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love just ain't enough (-) Timothy

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MessageSujet: love just ain't enough (-) Timothy love just ain't enough (-) Timothy EmptyVen 7 Déc - 21:04


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L’affrontement tant redouté est terminé, les armes sont déchargées, les balles – nombreuses – ornent le sol. Le canon fume encore et le sang… Le sang continue d’affluer en masse. Il refuse de coaguler, la plaie béante laissée par un tel échange n’est pas près de se refermer. Je reste une minute là, sur le perron, impuissant, interdit. Les images défilent, des flashs d’une violence inouïe. Ce sont les cris, les supplications, la haine, la tristesse, la colère, l’incompréhension, les non-dits et la puissance d’une vérité aussi libératrice que destructrice qui me reviennent d’un seul coup. Uppercut, mon estomac me brûle, la douleur est aussi vive physiquement qu’elle ne l’est moralement. Accroché à la lanière de mon sac de sport que j’inhibe de sang, j’aurais même tendance à oublier que j’ai le poing complètement arraché, à vif. De minuscules fragments de verre ont probablement décidé d’élire domicile à l’intérieur de mes plaies, des microcoupures tellement nombreuses qu’elles finissent par créer un trou à part entière. Les vestiges d’un passé sur lequel je ne reviendrais pas, pas tout de suite. Les larmes bordent mes paupières, elles menacent avec insistance de s’écrouler, d’achever cette lente transition vers un nouveau chapitre de ma vie, une histoire solitaire, une avancée par et pour moi. Je n’ai plus besoin de son soutien, à ma mère, je n’ai plus besoin que l’on me berce d’illusions, plus besoin de mensonges rassurants… Je n’ai plus besoin de personne, si ce n’est moi. J’avancerais, fort et confiant. Ce soir, j’ai gagné en maturité et ce n’est pas pour la facilité que j’opte, c’est pour la libération. Pour éviter la déception, tu n’as aucun autre choix que d’abandonner tout ce qui te permettait d’avancer auparavant : les autres. On ne m’y reprendra plus, vous m’entendez ? Je serre les dents et je sens mes mâchoires se contracter et se redessiner avec ferveur sur la peau de mes joues. J’inspire et expire de manière irrégulière, incapable de mettre l’ordre nécessaire à ma stabilisation. Quelle est la prochaine étape ? Quel est mon prochain geste, le prochain mouvement, la prochaine route à emprunter ? Tout est flou, j’ignore quelle direction sera la meilleure, la plus salvatrice. Tout ce que je sais, c’est que je dois absolument rejoindre Kane. Il saura m’aider à y voir plus clair, il me poussera à affronter mon reflet dans le miroir, à recevoir une ultime claque avant de foutre le camp. Demain, Ezio ne sera plus ce jeune adulte en devenir, un lycéen comme un autre, perdu sans l’aide précieuse de sa mère et incapable de faire preuve d’indépendance. Demain, cet Ezio s’effacera au profit d’un jeune homme conscient et intransigeant, aux objectifs plus précis que jamais et qui aura plaisir à prouver au monde entier qu’il peut s’en sortir tout seul et survivre… Survivre, il n’est même pas question de vivre, de s’épanouir… J’ai des choses à prouver et rien d’autre n’aura d’importance tant que je n’y serais pas parvenu. Je prends une énième inspiration, cette fois c’est la bonne. Mes jambes ne chancellent quasiment plus, je parviens à glisser un pas devant l’autre, mes pieds s’ancrent correctement dans le sol et me permettent d’atteindre cette voiture qui n’attend plus que moi. Je le perçois immédiatement dans ses yeux, l’inquiétude. Il ne sait pas, il aimerait savoir. Il a surement lutté pour ne pas sortir de cette automobile, lutté contre son instinct qui lui dictait de tendre l’oreille et d’intervenir si le volume sonore grimpait de manière trop importante. Il a su tenir sa promesse, je m’en souviendrais. Rincé, épuisé, j’ouvre la porte arrière de sa bagnole et abandonne mon sac de sport, maigre butin à la hauteur du peu que je possède réellement. Je renonce à un luxe ce soir : celui d’évoluer dans le confort d’un cocon familial suffisamment luxueux pour garantir un épanouissement digne de ce nom. Je renonce à un confort optimal pour demander plus encore, pour quémander ce que je mérite : le respect et la vérité. Rien de tout ceci n’arriverait si elle n’avait pas menti, que ce soit à moi ou à lui… Lui… Mon père. Je ne réalise pas, impossible, trop de choses sont bouleversées ce soir pour que j’en sois capable. Plutôt que de vouloir à tout prix me confronter à toutes ces vérités, j’opte pour le silence, la façade… Froide, glaciale. Mes doigts, boursouflés, peinent à se recroqueviller avec la ferveur habituelle. Le sang ne s’arrête pas de couler et j’aurais probablement vite fait de tâcher les sièges de sa voiture. Tant pis, je n’ai pas l’esprit à ce genre de détails. Je m’installe, attrape ma ceinture dans un automatisme digne du petit garçon bien élevé que je suis… Que j’étais et assure ma propre sécurité. Un premier pas en avant ! « On peut y aller ! »    
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MessageSujet: Re: love just ain't enough (-) Timothy love just ain't enough (-) Timothy EmptySam 15 Déc - 20:28

Timothy attendait Ezio dans sa voiture et il se demandait bien ce qui était en train de se passait dans l'appartement de cet immeuble. Il espérait que Riley ne soit pas là qu'il lui laisse un mot et que tout aille 'bien' mais il savait qu'elle était là, il avait vu sa voiture à quelques places de la sienne. Et il savait que cela risquerait d'être sanglant entre les deux, des cris et des pleurs et tout ce qui va avec. Il aurait voulu être là pour les soutenir tous les deux mais d'un côté ce n'est pas son rôle et il ne veut surtout pas qu'un des deux soit énervé contre lui, il a déjà perdu Jason il ne pouvait pas perdre quelqu'un de plus. L'adolescent avait fini par redescendre et il le regarda entrer dans sa voiture. « C'est bon? » Il avait redémarré la voiture et ils étaient de nouveaux partis, mais cette fois-ci en direction des quartiers du fameux Kane. « si tu as besoin d'un logement, j'ai un canapé... ma mère a une chambre. » sa mère qui n'était pas au courant qu'il avait un fils et encore moins avec Riley, ça la rendrait bien trop heureuse, elle qui a toujours été une supportrice acharnée du couple Riley / Timothy.
