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give your heart a break. (leash)

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all these memories seem so old


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MessageSujet: give your heart a break. (leash) Ven 11 Jan - 20:57

LEASH
Now here we are, so close. Yet so far, haven't I passed the test ?When will you realize ? Baby, I'm not like the rest. Don't wanna break your heart. I wanna give your heart a break. I know you're scared it's wrong like you might make a mistake. There's just one life to live. And there's no time to wait, to waste. ››


GIVE YOUR HEART A BREAK


Elle y avait pensé toute la semaine. Elle avait retourné le problème encore et encore, sans n’entrapercevoir qu’une seule et même issue. Elle avait beau cherché, tout revenait au même. Rien à faire. Il fallait qu’elle le voie. Depuis leur dernière entrevue, elle ne pouvait s’empêcher de repenser à tout ça. Aux mots qu’ils se sont dits. Aux blessures qu’ils ont ouvertes à nouveau. Beaucoup trop nombreuses. Comment pouvait-il encore après de nombreuses avoir ce pouvoir sur elle ? C’était démentiel. Presque insensé. Pourtant, les faits étaient là. Elle ne pouvait décemment pensé à lui, depuis une semaine. Elle semblait comme absente de ce fait. Plus distante aussi inconsciemment. Sam le lui avait dit. Aucun reproche. Une simple remarque qui l’avait fait tiquer. Qui l’avait décidée au fond. Il fallait qu’elle aille le voir. Elle soupira un instant en mettant sur son épaule, son sac. Elle se pencha alors dans le couloir des escaliers menant à l’étage, criant quelques mots à son fils. « Lachlan, j’y vais. Fais bien attention à ta sœur. Je n’en ai pas pour longtemps. Juste quelques courses. » Aucune réponse. Elle haussa doucement les sourcils. Les ados. Ils ne changeront donc jamais. Néanmoins, elle n’avait pas à s’en faire avec Lachlan, ce n’était pas le genre de garçon à abandonner sa petite sœur de trois ans pour rejoindre elle ne savait quel groupe d’amis. Surtout qu’elle l’avait déjà prévenu de son départ. Peut-être ne répondait-il pas par lassitude. « Je vous aime. » finit-elle alors par crier comme dernier recours. Elle entendit alors quelque chose d’étouffer. Il avait probablement dû fermer sa porte comme il le faisait souvent ces temps-ci. Hava était aussi avec lui. C’était fou comment il pouvait s’en occuper parfois, rendant bien évidemment service à sa mère. Elle pouvait partir le cœur tranquille. Presque. Leah était une mère et une mère s’inquiétait toujours pour ses enfants. C’était dans ses gênes, dans sa chaire. C’était bien plus fort qu’elle. Mais comme elle l’avait elle-même dit, cela n’allait du durer des plombes. Juste le temps d’un aller-retour et de quelques phrases. C’était simple. Elle prit sa voiture. Le port n’était pas tout près. Tandis que le paysage défilait devant ses yeux, ses mains ne pouvaient s’empêcher de pianoter sur le volant. Son cœur tambourinait un peu plus dans sa poitrine à chaque kilomètre la rapprochant de lui. Elle avait pourtant pensé que tout ceci serait fini. Ces sensations. Ses mains moites ou encore les palpitations de son myocarde. Elle pensait avoir dépassé tout ça depuis des années. Mais il lui suffisait de poser ses yeux dans son regard pour tout remettre en cause. Encore et toujours. Il avait toujours eu ce pouvoir avec elle. Merde. Elle ne devrait pas ressentir ça. En vouloir encore plus. Aller le voir. Ce n’était pas bien. Cela aurait dû se finir la dernière fois. Sur cette note douce-amère. Chacun revenant dans sa propre vie, oubliant l’autre. Mais elle n’arrive pas à l’oublier. Ça fait seize ans qu’elle tente de l’oublier sans jamais pouvoir y arriver. Elle avait beau essayé de toutes ses forces, ses sentiments restaient désespérément