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VALBA ☒ said that we’re not lovers, we’re just strangers.

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Alba Luna
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MessageSujet: VALBA ☒ said that we’re not lovers, we’re just strangers. Mer 9 Jan - 16:55


Vitaly Brolin and Alba Luna
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Elle ferme un instant les yeux, inspirant profondément puis expirant l’air superflue avant que ses paupières ne s’ouvrent à nouveau sur son reflet dans le miroir. La pièce est sombre, éclairée par quelques ampoules murales qui lui donnent une atmosphère à la fois chaleureuse et inquiétante. Elle passe sa main dans sa longue chevelure sombre et plisse les lèvres pour étaler son rouge à lèvres vif. Des cernes ornent le contour de ses yeux, elle ne dort que peu ces derniers jours. Et pour cause, elle passe plus de temps avec Vitaly qu’à travailler. Elle sait d’ailleurs qu’elle emprunte un chemin qu’elle ne devrait pas. Elle ne pouvait pas le faire passer avant le reste. Avant ses engagements professionnels, avant les shows, avant sa clientèle qui rêvait d’obtenir bien plus qu’un spectacle, même privé. Tous rêvaient de toucher ce corps qui était sien. Ou peut-être qu’il ne l’était plus, si tant est qu’il l’ait un jour été. Elle observe le reflet de la pauvre fille qu’elle est, saccagée par la vie, par la fatigue et par tout ce qu’elle a pu endurer. Elle ne ressemble qu’à une vulgaire junkie, une prostituée aux allures illusoires de femme fatale. Elle ne ressemble à rien. Son reflet la dégoûte. Elle détourne le regard et jette son rouge à lèvres sur la console sans la moindre délicatesse. Elle retire alors le peignoir de soie qui recouvre cet objet du désir, laissant apparaître ses formes plantureuses. Elle ne porte presque rien, comme chaque soir lorsqu’elle monte sur scène et qu’elle s’exhibe devant des hommes en mal d’amour ou simplement de sexe. Quelques morceaux de dentelles recouvrent des parties qu’elle ne montrerait qu’à ceux qui paieront. Des infimes parties qui ne sont plus inconnues à grand monde aujourd’hui. Elle s’engage ensuite vers ce long couloir où elle croise d’autres filles, toutes aussi peu vêtues qu’elle ne l’est actuellement. Certaines lui lancent un sourire quand son propre visage est trop fatigué pour leur répondre. Elle se contente de presser l’épaule de celle qu’elle voit partir avec un homme d’affaire, chauve et bedonnant. Elle avait passé la nuit avec tant d’hommes comme celui qui s’agrippait de sa collègue, cette habituée qui avait déjà tout vécu et tout vu de la clientèle du club. Elle s’arrête devant la scène, les rideaux clos juste devant elle. Totalement passive, totalement absente elle attend sagement, le regard vide. Elle attend, comme chaque nuit, qu’on lui donne le signal pour qu’elle puisse prendre la relève d’une autre. Ses mains glissent le long d’un corps presque nu, d’un corps parsemé des traces du passé. Des souvenirs lointains pour certains, si proches pour d’autres. Des souvenirs qu’elle aimerait pour la plupart oublier. Elle entend le signal. Elle entre en scène, faisant claquer ses talons hauts sur le sol. La musique parvient à ses oreilles comme une mélodie lancinante qu’elle entend chaque jour. L’originalité n’est pas ce qui faire venir les foules. Tout son corps s’enivre au rythme de la musique alors qu’elle le balance sensuellement, ne jetant le moindre regard à l’audience. Elle ne la regarde jamais. Elle n’en a que faire. Elle n’est plus à son coup d’essai. Ceux qui souhaitent la trouver, la trouveront après le show. Elle n’avait plus besoin d’aguicher qui que se soit pour quelques billets supplémentaires. Sa main se pose sur la barre glacée alors qu’elle effectue ces mêmes mouvements. Ceux qu’elle faisait chaque soir et qui ravissait des hommes en demande. Des hommes qui n’avaient à disposition, chez eux, le plaisir de poser leurs yeux sur un corps comme le sien et encore moins leurs mains. Alors elle continue. Elle joue de sa sensualité, de sa volupté, de ce qu’elle a le pouvoir de provoquer chez un homme. Elle expose sa souplesse et tout ce qu’elle sait faire avec une aisance folle. Elle improvise, se laisse guider par la musique, par le rythme de ces notes qui l’enivrent autant que son corps enivre ces hommes qu’elle voit pendu à ces parcelles de peau encore couvertes d’un voile de dentelle. Elle s’approche alors du bord de la scène, réduisant la