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if you've lost your way i will leave the light on ✕ (theacio)

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Ignacio Galindo
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MessageSujet: if you've lost your way i will leave the light on ✕ (theacio) Ven 11 Jan - 0:35

i will always come back for you

( triangle platinum — with althea salinger )

I could fight in a war, it’s not something I would choose but it’s something I could prove to you and I would fight on a wall, even though I’d fall and bruise. It’s still something I would do for you. A subtle changed in the wind, and the fire burns with great desire as the stories start to flow. I know something’s going to move, something I could never blame on you. Well I should find someone else, they say people come in two but no ones is like you it’s true. Give it all away and find the words tonight to show them what you mean. To show them what you see. A line in the sand to show them that I need you.  ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
La démarche assurée, le regard porté vers l’avant, le corps recouvert de ce costume taillé sur mesure, l’homme à la peau hâlée par l’effet des rayons du soleil s’avança fièrement vers la porte gigantesque à quelques mètres de lui. Passant devant tout le monde sans aucune once de gêne, sans remord envers ceux qui se retrouvaient forcés de faire la queue patiemment avant d’obtenir l’autorisation de pénétrer dans ces lieux. D’un pas rapide, il marcha pour faire face au gorille qui arrêtait chaque personne les unes après les autres et tout en écrasant son mégot sur le bitume avec son pied, il se présenta à ce visage froid et impassible. Absolument pas gagné par une quelconque peur devant un homme impressionnant qui effrayait les petits voyous du quartier prêt à tout pour se faire une place dans l’antre détenue par Anton Sheffield et Jason Hollister. Le colosse le toisa et le reconnaissant, il se contenta sans un mot d’hocher la tête pour lui permettre d’être le privilégié traçant sa route sans aucun obstacle pour l’empêcher. A mesure du temps, il avait analysé chaque recoin de ce club gigantesque, il connaissait certaines serveuses avec lesquelles il avait échangé des mots, des regards séducteurs parfois. Il avait ses repères, ses habitudes dont il lui semblait impossible de se défaire, aimant cette routine bien installée. Appréciant de ne pas être dérangé, de ne pas devoir constamment expliquer à une nouvelle personne comment satisfaire ses envies, comment répondre à toutes ses attentes. Alors sans demander la moindre autorisation, il alla retrouver cette table excentrée du bruit assourdissant de la musique entrainante, il s’éloigna des agitateurs en train de se déhancher sur cette piste de danse à l’air asphyxiant. Car ce n’était pas pour le plaisir qu’il occupait sa soirée au Viper Room. Pour une fois, il donnait de son temps précieux pour un potentiel client. Un homme qu’il ne connaissait pas mais qui avait énoncé une prime des plus excitantes aux yeux du colombien. Et malgré sa prudence légendaire, il avait consenti à le rencontrer. A lui accorder quelques minutes de discussion, lui qui ne refusait jamais une nouvelle source de profit. Le regard dirigé vers la table qui lui était réservée, il remarqua déjà l’homme assis sur la banquette et il le salua d’un simple signe de tête, sans provoquer le moindre contact physique entre eux. Parce qu’il avait des principes profondément ancrés et il n’y avait que lors de la conclusion d’un pacte qu’il acceptait de signer la main à un inconnu. C’était ainsi qu’il fonctionnait et déroger à ses règles lui était impossible. A peine installé, il se servit un shot de tequila, versa le liquide transparent dans le verre de son interlocuteur et s’empressa de vider le sien en une simple gorgée, retrouvant la chaleur brûlante de cet alcool coulant le long de son œsophage. « Alors dites-moi pourquoi avoir tant insisté pour me rencontrer Monsieur Johnson ? Que puis-je faire pour vous ? », il détestait les manèges de séduction de la part de ses clients, les hommes n’exprimant pas clairement leurs pensées. Constamment franc, il ne se détournait pas, allant droit au but, ne voulant pas s’éterniser dans des négociations interminables. Les yeux inquisiteurs, il scruta chaque centimètre de cette peau blanche, nota la montre hors de prix à son poignet, remarqua la qualité du tissu de son costume, comme pour s’assurer qu’il ne faisait pas face à un clown incapable de le payer à la hauteur de sa valeur. « Je connais votre réputation dans le milieu monsieur Galindo. Et mes amis et moi-même aimerions que vous nous aidiez à obtenir des informations sur les affaires des Gonzàlez. », de but en blanc, sans même se douter de ce qu’il expliquait au colombien et de l’effet de ses mots, il parla sérieusement. Sans comprendre une partie de l’affront qu’il engendrait par cette idée digne d’un décérébré sur le point de décéder. « Et pourquoi je ferais ça pour vous dites-moi ? », demanda le brun d’un ton plat et sérieux, n’exprimant toujours pas toutes les pensées désagréables qui se créaient dans son esprit et qui s’apprêtaient à exploser sur cette table en verre, comme un