attachés à son cœur comme des naufragés à leur bouée. Un premier amour. On n’oubliait jamais son premier amour quoi qu’il puisse se passer. Il reste gravé dans la mémoire malgré les rencontres, malgré les années. Comme une trace au fer rouge. Tenant son volant des deux mains, Leah soupira. Ce n’était pas possible. A croire qu’ils n’allaient jamais être tranquilles. A croire qu’une force, quelle qu’elle soit, les ramenait toujours l’un vers l’autre, presque malgré eux. Cela devait cesser. Mais comment commander des aimants ? Impossible. Leah augmenta un peu le volume de la radio quand elle vit les contours du port se dessiner à travers son parebrise. La musique l’avait toujours calmé. Elle se perdait dans les paroles au lieu de sa propre vie. C’était si apaisant. Ne pas penser pendant quelques minutes. Ne pas s’enfoncer dans des pensées trop sombres. C’était le rêve. Un moment de répit qui faisait du bien. Pourtant, cela ne dura pas. Bien vite, le parking à côté du ponton était juste devant elle. Trouver une place ne fut pas une plaie. En cette période l’année et à cette heure-ci, beaucoup travaillaient et délaissaient des lieux de plaisance comme le port. C’était une autre histoire en plein mois d’aout. Après un moment de total silence dans l’habitacle à l’exception de la radio, Leah finit par sortir, n’oubliant pas son sac. Elle n’était pas prête. Si elle avait eu ce besoin de le voir, elle ressentait aussi ce malaise. Aurait-elle encore la force de l’affronter ? Est-ce que leur conversation finirait encore en bataille rangée comme les deux dernières fois qu’ils s’étaient vus ? Probablement. Les questions tournaient dans sa tête sans qu’elle ne puisse y répondre. Ça la rendait folle. L’attente était interminable alors qu’elle marchait sur le ponton à la recherche du bateau de Bash. Ce dernier apparut fier, droit. Elle se rappelait les nombreuses heures qu’avaient passées les garçons à retaper le tout. Ils en avaient fait des merveilles. Leah devait bien l’admettre. Son premier tour dessus fut inoubliable. A présent, il n’était qu’un autre vestige du passé. De ceux qui serrent le cœur et font monter les larmes aux yeux. Tant de moments y résidaient. Tant de paroles murmurées y avaient été chuchotés. Tant de baisers y avaient été échangés. Après, ils n’étaient que des souvenirs coulant tout autour du bateau. Son regard glissa alors sur l’avant. Le prénom Moïra s’y voyait encore très bien. Le nom donné en l’honneur de sa mère. Cela lui rappela le jour de l’inauguration du bateau après des mois de travail. Il fallut s’y prendre à plusieurs reprises pour que la bouteille de champagne puisse s’éclater contre la coque, comme c’était la tradition. De cette journée reste alors une entaille sur le prénom peint à la main. Ce détail était toujours là, comme ayant traversé les années. Leah serra un peu plus la bandoulière de son sac. Elle s’avança sur le petit pont alors, s’arrachant à la contemplation du navire. Elle fit attention à ne pas glisser sur le bois ou encore en franchissant le bord pour enfin atterrir sur le bateau. Etrange. Le bateau semblait désert. Pas de trace humaine. Elle s’avança un peu pour regarder sur l’avant et l’arrière du bateau. Elle finit par se poser proche de la porte de la cabine. « Il y a quelqu’un ? » Pas de réponse. Peut-être était-il absent. Chez sa mère ou elle ne savait où. Cela avait été peut-être trop présomptueux de sa part de débarquer sans n’avoir pu le prévenir. Comment aurait-elle pu dans un sens ? Leur dernière rencontre avait été un fiasco, un défilé de violents couteaux jetés en plein cœur. A vrai dire, peut-être ne s’attendait-il à ne même pas la revoir. Peut-être la détestait-il finalement. Elle l’avait surement bien mérité au fond. Son regard se posa alors sur la porte de