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Mitaly ❊ Home isn't where you're from, it's where you find light when all grows dark.

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MessageSujet: Mitaly ❊ Home isn't where you're from, it's where you find light when all grows dark. Sam 1 Déc - 16:02


Ludmila Romanov and Vitaly Brolin
I KNOW ALL THOSE WORDS, BUT THAT
SENTENCE MAKES NO SENSE TO ME

---------------✭---------------

Il y a des instants comme ça. Des pics de nostalgie qui s’insèrent si profondément dans la peau qu’il ne peut parvenir à s’en défaire sans être tiraillé d’une douleur vivace. Vitaly lâche un énième soupire face aux corps qui se mouvaient devant son écran de télévision. Tout l’ennuyait. Absolument tout. Parce que ses songes s’emplissent le plus souvent de reviviscences horrifiques. D’âmes humaines qu’il avait volé au nom des Romanov. Noyé dans une culpabilité si profonde qu’il se laissait partir ayant l’impression que ses poumons pouvaient imploser d’une minute à l’autre. Le pire étant lorsqu’il revoyait en rêve le visage livide de sa propre mère. Une femme qui l’avait aimé au point de se sacrifier. Une femme qu’il avait érigé au rang de déesse. Se souvenant parfaitement du parfum qu’elle portait ce soir là. De cette odeur de jasmin qui s’était évaporé au fil des jours. De ces jours où l’enfant fragile qu’il était se blottissait contre le cadavre rigide de sa mère. Cherchant un peu de réconfort. Imaginant qu’ainsi elle reprendrait vie. Car c’était ce qui pouvait éventuellement se passer dans ces nombreux livres fantastiques qu’il dévorait. Ceux où tout est possible. Ceux où la mort n’est pas la fin de toute chose.  Vitaly avait très vite, certainement trop, appris la dureté et la cruauté de la vie. À de maintes reprises il avait fait face au caractère immuable de la mort. Il faisait parti de ces êtres humains paradoxaux dont le masque de verre se fissurait de temps à autre. Comme ça. Sans prévenir. Car aux yeux du monde qui l’entourait Vitaly était un jeune homme impulsif, insouciant, détaché de tout. Il était un peu de tout cela à la fois. Mais derrière ce visage angélique aux sourires charmeurs et à l’espièglerie sans nom se dissimulait un être difforme. Rongé par une culpabilité mortifère, responsable de la mort de familles entières. Capable d’actes de cruautés et de barbaries au nom d’une idéologie qu’il n’avait jamais réellement compris. Estimé par son clan comme un adolescent capricieux. Craint par certains de ses ennemis. Vitaly Brolin était un être complexe qui tentait de se racheter une conduite en tendant sa main aux âmes brisées qui croisaient sa route. Cela avait été le cas avec Nastya d’une certaine façon, son esprit ne pouvait dissimuler tout l’attachement qu’il éprouvait pour la jeune femme. Pour autant, là où la flagrance de sa faiblesse se dessinait était lorsqu’il se trouvait dans la même pièce que la sulfureuse Alba. Incapable de tenir plus de dix minutes face à cette femme qui l’obnubilait plus que de raisons et qu’il ne cessait de repousser au loins. Car elle ne savait pas quel monstre se cachait derrière les sourires enjôleurs de Vitaly. Non elle l’ignorait. Comme bien des personnes. Ce visage distordu, seule Ludmila le connaissait. Elle et elle seule possédait dans le creux de ses mains l’être tout entier qu’était Vitaly.  