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meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric)

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Ludmila Romanov
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MessageSujet: meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) EmptyMer 9 Jan - 23:35

wouldn't it be good if we could rule together?

( chateau marmont — with alaric scarbrough )

She leaned forward and caught at his hand, pressing it between her own. The touch was like white fire through his veins. He could not feel her skin only the cloth of her gloves, and yet it did not matter. You kindled me, heap of ashes that I am, into fire. He had wondered once why love was always phrased in terms of burning. The conflagration in his own veins, now, gave the answer. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
L’empire polaire était étouffant et angoissant. Il était une prison faite de glace et de neige, une prison sans barrière mais dont pourtant il était impossible de se défaire réellement. Les chaînes invisibles retenaient ceux qui tentaient de prendre la fuite et de s’évader vers un monde libre. Le vilain dragon transformait en neige fondue tous les malheureux animés par des désirs rebelles. Envoyé par son maître, l’empereur russe, il refusait les esprits libres, ceux osant affronter son autorité, ceux rêvant d’une galaxie où le soleil réchauffait des épidermes glacés, ceux essayant de le défier, de mettre des obstacles sur sa route. Il les abattait tous, les uns après les autres, tels de minuscules moustiques se baladant sur le bitume, il les écrasait vulgairement, en un geste précis et violent, sans aucune compassion. Car il n’en ressentait aucune, il éteignait ses sentiments, il faisait semblant d’être dénué de toute émotion humaine pour amplifier son pouvoir. Pour devenir le maître de l’univers. Parce que tous le savait, Andreï Romanov désirait toujours plus, il ne se contentait pas d’un rien, il avait des espoirs de grandeur folle, il se perdait dans cette arrogance le rendant plus cupide, plus dangereux pour tous ses ennemis. Pour tous. Et les yeux cachés derrière des œillères opaques, il ne voyait rien d’autre. Il ne voyait que lui, oubliant le mal qu’il provoquait sur son passage, les vies qu’il détruisait à chacun de ses pas. Des inconnus dont il avait tué les parents. Des parents dont il avait massacré les enfants. Des enfants devenus orphelins par les ordres qu’il avait prononcés. Il effaçait les scrupules d’un banal revers de la main, même lorsqu’il était question de sa fille. De sa princesse. De celle qu’il désirait un jour élever au rang de reine. Son héritière désignée, qu’il avait façonnée et dont il avait contrôlé une partie de l’existence. Pour qu’elle devienne comme lui. Pour qu’elle soit celle qu’il attendait. Et pas une autre, ne pouvant consentir à ce qu’elle soit vulnérable. A ce qu’elle laisse ses actes être guidés par les palpitations de son organe vital. C’était interdit et longtemps elle avait suivi ses souhaits. Elle avait protégé son muscle cardiaque, elle avait repoussé toutes les tentatives assassines des hommes voulant la transformer en une chose. Elle n’appartenait à personne, elle l’avait prouvé à maintes reprises et naïvement elle avait cru que son père le savait. Qu’il comprenait cette indépendance sauvage. Elle avait pensé que jamais il ne s’amuserait à la traiter comme une marchandise intéressante pour les affaires. Pourtant, il avait fait apparaître un artefact dans cette prison, il avait voulu la déposséder de ce qu’elle était. Il avait voulu la pousser dans les bras d’un inconnu. De l’un de ces alliés pour asseoir davantage son pouvoir. Pour gagner en puissance dans sa lutte contre ses rivaux. Elle était devenue un pion bon à manipuler, une pièce insignifiante dans une partie d’échec. Et elle ne pouvait pas. Elle ne voulait pas, haïssant la possibilité d’appartenir à un homme qu’elle n’avait pas choisi. Un homme qui tenterait de la retenir en cage, de faire d’elle ce qu’elle n’était pas, ce qu’elle ne serait jamais. Alors pour survivre, elle avait choisi de fuir, criant pour dévoiler sa colère, explosant pour cracher toute sa haine à son père, elle avait trouvé une issue de secours. Une voie plus intéressante pour elle, pour prouver à celui qui osait la sous-estimer qu’elle était la reine et certainement pas une esclave. Elle avait trouvé son sauveur, celui qui était un éclat de lumière à suivre dans cette forêt enneigée. Alaric Scarbrough. Cet être aussi terrifiant que le tsar, mais qui avait provoqué tout l’intérêt de Ludmila. Allant à pleine vitesse dans cette idée insensée qu’elle avait, elle avait été le trouver et elle lui avait dévoilé son plan de conquête. Elle lui avait promis cette alliance sanguinaire pour contrer le pouvoir de son père. Elle l’avait approché avec son sourire séducteur pour qu’il devienne sien, autant qu’elle deviendrait sienne. Et si elle avait espéré qu’il chancelle rapidement devant son jeu de séduction, elle avait compris qu’elle se tenait devant un adversaire coriace. Un adversaire prêt à lui résister, à ne pas flancher face à son regard de biche. A l’opposé de tous les hommes qui rêvaient d’être sa place, il la forçait à abattre ses meilleures cartes, à redoubler de stratagèmes chaque fois qu’ils se rencontraient et qu’il restait impassible devant elle. Il torturait son esprit, guère habitué à tant de résistance, et c’était ses propres pensées qui vacillaient lorsqu’elle le regardait. Ses propres entrailles qui se réchauffaient lorsqu’elle plongeait dans l’océan de ses yeux. Et tout le long de cette soirée mondaine où ils se trouvaient tous les deux, elle l’avait observé de loin, elle l’avait contemplé accompagné d’une créature fade. Vêtue de sa robe rouge sang, elle avait tout fait pour attirer son regard, pour qu’il remarque sa présence. Mais contrairement aux autres convives pris dans ses filets, il n’avait pas bougé. Il était resté immobile, attendant à distance l’heure fatidique où ils avaient convenu de se retrouver. Volontairement légèrement en retard, elle se dirigea de sa démarche féline vers le salon de l’hôtel qu’elle avait demandé à réserver exprès et une fois la porte ouverte, elle fixa cette silhouette carrée de haut en bas, dans ce costume parfaitement taillé. Attiré par bruit des talons de la russe sur le sol, il se retourna vers elle et elle ne put s’empêcher de lui adresser un sourire avant de s’avancer à ses côtés. Tandis qu’elle se rapprochait de lui, elle passa malicieusement juste assez près pour le frôler. « Alaric », murmura-t-elle d’une voix suave avant de déposer un baiser sur sa joue pour le saluer, posant exprès sa main sur le torse de l’homme pendant qu’elle lui parlait. Juste pour créer un contact entre eux, pour lui rappeler qu’elle n’allait pas abandonner son idée. Mais quelques secondes plus tard, elle s’éloigna, lui tournant le dos pour le laisser admirer ses courbes et s’installa sur l’un des fauteuils en cuir de la pièce. « Charmante ta compagnie pour la soirée. Mais un brin fade tout de même. Je suis certaine que tu aurais pu trouver mieux. Quelqu’un à ta hauteur…. », armée de son sourire étincelant, ses mots étaient provocateurs. Parce qu’elle était ainsi, qu’elle n’avait pas pu s’arrêter de scruter cette femme à ses côtés et que son indifférence la faisait perdre pied. Et nullement décidée à le laisser remporter la partie, elle continua sur sa lancée. « Alors quand vas-tu décider de mettre fin à ce suspense insoutenable et accepter ma proposition ? », elle le toisa, elle laissa ses prunelles angéliques se perdre dans les siennes pour le faire chavirer et ce fut son propre palpitant qu’elle sentit s’accélérer dans sa poitrine, sans y prêter attention. Sans vouloir le remarquer, Refusant de noter ce trouble naissant, elle se leva pour revenir près de sa proie, qui n’en était finalement pas une. Elle ne voulait pas lui laisser la possibilité de nager vers d’autres mers. Elle fit le tour du fauteuil sur lequel il était installé, la main posée sur le dossier, la présence observatrice au dessus de lui. « Tu sais que beaucoup d’hommes seraient prêts à se damner pour que je leur fasse cette proposition. », son regard vint retrouver le sien et elle perdit pied l’espace d’une seconde, envahie par une chaleur étrange. Elle s’abaissa à sa hauteur, le visage près du sien, un sourire dessiné sur ses lèvres. « Dis toi que comme ça tu pourras faire ce qu’aucun homme n’a pu faire jusqu’alors…. Je deviendrai tienne Alaric… », elle contempla chaque trait de son visage fermé, l’observant méticuleusement comme si elle s’apprêtait à le dessiner sur une toile blanche. Elle mettait tous ses pions en place pour continuer cette partie. Elle accélérait le rythme pour que les négociations deviennent intéressantes, prête à tout pour ne pas être la perdante du jeu.
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Alaric Scarbrough
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MessageSujet: Re: meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) EmptyDim 13 Jan - 4:23