château de cartes s’écroulant avec la brise du vent. « On est prêts à vous payer le montant que vous désirez si vous le faites. », Ignacio ne bougea pas, impassible, il fit mine de réfléchir, laissant planer un doute qui n’existait même pas pour lui. Et qui n’avait jamais existé. Puis calmement, sans crier gare, il posa ses coudes sur l’appui en verre, pour asseoir sa position de force et il avança son visage plus près de celui du riche pensant certainement qu’il n’était qu’un soldat prêt à répondre positivement à chaque ordre. « Sachez monsieur Johnson que l’argent n’achète pas tout. Aucune somme ne pourra convaincre un hispano d’en trahir un autre, surtout pour un pequeño americano comme vous. Essayez ailleurs mais les bavards paient de leur vie et de leur sang chaque information qu’ils divulguent aux americano. », il ancra ses prunelles sévères dans celles de l’enfant de la patrie américaine pour lui rappeler qu’il était inimaginable de le faire flancher. De tenter de l’acheter avec quelques liasses de billets. Il avait des principes et malgré sa vie aux mœurs douteuses, il ne trahissait pas. Jamais. Et aucun homme ne pouvait le faire sortir de cette route. Encore moins un étranger, un être au teint trop pâle pour comprendre où se trouvait sa loyauté et dans quel camp il était. Tandis qu’il s’apprêtait à s’en disparaître aussi vite qu’il était venu, la sensation désagréable de son portable vibrant dans sa poche de veste l’incita à le sortir pour observer de quoi il s’agissait. Surpris de voir apparaître le nom de cette femme ayant percuté son univers telle une météorite sur le sol terrestre, il observa le message qui n’en était pas. Le signal d’alarme qu’elle lui envoyait, sans comprendre pourquoi. Il s’en fichait totalement. Car cela déclencha rapidement des pensées inquiètes dans son esprit et il resta plusieurs secondes les iris plantés sur son écran lumineux. « Je suis certain qu’on peut en discuter, qu’on peut trouver un arrangement malgré tout. », il n’écoutait pas, il n’écoutait plus cet individu dont la voix devenait un bourdonnement assourdissant pour ses oreilles. Il ne portait plus une once d’intérêt à ce qui se passait autour de lui. « Cállese por favor. Il est inutile de discuter, vous utilisez votre salive pour rien. En plus j’ai autre chose à faire alors considérez mon non comme définitif. », sans lui accorder un regard dans sa direction, il se leva, élançant son corps pour quitter les lieux. « Evidemment la note est pour vous, vu qu’apparemment l’argent n’est pas un problème. Et surtout n’oubliez pas les pourboires. », puis dans une traînée de poudres, dans un claquement de doigts, il disparut dans la foule sans se retourner, se frayant un chemin vers l’extérieur. Parce qu’il savait exactement où il devait aller. Parce que ses songes se tournaient uniquement vers celle qu’il n’avait pas revu mais qui semblait lui envoyer un appel de détresse. Un appel qu’il refusait d’ignorer. Pas quand il avait attendu de la revoir toutes ces semaines sans oser l’avouer. Sans même marcher vers elle pour apercevoir de nouveau son visage hypnotisant. Remerciant Althéa de n’être qu’à quelques rues du club huppé, il accéléra la cadence, courant parfois pour atteindre sa destination aussi vite qu’il le pouvait. Tel un prince protecteur sauvant une princesse de l’atrocité d’un dragon. Mais il n’avait pas l’armure d’un chevalier servant. Il n’en avait jamais été un. Lorsqu’il arriva à l’adresse indiquée par le gps, il observa les lieux,  s’imaginant le pire tandis que son cœur se débattait vivement dans sa poitrine. Et l’étoile apparut, moins étincelante que lors de leur rencontre, la silhouette brisée appuyée lourdement sur un mur. Elle était là. Il pouvait la reconnaître malgré l’obscurité omniprésente. L’absence de lumière ne la rendait pas moins inoubliable. « Thea ! » Il vint près d’elle, essayant de l’interpeler pour qu’elle comprenne qu’il était finalement arrivé. Mais à sa hauteur, il comprit. Il comprit que quelque chose ne tournait pas autour du bon axe. Qu’elle avait chaviré vers un trou noir. Un trou capable de l’engloutir. Il posa la main sur son épaule, scruta son visage et l’obligea à lever les yeux vers lui. Les paupières à moitié closes, le regard livide, perdu au milieu du néant, il était paralysé par cette vision d’horreur. Par cette femme transformée en poupée de chiffon désarticulée. [color=#d1ccc4« Thea je suis là. Regarde moi. »[/color], il l’obligea à se concentrer sur lui, à le regarder réellement, mais il n’y avait aucune vie dans ses iris. Et il savait quel genre de substances provoquait cette absence de réaction, quel poison consumait les âmes aussi facilement. « Qu’est ce que tu as pris Thea ? Dis-moi quelle merde t’a consommé ce soir ? », il était plus autoritaire, dévoilant cette inquiétude logée dans sa poitrine et qui créait des troubles dans sa respiration. Ses prunelles soucieuses détaillant chaque centimètre de sa protégée pour obtenir une réponse, il caressa sa joue, cette peau si douce qu’il avait rêvé de parcourir avec ses doigts. Mais cette fois, ce n’était pas du désir qui inondait sa boîte crânienne. C’était une peur plus intense et plus mesquine. Une angoisse qui alourdissait terriblement son cœur.
