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(siloë) toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on sera heureux ?

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MessageSujet: (siloë) toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on sera heureux ? Mer 28 Nov - 10:26

 « toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on sera heureux ?» siloë soribes & spencer dawson


Spencer demeurait toujours cet être volage, indisponible qui comme à son habitude ne souhaite pas qu’on lise en lui. Mystérieux, hautain, c’était ainsi qu’il avait été avec Siloë à bien des égards quand elle est revenue vers lui. Il ne s’attendait pas à la retrouver, la revoir après ses années loin l’un de l’autre. Il était différent désormais, puisque inconsciemment il n’arrivait pas à détacher son souvenir de ses pensées. Il s’était plongé corps et âme dans la rénovation de certaines chambres de son hôtel de luxe, voulant faire lui-même les réparations. Déjà une raison économique avant de finalement savoir que cela lui permettrait de faire abstraction de tout. De tout et surtout de sa dernière rencontre dans le bar quand ses yeux croisèrent ceux de sa meilleure amie, ou ancienne meilleure amie, il n’en sait rien. Son frère étant parti en vacances, Spencer passait le plus clair de son temps à bosser, à rendre la vie des touristes et des habitués plus qu’agréables. D’un pas précipité, Spencer regardait fixement aux alentours sans vraiment poser son regard sur quelque chose, une quelconque forme. L’aéroport n’était pas un endroit qu’il aimait, car c’était ici même qu’il avait fait ses adieux à la seule pour qui son cœur bat toujours, et cela malgré tout. Il n’avait pas réussi à tourner la page, à passer à autre chose, et si il disait à qui veut l’entendre que cela ne lui importe peu, qu’il ne recherche ni bonheur ni paix, ou qu’il n’a pas le temps pour ce sentiment, la seule personne à qui il ne pourra jamais mentir c’est lui-même ! Et il le sait mieux que personne, que l’observer au loin, être heureuse, n’est pas quelque chose de supportable. C’est ainsi que sa présence à l’aéroport pourrait étonner plus d’une personne, car il cherchait à toujours feinté sa présence ici, envoyer une tierce personne. Et pourtant, ses chaussures arrêtèrent de claquer sur le sol quand le jeune homme arriva derrière une foule de personne, attendant la même chose que lui. Un membre de leur famille, un ami, une connaissance, un collègue de boulot. Un amour. Spencer, lui attendait son frère, regardant sur la télévision pour y déceler le moment où l’avion atterrira sur le sol Américain. Mais ses yeux y trouva noter un retard de deux heures face au numéro du vol et Spencer soupira bien volontiers, avant de tourner les talons. Il hésitait à rejoindre sa voiture pour rentrer à l’hôtel, et pourtant en relevant sa tête, Spencer venait de voir la présence d’une blonde qu’il connait par cœur. Une ombre qu’il saurait reconnaître sur mille, une ombre qui lui donne à chaque fois des frissons, son cœur battant la chamade sans y trouver le moyen de l’interrompre. « Siloë ? » Il s’avance vers elle, machinalement alors qu’une voix au fond de lui, désire fuir. Fuir tout contact visuel mais surtout de sa peau qu’il fuit depuis leur dernière rencontre. Il était à deux doigts de craquer et était parti à temps. « Tu t’en va ? » Sa voix se casse dans la brutalité de cette seule pensée, fixant la valise à ses pieds, ne sachant pas si elle est sienne, ou si elle appartient au petit groupe de personne derrière elle, un instant et son cœur se perd à toute vitesse dans sa cage thoracique, cherchant alors à reprend pied alors que l’eau le dépasse aisément. Désormais, il se tenait en face d’elle, si proche et si loin à la fois, se résignant à vouloir caresser sa joue, la peur de sombrer est bien trop présente mais surtout pesante pour cet américain. Il la fixe de son regard ténébreux, désirant entendre un non sortir de sa bouche, un non qui signifierait juste un gros malentendu mais qui tardait à venir pour cet impatient.
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MessageSujet: Re: (siloë) toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on sera heureux ? Jeu 6 Déc - 10:35


( toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on sera heureux ? )
Durant des années Siloé avait tenté de le fuir, de ne rien lui dire, de ne pas y aller. Durant des années, elle s’est promis de ne pas sombrer, de ne pas le revoir, de se taire. Pourtant quand elle était revenue de Paris, elle aurait tant aimé le rejoindre, le serrer contre elle, et le retenir de nouveau. Mais le mal était fait, son abandon avait fait écho en elle, et elle n’a jamais pu lui pardonner. Alors Silly a camouflé toute trace de retour, avait demandé à sa sœur et à sa famille de ne plus lui parler, et ça avait marché. Du fond de son cœur, son plan diabolique a marché, et qu’est-ce qu’elle le regrettait. Elle aurait tant aimé qu’il l’a cherche un peu plus, qu’il veuille d’elle, mais rien n’était. Au contraire, parfois, elle le voyait batifoler avec d’autre, elle toujours dans son ombre. Et que son cœur à souffert durant tout ce temps. Jamais la même, il ne parvenait pas à se poser, et elle était son stricte identique. Un palpitant meurtri. Souvent Siloé a voulu aller à sa rencontre, souvent, elle aurait aimé poser ses lèvres sur les siennes, souvent elle aurait aimé l’aimer encore plus. Mais le barrage de sa raison était bien trop grand, et elle retournait dans l’ombre, ou dans ses voyages. Elle n’avait pas voyagé depuis un temps, depuis la décadence de la maladie de sa sœur en fait. Siloé préférait rester auprès d’elle vu que le sablier coulait bien trop vite ces derniers temps. Alors quand elle a croisé Spencer au bar, la veille, Siloé a paniqué. Parce que ce n’était pas prévu. Parce que ça avait échappé à son contrôle exemplaire. Parce qu’elle a vu dans ses yeux, que rien n’était terminé. Et son cœur s’est emballé, elle a croisé son regard l’espace d’un instant, ils ont discutés, de tout et de rien. De l’instant présent, d’une certaine vérité. Elle avait failli cédé, failli se rendre à lui, mais sa raison avait repris le contrôle, et l’instant d’après, elle s’était volatilisé : Ne pas céder. Elle savait qu’elle n’y survivrait pas. Alors ce matin-là, elle sortit le même leitmotiv à sa famille. Toujours la même excuse : besoin de rêver, de perfectionner son art, mais plus pour fuir était la réalité. Et Siloé commençait à ne plus berner sa sœur avec ces prétextes. Eneah avait des doutes, et elle le lui fit bien clairement comprendre.

« - Tu vas où cette fois ? ». Eneah regardait sa sœur dubitative, posé sur le chambranle de la porte. Siloé vit son sourcil désapprobateur, son sourire en coin. Elle ne pouvait pas lui dire, c’était trop dur à encaisser. Alors, elle se contentait de soupirer, répondant qu’à demi à sa question.

« - Pérou. Pourquoi ? » . Siloé lui prêtait un regard, mais se reconcentrait rapidement sur son écran, et ses billets.

« - Hum, pas loin de chez nous ça. Mon petit doigt me dit que tu fuis quelque chose, ou quelqu’un. ». Un rire sortait de sa bouche, et elle se reprenait en faisant mine de reprendre un air sérieux. Siloé sur la défensive, baragouinait une excuse encore plus bidon que la dernière fois.