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She leaned forward and caught at his hand, pressing it between her own. The touch was like white fire through his veins. He could not feel her skin only the cloth of her gloves, and yet it did not matter. You kindled me, heap of ashes that I am, into fire. He had wondered once why love was always phrased in terms of burning. The conflagration in his own veins, now, gave the answer. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Ses doigts tapotent impatiemment la flûte de champagne que sa compagne lui a glisser entre les mains, sans doute dans l’espoir de le détendre un peu, ou de le rendre un peu plus agréable. Si c’est le cas, il s’agit d’un échec, considérant sa poste raide, au point que ses vertèbres semblent douloureuses, considérant la tension dans les muscles de ses épaules. Ce n’est pas qu’il n’est pas à l’aise dans les soirées mondaines de ce genre, ce n’est pas comme s’il en a pas l’habitude. Au contraire, pendant des années, ce fut son quotidien. Chacun de ces weekend se ponctuait de ce genre de soirée, celles où les dames portes des robes luxueuses et des gants blancs, celles où les conversations se font toutes en politesses, avec miellerie excessive et excès de courtoisie. Dans un décor de vieilles maisons anglaise qui semblent tout droit sortir d’un autre univers, d’une époque révolu qui n’a plus sa place dans notre époque et pourtant, qui subsiste encore d’une façon ou d’une autre. S’il a l’habitude d’être dans des endroits comme celui-ci, s’il connaît sur le bout des doigts les mots et les mimiques qu’il doit feindre pour passer à travers cette soirée avec facilité, il n’a pas envie d’être là. Encore moins au bras de cette brunette qui semble le considérer comme un prix quelconque que comme un être humain. Elle semble beaucoup trop heureuse de voir la trace de jalousie dans les yeux de ses amies quand elle leur fait savoir sans aucun tact qu’elle a un duc à son bras. Il y a un moment qu’il a abandonné l’idée de lui faire comprendre qu’il n’est pas un duc et qu’il n’a aucune chance de devenir roi d’Angleterre, puisque ces détails ne semblent pas vraiment important pour la jeune femme qui désire sans doute plus être enviée que de l’écouter la corriger à chaque fois qu’elle ouvre la bouche. Il est trop poli, trop respectueux, pour lui faire honte en mettant d’avant son ignorance, conscient qu’elle est beaucoup plus attiré par son titre qu’elle romance que par lui-même. Ce ne serait pas la première fois. Après tout, elle ignore qu’il n’est pas seulement un lord anglais, qu’il n’est pas seulement issu de la noblesse anglaise comme elle peut se l’imaginer. Alaric est aussi l’héritier d’un royaume fait d’ombres et de démons, d’un monde beaucoup moins lumineux, fait de violence et d’action capable de vous envoyer tout droit en enfer. Si vous croyez à l’enfer. Ce qui n’est pas son cas. Il n’a jamais été élevé dans un milieu religion, sa mère croyant que cela n’avait pas sa place dans leur famille. Il comprend mieux pourquoi aujourd’hui. Alors qu’il réalise que cette même femme qui lui a donné la vie est aussi celle qui lui a caché qu’il pourrait un jour être le roi de ce monde mafieux qui complote dans les entrailles du Royaume-Uni, dans l’ombre sinistre de ce pays fait de brouillard et de pluie. En vérité, jamais le brun aurait cru que cela aurait pu avoir une incidence dans sa vie. Parce que son cousin aurait dû être à sa place jusqu’à ce qu’il soit lui-même trop vieux pour prendre la relève une fois l’homme décédé, parce que éventuellement, cet idiot de Simon aurait eu des enfants avec une femme désirant rien d’autre d’une vie plus belle que celle d’une prostituée ou alors choisie pour solidifier une alliance. Simon n’a pas vu ses cinquante ans qu’il est décédé, partie d’une façon aussi stupide qu’il pouvait l’être lui-même. Le Marquis s’est donc retrouvé à sa place, un pied dans la mafia et l’autre dans la luxure. Une position étrange qu’il ne peut réellement s’expliquer et dont il a toujours un peu de mal à s’adapter malgré les années qui se sont écoulées. À vrai dire, il ne sait pas si c’est le mafieux sans scrupule ou le lord anglais à la bonne éducation qui est l’imposteur. C’est d’autant plus le cas quand les deux mondes se percutent comme c’est le cas ce soir, alors qu’il capte, au loin, la silhouette de la princesse russe, de cette femme qui lui a fait l’une de cette proposition digne d’un film de mafieux de bas étage. Cette femme qui lui a proposé de devenir sienne dans le but d’allier son clan et le sien. S’il a aperçu la jeune femme dans la foule, il n’a pas laissé son regard traîner sur elle avec la même insistance que les autres hommes de la salle. Ce n’est pas lui. Il ne dévore pas la gente féminine du regard, qu’importe si elles ont des courbes aussi voluptueuse que celle de la tentatrice qui ne cesse de lui lancer des regards en coin et des sourires provocateurs. Alaric reste de marbre, cependant, faisant mine de ne pas vraiment s’intéresser à elle, de ne pas voir ses charmes pourtant mis en valeur dans cette robe rouge. C’est au coup de l’horloge qu’il finit par s’excuser auprès de sa cavalière pour finalement se diriger vers le salon de l’hôtel où la jeune femme l’a convoquée, à la façon d’un étudiant délinquant dans le bureau du principal. Il ignore exactement combien de temps il attend la jeune femme dans cet endroit bien loin du brouhaha de la salle de bal. Il a abandonné sa coupe de champagne sur l’une des tables basses, alors qu’il observe l’endroit, avec une patience infini, ses mains traînant pendant un moment sur un globe terrestre ouvragé quand le bruit de talons contre le parquet se fait entendre dans son dos. Il se retourne pour la saluer, comme le ferait toute personne civilisé, mais c’est sans compter sur les plans de Ludmila qui joue, encore une fois, les séductrices, alors qu’elle le frôle. « Alaric » Les lèvres peintes de l’héritière russe se posent sur sa joue, sa main traînant sur son torse l’espace d’un instant alors que son parfum flotte jusqu’à lui. Il reste de marbre, immobile, camouflant parfaitement les sensations contradictoires que la jeune femme fait naître en lui, un certain agacement de la voir jouer ainsi avec lui et un certain plaisir de la voir faire autant d’effort pour le charmer. « Lady Ludmila.» salut-il avec une légère révérence. Son ton est d’une formalité sans doute frustrante pour la jeune femme qui lui fait face, du moins, il s’en doute, mais il ne peut faire autrement. Il la laisse s’éloigner sans bouger, les yeux rivés sur elle alors qu’elle prend place sur l’un des fauteuils. « Charmante ta compagnie pour la soirée. Mais un brin fade tout de même. Je suis certaine que tu aurais pu trouver mieux. Quelqu’un à ta hauteur…. » Alaric ne prononce pas un mot sur la pique provocante de la jeune femme, ce n’est pas dans ses façons de faire que de dénigrer une femme, même avec une bonne raison, même s’il s’agit d’une femme de petite vertue. Et s’il n’aime pas particulièrement sa compagne de la soirée et qu’il a accepté d’être son cavalier seulement pour lui faire plaisir à un allié quelconque, il préfère ne pas dire un mot à son sujet, en guise de réponse à cette provocation. « Alors quand vas-tu décider de mettre fin à ce suspense insoutenable et accepter ma proposition ? » Un fin sourire naît sur ses lèvres alors qu’il prend place dans le fauteuil faisant face à celui de Ludmila alors que cette dernière le toise comme s’il n’était rien d’autre qu’un morceau de viande, qu’un prix qu’elle aimerait gagner. La profondeur de ses yeux fait naître une nouvelle sensation dérangeant au creux de sa poitrine alors qu’il prend la parole, tâchant de couper court à ce jeu de séduction. « Loin de moi l’idée de vous faire languire, Darling. » Il appuie un peu sur le dernier mot, laissant son accent rouler sur sa langue de façon plus marqué en observant les traits de la jeune femme, sachant que lui donner un petit surnom comme celui-là ne ferait que redoubler les efforts de la jeune femme à vouloir le séduire. Il ne bouge pas alors qu’elle fait le tour de son fauteuil, qu’elle tourne autour de lui comme un prédateur autour de sa proie. « Tu sais que beaucoup d’hommes seraient prêts à se damner pour que je leur fasse cette proposition. » Elle s’arrête devant lui, s’abaissant à son niveau, les yeux plongés dans les siens. Son visage si près du sien qu’il serait facile pour lui de tendre la main pour attraper son visage entre ses doigts. Il n’en fit rien, ses mains toujours croisées devant lui, aussi immobile qu’une statue de plâtre. « Dis toi que comme ça tu pourras faire ce qu’aucun homme n’a pu faire jusqu’alors…. Je deviendrai tienne Alaric… » être sienne. Les mots, prononcés par les lèvres pulpeuses, lui donnent envie de réagir, de faire quelque chose d’impulsif qui ne lui ressemble pas. Il pose son index sous le menton de la jeune femme, se levant lentement de son fauteuil, l’obligeant à faire de même d’une douce pression à l’endroit où son doigt est en contact avec le visage de la jeune femme. «Je ne suis pas “beaucoup d’hommes”, Milady. » Un euphémisme en soi. Il n’a rien des hommes qui rêvent sans doute de finir dans les bras de la jeune russe dans le but d’élever leur statut social ou dans le but d’assouvir des besoins primitifs. Il relâche le menton de la jeune femme, croisant les mains dans son dos, s’éloignant d’elle de quelques pas en faisant mine d’observer les tableaux accrochés aux murs de la pièce, façon comme une autre de cacher son soudain trouble. «Je cherche encore ce que vous pourriez gagner d’un tel arrangement, vous plus que quiconque. Après tout, n’est-ce pas dans votre obligation d’héritière d’épouser dans le but de faire un arrangement avantageux pour votre père ? Et je doute que le grand Andrei Romanov désire m’avoir comme héritier.» Il y a une trace de moquerie dans sa voix, sachant pertinemment que le Parrain de la mafia russe à une dent contre lui pour des raisons qui lui échappe, qui datent sans doute de l’époque de Simon, d’une question de territoire ou de son propre caractère si souvent impardonnable quand il s’agit d’affaire. Ou alors, le grand Tsar a simplement l’impression que le marquis anglais est une menace pour lui et ses affaires. Ce dernier se retourne finalement, faisant face de nouveau à la jeune femme, la toisant du regard, sachant qu’elle allait réduire la distance entre eux en bien peu de temps. À croire qu’elle est attiré par lui comme un aimant et cette idée lui donne envie de sourire.
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MessageSujet: Re: meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) EmptyMar 15 Jan - 22:40

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( chateau marmont — with alaric scarbrough )

She leaned forward and caught at his hand, pressing it between her own. The touch was like white fire through his veins. He could not feel her skin only the cloth of her gloves, and yet it did not matter. You kindled me, heap of ashes that I am, into fire. He had wondered once why love was always phrased in terms of burning. The conflagration in his own veins, now, gave the answer. ❊