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Althea Salinger
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MessageSujet: Re: if you've lost your way i will leave the light on ✕ (theacio) Sam 19 Jan - 4:18

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I could fight in a war, it’s not something I would choose but it’s something I could prove to you and I would fight on a wall, even though I’d fall and bruise. It’s still something I would do for you. A subtle changed in the wind, and the fire burns with great desire as the stories start to flow. I know something’s going to move, something I could never blame on you. Well I should find someone else, they say people come in two but no ones is like you it’s true. Give it all away and find the words tonight to show them what you mean. To show them what you see. A line in the sand to show them that I need you.   ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Les raisons qui ont poussées la jeune femme a accepté cette sortie sont minces, tenant à peine debout contre tous les arguments qu’elle a pour tourner les talons et retourné dans son appartement, regarder des films ridicules avec Freya. Après tout, tout ici lui rappelle qu’elle est loin d’être comme les jeunes femmes qu’elle fréquente tous les jours au travail. Elle est bien loin de ces gamines aux boucles blondes qui se pensent si rebelle à boire un verre de vin les lundis après une longue journée à répondre au téléphone ou à faire des photocopies. Elle est loin d’avoir les mêmes priorités où les mêmes soirées que ses collègues de travail, elle n’a pas non plus le même passif. Althea est loin d’avoir la même enfance ou le même milieu familiale que ces gens qu’elle fréquente tous les jours au travail. Au bureau, elle voit ces gens qui ont décidé de se battre contre le lobby massif des armes à feu dû à un traumatisme quelconque. Certes on vécu de la violence liée aux armes à feu, d’autres on vu des proches mourir dans une fusillade, d’autres sont simplement persuadé que ce n’est pas comme ça que les États-Unis d’Amérique devrait fonctionner; tournant autour d’un lobby. Pour elle, c’est différent. Elle ignore exactement pourquoi elle s’est retrouvé dans cette guerre, sans doute parce qu’elle croit que ce n’est pas un monde sécuritaire, que ce n’a rien de rassurant que de savoir que la caissière du Starbucks armée jusqu’aux dents. Ça n’a pas vraiment d’importance en réalité, dans le sens ou qu’importe les raisons que ses collègues ont d’être au bureau tous les matins, ils sont là et ils se battent pour la même raison qu’elle. Bien que ce n’est pas leurs vies qui fut mise en danger dans un métro de Los Angeles récemment. Si l’agent du FBI qui lui a parler pense que ça a avoir avoir son travail, avec ce qu’elle essaie de faire, Althea n’en est pas si certaine, pensant que cela à peut-être plus à voir avec le fait qu’elle est officiellement une Salinger, sans doute plus qu’elle aurait dû l’être, son oncle et sa tante lui ayant menti tellement longtemps sur le sujet qu’elle n’est même pas certaine que le reste du monde sait qu’elle n’est pas vraiment l’enfant du sénateur, après tout, ça importe bien peu aux gens après tout. Sans doute que ça n’aurait pas été le cas si on avait pas autant cacher ses faux pas dans le passé, ce qu’ils font toujours d’ailleurs, de peur que ses mauvais choix affectent le reste de la famille. C’est un peu à cause de cela qu’elle a autant hésité à accompagner ses collègues dans cet endroit après le travail aujourd’hui. Ça et autre chose. En plus de ne pas se sentir en sécurité nul part depuis quelques jours, les bars de ce genre sont loin d’être ce qu’elle préfère depuis quelques temps. Depuis longtemps, en réalité. Après tout, la brunette est loin d’avoir une bonne relation avec les bars depuis un certains temps, comme avec bien des choses. Elle se tient loin des boissons alcoolisées, des substances illicites et mêmes des médicaments sous ordonnances, sachant que ces choses-là peuvent être aussi dangereuses pour une junkie que quelques grammes de poudre blanche. Cela n’aide en rien ses relations avec ses collègues de travail, cependant. Ces gens croyant qu’elle les dédaigne parce qu’elle refuse de les accompagner prendre une verre après une dure semaine de labeur et elle se voit mal leur parler de sa vie privée aussi ouvertement qu’ils peuvent parfois le faire entre eux. Jusqu’ici, elle s’est contenté de trouver des excuses, de travailler tard le soir, même les vendredis soirs, de demander à Fitz ou à Freya de venir la prendre après le travail, pour avoir une excuse quelconque, mais elle sait qu’elle ne pouvait pas éviter ce moment-là éternellement. Voilà qu’elle est là, sur ce tabouret de faux cuir usé dans ce bar, jouant avec ce verre d’eau qu’elle a commandé, silencieuse, écoutant les conversations ayant lieues autour d’elle sans vraiment se rendre compte de ce qui est dit. Elle sait uniquement que leur groupe est devenu plus grand, plus important depuis quelques minutes, avec tous ces visages qu’elle ne connaît pas et son attention va et vient par moment, échangeant quelques mots avec quelqu’un avant de reporter son attention sur ce qui se passe de l’autre côté de la table, prenant quelques gorgées d’eau par moment. Jusqu’à ce que les conversations deviennent un peu plus difficile à écouter, jusqu’à ce qu’elle ait l’impression de flotter dans un océan de coton, jusqu’à ce que la pièce se mette à tanguer devant ses yeux aux paupières de plus en plus lourdes. S’excusant dans un marmonnement, Althea s’avance tant bien que mal vers la sortie, vers cette ruelle mal éclairée sans vraiment savoir exactement comment elle y est arrivée avant de sentir le bitume sous elle, le mur dans son dos, cherchant son téléphone dans la poche de son jean. « Thea ! » Elle essaie d’ouvrir les yeux en entendant son prénom, se battant avec la lourdeur de ses paupières qui ne semblent pas vouloir obéir aux ordres de son cerveau. Elle ignore combien de temps qu’elle a passé là, ayant perdu notion du temps et de la réalité, flottant dans un univers de noirceur et de vide. «Thea je suis là. Regarde moi. » Elle essaie. Fortement. Sans être certaine de réussir, sans vraiment le voir. Elle sait juste que c’est tellement difficile de garder les yeux ouverts, de rester consciente. Si toutes les fibres de son corps lui hurlent qu’elle est en danger, qu’elle devrait essayer de fuir pour se protéger de ce qui l’attend, la voix de l’homme près d’elle, l’accent latin qui traîne sur sa langue, fait naître un faux sentiment de sécurité alors qu’elle sent les mains d’Ignacio sur elle. Elle tâche néanmoins de marmonner quelque chose, de lui faire comprendre qu’elle ne peut pas, qu’elle ne sait pas comment rester éveillée, pour être exacte. « Qu’est ce que tu as pris Thea ? Dis-moi quelle merde t’a consommé ce soir ? » Il lui faut de longues secondes pour comprendre ce qu’il lui demande. D’autres secondes aussi longues pour essayer de formuler une réponse cohérente, pour se souvenir de ce qui s’est passé il y a des heures de ça. Enfin, il lui semble que c’était il y a des heures, bien que ce n’est pas le cas, mais dans ce monde de noirceur, le temps s’écoule étrangement. « de l’eau» Deux petits mots qui semblent brûler toute l’énergie qui lui reste. Elle sent les mains de l’homme sur sa peau, brûlantes et elle s’abîme dans son touché, perdant un peu plus pied avec la réalité.