Mais, il ne lui avait encore rien dit parce qu'elle avait été à l'hôpital il y a quelques semaines et qu'il ne voulait pas risquer une nouvelle crise cardiaque. Et puis son oeil a fini par être attiré par cette tâche rouge qu'il voyait dans le coin, il tourna la tête et laissa apparaître un petit sourire. Le premier depuis un bout de temps. Il regarda le quartier où ils étaient et il s'arrêta sur une place de parking, il enleva sa ceinture de sécurité et se tourna pour atteindre de sa main la plage arrière, frôlant alors son fils. « je sais que je ne devrais pas sourire du fait que tu te sois blessé mais ... » il lui montra sa main gauche, celle qui présentait les mêmes coupures, celle qui avait une cicatrice à peine refermée. Il savait bizarrement quoi faire pour soigner ça. Il n'était pas infirmier, mais il avait une bonne connaissance des pansements, compresses et tout ce qui touche à ça. Il avait ouvert sa boîte de premier secours pour trouver du spray antiseptique qu'il mit directement sur la main d'Ezio. Et puis il brassa l'air avec sa main pour faire sécher. Il regarda Ezio quelques secondes. « j'espère que c'est pas la seule chose que tu as de moi, parce que ça serait quand même un héritage de merde » il avait pris son aise avec l'adolescent et ne parlait certainement plus de la même manière qu'en cours. Il allait découvrir une tout autre facette de son prof qui n'était plus que son prof. Il allait découvrir la complexité de l'esprit et de l'histoire de Timothy. Enfin tout ça c'était bien évidemment qu'il accepte de parler avec le colombien. Il avait continué ses soins, il avait même soigneusement enroulé la main de son fils avec une bande. Il avait été concentré pendant toute la durée de cette délicate opération, pas la peine de le blesser encore plus que ça. « Donc c'était quoi ? mur ? poutre ? porte ? » Il était curieux, mais en même temps, lui, avait déjà tout fait. « Bizarrement les arbres attiraient ma colère … » tout ce qui passait sur son passage pour être honnête, un arbre, une voiture, un murer, un poteau de Basketball tout ce qui était dur, tout ce qui lui permettrait de se libérer sa colère. Il avait fini par se rattacher et se placer de nouveau correctement dans son siège et il a décidé de changer d'itinéraire, de faire une pause quelques minutes. Il conduisit quelques minutes, ils étaient sortis des routes bétonnées et s'étaient engouffrés dans un sentier, entouré d'arbres, qui montait relativement beaucoup. Et quand la vue se dégagea il coupa le moteur et il sortit de la voiture. Il y avait une vue surprenante sur Los Angeles, une vue qui change de d'habitude, bien loin du fameux panneau Hollywood ici on voyait le vrai Los Angeles, avec les différents quartiers, les différentes maisons etc… Et l'air ici était si douce et si pure. Mais surtout, il n'y avait aucun bruit si ce n'est leurs pas. Le soleil venait aussi réchauffer leurs peaux. Il regarda Ezio qui avait fini par le rejoindre et il commença par lui dire, « quand ça va pas, quand j'ai besoin de changer d'air, ou juste d'être seul. Je viens ici. » il regarda autour d'eux et c'était si calme. « tu peux faire tant de choses ici, lire, écouter de la musique, tu peux pleurer en paix … mais surtout. Tu peux crier, tu peux te vider de tout… tu devrais essayer si tu veux ça aide un peu. Personne n'est au courant de ce petit bijou » il avait découvert cet endroit il y a des années, quand il avait commencé à faire ses randonnées en solitaire à vrai dire, il s'était perdu et avait atterri ici et c'était devenu son repaire à ciel ouvert. Il venait se cacher ici assez souvent, une fois par semaine minimum. Il ne parlait jamais de cet endroit, mais il s'était dit qu'Ezio avait peut-être besoin d'un endroit pour se retrouver et se calmer, c'était encore un moyen indirect de l'aider.
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MessageSujet: Re: love just ain't enough (-) Timothy love just ain't enough (-) Timothy EmptyJeu 3 Jan - 21:46


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Savoir se distancer d’une situation apocalyptique et ne rien laisser paraitre. J’ignore d’où je tiens cette habilité, toujours est-il qu’elle m’aide à ne plus rien montrer. J’opte pour une solution de secours : un repli sur moi-même qui, je l’espère, me sera très bientôt salvateur. Je ne peux pas en dire plus, impossible d’en faire davantage non plus. Je suis brisé psychiquement, secoué moralement, blessé physiquement avec ces putains de phalanges recouvertes de mon propre sang. Quelques ouvertes par-ci et par-là, la faute à ces petits morceaux de verres qui se sont effondrés comme des dominos les uns sur les autres lorsque j’ai donné l’assaut final contre ce miroir. Timothy, je me refuse à lui ouvrir la porte, il ne doit pas entrer… Pas tout de suite. A ce stade, je n’ai plus envie d’accorder ma confiance, surtout pas à une personne d’aussi proche de ma mère et qui pourrait, par essence, se révéler être du même acabit. Vous vous rendez compte du grand écart que je me retrouve à faire ? Moi qui, hier encore, vantais les mérites de cette femme, mère célibataire qui se crève le cul au travail pour faire rentrer des liquidités en quantité suffisante pour subvenir à tous les besoins de son fils… Tout ce qu’il me reste à présent, c’est cette forme de haine arrogante qui me pousse à tourner le dos à tout ce que j’ai connu jusqu’à présent. L’ignorance, dès aujourd’hui je l’ignorerais comme elle a jugé acceptable d’ignorer la vérité pendant toutes ces années. Je la délaisse, comme elle a délaissé cet homme qui aurait pu prendre part à mon éducation… Je l’abandonne comme elle a choisi de m’abandonner en se refusant à donner réponse à mes plus grosses interrogations. Rien de tout ceci ne serait arrivé si elle avait eu le cran d’exploser mes idées reçues, d’outrepasser ses angoisses pour se libérer de ses propres chaines. Elles auront eu le mérite de la retenir, de lui éviter de s’écraser à même le sol… Ces putains de chaines qui la mènent paradoxalement à sa perte. Ne pas exploser dans cette bagnole me demande un effort surhumain, à ma hauteur… Parce qu’il n’a jamais été question d’autre chose que de tout donner. J’ai toujours été ce guerrier qui se bat très fort pour ce qui lui revient de droit, qui en demande toujours plus, qui vise les étoiles et ne se contente pas de petites victoires apaisantes. L’inconnu ne m’a jamais fait peur, repartir de zéro comme je m’apprête à le faire ne m’effraie pas davantage. « Merci de proposer mais… Non merci. J’ai besoin d’un lieu neutre ! » Je ne peux pas débarquer dans sa vie, m’immiscer un peu plus encore dans son quotidien, affronter cette femme… Ma grand-mère, la seule que j’aurais de toute ma vie puisque je ne connais pas mes grands parents maternels. « Elle le sait ? Ta mère… Que j’existe ? » Je marque un temps d’arrêt. Mon regard est aspiré vers les mains de cet homme qu’il me faudra apprendre à connaitre dans un futur on ne peut plus proche. Sa main, elle aussi marquée par des excès de colère étouffés à force de violence. Je laisse un frisson me parcourir lorsqu’il effleure ma main, serre les dents un peu plus fort lorsque le désinfectant entre en contact avec les parties ouvertes de ma plaie et… Et ne peut empêcher mes yeux de s’alourdir sous l’émotion… Une chose en commun… Je suppose que des choses en commun, nous en avons des dizaines. « L’histoire… L’histoire semble être un point commun, même si mes notes ne l’illustrent pas forcément. » Parlez moi ségrégation et vous me perdrez instantanément, je suis passionné par cette période, par les ressorts, par les mouvements qui ont permis de faire avancer cette lutte fabuleuse pour les droits civiques et sociaux. « Un miroir… Le miroir d’une armoire ! » Ce n’est pas un arbre, pas un mur, pas une table non plus… Un putain de miroir. J’aurais pu choisir quelque chose de moins aiguisé mais non… Il a fallu que je tape sur une glace. Il reprend la route, roule encore et encore… J’crois que j’ai perdu le fil à un moment, parce que je me rends compte seulement maintenant que nous sommes près d’une forêt. Il fait nuit, sombre, peu de luminosité mais une vue qui attire tout de suite mon œil. A couper le souffle, des centaines de petites onces de lumières qui forment un tout intimidant. Crier, déverser sa colère, sa haine, sa tristesse, sa joie… Voici donc l’Eldorado de mon professeur d’histoire… De mon père. « C’est magnifique ! » J’ai beaucoup de mal à en dire davantage, sur le qui-vive, dans la retenue la plus complète. Je ne veux prendre aucun risque, je ne peux pas m’exposer davantage en hurlant, en pleurant… Je ne peux pas. « Tu ne lui dira pas où je crèche, n’est-ce pas ? Je ne peux pas prendre un deuxième couteau dans le dos. »    