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Certains êtres humains pouvaient aimer inconditionnellement, étaient capables d’offrir leur cœur sans peur, sans éprouver une crainte de le voir s’écrouler au sol. Certains vivaient pour les sentiments engendrés par l’amour, ils se battaient pour trouver leur âme sœur, pour fuir une solitude angoissante. Pour ne pas se perdre dans le silence, ils avaient besoin de sentir leur corps contre la peau de leur bien aimé, ils étaient dépendants de cette drogue, à tel point qu’ils s’engouffraient dans ce cercle vicieux consciemment ou non. Puis il y avait des âmes plus glaciales, des personnes ayant conservé leur organe vital dans une boîte de pandore impossible à déverrouiller. Ludmila Romanov étaient l’une d’entre elles. Parce qu’elle refusait de perdre le contrôle, de donner sa vie à un homme, trop sauvage pour être rattrapée, trop libre pour être enchaînée à un seul être. Au premier abord, elle avait les courbes envoûtantes pour tous les hommes, un corps qu’il désirait posséder, une peau qu’ils voulaient toucher, elle respirait la sensualité. L’envie de se perdre auprès d’elle. Mais elle était inaccessible, aussi glaciale qu’un iceberg naviguant près du Groenland. Elle n’était pas de ces femmes innocentes et fragiles, se laissant manipuler par les hommes. Elle en était l’exact opposé. Elle était celle menant la danse, elle était celle conduisant les fils d’Adam là où elle le désirait, chaque fois qu’elle le désirait, sans même qu’ils ne se rendent compte. Elle les séduisait avec des sourires enjôleurs, elle les faisait plier en battant des cils, elle était la reine et ils étaient des pions manipulables. Car ils la pensaient vulnérables, ils l’imaginaient fragiles, ils la sous estimaient, tous les uns après les autres. Ils tentaient de s’approcher d’elle, de franchir les murailles de protection qu’elle avait dressé autour d’elle. Ils n’y arrivaient jamais. Pas une fois, elle avait laissé quelqu’un la toucher. Quelqu’un la détruire. Elle ne leur permettait pas. Elle refusait de souffrir. Elle ne voulait pas connaître cette tristesse qui était apparue dans les yeux de Leah autrefois. Un nouveau chaos dans sa vie c’était tout ce qu’elle n’acceptait pas. Car dans son empire glacé où les ténèbres dominaient, l’amour n’avait pas sa place. Elle ne pouvait pas aimer. Elle n’en avait pas le droit. Des sentiments aussi forts risquaient de l’affaiblir, de la transformer en proie pour tous les chasseurs. Et elle savait que c’était le risque si un homme mettait un pied dans son univers. Si quelqu’un allait chercher sous la surface, plongeait dans l’océan pour découvrir la vérité sur elle. Pour connaître toutes les émotions habitant son âme. Chaque jour, elle cachait la réalité, elle faisait semblant, elle mentait avec des sourires hypocrites, elle jouait l’indomptable parce qu’elle savait que son organe vital était déjà atrophié, que plusieurs fois des lames de couteau étaient venues se planter dans son palpitant. Quand son corps avait été frappé, que sa peau avait été marquée par des adversaires puissants. Quand elle songeait au corps de sa cousine étendue sur le bitume gelé. Quand les cauchemars venaient la happer la nuit tandis qu’elle fermait les yeux pour trouver le sommeil. Elle avait eu mal, si mal, qu’elle avait presque prié la grande faucheuse de venir lui prendre la main pour l’entraîner auprès d’elle. Elle n’en avait rien dit, elle avait gardé les lèvres closes, continuant d’inspirer la puissance des Romanov, mais elle était fragilisée, son âme s’était brisée et jamais les morceaux n’avaient pu être recollés. Alors elle continuait de se déplacer dans ce monde lumineux, de se perdre dans la luxure, de malmener tous les hommes pensant pouvoir la transformer en esclave. Elle prouvait qu’elle se suffisait à elle-même, qu’elle était un roc inébranlable. Et elle aurait aimé pouvoir l’être pour l’éternité. Elle aurait désiré ne jamais flancher contre un tsunami. Mais son père était une avalanche asphyxiante. En voulant la lier à un inconnu, il l’avait poussé à jouer à un nouveau jeu. A devenir meilleure que lui. Il lui avait prouvé que l’amour n’était pas une alternative envisageable, qu’il n’y avait que la manipulation qui fonctionnait, que dans son château sibérien, les alliances étaient signées uniquement pour devenir plus puissant. Pour fragiliser les ennemis. Plus sauvage qu’un mustang galopant dans les plaines américaines, elle avait fui au loin. Elle avait pris la tangente, osant se dresser devant Andreï Romanov, elle le défiait. Elle quittait son rôle de fille respectable, mettant ses habits de guerrière pour le combattre. Et elle comptait sur un homme précisément pour être le soldat auprès d’elle. Pour devenir l’empereur de son royaume, pour lutter avec elle contre le diable. Il était son ennemi légendaire, mais elle lui tendait la main, espérant qu’il l’accepte, qu’ensemble ils repoussent l’oppresseur. Elle ne le disait pas, mais elle avait besoin de lui. Prête à supplier cet anglais pour qu’il la sauve du carnage, pour qu’elle ne se laisse pas engouffrer par les flammes de l’enfer. Car elle s’interdisait d’admettre la défaite contre le tsar russe, sachant qu’il trouverait le moyen idéal de la torturer, de lui faire payer sa rébellion. Il le faisait toujours. Depuis l’enfance, il avait creusé des fissures dans sa cage thoracique, oubliant parfois qu’elle était sa chair et son sang. Quiconque la connaissant savait qu’elle n’avait pas fait le choix d’Alaric Scarbrough par hasard. Elle avait réfléchi, mais il était le seul au dessus des autres. Le seul pour qui son intérêt pouvait parfois déclencher des picotements indistincts dans ses entrailles. Le seul capable de lui résister et la poussant à davantage pousser la séduction au plus loin. Elle voulait être cette sirène envoûtant ce marin en perdition, elle désirait l’enfermer dans son royaume. Parce qu’il était un défi. Parce que son attitude glaciale se percutait à la sienne et plus il ajoutait des briques de glace sur son mur gelé, plus elle s’approchait pour le détruire. Pour le faire fondre. Et tout dans son attitude, de ses gestes à ses mots la faisait vaciller, pourtant elle n’admettait rien. Elle continuait d’essayer de le désarçonner, de percer les mystères de cet homme aux multiples barrières infranchissables, aux multiples visages. Il n’était pas que ce parrain de la mafia et son comportement rappelait qu’il venait d’ailleurs. Que contrairement à elle il n’avait pas été promis à une vie dans les ténèbres. « Lady Ludmila.», elle sourit à cette écoute, aimant ce respect qu’il lui manifestait à chaque fois. Beaucoup sur sa terre natale la considéraient déjà comme une princesse, aimant l’affubler de ce surnom, d’autres l’appelaient uniquement ainsi pour son statut au sein des russes, mais quand c’était Alaric qui parlait, les mots avaient une saveur particulière. Une saveur qu’elle appréciait, si agréable que ses oreilles adoraient la mélodie de son accent anglais. Avançant ses pièces les unes après les autres, elle se délecta du regard qu’il posait sur son corps. Elle plaçait chaque pion avec précaution, sortant ses meilleures stratégies. Prête à tout pour affaiblir cet homme puissant. Aussi séductrice que dangereuse, elle rêvait de l’hypnotiser avec ses yeux émeraude, de provoquer des flammes dans ses vaisseaux sanguins. « Loin de moi l’idée de vous faire languir, Darling. », elle percevait le mensonge dans sa voix. Elle connaissait les hommes et même s’ils n’étaient rien l’un pour l’autre, elle notait une lueur malicieuse dans son regard, comprenant qu’au contraire il se délectait de ces moments où ils combattaient. Où ils jouaient leur meilleure partie, où il l’obligeait à s’améliorer. Plus qu’elle ne l’avait jamais été avec n’importe qui. « Es-tu sûr de ça Alaric ? Loin de moi l’idée de te voir comme un manipulateur, pourtant je crois que tout ceci t’amuse grandement. Je me trompe ? », elle le toisa, chercha son regard et lui adressa un sourire au coin de ses lèvres. Mais toujours debout, dans son rôle de prédatrice prête à conquérir tout l’univers, elle tenta de refermer le piège. A pas félins, elle l’entoura, elle tissa cette toile incassable. Elle s’approcha dangereusement si près de lui, ce visage à quelques centimètres que leurs souffles se percutaient, que leurs respirations auraient pu s’entremêler. A tel point qu’elle observait ses traits, qu’elle aurait pu toucher cette peau avec ses doigts, que son regard se teintait d’une couleur inhabituelle. Mais il prit le contrôle, il fut celui comblant les derniers centimètres et le contact de son doigt sur son épiderme provoqua une combustion à l’endroit exact où il l’avait posé. Il renversait la balance, il changeait le sens du courant et figée, elle se noya dans le bleu de ses iris, immobile devant la puissance qu’il respirait, devant cette autorité aussi angoissante que séduisante.  «Je ne suis pas “beaucoup d’hommes”, Milady. » , elle le savait et jamais elle n’avait cherché à le sous estimer, à le voir comme un faible qu’elle pouvait écraser avec ses hauts talons. Les prunelles de la princesse russe ancrées dans celles du roi anglais, sa respiration s’amplifia. « Je sais Alaric. Je ne cherche pas à te comparer à n’importe qui. Si tu étais n’importe qui, je ne t’aurais jamais proposé un arrangement pareil. Si je t’ai choisi ce n’est pas sans raison. », elle n’était plus aussi froide, plus inaccessible. Et pour ne pas que le pouvoir ne change de main, elle vint déposer sa main sur le torse d’Alaric. Troublée par elle-même par ce qui se passait, par cette perte grandissant de contrôle. Elle devait se ressaisir. Elle ne devait pas vaciller et intérieurement elle le remercia presque de s’éloigner. De l’empêcher de chuter aussi lamentablement. Toujours immobile, elle l’observa s’éloigner, elle admira son corps de dos, en profitant ainsi pour retrouver une certaine contenance. Pour calmer les palpitations de son cœur. «Je cherche encore ce que vous pourriez gagner d’un tel arrangement, vous plus que quiconque. Après tout, n’est-ce pas dans votre obligation d’héritière d’épouser dans le but de faire un arrangement avantageux pour votre père ? Et je doute que le grand Andrei Romanov désire m’avoir comme héritier.», il marquait un point, il touchait le problème de ses doigts, il comprenait tout ce qu’elle cachait, tout ce qu’elle ne lui avait pas dit. Il n’était pas un idiot se laissant berner simplement par ses belles paroles, il utilisait ses cellules nerveuses pour ne pas marcher dans le brouillard. Il voulait comprendre, il cherchait à savoir ce qu’elle désirait véritablement. Et elle admirait sa combativité. Elle appréciait cet adversaire. Fort, à la hauteur. Elle maintint le suspens, elle attisa le feu,  répondant par un sourire qu’elle esquisse. Avant de s’inviter près de lui pour le menacer. C’était ce qu’elle se disait dans sa tête, quand finalement elle cherchait probablement autre chose. Bien plus. « Penses-tu que nous devons toujours faire ce que nos parents attendent de nous ? Qu’il est primordial de suivre les règles sans jamais les enfreindre ? Les désirs de mon père ne sont pas les miens et ils ne l’ont jamais été.  Je n’ai jamais eu pour ambition d’épouser l’un de ses alliés. Peut-être que ça peut t’étonner, mais je sais penser par moi-même et faire ce que je veux. J'ai le droit de faire mes propres alliances. De trouver de nouveaux alliés..... »,  ce n’était pas faux, même si volontairement elle occultait les ambitions qu’Andreï Romanov nourrissaient à son sujet. Incapable de lui montrer cette vulnérabilité présente dans son organe vital. Totalement incapable aussi de quitter ce regard dans lequel elle se noya une nouvelle fois. Pour un court instant. Pour quelques secondes au dessus du sol. « Et puis vois-tu Alaric, je sais exactement ce que je veux, ce que je désire. », elle accentua chaque mot d’une voix suave, murmurant cette phrase le visage rapproché du sien, espérant qu’il n’allait pas se dérober, qu’il n’allait pas construire une muraille infranchissable entre eux. Par crainte qu’il continue de la repousser, qu’il la renvoie dans les bras du diable.