la cabine restée entrouverte. Elle soupira un instant, prenant son courage à deux mains avant d’entreprendre son escalade des escaliers. Elle avait toujours détesté ces escaliers trop étroits. « Bash ? » Elle l’aperçut. Elle s’arrêta en bas des marches, n’osant pas plus approcher. L’intérieur du bateau lui rappelait bien trop de choses. Son regard glissa alors sur la banquette où ils s’étaient plus d’une fois allongés ensemble, sur la table où ils avaient discutés des heures durant. Ses yeux finirent par se poser sur lui. Paisiblement. Elle n’avait pas envie de crier cette fois-ci. Elle était lasse des cris et de cette guerre ridicule. Elle n’était pas venue pour ça. Bien au contraire. « T’es là. » Constat inutile. Quelques secondes s’écoulent. Un certain flottement envahit l’espace. Il semble surpris de la voir. Il ne dit rien mais au moins, ne la jette pas déjà dehors. C’était déjà un bon début. « Tu dois te demander qu’est-ce que je fous là. » Moi aussi. C’est ce qu’elle se répétait en boucle. Pourquoi était-elle venue ? Pour le voir, certes. Pour s’expliquer ? Vu comment les deux dernières fois s’étaient passées, il ne valait mieux pas. Alors pourquoi ? Le couteau était déjà bien trop remué dans la plaie pour qu’elle le fasse à nouveau. « Je suis venue pour te remercier. De la dernière fois. » C’était ça oui. Le remercier de ne pas avoir foutu sa vie en l’air. Pas comme elle avait fait-elle. Elle y avait pensé pendant des jours. A tout ça. Aux mots qu’il avait osés lui jeter en pleine figure. Elle ne pouvait décemment toujours lui jeter la pierre. Prendre sur elle était la meilleure solution à faire, quitte à ce qu’elle ravale sa fierté. C’était dur mais elle devait le faire pour le bien de tous. Pourtant, elle n’oubliait pas. Oh que non. Les mots, les cris, les reproches. Tout ça était gravé dans sa mémoire à jamais. Quoi qu’il dise ou fasse, rien ne pourrait changer ça. Mais parfois, savoir déposer les armes était ce qu’il fallait faire. Et c’était pour cela qu’elle était venue. Pour lui montrer que la guerre était finie, qu’elle était lasse de tout ça. Acceptera-t-il tout ça ? C’était sans aucun doute une autre histoire. Leah n’attendait pas à ce qu’il accepte son remerciement ou que savait-elle encore. Mais au moins, elle n’aurait rien à se reprocher. C’était la moindre des choses. « T’aurais très bien pu tout déballer et t’as rien dit. Je t’en remercie pour ça. » Il avait tenu dans ses mains l’allumette. D’un moment, il aurait pu tout embraser. Pourtant, il n’a rien dit. Il est rentré dans le jeu de Leah, ne révélant rien à Sam. Et ça, ça valait bien plus que tout. Certes, Leah avait eu quelques questions à propos d’un certain Bash après la rencontre, mais c’était bien moindre par rapport à ce qu’il se serait passé s’il avait tout déballé. Il avait respecté son choix et c’était pour ça qu’elle le remerciait. Elle finit par se taire. Juste quelques secondes. Elle se mordit la lèvre un instant avant de reprendre. « Et aussi parce que j’ai eu tort. » Son regard se releva vers lui. Tentant de l’accrocher. De lui montrer qu’elle était sincère. C’était toujours comme ça qu’ils communiquaient avant. Sans paroles, ni mots mais juste le regard. Cela lui coutait de l’avouer clairement. Et Bash le savait probablement. Leah n’était pas le genre de fille à reconnaître ses torts. Bien au contraire. Elle était parfois bien trop tenace et butée pour voir ailleurs que son nez. Un peu comme lui. Mais elle avait réfléchi. Et, la seule solution qui s’était imposée à elle était celle-ci : faire son mea culpa. Elle tripota l’anse de sa bandoulière avec gêne. « C’est sans doute trop tard, mais je suis désolée. » Désolée de lui avoir menti. Désolée d’être partie. Désolée de lui avoir caché sa grossesse. Désolée qu’il n’ait pas