distance qui la sépare des spectateurs, ne cessant d’agiter ses formes pour leur faire plaisir. Elle s’approche de celui qui est le plus proche d’elle. Elle passe ses jambes au dessus des siennes pour l’encercler, pour laisser ses courbes généreuses flirter avec un regard lubrique. Et puis, elle voit. Elle le voit rentrer. Lui. Elle croise son regard et se pétrifie. Elle comprend immédiatement l’état dans lequel il est. Un verre à la main, le pas titubant et les yeux dilatés. Il est saoul. Elle l’entend hausser le ton, au loin, au fond de cette salle. Sa voix est couverte par la musique. Elle ne le lâche pas du regard. Que faisait-il là ? Pourquoi était-il rentré ? Pourquoi était-il saoul et que s’apprêtait-il à faire ? Elle sent les mains de l’homme sur lequel elle est à califourchon glisser le long de ses jambes. Elle n’a aucune réaction, captivée par la présence même de Vitaly Brolin dans le club. « Hé qu’est-ce que tu fais ma jolie, continue, on te paie pas pour rien ! » Il la regarde enfin, Vitaly, alors que l’homme qui se trouve juste en dessous d’elle s’impatiente. Ce dernier s’agrippe même à ses fesses, espérant peut-être qu’ainsi, elle reprendrait là où elle s’était arrêtée, là où elle s’était pétrifiée à la vue de ce flic. De cet homme qui, à bien des égards, provoquait en elle quelque chose d’inexplicable. Elle détourne son regard du sien et plaque sa main sur le torse de l’homme qui est à sa merci. Elle le repousse et retourne sur la scène, feignant l’indifférence. Feignant de ne rien ressentir à cet instant précis alors qu’un feu vient de s’allumer en elle. Elle détestait quand il venait.  Elle détestait quand il la regardait pendant qu’elle dansait, tout comme elle détestait le simple fait qu’il la regarde. Elle ferme un instant les yeux, dos au public, dos à ces hommes, dos à lui. Elle inspire puis se tourne, déterminée à reprendre comme si de rien était. Comme si sa présence ne signifiait rien pour elle, comme si son état ne l’importait guère, comme si au fond, elle n’avait pas peur de ce qu’il pourrait engendrer. Elle aurait dû s’en douter. Elle aurait dû savoir que les choses allaient mal tourner. Lorsqu’elle se retourne, elle a l’impression d’avoir été absente un long moment alors qu’une poignée de secondes la sépare du moment où elle a détourné son regard de lui. Elle ne sait pas ce qu’il s’est passé. Elle ne comprend pas comment les choses en sont venues aussi rapidement aux mains. Mais elle le voit, Vitaly, de tout son corps élancé, en train d’abattre ses poings avec virulence sur cet homme. Celui sur lequel elle était il y a encore une fraction de seconde de cela. Derechef, elle s’immobilise, interloquée devant le spectacle qui s’offre à elle. « Vitaly ! » Elle crie. Elle crie si fort pour le rappeler à l’ordre, pour lui faire comprendre qu’il n’avait de toute évidence rien à faire là et qu’il n’était en rien le bienvenu. Quelque part, elle cherchait aussi à lui faire prendre conscience de ce qu’il faisait. A l’implorer d’arrêter. Quelque part, elle était inquiète pour lui. Elle vocifère quelques jurons qui ne semblent pas atteindre son oreille. Elle serre les dents, s’agace alors qu’ils continuent de se battre. « Vas chercher la sécurité ! » Elle crie cela à l’une des danseuses qui reste perplexe devant le combat. Devant ces insultes qui s’échappent de toutes les bouches. Cela va trop loin. Elle quitte la scène pour prendre part à ce nouveau spectacle qui vient de prendre vie. Elle tire sur le bras de Vitaly sans grand succès. « Ca suffit maintenant ! Dégage de là Vitaly ! » Elle finit par s’interposer, par se glisser entre les deux hommes, se fichant bien des coups qu’elle pourrait recevoir, se fichant bien de ce qu’elle risquerait en étant là, à moitié nue entre deux hommes violents et alcoolisés. Elle en connaissait un rayon sur ce type d’hommes. « Vitaly. » Elle plante son regard de feu dans le sien. Il n’a jamais été aussi noir qu’aujourd’hui. Si ses iris avaient été des révolvers, il serait mort. La suite des évènements se passe extrêmement vite. Elle ne comprend pas. Elle ne voit pas sur sa droite, un coup partir, une larme tranchante venir se loger dans le corps de celui qui lui fait face. Elle ne comprend pas. Elle ne comprend pas le regard qu’il a à cet instant, celui de la surprise, de la torpeur, de la douleur. « Vitaly ? » Elle se sent à la fois si proche et si loin de lui. Elle l’interroge du regard et attrape ses mains. Qu’était-il en train de se passer ?