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MessageSujet: Re: if you've lost your way i will leave the light on ✕ (theacio) Dim 27 Jan - 13:08

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CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Dans l’univers, il y avait les bonnes âmes et les mauvaises, gangrénées jusqu’à la moelle par les ténèbres, ravagées par des désirs poussés par l’avarice, par des envies de luxure. Il y avait les saints méritant de finir dans un paradis chimérique et les pêcheurs condamnés à laisser leurs corps être calcinés par les flammes de l’enfer. C’était ce que tout le monde apprenait en ouvrant le livre saint. Cette bible remplie de croyances désuètes. Il ne fallait pas tuer. Il ne fallait pas mentir. Il ne fallait pas voler. Il fallait rester pur, il fallait être prêt à faire des sacrifices pour un Dieu tout puissant. Tant de choses qu’on lui avait apprises, que dans sa vie on avait tenté de lui inculquer. De lui expliquer. Ses parents avaient essayé. Ils avaient voulu qu’il ne soit pas un pécheur, qu’il ne devienne pas un mécréant devant confesser tous ses méfaits pour obtenir l’absolution. Ils l’auraient désiré qu’il soit bon, qu’il devienne une bonne personne. Mais finalement, il avait été attiré par le fruit défendu, il s’était laissé aller dans le courant, il avait suivi la chaleur, il avait été presque comme appelé par cet autre univers. Et il avait guidé le chemin de croix tracé au sol. Il s’en était éloigné pour faire partie des hommes de l’ombre. De ceux vus comme des êtres infâmes par les hommes d’Eglise. Parce que c’était ce qu’il était désormais. Il avait fait un pacte avec le Diable, il avait couché sur le papier sa signature lui offrant toute son âme. Toute sa loyauté. Il avait choisi le noir et non la lumière. Il était parti du paradis, sachant qu’il n’y méritait pas sa place. Il n’en était pas digne. Les billets de mille dollars s’accumulaient dans son coffre à l’abri des regards, chaque fois qu’il volait pour des truands plus puissants que lui, chaque fois qu’il faisait taire un esprit trop rebelle, chaque fois que le bruit de son canon venait perturber le mur du son. Il n’était pas bon c’était une certitude. Il était l’exact opposé d’un ange, ayant oublié l’exact nombre des vies qu’il avait pu prendre, la quantité de narcotiques qu’il avait fait passer, toutes les armes qu’il avait tenu entre ses doigts. C’était son quotidien. Un choix qu’il avait fait longtemps auparavant et qu’il ne parvenait guère à regretter. Il avait aperçu une brèche dans le mur et il s’était faufilé à l’intérieur, refusant de mourir comme tous les autres de son village, il avait préféré se battre, peu importe si pour cela il devait y laisser son âme. Des sacrifices devaient être faits pour survivre. Et il n’acceptait pas d’être une victime, comme une espèce en danger, il s’était adapté usant des vieux préceptes de Charles Darwin. S’adapter pour ne pas disparaître. S’adapter pour vivre et tout autour de lui prouvait qu’il avait pris la bonne décision. Il avait gagné. Il avait remporté une bataille contre l’univers et il continuait de se tenir fièrement debout.  Pour montrer au destin que tout pouvait basculer, qu’il était possible de défaire ses chaînes. De se libérer d’une prison aussi minuscule que l’était la sienne autrefois. Désormais il affichait sans honte sa réussite, continuant d’implanter sa présence dans un monde qui n’était pas le sien. Il parlait aux bonnes personnes, il se réunissait avec les plus influents et les plus puissants, ravi de pouvoir prouver qu’il n’était pas inutile, qu’il n’était pas un indésirable. Lui aussi était important en quelque sorte. Et si pour cela il devait se damner jusqu’à l’explosion de la planète, il s’en fichait, ne s’encombrant jamais de bonnes pensées ou de bons sentiments. Il ne s’attachait pas. Il ne s’attardait pas trop longtemps sur les êtres gravitant autour de lui. Il ne faisait pas dans la gentillesse, c’était un principe. Une ligne de conduite qu’il ne suivait pas continuellement. Car il n’était pas si nocif que certains pouvaient l’imaginer, pas aussi intouchable que les murmures dans les bars miteux de la ville le soufflaient, pas aussi détaché qu’il le montrait. Certains comptaient. Certaines étoiles ne faisaient pas que graviter dans sa sphère, elles s’y étaient invitées et elles y habitaient. Elles étaient peu nombreuses en dehors de sa famille, toutefois elles étaient présentes. Malgré tout elles ne le quittaient pas. Et Althéa Salinger était une étoile différente de toutes les autres. Parce qu’elle ne déclenchait pas les mêmes émotions dans ses entrailles, qu’elle ne provoquait pas les mêmes troubles dans son esprit. Elle agissait comme une étrange addiction, de celle qu’il n’avait jamais connu, mais qu’il avait pu observer chez tant d’âmes innocentes. Elle était une nouvelle drogue, une sorte de maladie plus dangereuse que la peste, plus mortelle que le choléra. Elle était un danger pour lui, parce qu’elle n’avait pas quitté une seule fois sa boîte crânienne depuis qu’ils s’étaient rencontrés. Elle avait été là comme pour envoyer un signal d’alarme, pour lui rappeler qu’elle avait existé. Qu’ils s’étaient croisés et qu’elle avait percuté la surface de sa planète. Elle l’avait frappé si violemment qu’elle