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MessageSujet: Re: love just ain't enough (-) Timothy love just ain't enough (-) Timothy EmptyDim 6 Jan - 18:16

Il avait légèrement grimacé quand il lui demanda si sa mère était au courant de l'existence d'Ezio « Non ... elle a eu une crise cardiaque le mois dernier ... je n'ai pas envie qu'elle en refasse une...» il ne voulait pas s'attarder sur les détails de santé de sa mère surtout parce que lui-même cela l'inquiétait. Pour Tim, sa mère est encore jeune, surtout par le fait qu'elle l'a eu assez jeune, mais surtout parce qu'il a eu très peur quand on l'a appelé pour lui dire que sa mère était à l'hôpital. Deux jours d'incertitude après sa crise cardiaque. Et son cœur s'était littéralement brisé lorsqu'elle ne l'a pas reconnu, heureusement cette amnésie n'était que passagère. Mais rien que cela, son monde s'était arrêté, il n'y a personne qu'il n'aime autant que sa mère. C'est son monde, c'est sa bouée de sauvetage, alors rien que de reparler de ça c'était difficile. Il se rappelle encore de la voir dans ce lit et qu'il a prié à un dieu auquel il ne croit pas pour prendre sa prendre sa place, que ce soit lui sur ce lit et non elle. Elle ne mérite pas ça, Jessica Hayes une femme incroyable qui n'a jamais hésité d'aider son prochain, qui a toujours tout fait pour assurer un avenir à son fils. « Mais dans le mois ça sera fait... le temps qu'elle se remette correctement de tout...» peut-être qu'ils pourraient même y aller ensemble, qui sait. C'était certain que la nouvelle allait déjà la surprendre, mais Tim savait que cela allait aussi lui faire plaisir, elle allait pouvoir projeter son amour sur quelqu'un d'autre. « fun fact, du coup t'es un quart colombien, un quart ... blanc. » C'est vrai que lorsque l'on regarde Timothy ce n'est pas forcément ce qu'il vient à l'esprit, sa peau si foncé ne montrait pas les origines de sa mère, c'est dans sa manière d'être qu'il ressemble plus à sa mère, toujours à penser aux autres avant de penser à lui-même. A vouloir aider tout le monde sans forcément avoir l'énergie pour tout faire. Il commençait à faire le bandage, chaque mouvement était calme, la main stable tel un chirurgien en pleine opération, il avait fait attention à ne pas lui faire mal, il avait déjà assez de maux pour lui rajouter des douleurs physiques. Le colombien n'a pas pu s'empêcher de sourire légèrement quand Ezio lui avoua qu'il aimait aussi l'histoire. L'histoire avait été son refuge pendant des années, enfin la lecture en général, il ne se balade pas sans un livre sur lui, ou dans sa voiture. « On va arriver à des trucs plus passionnants...la ségrégation, racisme etc...tu vas entendre mes plus belles histoires » effectivement il en avait eu des histoires liées à du racisme, à des différents niveaux sociaux, lui qui est marron dans une famille de blanc, lui qui était pauvre dans un pauvre dans un lycée de riche, lui qui s'est toujours battu pour le respect des autres, hommes, femmes, blancs, jaunes, noirs. Il fait partie de ces gens-là qui sont prêts à défendre la planète entière contre le racisme. Un miroir il avait pris l'objet le plus coupant possible, ce n'était pas si étonnant que la coupure soit si profonde et saignant, mais maintenant cela allait mieux, Tim avait fait un bon boulot, il entend encore la voix de sa mère, infirmière, qui lui explique comment faire un bandage.
Ils venaient de sortir de la voiture et le soleil leur offrait une vision paradisiaque de la ville, bien loin des clichés, une vue à des kilomètres, le vent qui soufflait légèrement sur leur visage. Tim expliqua à Ezio que cet endroit c'est là qu'il vient pour être en paix, pour changer d'air, un air pur contrairement à l'air pollué de la ville, pour crier, pour chanter, pour tout simplement être seul. Il sourit légèrement, mais surtout ferme les yeux pour profiter un court instant du soleil qui réchauffait doucement sa peau. Timothy écoutait son fils et il venait simplement de hocher la tête. « je sais que tu ne me connais pas et que t'as pas forcément confiance, mais je te le promets » il lui avait tendu la main pour qu'il la serre, comme un pacte entre eux deux. Même s'il ne connaissait pas encore son père, Timothy est quelqu'un de loyal, il l'était avant mais l'armée a approfondi cette qualité. Il a promis à Ezio qu'il ne dévoilerait pas sa localisation alors il n'y avait aucun doute qu'il ne le ferait pas. L'adolescent venait de se faire plus ou moins trahir par sa mère alors il fallait que Timothy lui montre qu'il pouvait lui faire confiance, ou du moins qu'il pouvait commencer à lui faire confiance. « T'as besoin d'espace et de temps, c'est normal, donc non je ne dirai rien à ta mère même sous la torture. » même sous la torture, c'était bien évidemment une blague, il savait que s'il utilisait les bons mots avec Riley, elle n'insisterait pas, il savait aussi que les prochains jours voire même semaine risquerait d'être longues pour tout le monde. « T'as probablement des centaines de questions qui te passent par la tête sur tout ça,  mais quand tu voudras parler, quand tu seras prêt... je serai là pour répondre à toutes tes questions Ezio. »Il n'avait pas bougé d'un centimètre et avait continué de regarder le paysage tout en prononçant ses mots. Si Ezio savait que la douleur qu'il ressentait, il la connaissait, c'était ça qu'il avait ressenti quand Riley lui avait avoué ce mensonge. Il avait aussi évacué sa colère avec un coup, ou plusieurs sur un mur alors qu'il est sorti en trombe de chez elle. Il s'était senti perdu et abandonné parce qu'il ne savait pas à qui en parlait. S'il en avait parlé à Jason il l'aurait entendu critiquer Riley pendant des heures et il n'avait pas eu envie de ça. Alors il avait tout gardé en lui et ce n'était pas bon c'est pour ça aussi, qu'il propose son aide à Ezio, pour ne pas le laisser dans seul, en colère contre tous. « tu n'peux juste pas tout garder en toi, crois-moi... au pire si tu me crois pas... tu peux croire le grand Albus Percival Wulfric Brian Dumbledore qui a dit "Numbing the pain for a while will make it worse when you finally feel it" » faut toujours qu'il ramène son côté nerd dans une conversation mais c'était aussi une part de lui et c'était aussi un moyen de changer un peu les idées de l'adolescent même si cela n'a fait effet qu'une micro-seconde. Il avait prit une grande respiration, de quoi purifier ses poumons tout en essayant de chasser toutes les questions qu'il avait lui aussi dans sa tête. En une demie journée, il avait avoué à son fils qu'il était son père, ce qui avait déclenché une dispute et la plus ou moins fugue de l'adolescent, mais il essayait tant bien que de mal de calmer l'adolescent, de le rassurer. C'était pas simple, il avait l'habitude de réconforter des ados mais là c'était différent, c'était son fils, son adolescent à lui. Il arrivait toujours pas à y croire.