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Vitaly Brolin
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MessageSujet: Re: VALBA ☒ said that we’re not lovers, we’re just strangers. Ven 11 Jan - 23:45


Alba Luna and Vitaly Brolin
WAKE ME UP
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Chaque fois que Vitaly Brolin se retrouvait dans la même pièce qu’Andreï Romanov, quelque chose en lui se brisait. S’éclatait contre le bitume. Et une sensation acide se logeait dans le fond de sa gorge. Pourtant l’homme qui lui faisait face en l’instant n’était en rien le monstre que dépeignait ses ennemis. Tout du moins, il ne l’avait jamais été avec Vitaly. Il avait recueilli l’orphelin, il l’avait bordé, amadoué et avait réussi, pendant un temps, à en faire une machine. Un être humain qui n’avait d’humain que le corps. L’âme ayant été noircie par le sang qu’il avait fait coulé de ses propres mains. Dénué de toute capacité réflexive. De toute vie. Andreï Romanov, en contrepartie, de ce dévouement, avait pardonné toutes les erreurs et provocations de l’enfant, adolescent et jeune adulte qu’avait été son fils biologique. Il ne l’avait pas traqué lorsque ce dernier avait tourné le dos à la mafia. Non. Persuadé qu’un jour ou l’autre Vitaly finirait par revenir vers lui. Et ce jour, était arrivé plus vite qu’il ne l’avait espéré. Plus rapidement qu’un claquement de doigts. Réduisant, dans la finalité, au néant toute la vie qu’avait construit le jeune agent Brolin. Le Brun se tenait derrière le chef. Le roi polaire, tandis qu’un homme, celui que Vitaly avait réussi à dénicher, était agenouillé sous ses yeux. Pendant une seconde, l’enfant maudit détourne le regard. Face aux larmes, aux supplications. Une boule nerveuse se loge au fond de sa gorge. L’air lui manque. Et il se sent partir. Il se sent fondre en une micro cellule à peine viable. Ses prunelles enjouées ne sont plus. Son âme se disloque sous le regard sévère de celui qu’il appel aujourd’hui « père ». « Por favor… » Supplie l’homme en le toisant lui. Lui qui l’avait conduit ici. Lui qui l’avait piégé. Lui qui s’était matérialisé en une faucheuse. Une terrible faucheuse. Son corps entier se raidie et si sa respiration se veut contrôlée. Il se consume de l’intérieur. Les os de son corps semblent fondre comme le ferait un cadavre arrosé d’acide. Pendant une seconde il songe à l’aider. À poser un genou au sol, lui tendre la main pour aider ce vieillard dont le seul crime fut d’être allié aux ennemis jurés d’un clan sanguinaire. Le sien. Au fond, il ne pourrait plus fuir ce qu’il était. Il avait franchi, à nouveau, cette limite. Infime et fragile limite qu’il s’était imposé. « Vitaly… » L’interpelle alors Andreï dans un souffle. Le grand brun le toise sur le côté, ne bougeant pas d’un pouce. Il sait. Il connait parfaitement la sonorité d’une exécution. Celle d’un chien qu’on lâche. Alors il se saisi de son arme, celle que lui avait fourni Andreï lorsqu’il avait concédé à lui rendre ce service morbide. Un sacrifice qu’il avait fait par dévotion au nom d’une amitié vieille de dix ans aujourd’hui et qui, il le sait, ne serait plus rien bientôt. Le jeune Vitaly s’approche alors, le regard froid, le regard ailleurs. Son bras s’étend. Le canon de son arme caresse le front inondé du vieil homme aux cheveux grisâtre. Il reste ainsi, le toisant d’une lueur livide logée dans ses prunelles si généreuses, si aimantes à l’accoutumé. Il n’était plus réellement lui-même. Il ne l’avait jamais été. Condamné à vivre et mourir en chien. « Attaque. » Le coup de feu éclate le silence. Il le brise. Il le distord lorsque le corps sans vie de sa victime tombe face contre terre. La mort fait du bruit. Finalement. C’était un détail qu’il avait oublié. Parce que dans son dos Andreï Romanov le terrible se délecte de ce spectacle. Celui où un collier de pics traverse la peau de son propre fils. Lui procurant toute autorité sur cette âme en pleine reconstruction. Une âme qui n’était, à ce jour, plus que destruction. Mécaniquement, robotisé, Vitaly glisse son arme dans le creux de son dos, reposant par - dessus sa veste en cuir. Dissimulant son propre crime quand contre son torse se balance la plaque à laquelle il avait juré allégeance. Celle de la loi. Celle de la justice. Il sent l’acide devenir un peu plus puissant au fond de sa gorge lorsque le sang de sa victime s’écoule jusqu’à lui. Sa vue se trouble dans le silence morbide qui accompagne les applaudissements de Romanov. Son fils était à présent dans le creux de sa main, à genou, prêt à être broyé comme il le faisait avec ses ennemis. Vitaly ne le regarde pas. Incapable de détacher ses prunelles noisettes de ce vieil homme gisant face contre terre. Mort