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broken - Kane

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MessageSujet: broken - Kane Mer 14 Nov - 21:16


with @Kane Atkins



Jamais je n’aurais pensé qu’il serait aussi difficile d’affronter sa propre mère. La tristesse dans ses yeux, la surprise perceptible à travers son regard. C’est un cocktail imbuvable d’émotions qui se sont entrechoquées les unes aux autres et qui ont achevé d’épuiser toute la force dont je disposais. Je me suis accroché aussi fort que j’ai pu pour ne rien laisser paraitre, pour que la colère soit la seule chose qui explose face à ma mère. J’ai tenu bon et dieu sait ô combien les larmes ont été à deux doigts de dévaler mes joues à plusieurs reprises. Je me suis surpris moi-même à éprouver autant de rage, autant de haine. Je ne pensais pas pouvoir détester quelqu’un de la sorte, pas quelqu’un qui compte autant que ma propre mère. Elle a dépassé les bornes, la frontière a été honteusement détruite et rien de tout ce qu’elle a dit n’est parvenu à me convaincre qu’elle avait des raisons… Que tout ceci prendrait sens dans ma tête tôt ou tard. Il n’y a aucun sens, aucune justification, rien pour que le mensonge auquel j’ai été soumis soit pardonné comme si de rien n’était. Mon pardon, elle ne le mérite aucunement, elle ne mérite pas ma pitié, pas ma tristesse… Elle ne mérite que l’ignorance. C’est, après tout, la seule chose qu’elle a accepté de faire ces dernières années : Ignorer mes requêtes, ne pas profiter des perches qui lui étaient tendues pour passer aux aveux. Il aura fallu attendre Timothy, un rapprochement entre lui et moi à travers les cours qu’il me donne au lycée et un stupide malentendu pour qu’elle se retrouve obligée à parler. Vous imaginez où nous en serions, si je ne m’étais pas décidé sous le coup de l’impulsion à lui rendre visite… A lui, ce père dont j’ignorais l’existence. Je croyais qu’il avait côtoyé le soldat, mort au combat, qu’était ma figure paternelle alors que pendant tout ce temps… Pendant tout ce temps il était là, à quelques mètres de moi, plusieurs heures par semaine enfermé dans une salle à mes côtés. Le monde est sacrément petit, le Karma une sacrée pute. L’ambiguïté de mes propos, de mes requêtes… Tout ceci a précipité des confessions de la part de cet homme qui pensait avoir enfin droit de me serrer dans ses bras, de m’avouer un lien qui, tout comme moi, le rongeait depuis un long moment. Il savait, elle savait… Tout le monde savait sauf moi. Le dindon de la farce. C’est un accès de colère qui a mis fin à cette prise de bec entre ma mère et moi et j’ai tenu bon. J’ai silencieusement encaissé les coups, pris sur moi pour ne pas exploser, pour ne pas lui offrir ce qu’elle attendait désespérément : Une réaction humaine. Parce qu’humain, je ne souhaitais plus l’être face à elle, je n’étais plus rien d’autre qu’un animal blessé, à l’agonie. Comme si un numéro d’équilibriste ne suffisait pas, il m’a fallu poursuivre sur cette voie tout le long du trajet qui me mène devant cette porte face à laquelle je me tiens. Assurer à Timothy que tout allait bien, lui faire à nouveau promettre de ne jamais dire à ma mère où je me trouvais, de ne jamais la laisser s’immiscer à nouveau. Il me l’a juré, il tiendra sa promesse s’il ne veut pas me perdre lui aussi. C’est un flot de peine, de colère, d’incompréhension qui n’a eu de cesse de m’envahir tout au long du trajet, et ces putains de larmes… Elles ne cessent de me serrer la gorge, de réduire au néant le contrôle que j’ai sur la stabilité de mes cordes vocales et d’embuer mes yeux. Pourtant je tiens, je serre le poing, je ferme les yeux, j’inspire et expire longuement et ne laisse plus rien filtrer. La voiture de Timothy disparait et je me décide à sonner… Lui, la seule personne en qui j’ai confiance… La seule personne qui ne me jugera pas, qui me soutiendra… Le seul dont les bras sauront m’apporter le réconfort dont j’ai besoin… Je n’ai besoin que de cela, de lui… De sa protection, de ses mots. Pourvu qu’il ne me rejette pas. Kane, il sait que je m’apprête à débarquer avec mes affaires… Il est le premier à m’avoir proposé de le rejoindre, de m’installer le temps de rebondir, le temps de retrouver mes esprits. Que ferais-je sans lui… J’aurais déjà sombré depuis longtemps.
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MessageSujet: Re: broken - Kane Jeu 15 Nov - 8:30

you can’t start a fire without a spark

( airport area residence — with ezio oaks )

( nothing can be broken as long as there is hope )
we were too similar in the end. the same side of the same coin. there wasn’t room for the both of us. when we loved, it was beautiful, passionate. When we fought, we fought with the same claws. three months in, i knew. “you’re going to hurt me,” i told him. “no i won’t.” He said. he had the same kind of stubbornness that i felt every day. the same pride. 4 months in, we had our first fight. “you don’t love me like i love you,” he said. i wanted to cry. later that night i started sobbing into the sheets and he wrapped his arms around me like a blanket and buried his face into my neck. im sorry,” he whispered. “i’m sorry, i'm sorry, i’m sorry.” the following morning things were normal again. but there was a heaviness in the air. we’re too similar, i thought. we understand each other too well. we understand how to act in order to cause hurt. not just a little bit, but with a sharpness that rips to the core. we know how to tear each other apart just like we know how to build each other up. I was terrified. “he’s going to hurt me,” I said to myself. and a voice inside of me said, “but you knew that from the start.” ✻ ( KEZIO )

