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if you've lost your way i will leave the light on ✕ (theacio)

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MessageSujet: if you've lost your way i will leave the light on ✕ (theacio) Ven 11 Jan - 0:35

i will always come back for you

( triangle platinum — with althea salinger )

I could fight in a war, it’s not something I would choose but it’s something I could prove to you and I would fight on a wall, even though I’d fall and bruise. It’s still something I would do for you. A subtle changed in the wind, and the fire burns with great desire as the stories start to flow. I know something’s going to move, something I could never blame on you. Well I should find someone else, they say people come in two but no ones is like you it’s true. Give it all away and find the words tonight to show them what you mean. To show them what you see. A line in the sand to show them that I need you.  ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
La démarche assurée, le regard porté vers l’avant, le corps recouvert de ce costume taillé sur mesure, l’homme à la peau hâlée par l’effet des rayons du soleil s’avança fièrement vers la porte gigantesque à quelques mètres de lui. Passant devant tout le monde sans aucune once de gêne, sans remord envers ceux qui se retrouvaient forcés de faire la queue patiemment avant d’obtenir l’autorisation de pénétrer dans ces lieux. D’un pas rapide, il marcha pour faire face au gorille qui arrêtait chaque personne les unes après les autres et tout en écrasant son mégot sur le bitume avec son pied, il se présenta à ce visage froid et impassible. Absolument pas gagné par une quelconque peur devant un homme impressionnant qui effrayait les petits voyous du quartier prêt à tout pour se faire une place dans l’antre détenue par Anton Sheffield et Jason Hollister. Le colosse le toisa et le reconnaissant, il se contenta sans un mot d’hocher la tête pour lui permettre d’être le privilégié traçant sa route sans aucun obstacle pour l’empêcher. A mesure du temps, il avait analysé chaque recoin de ce club gigantesque, il connaissait certaines serveuses avec lesquelles il avait échangé des mots, des regards séducteurs parfois. Il avait ses repères, ses habitudes dont il lui semblait impossible de se défaire, aimant cette routine bien installée. Appréciant de ne pas être dérangé, de ne pas devoir constamment expliquer à une nouvelle personne comment satisfaire ses envies, comment répondre à toutes ses attentes. Alors sans demander la moindre autorisation, il alla retrouver cette table excentrée du bruit assourdissant de la musique entrainante, il s’éloigna des agitateurs en train de se déhancher sur cette piste de danse à l’air asphyxiant. Car ce n’était pas pour le plaisir qu’il occupait sa soirée au Viper Room. Pour une fois, il donnait de son temps précieux pour un potentiel client. Un homme qu’il ne connaissait pas mais qui avait énoncé une prime des plus excitantes aux yeux du colombien. Et malgré sa prudence légendaire, il avait consenti à le rencontrer. A lui accorder quelques minutes de discussion, lui qui ne refusait jamais une nouvelle source de profit. Le regard dirigé vers la table qui lui était réservée, il remarqua déjà l’homme assis sur la banquette et il le salua d’un simple signe de tête, sans provoquer le moindre contact physique entre eux. Parce qu’il avait des principes profondément ancrés et il n’y avait que lors de la conclusion d’un pacte qu’il acceptait de signer la main à un inconnu. C’était ainsi qu’il fonctionnait et déroger à ses règles lui était impossible. A peine installé, il se servit un shot de tequila, versa le liquide transparent dans le verre de son interlocuteur et s’empressa de vider le sien en une simple gorgée, retrouvant la chaleur brûlante de cet alcool coulant le long de son œsophage. « Alors dites-moi pourquoi avoir tant insisté pour me rencontrer Monsieur Johnson ? Que puis-je faire pour vous ? », il détestait les manèges de séduction de la part de ses clients, les hommes n’exprimant pas clairement leurs pensées. Constamment franc, il ne se détournait pas, allant droit au but, ne voulant pas s’éterniser dans des négociations interminables. Les yeux inquisiteurs, il scruta chaque centimètre de cette peau blanche, nota la montre hors de prix à son poignet, remarqua la qualité du tissu de son costume, comme pour s’assurer qu’il ne faisait pas face à un clown incapable de le payer à la hauteur de sa valeur. « Je connais votre réputation dans le milieu monsieur Galindo. Et mes amis et moi-même aimerions que vous nous aidiez à obtenir des informations sur les affaires des Gonzàlez. », de but en blanc, sans même se douter de ce qu’il expliquait au colombien et de l’effet de ses mots, il parla sérieusement. Sans comprendre une partie de l’affront qu’il engendrait par cette idée digne d’un décérébré sur le point de décéder. « Et pourquoi je ferais ça pour vous dites-moi ? », demanda le brun d’un ton plat et sérieux, n’exprimant toujours pas toutes les pensées désagréables qui se créaient dans son esprit et qui s’apprêtaient à exploser sur cette table en verre, comme un château de cartes s’écroulant avec la brise du vent. « On est prêts à vous payer le montant que vous désirez