l’avait poussé à aller la retrouver. Qu’à la seconde où son nom était apparu sur son écran, il avait tout abandonné pour elle. Uniquement pour elle. Il ne savait pourtant pas ce qu’elle désirait, ce qui la poussait à lui envoyer cette alerte, mais justement il refusait de ne pas accourir. En une poignée de secondes il s’était hâté pour la retrouver et sa simple vision lui fit comprendre qu’il avait bien fait. Qu’elle avait besoin qu’il soit là. Plus à cet instant qu’à n’importe quel autre. Les deux mains chaudes sur ses joues froides, il ancra ses prunelles dans les siennes, cherchant une réaction quelconque dans des iris vidées de toute substance, dans cette boîte crânienne où toute forme de vie paraissait avoir disparu. Envolée à cause de narcotiques si puissants qu’ils pouvaient tuer, qu’ils semaient la mort derrière eux. Apercevoir Althéa ainsi l’inquiétait, pinça son muscle cardiaque dans sa poitrine, tandis qu’il gardait le dessus, qu’il restait calme même si son sang s’enflammait déjà. « De l’eau » , il soupira, secouant la tête, refusant de croire que l’eau puisse faire autant de ravages. L’eau ne transformait pas les êtres intelligents en pantin désarticulé, il en avait conscience et dans aucun scénario imprimé sur le papier, cette possibilité pouvait exister. « Althéa regarde moi, dis moi la vérité. », sa voix ferme dévoilait ce qu’il cachait si bien en temps normal, des sentiments qu’ils rendaient absents de son corps pour ne pas être touché. Pour ne pas être blessé. Dans cet océan rempli de prédateurs sanguinaires, c’était l’unique solution pour survivre. Ses doigts se perdirent sur la longue chevelure de soie de la jeune femme et il sentit son cœur s’emballer plus fortement. « Est-ce que quelqu’un t’a donné un truc ? Est-ce qu’on a mis quelque chose dans ton verre ? », il se doutait qu’il n’obtiendrait pas de réponse concrète malgré tout il demandait, faisant de son mieux pour reconnecter la jeune femme au monde réel. Et la simple idée qu’un individu puisse être responsable de son état l’irritait profondément, lui donnait ce profond désir de la protéger davantage, de rappeler à tous les mécréants de la ville qu’il n’hésiterait pas à semer la terreur si une main la touchait. Sans même tourner le visage, il sentit les regards d’indiscrets quelques mètres plus loin, et il comprit qu’il était temps pour eux de s’en aller. « Je vais te ramener chez moi ok ? Ca va aller, promis, tu n’as qu’à te tenir à moi et ça ira. », son ton doux et rassurant détonna profondément avec ses paroles habituelles, des menaces qu’il proférait à tout ceux l’approchant trop, à ceux qu’il devait remettre sur le droit chemin. Calmement, il passa son bras autour de la jeune femme, soutenant son corps faible pour éviter qu’elle ne vienne s’écrouler sur le bitume froid. A pas tranquille, il la ramena dans la lumière de cette rue quasi déserte et se rappelant qu’il n’avait pas de véhicule, ses pensées se mirent à bouillonner et instinctivement il n’hésita pas une seconde. Il se dirigea vers la première voiture, pas assez patient pour appeler un taxi, et déposa calmement Althéa contre la carcasse métallique. « Tu bouges pas d’accord ? », il se doutait qu’elle n’allait pas s’enfuir, qu’elle n’avait pas assez de force pour disparaître sans qu’il ne l’entende s’éloigner. Il passa du côté conducteur et sans aucun scrupule, il cassa la vitre pour pouvoir débloquer le système d’ouverture. Il ouvrit la porte, veilla à enlever les morceaux de verre coupant et avec dextérité il parvint à allumer le moteur. Il en profita alors pour retourner près de la brune plongée dans une léthargie profonde et l’aida à s’asseoir à l’intérieur, sur le siège passager. Puis sans attendre plus longtemps, il prit la route, laissa la vitesse le guider jusqu’à chez lui, dans ce refuge protégé de toutes les attaques, ne faisant pas attention aux limitations ou à un possible danger qui ne comptait pas à côté de l’âme en détresse. Il se contenta de rouler, tournant de temps à autre le visage vers la droite pour s’assurer qu’elle allait bien, qu’elle n’était pas entraînée dans les profondeurs des limbes. En quelques minutes, ils quittèrent le luxe du quartier de Triangle Platinum pour retrouver South LA et il finit par se garer juste devant chez lui. Immédiatement, il sortit pour aller la retrouver, agissant presque mécaniquement, tel un soldat, il attrapa sa main délicatement, l’aida à relever ce corps à demi inconscient et la rapprocha de lui pour la soutenir. « Tu y es presque, t’as presque réussi. », ajouta-t-il avant de poser une main sur son visage pour regarder l’état de ses pupilles, pour savoir si la tempête risquait de s’intensifier. Ou si l’averse allait s’éloigner. Et usant de sa force plus puissante que celle de la poupée chétive, il marcha aisément jusqu’à son appartement, refermant presque avec soulagement la porte derrière eux. Car désormais elle n’était plus perdue, ils avaient franchi les pires obstacles, mais sans prendre le temps de se poser, il alla jusqu’à la salle de bain, cala Althéa contre la paroi murale de sa douche et activa l’eau froide. Conscient que pour remonter à la surface, pour sortir de sa léthargie, il fallait un électrochoc puissant. Une décharge électrique capable de réveiller un cerveau voyageant dans l’au-delà.