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

Il n’était pas moins de sept heures quand il entend l’alarme du réveil le sortir du profond sommeil où il se trouvait pour finalement lâché un grognement attrapé l’objet et le jeter hors de la pièce où celui-ci vint à se briser avant de s’affaler dans son lit pour poser ses mains sur son visage où il sent que sa tête va littéralement exploser. Il soupire où il était dans l’incapacité d’ouvrir les yeux, il ne le souhaite pas surtout si les premiers rayons du soleil implosent vers lui alors que tout ce qu’il désirait durant cet instant précis était de retourner dans le sommeil où on l’avait tiré bien trop tôt. Kane n’était pas le genre à passer des heures au lit, il avait cette tendance de bouger où très souvent il avait ce besoin de décompresser en courant jusqu’à la plage, un rituel que sa colocataire ne comprenait pas. Elle ignorait comment Kane faisait pour maintenir une forme aussi olympique tandis qu’elle avait besoin de ses heures de sommeil. Talia bossait de nuit et très souvent, Kane finissait à des heures où finalement ils passèrent leur temps à ne jamais être chez eux. Ils avaient beau vivre ensemble depuis quelques temps, les deux ex amants aujourd’hui venu de véritables amis passaient plus leur temps à se voir en dehors de leur habitacle que dans ce loft qu’il avait reçu par son boulot. Il avait choisi le quartier d’Echo Park, car ce n’était pas loin de son boulot et qu’il aimait l’ambiance artistique qui s’y dégageait. A la différence de beaucoup, Kane adorait le bruit qui régnait dans ce quartier, il n’avait pas besoin de calme pour s’endormir surtout pas quand il faisait autant d’heures que ces derniers temps. Pourtant, malgré la fatigue qui pouvait se lire sur son visage, il semblait à nouveau pouvoir respirer, retrouver ses équipiers, cette famille pour retrouver un rythme qui lui permettait d’avancer, il n’y avait rien de mieux. Si Dani, son meilleur ami n’était jamais loin dans un coin de sa tête, il semblait doucement accepter son décès et plus encore le fait qu’il n’était pas responsable. Cela faisait malheureusement parti de leur boulot, mais cela n’en restait pas moins douloureux. Le psy dont on l’avait forcé à voir comme à chaque homme de la caserne qui vivait une perte aussi affreuse l’avait entendu prononcé les mots qu’il n’était pas responsable, qu’il devait avancer et toute ses choses si difficiles pour lui d’admettre. Il semblait serein, mais aussi soulagé de le voir enfin faire quelque chose qu’il avait longtemps refuser : Celui de se pardonner. La plus grande difficulté finalement chez l’être humain lorsqu’il perd quelqu’un dans un tel cadre de vie professionnel. Savoir se pardonner pour quelque chose dont on se sait, pas responsable sans pouvoir se l’avouer. Il avait mis des mois à s’autodétruire et vivre dans une vie décadente où l’alcool, le sexe avaient rythmé ses journées comme ses soirées. Sa sœur s’en était inquiété, Talia également sans compter Lissa et pour cela il s’en voulait surtout quand la dernière était malade. Un putain de cancer qu’elle combattait jour en jour et lui avait donné une vraie claque au visage. Elle avait besoin de lui, de ce meilleur ami qu’elle avait durant ses mois eu du mal à reconnaître et s’il savait qu’il devait aussi se faire pardonner envers elle et tout ses proches qui avaient dû supporter son sarcasme sans fin et avait dû blesser plus de gens qu’il l’avouerait, il était passé d’un stade important en acceptant enfin ce que tout le monde voulait et espérant tant bien qu’il voit. Cela avait été un vrai combat, mais enfin il semblait voir le bout du tunnel assez pour qu’on signe ce fichu papier pour accepter qu’il retrouve le terrain. Kane avait été soulagé, il savait que si on l’avait laissé une seconde de plus à la caserne il serait devenu fou. Retrouver cette adrénaline dans un feu, se retrouver à faire parler ses sens et toute ses choses sont il était capable lui avait fait un bien fou, mais surtout se sentir utile et voir ses gens qu’ils avaient sauvé sein et sauf. Il avait la sensation de revivre assez pour fêter avec cette famille qu’il avait choisie, car tous étaient heureux de le retrouver et ne voulait pas rater son retour. Il en avait bu des verres trinqué avec chacun, une soirée où les rires et la bonne humeur avait été de mise, mais donc le réveil à cet instant précis fut bien douloureux. Kane ignorait même comment il avait atterri dans son lit pour le coup bien seul pendant un instant il en était moins sur et à vrai dire il ne le savait pas. Plus jamais ! pense-t-il à voix haute quand il pense à tous les verres d’alcool fort qu’il avait bu. Par chance, il ne travaillait pendant deux jours de repos bien mérité où d’habitude il était déjà debout avec ce rituel de voir Lissa prendre le petit déjeuner avec elle et voir le reste de ses proches qu’il ne pouvait pas faire dans la semaine, sauf que cette fois-ci c’était bien trop lui demandé. Kane lâche un soupire pour enfin ouvrir les yeux avant de poser son bras sur ses yeux quand il sent la lumière être trop forte toutefois, s’il aurait été capable de ne pas bouger de son plumard, lorsqu’il reçoit un message de Ezio et semble sentir rien qu’à ses mots que quelque chose n’allait pas, il ne peut manquer de se redresser sur lui pour finalement l’inviter à venir chez lui. Durant l’espace de quelques secondes son cerveau se bloque face au loft dans un sale état assez pour qu’il sorte du lit manquant presque de se casser une jambe lorsque les draps s’entremêlent pour finalement récupérer toutes ses fringues et les jeter rapidement dans le panier sans compter la vaisselle. Soupirant, il se disait parfois qu’il devrait songer à une femme de ménage autant pour lui que Talia. Il n’avait pas parlé à celle-ci d’un futur colocataire, il savait de toute façon qu’il y avait peu de chance qu’il se croise quand lui-même ne la voyait pas à la maison plus à son boulot. En vérité, il n’a pas le temps d’y penser préférant astiquer et nettoyer de fond en comble où durant plus d’une heure et demi le loft redevient un endroit qu’il peut appeler un chez soi. Kane s’enfoui dans le canapé avant de voir sa tenue pour finalement se relever lançant la machine à café tout en partant sous la douche où rapidement il y sort habillé d’un jean et d’un sweat noir. Il ne met pas longtemps pour retrouver la cuisine et ce café dont il avait besoin avant d’entendre la sonnerie retentir. Il pose doucement sa tasse sur la table pour ne mettre que quelques secondes pour se diriger vers la porte. Lorsqu’il voit Ezio, le sourire de Kane s’efface doucement, il avait beau tenté de ne rien lui montrer. Kane n’est pas stupide, il le connaissait et voyait bien que quelque chose n’allait pas, mais ne dit rien si ce n’est de s’éloigner de la porte avant de croiser son regard. « Allez vas-y entre » quelques mots s’échappent de sa bouche avant de le voir s’exécuter s’immobilisant dans le couloir laissant son regard fixer l’endroit. « Tu veux peut-être boire quelque chose ? » Kane n’avait jamais été doué dans l’emploi de réconforter quelqu’un. Lui demander comment il allait ? Pour quelle raison quand il voyait parfaitement que ce n’était pas le cas, cela lui semblait stupide et s’il hésite tirant sur sa lèvre, il fini par malgré lui se tourner vers Ezio qui n’a pas bougé silencieux pour finalement à son tour le regarder. « Qu’est-ce qui ce passe ? » il se doute que cela devait être important pour qu’il est besoin d’un endroit où dormir et lorsque Kane lui avait dit quelques semaines de cela qu’il était la bienvenue chez lui, il ne mentait pas, cela ne l’empêchait pas de s’inquiéter et de vouloir comprendre pourtant face au silence d’Ezio il n’insiste pas. « Si tu as besoin d’être un peu seul je vais te montrer ta chambre » Kane avance voyant qu’Ezio le suit, il récupère son sac avant de voir qu’il lui sourit avant d’avancer quelques mètres pour finalement montrer les escalier et ouvrir une porte lui indiquant la pièce qui allait être la sienne. « La mienne est un peu plus loin, mais si tu as besoin de quoique ce soit, tu n’hésites pas » Kane sourit, met ses mains dans ses poches pour finalement les croiser. Il se sent mal à l’aise, il voudrait parfois avoir un mode d’emploi de comment faire pour réconforter quelqu’un, mais à cet instant rien ne lui vient si ce n’est de poser son bras sur l’épaule d’Ezio comme pour lui assurer qu’il n’était pas seul.
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MessageSujet: Re: broken - Kane Jeu 15 Nov - 22:01