dans l’indignité la plus total. Il s’apprête à partir en silence, quittant l’entrepôt désaffecté au pas de course lorsque son père fait claquer ses doigts. Chien soumis. L’enfant s’arrête. « N’oublies pas Vitaly. » Ce dernier souffle. Il n’oublie pas. Non. Jamais. Sa main se lève en l’air. Il la secoue en guise d’acquiescement. Et part sans se détourner, sans un regard en arrière. Il entre dans sa voiture, âme morbide errante. Ne sachant pas où aller. Ni ce qu’il doit faire dans cet état de torpeur dont il n’arrive plus à sortir. Alors, sur le chemin qui le mène en direction de ce nul part, il achète de quoi anesthésier sa souffrance. Il s’enivre de plusieurs bouteilles. Trop peu pour le plonger dans un état de sidération. Assez pour que son esprit ne vogue dans un passé qu’il a maintes fois chassé d’un revers de main. Tout lui revient au visage. En particulier sa mère. Sa mère et sa longue chevelure. Sa mère et ce rire cristallin. Sa mère et ce corps chaud qui l’entourait de ses bras en lui murmurant combien il était précieux. Combien son âme était belle. Sa mère et ce regard vide lorsque caché sous le lit il l’avait vu sombrer sous les balles. La main tendue vers lui. Le sang s’écoulant sur le bord de ses lèvres pulpeuses. L’enfant qu’il avait été, certainement trop rêveur, certainement trop naïf, croyait qu’elle dormait. Et, que s’il se blottissait suffisamment contre elle, alors elle s’éveillerait. Sa mère n’était - elle pas, après tout, une princesse ? Les images ruinent ses paupières closes. Tandis qu’il se retrouve, sans savoir comment, au Vida Lounge. Un club de striptease qu’il connait sur le bord des doigts. Non pas parce qu’il est un client. Mais parce qu’une femme, une seule, gravitait autour de lui depuis de longues années maintenant. Si fortement. Si intensément, qu’il ne se souvenait plus de ce avant sans elle. Il ne se souvient, en réalité, que des instants où elle est là. À ses côtés. Ses longs cheveux bruns longeant ses reins. Ses lèvres trop maquillées, trop pulpeuses pour qu’il puisse y résister. Alba Luna. Alba. Sa Alba. Son âme errante trouvait souvent refuge auprès d’elle. Parce qu’elle sait. Mieux que personne, elle connait aujourd’hui les démons qui le rongent. Maintes fois, elle avait glissé sa main dans la sienne en silence. Maintes fois il avait enfoui son visage dans le creux de son cou. Trouvant en elle un îlot rassurant. Une bulle protectrice. Sans pour autant qu’il ne puisse la posséder entièrement. Sans pour autant qu’elle ne puisse être sienne corps et âme. Coeur et chair. Cette impuissance mets le feu en lui. Elle l’incendie et l’alcool ne fait que vivifier toute cette colère. Tout ce dégout de lui - même. Il hurle quelques mots, l’appel. Il croise son regard lorsqu’elle se fige au - dessus de cet homme. Ce client. Ce fils de personne aux yeux d’un Vitaly remplis de souffrance et d’amertume. Aux yeux d’un Vitaly qui n’en était plus un. Ce regard qu’ils se lancent l’un et l’autre dur de longues secondes. Des secondes qui lui paraissent être des heures tandis qu’il peine à tenir sur ses deux jambes. Que les corps humides le bousculent de part et d’autre. Il aperçoit, étonnement, avec une certaine facilité les larges mains de l’homme se saisir des fesses de la jeune femme. Il ignore pourquoi. Il ignore comment. Il ignore approximativement toute logique, mais ses jambes le guident alors jusqu’à la scène. Jusqu’à ce canapé criard sur lequel l’homme semble s’impatienter lorsque la jeune hispanique remonte sur scène et lui tourne le dos. Il la regarde. Il observe ce dos frêle. Ce dos qu’il a toujours eu envie d’engloutir de ses bras pour que personne ne puisse l’observer à part lui. Parce qu’égoïstement, et cela même s’ils n’étaient rien l’un pour l’autre, rien si ce n’est deux âmes brisées, flinguées, apostrophée par la vie. Il la voulait. Sienne. Quand l’éclat de rire du client coule jusqu’à son oreille. Tout se mélange alors. Et l’apaisement de la simple présence d’Alba ne fait plus effet. Il ne sait plus réellement si l’homme est l’homme ou bien si l’homme est en réalité Andreï. Car ce rire. Ce simple rire le fait vriller. Sa main se saisi du t-shirt de ce dernier. Et son poing se loge alors contre la joue du client de sa belle. Tel un robot. Un pantin désarticulé il cogne. Une fois. Deux fois. Trois fois. Les prunelles vides. Les hurlements qui l’entourent ne suffisent pas à le ramener à lui. Ils ne suffisent pas à réactiver son coeur. Rien ne l’atteint. Pas même le sang qui étouffe l’homme sous ses yeux. Pas même ceux et celles qui tentent de se saisir de sa masse corporelle pourtant fragilisée par les effluves d’alcool. « Vitaly ! » Pas même elle. Pas même cette voix aigu. Cette mélodie qui