ça ? » Ses prunelles océanes croisent les siennes, alors qu’il semble vouloir ignorer l’éléphant dans la pièce. Elle l’observe en silence un moment, cherchant comment lui parler, comment aborder le sujet épineux. « Tu sembles préoccupé, c’est tout. » Elle fait un pas en avant, s’approchant de nouveau de la place qu’elle occupait un peu plus tôt, sur le sofa, sans pour autant s’asseoir. Elle croise les bras sur sa poitrine, ses dents jouant avec sa lèvre inférieur un moment avant qu’elle reprend la parole, d’un ton peu assuré. « J’ai entendu quelques trucs, au bureau, aujourd’hui. À propos d’Olivia et toi...» Voilà, elle lui offre l’occasion de lui parler du mariage, de ce qui se passe avec tout, ça pourtant lui dire qu’elle sait, pas directement, bien que c’est évident dans le regard qu’elle lui lance, dans les propos qu’elle tient, dans la distance qu’elle garde entre eux alors que chaque parcelle de son être à envie d’être contre lui, dans ses bras.
 
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MessageSujet: Re: promise me, you will not let me go ☾ (fitzton) promise me, you will not let me go ☾ (fitzton) EmptyJeu 28 Fév - 22:08

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one day you’ll meet a girl who will talk about the world as if she’s lived a thousand lives, and she’ll see things in such a different perspective that you’ll question everything you know. she’ll describe things in words you’ve never heard, but they sound so beautiful coming out of her mouth that you’ll look them up and start using them yourself. she’ll be curious and have the wonder of a child, and the phrase “curiosity killed the cat” will take on a new meaning when people tell her things she doesn’t want to hear and it makes her heart break in half, so you end up holding her and picking up the pieces. she’ll bring out a passion in you that no one knew you had and she’ll make you feel something that you’ve never felt. she’ll hide her face when you see her with her hair down and no makeup, and your voice will catch in your throat because she looks like the most beautiful woman in the world. she’ll act a little crazy and ignite a fire in your bones that burns so bad it’ll make you want to run for your life. don’t. don’t you fucking dare. stare at her even if she’s so bright it burns, hold her close even though you’re terrified that if you touch her the wrong way she’ll break. kiss her so hard that you see stars, trace the scars that litter her body, do not let her feel ashamed. she makes you feel vulnerable, and it will scare the living hell out of you. you’re not used to being out of control, let the new experience teach you lessons. it won’t make you a hero to leave because you think you’ll break her, you’re doing her no favours by killing something that hasn’t yet been brought to life. so don’t run. don’t run away from what scared you, because you have the potential to be so much more than a coward who breaks her heart. love her for as long as the universe allows, because if you don’t I swear you’ll regret it. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Dans le monde certains destins étaient tracés. Certaines routes étaient dessinées sur le bitume. Certaines histoires étaient écrites. Certaines vies étaient programmées. Tels des robots supposés effectuer des actions, telles des machines fabriquées pour exécuter une seule tâche et incapable de s'en détourner. Parfois des existences semblaient libres, des êtres s'imaginaient être sans aucune chaîne pour les retenir, puis petit à petit malheureusement ils découvraient la triste réalité. Les fils invisibles les retenant. Ils entendaient aussi cette voix répétitive autoritaire les guidant dans une direction spécifique, celle éclairée par une lumière rouge, celle que peut-être dans d'autres circonstances ils n'auraient pas choisi. Celle moins attirante mais plus raisonnable. Celle respectant mieux les volontés d'un clan ayant des rêves de conquête spatiale. A ses dépends, Fitzgerald Salinger l'avait appris. Il avait compris toutes les lois silencieuses