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Le déroulement de cette soirée à de quoi interpeler tellement tout ceci parait irréaliste. En l’espace de deux heures, peut-être trois, j’ai appris que mon père n’était pas mort au front. Que ce même père était en réalité mon professeur d’histoire-géographie. Que ma mère lui avait également dissimulé la vérité pendant des années jusqu’à ce qu’elle se décide à le lui avouer récemment. Ils se sont tous les deux mis d’accord pour ne rien me dire et ils ont lamentablement échoué à cause de moi. Moi et mes petites enquêtes, moi et cette piste que j’étais persuadé d’avoir trouvé sur mon père, moi qui espérais obtenir des informations supplémentaires sur ce qu’il était, sur son caractère, sur ses accomplissements auprès d’un autre soldat. Avec le recul, je n’ai pas été très intelligent, tout ceci était littéralement sous mes yeux : un papa soldat, Timothy ancien militaire ; La concordance de certaines dates, le fait que ma mère et lui se côtoyaient déjà au lycée, cette ambiguïté permanente entre eux, le froid glacial qui semblait s’être soudainement immiscé entre eux. J’aurais dû ouvrir les yeux plus grand, écouter plus attentivement. Mais comment imaginer une telle chose, un tel scénario digne d’une production américaine ? Il y a eu tellement de mensonges, de fausses pistes données par ma mère. Qu’espérait-elle ? Comment pouvait-elle imaginer que je l’accueille à bras ouverts après tout cela ? L’affronter après tout cela aura achevé de me mettre à terre. J’ai du mal à tenir debout, sur mes jambes, alors que mon corps tout entier tremble et me supplie de m’arrêter une minute pour reprendre mon souffle. Cela attendra, j’ai d’autres priorités et des urgences auxquelles remédier. Première étape : Trouver un coin où pouvoir faire une pause pour me ressourcer, pour pouvoir exploser loin de ces parents dont la simple évocation fait s’emballer mon palpitant et me laisse en proie à des accès de colère inhabituels chez moi. Kane, il est mon évidence, la seule personne qui me vient en tête alors que d’autres copains de mon âge auraient dû – et cela de manière plus naturelle aux yeux du reste du monde – me venir à l’esprit. Tifenn risque de mal le prendre, je ne lui en tiendrais pas rigueur et je sais qu’il comprendra… Tout ce dont j’ai besoin c’est de quelqu’un qui, je le sais, ne tentera pas de sauver ce qui ne peut l’être. La seule chose que je demande, c’est une solidité et une stabilité suffisamment présente pour me permettre de me restaurer, d’abandonner les armes et d’accepter la chute. Kane, il me rattrapera, il ne me laissera pas tomber, je le sais… Je le sens au plus profond de mon être. Pour autant, accepter de me dévoiler n’est pas mince affaire, je ne suis pas habitué à mettre des mots sur mes souffrances, surtout quand elles me font aussi mal. C’est tout un univers qui vient d’imploser, toutes mes certitudes qui ont été envoyées dans le décor. Mon âme qui a été sacrifiée au profit d’un secret bien trop longtemps couvé pour ne pas être dévoilé avec perte et fracas. Timothy me regarde, il hésite longuement… Je crois qu’il aimerait trouver des mots, quelque chose à me dire pour me convaincre de revenir en arrière mais je coupe court à tout cela. Je n’ai pas le temps, pas envie de débattre. Elle, cette personne qui ne répond désormais plus au nom de mère, ne mérite pas que je souffre davantage en reconsidérant cette malheureuse succession d’événements plus foireux les uns que les autres. J’attrape mon énorme sac de sport et quitte cette voiture sans me retourner. J’ai les yeux rouges, les larmes au bord des paupières. Aucun pleur, aucun sanglot, je suis parvenu à rester digne d’un bout à l’autre même si la tentation et les éléments jouaient contre moi. Je me suis accroché, battu et j’ai réussi. Jusqu’à quand ? Devant cette porte, lorsque Kane m’ouvre, j’ai tout le mal du monde à ne pas m’effondrer. Je fuis son regard qui, je le sais, me percera immédiatement à jour et fera s’envoler le peu de force qu’il me reste pour contenir tout cela. « Hmm… Un verre d’eau suffira… Me… Merci ! » Je prends sur moi, inspire longuement et déglutis à toute vitesse pour contenir les larmes alors que ma gorge se serre un petit peu plus encore. J’ai du mal à le regarder, mes yeux se troublent, englués au milieu de larmes qui menacent de plus en plus de me rattraper et de me faire battre en retraite. Kane, il est présent, il n’a pas besoin de parler pour que je ressente immédiatement sa présence, son aura… Il me porte et se montre à mon écoute alors que je ne bouge pas, là, au milieu de ce couloir, incapable de trouver quoi faire ensuite. « Mon père n’est pas mort au front ! » La bombe est lâchée et ma voix, putain ce qu’elle tremble. « Ma mère a menti, depuis le début… » Je me mordille la lippe inférieure pour empêcher mes lèvres de se mettre à trembler, parce que je suis à deux doigts de m’effondrer. « Mon père, je le côtoie sans le savoir depuis un long moment… Mon père… C’est Timothy Hayes… Mon professeur d’histoire cette année ! » Je puise dans mes dernières ressources, épuisé. Le mur me soutien plus qu’autre chose, si je ne m’appuyais pas contre ce dernier il y a fort à parier que je serais déjà par terre, incapable de me relever. Il me propose de me laisser un peu d’intimité… Je crois qu’il a compris, qu’il sait que je ne pourrais pas me libérer de tout cela s’il ne me laisse pas de l’espace pour me retrouver seul face à moi-même… Je ne m’autoriserais pas à craquer si quelqu’un est là pour m’observer. Il m’escorte jusqu’à cette chambre qui sera mienne pour le moment, dépose mes affaires près du lit et… Je crois qu’il parle mais je ne prête pas attention à ces mots. Je suis déjà loin, bien trop loin. Dos à lui, je sens sa main se poser contre mon épaule et à cet instant, je comprends que le combat est perdu. Les larmes perlent le long de mes joues et toute tentative de prendre la parole disparait, ma voix étouffée par les sanglots. Je prends une immense inspiration, pour trouver le dernier petit fragment de force qu’il me reste, là, caché quelque part. « Merci… Ca ira, on se voit plus tard ! » S’il reste une seconde de plus… S’il insiste… Je sais que je n’arriverais pas à retenir tout cela plus longtemps.  
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MessageSujet: Re: broken - Kane Lun 19 Nov - 0:35

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( nothing can be broken as long as there is hope )
we were too similar in the end. the same side of the same coin. there wasn’t room for the both of us. when we loved, it was beautiful, passionate. When we fought, we fought with the same claws. three months in, i knew. “you’re going to hurt me,” i told him. “no i won’t.” He said. he had the same kind of stubbornness that i felt every day. the same pride. 4 months in, we had our first fight. “you don’t love me like i love you,” he said. i wanted to cry. later that night i started sobbing into the sheets and he wrapped his arms around me like a blanket and buried his face into my neck. im sorry,” he whispered. “i’m sorry, i'm sorry, i’m sorry.” the following morning things were normal again. but there was a heaviness in the air. we’re too similar, i thought. we understand each other too well. we understand how to act in order to cause hurt. not just a little bit, but with a sharpness that rips to the core. we know how to tear each other apart just like we know how to build each other up. I was terrified. “he’s going to hurt me,” I said to myself. and a voice inside of me said, “but you knew that from the start.” ✻ ( KEZIO )