 
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MessageSujet: Re: if you've lost your way i will leave the light on ✕ (theacio) Sam 23 Fév - 18:21

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CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Ancienne toxicomane, elle n’a jamais eu l’intention de replonger tête première dans la drogue. En même temps, c’est ce que dirait tous les gens sortant tout juste d’une centre de désintoxication, quand on y pense. Ils ont tous la même façon d’approcher la vie, disant qu’ils ne referont jamais la même erreur, qu’ils sont maintenant guérie, mais Althea sait mieux que personne que ce n’est pas le cas. On ne peut pas guérir de l’alcoolisme ou de la toxicomanie, on l’est pour le reste de notre vie. Il n’y a pas de retour en arrière, elle ne pourra jamais fumé un peu de marijuana avec des amis autour d’un feu de camp lors d’une soirée de camping, parce qu’elle a tendance à y rester accroché. Elle ne pourra jamais prendre un verre de vin en mangeant lors d’un repas de Thanksgiving, parce que tremper ses lèvres dans l’alcool risquerait de la ramener vers cet enfer, cette descente lente vers la dépendance. Il ne s’agit pas d’une maladie qui se soigne, il s’agit d’un trouble constant, d’une lutte perpétuelle contre soi-même. La brunette sait qu’elle est son propre démon, qu’elle doit constamment se battre contre cette petite voix dans sa tête qui lui dit que ce n’est pas grave de prendre un verre un samedi soir après une dure semaine de travail. Sachant tout cela, Thea a toujours cru que ce serait sa faute, que la prochaine fois qu’elle se retrouverait dans une situation comme celle-ci, ce serait parce qu’elle n’aurait pas pu résisté à la tentation de planter une aiguille dans son derme ou de résister à la tentation de cette petite poudre blanche qu’elle connait depuis son adolescence. Ce n’est pourtant pas de sa faute cette fois-ci, mais de celle de quelqu’un croyant que glisser une drogue dans son verre était une façon comme un autre d’annoncer à ses amis qu’il avait eu une relation intéressante cette nuit, mentant sans doute effrontément sur les détails pourtant important de l’affaire. Heureusement pour la juriste, elle se sent beaucoup trop nauséeuse et enfoui sous un épais brouillard pour savoir exactement ce qu’elle ressent vis-à-vis la situation. En réalité, elle ressent rien du tout, si ce n’est le froid qui se glisse sous sa peau se jumelant à ce sentiment de vide et de perte de contrôle qu’elle n’aime pas. C’est loin d’être la sensation grisante qu’elle a connu jadis, quand elle prenait une drogue de son plein gré. La brunette se demande si elle ne va pas simplement mourir là, qu’elle ne sera pas juste un corps retrouvé au petit matin dans une ruelle, comme bien des toxicomanes de cette ville. Juste un nom lancé à la va-vite dans un petit coin du journal quotidien. Ou peut-être pas, parce que son nom de famille a une importance, parce qu’elle est liée à ce gouverneur. Finalement, sa mort ne sera rien d’autre qu’une épine au pied de ses proches, une autre mauvaise publicité qu’elle leur fait par son caractère délinquant et indomptable. Une autre raison pour eux de la regarder de haut, comme ils le font depuis bien longtemps maintenant, depuis sa première chute vers le monde obscure des ténèbres. C’est sans doute pourquoi Ignacio fut le seul nom qui lui vint à l’esprit quand elle songea à nouveau contact d’urgence à l’achat de ce nouveau téléphone portable dernier cri. Parce que bien qu’elle ne l’a pas vu depuis longtemps maintenant, bien qu’il n’a été qu’une histoire d’un soir dans un pays étranger, il a marqué son esprit au fer rouge, laissant une trace indélébile sur son muscle cardiaque. Puis, en y réfléchissant, Fitz n’avait pas été une solution, trop à la merci du père, ne désirant pas alourdir l’existence de son frère de coeur par ses propres besoins. Kennedy était trop jeune, trop vulnérable, trop prise dans un drame bien à elle pour que Althea n’ose seulement lui parler des côtés moins joyeux de sa vie. C’est un peu la même chose avec Freya qui, bien qu’elles vivent ensemble, semble coincé dans un tourbillon infernale au point que la jeune femme n’ose même pas lui parler des côtés moins plaisant de sa vie si elle n’est pas certaine que ça risque de lui arracher un sourire. Ce qui se passe en ce moment n’a rien de quelque chose qui peut arraché un sourire à quiconque, même après des années. Personne ne va en rire éventuellement et se dire; « Tu te souviens de la fois où on a glissé du GHB dans ton verre ? Ça, c’était drôle.» , alors non, elle n'appellera pas la rouquine ou sa famille ce soir. «Althéa regarde moi, dis moi la vérité.» C’était la vérité et elle aimerait pouvoir lui dire, créer une dispute entre eux sur le potentiel mensonge, mais elle n’en a pas le force. Ouvrir les yeux est un effort déjà grand et elle n’a pas envie de se battre davantage contre le trou noir qui l’attire vers les profondeurs de l’océan, vers le gueule ouverte du requin près à la dévorer en croyant qu’elle n’est rien d’autre qu’un phoque. Les doigts du latino se perdent dans ses boucles brunes et elle le laisse faire, trouvant un réconfort nouveau dans ce toucher, frissonnant légèrement, sans savoir si elle frissonne de froid ou à cause de lui. Présentement, ça n’a pas d’importance. «Est-ce que quelqu’un t’a donné un truc ? Est-ce qu’on a mis quelque chose dans ton verre ? » cette fois, Althea hoche doucement la tête, essayant d’ignorer la fatigue, la nausée, qui prend le dessus chaque fois qu’elle bouge un peu trop au goût de son cerveau brumeux. Elle a besoin qu’il sache, qu’il soit conscient qu’elle n’a rien fait pour bousiller sa sobriété, bien qu’elle se doute qu’il ne sait rien de tout ça, qu’il ne connaît pas son passif. Après tout, ils ne