si vous le faites. », Ignacio ne bougea pas, impassible, il fit mine de réfléchir, laissant planer un doute qui n’existait même pas pour lui. Et qui n’avait jamais existé. Puis calmement, sans crier gare, il posa ses coudes sur l’appui en verre, pour asseoir sa position de force et il avança son visage plus près de celui du riche pensant certainement qu’il n’était qu’un soldat prêt à répondre positivement à chaque ordre. « Sachez monsieur Johnson que l’argent n’achète pas tout. Aucune somme ne pourra convaincre un hispano d’en trahir un autre, surtout pour un pequeño americano comme vous. Essayez ailleurs mais les bavards paient de leur vie et de leur sang chaque information qu’ils divulguent aux americano. », il ancra ses prunelles sévères dans celles de l’enfant de la patrie américaine pour lui rappeler qu’il était inimaginable de le faire flancher. De tenter de l’acheter avec quelques liasses de billets. Il avait des principes et malgré sa vie aux mœurs douteuses, il ne trahissait pas. Jamais. Et aucun homme ne pouvait le faire sortir de cette route. Encore moins un étranger, un être au teint trop pâle pour comprendre où se trouvait sa loyauté et dans quel camp il était. Tandis qu’il s’apprêtait à s’en disparaître aussi vite qu’il était venu, la sensation désagréable de son portable vibrant dans sa poche de veste l’incita à le sortir pour observer de quoi il s’agissait. Surpris de voir apparaître le nom de cette femme ayant percuté son univers telle une météorite sur le sol terrestre, il observa le message qui n’en était pas. Le signal d’alarme qu’elle lui envoyait, sans comprendre pourquoi. Il s’en fichait totalement. Car cela déclencha rapidement des pensées inquiètes dans son esprit et il resta plusieurs secondes les iris plantés sur son écran lumineux. « Je suis certain qu’on peut en discuter, qu’on peut trouver un arrangement malgré tout. », il n’écoutait pas, il n’écoutait plus cet individu dont la voix devenait un bourdonnement assourdissant pour ses oreilles. Il ne portait plus une once d’intérêt à ce qui se passait autour de lui. « Cállese por favor. Il est inutile de discuter, vous utilisez votre salive pour rien. En plus j’ai autre chose à faire alors considérez mon non comme définitif. », sans lui accorder un regard dans sa direction, il se leva, élançant son corps pour quitter les lieux. « Evidemment la note est pour vous, vu qu’apparemment l’argent n’est pas un problème. Et surtout n’oubliez pas les pourboires. », puis dans une traînée de poudres, dans un claquement de doigts, il disparut dans la foule sans se retourner, se frayant un chemin vers l’extérieur. Parce qu’il savait exactement où il devait aller. Parce que ses songes se tournaient uniquement vers celle qu’il n’avait pas revu mais qui semblait lui envoyer un appel de détresse. Un appel qu’il refusait d’ignorer. Pas quand il avait attendu de la revoir toutes ces semaines sans oser l’avouer. Sans même marcher vers elle pour apercevoir de nouveau son visage hypnotisant. Remerciant Althéa de n’être qu’à quelques rues du club huppé, il accéléra la cadence, courant parfois pour atteindre sa destination aussi vite qu’il le pouvait. Tel un prince protecteur sauvant une princesse de l’atrocité d’un dragon. Mais il n’avait pas l’armure d’un chevalier servant. Il n’en avait jamais été un. Lorsqu’il arriva à l’adresse indiquée par le gps, il observa les lieux,  s’imaginant le pire tandis que son cœur se débattait vivement dans sa poitrine. Et l’étoile apparut, moins étincelante que lors de leur rencontre, la silhouette brisée appuyée lourdement sur un mur. Elle était là. Il pouvait la reconnaître malgré l’obscurité omniprésente. L’absence de lumière ne la rendait pas moins inoubliable. « Thea ! » Il vint près d’elle, essayant de l’interpeler pour qu’elle comprenne qu’il était finalement arrivé. Mais à sa hauteur, il comprit. Il comprit que quelque chose ne tournait pas autour du bon axe. Qu’elle avait chaviré vers un trou noir. Un trou capable de l’engloutir. Il posa la main sur son épaule, scruta son visage et l’obligea à lever les yeux vers lui. Les paupières à moitié closes, le regard livide, perdu au milieu du néant, il était paralysé par cette vision d’horreur. Par cette femme transformée en poupée de chiffon désarticulée. [color=#d1ccc4« Thea je suis là. Regarde moi. »[/color], il l’obligea à se concentrer sur lui, à le regarder réellement, mais il n’y avait aucune vie dans ses iris. Et il savait quel genre de substances provoquait cette absence de réaction, quel poison consumait les âmes aussi facilement. « Qu’est ce que tu as pris Thea ? Dis-moi quelle merde t’a consommé ce soir ? », il était plus autoritaire, dévoilant cette inquiétude logée dans sa poitrine et qui créait des troubles dans sa respiration. Ses prunelles soucieuses détaillant chaque centimètre de sa protégée pour obtenir une réponse, il caressa sa joue, cette peau si douce qu’il avait rêvé de parcourir avec ses doigts. Mais cette fois, ce n’était pas du désir qui inondait sa boîte crânienne. C’était une peur plus intense et plus mesquine. Une angoisse qui alourdissait terriblement son cœur.
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MessageSujet: Re: if you've lost your way i will leave the light on ✕ (theacio) Sam 19 Jan - 4:18