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Lorsqu’il avait reçu les quelques messages de la part de Ezio, il n’avait pas pu s’empêcher d’avoir le sentiment que quelque chose n’allait pas. Il ignorait pourquoi mais il n’avait pas réussi à l’enlever de ses pensées même au téléphone avec Lissa qui semblait de jour en jour aller mieux l’avait remarqué s’amusant comme elle savait si bien le faire à lui sous entendre que c’était presque surprenant que quelqu’un puisse arriver à occuper ses pensées. Kane avait levé les yeux au ciel, lui répétant combien son imagination lui jouait des tours. Il ne pouvait s’empêcher de rire plus encore quand il l’entendait rire aux éclats, cela lui réchauffait le cœur. Il n’avait pas entendu Lissa si apaisé depuis longtemps surtout face à la maladie qui la rendait plus faible que jamais assez pour que la peur l’envahisse. L’idée de perdre une personne aussi proche qu’elle pouvait être dans sa vie le faisait littéralement paniqué toutefois il s’était montré fort et souriant pour l’aider comme il pouvait alors que tout ce qu’il voulait s’était s’effondre à l’idée qu’elle aussi quitte ce monde. Il ne pouvait pas revivre ça encore une fois. Perdre quelqu’un assez pour presque se soulager qu’Ezio vienne donner une certaine vie à ce loft bien trop endormi à son goût. Toutefois, s’il demeurait à croire que son intuition lui jouait des tours quand Ezio vint à arriver devant sa porte il se rendit compte que tout ce qu’il avait ressenti en fin de matinée s’avérait être vrai. Le sourire qu’il avait eu vint à disparaître dans la seconde avant de le laisser entrer. Il sentait la panique l’envahir, il voyait Ezio complètement perdu comme si son monde venait de s’écrouler. Kane n’en avait pas conscience à quel point il était loin de la réalité. S’il le voyait à vouloir parler sans y arriver, il avait finalement par lui proposer quelque chose à boire tentant comme il pouvait d’essayer de le rassurer, de dire quelque chose qui puisse faire évaporer ce silence qui vint à devenir bien trop imposant à son goût. Kane avait beau ne pas le montrer. Il était inquiet pour Ezio sans compter qu’il ne manquait pas d’être intrigué aussi par le type qui l’avait accompagné. Il avait beau ne pas lui demander quoique ce soit il ne pouvait s’empêcher de se questionner, mais vint vite à oublier cela quand il observa Ezio qui semblait apte à dire quelque chose. « Hmm… Un verre d’eau suffira… Me… Merci ! » silencieux Kane le regarde avec insistance, il ne pouvait pas s’empêcher de s’interroger, de se demander les raisons pour lesquelles il était dans un tel état et surtout qui avait pu autant le faire souffrir. Il n’avait beau refuser de parler, Kane avait apprit à déchiffrer Ezio, il connaissait parfois ses gestes plus quand il le voit tremblait où le seul geste qu’il a c’est de poser sa main sur la sienne espérant d’apaiser toute cette souffrance qui semblait le remplir et qui l’en inquiète. Ezio a beau se tourner vers lui acquiescer du regard qu’il n’avait pas à le faire. Le regard sérieux de Kane ne démord pas à ce qu’il ressent assez pour mettre quelques minutes à se lever. Il n’avait pas envie de le laisser, mais il voyait parfaitement qu’il avait besoin de boire quelque chose pour l’apaiser et surtout réussir à ce que ses phrases deviennent cohérentes. Kane s’était diriger très vite vers la cuisine récupérant un verre dans l’une des armoires ouvrant la bouteille d’eau vidant le contenu avant de revenir sans tarder vers Ezio qui n’avait pas bougé d’un pouce. Kane passe une main dans le dos de celui-ci attirant une nouvelle fois son attention et d’attirer la boisson vers lui. « Tient ça va te faire du bien. » Ezio n’en dit pas plus s’exécutant vers le regard interrogateur de Kane qui tentait de comprendre les raisons qui l’avaient poussé à être dans un tel état. Il ne se rend pas compte, mais sa main vient à se reposer sur la sienne ou d’un geste léger ses doigts caresse la paume de celle-ci. « Tu veux quelque chose d’autre ? » Kane reste silencieux quelques secondes voyant qu’il ne répond pas. Il ne le montre pas, mais cela lui fait mal de le voir dans un tel état prêt à maudire la personne qui a tant pu le blessé. Depuis qu’il connaissait Ezio il ne l’avait jamais vu ainsi. Pourtant, il aurait pu longtemps l’achever durant les entrainements, mais Ezio n’avait jamais baissé les bras, n’avait jamais pleuré quand il en avait vu bien souvent finir en larmes quand cela devenait trop dur, c’était le contraire il avait vu autre chose dans son regard. De la rage et cette envie d’aller au-delà de ses capacités et pour cela il avait été toujours admiratif envers lui. La gorge de Kane se resserre, il n’avait jamais été à l’aise même avec sa sœur il n’avait jamais été doué dans le réconfort si ce n’était de la voir parfois s’engouffrait dans ses bras et resté des heures ainsi dans un silence qui en disait bien plus sauf que les choses étaient différentes. Ezio n’était pas son petit frère et en réalité il ne le voyait pas comme tel et n’avait guère envie de jouer au grand-frère avec lui assez pour se sentir dérouté sans savoir ce qu’il devait dire ou même faire. C’était une situation inconfortable, mais cela ne l’empêchait pas de rester près de lui espérant qu’Ezio lui dira quelque chose pour qu’il puisse l’aider. Kane ne peut pas s’empêcher d’être surpris. Il n’était pas le genre à prendre en compte les autres pas dans ce genre de situation. Les effusions sentimentales n’avaient jamais été quelque chose pour lequel il excellait. En vérité, à la caserne on s’amusait souvent à lui dire qu’il pouvait parfois être froid tellement qu’il pouvait passer devant quelqu’un qui pleurait. Ce n’était pas qu’il était insensible, mais il ne savait pas comment agir assez pour laisser la personne se libéré de cette tristesse et espérait qu’elle aille mieux sauf que dès le moment où Ezio était apparu chez lui complètement déboussolé il avait eu envie de l’aider, d’apaiser sa peine en vain. Kane lui propose finalement de monter à l’étage se doutant qu’il avait besoin d’être seul assez pour respecter son intimité même s’il en demeurait une question qui trottait sa tête depuis son arrivé. Pourquoi était-il venu le voir lui ? Il se doutait qu’il devait avoir des amis bien plus proches assez pour