L’amour qu’il portait à l’héritière des Romanov était bien plus que ce que le monde entier pouvait s’imaginer. Car, d’une certaine manière, elle était la seule à avoir réussi à le sortir de l’état léthargique mortifère dans lequel il s’était trouvé après l’assassinat de ses parents. Elle était celle qui l’avait toujours compris et qui le connaissait certainement mieux qu’il ne se connaissait lui-même. Si au fil des années d’autres âmes s’étaient greffées à son coeur meurtris, adoucissant ce palpitant qui s’était lié d’amitié auprès de Joshua. Ludmila était la seule personne à connaître l’univers dans lequel Vitaly gravitait, elle - même en était issue. Elle - même suffoquait d’être mise au monde dans un clan bien trop complexe. Bien trop cruel. Tout était bien trop chez les Romanov. Et, le chef de clan ne semblait pas se soucier de ces deux enfants qui s’étaient élevés mains dans la mains dans ce froid russe. Vitaly lâche un soupire bruyant, attirant l’attention d’Asgard qui retrousse ses babines curieusement. Conscient certainement que son maître s’apprêtait à replonger dans un univers qu’il n’avait jamais cessé de rejeter d’un revers de mains. Un univers qu’il haïssait et dont il était prisonnier à tout jamais. La paume de sa main se pause sur le haut du crâne de l’animal provoquant en Vitaly une source d’apaisement. Il toise une énième fois son portable, dans l’attente d’une réponse de son meilleur ami. En vain. Vitaly était habitué aux silences de Joshua. Néanmoins lorsqu’il se risquait à se perdre dans les ténèbres des Romanov, il s’accrochait à cette lumière que représentait le psychologue pour tenter de ne pas sombrer. Car même si ce dernier ignorait les tenants et aboutissants du passé sombre de son meilleur ami, Joshua représentait tout ce que la bonté humaine pouvait être. Bien loin de ce qu’il était au fond de son coeur. Lui. Le meurtrier. Epuisé par tant de contradiction, ce dernier se lève, caresse sa nuque avec lassitude. La boule au ventre il s’apprête à porter ce costume de monstruosité. Celui dont Andreï avait jadis était si fier. Prêt à se jeter dans la fausse aux lions pour le bien - être de celle qu’il considérait comme étant sa soeur. Il abandonne son insigne d’agent fédéral sur sa table basse, dispose son arme sous sa large veste en cuir, replace ses mèches sombres derrière son crâne. Epuisé et songeur il toise son reflet dans le miroir. Une ombre parmi les ombres dont les traits si doux semblaient se dissoudre dans ce regard sombre et cruel. Celui d’un exécuteur. Ce Vitaly du passé qui refaisait surface de temps en temps. Andreï Romanov vivait à quelques pas d’ici. Néanmoins, Vitaly décide de prendre sa voiture. De s’octroyer un instant de solitude en roulant sans aucune direction précise. Juste comme ça. Pour fuir quelque peu les souvenirs traumatiques qui le ramenaient à des années bien sombres. Celles où la Russie était encore un pays qu’il avait aimé aux travers les prunelles de sa mère. Cette dernière étant tombée amoureuse d’un homme et de sa patrie. Cette frêle femme au corps si mince qui pourtant avait su lui donner tout l’amour qu’un enfant méritait. Elena Brolin était d’une beauté fragile. De ces fleurs qui se fanent avec facilité, de ces femmes qu’on ne désire pas mais qu’on apprend à aimer pour sa douceur et sa tendresse. Ses longs cheveux blonds nouées dans une large tresse lui avait toujours donnés un côté bohème. Comme si elle avait souhaité montré à ces hommes cruels qu’elle pouvait s’évader. Qu’elle était aussi douce qu’indomptable. La nausée le prend. Une terrible nausée. Fulgurante même. Alors il s’arrête. Enlace le volant de ses mains. Jointures de ses phalanges blanchissant à vue d’oeil. Il tente de reprendre son souffle. D’étouffer l’angoisse qui se niche à l’intérieur de son coeur. De fuir les souvenirs qui l’envahissaient. Comme chaque fois qu’il devait abandonner son identité idéaliste pour porter cette peau cruelle qu’était celle d’un enfant élevé dans le sang et les larmes. Il laisse sa tête se poser délicatement contre son siège. Paupières closes. Il songe un instant à sa Ludmila. Cette brune fébrile qui d’une manière insaisissable lui rappelait Elena. Comme sa mère, elle avait ce corps frêle et longiligne. Cette fêlure osseuse qui lui donnait