l’adoucie de nature. Cette manière dont elle prononce son prénom. Pas même Alba. De nouveau. Une fois. Deux fois. Dans le silence. Il génère une symphonie de violence. Celle qui avait donné naissance à Vitaly Romanov. Celle qui effaçait doucement Vitaly Brolin. Deux âmes opposites qui s’offraient une guerre sans merci à l’intérieur de ce corps. « Vas chercher la sécurité !» Il ne s’arrête pas. Toujours pas. Lorsqu’Alba se saisi de son bras. Il hésite. Lui lance un regard noir. « Dégages Alba » Celui d’un chien enragé à qui on arrachait son os. Celui d’un inhumain. « Ça suffit maintenant ! Dégage de là Vitaly ! » Son poing se loge à nouveau contre la mâchoire de l’homme. Tandis qu’il l’ignore. Qu’il ne souhaite qu’abîmé un peu plus la peau de ses phalanges qui ne cessent de craquer. La musique elle - même lui semble être en arrière plan. Tout comme les hommes qui se positionnent dans son dos sans qu’il ne les voient. Trop préoccupé par la silhouette de la petite brune qui se matérialise sous ses prunelles. Il s’arrête. Il se stoppe net. « Vitaly. » Il cherche dans ses prunelles une part de lui - même. Une part de son âme perdu. Il s’accroche à ses yeux flamboyants comme si sa vie en dépend. Parce qu’au fond, c’est le cas. Son bras retombe lentement contre son corps. Tandis que sa main droite et pâle n’est qu’un amas de chair et de sang. Il ne la quitte pas du regard. Dépose ses mains, maladroitement contre les épaules nues de la danseuse. « Alba. » Il prononce ce prénom d’une voix douloureuse. D’une voix meurtris. Trop préoccupé par la jeune femme pour apercevoir l’arme blanche qui scintille dans son dos. Trop alcoolisé pour ressentir la douleur sur le coup. Seul un picotement traverse alors ses reins. Un léger picotement qui lui rappel les doigts de sa propre mère qui cherchait à le chatouiller. Il sourit tandis que ses prunelles murmurent la surprise. « Vitaly ? » Elle le ramène de nouveau à la vie. Sa voix. Cette voix. Il baisse son visage, entoure ses mains autour de ce dernier. Homme fou. Homme qui sombre dans un état de psychose. «  Chut..ça va. » Eclat de folie tandis que derrière son dos les hommes s’agitent. Que celui qu’il venait de défigurer se manifeste dans le dos de la petite brune. Vitaly l’attire contre son corps. Il l’encercle de toute sa stature. Ne prête aucune attention à cette blessure qui colore ses vêtements d’un rouge vif. « Ola…bouges pas minipouce. Je contrôle » Il lui murmure ces mots à l’oreille. Tandis que le poing de l’homme s’abat contre sa nuque. L’alcool fait le reste. Il la lâche. Il visualise la scène au ralentit. Un genou au sol il se rattrape à elle comme il le peut. Ses mains s’agrippent à ses hanches, son visage se blottit contre son ventre chaud et nue. Il réalise alors que le sang s’écoule de son dos. « Alba. Je crois que je me suis pris un coup de couteau en bas de mon dos. » C’est étrange. Car jusqu’alors l’alcool le désaffecté. Jusqu’alors son corps tout entier était anesthésié. Jusqu’alors la douleur n’était pas ou peu présente. Et pourtant là. Quand ses mains frôlent la peau de la jeune femme. Quand ses doigts prennent feu sous ce contact pourtant fébrile et innocent. Tout se ravive en lui. Tout. Alba réanime son coeur. Alba offre la vie. Alba…le mets à genou.
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MessageSujet: Re: VALBA ☒ said that we’re not lovers, we’re just strangers. Mer 13 Fév - 12:16


Vitaly Brolin and Alba Luna
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Elle se souvient. Elle se souvient de ce jour comme s’il était la veille. Comme si c’était hier qu’il avait serré sa main contre la sienne, avait glissé, entremêlé ses doigts dans les siens avant de poser son visage sur ses genoux, le regard perdu dans le vide, l’esprit embrumé par les révélations qu’il était en train de lui faire. C’était la première fois qu’elle le voyait ainsi. La première fois qu’elle le découvrait vulnérable. Qu’il n’était pas ce personnage à la fois détestable et attirant. Il était bien plus que cela à cet instant. Il était cette âme brisée par la vie, ce corps à la fois puissant si fragile. Il était humain. Il n’était plus l’insolence et la suffisance qu’elle voyait quotidiennement, malgré le fait qu’elle savait qu’il ne se résumait guère à cela. C’est ce jour-là qu’elle tomba amoureuse pour la première fois de sa vie. Bien sûr, elle l’ignorait. Ou peut-être qu’au fond, elle le savait. Consciente de l’attirance qu’elle éprouvait pour cet homme, consciente de l’affection toute particulière qui s’était logée au creux d’un coeur pourtant vide, froid et un violenté par la vie. Elle ignorait ce qu’était l’amour et était persuadée de ne mériter l’amour de personne. Parce que toute sa