que les questions trotte dans sa tête où il reste silencieux hésitant même à ouvrir sa bouche pour finalement avancer vers cette chambre qu’il avait rangé et préparé et qu’il s’arrête devant celle-ci et se retourner vers lui. Il lui sourit brièvement baissant le regard quand il sent l’hésitation dans l’intonation de la voix de Ezio. Kane porte son regard sur lui, ne le lâchant pas comme pour lui assurer qu’il était là pour lui en tout cas, il espérait que c’était le signe qu’il verrait, il n’avait jamais été quelqu’un d’expression tout cela était bien trop nouveau pour lui assez pour qu’il se sente littéralement perdu entre son attirance qui en demeurait plus forte et cette envie de trouver les mots pour l’aider à le revoir sourire, car bon sang il n’aimait pas le voir dans cet état assez pour se rendre parfaitement compte combien Ezio était fragile et bien jeune presque comme si l’évidence venait de s’abattre sur lui. Il ne pouvait pas agir comme il le faisait avec les autres hommes qu’il avait croisé sur sa route. Kane ne pouvait pas se laisser simplement aller et cela malgré que tout son corps lui disait le contraire, il se refusait à écouter cette envie grandissante à chaque fois qu’il se trouvait à le côtoyer. « Mon père n’est pas mort au front ! » Kane se redresse d’un coup sur lui tendant l’oreille par ce qu’il venait de dire avant de voir qu’il était sérieux. Toutefois, il reste silencieux quand il voit qu’il n’a pas fini sans comprendre ce qu’il tentait de lui dire. « Ma mère a menti, depuis le début… » les bras croisés acquiesçant de la tête, tout vint à lui sembler plus clair. Il se doutait parfaitement qu’il s’agissait d’une personne très proche de lui pour le mettre dans un tel état. S’il ne comprenait pas tout, il s’imaginait quand même que sa mère avait ses raisons même s’il se heurtait il le savait à aller droit dans un mur. « Ta mère avait peut-être ses raisons.. » il manque de se pincer la lèvre quand il voit le regard presque énervé de Ezio. Kane se doutait pertinemment qu’il n’avait pas envie d’entendre cela, mais il essayait d’avoir une vue d’ensemble. Les mensonges il connaissait ça quand il vivait une vie rempli de mensonge qui l’aidait parfois à avoir la sensation sécurisante que tout irait bien. « Je veux dire pour ne pas dire la vraie nature de sa mort non ? » hésitant il fixe Ezio qui secoue la tête comme s’il voyait que Kane n’avait pas conscience de ce qu’il tentait à amener à lui dire. Il reste silencieux le laissant trouver ses mots. « Mon père, je le côtoie sans le savoir depuis un long moment… Mon père… C’est Timothy Hayes… Mon professeur d’histoire cette année ! » celle-ci il ne l’avait pas vu venir. Il était bien loin de ce qu’il avait pu imaginer. Kane ne dit rien dans l’absolu. Le silence envahit quelques secondes la pièce avant que le regard de Kane fonce en voyant qu’Ezio était sérieux où très vite il voit qu’il a besoin de s’asseoir assez pour qu’il ouvre la chambre et l’accompagne à s’asseoir sur le bord du lit. « Je.. » brièvement Kane se stoppe ne sachant pas réellement ce qu’il devait lui dire où en vérité ce qu’il attendait. Kane le regarde avant de s’approcher de lui, « Je suis désolé » il ne pouvait pas imaginer ce qu’Ezio pouvait ressentir. Dans un geste, il ne comprenait pas comment la mère de celui-ci avait-il pu lui mentir, il ressentait la douleur du jeune homme lui qui avait perdu ses parents assez jeunes il n’imaginait pas qu’on puisse cacher un tel secret et plus encore qu’on puisse empêcher un enfant de connaître son parent. « Tu as parlé à ta mère ? Elle t’a dit quelque chose ? » il se doutait qu’il avait dû passé chez lui et l’affronter, son regard humide marquant ses larmes qu’il avait tenté de caché difficilement le prouvait. « Tu peux rester autant que le souhaites et puis si jamais tu as besoin de quoique ce soit n’hésite pas je ne suis pas loin » malgré qu’Ezio ne lui répondait pas, il se doutait qu’il l’avait entendu, mais il ne le blâmait pas. S’il avait été à sa place et qu’on lui annonce cela il ne sait pas comment il réagirait assez pour comprendre qu’il soit tant bouleversait par cette nouvelle. « Merci… Ca ira, on se voit plus tard ! » Kane acquiesce de la tête se relevant quand il voit Ezio se relever pour se diriger vers la fenêtre comme pour chercher un point d’ancrage pour ne pas craquer. Si celui-ci met ses mains dans ses poches sans rien dire se dirigeant pour sortir de la chambre. Kane s’arrête brusquement ferme un instant les yeux pour refermer la porte avant de faire le contraire et se diriger vers Ezio qui manque de se retourner. Il ne lui laisse pas le temps de dire quoique ce soit et malgré qu’il devait s’y prendre mal, Kane l’étreint contre lui comme pour lui assurer qu’il pouvait craquer. Il savait mieux que personne à quel point cela pouvait faire du bien. « T’as pas à te cacher, pas avec moi en tout cas » murmure-t-il avant de sentir ses bras le resserrer. « Même si tu n’en croira pas un mot, sache qu’avec le temps ça ira mieux » il se doute parfaitement qu’Ezio devait se demander comment cela était possible, mais il savait que cela finirait par aller, il ignorait les raisons de cette certitude, il en avait juste la conviction. Difficilement, il se détache d’Ezio croisant son regard pour le voir s’asseoir une nouvelle fois au bord du lit. « Je suis pas doué pour tout ça.. » il voit Ezio le regardait jusqu’à sourire, cela lui faisait du bien que malgré la situation où celui-ci se trouvait qu’il puisse encore avoir ce rictus sur son visage. « Je suis pas doué pour réconforter les gens, désolé.. » lâche-t-il avant de le regarder avec cette fois-ci insistante assez pour presque se troubler. Il savait que ce n’était pas une bonne idée de rester ici pourtant il n’avait pas réussi à se relever presque paralysé sur place. « Si je peux t’aider enfin tu sais.. » il sent sa voix presque s’entremêler dans une certaine confusion avant de laisser son regard se porter sur les quelques cadre de la pièce évitant de faire quelque chose qu’il savait lui était interdit surtout qu’il savait qu’à cet instant précis Ezio était bien trop fragile et qu’il se devait d’être là pour l’aider et rien de plus.
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MessageSujet: Re: broken - Kane Lun 19 Nov - 17:02