qu'il devait respecter. Toutes les obligations imposées par son patriarche refusant absolument la rébellion. Pourtant, il en avait été un. Longtemps, il avait essayé de sortir de ce foyer étouffant, il avait trouvé de l'air là où il le pouvait, quand il le désirait. Il s'était perdu dans de douces ténèbres, enfermant ses bras autour de créatures sublimes pour quelques heures éphémères. Plusieurs années, il avait tenu une arme entre ses mains pour protéger son pays, fuyant ainsi la demeure familiale et son atmosphère asphyxiante. Il avait fait de son mieux pour ne pas se transformer en un homme qu'il n'appréciait pas. Pour ne pas ressentir ce dégoût dans sa bouche. Il voulait pouvoir continuer à se regarder dans un miroir sans détourner les yeux. C'était son souhait. Malheureusement, il avait perdu. Il avait été aspiré par le courant et il n'avait pas gagné contre le monstre marin. Au contraire, il l'avait laissé l'emporter à ses côtés et pour éviter la noyade, il s'était raccroché à lui. Plus près que jamais de celui qui depuis toujours l'effrayait. De celui qu'il n'acceptait pas de devenir. Il n'avait pas pu être assez fort, il avait été cet être vulnérable cherchant une issue de secours pour la survie. Et avec les années ses désirs de liberté s'étaient étiolés, ils s'étaient envolés au gré des bourrasques de brise marine. Sans même le constater, il était devenu ce pantin de bois malléable et malicieusement l'étau s'était resserré autour de son corps. Furtivement pour l'encercler totalement pour qu'il devienne l'esclave d'une famille et qu'il continue de marcher sur l'unique chemin à suivre. Sur le seul accepté dans l'esprit de George Salinger. Ses rêves passés avaient été effacés de sa boîte crânienne et avançant à tâtons dans ce monde dans lequel il avait grandi, il s'était fait une place. Il avait creusé son propre trou, prétendant au fil du temps que tout ceci lui convenait. Qu'il était était satisfait, même quand il ne l'était pas. C'était la meilleure solution, n'ayant aucune autre stratégie de fuite. Et puis tout d'un coup sa planète était rentrée en collision avec une nouvelle étoile, une comète désirée par tous les plus grands scientifiques. Plus étincelante que n'importe laquelle. Peyton Dunham. Elle avait réveillé son organe vital, elle lui avait redonné espoir. Elle était apparue et la lumière était revenue pour l'éclairer, pour lui dévoiler une autre destinée. Loin de celle couchée sur le papier blanc. Il avait balayé du revers de la main l'impossible pour le rendre possible. Oubliant ses responsabilités et cette femme angélique qu'un jour lointain il devrait épouser, il s'était rapproché du fruit défendu. Il avait goûté à un oxygène si pur qu'il en était devenu dépendant. Peu à peu, ses poumons s'étaient nourris de cet air dont il avait terriblement besoin pour survivre. Et comme jamais auparavant il s'était senti vivant. En vie comme il avait toujours rêvé de l'être. Elle était son échappatoire, même si normalement il ne pouvait pas l'avoir. Même si toutes les règles lui interdisaient de l'aimer. Son cœur ne l'avait pas écouté et auprès d'elle il s'était soigné. Il avait redécouvert l'effet agréable du soleil sur sa peau. En pleine tempête, elle avait été son radeau pour le sauver d'une mort certaine. Moins obéissant qu'il ne le devait, que son père ne le voulait, elle était son jardin secret. Son paradis inavoué. Mais tout ceci menaçait de disparaître. Le tsunami approchait pour les détruire. Au dessus de sa tête, il notait les nuages inquiétants et la couleur sombre du ciel. Parce que tout risquait de changer. Il était rattrapé en pleine course et son être venait de frapper le mur à grande vitesse. Encore et encore il avait tourné le problème dans son esprit, à la recherche d'une autre perspective, d'un chemin plus sinueux pour changer la destination finale. Sauf qu'au loin il n'en apercevait aucune. Errant dans le brouillard, une seule route se dessinait face à lui. Celle de son père. Celle où il se devait de courber l'échine silencieusement. Pour autant, il refusait d'admettre la