« - Mais pas du tout, j’ai besoin d’évasion c’est tout. Puis je pars que quelques jours. »
Eneah riait de nouveau, puis vint planter un baiser sur la joue de sa cadette, avant de la câliner doucement. Siloé savourait cette complicité un instant, puis reprit son entreprise. Elle savait que sa sœur n’était pas dupe, mais jamais elle ne pourrait lui avouer qu’elle l’a revu, et que son cœur en a prit un coup. Alors elle fit sa valise, se préparait pour son vol dans la journée, rassemblait ses dernières affaires, et embrassait tour à tour sa famille. Elle ne partait qu’une semaine, mais elle sentait son cœur se déchirer un peu, car elle avait peur que sa « Sweety » s’envole durant ce temps. Mais elle vit dans son regard qu’elle serait encore là, à son retour. Alors elle quittait les lieux, son Uber devant la maison. Elle avait besoin de fuir, d’aller là où il n’irait jamais la chercher. Elle avait peur d’une confrontation avec lui, peur des mots, peur de la vérité simplement. Le Uber filait à travers la ville, et Siloé ne prêtait attention à rien, bien trop focalisé sur son cœur et ses tourments. Et quand vint l’heure, pour elle, de quitter son véhicule temporaire, elle n’accordait qu’un sourire au chauffeur, et un léger pourboire. Son téléphone à la main, son sac à main, et sa valise roulant derrière elle, elle était prête à s’envoler loin de LA. Loin de Spencer. Elle se dirigeait vers l’enregistrement, mais la queue devant elle, lui fit comprendre qu’il n’était pas encore le temps. Alors Siloé prit son mal en patience. Se perdant dans le déluge de son cœur, dans les dédains de son âme. Et une voix fit péter sa soupape de sécurité, tétanisant ses pensées, faisant battre son palpitant dans sa poitrine. Son regard se relevait instinctivement vers cette personne, qu’elle reconnaissait sans l’avoir vu. Pas maintenant. Pas tout de suite. Elle aurait tant aimé qu’il ne soit pas là, car elle savait qu’elle ne faisait que revivre ce qu’il s’était produit il y a des années de ça, ce qu’ils les empêchaient de vivre tous les deux : l’abandon. Il se plantait là devant elle, et elle ne répondait pas directement à sa question, préférant se perdre dans la beauté de ses yeux, dans la douceur de son regard. Elle respirait vite, ne sachant quoi lui dire, ne sachant que faire. La vérité Siloé, « dis lui tout », lui soufflait sa conscience, mais elle ne pouvait pas, c’était trop dur. Alors elle bégayait légèrement, quittant son regard, un instant.

« - Euh… Oui. Je pars pour le Pérou. Juste quelques jours. »

Pourquoi tant de vérité, pourquoi maintenant ? Elle ne savait pas. Elle avait ressenti ce besoin de lui dire, de préciser qu’elle reviendrait, comme si elle espérait qu’il l’attendrait à son retour. Mais elle se berçait d’illusion car Spencer Dawson ne l’avait jamais attendu pour continuer sa vie. Alors elle soupirait et le regardait à nouveau, sentant cette alchimie entre eux, bien plus puissante qu’avant. Il fallait qu’elle casse les codes, qu’elle noie la tension, alors elle reportait leur conversation sur autre chose.

« - Et toi ? Que fais-tu ici ? Tu t’en vas aussi ?»

Elle espérait qu’il ne répondrait pas à la positive à sa dernière question, car du plus loin qu’elle se souvienne Spencer n’avait jamais quitté le territoire, pour qui que ce soit. Pas même pour elle. Elle savait que le jour où Spencer se donnerait à quelqu’un, il quitterait tout pour elle. Elle n’était pas cette élue, et elle ne le serait jamais, alors elle priait pour que jamais cela n’arrive, car elle savait qu’elle en mourrait de chagrin. Elle l’aimait trop pour qu’il s’en aille de la sorte.


( Pando )
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MessageSujet: Re: (siloë) toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on sera heureux ? Mer 12 Déc - 15:16

 « toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on sera heureux ?» siloë soribes & spencer dawson