envie de la surprotéger. Comme sa mère sa longue chevelure était bien souvent sauvage et indomptable. Si Elena avait été le soleil dans la vie de Vitaly. Ludmila était définitivement la lune. Il avait déjà perdu l’une de ses raisons de vivre. Il ne pouvait s’autoriser à perdre celle qui l’avait ramené d’entre les morts. Du bout des doigts il fait pression contre ses paupières. Si fortement, que des points lumineux apparaissent devant lui. Il reprend un peu de contenance et prend la direction de l’immense bâtisse du plus cruel des mafieux russes. Celui qui pourtant l’avait sauvé mais que Vitaly n’avait jamais réussi à aimer totalement. Nourrissant à l’égard d’Andreï des sentiments paradoxaux. À la fois reconnaissant. Mais pour autant, il ne l’aimait pas. Pas comme il se devrait. Parce qu’il avait fait de lui une machine à tuer. Parce que sous prétexte de lui avoir sauvé la vie il s’était servi de lui sans lui demander ce qu’il désirait réellement faire de sa vie. Pendant de longues années Vitaly s’était laissé faire. Portée par une culpabilité qui lui collait à la peau depuis la mort de sa mère. S’était rebellé à demi mot. Lorsqu’enfin il arrive à hauteur de la villa. Il coupe le contact. Ses doigts tapotent contre le volant. Il soupire une énième fois et sort lorsque la silhouette de sa meilleure amie se matérialise sous ses prunelles noisettes. Son corps immense se courbe afin de laisser le vent frais de la citée des anges ébouriffer ses cheveux. Il rattrape la princesse russe. Lit dans ses prunelles une colère froide. Semblable aux tempêtes sibériennes. Son bras entoure son épaule. Tel un frère se voulant rassurant lorsque leurs corps respectifs se tiennent à l’unisson devant la bâtisse. « Tout va bien se passer, je suis là ok ? » S’il ne la regarde pas. Prunelles assombries par bien des maux. Sa voix se veut assurance. Presque froide. Celle du tueur refait surface, laissant l’enfant agité bien loins d’ici. Car pour survivre dans ce monde qu’était le sien, il se devait de prendre les armes. La porte s’ouvre, laissant entrevoir une richesse désabusée. Outrancière. Tandis que les hommes de mains le toisent avec dédains. Lui le fils prodige devenu agent fédéral. Il entre, balayant du regard la pièce. Combien d’années n’était il pas venu en ces lieux ? Les fuyants du mieux qu’il pouvait. Comme il fuyait cette part de lui-même. Il se scindait en deux. Sa main attrape celle de Ludmila tandis qu’ils se laissent conduire jusqu’au vaste salon où les attendait Andreï Romanov. Vitaly étouffe. Il suffoque. Sans pour autant laisser entrevoir la moindre émotion. Son regard sombre se pose sur le vieil homme. Celui dont les mains tâchés de sang enlacées. « Vitaly… » La manière dont il prononce son prénom le sidère l’espace d’une seconde. Néanmoins l’enfant agité fait claquer sa langue contre ses dents. « Je ne reste pas longtemps, seulement assez longtemps pour te dire que ton idée de mariage pour Mila est insensée.» Son impertinence agace les hommes de mains de Romanov sénior. À dire vrai, la présence même de Vitaly en ces lieux suffisait pour générer des tensions palpables. «  Je ne savais pas que prostituer sa fille faisait partie de ton curriculum vital. » Crache - t - il hargneusement. Incapable de s’arrêter tandis que sa main lâche celle de la petite brune à sa droite. Il sourit en coin. Froidement. Serpent sortant tout juste d’une mue régénératrice. « Tu te rabaisses au niveau des italiens…je dis ça je dis rien…peut être qu'ils sont devenus tes copains après tout. » Il hausse les épaules. Foudroie du regard le gorille qui s’avance vers lui, tandis que sa propre main soulève sa veste en cuir. Laissant entrevoir son arme étincelante. Car s’il ne voulait pas faire partie de cet univers. Il était prêt à tout pour Ludmila. À tout. Absolument tout.