i will always come back for you

( triangle platinum — with althea salinger )

I could fight in a war, it’s not something I would choose but it’s something I could prove to you and I would fight on a wall, even though I’d fall and bruise. It’s still something I would do for you. A subtle changed in the wind, and the fire burns with great desire as the stories start to flow. I know something’s going to move, something I could never blame on you. Well I should find someone else, they say people come in two but no ones is like you it’s true. Give it all away and find the words tonight to show them what you mean. To show them what you see. A line in the sand to show them that I need you.   ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Les raisons qui ont poussées la jeune femme a accepté cette sortie sont minces, tenant à peine debout contre tous les arguments qu’elle a pour tourner les talons et retourné dans son appartement, regarder des films ridicules avec Freya. Après tout, tout ici lui rappelle qu’elle est loin d’être comme les jeunes femmes qu’elle fréquente tous les jours au travail. Elle est bien loin de ces gamines aux boucles blondes qui se pensent si rebelle à boire un verre de vin les lundis après une longue journée à répondre au téléphone ou à faire des photocopies. Elle est loin d’avoir les mêmes priorités où les mêmes soirées que ses collègues de travail, elle n’a pas non plus le même passif. Althea est loin d’avoir la même enfance ou le même milieu familiale que ces gens qu’elle fréquente tous les jours au travail. Au bureau, elle voit ces gens qui ont décidé de se battre contre le lobby massif des armes à feu dû à un traumatisme quelconque. Certes on vécu de la violence liée aux armes à feu, d’autres on vu des proches mourir dans une fusillade, d’autres sont simplement persuadé que ce n’est pas comme ça que les États-Unis d’Amérique devrait fonctionner; tournant autour d’un lobby. Pour elle, c’est différent. Elle ignore exactement pourquoi elle s’est retrouvé dans cette guerre, sans doute parce qu’elle croit que ce n’est pas un monde sécuritaire, que ce n’a rien de rassurant que de savoir que la caissière du Starbucks armée jusqu’aux dents. Ça n’a pas vraiment d’importance en réalité, dans le sens ou qu’importe les raisons que ses collègues ont d’être au bureau tous les matins, ils sont là et ils se battent pour la même raison qu’elle. Bien que ce n’est pas leurs vies qui fut mise en danger dans un métro de Los Angeles récemment. Si l’agent du FBI qui lui a parler pense que ça a avoir avoir son travail, avec ce qu’elle essaie de faire, Althea n’en est pas si certaine, pensant que cela à peut-être plus à voir avec le fait qu’elle est officiellement une Salinger, sans doute plus qu’elle aurait dû l’être, son oncle et sa tante lui ayant menti tellement longtemps sur le sujet qu’elle n’est même pas certaine que le reste du monde sait qu’elle n’est pas vraiment l’enfant du sénateur, après tout, ça importe bien peu aux gens après tout. Sans doute que ça n’aurait pas été le cas si on avait pas autant cacher ses faux pas dans le passé, ce qu’ils font toujours d’ailleurs, de peur que ses mauvais choix affectent le reste de la famille. C’est un peu à cause de cela qu’elle a autant hésité à accompagner ses collègues dans cet endroit après le travail aujourd’hui. Ça et autre chose. En plus de ne pas se sentir en sécurité nul part depuis quelques jours, les bars de ce genre sont loin d’être ce qu’elle préfère depuis quelques temps. Depuis longtemps, en réalité. Après tout, la brunette est loin d’avoir une bonne relation avec les bars depuis un certains temps, comme