vie, personne ne l’avait aimé à la manière dont on s’aimait dans les romans ou dans les films. L’amour, l’affection, l’attraction avaient toujours été brutales, violentes et particulièrement malsaines, illustrés par son passif avec un géniteur qui l’avait élevé dans des conditions sordides et fait d’elle une femme brisée et particulièrement traumatisée. Bien sûr, elle ne le disait guère. Elle tentait, le menton levé de jouer les femmes fortes quand tout ce qu’elle renvoyait n’était qu’un noeud rempli de complexités impossibles à réparer. Pourtant ce jour-là, alors que ses doigts se perdaient avec tendresse dans les cheveux de Vitaly Brolin, elle comprit qu’elle n’était pas seule. Qu’elle n’était pas la seule âme errante qui cherchait la lueur dans l’obscurité. Elle n’était pas la seule personne à se retrancher derrière des façades de force et de courage, feignant l’indifférence quand la vérité était bien plus tranchante, bien plus blessante. Vitaly était finalement plus proche d’elle qu’elle ne l’aurait pensé. Il avait perdu ses parents, tout comme elle et s’était laissé gouverner par la puissance paternelle tout comme elle l’avait laissé entrer en elle durant toute ces années, totalement impuissante. C’est ce jour-ci, alors qu’il lui confessait ses failles, alors qu’il lui ouvrait son coeur qu’elle se sentit plus vivante qu’elle ne l’avait jamais été. C’était idiot. Parce qu’il ne faisait que conter des horreurs d’un passé qui le rongeait. Mais aussi horrible ce récit était, il la soulageait. C’était égoïste, mais elle aimait savoir qu’elle n’était pas seule. Elle avait embrassé le front de cet homme avec chaleur sans énoncer le moindre mot, alors qu’une larme si lourde de sens avait perlé le long de sa joue. Elle avait caressé sa peau claire, contrastant avec la sienne et lui avait dit qu’il n’était pas seul. Elle était là. Elle. Ce brin de femme que rien ne prédestinait à lui. Car, lorsqu’il faisait parti des forces de l’ordre, elle, se dénudait devant des hommes après une danse sensuelle et langoureuse. Il était la lumière quand elle était l’obscurité. Il faisait respecter la loi, quand elle ne faisait que l’enfreindre. Ils étaient à des années lumières de l’autre sur le papier. Mais la profondeur de leur âme et de leur parcours criait pourtant le contraire. Liés par leurs blessures, ils se perdaient dans la douceur de l’autre pour mieux s’éloigner dès qu’ils se sentaient trop faiblir. C’était paradoxale. Particulièrement paradoxale pour elle. Car elle nourrissait pour lui une affection toute particulière, sachant pertinemment qu’il était celui qui faisait battre son coeur un peu plus vite, celui qu’elle avait envie de protéger en permanence, dans les bras duquel elle avait envie de se recroqueviller chaque soir. Et pourtant, une petite voix dans sa tête lui criait de fuir. Une voix lancinante qu’elle détestait. Une voix qui la rendait particulièrement folle. Une voix qui l’incendiait, se moquait ouvertement d’elle et de cette naïveté. Oh petite chose fragile qui pensait naïvement qu’un homme comme Vitaly Brolin puisse lui être destiné quand la vie ne lui réservait que souffrance et violence. Elle n’avait pas le droit à cela. A cette vie que ne méritait que les tenants de la bienséance, ceux qui oeuvraient pour la bonté et agissaient comme l’on attendait qu’ils agissent. Elle n’était pas ainsi. Elle faisait des erreurs. Reculait en permanence, ne s’infligeait de manière presque masochiste, que de la douleur et s’empêchait d’avancer, s’empêchait de tendre la main à ce bonheur pourtant si proche. C’est ce qui la frappe quand elle danse au dessus de cet homme sans la moindre élégance qui laisse un regard lubrique, des mains moites et particulièrement désagréables se délecter d’un corps pour lequel, elle-même, n’éprouve aucun respect. Presque nue, elle laisse la sensualité de sa chair, inciter le bonheur, l’exaltation sordide d’un homme qui ne devait toucher que des femmes qu’il payait, s’étaler sur sa peau dévêtue, sans en ressentir le moindre plaisir, ni même la moindre sensation. Le fait est qu’elle ne ressent jamais rien quand un homme la touche alors qu’elle danse, tout comme elle ne ressent rien lorsqu’ils la possèdent dans tous les sens avant de lui jeter au visage quelques billets pour arrondir ses fins de mois. Elle s’est à cet instant figée, laissée emparer par quelque chose d’annexe à cet homme dont elle ne cherche que le plaisir et la vanité. Vitaly. Elle le voit. Juste en face d’elle, au loin. Absolument tout traverse dans un simple regard qui la brise encore un peu plus. Il ne suffit que de la rencontre lointaine de leur iris pour qu’elle comprenne que quelque chose ne va pas. Bien au delà de désapprouver ce qu’elle