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MessageSujet: Re: Mitaly ❊ Home isn't where you're from, it's where you find light when all grows dark. Dim 2 Déc - 13:57

standing together in the darkness

( hollywood hills — with vitaly brolin )

I refuse to stand still in the face of losing you because there are things that are necessities: air, water, shelter and for me, you. you are not a matter of want  but a matter of need and I hope that you can hear the way my heartbeat jumps at the sound of your name. and there are words we talk around, things our eyes whisper in a crowded place when your hands find my skin, when we don’t need anything but a small glance and I will find you in the dark. I would fight the burning beginnings of the universe to bring you home, because home exists where you are and I need you. I need you to soften the legend that I’m becoming, I need you to light a fire in me. and I can’t become great without you. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH



Aussi loin que ses souvenirs enfantins remontaient, qu’il lui était possible de se souvenir de son existence passée, Ludmila Romanov avait cette sensation de froideur tout autour d’elle. Ces îlots de glace l’entourant pour refroidir les épidermes les plus fragiles, pour venir percuter les corps les plus faibles. Elle se rappelait aisément de ses années d’enfance dans sa terre natale, bien éloignée des plaines ensoleillées de la Californie. Elle n’avait pas grandi dans les rues agréables de Los Angeles, elle ne s’était pas détendue en jouant sur le sable brûlant. Jamais elle n’avait été comme tout le monde, comme les autres petites filles rêvant de devenir une princesse sauvée par un prince en armure. Elle n’était pas l’âme en détresse enfermée par un dragon menaçant dans un donjon. Cela n’avait jamais été ce que l’on attendait d’elle, ni les règles imposées par le chef de clan. Elle avait une autre destinée, dans une galaxie où il lui était demandé d’attraper les étoiles, de posséder les joyaux les plus précieux. Andreï Romanov était cet empereur colonial rêvant d’étendre son royaume et sa puissance et de cette main violente, il attrapait les cœurs pour les détruire, il imposait son pouvoir pour effrayer les esprits. Il faisait trembler les uns et les autres, refusant que le moindre obstacle ne vienne se dresser entre lui et sa réussite. La réussite de sa famille. Des Romanov dominant sur le monde soviétique pour les ramener à cette époque où les tsars étaient les maîtres. Depuis longtemps, le nom d’Andreï Romanov était associé à cette mafia russe, répandant la terreur des campagnes sibériennes jusqu’aux bas-fonds de la Californie. Les russes n’étaient pas des êtres connus pour penser en songeant aux sentiments, et peut-être même que son propre père en était totalement dépossédé. Et tout autour d’eux, tous avaient peur de la fureur d’Andreï Romanov, de ce qu’il était en mesure de faire lorsqu’une contrariété vienne à apparaître, lorsqu’une vulgaire tâche venait souiller son costume impeccablement taillé. Sans un tremblement de la main, il tuait des femmes pour obtenir des réponses de leurs maris, il torturait des enfants pour faire céder les plus résistants, il brûlait des maisons pour renvoyer des messages clairs et concis. Il n’était pas bon, il était cet homme mauvais condamné à brûler dans les flammes de l’enfer. Mais il était son père, celui dont elle portait le nom. Toute son enfance, elle avait grandi à ses côtés, elle avait compris rapidement qu’elle n’était pas supposée être comme tout le monde. Qu’elle devait être l’exact opposé d’ordinaire. Car si son paternel était le roi, elle devait plus tardivement se transformer en reine. Prendre cette place qui lui revenait, quand chez les siens, il était impensable de transmettre le pouvoir à une quelconque autre personne. Elle savait où était sa place, auprès de qui elle devait se tenir. Alors elle n’avait jamais été une petite fille à la chevelure ébène comme toutes les autres. Son apparence longiligne et son visage angélique laissaient croire à tort qu’elle était plus vulnérable que les feuilles mortes en pleine tempête automnale. Pourtant, il n’en était rien. Elle n’était pas une Romanov sans raison et si son âme avait été mutilée à plusieurs reprises, si son palpitant portait constamment les stigmates de tortures passées, elle s’en était toujours relevée. Elle n’avait jamais abandonné, elle n’avait jamais lâché prise, refusant d’offrir le loisir à ses ennemis de la tuer. Loin d’être un monstre aussi impressionnant