défaite. D'abandonner avant la bataille finale, incapable de se passer de la présence de son étoile lumineuse le guidant dans la nuit. Terrorisé à l'idée de se retrouver enchaîné, c'était naturellement qu'il avait choisi d'aller la trouver pour obtenir quelques minutes de repos. Loin du chaos régnant près de lui. Il se fichait qu'Olivia puisse l'attendre, que certains puissent le chercher, elle était la seule qu'il désirait, alors le reste n'importait plus. Ne songeant qu'à elle, il sourit en apercevant son visage, en laissant son regard s'arrêter sur ses traits gracieux et sur les fils dorés de ses cheveux. « Hey. » , sa voix calmait ses pulsations cardiaques et il ressentait au plus profond de lui-même une boule se former. Une culpabilité dangereuse qui le rongeait. Il ne devait pas être là, il devait se trouver ailleurs, il n'avait pas le droit de l'entraîner dans les profondeurs, de prendre autant de risque tandis qu'elle était cette âme angélique et innocente à protéger. Elle méritait mieux que lui. Mieux que tout ce qui pouvait lui apporter. Il l'avait compris depuis le commencement de leur histoire, à la seconde où il avait déposé ses lèvres sur les siennes. Sauf qu'il n'avait pas pu lutter contre ce besoin viscéral de l'embrasser une seconde fois. Puis une troisième. Et pris dans ce cercle vicieux, les fois s'étaient enchaînées et elle s'était ancrée dans sa tête pour devenir sa mélodie préférée. « Tu sembles préoccupé, c’est tout. », leurs regards se percutèrent et il sut qu'elle comprenait qu'une bombe avait été enclenchée, le détonateur placé minutieusement dans les mains de son père. Toute ses cellules cérébrales réduites en poussière, il tenta de réfléchir, passant nerveusement une main sur son visage pour remettre un semblant d'ordre dans ses pensées, n'arrivant pas à l'observer en silence. Sans rien dire. Sans rien avouer de tout ce qui se passait, de tout ce qui bouleversait ses entrailles. « Non non tout va bien. », mensonge. Un parmi tant d'autres. Un dans une longue liste mais l'un des seuls qu'il osait offrir à cette femme à laquelle il s'était juré d'être honnête. Parce qu'elle n'était pas n'importe quelle femme et qu'en sa présence il retirait le masque autour de son visage. Il lui montrait tout. Le bon comme le mauvais. Le blanc comme le noir. Et relevant de nouveau les yeux dans sa direction, il comprit qu'elle savait. C'était évident, il le lisait dans la lueur triste de ses iris. « J’ai entendu quelques trucs, au bureau, aujourd’hui. À propos d’Olivia et toi...», la bombe explosa, mutilant son organe vital et son âme pour la détruire en lambeaux. Tel ce condamné à mort sur le peloton d'exécution, le jugement était tombé. Le verdict était définitif et il lui était impossible de reculer. De retourner le temps pour retrouver un passé plus agréable. « Je peux tout t'expliquer. », souffla-t-il doucement en ancrant ses prunelles dans les siennes. Il fit un pas en avant pour se rapprocher d'elle, pour retrouver sa présence et la chaleur de son corps contre le sien. Il ne pouvait pas se taire plus longtemps. Il ne pouvait pas rester muet. N'arrivant plus à tenir, il était prêt à se confesser. Prêt à s'approcher du précipice sans savoir si elle allait le retenir pour l'empêcher de sauter. «  Mon père veut qu'on se marie Olivia et moi. », le simple fait de prononcer ces mots maltraitait son palpitant et perturbait le rythme de ses pulsations cardiaques. Car tout son corps luttait contre cette fin aussi tragique. Tout son corps rêvant de demeurer avec Peyton. Avec elle et pas une autre. « Je veux pas. Je veux pas me marier avec elle. Je veux pas. Je peux pas. », il ne pouvait pas mais la fuite n'existait pas. Dans ce ciel noir sans lumière, il ne voyait aucune étoile pour le guider. Aucun astre pour l'aider à retrouver le soleil. « Mais je sais pas comment faire, ni quoi faire. J'ai besoin de toi Peyton. », plus que jamais il avait besoin qu'elle soit là, qu'elle l'aide, qu'ils s'envolent vers d'autres cieux. Dans un paradis qu'ils méritaient et qui les sauverait du fils de Satan.