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MessageSujet: Re: love just ain't enough (-) Timothy love just ain't enough (-) Timothy EmptyLun 14 Jan - 19:39


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Les histoires de famille, une succession de complications à surmonter pour le restant de mes jours ? A quoi je pensais, imaginer que la mère de Timothy connaissait mon existence, était prête à éventuellement me rencontrer. Non, nous n’en sommes pas encore là, pas à un stade suffisamment avancé pour qu’un tel acte soit ne serait-ce qu’envisageable. Cette femme semble fragile, une crise cardiaque récente ayant percé à jour la carapace que tout parent se construit à la naissance de son enfant, cette forteresse blindée et censée ne jamais rompre sous le poids des problèmes, cette façade puissante qui se doit de rassurer sans jamais faillir sa progéniture. A présent, Timothy a compris qu’elle était fragile, qu’en moins d’un battement de cils, elle pourrait disparaitre. Est-il conscient que ce même constat s’applique à moi ? Je suis là ce soir, près de lui, à encaisser les coups en prétendant être stable, mais est-ce vraiment le cas ? « Oh, je comprends… C’est normal, elle va avoir besoin de beaucoup de repos et de stabilité. » De la stabilité, c’est à se demander si une telle chose existe. Je ne connais pas cela et je ne risque pas de le découvrir dans les prochaines semaines, bien au contraire. Il reprend la parole et attire mon attention. Il compte sauter le pas, franchir un cap profondément symbolique. Il va lui dire, elle le saura… Le bon moment doit juste se présenter. « D’accord, pourvu qu’il ne prenne pas dix-huit ans ! » Pardon, c’est plus fort que moi. Je suis tellement amer à propos de ma mère que plus rien ne semble pouvoir m’arrêter de la viser lorsqu’une perche m’est tendue. « Mon teint légèrement hâlé trouve donc ses origines ici ! » Je remarque, un fin sourire se décidant enfin à percer la barrière de mes lèvres pour les étirer. Je ne suis pas le mec le plus métissé au monde, juste le résultat d’un mélange de plusieurs origines pour un résultat ma foi… Plutôt convenable. Suffisamment bronzé pour le plaisir des yeux, suffisamment blanc pour ne pas être emmerdé par tous ces fachos qui peuplent les recoins du centre-ville. Cette population conservatrice au possible qui n’accepte que les blancs mais qui doit maintenant revoir ses exigences à la baisse pour accepter le métissage sous ses formes les moins prononcées. Et oui, les jeunes ne s’attardent plus vraiment sur la couleur de peau ni les origines… Quoique… Certains de mes camarades au lycée continuent de m’exaspérer quotidiennement en donnant un second souffle à ces doctrines et considérations à la noix. Ils devraient peut-être jeter un coup d’œil dans les livres d’histoire, ils se rendraient compte qu’ils sont moins « pur souche » qu’ils ne le croient. En parlant d’histoire, voilà un point que nous avons tous les deux en commun. Tel père tel fils. Non, il est trop tôt pour ce genre de remarques, même si elles ne cessent d’aller et venir dans mon esprit. « La ségrégation, les luttes pour l’égalité… C’est la période de l’histoire Américaine qui me passionne le plus. J’ai hâte. » Un nombre impressionnant de personnalités ont fait preuve de courage à cette époque. Comment ne pas être inspiré par une Rosa Parks, un Martin Luther King… Par quelqu’un comme Malcolm X, l’extrémisme légèrement aseptisé en plus… Autant de profils qui sont venus s’additionner les uns aux autres pour peser suffisamment lourd dans la balance et obtenir ce que des tas de gens demandaient sans être entendus depuis des centaines d’années. De quoi prendre note et se faire la promesse de toujours lutter corps et âme pour les autres, pour ceux qui souffrent des inégalités et ne sont pas entendus. « J’ai hâte de les entendre… Tes histoires ! » Sous-texte évident : Je veux apprendre à te connaitre, papa. Mes joues s’empourprent, j’ai peur qu’il soit parvenu à lire dans mes pensées en perçant mon regard à jour. Le soleil, il continue de nous réchauffer par petites percées. Il est sur le point de battre en retraite. Il fera très bientôt nuit noire. La vue est à couper le souffle, le cadre propice aux promesses et aux confidences. La seule promesse qui m’intéresse réellement, ce soir, c’est celle qu’il vient de me faire : ne pas trahir la destination vers laquelle nous nous rendons ; respecter ce besoin de solitude ; ce temps-mort nécessaire à ma reconstruction. Il a compris sans même que j’ai besoin d’en dire plus, sans que je me retrouve à devoir défendre mes opinions. Il sait, c’est tout. De ma main sacrément amochée, bien que partiellement soignée par Timothy, je lui serre tout doucement la sienne, le pacte est scellé, jusque dans la tombe. « Des questions, j’en ai par milliers. Elles se bousculent… Mais j’ai besoin d’y voir plus clair, de faire le ménage dans mon propre esprit avant de réfléchir à tout cela. Certains chapitres se doivent d’être bouclés avant d’en ouvrir de nouveaux. » Le jour viendra, ce n’est juste pas aujourd’hui. Dumbledore… Attendez, VIENT-IL DE CITER DUMBLEDORE ET DE RAVIR LE FAN QUI SOMMEILLE EN MOI ? Si la situation s’y prêtait davantage, croyez-moi que je serais en train de surenchérir avec une autre citation made in Harry Potter mais là… Présentement… Je me contente de sourire, le premier sourire sincère et dénué d’aigreur. « Ne t’inquiète pas, j’ai un cercle d’amis suffisamment solide, je ne manquerai pas d’épaules sur lesquelles me reposer et d’oreilles attentives pour recueillir mes états d’âme. » Je marque une pause, le temps d’un bref silence. « C’était comment… » Nouvelle pause, je cherche mes mots. « L’armée ? La guerre… Le combat… La mort… »
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MessageSujet: Re: love just ain't enough (-) Timothy love just ain't enough (-) Timothy EmptyDim 27 Jan - 11:57

Il sourit légèrement, il avait commencé à faire des blagues peut-être que cela veut dire qu’il commençait à se sentir un peu plus à l’aise avec le colombien, que la nouvelle information commençait doucement à s'imprégner dans le cerveau de l’adolescent. Timmy allait continuer dans la lancée de l’humour mais gardant une vraie part de sincérité. « tu veux venir avec moi quand je lui annonce ? Comme ça tu pourras être certain que je lui dise.  » il sourit légèrement encore une fois. Il pouvait imaginer la scène, entrer dans l’appartement avec Ezio et sa mère qui serait perdue le temps d’un instant et puis ensuite cela serait des larmes de joies et finalement une tonne de questions pour comprendre la situation. Et d’un côté cela permettrait aussi à Ezio de connaître sa mère, sa seule grand-mère et la seule personne qui a été un modèle pour ses deux parents. La seule bonne influence qu’ils ont tous les deux eu pendant leurs jeunesses.