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MessageSujet: Re: meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) EmptyDim 27 Jan - 8:15

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She leaned forward and caught at his hand, pressing it between her own. The touch was like white fire through his veins. He could not feel her skin only the cloth of her gloves, and yet it did not matter. You kindled me, heap of ashes that I am, into fire. He had wondered once why love was always phrased in terms of burning. The conflagration in his own veins, now, gave the answer. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Destiné à autre chose, à un autre monde, Alaric est loin d’avoir un jour imaginer que sa vie ressemblerait à cela, à cet univers fait de manigances machiavélique et de plans sadiques. Ce n’est pas son univers, ce n’est pas sa galaxie. Il n’a pas été élevé pour cela, pour gouverner sur un royaume de cendre et de sang, pour tenir les règnes de cet empire. Il a regardé son cousin grandir dans ce système solaire sinistre, suivre les traces du grand-père maternel avec le poids d’un titre sur ses épaules. Un titre bien différent de celui qui était destiné au cadet des deux garçons. Tous chez lui démontre qu’il n’a pas sa place à la tête de la mafia anglaise. Ses manières d’aristocrates, les vêtements qu’il choisit le matin, la façon dont il parle ou qu’il bouge, tout cela est bien loin de ce qu’aurait dû apprendre l’héritier d’un empire comme celui-ci. Sa vie était toute tracée. Il a été dans les meilleures écoles, on lui a appris comment gérer un domaine, comment être un gentleman. Ses grands-parents lui parlaient du futur avec facilité, sachant exactement comme serait ce dernier, comment les choses devaient se dérouler, sans aucune surprise. Il aurait dû se douter que les choses ne se déroulent jamais comme on le prévoit, que le futur ne peut pas se dessiner sans aucune surprise devant soi. Alaric était jeune et naïf, à l’époque, croyant qu’il n’aurait qu’à prendre la place qui lui est dû, qu’à se marier avec une jeune fille de bonne famille et avoir quelques enfants et le tour serait joué. Ce n’est pas comme cela que les choses se sont déroulées, bien entendu. Alaric se demande encore comme il a passé du royaume lumineux à celui des ténèbres. Comment il a pu franchir cette ligne dressé entre ces deux univers qui ne devaient jamais se toucher, jamais se frôler. Il ignore exactement comment il s’est retrouvé là. Il sait juste qu’il n’a pas réellement eu le choix, qu’un jour, il s’est réveillé et que sa vie n’était plus du tout celle qu’elle aurait dû être. Non qu’il n’y voit que des inconvénients, bien que ce n’est pas exactement comme ça s’il s’imaginait passé le reste de sa vie. Il n’a jamais songer à protéger ses gens contre des balles volant de tous les côtés, il n’a jamais songer à planifier chaque mouvement d’hommes qui ont mit leurs vies entre ses mains, pour quelque chose de néfaste pour le reste de la société. D’un autre côté, il ne sait pas comment s’échapper des mâchoires massives du monstre marin. Loin d’être de ceux se laissant abattre par les coups fourbes du destin, il a accepté son poste de parrain, il a fait de son mieux pour se faire une place dans ce monde de brute, lui qui n’a rien d’une brute, d’ailleurs. Il a su se faire respecter par ses gestes, par ses manières intransigeantes. Il a également des ennemis qu’il n’a jamais imaginer avoir, même dans ses pires cauchemars d’enfants. Non, il n’a jamais songer avoir d’ennemis à proprement parler, bien qu’il se doute que ce n’est pas tout le monde qui le porte dans son coeur, jamais avant il n’a eu peur que des gens désire le voir six pieds sous terre. C’est maintenant le cas, entre les Italiens, les Irlandais et les Russes, le nombre de personne désirant sa peau sont plus nombreuses qu’il a pu l’imaginer. Le père de la jeune femme qui lui fait maintenant face est sans doute en tête de liste, désirant probablement mettre un prix sur sa tête, qu’importe ce prix. Quel ne fut donc pas sa surprise quand l’héritière russe s’est faufilée jusqu’à lui pour lui proposer une alliance qui défi toutes les menaces de son paternel envers sa personne. Il ne s’est pas attendu à ce qu’elle insiste à ce point, que sa proposition aille si loin, jusqu’à lier leurs vies entièrement, complètement. Et maintenant, elle joue avec lui, comme un chat avec une souris. « Es-tu sûr de ça Alaric ? Loin de moi l’idée de te voir comme un manipulateur, pourtant je crois que tout ceci t’amuse grandement. Je me trompe ? » Son ton mielleux n’est que la preuve qu’elle joue avec lui, qu’elle est sa proie et qu’elle est plus agressive que jamais dans son jeu de séduction. L’homme ne répond pas à sa pique, il reste silencieux, un fin sourire en coin se dessinant sur ses lèvres fines, imitant celui qu’elle lui offre. La distance entre eux est minime, beaucoup trop réduite à son goût. Trop minime pour ne pas faire naître une sensation étrange dans ses entrailles, une sensation qu’il essaie de faire taire rapidement, alors que le souffle de la jeune femme se percute contre sa peau. Quand il pose un doigt sous son menton pour la forcer à le regarder, d’un geste d’une douce autorité, il sait qu’il vient d’échanger leurs rôles dans la conversation, dans ce jeu d’échec qu’ils jouent l’un avec l’autre. Il n’est pas aussi mielleux qu’elle, il n’est pas aussi séducteur, ses gestes sont le fruit d’une froideur qui le caractérise autant que la séduction de la jeune femme. « Je sais Alaric. Je ne cherche pas à te comparer à n’importe qui. Si tu étais n’importe qui, je ne t’aurais jamais proposé un arrangement pareil. Si je t’ai choisi ce n’est pas sans raison. » La paume de Ludmila se pose contre ses pectoraux, un toucher qui l’lectrise au plus haut point et il ne peut rien faire sinon fait un pas en arrière et s’éloigner d’elle, établissant une nouvelle distance entre eux, un nouveau mur de froideur, une nouvelle protection. Parce qu’il a beau être fort et impassible, il n’est pas non plus fait de marbre. Elle fait naître des sensations qu’il ne peut expliquer, qu’il ne veut pas s’expliquer. «Je me doute bien que vous ne faites pas ce genre de proposition au premier venu. » Il ne croit pas qu’elle a déjà fait une proposition pareil à un homme. D’une part parce qu’il se doute que le commun des mortels peut lui résister quand elle se met quelque chose en tête et d’une autre parce qu’il sait que plusieurs hommes se damneraient pour avoir la jeune femme dans ses bras, même juste une nuit. Alaric n’est pas aussi naïf, il n’est pas une vulgaire boule d’hormones incontrôlables. Alors plutôt que de s’approcher de nouveau d’elle, il se contente de poser les questions qui lui brûlent les lèvres. Des questions intelligentes sur ses motivations. « Penses-tu que nous devons toujours faire ce que nos parents attendent de nous ? Qu’il est primordial de suivre les règles sans jamais les enfreindre ? Les désirs de mon père ne sont pas les miens et ils ne l’ont jamais été. Je n’ai jamais eu pour ambition d’épouser l’un de ses alliés. Peut-être que ça peut t’étonner, mais je sais penser par moi-même et faire ce que je veux. J'ai le droit de faire mes propres alliances. De trouver de nouveaux alliés..... » Alaric l’observe, tel un prédateur essayant de comprendre comment il pouvait attaquer cette proie sans rater sa cible. Il réfléchit à ses prochains mouvements sur l'échiquier. La proximité entre eux n’aide en rien son cerveau à fonctionner normalement, d’ailleurs, mais il se garde bien de lui faire savoir. « Non, je ne pense pas que nous devons toujours faire ce que nos parents nous demande, mais nous ne sommes pas non plus le commun des mortels, nous avons des responsabilités, des devoirs à accomplir et ce n’est pas négligeable. Je n’ai pourtant jamais douté que vous étiez en mesure de réfléchir par vous-même ou de savoir ce que vous voulez. » Il est impensable pour lui qu’une femme de la trempe de Ludmila Romanov soit de ces femmes incapables, sottes et incultes que l’on voit si souvent. Surtout dans ce pays, depuis qu’il y a mit les pieds, il a l’impression que chaque femme qui essaie de le séduire est aussi sotte que la précédente. Ou alors, c’est lui qui est exigeant dans la qualité des femmes qui passent du temps en sa compagnie. « Et puis vois-tu Alaric, je sais exactement ce que je veux, ce que je désire. » Le visage de la poupée russe est tout près du sien, encore une fois, beaucoup trop près. Il ignore si c’est cela ou les propos qu’elle tient qui lui fait perdre le train de ses pensées. Il plonge l’espace d’un instant dans ses prunelles émeraudes, cherchant à y lire ce qu’elle ne dit pas, sans vraiment y arriver, avant d’avoir un léger rictus, quelque peu amusé, malgré tout. « Encore une fois, je ne doute pas que vous connaissiez votre esprit, Lady Ludmila, mais pourquoi ne pas avoir fait cette proposition à mon prédécesseur ou quelqu’un ayant la même position? » Après tout, des parrains de la mafia ayant du pouvoir, ce n’est pas ce qui manque à Los Angeles, quand on y pense. Décidé à jouer le jeu, il tend la main, attrapant l’une de ses mèches de cheveux qu’il fait rouler entre ses doigts, l’air absent, regardant les diverses teintes brillant sous la lumière des lampes. «J’ai l’impression que vous me cachez quelque chose.» susurre-t-il en replaçant la mèche de cheveux derrière l’oreille de la jeune femme, ses doigts frôlant volontairement la jonction de sa mâchoire en une caresse légère avant de revenir vers son flanc. Il s’agit d’un jeu dangereux, un jeu où il n’y a pas de gagnant et où il n’y en aura jamais, pas entre eux. Et quelque part, cela l’agace, parce qu’il sait qu’elle peut lui faire perdre ce contrôle, celui qu’il a sur les pièces maîtresses du jeu.