était en train de faire, il lui envoie ces signaux de détresse qui lui donne la nausée. Et puis tout à coup, alors que le temps s’est arrêté, tout prend une tournure dramatique. Tout s’accélère. Elle ne sait pas vraiment ce qui est en train de se passer. Tout ce qu’elle sait, c’est que cet homme sur lequel elle est perchée la rappelle à l’ordre de ses mains brûlantes et que Vitaly se précipite vers eux. Alors elle s’échappe, elle se sort de cette étreinte qu’elle déteste pour apaiser les tensions, pour arrêter cette colère qu’elle sait proéminente dans le regard d’un Vitaly qui ne semble pas être dans son état normal. Elle retourne vers la scène où elle compte reprendre son spectacle comme si finalement, rien ne s’était passé. Quelle douce naïveté. Derechef, elle pensait pouvoir résoudre un problème par la fuite, quand au fond, elle savait que ça n’était jamais une solution. Mais c’était pourtant celle qu’elle empruntait à chaque fois. Lorsqu’elle se retourne, elle comprend rapidement que cette fois, la fuite ne la sauvera pas. Elle comprend que tout a pris une tournure des plus déchirantes, alarmantes et qu’elle allait devoir agir. Donner de sa personne, laisser cette distance qu’elle tentait vainement de maintenir avec cet homme, se réduire pour le protéger, pour le sauver. Elle le voit, devenir fou, ne plus être celui qui, un jour s’était blotti contre elle en lui contant son histoire avec émotion. Elle ne le reconnait pas. Cet homme. Cet animal dont les poings s’abattent sur ce semi-innocent. Il n’est plus vraiment là, elle le sait. Elle le comprend à son regard vide et à l’absence de toute réaction lorsqu’elle l’appelle, lorsqu’elle tente de le rappeler à l’ordre alors que le sang de sa victime commence à couler. A mainte reprise elle l’interpelle, sans que cela ne provoque en lui quoi que se soit. Elle comprend alors qu’il s’est perdu. Perdu dans les abysses d’un passé si sombre, dans une colère noyée d’alcool, qui avait finalement pris possession d’un corps sans vie. Alors elle dévale les escaliers pour venir trouver la terre ferme et se jeter sur lui, s’agrippant à son bras pour le sortir de cette torpeur. Il lui jette un regard noir qu’elle déteste.  « Dégages Alba » Si un bref instant, elle est désarçonnée par ce qu’elle lit dans ses pupilles si sombres, elle n’abandonne pas. Elle ne l’abandonne pas. Pas aujourd’hui. Jamais. Elle crie, elle hurle sur cet homme qu’elle ne reconnaissait quelque part plus vraiment. Il ne l’écoute pas. La colère monte alors en elle, partageant cette sensation qui avait envahir le corps de celui qui faisait monter en elle, bien des sensations contradictoires. Elle le tire vers elle avec force sans que cela ne l’empêche de continuer sa vendetta, d’abattre une nouvelle fois son poing contre le visage déjà bien abimé d’un homme qui n’était qu’un parmi tant d’autres à se délecter de ce spectacle quasi quotidien. Alors elle se glisse entre eux, empêchant finalement Vitaly d’atteindre à nouveau sa victime. Elle n’avait que faire de cet homme. Non. Tout ce qui l’importait à l’heure actuelle était de retrouver cette lueur qu’elle aimait tant dans le visage du russe. Plongeant son regard dans le sien, elle tente pour la énième fois de la ramener à lui. Il s’arrête. Il s’arrête et se perd dans ses yeux sombres. Il est là. Il est à nouveau là. Elle le sent. Elle le sent à cette manière qu’il a de la regarder. A s’accrocher à ce supplément d’âme. Elle esquisse un sourire qui se voudrait rassurant, pour lui faire comprendre qu’elle était là maintenant. Qu’il n’avait plus à s’inquiéter, ni même à se laisser aller aux méandres d’un homme qu’il n’était pas. Qu’il n’était plus. « Alba. » Les mains de l’homme tombent avec délicatesse sur ses épaules nues quand elle s’accroche avec force à ses avants-bras, n’ayant plus envie de le lâcher. Immédiatement, elle a l’impression naïve que tout va bien. Que le calme est revenu et qu’elle va pouvoir retrouver Vitaly. « Je suis là. » Tel un murmure elle énonce ces quelques mots rassurants, caressant de ses doigts, sa peau. Mais une fois encore, les choses s’accélèrent. Une fois encore, elle est surprise par la torpeur, la violence de l’humanité alors qu’elle pensait avoir tout vu. Derrière l’homme qui la surplombe, un mouvement de foule, un bruit sourd, puis une fuite. Un instant, elle détourne son regard de l’homme qu’elle aime et la seconde où elle le retrouve, elle sait que quelque chose ne va pas. Ses yeux. Ses yeux le trahissent. Elle l’interroge. Qu’était-il en train de se passer? Elle l’ignore mais son coeur se serre. Elle meurt d’inquiétude. Une inquiétude qui la foudroie littéralement sur place. Il baisse le visage, rompant cette fusion oculaire qu’ils avaient créé, alors que le visage de la brune ne traduit qu’une angoisse, une panique évidente, prise dans un flot d’incompréhension. «  Chut..