que son père, elle n’en restait pas moins cette princesse sibérienne aux yeux glacés, capable de manipuler les esprits et les cœurs pour obtenir tout ce qu’elle souhaitait. Avec ses tenues impeccables et son sourire perdu sur les lèvres, elle laissait croire à tous qu’elle n’était pas une menace, qu’ils la détenaient, sauf qu’il n’en était rien. Avec aisance, elle charmait, devenant cet atout non négligeable pour son père. Elle se baladait dans cet océan de requins, obtenant par des paroles enjôleuses ce qu’elle désirait. Avec un naturel déconcertant, elle attirait dans ses filets les alliés des russes, mentant sans difficulté. Et personne ne découvrait jamais la vérité. Tous sauf un. Son compagnon de toujours. Son frère de cœur. Son autre moitié. Le seul homme pour qui finalement elle laissait tomber les moindres remparts autour d’elle. Elle n’avait aucun  mal à tout lui dire, à évoquer avec lui ses peurs les plus terrifiantes, à retirer le masque pour dévoiler les cicatrices dessinées sur son visage de porcelaine. En un regard, il percevait la lueur mélancolique dans ses prunelles émeraudes, parce qu’ils avaient construit tout autour d’eux un lien inexplicable. Un lien tel qu’il était inutile pour eux de parler. Dans les silences les plus profonds, ils se comprenaient. Vitaly Brolin était cet allié ne l’ayant jamais abandonné, ayant combattu les plus grandes batailles à ses côtés. Et chaque fois que son univers sombre tentait de l’entraîner vers les fosses abyssales, il plongeait, nageant à contre courant pour la ramener dans la lumière. Il lui avait tendu le premier la main dont elle avait besoin quand ses jambes chancelantes la faisaient chuter. Depuis leur première rencontre, ils ne s’étaient plus quittés, ayant grandi ensemble dans cette gigantesque prison dorée, ils s’étaient soutenus à chaque menace des ténèbres. Vitaly la connaissait mieux que personne, parce qu’ils étaient finalement les deux côtés de cette même pièce. Parce qu’ils respiraient le même air étouffant et qu’il n’y avait qu’ensemble qu’ils parvenaient à retrouver de l’oxygène. Pas un moment, elle avait pensé à se détourner de lui, au contraire petit à petit, il était devenu plus important. Probablement trop douce pour son propre père, elle avait soigné le chaos dans la vie de Vitaly, elle avait calmé ses colères les plus furieuses, elle avait nettoyé ses mains, le suivant dans toutes ses décisions. Même quand il avait fait le choix de quitter l’univers des Romanov. Elle avait milité pour sa survie, heureuse qu’il puisse se libérer de ses chaînes, pleinement consciente qu’il en avait besoin. Longtemps auparavant, elle lui avait fait la promesse d’être à ses côtés jusqu’à la fin programmée de leur existence, et elle ne l’avait jamais oublié. Ils se l’étaient promis et chez eux les promesses étaient sacrées, imprimées au fer rouge sur leurs peaux pâles. Alors elle savait que c’était uniquement l’amour fraternel du jeune homme qui le poussait à venir ici en sa compagnie. A retourner dans cette prison où son âme avait été mutilée. Inspirant profondément, elle s’arrêta face à la villa au luxe démesurée qui dominait la colline, les yeux noyés dans cette fureur glaciale. Elle n’était pas explosive, elle n’était pas sanguine, sa colère était sourde et effrayante, elle glaçait le sang au lieu de répandre des flammes. Mais à la seconde où la silhouette gigantesque de Vitaly se manifesta près d’elle, ses traits se détendirent. Ils se regardèrent et elle n’eut guère besoin de dire quoi que ce soit pour qu’il comprenne la rage perdue dans ses prunelles. Cette même haine qui se répandait dans son liquide sanguin depuis qu’elle avait entendu les mots de son père. Depuis qu’il lui avait manifesté cette idée archaïque et qu’elle avait pris la fuite pour retourner chez elle. Loin de lui, trahie par son propre père prêt à la vendre comme cela se faisait à l’époque des rois. Et lorsqu’arrivés devant la porte de la bâtisse, son frère passa le bras autour de ses épaules frêles, elle retrouva sa force impériale, se rappelant qui elle était. « Tout va bien se passer, je suis là ok ? », elle doutait de cette assurance qu’elle percevait dans la voix du brun, connaissait suffisamment Andreï pour savoir qu’il refusait les réponses négatives. Néanmoins, sa confiance envers son jumeau de cœur était aveugle et elle savait qu’il était là, qu’elle n’était pas seule, alors rien ne pouvait l’effrayer. Elle calma son flux de pensées et faisant claquer ses talons aiguilles sur le sol de l’entrée du domaine de Romanov, elle pénétra