with @Kane Atkins


Je ne m’attendais pas à expérimenter une telle série de rebondissements. Ce genre de découvertes, on image que cela n’appartient qu’aux séries télévisées espagnoles, les nombreuses télénovelas aux plot twists acheminés par dizaine dans chaque épisode. Je repense à ce producteur qui, dans une interview visionnée en classe, racontait que plus l’histoire était abracadabrante et plus on avait tendance à y croire. Il était tellement dans le vrai, quand je vois à quel point je suis bêtement tombé dans le panneau avec ma mère. Qu’il est facile de prendre avantage d’une personne qui ne dispose pas des informations nécessaires à son émancipation. Tout se met en ordre, à présent, je comprends mieux pourquoi elle évitait le sujet à chaque fois, pourquoi chaque petite pièce du puzzle récoltée semblait ne jamais coller avec les autres. Ma mère, elle restait vague pour éviter de se contredire ou de commettre une erreur qui m’aurait mis la puce à l’oreille. Peut-être que ça aurait été préférable pour elle. Le plus tôt j’aurais appris la vérité, le mieux j’aurais été amené à réagir – jeunesse oblige – mais il est à présent trop tard pour cela. J’ai été éclaboussé par un acide brûlant et rongeur, ma peau est à vif, tout comme mon esprit d’ailleurs. Toutes ces informations récoltées dans le plus grand des hasards grâce à un quiproquo auront eu le mérite de faire exploser une bulle protectrice qui ne faisait que m’enterrer un peu plus profondément à chaque fois. Réveillé, et malgré la douleur, je dispose maintenant de toutes les cartes, de cette vue d’ensemble qui me manquait cruellement et qui devrait me permettre de prendre les bonnes décisions dorénavant. La douleur n’en demeure pas moins puissante pour autant, la vérité a un prix, celui d’une relation qui était basée sur la confiance… Ma mère m’a sacrifié pour ne pas avoir à affronter ses problèmes, pour ne pas avoir à se confronter à la vérité et rien ne pourra plus justifier tout cela. Car non, la fin ne justifie pas les moyens. La confiance, je n’y crois plus. A croire que tout le monde nait pour te trahir tôt ou tard, et putain ce que cela fait mal… Surtout quand cela vient de ta famille, de ton propre sang. Ma mère, elle était un exemple pour moi, elle est passée d’un extrême à l’autre en une révélation. Le trajet fut le plus éprouvant de toute ma vie, une démonstration de ma force, de cette fierté en béton armé qui m’aura permis de ravaler mes larmes à chaque fois qu’elles menaçaient de déborder, de contenir les tremblements, de ne pas réagir au moment de serrer le poing alors que mes articulations sont boursouflées et ensanglantées. Je n’aurais pas dû frapper dans ce miroir mais la haine était telle que je devais l’évacuer de toute urgence. Entre ma mère et la stupide glace d’une armoire, je n’ai pas hésité une seule seconde. Jamais je ne pourrais lever la main sur ma mère, malgré tout ce qui me pousse à la détester à cet instant. Pourquoi ? Parce qu’elle est et restera ma mère, envers et contre tout. Timothy a insisté pour marquer une courte pause sur la route afin de se procurer une bande et du désinfectant, il s’est occupé de me rafistoler, le résultat est superficiel mais je n’en demandais déjà pas tant. Tout ce qui m’importait, c’était d’arriver au plus vite chez Kane, lui et lui seul. Tout au long du trajet, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à lui, d’espérer qu’il me prenne dans ses bras musclés, qu’il me fasse à nouveau me sentir en sécurité. Il est la seule constante au milieu de ce monde qui vient de voler en éclats, le seul fragment qui pourrait me permettre de retrouver le sourire et d’avancer. Lui, il est tout simplement unique. Je souffre le martyr et pourtant, ce cœur que j’imagine brisé et définitivement détruit se met à nouveau à battre la chamade lorsque je débarque à son domicile, lorsqu’il m’ouvre la porte et glisse ses doigts comme il sait si bien le faire, contre mon épaule. Un simple contact qui en dit long, révélateur de son incapacité à trouver les mots mais également de sa présence. Kane, il n’a pas besoin d’utiliser des dizaines de mots pour se faire comprendre, il a juste besoin d’un contact physique et son message passe. Ici, face à cet homme qui hante mes pensées du matin jusqu’au soir et qui m’inspire autant la folie que la honte, j’ai bien du mal à contenir mes émotions. Mon corps tout entier me parait tellement lourd, tellement à feu et à sang. J’ai mal, j’agonise sans parvenir à trouver le bon moyen pour exprimer tout cela. Prends-moi dans tes bras et dis-moi que tout ira bien, je t’en supplie. Mes yeux l’implorent, submergés par des larmes qui sont fermement décidées à me vaincre, à prendre l’ascendant. Je passe aux aveux, explique à Kane la raison de ma présence ici, le motif d’un mal-être qui ne me caractérise pas le reste du temps et qui, pour cette même raison, doit forcément le perturber. Je suis plutôt optimiste et solaire le reste du temps, jamais atteint, jamais démotivé, jamais désabusé… Mon attitude de ce soir contraste radicalement avec tout le reste. Ta mère avait peut-être raison. Je relève la tête, incapable de contrôler un regard qui le fusille sur le champ, peine capitale dans un monde dictatorial où ce genre de propos n’ont pas leur place. Il tente de se rattraper dans une pirouette qui achève de rétablir la vérité, de poser les éléments nécessaires à sa compréhension. Les mots ne veulent plus sortir, j’ai la voix beaucoup trop étranglée par des sanglots que je n’arriverais plus à retenir très longtemps. J’opte pour le renfermement, pour l’isolement, pour la fuite. Je fuis en priant paradoxalement pour qu’il s’en aille ou, au contraire, qu’il reste et fasse exploser ma carapace. Pour qu’il soit cet homme que j’aime tant… Que j’aime, aimer… Je frissonne rien que d’y penser, incapable de savoir quoi faire de ceci, incapable d’y réfléchir ce soir. Il s’apprête à battre en retraite mais, et sans savoir comment, je me retrouve dans ses bras protecteurs, musclés et brûlants. Mon corps tout entier me lâche, mes genoux fléchissent et je m’accroche à lui comme à cette bouée de sauvetage qui n’existe pas. Il me tient à bout de bras, une charge… Je suis une putain de charge pour lui, tout ce que je ne voulais pas être. Les larmes débordent et s’écrasent le long de mes joues, elles perlent et marquent ma peau, brûlent mon être tout entier. « Tu n’as pas à t’excuser, crois-moi, tu es parfait Kane ! » Je me mordille la lèvre et fuis instantanément son regard, conscient de m’être trahi. J’ai été nettement plus général, pas uniquement centré sur cette situation si particulière. Mes phalanges me brûlent, je jette un coup d’œil à cette main salement amochée, les bandages sont inhibés par le sang. « J’ai perdu mon sang froid… J’ai frappé le premier objet que j’ai trouvé… Je n’aurais pas dû ! » Mon visage me parait tout bouffi, la faute à ces putains de larmes qui ne cessent de dévaler sur mes joues. Mes yeux sont rougis, enflés et j’ai honte… Honte d’apparaitre ainsi devant lui. « Tu crois que… Tu crois que tu resterais avec moi ce soir… J’veux dire… » J’observe ce lit, image même d’une angoisse qui me serre les entrailles. « Je ne veux pas être tout seul cette nuit ! »
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MessageSujet: Re: broken - Kane Ven 23 Nov - 23:45

you can’t start a fire without a spark

( airport area residence — with ezio oaks )

( nothing can be broken as long as there is hope )
we were too similar in the end. the same side of the same coin. there wasn’t room for the both of us. when we loved, it was beautiful, passionate. When we fought, we fought with the same claws. three months in, i knew. “you’re going to hurt me,” i told him. “no i won’t.” He said. he had the same kind of stubbornness that i felt every day. the same pride. 4 months in, we had our first fight. “you don’t love me like i love you,” he said. i wanted to cry. later that night i started sobbing into the sheets and he wrapped his arms around me like a blanket and buried his face into my neck. im sorry,” he whispered. “i’m sorry, i'm sorry, i’m sorry.” the following morning things were normal again. but there was a heaviness in the air. we’re too similar, i thought. we understand each other too well. we understand how to act in order to cause hurt. not just a little bit, but with a sharpness that rips to the core. we know how to tear each other apart just like we know how to build each other up. I was terrified. “he’s going to hurt me,” I said to myself. and a voice inside of me said, “but you knew that from the start.” ✻ ( KEZIO )