Elle était sienne depuis la nuit des temps, depuis que Spencer avait réussi à lui ouvrir son cœur non sans mal. Elle était sienne bien même qu’il ne voulait pas l’avouer, il cherchait toujours à fuir cet instant présent où il se retrouvait seul avec elle car Siloé pourrait être bien plus que cette simple et vulgaire amie, pouvant alors briser ses rêves en un claquement de doigt. Spencer Dawson n’a jamais été un homme pourvu et remplie de bon sentiment, non il fuit, il est même plus qu’effrayé par ce qu’il pourrait lui donner et recevoir d’elle, il préfère soigneusement l’éviter elle et tout ce qu’il ressent pour elle. Tout ce déferlement de sentiment qui ressort depuis jadis, de lui. Elle avait été autrefois comme une meilleure amie, une confidente et elle a été durant de longues années sa seule et unique promise dans un monde qu’il a toujours rejeté dès l’instant qu’elle n’en faisait pas partie. A bien des égards, il a voulu faire croire à quiconque le souhaitant que Siloé n’était plus qu’un vulgaire et lointain passé. Qu’elle n’avait plus sa place auprès de lui mais c’était faux. Complètement faux et si Spencer voulait berner les autres, il n’y arrivait pas lui-même à se mentir. Dans cet hôtel, elle avait été sienne durant quelques minutes, comme autrefois. Sienne parce que oui, leur baiser n’en démontrait encore tout cet acharnement et attachement l’un pour l’autre. Comme si Spencer Dawson pouvait affronter toute une armée, la seule présence de Siloé à ses côtés lui permettait de pouvoir tout affronter. Elle n’avait été qu’un long poison se répandant dans tout son être, voulant qu’il se meurt lentement, mais sûrement pour n’en sortir que plus vivace, que plus grandissant – tel un amour qui résisterait à toute les tempêtes. Siloé Soribes est une femme forte et indépendante et le jeune Américain ignore encore ses réelles intentions et ce dont elle serait capable de faire pour lui. Ou contre lui… « Euh… Oui. Je pars pour le Pérou. Juste quelques jours. » Il demeure silencieux tout en posant ses yeux sur elle, la contemplant un court instant. Elle venait de se retourner vers lui, elle en avait mis du temps avant de se tourner entièrement vers lui. C’était donc ça leur relation aujourd’hui ? C’était une douleur lente et dépourvu de sentiment, et ça Spencer le refusait catégoriquement. Leur amour fût aussi fort et intense que tout le reste, et il refusait un seul instant que cela ne devienne que du vent, que de la poussière dont on souffle dessus pour voir les cendres s’éparpiller un peu partout. Il refuse un seul instant que Spencer et Siloé ne deviennent que deux étrangers, deux êtres qu’on pensait invincible mais qui se déchire à la première tempête. « Reste… » Il refuse un seul instant de perdre un combat qu’il pensait autrefois remporter haut la main. Et même si l’avoir vu ses dernières semaines à son hôtel, ou encore dans ce bar ses jour-ci, il se refuse la voir disparaître de sa vie. Une nouvelle fois. Il s’avance alors vers elle, si extérieurement il semble détendu, au fond de lui, Spencer demeure toujours cet homme peu confiant, qui ne comprend toujours pas ce déferlement de sentiment dans son cœur meurtri, un cœur mort. Un cœur qui tente de battre malgré ses peurs, malgré sa hantise. « J’ai besoin que tu restes Siloé… » Dit-il avant que son doigt effleure avec insistance la joue de la jeune Américaine d’une manière agréable, et affectueuse qu’il avait tant de fois voulu éviter soigneusement. Ce contact semble lui redonner un espoir autrefois perdu, elle ferme les yeux et en les ré ouvrant, la jeune femme s’aperçoit qu’il se retrouve tout auprès d’elle, alors que Spencer lutte encore. Une lutte qui sait perdante pour lui, mais renoncer à Siloé est bien trop difficile, et ça seul son cœur le sait…  « Et toi ? Que fais-tu ici ? Tu t’en vas aussi ? » Demande t’elle, ses yeux se relèvent légèrement en direction du jeune homme alors qu’il s’y noie dedans avant qu’il ne lui réponde, « je suis venu chercher mon frère, mais son avion a du retard. » Un soupire las l’accompagne alors qu’il ne sait pas d’où il tient cette force de puiser dans cette conversation. La peur de la perdre probablement s’en fait ressentir que plus présent car tout au fond de lui, il le sait. Elle ne reviendra pas…
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MessageSujet: Re: (siloë) toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on sera heureux ? Jeu 13 Déc - 11:06


( toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on sera heureux ? )
Du plus profond de son cœur, Siloé savait que Spencer était la réponse à ses questions. Du plus profond de son âme, elle savait qu’elle ne vivait que pour lui. Pour toujours et à jamais. Elle avait beau essayé de l’éviter, de batifoler auprès d’autres hommes, d’essayer de se poser loin d’ici, tout le ramenait à lui. Lui et seulement lui. Spencer Dawson était écrit à l’encre invisible dans les traits les plus profond de son être, et elle ne pouvait rien faire pour lui échapper. Non rien. Alors quand elle entendit sa voix cassé, son regard si triste, elle savait que son cœur allait lâcher, et qu’il allait alors prononcer ces mots qu’elle aurait tant aimé entendre il y a des années, ce « reste », qu’elle pouvait imaginer, qu’elle pouvait deviner. Elle voyait dans son regard, la détresse de la voir ainsi, valise à la main. Elle pouvait deviner dans ses gestes qu’ils seraient prêt à tout pour que jamais elle ne monte dans cet avion. Et pourtant, qu’est-ce qu’elle en avait besoin de s’envoler. De tout oublier, de l’oublier. Lui avec elle, c’était comme Roméo et Juliette, c’était un amour impossible, un amour incroyable. Le monde entier les avaient réunis pour ensuite les séparer, et elle refusait de revivre ça une seconde fois, alors que tout lui prouvait le contraire. Elle voyait dans ses yeux qu’il était prêt, prêt à ne rien renoncer, à revivre ce qu’ils ont vécu, à renouer avec ce fragment de passé qui n’appartenait qu’à eux. Alors ces mots tant rêver, il se mit à les prononcer, si audiblement que le cœur de Siloé s’arrêtait un instant, pour reprendre sa course contre la montre. Ses yeux se fermaient quand il posait sa main sur sa joue, comme pour la maintenir avec lui, près de lui. Elle était si bien là, à cet instant précis, le monde autour d’elle n’était plus vraiment, il n’y avait que lui. Lui et uniquement lui. Alors quand Siloé rouvrit les yeux sur Spencer, elle pouvait lire en lui sa terreur intérieur, celle de la perdre encore une fois, et celle de reculer pour ne pas avoir plus mal encore. Elle voyait cette distinction aussi clairement que si elle lui avait dit. Ses yeux s’embuèrent de larmes, et la voix de Spencer déraillait quand il lui disait la raison de sa présence. Et dans les faits, elle s’en foutait de sa réponse, elle ne voyait que la détresse dans l’âme de Spencer. Et elle en était la source, elle le savait. Alors sans réfléchir, elle brisait la petite distance qu’il y avait entre eux pour attraper son cou délicatement de ses mains et posait ses lèvre sur les siennes. Les délivrant tout deux de ce mal qui les rongeaient, délivrant l’âme de Spencer qui était piégé au cœur de la sienne. Délivrant leur histoire. Elle avait besoin de sentir son corps contre le sien, d’en faire partie, de sentir son odeur, d’être au plus près de son âme. Siloé voulait qu’il cesse de la pleurer, elle voulait qu’il revive, qu’il soit lui. Elle voulait que ce fragment de passé, soit le présent, et peut-être l’avenir. Et elle n’en avait plus rien à faire de Jamie et de ce mariage loupé d’avance, elle n’en avait plus rien à faire de ce voyage de dernière minute. Elle ne voulait que Spencer, lui et seulement lui, pour toujours et à jamais. Alors même après le baiser, elle le maintenait contre lui, les yeux clos, son front contre le sien. A bout de souffle, respirant son odeur comme si sa vie en dépendait. Elle voulait qu’il reste près d’elle. Alors dans un murmure elle le lui demandait.

« - Ne t’éloigne plus de moi. Plus jamais Spencer. Ma vie sans toi, c’est une torture. »

Elle voulait faire sa vie avec lui, et que plus jamais il ne l’abandonne. Elle savait qu’elle n’y survivrait pas. Siloé voulait qu’il l’emmène loin, loin d’ici, loin de tout ça, et qu’il lui rappelle au combien elle lui avait manqué, au combien il lui avait manqué. Elle voulait renouer avec lui de la plus belle des manières, et surtout, elle voulait lui dire la vérité. L’amère vérité : qu’elle n’a jamais été très loin, et qu’elle a toujours été là, à veiller sur lui durant toutes ces années.

« - Emmène moi loin d'ici, loin de tout ça. Mais garde moi près de toi, toujours. »

C'était comme une supplication, son âme entière ne voulait que lui en cet instant, et elle était lassée de lutter contre l'univers.


( Pando )
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MessageSujet: Re: (siloë) toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on sera heureux ? Mer 19 Déc - 10:33

 « toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on sera heureux ?» siloë soribes & spencer dawson