sont rien d’autre que deux comètes se percutant une fois tous les cent ans. «Je vais te ramener chez moi ok ? Ca va aller, promis, tu n’as qu’à te tenir à moi et ça ira. » Elle veut protester, résister, mais elle n’a pas le temps de dire quoi que ce soit qu’elle le sent la remettre sur pied, la callant contre lui. À ce stade, mettre un pied devant l’autre est une épreuve nouvelle, bien que la grande partie de son poids repose sur la silhouette de l’homme près d’elle qui la soutient comme si elle n’est rien d’autre qu’une petite chose fragile. Elle le laisse faire, se lovant un peu plus contre lui, cherchant sa chaleur, sa présence, comme une enfant malade demandant un peu d’affection de la part de ses parents. Mais Ignacio la relâche, la plaçant délicatement contre quelque chose de métallique, lui ordonnant de ne pas bouger. En temps normal, elle aurait fait un commentaire sur la stupidité du commentaire, mais pas ce soir, pas alors qu’elle devait garder toute l’énergie qui lui reste pour rester consciente. Elle ignore combien de temps cela prend avant qu’il ne revient vers elle, la naviguant comme un navire à la dérive pour qu’elle prenne place dans le siège d’un véhicule. À peine la voiture en marche qu’elle ferme les yeux, sa tête reposant contre la vitre et elle perd peu à peu conscience de la réalité, plus que ce n’est déjà le cas, s'abimant dans un sommeil que son corps demande afin de mieux brûler ce poison qui coule dans ses veines. Quelque chose que ne semble pas comprendre le brun ténébreux près d’elle puisqu’il la remet sur pied en moins de temps qu’il faut pour le dire, la tirant vers lui jusqu’à ce que son corps se heurte au sien. Elle émet une plainte sous la forme d’un grognement, alors que sa tête se pose sur l’épaule d’Ignacio, cherchant sa chaleur puisque la sienne semble s’être envolé avec sa sobriété. «Tu y es presque, t’as presque réussi. » Elle n’a pourtant pas envie de bouger, elle veut rester là, contre lui, dans ses bras et attendre que la tempête passe. Il le lui laisse aucun choix, cependant, la transportant jusqu’à un endroit qu’elle ne connaît pas et la dernière chose qu’elle sait, c’est qu’elle est sous un jet d’eau glacial qui la percute de plein fouet, impitoyablement, trempant ses vêtements et faisant frissonner sa peau déjà glaciale, accentuant cet impression de froid qui l’envahit de l’intérieur. Son réflexe premier est de l'entraîner avec elle sous le jet de la douche, refusant de lâcher sa chemise. «C’est froid...» , c’est tout ce qu’elle se trouve à dire, alors qu’elle se rapproche un peu plus de lui, cherchant autant sa chaleur que de l’utiliser comme bouclier contre l’assaut démoniaque du jet d’eau.
 
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MessageSujet: Re: if you've lost your way i will leave the light on ✕ (theacio) Jeu 14 Mar - 21:17

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I could fight in a war, it’s not something I would choose but it’s something I could prove to you and I would fight on a wall, even though I’d fall and bruise. It’s still something I would do for you. A subtle changed in the wind, and the fire burns with great desire as the stories start to flow. I know something’s going to move, something I could never blame on you. Well I should find someone else, they say people come in two but no ones is like you it’s true. Give it all away and find the words tonight to show them what you mean. To show them what you see. A line in the sand to show them that I need you.   ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Etait-il dans la catégorie des bons ? Etait-il dans la catégorie des méchants ? Etait-il un homme méritant sa place au paradis ? Etait-il un pécheur condamné à brûler dans les flammes de l'enfer ? L'homme à la peau hâlée savait ce qu'il était. Il l'avait toujours su, depuis ses années d'enfance, depuis l'époque où déjà il refusait l'autorité de ses deux parents, où il dépassait les limites en allant jouer là où il ne le devait, où il oubliait de rentrer à l'heure ordonnée. Il n'avait jamais été dupe au sujet de son âme. Il n'avait jamais cru qu'il était un saint, qu'il était l'un de ces hommes supposés réussir de grandes choses, qu'il était destiné à marcher dans le jardin d'Eden. Il n'était rien de tout ceci. Il n'avait pas bon cœur avec les inconnus. Il n'offrait pas des billets à des œuvres caritatives, il ne donnait pas de son temps à des associations. Jamais il ne s'était comporté de la sorte. Jamais il avait tendu la main à un démuni pour qu'il soit moins seul. Jamais il avait accordé un repas chaud à une personne sans logement pour rassasier son estomac vide. C'était même probablement tout le contraire qu'il faisait ça chaque jour. Depuis vingt années désormais. Tout ce temps où il avait été mauvais, où il s'était plongé dans la noirceur car cela lui convenait. Parce qu'il le souhaitait. De cette manière il avait réussi, il s'était fait une place chez les mauvais, du côté des enfants de Satan. Et finalement il assumait sa décision. Imaginant malgré tout sa mère aller prier pour le repos de son esprit dans une église de Medellin. Cette femme qui l'avait aimé et qui continuait de voir en lui son fils. A ses yeux il était son enfant, celui qui en dehors de tous les désagréments, de tous les ravages qu'il pouvait commettre méritait son amour. Il n'était pas certain d'en être digne. D'avoir le droit à cet amour puissant et inconditionnel. Il n'avait rien fait pour être porté au niveau d'un Dieu. Loin de là. Il avait brisé les dix commandements les uns après les autres, recommençant continuellement, sans froncer des sourcils, sans hésiter à le faire. Il s'en satisfaisait. Quotidiennement, il mentait. Il tuait. Il volait. Il se perdait dans le désir de la chair. Il n'allait pas à l'église pour prier. Il