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MessageSujet: Re: promise me, you will not let me go ☾ (fitzton) promise me, you will not let me go ☾ (fitzton) EmptyJeu 18 Avr - 15:59

i can't let you go, even if i'm supposed to

( airport area residence — with peyton dunham )

one day you’ll meet a girl who will talk about the world as if she’s lived a thousand lives, and she’ll see things in such a different perspective that you’ll question everything you know. she’ll describe things in words you’ve never heard, but they sound so beautiful coming out of her mouth that you’ll look them up and start using them yourself. she’ll be curious and have the wonder of a child, and the phrase “curiosity killed the cat” will take on a new meaning when people tell her things she doesn’t want to hear and it makes her heart break in half, so you end up holding her and picking up the pieces. she’ll bring out a passion in you that no one knew you had and she’ll make you feel something that you’ve never felt. she’ll hide her face when you see her with her hair down and no makeup, and your voice will catch in your throat because she looks like the most beautiful woman in the world. she’ll act a little crazy and ignite a fire in your bones that burns so bad it’ll make you want to run for your life. don’t. don’t you fucking dare. stare at her even if she’s so bright it burns, hold her close even though you’re terrified that if you touch her the wrong way she’ll break. kiss her so hard that you see stars, trace the scars that litter her body, do not let her feel ashamed. she makes you feel vulnerable, and it will scare the living hell out of you. you’re not used to being out of control, let the new experience teach you lessons. it won’t make you a hero to leave because you think you’ll break her, you’re doing her no favours by killing something that hasn’t yet been brought to life. so don’t run. don’t run away from what scared you, because you have the potential to be so much more than a coward who breaks her heart. love her for as long as the universe allows, because if you don’t I swear you’ll regret it. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Des choix, elle n’a jamais eu l’impression d’en avoir. Pas dans le monde dans lequel elle a grandi, dans ce monde où tous les choix semblent faits pour elle sans qu’elle ne puisse jamais verbaliser son point de vue. Ses parents ont toujours pris une attention particulière à la façon d’agir de leurs enfants, à la façon dont ils ont de parler, de rire, de se tenir ou de se vêtir. Petite, ils ne lui ont pas laissé le choix des vêtements qu’elle voulait porter, de la couleur de sa chambre, de la nourriture qu’elle aimait. Tous ces choix étaient faits pour elle sans qu’elle ne puisse prononcer un mot. Ainsi, lorsqu’on lui posait une question, de ces questions destinées aux enfants, comme sa couleur favorite ou son animal préféré, c’est sa mère qui répondait à sa place, avec ces réponses toutes préparées d’avance qui manquaient particulièrement d’originalité et de saveur. Le rose est devenu sa couleur favorite alors que ce n’a jamais été le cas, son animal préféré était le poney, même si elle avait une peur bleue des chevaux. Avant même de savoir qui elle était vraiment, on lui a façonné une personnalité différente de la sienne, celle d’une petite fille classique, ayant des goûts luxueux et aux manières délicates. Elle n’avait pas le droit de dire qu’elle voulait devenir astronaute ou ninja, puisque c’était pour les garçons, elle n’avait pas le droit d’aimer le karaté ou jouer avec un ballon. Ça n’a rien de bien féminin. Adolescente, ce fut pire encore, peut-être parce qu’elle était plus consciente de tout, parce qu’elle savait qu’elle n’était rien d’autre qu’une marionnette, ce qui n’était pas le cas enfant, aveuglé par l’amour qu’elle éprouvait pour ses parents. Elle ne s’est jamais réellement rebellée, par contre, principalement parce que ce n’est pas dans sa nature, parce qu’elle ne sait pas comment montrer les crocs et s’affirmer. Elle ne le fait toujours pas, alors qu’elle est une adulte maintenant. Encore aujourd’hui, elle laisse les gens avoir une emprise sur elle qui la dépasse, souvent même sans qu’elle n’essaie de s’en défaire. Bien qu’elle soit plus autonome qu’avant, qu’elle sait ce qu’elle veut, qu’elle ne vit plus sous le toit de ses parents et qu’elle a une certaine indépendance. Il n’en reste pas moins que ni son travail ni son mode de vie ne sont comme elle l’aurait souhaité. Elle n’a jamais pensé devenir l’adjointe du gouverneur Salinger, elle n’a jamais pensé faire une telle carrière, simplement parce que ça ne la touche pas, parce qu’elle n’est pas réellement investie dans ce travail. Elle l’a accepté pour acheter la paix, parce qu’elle n’avait pas le courage de tenir tête à ses parents lorsqu’ils lui avaient annoncé qu’ils lui avaient trouvé une