Il en avait vu des femmes, toute plus jolies les unes que les autres. Des femmes avec qui il aurait aisément pu se voir toute sa vie, des femmes de prestance, des femmes qui aurait pu dans un monde parallèle conquérir son cœur. Mais pas dans le monde dans lequel Spencer Dawson vit. Il reste convaincu qu’on ne peut pas aimer deux personnes d’une même intensité, il y a toujours une personne qu’on aime un peu moins. Spencer est convaincu qu’aujourd’hui, il ne pourra jamais aimer personne d’autre comme il aime Siloé. Il en a toujours été convaincu mais l’admettre été douloureux. Le dire, est impossible. Il a longtemps préféré se mourir loin d’elle, alors qu’il savait lui appartenir. Il se doutait qu’un jour, ils en seraient là. A se regarder, à s’aimer de cette intensité. La présence de la jeune femme lui faisait un mal de chien. Il n’avait jamais supporté qu’elle se sente mal, qu’elle ne puisse vraiment trouver sa place ici. Il ne le supportait encore moins aujourd’hui, car il le savait au plus profond de lui, il lui appartient. Il lui appartient comme jamais il n’appartiendra à quiconque, comme jamais il ne saura trouver une personne comme Siloé Soribes dans ce monde. Il avait mal, de partout. Il avait mal, d’une douleur lancinante, qui ne le quitte plus depuis déjà trop d’années. Elle est sienne, il le ressent dans sa voix. Il le voit dans son regard. Il ne cherchait plus à fuir, et cela lui faisait bizarre. Etrange sentiment qui l’envahit à cet instant alors que ses yeux ne la quittent plus. Il a besoin de retrouver ses lèvres, besoin de retrouver son corps, plus qu’à n’importe quel autre moment. Et c’est la raison pour laquelle probablement Siloé se jette à corps perdu sur lui alors qu’il venait de combler l’infime espace les séparant pour déposer sa lourde main sur sa joue. Restant un long moment ainsi, inutile de demander à Spencer combien de temps, lui-même n’en sait rien, en rouvrant ses yeux, il la voit être proche de lui. Trop proche mais cela ne suffit pas alors quand Siloé complète ses quelques millimètres, le cœur de Spencer s’achève sur place. Il le ressent au plus profond de lui, il en devine ses intentions et au simple contact des lèvres de Siloé sur les siennes, son cœur fait un bond son ventre le chatouille. Et il rend l’âme. Comme si rarement. C’est d’une intensité, il se veut résistant mais n’est qu’un vulnérable petit être devant ce baiser chaud, et cette passion qui déborde de tous les côtés. A cet instant même, Spencer Dawson oublie tout, à cela même sa propre identité. Sa frêle peau touchait celle de Spencer, son cou et dans un fragment de feu, tout s’évaporer. Si plus rien n’existait autour d’eux, Siloé arrêta ce moment avant de se calfeutrer contre son amant.  « Ne t’éloigne plus de moi. Plus jamais Spencer. Ma vie sans toi, c’est une torture. » Spencer était meurtri, comme piégé dans un monde parallèle. Son corps ne répondait rien, et son âme lui dictait oui. Son âme, son cœur n’attendait qu’elle alors qu’il y avait tant d’obstacles entre eux. Jamie Hanson, même si Spencer ne se doutait pas du nom du fiancé de Siloé. Il savait juste qu’elle ne pourrait être sienne longtemps. Tout se confondait dans sa tête, alors qu’il refuse de la perdre. Pas cette fois… « Plus jamais Siloé… » Répéta t’il alors pour lui signifier qu’ils étaient enfin sur la même longueur. Dans un réconfort, dans une douleur il arrive pourtant à l’apaiser, sans savoir de quelle force il arrive à puiser cette énergie. « Emmène moi loin d'ici, loin de tout ça. Mais garde moi près de toi, toujours.» Elle n’a pas besoin de lui demander, de lui implorer qu’il ne compte désormais plus vivre sans elle. Il n’a jamais réellement su vivre sans elle de toute façon et a longtemps fait que des conneries loin d’elle. Il profite de glisser ses mains dans celles de la jeune femme, il aime ce contact, sentir son cœur explosait à tout moment. C’est un sentiment qu’il avait finis par oublier loin d’elle et qu’il réapprend à ressentir aujourd’hui. L’un contre l’autre, plus rien autour d’eux ne vivait, n’existait. « Embrasse-moi encore… » Sa voix se meurt en silence, il implore. D’une voix cassée, d’une voix douloureuse. Il la regarde dans les yeux et y voit un amour imposant, et profond. Un amour dans lequel on se projette qu’une fois dans sa vie, aussi elle reste immobile, inerte, sa voix s’embrase dans une nouvelle demande, cette fois sa voix est plus forte, plus précise et ne cesse de la fixer, « embrasse-moi comme si c’était la dernière fois… » Seule Siloé pouvait lui donner cette force…
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MessageSujet: Re: (siloë) toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on sera heureux ?

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(siloë) toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on sera heureux ?

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