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MessageSujet: Re: meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) EmptyDim 27 Jan - 21:40

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She leaned forward and caught at his hand, pressing it between her own. The touch was like white fire through his veins. He could not feel her skin only the cloth of her gloves, and yet it did not matter. You kindled me, heap of ashes that I am, into fire. He had wondered once why love was always phrased in terms of burning. The conflagration in his own veins, now, gave the answer. ❊

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A bien des égards, a de nombreux niveaux, Ludmila Romanov était puissante. Elle n’avait jamais été une petite file comme les autres. Elle n’avait jamais grandi avec les mêmes espérances. Elle n’avait jamais eu le droit aux mêmes rêves. Parce que les ambitions pour elle avaient toujours été plus élevées. Les attentes étaient nombreuses depuis sa naissance. Depuis qu’elle était devenue l’unique héritière d’un empire polaire. Une fille. Dans ce monde d’hommes où les rois dominaient, elle était la fille. Elle était cette silhouette féminine et jugée parfois fragile devant gravir les monts les plus imposants des montagnes pour se frayer une place tout en haut. Une place qui lui était accordée. Par le sang coulant dans ses veines. Par cet homme qui était son père. Elle était la seule pouvant l’obtenir, car elle était la seule enfant légitime d’Andreï Romanov. Personne ne pouvait lui voler et lui retirer ce droit inné. Pourtant nombreux étaient les malheureux à avoir essayé. Les inconscients qui avaient rêvé qu’elle s’écroule, des décérébrés la percevant comme insignifiante, l’imaginant comme une poupée à manipuler. Une âme docile, un corps chétif. Elle le savait, elle l’avait appris à mesure du temps, chaque fois qu’elle remarquait les regards insistants, que dans les yeux de ces truands elle percevait cette lueur arrogante. Une étincelle hautaine pour ceux songeant à la noyer sous des milliers d’iceberg. Ils la pensaient trop fragiles, ils la pensaient trop douce, pas assez cruelle, incapable de s’acquitter de ses obligations d’héritière. Et ils avaient tous compris l’intensité de leurs erreurs, le pouvoir qu’elle détenait entre ses doigts quand on la sous estimait. Quand on continuait de la transformer en objet de convoitise, en créature charnelle facile à contrôler. Elle n’était rien de tout ceci. Certes, elle n’était pas sanguinaire comme Andreï Romanov, elle ne répandait aucune terreur autour d’elle, mais elle agissait différemment. Usant de son esprit affuté et de ses charmes pour dévoiler toute la faiblesse des hommes. De ces êtres faibles vacillant dès qu’elle leur accordait un sourire. Ils se trompaient sur elle. Elle était maline et avec intelligence, elle gravissait les marches les unes après les autres, se détournant très fréquemment des désirs de son propre père. Contrairement à lui, elle n’était pas impulsive, elle ne manipulait pas en menaçant, elle n’était pas avide de pouvoir. Elle ne tournait le dos à personne, loin de là, elle s’entourait, elle encerclait des âmes pour les attirer auprès d’elle, elle créait des alliances, comprenant toutes les règles de ce milieu. Et dans le regard de l’homme devant elle, elle reconnaissait toutes les qualités d’un allié possible. D’un futur allié qu’elle devait convaincre, persuader de rejoindre sa cause. De mener cette croisade à ses côtés. Mais il n’était pas un faible, il n’était pas un esprit manquant de raisonnement, il n’était pas comme tous les autres, son regard charmeur et ses sourires enjôleurs ne le faisaient pas chanceler. Il s’obstinait, se battant avec ardeur, tandis qu’elle avait imaginé que la tâche lui serait plus aisée. Qu’elle avait tout planifié pour l’amadouer. Il résistait, de marbre devant tous ses insinuations, et de cette manière paradoxalement, il réveillait tout son intérêt. Il éveillait sa curiosité, il l’incitait à combattre plus durement, il ranimait ses qualités guerrières, faisant naître une étrange chaleur lorsqu’il se tenait si près d’elle. A si peu de distance de son corps et de cette peau qu’il aurait pu frôler depuis longtemps, s’il l’avait désiré. «Je me doute bien que vous ne faites pas ce genre de proposition au premier venu. », il réussit à agrandir le sourire sur les traits de la russe. Il touchait la réalité du bout des doigts. Parce que sa réputation n’était plus à faire désormais, que tout le monde comprenait qu’elle n’était pas une proie domptable, qu’elle ressemblait étrangement à une panthère solitaire et sauvage. « Ce n’est pas vraiment mon genre en effet. Tu sais ce qu’on dit de moi ? Il paraît que je suis indomptable alors je me vois mal proposer un arrangement de ce genre à n’importe qui. Il serait difficile d’envisager une possibilité de couple et de… mariage avec un homme s’il ne m’en paraît pas digne d’intérêt. », tout en parlant, elle le regarda, pour qu’il comprenne que c’était de lui dont elle parlait. Lui qu’elle cherchait à charmer, qu’elle entraînait dans son univers pour rejoindre son royaume. Cependant, elle ne mentait pas. Elle ne le manipulait pas pour obtenir ce qui lui était encore interdit. Honnête, elle parlait avec franchisse, ne jouant aucune comédie, n’enfilant aucun masque de prédatrice pour se nourrir de lui. Il n’était pas une victime, peut-être était-il sa proie, mais c’était une autre chasse qu’ils organisaient. Une lutte plus tentatrice pour rendre l’autre meilleur. Pour n’accepter aucune défaite. Plus loin d’elle, elle sentait son regard river sur son visage, sur ses traits qu’il scrutait pour l’analyser, pour découvrir probablement toutes ses intentions. Elle se figea, ne montra rien de ce qui agitait son esprit, ignora les signaux de ses entrailles face à cette contemplation qui durait trop longtemps. Néanmoins, elle perdait pied, ses deux talons aiguilles s’enfonçant profondément dans les sables mouvants. « Non, je ne pense pas que nous devons toujours faire ce que nos parents nous demande, mais nous ne sommes pas non plus le commun des mortels, nous avons des responsabilités, des devoirs à accomplir et ce n’est pas négligeable. Je n’ai pourtant jamais douté que vous étiez en mesure de réfléchir par vous-même ou de savoir ce que vous voulez. » , son rictus s’agrandit et une boule de chaleur vint se perdre dans ses entrailles. Elle appréciait les hommes comme lui, admirant qu’il puisse la considérer sans tenter de la dénigrer, qu’il l’entraîne dans son sillage sans l’imaginer comme de la marchandise inutile. Ni comme une séductrice cherchant un homme avec qui se marier pour s’y raccrocher. Elle n’était pas une princesse en détresse, consciente au contraire de tous les risques qu’elle prenait en osant aller à l’encontre de sa destinée. Malgré tout, elle n’allait pas faiblir, refusant de courber l’échine devant le dictateur sibérien. N’acceptant pas d’être un trophée. « Nos devoirs envers nos familles sont importants mais j’aime qu’on ne vive plus dans l’ancien temps, même si parfois la mafia ressemble à une grosse monarchie avec de multiples têtes couronnées rêvant de prendre la place de l’autre. Sauf que dans le monde actuel, je ne suis pas la princesse en détresse qui demande à être sauvée. Je préfère être comme Elizabeth Ier, peu importe ce qu’on pouvait dire sur elle.  Cela me ressemble bien davantage. », elle dévoila une partie de ses pensées pour lui prouver qu’elle n’était pas naïve, se délectant de cette conversation où il n’existait aucune menace, où malgré les atouts offerts par son corps, elle pouvait montrer une autre force, usant ouvertement de ses cellules nerveuses pour continuer le duel. Toutefois elle n’hésita pas à le toiser, l’observant du coin de l’œil, elle s’avança à pas félins dans sa direction, prête à abattre une autre carte qui trônait dans ses mains. « Il est important de nos jours de prouver que les femmes ont le pouvoir, qu’elles sont moins fragiles et sottes que certains l’imaginent. Et je pense que tu es le genre d’hommes nettement capable de comprendre toute l’importance des femmes dans le monde et tous les rôles qu’elles peuvent jouer. Tout ce qu’elles peuvent apporter quand elles sont associées au bon roi. », elle souffla chaque mot dans un murmure, insinuant volontairement qu’il était le partenaire idéal, qu’elle ne le mettait pas dans la même balance que tous les autres. C’était un fait, il était différent au point de la pousser dans ses retranchements les plus profonds. De l’inciter à mener la danse quand l’instant d’après, il la conduisait dans une valse à mille temps sur un rythme effréné. Et si près de lui, ce fut son organe vital qui commença involontairement à s’emballer. Elle se noya une seconde de trop dans l’océan de ses iris, ne parvenant pas à s’en défaire, attirée comme le moins cherchant à retrouver le plus.  « Encore une fois, je ne doute pas que vous connaissiez votre esprit, Lady Ludmila, mais pourquoi ne pas avoir fait cette proposition à mon prédécesseur ou quelqu’un ayant la même position? » , n’arrivant pas à se détacher de ses yeux, elle resta immobile, brûlée dans sa chair et déstabilisée alors qu’elle sentit ses doigts se perdre dans ses cheveux. Hypnotisée par ses doigts en contact avec son corps, elle n’osa pas bouger. Presque paralysée. « Je ne choisis jamais les gens par hasard Alaric. Mes choix sont toujours réfléchis et pensés. Et que ce soit ton prédécesseur ou tous les autres dans les rues de Los Angeles, aucun d’entre eux ne représentent un quelconque intérêt pour moi. Ils sont insignifiants…. Pas toi. », elle commençait à se perdre emportée par le vertige, elle l’amadouait, elle le flattait avec sincérité sans réaliser qu’elle était la première à se laisser envoûter. Et elle détestait cela. Elle ne le voulait pas.  «J’ai l’impression que vous me cachez quelque chose.», elle se crispa, raidie par la facilité d’Alaric à vouloir découvrir tous ses plus grands secrets. A vouloir lire en elle comme dans une vieille œuvre littéraire. Ce fut surtout le frôlement de sa main contre sa joue qui commença à faire fondre les remparts gelés construits tout autour d’elle. « Pourquoi cette impression ? Ca t’étonne tant que ça qu’une femme ait l’envie de s’associer à toi ? De créer une alliance aussi puissante avec toi ? D'être auprès de toi ? », évidemment elle se détournait, elle provoquait, ayant conscience malgré tout que ce n’était pas une nouvelle flatterie qui allait répondre à ses interrogations, que c’était autre chose qu’il attendait. Il en voulait plus. Plus qu’elle acceptait de donner en temps normal. Et toutes les étincelles qui naissaient dans sa chair étaient plus incandescentes aussi qu’à l’accoutumé. Il l’affaiblissait, il faisait un pas dans son jardin secret et elle décida de faire volte face. Mimant l’assurance, elle se détourna, se balada dans la pièce en faisant claquer ses talons dans le parquet, laissa courir ses doigts sur les meubles pour récupérer sa force. Pour avoir le courage d’être honnête quand dans son monde le mensonge était quotidien.  « La vérité c’est que mon père veut me marier. A l’un de ses alliés. Qu’après m’avoir éduqué comme son héritière, comme une personnalité importante de son clan. Comme sa fille prodigue et bien aimée, qu’après m’avoir rappelé à de multiples reprises que je n’étais pas n’importe qui, que j’étais une Romanov. La future reine de l’empire russe, il a oublié tout ceci pour me promettre à l’un de ses amis. Il a fait comme les rois d’autrefois considérant leurs filles comme de la marchandise permettant d’obtenir plus de pouvoir. Il veut du pouvoir, encore plus qu’il en a déjà. Et il est hors de question que j’accepte une union avec un être abject. », son ton bien qu’autoritaire était rempli de tremblements, effet de toute cette colère qu’elle ressassait depuis des semaines. De cette amertume qui s’était implantée dans ses muscles et qui grandissait jour après jour. Seul son père pouvait la mettre dans cet état. Parce qu’il était le seul à avoir cette emprise sur elle. « Mais quand on est la fille d’Andreï Romanov vois-tu certains mots sont interdits. Le « non » en fait partie. Il obtient toujours ce qu’il veut d’une manière ou d’une autre, à moins d’être plus malin que lui, de déplacer plus subtilement chaque pièce sur l’échiquier et je veux lui rappeler que je ne suis pas une marionnette, que j’ai été éduquée pour lui succéder dans quelques années. », elle n’omettait aucun détail, elle lui dévoilait tout son jeu, sentant que plus loin il l’écoutait, qu’il s’imprégnait des informations précieuses qu’elle lui narrait. Il voulait la connaître, comprendre ses désirs et elle lui accordait cette récompense. Car elle avait l’impression étrange qu’il était digne de confiance, qu’il n’allait pas se servir de toutes ses paroles pour la terrasser en un revers de main. Quelques secondes plus tard, elle s’autorisa à le regarder, resta à une distance raisonnable tout en le contemplant. « Alors oui j’aurais pu choisir n’importe quel ennemi de mon père pour le devancer, pour attiser sa colère mais je ne veux pas n’importe qui auprès de moi. Je ne veux pas quelqu’un qui va me dévoiler comme un trophée, qui va penser qu’il est mon roi et que je suis son esclave. Je ne veux pas être un objet. Je veux quelqu’un capable de me considérer comme égale, de m’avoir sur la même ligne que lui. », elle refusait d’être réduite au silence, d’être enchainée à un homme prêt à l’écraser et à l’utiliser pour augmenter sa puissance dans cet univers rempli de batailles incessantes. Toute son attention reportée vers lui, elle fut poussée vers lui, commençant alors à réduire l’espace entre eux, fit quelques pas pour le rejoindre avant d’ancrer ses prunelles émeraude dans ses yeux aussi étincelants que le ciel bleuté de la Californie, et aussi froids que les célèbres glaciers bleus.  Avec Alaric, elle était d’une sincérité inhabituelle, qui ne lui ressemblait pas. Mais toutes les sensations envahissant son corps ne lui étaient pas familières. Elle ne les comprenait pas, ne savait pas comment analyser les réactions chimiques qui se noyaient en elle. Silencieusement, ils s’observèrent, à une telle proximité entre eux que la tension augmentait à l’intérieur de sa chair, que la chaleur se rependait dans ses vaisseaux. Puis elle approcha son visage près de son oreille, frôla sa peau, prête à lui chuchoter le secret de la construction de l’univers. «  Vois-tu Alaric il semblerait que tu sois le seul homme à la hauteur. Le seul être rare qui existe. Et le simple fait que tu continues de résister comme tu le fais prouve que j’ai raison sur toi. Que je ne me trompe pas en pensant que tu es le seul homme avec qui je veux faire ce pacte. », elle ne s’avouait toujours pas vaincue, pas encore prête à se laisser contrôler. D’un geste calme, elle recula son visage, laissant ses doigts courir sur la mâchoire de l’anglais devant elle, elle sentit des picotements jusque dans ses phalanges. Fébrile par ce contact dont elle se délectait bien trop, elle l’admira encore un moment, stoppa le court du temps quelques secondes supplémentaires. « Alors Alaric, es-tu prêt à te laisser tenter ? », et elle ne savait plus sur quoi elle l’interrogeait. De quoi il était question. Si elle l’incitait à accepter son pacte, ou si c’était devant elle qu’il devait céder. Elle ne savait plus totalement. Perdue dans un océan de troubles, elle n’avait plus totalement le contrôle, comme sa main toujours sur cette peau gelée continuait de lui prouver.