faisait tout ce qu'il ne devait pas faire. Tout ce qui était proscrit et marqué à l'encre rouge. Incapable de s'arrêter devant la ligne et préférant la franchir. Il naviguait dans cette liberté grisante qui le comblait, qui lui apportait plus que des chaînes risquant de l'enfermer. Lui qui, était effrayé de retourner là d'où il venait. Lui qui, ne s'autorisait pas non plus à se fixer véritablement. Certes il vivait dans la cité des anges, se contentant de voyager de temps à autre ici ou ailleurs, mais c'était là sa seule stabilité. Dans son univers les femmes n'étaient que de passage, des amantes pour une ou plusieurs nuits. Des compagnes éphémères à laquelle il ne s'attachait pas. Jamais. Parce qu'il fuyait ce possible attachement, un quelconque amour pouvant le rendre plus vulnérable. Plus fragile. Des sentiments qui l'obligeraient à dévoiler la couleur charbonneuse de son âme. Il n'y avait qu'une seule femme qu'il avait aimé depuis son premier cri : sa mère. Seulement elle. Il n'y avait aussi que peu de personnes qu'il parvenait à considérer comme importantes. Son frère évidemment. Et ses quelques amis peu nombreux. Il n'y avait personne d'autre. Son cœur était cloisonné, fermé et personne ne pouvait pénétrer à l'intérieur. Il l'avait cru, il avait continué à le penser et à imaginer que lors de son dernier souffle les émotions d'un cœur amoureux lui seraient inconnues. Comme quelque chose d'inatteignable. Comme un vague mirage n'existant pas. Alors pourquoi avait-il accouru à la seconde où l'alerte sur son téléphone était apparu ? Pourquoi continuait-il de laisser ses pensées se concentrer sur des souvenirs délicieux d'une nuit pas si lointaine ? Pourquoi n'avait-il pas oublié le nom de cette femme à la peau pâle qui aurait dû disparaître de sa boîte crânienne ? Pourquoi voyait-il toujours son visage lorsque ses paupières se fermaient ? Pourquoi s'était-elle transformée en lumière étincelante ? Une étoile filante dans ce ciel si sombre. Une constellation qu'il observait avec désir. Un éclat plus lumineux que tous les autres qui l'attiraient de manière irrationnelle et qui provoquait d'étranges troubles dans ses entrailles. Des sensations qu'il ne connaissait pas, qui lui étaient étrangères. Il ne mettait pas de mots sur cela. Il ne savait pas à quoi cette chaleur pouvait correspondre, ni pourquoi ses battements cardiaques s'emballaient quand elle n'était pas loin. Il n'avait jamais compris les grands poèmes des âmes romantiques, ni les fictions amoureuses, croyant être insensible à une possible relation. Pourtant quand il la regardait, quand ses yeux se fixaient sur ce visage désespéré, quand il notait la souffrance dans ses prunelles, toute sa froideur habituelle disparaissait. Elle réduisait en poussières ses envies de détachement. Et il se sentait différent, pris de ce désir de la protéger, de venir à son secours tandis qu'elle se noyait dans un océan dangereux. Il voulait qu'elle aille bien. Il avait besoin qu'elle aille mieux, que le mal être quitte son corps, que le poison cesse de se distiller dans ses veines. Le cœur tapant un peu trop irrégulièrement dans sa cage thoracique, il ancra ses iris dans ses yeux clairs, laissant l'eau froide frapper sa peau. Comme si la vague pouvait ranimer son cerveau, remettre en place chaque connexion neuronale. Immédiatement il sentit les bras manquant de force de la jeune victime l'entraîner près d'elle, à la recherche d'une source de chaleur pour empêcher l'hypothermie et il la laissa faire, sentant ses vêtements mouillés se coller contre son épiderme. Il n'avait pas froid, il ne se préoccupait pas de l'inconfort des gouttes gelées ou du tissu lourd de son jean. Même sa montre hors de prix ne comptait plus. Il ne voyait plus qu'elle. Cet esprit meurtri. Ce cœur en détresse qui l'appelait. «C’est froid...» , il le savait, il s'en rendait compte, mais il savait aussi qu'elle en avait besoin, qu'il fallait qu'elle reste réveillée, nullement certain de pouvoir la réveiller si ses paupières venaient à se fermer. Sauf qu'il refusait d'imaginer un scénario catastrophe de ce genre. « Je sais. Je te promets que ça ira mieux après Althéa. Crois-moi. C'est presque fini. », il fixa ce visage aux traits tirés, essayant d'esquisser un minuscule sourire rassurant et de longues secondes il ne bougea pas. Ecoutant le bruit de leurs deux muscles cardiaques battant à proximité l'un de l'autre et le son de l'eau coulant rythmiquement. Finalement il vint actionner le robinet pour le fermer et après l'avoir aidé à s'installer confortablement il récupéra une serviette pour qu'elle puisse se sécher.« Va falloir que j'enlève tes vêtements pour que tu puisses te réchauffer et te sécher d'accord ? », calmement il la prévenait, ne voulant pas la surprendre, ni la laisser songer à des pensées impures. Certes il l'avait déjà vu nue, ses prunelles avaient gardé en mémoire certaines parcelles de sa peau dénudée, ses lèvres avaient embrassé son corps. Toutefois, tout était différent présentement. Elle n'était pas une conquête, elle n'était pas une femme qu'il désirait posséder. Elle était un oisillon à protéger et à soigner. Tout doucement il fit de son mieux pour la déshabiller, prenant soin de ne pas faire de gestes brusques, cherchant à ne pas lui faire mal. Et il l'enroula dans la serviette au tissu chaud. « Ca va mieux ? », demanda-t-il d'une voix douce et réconfortante, ponctuant sa phrase d'une caresse instinctive sur la joue de la jeune femme. Une caresse délicate pour panser des plaies invisibles mais qu'il percevait dans la lueur de ses iris. Des plaies sur lesquelles il voulait appliquer un baume doux. Une âme ensanglantée qu'il souhaitait panser. Une femme qu'il désirait paradoxalement garder près de lui.


 
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