Les deux hommes parlent d'histoire et cela montrait qu'ils se ressemblaient plus que cela n'y paraît. Ah cette période-là c'est aussi une de ses périodes préférées parce qu'il a assez d'histoire pour agrémenter ses cours et les rendre plus intéressants “ si ça t'intéresse j'ai pas mal de bouquins aussi sur ce sujet.” la ségrégation, la lutte pour l'égalité c'est un sujet qui l'a toujours intéressé, ayant lui-même été discriminé assez souvent, mais surtout pour le simple principe qu'il ne comprend pas comment on peut faire la différence entre les gens juste à cause du taux de mélanine… il sourit légèrement quant à sa remarque “oulah tu me mets la pression là.” bon en réalité il en faut beaucoup pour mettre la pression sur le colombien, il aime raconter des histoires, il se dit ça change aussi des cours basés sur des bouquins, c'est plus vivant et bizarrement les adolescents se souviennent mieux s'il raconte les évènements à sa façon.
Il laissait l'occasion à cet adolescent, qui venait de découvrir l'existence de son père, une chance de connaître son père et de poser des questions sans aucune gène. Il écoute l'adolescent et comprend bien évidemment tout ce qui se passe dans sa tête. « prends tout ton temps … je serai là. » Il ne comptait pas partir, il comptait garder sa promesse de ne rien dire à sa mère et surtout lui laisser le temps de comprendre la situation. Et quelle situation. Découvrir que son père est son prof d'histoire, qu'en plus il est vivant alors qu'on lui avait dit qu'il était décédé, beaucoup trop de choses venaient de changer.
Son côté nerd est ressorti quand il a cité Dumbledore, mais bon en général les adolescents aiment ce genre de références, il avait tenté sa chance tout en étant sur un sujet très sérieux. « ça me rassure alors » Il n'était pas seul et c'était déjà ça. Cela rassurait Timothy, il avait surement plus d'amis et de support que lui. Au moins il sera bien entouré dans cette période qui risquerait d'être compliqué. Dans des périodes aussi difficiles il faut toujours être bien entouré pour ne pas s'enfoncer dans un gouffre de négativité et de dépression. En disant ça, Ezio ne rassurait pas seulement Timothy, mais par son intermédiaire il rassurerait aussi sa mère. Tim expliquera à Riley ce dont ils ont parlé, ce qu'a demandé l'adolescent, ce qu'a demandé Tim afin de la rassurer le plus possible.
Il ne s'attendait absolument pas à cette question, il s'attendait plus à une question sur la relation qu'il entretenait avec sa mère avant ou même aujourd'hui, mais non il est parti sur un tout au sujet. L'armée faisait partie de Timothy, il sera toujours considéré comme un soldat même après sa mort alors qu'il lui pose une question sur ce sujet, il demandait indirectement à apprendre à connaître Tim. « wow … tu commences fort.» il sourit légèrement, passe sa main dans ses cheveux comme quand il est mal à l'aise. Il ne peut pas raconter tout ce qui s'est passé parce que cela prendrait réellement un temps fou, mais aussi parce que sept ans après il n'est toujours pas capable de mettre des mots sur ses émotions. « Là-bas … c'était ……. mouvementé et intéressant mais c'est le retour qui a été difficile. Se rendre compte de tout ce que ton subconscient a voulu éliminer …. » Tous les souvenirs qui ont été traumatiques, les fusillardes, les cris, les pleures, la douleur autant mental que physique qu'il a pu ressentir alors qu'il était en Iraq. Il regarde devant lui, il croise les bras sur sa poitrine, haussa les épaules « Mais, je ne regrette rien.» C'était la vérité, il le referait de nouveau, enfin si Riley n'avait pas été enceinte à cette époque-là, il l'aurait refait. Parce qu'il avait été utile un moment dans sa vie, lui, petit américain avait aidé des gens dans sa vie, il avait eu de l'importance dans ce monde même si ce n'était que pour désamorcer une bombe artisanale de temps à autre.Même si ce n'était que ramener un enfant au milieu d'un conflit militaire à sa mère. Il avait aidé des gens et c'était tout ce qui l'importait. « J'y suis allé parce que j'avais besoin d'être utile quelque part et je l'ai été même si je me suis fait jeter après.» il sourit légèrement, c'était vrai qu'il s'était fait jeter ensuite, un faux prétexte et il était de retour sur le sol américain. Malgré tout ce qui est post traumatique il garde toute de même de bons souvenirs avec les mauvais. Il garde les repas autour du feu à raconter leurs vies, de la fraternité qu'il y avait entre eux, il a appris à faire de nouvelles choses et il s'est aussi découvert. « Tu as une autre question dans ce genre, autant arraché le pansement directement..» il sourit légèrement, pas inquiet parce que s'il avait des questions cela voulait dire qu'une part de l'adolescent voulait apprendre à le connaître malgré le choc encore frais de l'annonce.
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MessageSujet: Re: love just ain't enough (-) Timothy love just ain't enough (-) Timothy EmptyVen 1 Mar - 19:42


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Je suis complètement lessivé par l’enchainement de révélations, de confrontations et de ruptures qui vient de s’opérer en l’espace d’une heure. C’est un peu comme si deux années entières venaient de s’écouler en dix minutes à peine, un grand-huit émotionnel que je me serais bien gardé de rencontrer. J’aime les sensations fortes, ne vous méprenez pas, mais j’ai une sainte horreur des mauvaises surprises et des coups de couteaux dans le dos. Le pire dans tout cela, c’est que je ne peux même pas affirmer ne rien avoir demandé… Parce que les réponses à mes questions, c’est moi qui me suis démené pour les trouver. Ils étaient tous assez confortables avec l’idée de me dissimuler la vérité, à croire que je suis le seul à ne pas pouvoir me regarder dans une glace dès lors qu’on me confie un secret sensible. J’ai pris plusieurs éclats d’obus ce soir, les plaies suintent d’un abominable liquide qui donne le vertige et la nausée. Le douloureux prix d’une vérité qui libère autant qu’elle n’enterre. Il n’y a que des leçons à tirer de toutes ces histoires, mais il me faudra du temps, un sacré putain de paquet de temps pour me remettre de mes blessures. Les plaies auront d’abord besoin de sécher, d’être désinfectées… La douleur sera sans cesse ranimée pour te rappeler à tout ce merdier tout en restreignant la présence de cet affreux hématome. Une fois résorbé, la cicatrisation pourra enfin commencer. Le processus est long, il est imprévisible, instable. Je ne suis pas à l’abri d’une réouverture des plaies, d’une infection, d’une défaite critique mais tôt ou tard, je dis bien tôt ou tard, un miracle finira par se produire et je pourrais me relever. Les traces demeureront présentes sur mon corps, inscrites au fer rouge sur ma peau, mais je m’en sortirais. Plus fort que jamais, je n’aurais alors plus qu’à resplendir de nouveau, reprendre une vie délaissée au profit d’une auto-préservation nécessaire. Je tique à sa proposition, tout s’enchaine à une vitesse ahurissante, j’en ai le tournis. « Pourquoi pas, oui. Je ne crois que ce que je vois après tout… Surtout après tout cela ! » Nouvelle philosophie adoptée, ne plus faire confiance à personne à moins d’avoir des preuves irréfutables. Les éléments nécessaires pour t’assurer de ne pas être trahi par les gens sur qui tu penses pouvoir te reposer. Des points communs, nous allons nous en découvrir des dizaines et des dizaines à l’avenir, c’est inévitable. Premier d’entre eux : notre appétit pour l’histoire, la civilisation et plus particulièrement les mouvements de droits civiques aux États-Unis. Les luttes pour l’égalité demeurent un tournant dans l’histoire et les conséquences se font toujours ressentir de nos jours. Le combat n’est clairement pas terminé, les figures emblématiques manquent juste cruellement à l’appel pour permettre de soulever le mouvement et de cristalliser les actions en cours. « Avec plaisir, je tâcherais de te les rendre au plus vite… J’ai l’affreuse tendance à ne pas décrocher d’un bouquin une fois que je l’attaque de toute manière ! » Du genre à enchainer les nuits blanches pour arriver au plus vite à la fin de l’ouvrage. On pourrait croire qu’il ne s’agit que des romans, parce qu’il y a un plot et une résolution finale qui te pousse à vouloir accélérer la cadence alors que l’ambiance monte crescendo… Seulement, tous les types de bouquins ont le même effet sur moi, même les manuels purement factuels, parce qu’ils ont tous de nombreux secrets auxquels il est impossible d’accéder avant d’avoir parcouru le bouquin entièrement une première fois. J’esquisse un bref sourire alors qu’il prétend avoir la pression dorénavant. « Avoir la pression, c’est plutôt bon signe. Tu voudras donner le meilleur de toi-même pour ne pas décevoir ton audience. » Pour ne pas ME décevoir. Cette simple idée fait naitre un sourire que j’ai bien du mal à dissimuler. Je ne suis pas habitué à ce que l’on puisse vouloir faire les choses correctement pour me faire plaisir, pour ne pas me décevoir. Il est difficile d’y parvenir de toute manière, je ne suis pas du genre à formuler des attentes insurmontables, je pars plutôt du strict minimum syndical pour offrir une bonne grosse marge de manœuvre à la personne que j’ai face à moi. J’adore être agréablement surpris, chose on ne peut plus aisée puisque je suis parfois très naïf. A ce stade, il est beaucoup trop tôt pour que je puisse me livrer de quelconque manière que ce soit, la seule chose dont je suis certain, c’est qu’il me faudra du temps pour exorciser certains démons, pour évacuer certaines pensées et faire de la place à des questions plus légitimes, moins émotionnelles. La sagesse se reconnait en la capacité qu’a un homme à prendre le temps nécessaire pour s’éloigner d’un sujet beaucoup trop brûlant afin de laisser la tension redescendre. J’aurais besoin de réfléchir à tout cela à tête reposée, de peser le pour et le contre, de remettre en contexte un certain nombre d’éléments, d’attitudes qui tomberont sous le sens avec mes découvertes du soir… Il est, pour l’heure, bien trop tôt, je n’ai pas envie de parler de tout cela. J’ai juste besoin d’une bonne dose d’air frais, des mots adorables de Kane et d’un endroit neutre où je me sentirais suffisamment éloigné et en sécurité pour baisser ma garde. En attendant, je fais promettre à Timothy de ne pas me trahir, ce serait la pire chose à faire dans son cas, l’assurance de ne plus jamais me revoir et d’étouffer dans l’œuf le semblant de relation père-fils qui se dessine sur l’horizon. Des questions à lui poser, j’en ai probablement des tonnes, certaines seront surement très personnelles, intimes… Pour l’heure, j’ai besoin de faire le lien avec la seule part de vérité qui baignait dans cet étrange récit mensonger formulé par ma mère durant toutes ces années : l’armée. Je commence fort, surement, mais je n’ai pas le temps pour les jolies transitions. Nous avons perdu suffisamment de temps tous les deux. Je l’écoute attentivement même s’il reste beaucoup trop général à mon goût. J’aimerais qu’il m’ouvre l’accès à ses blessures, à ce qu’il n’a jamais osé dire à haute voix… Il existe une part sombre, dévastée en lui, je peux le voir dans ses yeux… Peut-être parce que j’ai cette troublante capacité à déceler un nombre hallucinant de petites choses rien qu’en regardant les gens dans les yeux. Le miroir de l’âme, comme ils disent. « Tu n’as pas été en colère, à ton retour ? » De la haine, il a surement dû s’étouffer avec. « Te rendre compte que les gens ont un train-train quotidien, des préoccupations superficielles et une tendance horrifiante au drame alors que des hommes et des femmes meurent sans aucune reconnaissance pour leur permettre de vivre de la sorte… Pendant que des familles sont décimées dans des conditions effroyables et qu’on en vient à se demander si ce ne sont pas les plus chanceux face aux conditions de vie des survivants… »
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MessageSujet: Re: love just ain't enough (-) Timothy love just ain't enough (-) Timothy EmptyDim 31 Mar - 22:12

Un petit rictus est rapidement apparu sur son visage. Il ne croyait plus que ce dont il voyait « c'est un point commun avec ma mère. Par contre, va falloir t'attendre à un interrogatoire … » mère très protectrice, il ne savait pas réellement comment elle allait réagir à une telle annonce, ou comment elle allait se comporter avec Ezio. Il avait confiance en Jessica, quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle dise, cela sera toujours la bonne réaction. Elle n'a jamais eu de réaction trop poussée, même quand il a été arrêté par la police, elle avait été sévère, mais juste. Elle comprendra les raisons de Riley pour lui avoir caché l'existence de son petit-fils pendant tant d'années, mais voudra aussi comprendre comme le fils se sent par rapport à tout cela. Et bien évidemment, elle fera les louanges de son propre fils.
« Peut-être qu'on se ressemble plus que ce qu'on veut y croire. » dit-il simplement. C'est certain qu'au cours de la vingtaine de minutes qu'ils venaient de passer ensemble, rien que tous les deux, ils avaient déjà beaucoup appris l'un sur l'autre. Et pour l'instant Ezio ressemble mentalement beaucoup à son père. Sur certain point c'est une bonne chose, l'amour de la lecture et du sujet de la ségrégation raciale, mais il y avait aussi la colère qui était clairement un des mauvais points de la personnalité du colombien. Timothy espérait qu'il tenait le reste de sa mère, son courage, son franc parlé et son charisme indéniable.
C'était en parlant avec lui, en parlant avec Ezio qu'il se rendait compte de tout ce temps qu'il avait perdu. Il avait envie de crier contre Riley pour lui avoir privé d'avoir une relation avec son fils, ou que sa mère du moins en ait une. De crier contre lui-même pour être parti et s'empêchant de connaître cet adolescent plus que surprenant. Il aurait voulu être là pour eux, il aurait voulu savoir pour aider Riley, pour élever et voir toutes les premières fois d'Ezio. Mais tout ça c'était impossible. Mais il se rattachait au fait qu'ils pouvaient encore faire des premières fois ensemble, premier concert père et fils, première discussion sur des livres, première rencontre avec les Hayes.