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MessageSujet: Re: meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) EmptyLun 4 Fév - 4:38

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She leaned forward and caught at his hand, pressing it between her own. The touch was like white fire through his veins. He could not feel her skin only the cloth of her gloves, and yet it did not matter. You kindled me, heap of ashes that I am, into fire. He had wondered once why love was always phrased in terms of burning. The conflagration in his own veins, now, gave the answer. ❊

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Homo homini lupus est. Il se souvient de la première fois qu’il a lu cette phrase, il devait avoir huit ou neuf ans, ne comprenant pas vraiment ce que cela signifiait. Il se souvient d’avoir traverser le jardin du château en courant, sous le regard amusé du jardinier, son gros livre sous le bras pour aller demander des explications à son grand-père. Le vieil homme l’avait regardé avec amusement, ne sachant probablement pas comment expliquer cela à un enfant de cet âge, bien que amusé par la curiosité enfantine qui animait le petit garçon. Alaric se souvient des explications bancales, de la confusion venant avec l’explication et les millions de questions venant s’ajouter à celles qu’il avait déjà. Il est probable que ce ne fut que plus tard qu’il comprit l’entièreté de la signification de cette phrase, quand il fut plus âgé, avec des expériences de vie plus enrichissantes que celles d’un enfant. Il lui semble que ça fait une éternité que cette innocence enfantine l’a quitté. Ce souvenir devient de plus en plus fade avec chaque jour passant, par moment, il a du mal à se rappeler les détails de la scène, l’endroit où se trouvait son grand-père à ce moment là, la raison pourquoi il lisait dehors, sur quel folly il s’était installé ce jour-là. Ça lui donne parfait l’impression d’être vieux, d’avoir perdu des années de sa vie sans pouvoir les rattraper, se demandant parfois où sont passée ces années. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il n’est plus ce petit garçon maintenant et que dans les cinq dernières années, il comprit ce que cette phrase signifiait. L’homme est la plus grande menace pour son semblable. Phrase étrange puisqu’il n’a jamais entendu parler d’un loup mangeant son semblable, malgré les recherches poussées sur le sujet qu’il a fait pendant ses études, cherchant sans doute à comprendre comment Plaute en est venu avec une telle idée. Bien que la base même de Plaute était de mettre en avant la peur de l’inconnu propre à l’homme et non la cruauté humaine, ce qui, quand on y réfléchi, semble plus sensé. La meute se méfie du loup solitaire qui l’approche, montre les dents, non par cruauté, mais pour se défendre. Il est à se demander comment les propos de Plaute se sont changer en propos si dommageable pour la réputation de ces animaux, tout en étant si juste pour l’être humain. Encore plus dans ce monde de noirceur dans lequel il avance depuis quelques années, dans cet univers où chaque homme qu’il croise représente une menace supplémentaire ou un allié de plus. Rien n’est laissé au hasard, jamais et quelque part, cela le pèse, l’agace. Alaric n’a jamais fait partie des gens ayant réellement foi en son espèce, préférant la compagnie des animaux à celle des hommes, parce qu’ils sont plus honnête, qu’ils ne se cachent pas derrière de faux-semblants et des mensonges. Il n’a jamais réellement su sur quel pied danser avec les humains, faisant des révérences et des sourires, entretenant des conversations superficielles qui ne mènent jamais à rien, c’est ainsi qu’il s’est senti dans les dernières années lors de ses rencontre avec ses comparses de diverses nationalités, avec ses semblable du monde des ténèbres, comme si ces gens n’ont aucune substance. C’était avant. Avant qu’elle ne rentre dans sa vie avec la puissance d’une éruption volcanique, avec la force d’un tsunamie frappant les berges, prenant une place dans son monde avec une insistance qu’il ne peut repousser entièrement. Ludmila Romanov est tout le contraire de ces autres mafieux qu’il a rencontré jusque là. Elle est fine, rusée, elle se glisse se faufile dans votre cerveau petit à petit, jusqu’à ce qu’on ne puisse plus vivre sans elle, complètement dépendant à cette nouvelle drogue qui se propage dans nos veines. Elle est cette chanson que l’on aime pas au départ, mais qu’on ne peut s’empêcher de fredonner constamment. La créature devant lui est une sirène qui attire le pauvre marin vers sa fin tragique dans les profondeurs de l’océan. Alaric refuse pourtant de se laisser entraîner, combattant la jeune femme qui lui fait face et qui l’attaque encore et encore en battant des cils et en lui offrant les plus charmants de sourire. « Ce n’est pas vraiment mon genre en effet. Tu sais ce qu’on dit de moi ? Il paraît que je suis indomptable alors je me vois mal proposer un arrangement de ce genre à n’importe qui. Il serait difficile d’envisager une possibilité de couple et de… mariage avec un homme s’il ne m’en paraît pas digne d’intérêt. » Il l’observe, notant chaque détails de ses mimiques, chaque note de son intonation, essayant de lire en elle comme dans ces livres qu’il dévore si facilement. Ludmila est un mystère pour lui. Quelque chose d’impossible à déchiffrer. L’Anglais songe au fait que ça à voir avec la façon dont elle s’adresse avec lui, avec une facilité et une franchise qui n’est pas commune, surtout dans leur univers. Lentement, il baisse la tête vers son verre un moment, observant les bulles de champagne remonter à la surface avant d’éclater, puis ses prunelles se posent de nouveau sur elle, plongeant dans ses iris hypnotisantes. «J’ignore ce que l’on dit de vous, Lady Ludmila. Ce n’est pas très poli de tendre l’oreille pour entendre les rumeurs courant sur les demoiselles. Ne serait-ce pas plus sage d’être en couple et de marier quelque par amour ? », sa question flotte dans l’air alors qu’il la dévisage intensément, se refusant de la quitter des yeux une seule seconde. Dans les faits, il connaît la réponse. Il sait pourquoi elle ne fait pas comme ces jeunes femmes de son âge qui épouse leur amour de jeunesse en s’imaginant passer sa vie avec ce garçon. Ils ne sont pas ces gens. Ceux qui ont le choix, ceux qui ont un libre arbitre. Si Alaric en a un, d’une façon ou d’une autre, malgré les attentes pesant sur ses épaules, il n’est pas une femme dans ce monde machiste, il n’est pas l’héritière de la mafia russe, de ces gens aussi froids que les contrées sibériennes. « Nos devoirs envers nos familles sont importants mais j’aime qu’on ne vive plus dans l’ancien temps, même si parfois la mafia ressemble à une grosse monarchie avec de multiples têtes couronnées rêvant de prendre la place de l’autre. Sauf que dans le monde actuel, je ne suis pas la princesse en détresse qui demande à être sauvée. Je préfère être comme Elizabeth Ier, peu importe ce qu’on pouvait dire sur elle. Cela me ressemble bien davantage. » La comparaison fait naître un sourire sur les lèvres de l’aristocrate, comme ses propos. N’a-t-elle conscience que ce monde est le sien, encore aujourd’hui ? Qu’il fait partie de ces têtes couronnées, de ces gens nés sous une bonne étoile qui gouverne ? Et que si les choses ont changées et ce sont modernisées, il est toujours le fruit de ce passé où la monarchie avait tout le droits et les pouvoirs. Ludmila n’est pas une princesse en détresse, il en est conscient, mais elle est tout de même prisonnière de son propre monde, bien qu’elle n’a pas besoin d’un chevalier en armure rutilante pour la sauver, elle peut le faire elle-même, cette conversation en est la preuve. « J’ignore si vous essayé de faire entendre votre point ou me faire réagir avec cette bonne vieille fierté britannique. Vous semblez cependant oublié, Milady, que je suis le fruit de cette vieille façon de faire, de cette monarchie, de ce jeu de pouvoir qui semble tant vous déplaire.» Il la regarde s’approcher de lui, à pas félin, la panthère s’approchant du lièvre pour mieux le dévorer sans que la proie ne s’attend à quoi que ce soit, à voir sa vie se finir aussi rapidement et brutalement. Il se doute qu’elle n’a pas terminé la partie de d’échec qu’ils jouent depuis le début, qu’elle a encore des pions à bouger, des stratégies en tête. Il est curieux, se demandant ce qu’elle lui réserve. « Il est important de nos jours de prouver que les femmes ont le pouvoir, qu’elles sont moins fragiles et sottes que certains l’imaginent. Et je pense que tu es le genre d’hommes nettement capable de comprendre toute l’importance des femmes dans le monde et tous les rôles qu’elles peuvent jouer. Tout ce qu’elles peuvent apporter quand elles sont associées au bon roi. » Il ne peut pas dire le contraire, pas lui qui est pour les mouvements féministes, pour la libération de la femme. Lui qui donne des sommes d’argents faramineuses à des organismes qui aident à l’éducation des fillettes dans certains pays d’Afrique, des organismes qui se battent contre l’excision, contre l'oppression des femmes. Elle a raison sur ce sujet, sur le fait qu’il est de ces hommes qui comprenne l’importances du rôle de la femme dans la société. « Je comprends l’importance des femmes dans la société, certes, il faut être complètement aveugle ou idiot pour ne pas le faire et ne pas considérer une femme comme son égal, mais cela ne répond pas réellement à la question. Après tout, Elizaneth 1er n’a jamais eu besoin d’un Roi, tout comme Margaret Tatcher n’a jamais eu besoin d’un homme.», ce n’est que des exemples, que des propos fait pour la pousser dans ses retranchements. Elle est près de lui maintenant, si près qu’il peut sentir le parfum sucrée de la jeune femme chatouiller ses narines et pendant une fraction de seconde, il se demande si sa peau goûte aussi sucrée que l’odeur qu’elle peut avoir. « Je ne choisis jamais les gens par hasard Alaric. Mes choix sont toujours réfléchis et pensés. Et que ce soit ton prédécesseur ou tous les autres dans les rues de Los Angeles, aucun d’entre eux ne représentent un quelconque intérêt pour moi. Ils sont insignifiants…. Pas toi. » Il baisse le visage vers elle, observant son visage en chassant toutes pensées inappropriées de son esprit le plus rapidement possible, se châtiant à propos de son esprit déplacé. Il note tout de même qu’elle le flatte, qu’elle essaie de la charmer avec ses propos, tâchant de lui faire comprendre qu’il n’est pas comme tout le monde. Ce qu’il ne croit pas réellement, parce qu’on lui a toujours dit que les femmes chercheraient son titre et sa richesse et non sa compagnie. Il ne réplique donc rien, se contentant d’hocher la tête de haut en bas, silencieux avant d’enchaîner, sa main caressant cette mèche de cheveux, troublant Ludmila au passage. « Pourquoi cette impression ? Ca t’étonne tant que ça qu’une femme ait l’envie de s’associer à toi ? De créer une alliance aussi puissante avec toi ? D'être auprès de toi ? » Il s’attarde sur sa joue, sur la soie de sa peau, se perdant dans ses yeux un moment avant de s’éloigner de nouveau, enfonçant ses mains dans ses poches à la façon d’un enfant pris en faute. Il ne répond rien, laissant la jeune femme s’éloigner pour faire le tour de la pièce, se doutant qu’il ne s’agit de rien d’autre qu’une autre provocation de sa part. « La vérité c’est que mon père veut me marier. A l’un de ses alliés. Qu’après m’avoir éduqué comme son héritière, comme une personnalité importante de son clan. Comme sa fille prodigue et bien aimée, qu’après m’avoir rappelé à de multiples reprises que je n’étais pas n’importe qui, que j’étais une Romanov. La future reine de l’empire russe, il a oublié tout ceci pour me promettre à l’un de ses amis. Il a fait comme les rois d’autrefois considérant leurs filles comme de la marchandise permettant d’obtenir plus de pouvoir. Il veut du pouvoir, encore plus qu’il en a déjà. Et il est hors de question que j’accepte une union avec un être abject. » Il comprend, bien entendu qu’il comprend. Lui aussi tâchait de se rebeller contre les plans d’un paternel qui l’utilise comme un pion pour ajouter à sa puissance, pour son propre bien, sans se soucier des années que passera sa fille dans les bras d’un inconnu qu’elle n’aime pas. Cela ne l’étonne pas de Andreï Romanov, cependant, connaissant assez du personnage pour se doute que c’est dans ces cordes et que le fait que ce soit sa fille ou non ne change rien. « Mais quand on est la fille d’Andreï Romanov vois-tu certains mots sont interdits. Le « non » en fait partie. Il obtient toujours ce qu’il veut d’une manière ou d’une autre, à moins d’être plus malin que lui, de déplacer plus subtilement chaque pièce sur l’échiquier et je veux lui rappeler que je ne suis pas une marionnette, que j’ai été éduquée pour lui succéder dans quelques années. » Elle laisse tomber le voile, se met à nue devant lui alors qu’elle lui parle sans mensonges, sans cachotteries et il n’est pas certain de ce qu’elle y gagne, au final. Après tout, ils ne se connaissent pas tant que cela, il est, à bien des égards, qu’un inconnu qu’elle essaie de charmer. Il est incapable de la quitter des yeux alors qu’elle lui parle, sa voix mélodieuse résonant à ses oreilles. « Alors oui j’aurais pu choisir n’importe quel ennemi de mon père pour le devancer, pour attiser sa colère mais je ne veux pas n’importe qui auprès de moi. Je ne veux pas quelqu’un qui va me dévoiler comme un trophée, qui va penser qu’il est mon roi et que je suis son esclave. Je ne veux pas être un objet. Je veux quelqu’un capable de me considérer comme égale, de m’avoir sur la même ligne que lui. » Elle est tout près de lui maintenant, à porté de main et pourtant, il ne bouge pas, immobile. Il reste là, à l’observer, essayant d’ignorer le fait que ses lèvres ont un effet magnétique, que ses yeux sont des océans d’émeraude dans lesquels il veut se plonger. « En effet, la situation est fâcheuse, bien que je doute qu’il soit sage d’attiser ainsi la colère du grand Andreï Romanov.», susurre-t-il, une pointe d’ironie dans la voix alors qu’il parle de son rival. Alaric n’est pas de ces hommes impressionnables, il n’est pas de ceux qui tremblent de peur devant un ennemi plus imposant que lui, loin de là. Le visage de la jeune femme s’approche du sien, son souffle caressant sa peau alors que ses lèvres s’approchent de son oreille. « Vois-tu Alaric il semblerait que tu sois le seul homme à la hauteur. Le seul être rare qui existe. Et le simple fait que tu continues de résister comme tu le fais prouve que j’ai raison sur toi. Que je ne me trompe pas en pensant que tu es le seul homme avec qui je veux faire ce pacte. » Un frisson parcour sa colonne vertébrale à la savoir si près de lui, à sentir ses doigts le long de sa mâchoire, son corps si près du sien. Par instinct, sa main se pose dans son dos, à la hauteur de sa taille, touché chaste un prudent qui n’a autre but que de la maintenir en place, près de lui ou pour l’empêcher de vaciller sur la pointe de ses pieds chaussés d’escarpins. « Alors Alaric, es-tu prêt à te laisser tenter ? » La question à double sens flotte entre eux, alors qu’il ne la quitte pas des yeux, se noyant dans ses prunelles tout en maudissant son corps de réagir de la sorte à la proximité de Ludmila. Sa main libre attrape celle que la jeune femme a posé sur sa joue, alors que les notes d’une nouvelle mélodie se fait entendre dans la pièce adjacente. « Pourquoi ne pas commencer par m’offrir cette danse, et nous verrons où cela nous conduira pas la suite.», non sans son accord, il fait un pas vers elle, menant la valse avec grâce, avec habitude, comme si ces pas de danse sont une seconde nature chez lui. « J’apprécie votre honnêteté, Milady, bien que je doute fortement que ce ne soit la décision la plus réfléchie, bien que je comprends que de surpasser votre père en ruse est une chose fort plaisante à envisager. Je doute néanmoins vous avisez que la mafia n’est pas mon seul champ d’activité et que j’ai des responsabilités bien plus aristocratiques et archaïques qui viennent également avec des attentes non négligeable. » Il ne répond pas à sa question, il ne cherche pas à le faire, parce que en vérité, il ne prendra aucune décision ce soir, pas avant que cette conversation se soit rejouer dans sa tête des centaines de fois, avant que tout soit parfaitement clair pour lui.

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Ludmila Romanov
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MessageSujet: Re: meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) EmptyMer 27 Fév - 11:52

wouldn't it be good if we could rule together?

( chateau marmont — with alaric scarbrough )