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

Kane n’avait jamais été le genre de personne à être à l’aise pour réconforter quelqu’un, il était véritablement un vrai désastre dans ce domaine. Quand sa sœur s’était parfois retrouvé mal au point, il n’avait jamais trouvé les mots qu’il fallait c’était même le contraire il avait tendance à souvent enfoncer les choses assez pour qu’il ne sache pas ce qu’il devait dire à Ezio. Qu’attendait-il réellement de lui ? Il n’en avait aucune idée assez pour finalement faire la chose qui lui semblait la plus logique s’approchait de lui et l’étreindre contre lui. Il ne pouvait nier que lorsque son corps s’était contre le sien il avait ressenti ce sentiment bien étrange s’emparait de lui, mais n’y avait pas prêté attention parce qu’Ezio avait besoin de lui, de se sentir mieux et il espérait malgré tout qu’il savait à quel point il se tentait être le plus sincèrement dans ses gestes avec lui. Kane n’avait pas manqué de lui dire qu’il était désolé, d’être le plus sincère possible avec lui, car il n’avait jamais su trouver les mots. Que pouvait-il lui dire pour qu’il puisse apaiser une telle révélation. Il n’était pas certain que quoiqu’il dise cela l’apaise pourtant quand il le serre au près de lui il avait ce sentiment de sécurité, il n’a pas besoin de le voir il pouvait sentir son sourire se dessinait assez pour presque l’en rassurer. Difficilement, Kane recule avant de poser son regard vers lui. Il n’aimait pas le voir si mal, il aurait aimé trouvé un moyen de faire disparaître sa douleur, mais il savait que cela était impossible.  « Tu n’as pas à t’excuser, crois-moi, tu es parfait Kane ! » Kane ne manque pas d’être surpris par les quelques mots qu’il entend avant de lâcher un simple sourire quand il voit parfaitement qu’Ezio semblait mal à l’aise par cette phrase qu’il semblait pensait sans la moindre hésitation. Kane ne dit rien quelques secondes avant de le regarder à nouveau quand il voit Ezio sourire difficilement. Il voyait bien qu’il tentait de faire bonne figure, mais que c’était loin de fonctionner. C’était presqu’étrange comme il arrivait par moment à lire en lui ce n’était pas quelque chose de courant et pourtant tout lui semblait presque différent avec lui. Il l’était lui-même sans comprendre si cela était une bonne chose ou non. S’attacher à Ezio il savait au fond de lui qu’il commettait une erreur pas quand il était incapable de réussir à être proche de quelqu’un, mais malgré qu’il avait tenté de mettre de la distance avec le jeune homme quelque chose le faisait revenir vers lui tel un vrai aimant incapable de finalement réellement le quitter. « Tu as tort de croire ça, ce n’est pas qui suis parfait » lâche-t-il un instant avant de baisser le regard incapable de le regarder. Son front est plissé montrant son air un peu plus sérieux où il aurait dû dès cet instant se relever du lit, prendre cette distance qu’il aurait dû mettre au moment où il l’avait rencontré et qu’il s’était retrouvé également devant sa porte, mais tout lui semblait confus comme s’il ne pouvait plus réfléchir. C’était un vrai bordel dans son esprit assez pour qu’il soupire incapable de le regarder de peur qu’il fasse quelque chose qu’il ne devrait pas même si l’envie était là et plus il était proche de lui au point de sentir son souffle et plus cela était difficile de ne pas ressentir cette chaleur monter en lui. Kane serre l’une de ses mains pour tourner son regard vers la main de Ezio et remarquer la tâche de sang recouvert par le bandage dont il n’avait pas fait attention au début imprégné par les paroles du jeune homme et les révélations à laquelle il ignorait toujours comment l’aider. Dans un geste Kane fonce le regard pour ne plus réfléchir et prendre sa main dans la sienne laissant ses doigts effleuré la blessure avant de voir Ezio faire une grimace. « Désolé je ne voulais pas te faire mal.. » murmure-t-il avant de se lever d’un coup ouvrir le placard à quelques mètres et y sortir une trousse de secours avant de s’asseoir à nouveau vers lui où il ne manque pas de légèrement retirer le bandage imbibé de sang. « T’aurais dû me le dire t’es parfois têtu quand tu t’y mets » Kane avait le visage fermé même un peu dur, il ne semblait plus vouloir rire au contraire il ne manquait pas de se montrer inquiet assez pour presque culpabiliser de ne pas avoir vu dès le départ à quel point il allait si mal.  « J’ai perdu mon sang froid… J’ai frappé le premier objet que j’ai trouvé… Je n’aurais pas dû ! » Kane reste quelques secondes silencieux incapable de dire quoique ce soit bien plus concentré à nettoyer la plaie avant de remettre un bandage propre où dans un geste ses doigts caressent légèrement la main de celui-ci avant de le regarder à nouveau. Kane n’avait pas conscience que ses gestes devenaient plus trop personnel voir même intime assez pour que la surprise l’emporte et finalement se redresse sur lui et croise les bras secouant la tête par les quelques mots qu’il entend. « Non tu n’aurais pas dû c’est certain.. » Kane reste vague pour finalement soupirer pouvait-il réellement le blâmer quand il l’avait fait à bien des reprises et tout récemment. Il était certain que Ezio avait réagit comme tout être humain face à une révélation qui pouvait déstabiliser n’importe qui alors il le comprenait mieux qu’il pouvait l’imaginer. « mais ce n’est pas moi qui te le reprocherai, tu avait besoin de laisser sortir ta rage j’aurai fais la même chose, à vrai dire j’ai déjà fais ça » il ignore les raisons mais dans un geste il baisse sa tête presque mal à l’aise ou sans trop comprendre pourquoi il arrivait si aisément à parler de ses choses si personnelles qui touchait sa vie quand Kane avait toujours été quelqu’un de très discret. À la caserne il était toujours resté vague avant l’arrivé de Ezio. S’il répétait que c’était parce qu’étrangement il avait la sensation de se retrouver en lui, il savait pertinemment qu’il y avait bien plus que cela. « La prochaine fois si tu as besoin de te défouler je suis là » Kane ferme les yeux à sa phase assez douteuse avant de pincer sa lèvre et de passer une main dans ses cheveux montrant à quel point il se sentait littéralement ébranlé par toute cette situation à laquelle il n’était pas habitué. « Je veux dire si tu as besoin de te défouler enfin le boulot aide » sa voix est éraillé s’emmêlant dans des paroles qu’il n’avait aucun sens il finit par préféré resté silencieux avant de jeter un vif regard vers Ezio qui était resté muet durant un bref moment. Kane était prêt à se lever avant devoir qu’Ezio après une certaine hésitation semblait vouloir dire quelques choses assez pour retrouver l’attention de Kane qui attendait qu’il aille jusqu’au bout de ce qu’il voulait lui dire. « Tu crois que… Tu crois que tu resterais avec moi ce soir… J’veux dire… » Kane sent ses battements aller plus rapidement, il ne dit rien restant dans un silence palpable, il écoutait les paroles d’Ezio se provoquer dans son esprit sans savoir comment décoder ce qu’il lui disait. D’un geste, Kane suit le regard d’Ezio lui montrant le lit assez pour mieux comprendre ce qu’il tentait malaisément à lui avouer. « Je ne veux pas être tout seul cette nuit ! » les mots d’Ezio vont vite peut-être un peu trop, mais Kane a tout entendu assez pour passer une main vers sa bouche secouant la tête sans savoir ce qu’il devait dire. L’idée de passer la nuit avec lui dans le même lit au fond il savait que c’était une mauvaise chose, un très mauvaise pas quand son envie monter en lui, qu’il se savait que s’il se retrouvait à quelques mètre de lui, il ne pourrait pas contrôler quoique ce soit et qu’il verrait parfaitement à quel point il pouvait le désirer. « Je suis pas certain de comprendre ? » Si d’habitude il était un as du mensonge, à cet instant il était le pire acteur qui puisse avoir. Il ne manque pas de se relever un instant tournant le dos à Ezio sans contrôler quoique ce soit avant de voir Ezio faire de même. « Je t’ai dit que si tu avais besoin de moi je serais là, mais.. » hésitant il s’arrête quelques secondes, il n’avait pas envie de le laisser seul loin de là pas quand il savait à quel point il pouvait être dérouté, mais dormir simplement avec un homme ce n’était pas quelque chose qu’il faisait pas quand l’attirance qu’il ressentait pour Ezio devenait plus difficile à cacher. « et puis je pense pas que ce soit une bonne idée de me retrouver dans le même lit que toi toute la nuit si tu veux tout savoir.. » il mord presque sa langue par ses quelques paroles. Il savait pertinemment qu’il en disait trop ou pas assez, il sent la main d’Ezio se poser sur son épaule assez pour qu’il soupire pour finalement se retourner vers lui ne manquant pas de le regarder s’arrêtant à ses lèvres assez pour reculer d’un geste. Kane savait qu’il aurait dû quitter la chambre et disparaître au loin mais quand il aperçoit Ezio complètement perdu, il n’y arrive pas comme s’il était paralysé il n’est pas capable de bouger après tout c’est lui qui avait insisté à lui dire qu’il serait là s’il avait besoin de lui. Il ne pouvait pas lui tourner le dos, il ne le souhaitait pas, mais être à cette proximité dont il ne contrôlerait rien, c’était impossible. « Par contre, je pourrais rester sur le fauteuil pas loin de toi si tu veux » murmure-t-il avant de voir Ezio avancé vers lui sans dire un mot. « Enfin si ça te va ? » Kane sent sa voix s’entremêler plus quand il voit le jeune s’avançait vers lui plus proche que jamais et qui en devenait un vraie torture. Il savait que s'il s'avançait encore plus près, il ne pourrait plus rien contrôler si ce n'est de baisser les armes et se laisser aller à cette envie qui devenait bien trop difficile à ne pas laisser entrevoir. C'était insoutenable. « Tu ne devrais pas croire que je suis quelqu'un de bien Ezio, je ne le suis pas je suis loin de ce que tu peux te l'imaginer » Kane avait beau se mentir à lui-même et faire comme s'il ne voyait pas ce qui se passait entre eux, il n'était pas à ce point naïf, il voyait très bien ce qui se passait entre eux, mais Kane savait ce qui se passerait s'il allait loin beaucoup trop loin et si l'image si parfaite qu'il avait de lui ne manquait pas de flatter son égo, la vérité était qu'il finirait par le faire souffrir comme il le faisait à chaque fois, car il était incapable de s'attacher à qui que ce soit et il espérait profondément qu'Ezio se rendait compte que s'il restait auprès de lui cela finirait par un désastre et cela Kane ne le souhaitait pas, car il tenait à lui beaucoup trop et bien plus qu'il ne pouvait bien le croire.
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MessageSujet: Re: broken - Kane Sam 24 Nov - 23:11