position digne de ce nom. Elle a cru que ce serait temporaire, qu’elle finirait par démissionner après quelque temps. C’était avant que son regard croise celui de Fitzgerald pour la première fois, avant qu’elle se noie dans ses prunelles limpides. Peyton ne croit pas qu’elle ait eu le choix, là non plus. Pas quand elle a senti ses joues s’empourprer et son cœur cogner dans sa cage thoracique à chaque fois qu’il lançait un regard ou un sourire sa direction. Pas quand tout son être demandait à être près de lui et avoir son entière attention. Malheureusement, ce n’est pas possible. Pas quand le père de l’homme qu’elle aime est aussi contrôlant et manipulateur, pas quand il s’agit de son patron qui pose un œil critique sur ce qu’elle fait parce qu’il doit bien se douter de quelque chose, bien que de ce qu’elle sait, il est bien loin de la réalité. La blonde ne croit pas qu’il sait que son fils et elle ont une relation beaucoup plus intime qu’il le croit. Que dans des moments perdus, ils se retrouvent loin des regards inquisiteurs, dans un petit monde qui leur appartient. Parallèlement, elle sait que ça ne durera pas. Qu’éventuellement, cette petite bulle éclatera d’une façon ou d’un autre, parce que Fitz doit marier quelqu’un d’autre, dans un mariage arrangé archaïque qui n’a pas sa place dans le monde contemporain. Les fiançailles ne sont pas chose nouvelle pour elle, elle le sait depuis un moment maintenant, mais jamais son esprit a voulu accepter le fait que ces fiançailles deviendraient un mariage éventuellement. Dans un futur plus près qu’elle ne l’a imaginé, puisque la bombe avait explosé un peu plus tôt au bureau, dans les couloirs de ce bâtiment, dans une traînée de rumeurs chuchotées à voix basse. Des rumeurs confirmées par la discussion entre son patron et son épouse qu’elle a pu entendre de son bureau, collé au sien. Depuis, elle ignore exactement ce qu’elle ressent. Elle ne sait pas comment qualifier ce poids dans sa poitrine, cette pression sur ses poumons ou cette sensation désagréable qui engourdit son corps. Ce n’est pas vraiment de la jalousie, du moins, pas dans le sens ou elle pourrait le croire, dans ce sens maladif au point de vouloir du mal à Olivia. Si elle envie cette dernière, c’est surtout de la tristesse qu’elle ressent, une sensation d’engourdissement désagréable qu’elle essaie de tenir à baie. « Non non tout va bien. », ses prunelles remontent vers son visage, l’observe alors qu’il nie tout, alors qu’il fait comme si rien de tout cela ne se produisait autour de lui. Elle soupire, ne sachant quoi dire d’autre, sachant qu’il ne doit pas avoir envie de penser au fait que sa vie est sous le contrôle de quelqu’un d’autre et que d’une façon ou d’une autre, quelqu’un finira par être blessé. « Je peux tout t’expliquer. », voilà la réponse qu’il offre aux paroles qu’elle prononce. Peyton en bouge pas lors qu’il fait un pas vers elle, approchant leurs deux corps l’un de l’autre, même si l’envie de se blottir contre lui se fait présente. Elle ne prononce pas un mot cependant, lui offrant l’opportunité de continuer sur sa lancée. « Mon père veut qu’on se marie Olivia et moi. », elle le sait, bien entendu. Mais l’entendre de sa bouche fait mal, au point que l’air reste coincé dans sa gorge et que des larmes se créent sous ses paupières. « Il en parlait au téléphone avec ta mère, plus tôt, aujourd’hui… », souffle-t-elle, lui faisant comprendre qu’elle sait déjà tout ça, qu’elle est bien consciente des faits. Inconsciemment, dans un geste trahissant son état d’esprit, elle porte son pouce à ses lèvres, y rongeant une cuticule compulsivement. Un geste qui la suit depuis l’enfance malgré les efforts de ses parents pour qu’elle cesse de se ronger les ongles, malgré les renforts de vernis à ongles et d’autres trucs trouvés dans les livres d’éducation. « Je veux pas. Je veux pas me marier avec elle. Je veux pas. Je peux pas. », elle baisse les yeux, résistant à l’envie de l’envelopper dans ses bras, de le serrer contre elle jusqu’à ce qu’il se sente mieux, jusqu’à ce que l’orage passe et que tout redevient normal, mais elle ne peut pas, elle n’en est pas capable. Elle sait que rien ne sera plus exactement comme avant. « Mais je sais pas comment faire ni quoi faire. J’ai besoin de toi Peyton. », un goût d’hémoglobine joue sur sa langue au moment où ses dents cessent de martyriser la cuticule. À son tour, elle fait un pas en avant, posant sa main sur sa joue rugueuse, sentant sa chaleur sous ses doigts, essayant de calmer cet homme qui fait battre son cœur. « Et j’ai besoin de toi, mais je ne peux pas être l’autre femme, Fitz, passé les prochaines années de ma vie à être ta maîtresse. », chuchote-t-elle, sans aucune rancœur dans sa voix, avec seulement de la tristesse dans ses mots, alors qu’elle dessine la courbe de sa mâchoire du bout des doigts.

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