She leaned forward and caught at his hand, pressing it between her own. The touch was like white fire through his veins. He could not feel her skin only the cloth of her gloves, and yet it did not matter. You kindled me, heap of ashes that I am, into fire. He had wondered once why love was always phrased in terms of burning. The conflagration in his own veins, now, gave the answer. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
Les émotions étaient des faiblesses. Les sentiments étaient des aberrations. Ils étaient des ennemis à combattre. Des bombes nucléaires pouvant ravager des villages. Des balles mortelles pouvant entraîner la mort. C'était ce qu'on lui avait enseigné depuis l'enfance. Qu'elle devait lutter contre les pensées émotives qu'elle avait trop souvent. Qu'elle ne devait pas écouter les battements de son palpitant dans sa poitrine. Qu'il lui était interdit de s'attarder longtemps sur les accélérations de son muscle cardiaque dans sa cage thoracique, ni sur les pincements au creux de ses entrailles. Andreï Romanov aurait rêvé qu'elle en soit capable, qu'elle puisse se comporter de cette manière glaciale constamment, qu'elle soit une reine de glaces imperturbable et intouchable, que jamais les rayons du soleil ne rencontrent sa peau pour la faire fondre. Pour la rendre plus faible et plus vulnérable. Il avait tout fait pour. Les mêmes méthodes qu'avec chaque soldat de son empire. Il avait tenté de la modeler selon un moule parfait à ses yeux. Parce qu'elle devait être inébranlable, incassable. Et elle avait échoué souvent. Régulièrement ses pieds s'était pris dans le sol et elle s'était engouffrée dans les ténèbres, ne parvenant plus à avancer. De temps à autre, elle avait ressenti dans sa gorge le goût métallique et désagréable de la peur. Une telle terreur que ses cauchemars étaient devenus réels, un effroi se distillant dans ses veines pour la paralyser, pour interrompre le rythme régulier de son organe vital. Un son délicat qu'elle était habituée à entendre et qui lui rappelait qu'elle était vivante. Que contrairement aux vies prises par son paternel, elle se tenait chaque jour debout. Peu importe si elle n'était pas un monstre comme le russe le désirait, si elle pensait différemment, elle le comprenait et elle refusait de changer. De ne pas être dictée par des émotions qu'on lui avait demandé de chasser, d'occulter de sa boîte crânienne. Elle n'y arrivait pas et son esprit ne lui criait pas de changer. Elle ne s'en sentait pas moins protégée. Tout autour d'elle, elle avait matérialisé des murailles de protection pour devenir intouchable, refusant qu'une lame vienne se planter à l'intérieur de sa chair, qu'un dragon vienne enflammer son univers gelé. Dans la nuit noire, elle n'était pas seule, elle avait cette armée prête à la secourir, à agir au moindre signe de main. Elle se battait pour être forte malgré son cœur trop imposant, malgré les pensées anxieuses qui l'emplissaient tous les soirs à la seconde où ses yeux venaient se fermer. Et elle continuait de prétendre être la princesse des glaces, d'en tenir le rôle, d'en avoir toutes les attitudes avec sa tête haute et ses mots pensés intelligemment. Mais il y avait un être pouvant provoquer une tempête. Ravager ses songes avec une bourrasque violente de vent. C'était toujours le même. Celui-là même lui demandant d'être plus puissante que les titans. Celui qui autrefois avait imposé les plus grandes tortures à son âme enfantine pour lui apprendre les règles de son monde. Son propre monde qu'elle ne pouvait quitter, qui se répandait dans ses vaisseaux sanguins et dans lequel elle déambulait chaque jour. Elle y avait sa place. Elle y était reconnue. Il lui collait à la peau, enveloppait chaque centimètre de sa silhouette longiligne. Et à mesure des années, elle en avait compris chaque particularité, elle s'était orientée vers les artères les plus lugubres, assisté au pire. Cependant paradoxalement l'ennemi le plus grand n'était pas une armée essayant de pénétrer dans son territoire, de se faufiler pour déposséder les Romanov de leur trône. Le monstre le plus terrifiant était près d'elle depuis toujours. C'était son propre père qui avait déjà maltraité son palpitant cardiaque, qui avait causé des blessures sur sa paroi ventriculaire. C'était lui aussi qui à plusieurs reprises avait fait naître des tornades polaires dans son être tout entier et c'était par sa faute qu'elle se trouvait dans cette pièce ce soir-là. Pour contrer une nouvelle attaque qu'elle avait tendu sa main à un possible allié. Un ancien ennemi supposé l'accueillir dans son château pour la secourir. Il le fallait. Elle en avait besoin, même si elle ne prononçait aucun appel à l'aide, même si elle continuait d'affirmer sa force légendaire, cadenassant ses émotions dans une paroi camouflée de son âme. Celle que personne n'avait la possibilité d'apercevoir. Cette vulnérabilité qu'Andreï Romanov rejetait et rêvait de faire taire pour l'éternité. Elle refusait de perdre. D'admettre la défaite, de se contraindre aux désirs insensés de ce maître tyrannique, qui la manipulait tel un pantin, qui la transformait en marionnette décérébrée. Tout ce qu'elle n'était pas. Tout ce qu'elle ne serait jamais. Elle se l'interdisait. Alors telle une sirène chantant cette mélodie hypnotisante, elle observait un marin dans l'océan pour l'entraîner auprès d'elle. Pour l'amener à se perdre dans les profondeurs à ses côtés. Ne se souvenant qu'avec trop d'intensité de l'annonce faite par son père des semaines plus tôt et les nuages menaçants qui planaient dans le ciel. Elle n'avait pas le choix. Elle ne pouvait pas renoncer. Ni avec lui, ni avec Alaric Scarbrough qui d'une autre façon provoquait des troubles dans ses cellules cérébrales. Elle se rappelait de la première fois où elle avait croisé sa route dès son arrivée sur le sol californien, elle se rappelait de son allure plus glaciale encore que celle de l'empereur sibérien. Elle l'avait toisé au loin, elle avait observé son allure impassible et le contrôle quasi militaire dont il semblait faire preuve. A cet instant, jamais elle aurait pensé qu'il puisse être autre chose. Jamais elle aurait songé lui envoyer des signaux d'alerte. Jamais elle aurait pu l'appeler à l'aide car il était un ennemi et c'était ainsi qu'elle l'avait longtemps catégorisé, le mettant dans une boîte. Toutefois les choses changeaient et ses pensées avaient évolué. Elle ne le l'envisageait plus comme un ennemi pouvant la détruire. Pourtant il en avait le pouvoir. Ici à l'abri des regards, il le pouvait mais intérieurement une voix lui rappelait qu'il n'allait pas le faire, qu'elle était plus en sécurité que jamais lorsqu'ils respiraient le même air. C'était indescriptible, autant que son désir aussi intense de le ramener dans sa toile d'araignée prédatrice. Elle ancra davantage son regard dans ses prunelles, ne parvenant pas à se défaire de sa contemplation discrète. «J’ignore ce que l’on dit de vous, Lady Ludmila. Ce n’est pas très poli de tendre l’oreille pour entendre les rumeurs courant sur les demoiselles. Ne serait-ce pas plus sage d’être en couple et de marier quelque par amour ? », la force exemplaire avec laquelle il continuait de lui tenir tête électrisait son esprit et la rendait davantage combative. Néanmoins, elle ne put s'empêcher de baisser son visage, de songer à l'absence éternelle d'amour dans son cœur. Et sans doute que cela ne pourrait pas changer. Elle était poussée à vivre  sans un homme aimant dans son existence, ne laissant pas un seul être s'approcher de son organe vital. Cette simple possibilité la terrassait et creusait un immense cratère dans son abdomen. « Tu vas donc me dire que pas une seule fois tu as écouté ce qui était dit sur moi ? Etonnant en effet. Quant à ta question, l'amour a-t-il une place véritable pour des gens comme nous deux Alaric ? », elle laissa sa question flotter dans l'air, persuadée de ne pas se tromper à ce sujet. Elle s'était faite à cette idée, elle avait compris toute l'anormalité de la mafia, toutes les obligations engendrées par un statut tel que le sien. Il était impensable qu'elle soit avec n'importe qui, qu'un insignifiant prenne place sur le trône pour s'asseoir avec elle. Cela était interdit par des règles silencieuses et c'était aussi ce qui l'incitait à repousser chaque homme les uns après les autres, consciente qu'elle ne pouvait pas les obliger à devenir comme elle. Alors l'idée de régner seule était séduisante, venait lui rappeler les reines les plus puissantes des temps anciens. Ces femmes capables de ne jamais faiblir devant les esprits machistes des hommes. Elle le voulait, nageant à contre courant dans cette immense étendue d'eau gelée. « J’ignore si vous essayez de faire entendre votre point ou me faire réagir avec cette bonne vieille fierté britannique. Vous semblez cependant oublié, Milady, que je suis le fruit de cette vieille façon de faire, de cette monarchie, de ce jeu de pouvoir qui semble tant vous déplaire.», elle l'écouta avec un intérêt certain, bercée par la mélodie de son accent chantonnant, ayant même du mal à se concentrer sur le reste. Elle occultait tout sauf sa voix et les mots qu'il prononçait. Haussant les épaules, sans l'ombre d'un doute, elle n'avait pas oublié les origines d'Alaric. Parce que dans tous ses gestes, à chaque seconde, il était enveloppé par cette aura presque princière, ressemblant aux gentleman britanniques faisant rêver les innocentes romantiques. Tout ce qu'elle n'était pas là. Elle voyait au-delà. Derrière l'aristocrate, elle se concentrait sur la dualité permanente existant chez cette ombre masculine. L'homme de lumière. L'homme des ténèbres. Un tableau peint de noir et de blanc, aussi attirant que mystérieux, aussi envoûtant qu'insaisissable. « Je comprends l’importance des femmes dans la société, certes, il faut être complètement aveugle ou idiot pour ne pas le faire et ne pas considérer une femme comme son égal, mais cela ne répond pas réellement à la question. Après tout, Elizabeth 1er n’a jamais eu besoin d’un Roi, tout comme Margaret Thatcher n’a jamais eu besoin d’un homme.», plus il parlait, plus elle l'écoutait attentivement, plus elle comprenait pourquoi son instinct l'avait poussé à prendre la route vers l'anglais. Ils n'étaient pas les mêmes. Ils ne se ressemblaient pas complètement. Pourtant inconsciemment ils se retrouvaient au même endroit et elle continuait de chercher à se rapprocher. Le voyant tel un sauveur pouvant tuer un gigantesque monstre marin. « Tout le monde ne pense pas comme toi Alaric. Tu fais partie du pays où des femmes sont devenues reines sans qu'il leur soit utile d'être entourées par des hommes. Mais les hommes ne pensent pas forcément comme toi, ni comme tes ancêtres anglais d'ailleurs. Pour certaines nations, les hommes restent des symboles de pouvoir et les femmes de banales servantes ne pouvant pas régner car jugées trop faibles... », ce fut avec une certaine émotion logée au fond de sa gorge qu'elle répondit. Elle n'était pas défaitiste, elle n'était pas prête à accepter le mariage à un inconnu pour satisfaire les lubies de son paternel, car elle n'abandonnait jamais devant l'adversité. Elle affrontait les tempêtes de neige, la douleur du froid sur son épiderme, tout ce qu'il lui était possible sans faiblir. Sans que ses fondations ne soient détruites par une épaisse couche de poudreuse blanche. Malgré tout une autre lutte se jouait en elle. Un désir naissant et brûlant qui la poussait à mettre fin à la distance régnant entre Alaric et elle. Une envie pressante qui l'incitait à toucher légèrement sa peau l'espace d'une seconde et à sentir son parfum en train de chatouiller ses narines. Pour autant prête à ouvrir son âme, à mettre des mots sur des sentiments intensément contradictoires qui ravageaient certaines de ses barrières protectrices, elle s'éloigna. Elle fit plusieurs pas en arrière pour ne pas le laisser totalement contempler sa vulnérabilité. Elle évoqua ce qu'elle n'avouait jamais. Elle conta les cicatrices qui se dessinaient dans son muscle cardiaque. Parce que dans son royaume, derrière la blancheur se trouvait autre chose. Une noirceur angoissante et asphyxiante. Elle confessa ses failles à celui en qui elle avait étonnamment assez confiance, sur qui elle s'appuyait pour obtenir du soutien. Pour trouver refuge. C'était paradoxale et imprudent et si une voix lui criait de fuir, elle fit tout le contraire. Au lieu de reculer, elle s'avança, elle revint dans la bulle protectrice d'Alaric pour aller le retrouver. Elle plongea dans ses prunelles bleutées et elle laissa ses derniers mots s'échapper d'entre ses lèvres, ne sachant plus si elle jouait ou si elle désirait finalement véritablement ce qu'elle disait.  « En effet, la situation est fâcheuse, bien que je doute qu’il soit sage d’attiser ainsi la colère du grand Andreï Romanov.» , elle ne put s'empêcher d'émettre un petit rire sonore et cristallin. Tout ceux ayant eu l'arrogance de vouloir devancer le tsar russe savaient qu'il était suicidaire d'agir de la sorte. Il refusait la rébellion que tel un dictateur il réduisait au silence éternel. Sauf qu'ils n'étaient pas n'importe qui. Alaric n'était pas un impuissant, il avait la force de survivre lors de n'importe quelle bataille. « Mon père ne t'effraie pas. Tout le monde le sait. Si tu avais peur de lui, tu aurais déjà pris la fuite depuis longtemps. Mais tu n'en fais rien. Au contraire tu es toujours là... Près de moi. », elle susurra les derniers mots près de son visage, réduisant plus que jamais la distance, rêvant d'électriser son corps, de faire naître une réaction sur l'homme impassible tandis que ses propres poumons manquaient d'air, qu'une étrange chaleur inondait ses veines et chaque centimètre de son organisme. Un frisson la parcourt à la seconde où elle sentit la main du britannique se poser sur son dos. Un frisson qu'elle tenta de faire taire, sur lequel elle essaya de ne pas se focaliser, refusant d'avouer ce qui grandissait en elle, ce qui s'emparait de ses organes. Et elle se contenta alors de relever la tête vers lui. De regarder son geste quand il attrapa sa main pour la tenir dans la sienne. « Pourquoi ne pas commencer par m’offrir cette danse, et nous verrons où cela nous conduira pas la suite.», surprise par cette proposition, elle mit plusieurs secondes avant de pouvoir réagir. Avant de réussir à souffler une quelconque parole. « Je te suis, guide moi. », elle fit un autre pas vers lui, leurs deux êtres se collant l'un contre l'autre, et un sourire discret se dessina sur ses lèvres, la princesse russe ne camouflant qu'à moitié le divertissement agréable que cela représentait. Le plaisir qu'elle prenait à être près de lui. Nullement habituée à des danses aussi protocolaires, qu'elle connaissait certes depuis toujours, elle se laissa conduire, bercée par la mélodie rythmique qu'ils entendaient d'ailleurs.  « J’apprécie votre honnêteté, Milady, bien que je doute fortement que ce ne soit la décision la plus réfléchie, bien que je comprends que de surpasser votre père en ruse est une chose fort plaisante à envisager. Je doute néanmoins vous avisez que la mafia n’est pas mon seul champ d’activité et que j’ai des responsabilités bien plus aristocratiques et archaïques qui viennent également avec des attentes non négligeable. », elle le toisa un moment, comprenant que c'était sa façon de lui rappeler qu'il n'était pas seulement un homme de la mafia, que peut-être il lui offrait la possibilité de revenir en arrière sur sa proposition. Comme figée, emportée entre ses émotions confuses et la réalité plus cérébrale, elle fit ce qu'elle peut pour ne pas écouter les battements de son palpitant.« Je le sais. Je ne prends aucune décision par hasard. Je réfléchis à tout et je connais les protocoles. Alors c'est en pleine conscience de tous les aspects de ton monde que j'ai choisi de te proposer cet arrangement. Tu crois que je n'en suis pas capable ? Que je n'ai pas l'étoffe pour me tenir près de toi peut-être ? », elle espérait secrètement qu'il allait lui avouer qu'elle avait sa place, qu'elle était l'unique femme assez puissante pour régner dans son royaume. « Tu sais  les russes connaissent les bonnes manières. J'ai été élevée pour évoluer auprès des plus grands. Pour être avec des hommes comme toi... », volontairement elle insista sur les derniers mots qu'elle vint chuchoter si proche de ses lèvres qu'en un geste elle pouvait lui voler un baiser. Leurs regards se percutèrent et sans le réaliser, ils se stoppèrent, la russe oubliant le reste du monde. Occultant la mélodie qu'elle entendait encore quelques secondes plus tôt. Elle l'admira, assourdie par l'écho de son cœur dans sa poitrine, se mordit la lèvre tandis que ses iris émeraude étaient attirés comme des aimants par la bouche du brun. Et instinctivement ce fut ce qui la poussa à s'approcher davantage,  le souffle coupé et perdue dans le temps. Naviguant entre deux mondes, prête à lui prouver qu'elle était une princesse prête à devenir reine.