en zone ennemie. Immédiatement les regards des hommes de main se tournèrent dans leur direction, toisant avec un certain dégoût Vitaly, tandis qu’il observait la princesse à la chevelure brune avec respect, sachant que dans cette pièce, elle restait celle détenant leur cœur. Elle s’approcha de l’un d’entre eux. « Conduis nous à mon père Ivan. », son ton froid tranchant nettement avec la chaleur brûlante répandue dans ses entrailles, elle sentit la main de Vitaly serrer fortement la sienne, et elle la garda auprès d’elle, pour qu’il ne se perde pas, pour qu’il reste conscient dans cette réalité, consciente qu’une simple brise pouvait le transformer. Et même arrivés à hauteur de son père dans le salon, ils ne daignèrent pas à se séparer, comme un frère et une sœur alliés jusqu’à la fin des temps. « Vitaly… », ses prunelles se posèrent sur son père, lisant la surprise dans son regard, maintenant qu’elle avait ramené son petit protégé dans son antre mortelle. « Bonjour à toi aussi, папа. », sa voix ressemblant à un iceberg perdu en pleine banquise, elle le vit la fixer avant de se retourner vers l’objet de toutes les attentions.  « Je ne reste pas longtemps, seulement assez longtemps pour te dire que ton idée de mariage pour Mila est insensée.», son visage se tourna vers le géant qui la protégeait, le sang glacé instantanément. Bien sûr, elle s’était doutée de ce qu’il comptait dire, pourtant elle sentait aussi la puissance de la tension qui grandissait déjà tout autour d’eux. «  Je ne savais pas que prostituer sa fille faisait partie de ton curriculum vital. », comme à l’accoutumé, il la défendait, se tenant face à une vague mortelle pour assurer la survie de Ludmila, toutefois sa tête réfléchissant à vive allure réalisait soudainement que si elle le laissait faire, Vitaly allait corrompre son âme, qu’il allait retrouver cette couleur cendrée sur ses cellules cardiaques, par sa faute. Parce que tout dans cette maison avait le pouvoir de contaminer les esprits. Et quand il lui lâcha la main, ses craintes s’intensifièrent. « Tu te rabaisses au niveau des italiens…je dis ça je dis rien…peut être qu'ils sont devenus tes copains après tout. », son cœur s’arrêta, notant l’effet percutant de cette provocation ultime sur Andrei. Le poing serré sur son genou, il détestait les affronts, les comparaisons, voulant lui porter des ressemblances avec ses pires ennemis. Le colosse s’avança près du serpent pour le faire taire qui derechef lui montra son arme et en protectrice éternelle, elle fit face à son tour au gorille, pour s’interposer. D’un revers de la main, elle planta son regard froid pour l’inciter à s’éloigner, les crocs acérés prêts à mordre. « Не перемещенный, doggie. »(Pas bougé le toutou), répliqua-t-elle férocement pour l’inciter à reculer. Comme un électrochoc pour la ramener sur terre, elle entendit le bruit sourd du poing de son père contre l’accoudoir de son fauteuil. « Это достаточное количество обоих! » (Ca suffit tous les deux), hurla-t-il pour imposer son autorité sur toute l’assemblée. Il se leva de son trône, se dressant fièrement devant eux pour leur rappeler sa puissance. « Surveille ton langage, моя дочь », lui dit-il en la contemplant avec ses iris dénués de la moindre parcelle d’émotion. « Quant à toi Vitaly, calme toi mon enfant. Mais tu sais comment sont les affaires ? Parfois il faut faire des choix judicieux, faire des sacrifices pour le bien de tous… », écoutant les paroles de son père, sa poitrine se souleva et elle s’arrêta de respirer, traversée par une colère ravageuse.  Cela en était trop et elle laissa s’échapper un rire jaune du fond de sa gorge. « блядь, tu t’entends parler ?! Me marier à l’un de tes partenaires, t’appelles ça un choix judicieux pour le bien des Romanov ? Et tu crois sincèrement que je vais accepter sans broncher, comme tes petits toutous qui réagissent à tes ordres au doigt et à l’œil ? », elle perdait patience, bien que forgée pour encaisser les pires attaques, elle avait aussi été formatée pour répondre. Pour ne jamais se laisser rabaisser. « Je suis une Romanov, je suis ta fille, pas un bout de viande que tu peux vendre au plus offrant pour faire plaisir à tes affaires. Alors va au diable si tu crois que je vais accepter. », elle fusilla Andreï Romanov du regard, comme personne n’osait le faire généralement, mais plus indomptable que jamais, rien ne pouvait l’arrêter. A part la main de Vitaly poser sur son épaule qui l’empêcha de continuer à cracher son venin mortel.
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