avec bien des choses. Elle se tient loin des boissons alcoolisées, des substances illicites et mêmes des médicaments sous ordonnances, sachant que ces choses-là peuvent être aussi dangereuses pour une junkie que quelques grammes de poudre blanche. Cela n’aide en rien ses relations avec ses collègues de travail, cependant. Ces gens croyant qu’elle les dédaigne parce qu’elle refuse de les accompagner prendre une verre après une dure semaine de labeur et elle se voit mal leur parler de sa vie privée aussi ouvertement qu’ils peuvent parfois le faire entre eux. Jusqu’ici, elle s’est contenté de trouver des excuses, de travailler tard le soir, même les vendredis soirs, de demander à Fitz ou à Freya de venir la prendre après le travail, pour avoir une excuse quelconque, mais elle sait qu’elle ne pouvait pas éviter ce moment-là éternellement. Voilà qu’elle est là, sur ce tabouret de faux cuir usé dans ce bar, jouant avec ce verre d’eau qu’elle a commandé, silencieuse, écoutant les conversations ayant lieues autour d’elle sans vraiment se rendre compte de ce qui est dit. Elle sait uniquement que leur groupe est devenu plus grand, plus important depuis quelques minutes, avec tous ces visages qu’elle ne connaît pas et son attention va et vient par moment, échangeant quelques mots avec quelqu’un avant de reporter son attention sur ce qui se passe de l’autre côté de la table, prenant quelques gorgées d’eau par moment. Jusqu’à ce que les conversations deviennent un peu plus difficile à écouter, jusqu’à ce qu’elle ait l’impression de flotter dans un océan de coton, jusqu’à ce que la pièce se mette à tanguer devant ses yeux aux paupières de plus en plus lourdes. S’excusant dans un marmonnement, Althea s’avance tant bien que mal vers la sortie, vers cette ruelle mal éclairée sans vraiment savoir exactement comment elle y est arrivée avant de sentir le bitume sous elle, le mur dans son dos, cherchant son téléphone dans la poche de son jean. « Thea ! » Elle essaie d’ouvrir les yeux en entendant son prénom, se battant avec la lourdeur de ses paupières qui ne semblent pas vouloir obéir aux ordres de son cerveau. Elle ignore combien de temps qu’elle a passé là, ayant perdu notion du temps et de la réalité, flottant dans un univers de noirceur et de vide. «Thea je suis là. Regarde moi. » Elle essaie. Fortement. Sans être certaine de réussir, sans vraiment le voir. Elle sait juste que c’est tellement difficile de garder les yeux ouverts, de rester consciente. Si toutes les fibres de son corps lui hurlent qu’elle est en danger, qu’elle devrait essayer de fuir pour se protéger de ce qui l’attend, la voix de l’homme près d’elle, l’accent latin qui traîne sur sa langue, fait naître un faux sentiment de sécurité alors qu’elle sent les mains d’Ignacio sur elle. Elle tâche néanmoins de marmonner quelque chose, de lui faire comprendre qu’elle ne peut pas, qu’elle ne sait pas comment rester éveillée, pour être exacte. « Qu’est ce que tu as pris Thea ? Dis-moi quelle merde t’a consommé ce soir ? » Il lui faut de longues secondes pour comprendre ce qu’il lui demande. D’autres secondes aussi longues pour essayer de formuler une réponse cohérente, pour se souvenir de ce qui s’est passé il y a des heures de ça. Enfin, il lui semble que c’était il y a des heures, bien que ce n’est pas le cas, mais dans ce monde de noirceur, le temps s’écoule étrangement. « de l’eau» Deux petits mots qui semblent brûler toute l’énergie qui lui reste. Elle sent les mains de l’homme sur sa peau, brûlantes et elle s’abîme dans son touché, perdant un peu plus pied avec la réalité.
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