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Alaric Scarbrough
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MessageSujet: Re: meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) meet me in the mystery. meet me in the hollow. teach me, i am listening ♡ (milaric) EmptyDim 17 Mar - 18:51

wouldn't it be good if we could rule together?

( chateau marmont — with alaric scarbrough )

She leaned forward and caught at his hand, pressing it between her own. The touch was like white fire through his veins. He could not feel her skin only the cloth of her gloves, and yet it did not matter. You kindled me, heap of ashes that I am, into fire. He had wondered once why love was always phrased in terms of burning. The conflagration in his own veins, now, gave the answer. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH
L’homme est une créature monstrueuse. Il est le monstre caché sous le lit des enfants, il est le prédateur qui attaque dès qu’il voit une faiblesse chez sa proie. Il est le rejeton du Diable qui croit faire des actes outranciers au nom d’un Dieu qui n’est que le fruit d’un imaginaire collectif. Une excuse bidon pour faire des atrocités sans se sentir coupable. L’homme aime rejeter la faute sur les autres, sur une autre entité que lui-même, parce qu’il est incapable de vivre avec une culpabilité qui lui est propre, avec des démons qui ne sont rien d’autre que le fruit de ses propres actions de plus en plus atroce à chaque jour qui passe. C’est quelque chose qu’Alaric a comprit plus jeune qu’il n’aurait dû. C’est quelque chose qu’il a comprit quand il n’était qu’un garçon essayant de comprendre pourquoi les deux côtés de sa famille ne s'apprécient pas, pourquoi les deux mondes ne pouvaient pas entretenir des liens cordiaux. Il a finit par le comprendre, quand il a vu que les actions de la famille maternel étaient loin d’aller de pair avec les idéologies aristocratique de la droite anglaise. Il comprenait que ce n’était pas facile, pour son père, de vivre si loin de sa famille, parce qu’il aimait la mauvaise personne, parce qu’il ne pouvait pas choisir entre la femme qu’il aime et son sang. Vivre déchiré entre deux camps est une chose, perdre un titre également, mais se voir arracher son premier-né parce qu’il devait prendre sa place en est une autre. C’est que bien plus tard que le Vicomte a compris tout ça, une fois adulte, quand il a eu l’âge de raison, la capacité de raisonner ainsi, avec une facilité désarmante, avec une certaine empathie, aussi. Il a comprit que ce n’est pas juste le monde dans lequel sa mère est née qui est barbare et cruel, que c’est également celui de son père, qui n’hésite pas à priver une mère de son fils pour un besoin égoïste et tout sauf nécessaire. Il a comprit assez jeune que c’est dans la nature de l’être humain d’être égoïste et prêt à tout pour arriver ses fins. S’il savait tout ça depuis longtemps, c’est surtout depuis qu’il a prit la place de son grand-père à la tête de la mafia qu’il a comprit à quel point cette cruauté était puissante, à quel point il s’agissait d’un univers de prédateur où tout un chacun désire être le plus fort, le plus puissant. Il sait que les gens de son milieu sont près à tout pour faire couler le sang de l’ennemi. Loup désirant arracher la jugulaire de l’Alpha pour prendre sa place. Sauf que les loups ne sont pas aussi vil et détestable que les êtres humains, que ce sont des créatures dignes qui ne s’abaissent pas aux manigances, qui ne s’attaquent pas aux petits pour faire peur aux plus grands, parce qu’ils savent que ce qui importe, c’est la survie de la meute. Ce que l’homme n’a pas encore compris, parce qu’il n’a pas envie de comprendre ou parce qu’il est trop idiot pour le faire. L’animal ne sous-estime pas son adversaire, il ne sous-estime pas son alpha, ce que l’homme fait trop souvent. Aveuglé par la sensation qu’il est plus fort que toutes espèces, prisonnier d’un sentiment de supériorité que Alaric trouve particulièrement hilarant, l’humain se met les pieds dans les plats bien plus souvent qu’autrement. Il ne faut que regarder l’état de la planète pour s’en rendre compte, pour se rendre compte que l’humain n’est rien d’autre qu’une erreur de la nature et rien d’autre. L’aristocrate ne prétend pas être différent de ses compères, il ne prétend pas être dans une classe à part, il n’a pas une opinion si haute que ça de lui-même contrairement à bien des gens. Contrairement à Andreï Romanov, par exemple. Cet homme capable de vendre sa fille au plus offrant pour s’assurer de rester sur son trône le plus longtemps possible. Ce père qui n’a aucune considération pour les sentiments de son propre rejeton, de son héritière. Ça le ferait presque rire si ce n’était pas de Ludmila qu’il s’agissait. De cette créature près de lui, qui lui offre des yeux de biches et des sourires éclatants dans un jeu de séduction qu’il ne comprend pas. « Tu vas donc me dire que pas une seule fois tu as écouté ce qui était dit sur moi ? Etonnant en effet. Quant à ta question, l'amour a-t-il une place véritable pour des gens comme nous deux Alaric ? », il reste impassible, silencieux l’espace d’un moment. Certes, il a entendu quelques informations la concernant, des rumeurs bien peu charmantes qu’il n’a pas retenu, parce qu’il ne retient pas ce genre d’idioties, parce qu’il croit être au-dessus de ces plaisanteries grasses et risibles qui ne changent rien à sa vie, d’une part. D’autre part, il estime qu’il n’est pas digne de juger une demoiselle sur les rumeurs qui courent à son sujet. «J’ai l’oreille sélective, semblerait-il. Certaines personnes vous diraient que j’entends uniquement ce que je veux entendre. Quant à votre réponse à ma question, je ne crois pas qu’il faut être aussi défaitiste sur le sujet, sans quoi, il n’y a plus réellement de raison d’être. », son accent résonne, mielleux, doux, charmant , alors qu’il la toise, un peu amusé. Il n’est pas un grand romantique, il ne l’a jamais été et ne le sera probablement jamais, mais il estime que l’amour existe, à divers niveau, de diverses façons. Il juge uniquement que c’est plus complexe dans leur situation, dans une situation de pouvoir, de contrôle et d’apparences. Il l’observe alors que les mots s’échappent de nouveau de ses lèvres, parlant de ces femmes fortes qui ont marquées l’histoire anglaise, de ces femmes de tête qui ne se sont jamais cacher derrière un homme pour régner, essayant de comprendre par son propre discours pourquoi elle lui faisait une offre aussi audacieuse alors qu’ils ne se connaissaient que très peu, au final. Qu’il était l’ennemi à abattre aux yeux de parrain russe. « Tout le monde ne pense pas comme toi Alaric. Tu fais partie du pays où des femmes sont devenues reines sans qu'il leur soit utile d'être entourées par des hommes. Mais les hommes ne pensent pas forcément comme toi, ni comme tes ancêtres anglais d'ailleurs. Pour certaines nations, les hommes restent des symboles de pouvoir et les femmes de banales servantes ne pouvant pas régner car jugées trop faibles... », il l’observe, cette créature faites de tentations et d’interdits. Cette femme capable de réveiller quelque chose en lui qu’il croyait ne pas exister. Elle a raison, certes, mais il préfère se taire pour le moment, ne pas lui dire que ce n’est pas vraiment sa responsabilité si elle est issus d’un pays encore en retard sur ce genre de chose, puisque après tout, le pays dans lequel il vit actuellement est encore plus arriéré sur le sujet, assez pour mettre un véritable clown au pouvoir sans même se soucier de ce qui va se passer par la suite, quand il aura mit le pays en miette avec ses décisions infondés, irréfléchies et stupides. Là, n’est pas la question pour le moment, cependant. Immobile, il l’a regarde s’éloigner, comme si elle cherchait quelque chose loin de lui avant de revenir, se posant devant lui, l’obligeant à baisser légèrement la tête pour la contempler. « Mon père ne t'effraie pas. Tout le monde le sait. Si tu avais peur de lui, tu aurais déjà pris la fuite depuis longtemps. Mais tu n'en fais rien. Au contraire tu es toujours là... Près de moi. », la proximité entre leurs deux corps le trouble, plus qu’il ne peut l’avouer. La chaleur de la jeune femme percute sa peau et il ne peut s’empêcher de poser sa main dans son dos, trop confus pour lui dire qu’en effet, il n’a pas peur du père Romanov.  Avec son accord, tâchant quelque part de la garder près de lui, il l’entraîne dans une valse, la guidant à travers la musique, avant retrouver l’usage de la parole, s’adressant à elle sans pour autant s’immobiliser. « Je le sais. Je ne prends aucune décision par hasard. Je réfléchis à tout et je connais les protocoles. Alors c'est en pleine conscience de tous les aspects de ton monde que j'ai choisi de te proposer cet arrangement. Tu crois que je n'en suis pas capable ? Que je n'ai pas l'étoffe pour me tenir près de toi peut-être ? » Il réajuste son main sur sa taille, faisant tout pour que ses doigts n’entre pas en contact avec la peau dénudée de la jeune femme, ce qui serait un manque de respect de sa part. Ses prunelles se posent sur l’azure des siennes un moment alors qu’il estime qu’il lui doit une réponse quelconque, quelque chose d’honnête. «Je n’ai jamais prononcé le moindre doute concernant vos capacités ou votre valeur, si j’ai pu vous vexer d’une quelconque façon, vous m’en voyez navré et je vous devrai mes plus plates et laborieuses excuses. », il sait qu’elle a l’étoffe, il sait qu’elle est digne. il n’a pas besoin qu’elle lui répète ou qu’elle lui prouve, mais une petite voix dans sa tête lui dit que rien de tout ça n’est véritablement sain, que quelque chose finira par compliquer le tout. Quelque chose lui disait qu’il n’avait pas réfléchit à toutes les possibilités. « Tu sais  les russes connaissent les bonnes manières. J'ai été élevée pour évoluer auprès des plus grands. Pour être avec des hommes comme toi... », elle est si près de lui maintenant qu’il sent son souffle sur sa joue, qu’il peut presque goûter la saveur du champagne sur ses lèvres peintes qui sont dangereusement proches des siennes. La distance qui les sépare est calculable tant elle est minime. Lentement, sa main quitte la taille de la princesse russe, glissant soigneusement sur le tissus de sa robe avant de s’arrêter sur son visage, son pouce dessinant délicatement la courbe de sa lèvre inférieure. «Vous savez ce que vous demandez, Lady Romanov ? Réellement? », susurre-t-il délicatement, sa main remontant le long de sa mâchoire avant de redescendre, suivant cette courbe parfaite pour s’arrêter sous son menton, lui relevant délicatement le visage vers le sien. « Vous savez que ce que vous demandez, c’est une guerre, où des hommes tomberont au combat ? », prononçant ces mots, il conduit la main de la jeune femme qui est toujours dans la sienne contre son épaule, sa main venant rejoindre sa jumelle sur le visage de Ludmila, sur ce visage si près du sien. Il ne peut s’empêcher de refaire ce geste avec son pouce, de tracer de nouveau la courbe parfaite de sa lèvre.  


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