pu connaître leur fils. Et surtout, désolée d’être revenue. Cela faisait beaucoup de ‘désolé’. Mais c’était nécessaire. Pour la paix. Pour qu’un jour peut-être, ils s’arrêtent de se déchirer comme des enfants capricieux. Car ils étaient à peine plus âgés que cela à s’envoyer leurs torts respectifs à la figure. « J’ai agi sans penser à ce que toi tu pouvais penser. Et c’était complètement idiot. T’avais le droit de savoir et j’ai bafoué tout ça. » Elle voulait lui montrer que cette fois-ci, elle l’avait écoutée. Que cette fois-ci, elle n’avait pas fait la sourde oreille. Bash en avait souffert. De ce mensonge. De toute cette histoire. Cela se voyait sur son visage. Sur ses traits qu’elle avait tant aimés autrefois. Elle aurait dû lui donner le bénéfice du doute. La comparaison avec ses géniteurs lui avait fait bien plus mal qu’elle ne l’aurait avoué. Elle ne voulait pas leur ressembler. Jamais. Pourtant, Bash avait eu raison. Elle était comme eux. A vouloir trop protéger son enfant, elle l’avait privé de l’amour d’un père, d’une figure paternelle qui lui avait toujours manqué au final. Elle avait toujours fait attention de ne présenter que des hommes sérieux. Sam n’était arrivé alors que le petit garçon avait déjà dix ans. Il s’était déjà construit, amputé d’un père. C’était déjà trop tard. Elle aurait dû y penser. Elle aurait du oui. Mais, le mal était fait comme Bash l’avait dit la dernière fois. On ne pouvait plus revenir en arrière. Mais Leah estimait qu’il méritait des excuses. Au moins. « Alors tiens. » Finissant son monologue, elle se pencha et déposa devant lui une petite enveloppe qu’elle sortit de son sac à main. Elle pensait que ce serait important pour lui. Depuis quelques jours, elle s’était replongée dans les cartons du grenier. Mille merveilles y étaient entreposées mais ce qui l’intéressait était rangé bien plus précautionneusement dans une boite en bois. Elle ne s’était pas retenue de sourire en repensant à tous ces souvenirs à présent immortalisés sur du papier glacé. Des photos. Ceux de l’enfance de Lachlan. Elle avait réussi à retrouver assez pour montrer le panorama de la vie de leur fils en quelques clichés. Ce n’était peut-être pas grand-chose mais c’était déjà un bon début. A vrai dire, elle ne savait si Bash voulait réellement assumer ce rôle, devenir un père ou du moins montrer à son fils qu’il existait. Leah ne s’interposerait pas. Il avait le droit de connaître son fils. Ce dernier avait d’ailleurs passé son enfance à lui poser des questions, à demander ou était son ‘papa’ alors que les autres enfants de sa classe courraient dans leurs bras de leur père à la sortie de l’école. Alors elle ne s’interposerait pas. Pas cette fois-ci. Evidemment, elle ferait tout pour que cela se passe dans les meilleures conditions. Pour le bien de son fils. Il faudrait y aller doucement, par étapes. Ce n’était pas la peine de le brusquer. Alors oui, si Bash émettait le souhait de le connaître, cela serait possible. C’était le moins qu’elle puisse faire. Leah comprenait ses torts et ses erreurs. Si elle avait agi dans l’intérêt de son fils seul, elle s’était rendue compte que peut-être au fond, cela avait pénalisé tout le monde. Son fils en premier. Peut-être ne pourrait-elle pas réparer ce tort, peut-être Bash lui en voudrait-il toute sa vie. Mais c’était une porte qu’elle ouvrait à présent, déposant dans un tiroir la clef. C’était à lui de prendre la poignée pour l’ouvrir. C’était à lui d’accepter ou bien de refuser évidemment cette porte. C’est d’ailleurs sur ces mots que Leah s’apprêtait à partir. Sa mission était remplie. Elle avait dit tout ce qu’elle avait à dire. Après c’était lui qui avait les cartes en main. A voir quelle carte, il allait jouer.
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