Il lui mettait la pression. Il faut de ne pas decevoir ses élèves et il ne faut pas le decevoir lui non plus. « Attends, t'es en train de dire que des fois… je déçois mon audience avec des cours merdiques EZIO franchement … pas cool. » il avait placé sa main sur l'épaule de son fils en rigolant légèrement. Un geste tendre et surtout pour détendre un peu l'atmosphère et faire oublier, l'espace d'un instant ce qu'il s'était passé quelques temps avant. Il savait très bien qu'il faisait de temps en temps des cours chiants, ça lui arrive aussi à lui. Y a des cours où le sujet ne le passionne pas mais qu'il est obligé de faire du coup ça se voit qu'il n'aime pas ce chapitre. Il y a des jours où rien ne va et les jours où c'est la santé le problème.
Cela se voyait très facilement que le jeune Oaks était intéressé par ce que Tim pouvait et avait pu ressentir à propos de ce qui se passe là-bas, là où il y a des conflits, ici, tout le monde a des informations différentes mais surtout, ici tout le monde s'en fiche, chacun vit dans sa bulle. La vie ailleurs qu'aux Etats-unis c'est un concept qui n'existe pas réellement dans leurs esprits.« bien sûr. Mais j'ai pas eu le choix que de m'habituer à cette colère, les préjugés aussi que les gens ont sur les militaires, sur la vie là-bas. Ils pensent qu'on vit pareil ici que là-bas et c'est loin d'être le cas. » Pas d'électricité, ni d'eau courante dans certain village paumé au milieu de l'Iraq. Pas d'internet, pas de toilettes même et pourtant il croisait dans les rues des enfants en train de jouer, de rire, malgré la mort qui pesait au-dessus de leurs têtes. Des adolescents devenus des combattants, des mères qui pleurent leurs enfants. Il pense souvent à tout ça, il se dit qu'il a de la chance d'avoir survécu même si des fois cela a été de justesse. Il était vivant et maintenant la colère avait plus fait place à la joie d'être ici, vivant, auprès de sa mère, de Riley et désormais d'Ezio. « souvent j'aimerai pouvoir faire plus mais je peux pas, pas ici du moins. » il faisait déjà beaucoup pour se battre contre désinformation, lorsqu'ils parlaient des guerres dans ses cours ils prenaient le temps de réellement décrire ce qui se passe là-bas, la réalité des combats, même si c'est difficile à entendre pour ses adolescents en général cela leur permet aussi de se rendre compte à quel point ils sont chanceux de vivre aux Etats-Unis, loin de tous les conflits. « J'avais ton âge quand je me suis engagé donc … tu peux imaginer à quel point ça a été difficile de comprendre tout ce qui se passe aussi. » Il regardait en face, le paysage qui s'offrait à eux. La tempête était passée, ou du moins elle s'était calmée. Ils étaient tous les deux beaucoup plus calme. Peut-être qu'apprendre à connaître son père l'avait aidé même si cela n'est que quelques minutes. Ils avaient commencé à s'instaurer de la confiance entre eux. Timothy se sentait coupable de ne pas avoir été là pour connaître cet adolescent avant. Son adolescent. «  a moi de poser des questions maintenant. » il sourit légèrement, un petit sourire taquin, comme s’il allait poser des questions gênantes mais en réalité c’était une question qui lui tournait dans la tête depuis qu’il avait appris sa paternité «  Est-ce que tu as eu une enfance heureuse ? » est-ce qu’il a eu une enfance heureuse alors qu’on lui avait dit que son père était décédé, avait-il était heureux avec son beau-père ? Tout ça, cela lui tournait dans l’esprit, car il aurait pu rendre cette famille heureuse, seulement s’il n’était pas parti une journée trop tôt. Une journée c’est tout ce qu’il a fallu pour changer leurs vies à tous.
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MessageSujet: Re: love just ain't enough (-) Timothy love just ain't enough (-) Timothy EmptyMar 9 Avr - 16:18


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« Les interrogatoires ça ne me fait pas peur tu sais, j’étais probablement agent du FBI dans une vie antérieure… Tu auras surement envie de prendre la fuite quand on sera tous les deux à se questionner mutuellement et à formuler des hypothèses complètement barrées sur tout et n’importe quoi en refaisant le monde. » Je m’emballe peut-être un peu en me livrant à de telles suppositions, on ne sait pas du tout comment réagira cette petite dame qui aurait clairement mérité qu’on ne lui dissimule pas de telles informations. Nous aurons au moins ce point commun dès le départ, d’avoir été trahis par les propres membres de notre famille. Ce sentiment qui la traversa, qui lui procurera autant de colère que de joie, je serais le seul à même de le comprendre sans qu’elle ne soit obligée de passer par l’exercice périlleux qui consiste à mettre des mots sur tout cela. Plus difficile, tu meurs… Parce que les mots n’ont pas la puissance nécessaire pour retranscrire le plus fidèlement possible la déflagration dont tu es victime lorsque la vérité s’abat soudainement sur tes épaules. Rien ne peut te préparer à cela, rien ni personne. Certains auront vite fait d’affirmer qu’on en fait des tonnes avec nos histoires de trahison, de colère et de vendettas… Mais j’aimerais les voir à notre place à nous, nous qui avons été bercés d’illusions et manipulés pendant une bonne partie de notre vie, nous qui nous sommes retrouvés dans une sale situation alors que nous n’avions rien demandé. Vous imaginez à quel point il peut être destructeur d’apprendre que toute ta vie est basée sur un mensonge, que ton père, ce héros, n’est finalement pas mort héroïquement à la guerre mais qu’il est là, devant tes yeux depuis la rentrée scolaire, qu’il s’avère être ton professeur d’histoire… Ouais, j’aimerais définitivement vous y voir, vous, tous autant que vous êtes, vous qui prétendez tout savoir et tout comprendre sans avoir rien vécu. La bonne blague. Peut-être qu’on se ressemble plus que ce qu’on veut croire. Je me répète les paroles de cet homme qu’il me faudra apprendre à qualifier de père. « Peut-être… C’es même surement le cas ! » J’avoue ne pas trop savoir quoi répondre à cela, parce que tout ceci me met sacrément mal à l’aise et qu’il me faudra un peu plus de temps pour parvenir à digérer correctement le flot d’informations qui viennent soudainement de m’être offertes après des années de silence. La situation se détend assez naturellement lorsqu’on aborde ses cours, les enjeux liés à ces derniers et une quelconque déception qui pourrait lui mettre une pression supplémentaire sur les épaules afin de ne pas perdre son audience en cours de route. Ce doit être la partie la plus difficile à gérer quand tu es professeur, trouver le juste milieu entre le contenu qu’il te faut indéniablement faire passer à tes élèves et l’approche que tu choisis d’adopter pour ne pas les perdre en chemin, pour qu’ils soient aussi emballés que possible et ne décrochent pas au bout de cinq minutes. Je n’aimerais pas être professeur, définitivement pas. Il se rend compte qu’il a peut-être déjà échoué, qu’il nous a déjà peut-être même déjà grave emmerdés et j’explose de rire à le voir s’indigner de la sorte, outré par un tel plot twist. « Well… On en attend beaucoup de vous, monsieur Hayes… » Qu’il se rassure, on a beaucoup plus chiant que lui au lycée, il est sans doute l’un des professeurs que l’on apprécie le plus… Je ne pourrais plus me livrer à de tels commentaires à