ça va. » Non ça ne va pas. Elle le sait. Elle sait que quelque chose ne va pas sans en connaître la raison et c’est probablement ce qui est le plus difficile pour elle. Elle secoue la tête avec nervosité alors que ses mains chaudes viennent se poser sur le visage de l’homme qu’elle cherche à ramener à la vie. Et comme si rien n’allait jamais s’arrêter, une nouvelle accélération se produit. Il l’attire vers elle. Elle n’a pas vraiment le temps de comprendre se qu’il se passe, elle est déjà collée, engloutie dans l’immense corps de Vitaly dans lequel elle se blottit passant ses mains frêles autour de sa taille. « Ola…bouges pas minipouce. Je contrôle. » D’une confiance presque aveugle, elle l’écoute. Elle le laisse faire, alors qu’elle se nourrit de ce parfum qui est le sien, de ce contact qu’elle aimait tant. Elle ne comprend pas. Elle n’a pas le temps de comprendre que de nouveaux coups semblent s’abattre. Et puis il ne lui faut que quelques secondes supplémentaires pour sentir du bout de ses doigts qui encerclent la taille du flic, une humidité chaude. Elle fait glisser son pouce contre ses autres doigts s’interrogeant sur la teneur de ce liquide avant de ramener sa main vers elle et de découvrir avec stupeur ses doigts maculés de sang. Elle écarquille les yeux et tout prend son sens. Elle n’a pas le temps d’agir. Il la lâche et s’écroule, contre elle, le long d’elle, alors qu’elle l’accompagne dans une chute violente. « Alba. Je crois que je me suis pris un coup de couteau en bas de mon dos. » La panique. L’angoisse. Le tourment. L’anxiété. L’émoi. Elle s’accroche à lui, comme si le lâcher signifiait l’abandonner. Il est à terre. Ses mains pleines de sang viennent trouver le visage de Vitaly. « Vitaly !!! » Elle crie son prénom à plusieurs reprises pour ne pas qu’il sombre et probablement parce que l’état de frayeur dans lequel elle se trouve, tente avec stupeur de le maintenir en vie. Le souffle court elle ne le lâche pas du regard. « Tout va bien se passer, Vitaly. Je m’occupe de tout. Je … » Elle s’interrompt car elle le sait. Elle sait qu’elle n’a pas la moindre idée de ce qu’elle devait faire à cet instant précis alors qu’elle tient fermement l’homme contre elle, alors qu’elle est à genoux, par terre, contre lui. Cette fois, c’est elle qui entoure des bras protecteurs autour de son corps alors que sa propre peau est maculée du sang du blessé. Un mouvement de foule lui laisse du répit. Un mouvement de foule puis la sécurité intervient pour se débarrasser définitivement des hommes qui venaient de blesser son tout. « Vitaly est-ce que ça va ? Parle moi ! » L’implorant, elle capte un instant son regard avant de fermer une fraction de seconde les yeux. C’est tout ce qu’elle a besoin à cet instant. De quelques secondes de répit pour reprendre ses esprits et pour savoir quoi faire, comment agir. Elle inspire longuement avant de rouvrir ses paupières laissant apparaître un regard différent. Elle attrape alors le bras du russe qu’elle positionne au dessus de son épaule et le hisse avec difficulté contre elle. Elle était si frêle, si mince et si peu imposante par rapport à lui. Et pourtant, sa force semble s’être décuplée. Pour lui. Elle l’aide à se remettre sur pied, posant sa main libre dans son dos pour compresser sa plaie. Se fichant d’être à moitié nue, elle l’entraîne à l’extérieur du club, pour l’amener jusqu’à sa voiture où elle le glisse non sans difficulté sur la banquette arrière. « Est-ce qu’on va à l’hôpital ou chez moi ? » Elle connaissait assez Vitaly pour savoir qu’il ne voudrait pas aller à l’hôpital. C’est pourquoi elle préfère lui demander ceci même si elle désapprouverait probablement sa réponse. Elle se hisse alors sur lui et lui retire sa veste, puis sa chemise avec précipitation, le poussant pour qu’il se rehausse afin qu’elle puisse avoir accès à son dos, à cette vilaine blessure qui n’était de toute évidence pas belle à voir. Elle enroule sa chemise qu’elle appuie contre la plaie. « Tiens ça fermement d’accord ? Ça va aller … » Du sang sur tout son corps, presque plus que sur celui de l’homme blessé, la mexicaine enfile la veste du russe qui engloutit presque totalement son corps, qu’elle ferme hâtivement avant de déposer un baiser expéditif sur sa joue et de courir à l’avant de la voiture et de prendre place côté conducteur avant de lui jeter un regard inquisiteur. Hôpital ou appartement. C’était à lui de décider.
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VALBA ☒ said that we’re not lovers, we’re just strangers.

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