son sujet dorénavant… Mon avis sera forcément biaisé, mais c’était en tout cas ce que je pensais de lui avant de découvrir la vérité. Je ne peux dissimuler un intérêt grandissant à l’égard des expériences qu’il a pu faire alors qu’il était encore militaire, ce pan de sa vie attise particulièrement ma curiosité… Pas du genre maladive ou mal placée, plutôt parce que je me doute que cette période de sa vie a dû profondément le marquer et le changer. Tu ne peux pas rentrer de la guerre en étant le même que tu étais avant de t’engager, c’est impossible. Là-bas, sur le front, au milieu des villes saccagées par la corruption, la violence et les attentats, tu ne peux qu’être fait témoin d’horreurs qui ne t’abandonnent jamais, qui hantent tes jours et tes nuits. Place à ses questions, il a amplement mérité d’obtenir des réponses même si mon humeur du moment n’est pas vraiment en adéquation avec la réponse que je m’apprête objectivement à lui donner. « J’ai eu une enfance heureuse… Nous n’avons jamais roulé sur l’or, loin de là, mais j’en ai tiré énormément de leçons qui, aujourd’hui, me permettent d’être le garçon que je suis, de ne pas être capricieux et d’avoir la valeur de l’argent, le goût du travail et de l’effort. » Je n’ai jamais manqué de rien, malgré certaines fins de mois plus compliquées que d’autres, on a toujours trouvé un moyen de s’en sortir ma mère et moi, peu importe les sacrifices demandés. « J’ai conscience qu’elle m’a toujours fait passer en premier et qu’elle a beaucoup sacrifié pour mon éducation… Mais avec le recul, je me dis qu’elle aurait pu nous éviter toutes ces galères si elle avait été plus honnête avec toi. » Je ne dis pas que tout ce serait arrangé comme par magie, surtout que mon beau-père a énormément contribué à mon bonheur et à ma stabilité dès lors qu’il est entré dans notre vie… Je pense juste que les choses auraient été différentes et que j’y aurais gagné au change. « J’ai beaucoup souffert de l’absence d’un père… J’ai été perturbé pendant un long moment à l’école, je ne comprenais pas pourquoi tous les enfants avaient une papa et une maman alors que moi… Alors que moi je n’avais qu’une maman. »
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MessageSujet: Re: love just ain't enough (-) Timothy love just ain't enough (-) Timothy EmptyMer 24 Avr - 14:11

Hayes n'a pas pu s'empêcher de sourire aux propos d'Ezio, un ancien agent du FBI, l'idée faisait sourire Tim. Lui avait été habitué à toutes les questions qu'on lui posait, effectivement il avait été questionné à chaque étape de sa vie, à chaque fois qu'il voulait sortir sa mère lui posait de nombreuses questions, puis quand il s'est retrouvé en garde à vue ou même à l'entrée de l'armée. Il savait répondre à des questions très calmement et il savait aussi comment contourner des questions cela ne lui faisait pas peur. « Ecoutes, ça promet d'être fun. Challenge accepted. » il lui tend la main pour sceller ce marché. Il n'avait pas peur des questions d'Ezio.
C'était une pression en plus que de savoir qu'il ne devait pas décevoir son fils, c'était un métier sous haut stress, ne pas décevoir tous les élèves qui écoutent son cours. C'était aussi rendre l'apprentissage d'un cours plus divertissant et plus facile, rien de pire que d'écouter un cours magistral. Il ne faut pas décevoir son public, mais en même temps faire rentrer de nombreuses choses dans le cerveau de ces élèves. Hayes allait faire de son mieux afin de ne pas décevoir ses élèves même si sur certains sujets cela est toujours beaucoup plus difficile.
La question était simple, avait-il était heureux quand il était enfant, quand il a été élevé seul par sa mère, sans père, sans lui. Une question qu'il avait en tête depuis l'annonce qu'il avait un fils. Une question qui allait surement être enfin répondu par Ezio. Même s'il avait la version de Riley il avait aussi besoin de savoir comment Ezio s'était senti pendant toutes ses années. Il n'avait pas eu une mauvaise enfance, pauvre certes mais cela avait apporté de valeurs morales sûres chez l'adolescent. Seulement il y avait aussi eu de l'incompréhension, cette idée que tout le monde a deux parents et lui n'avait eu que sa mère. Il connait ce sentiment, lui aussi n'a grandi qu'avec sa mère et dans la pauvreté. « Moi aussi. » commença-t-il simplement, il posa sa main sur l'épaule d'Ezio, comme un geste de support. « Pas de père, pas d'argent, mais, tu t'en aies mieux sorti que moi Ezio. Je suis fier de toi. Un adolescent avec autant de valeurs c'est rare. » Il était sincère, c'était rare de voir des adolescents qui ne se préoccupe pas que d'eux mais des gens autour. Ceux qui passent leur temps à être sur les réseaux sociaux, à être égocentrique et à ne pas penser à autre chose qu'à leurs petites vies insignifiantes. Mais Ezio il est pompier volontaire, Tim l'a déjà vu aider un élève en difficulté en cours. Il sait que c'est un gamin avec des principes et qu'il est évidemment que Riley a fait un job incroyable quant à l'éducation de cet enfant. « Mais, même si ta mère me l'avait dit, peut-être que ça aurait changé, mais ça ne sert à rien de passer sa vie à penser à ce qui aurait et n'aurait pas pu être différent. » On ne pouvait malheureusement pas remonter le temps sinon il aurait changé de nombreuses choses dans sa vie, il n'aurait pas abandonné Riley comme ça, il n'aurait jamais commencé de boire. Il aurait tout fait pour que sa vie soit simple et sans trop de douleur. Mais cela ne se passe pas comme ça, on doit vivre avec la conséquence de nos actes et affronter nos propres regards sur ce qu'on a fait. Tim vivait avec le regret depuis quelques années maintenant, celui d'avoir abandonné aussi sa mère et Riley, mais aussi celui d'avoir tué des innocents. « Je suis désolé de pas avoir été là avant… Mais si tu veux, je peux me rattraper à partir de maintenant. Genre on pourra aller voir un film, jouer au baseball, je peux aller voir tes entraînements de natations. T'engueuler quand tu fais des conneries. » il sourit légèrement, effectivement, il était prêt à affronter ses responsabilités parentales, à être là quand il en a besoin. L'adolescent venait de s'engueuler avec sa mère alors s'il avait le soutien de son père il n'était pas aussi seul qu'il le pensait. Son père serait désormais présent dans sa vie, même si techniquement il l'avait été là avant sans le savoir. Ezio pouvait compter sur Tim, pour sa discrétion et sur le fait qu'il sache garder des secrets. Et lorsque la situation entre Riley et Ezio sera réglée ou au moins plus détendu alors peut-être qu’ils pourront connaitre un peu de stabilité dans cette situation familiale compliquée. Une chose nouvelle que personne n’a encore connu dans cette famille, entre alcoolisme et pauvreté. « t’es vraiment quelqu’un de bien Ezio, ne l’oublies pas… et ta mère t’aime à la folie…je l’ai vu aimé ma mère et moi, mais toi c’est un autre level. Elle ferait tout pour toi-même si c’était de t’éviter la déception d’avoir un père qui, a l’époque, était alcoolique, paumé dans la vie et sans ambition et c’est aussi pour ça qu’il est parti. » Il n’essaie pas de prendre parti pour Riley mais en même temps il pouvait comprendre ses raisons pourquoi elle n’a pas dit à Ezio pour son père, pourquoi c’était plus simple de mentir.
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