with @Kane Atkins



Ce soir, c’est une immense claque que j’ai pris sur le visage. Loin de m’attendre au tsunami qu’abritait le doux confort de mon ignorance, j’ai été désarçonné par une vérité qui n’a eu pour effet que de me blesser davantage. Aurais-je préféré ne rien savoir ? Me confondre dans ma stupidité et offrir à ma mère tout le loisir de me faire tourner en bourrique, comme un âne qu’elle pensait avoir face à elle ? J’ai été mené en bateau d’un bout à l’autre, jusque dans ces révélations qui n’auraient jamais dû échapper à mon professeur d’histoire. Non, pas mon professeur d’histoire… Mon père. C’est dingue ce que le monde est petit, j’aurais étrangement aimé qu’il soit plus grand ce soir, qu’il m’empêche d’avoir à me confronter à cet homme quotidiennement en salle de classe. Au milieu de cette chambre qui, je le sais, risque d’être mienne pendant plusieurs jours, je me dis que le meilleur plan consisterait à prendre la fuite. Mon sac à dos entre les mains, mon sac de sport sur le dos, quelques billets dans la poche, un billet de bus et une avancée à l’aveugle sans jamais me retourner. Vivre la belle vie, au jour le jour, ne pas chercher midi à quatorze heures, me dégoter un job purement alimentaire pour amasser quelques dollars et pouvoir avancer un petit peu plus, m’éloigner davantage encore. La fuite, unique solution pour mettre fin à tous ces maux, à toute cette douleur qui me brûle autant les yeux qu’elle m’enflamme les phalanges. J’ai le poing en vrac, ensanglanté… Le pire dans tout cela ? C’est que je peine à ressentir la douleur telle qu’elle devrait pourtant s’imposer à moi. Surement l’adrénaline. La seule chose que je ressens, et qui me vient naturellement, c’est ce besoin de me blottir contre lui, dans ses bras musclés qui font naitre l’illusion, le temps d’une minute, d’être en sécurité, d’appartenir à quelque chose… Il me donne l’impression d’être sincèrement aimé même si j’ai conscience que tout ceci n’est qu’une vaste illusion. Les larmes coulent, je ne parviens plus à les contenir, je m’autorise à les laisser perler sur mes joues. Les vannes sont ouvertes, ce surplus doit être écoulé au plus vite pour me permettre de recharger mes batteries. Je pourrais m’écrouler, abandonner la partie et sombrer dans la tristesse, le désespoir, la mélancholie, la haine… Je pourrais laisser ce cocktail d’une aigreur abyssale me submerger et achever de m’emmener six pieds sous terre… Ce serait mal me connaitre. La flamme dissimulée sous toutes ces larmes, elle continue de brûler. J’ai la rage de vivre, de m’en sortir plus que jamais. Mes alliés ne sont juste plus ceux d’antan. Kane, il essaie de me remonter le moral, il respecte mon état, écoute mes révélations, tente de se dégoter les informations qui manquent à mon récit. Il tourne autour du pot, tel un requin autour de sa cible, maladroit comme un chaton qui aimerait bondir sur sa cible, timide comme un chiot apeuré par une affluence inconnue. Il ignore comment s’y prendre, comment être là… L’important, c’est l’intention et je ressens cette envie qu’il éprouve, cette sincérité bouleversante qu’il place dans le peu de mots qu’il ose employer pour se confronter à la situation à son tour. Il sera là, il ne t’abandonnera pas, lui. Ce soir, il n’y a aucun autre endroit où j’aimerais être, il est la seule personne qui peut me comprendre, me conseiller. Est-ce son âge ? Sa maturité ? Son être tout entier qui semble attiser mes fantasmes les plus aiguisés depuis quelques mois… J’ignore la raison de ce besoin omniprésent de me rapprocher, de me réfugier chez lui, jusque dans ses bras… Toujours est-il qu’il est là, il est présent et il ne me déçoit pas le moins du monde. « Tu n’as pas la vue d’ensemble, tu ne peux pas être objectif. Crois-moi, si tu ne l’es pas, tu t’en rapproche grandement ! » Parfait, lui seul fait battre ce cœur meurtri dans ma poitrine, lui seul parvient à faire légèrement s’étirer mes lèvres en dépit de toute cette peine qui m’assaille. Lui seul pourrait faire galoper mon cœur d’un seul regard. Mon cœur, je le perds lorsque ses doigts s’attèlent à attraper ma main pour analyser ma blessure. Je grimace, ramené à la réalité par cette vive douleur et le trouve infiniment beau lorsqu’il s’excuse de la sorte. Toujours à l’écoute du moindre signe, toujours effrayé à l’idée de me faire mal. « C’est rien, tu n’as pas à t’excuser ! » Au contraire, ses doigts sur ma peau… J’aimerais pouvoir me délecter de cette sensation à l’infini, pouvoir m’imprégner de l’odeur fabuleuse de sa peau, la caresser, l’effleurer… La chérir de toutes mes forces. J’en frissonne, à moins que ce ne soit le désinfectant sur ma peau meurtrie. « Je ne voulais pas t’embêter davantage avec tout cela… J’ai conscience de m’imposer à toi ce soir… D’être un boulet que l’on récupère par pitié ! » Si je n’étais pas dans une merde noire, je doute fort qu’il aurait apprécié m’avoir ici, au milieu de ses pattes. Le mec préfèrerait surement être pénard pour profiter de la vie et du peu de temps qu’il a pour décrocher du travail et se détendre. Je me sens soudainement envahi par une déroutante gêne, parce que je n’avais pas du tout pensé à cela… Parce que j’ai foncé tête baissée, impulsif, sans me dire que j’allais peut-être le déranger et l’emmerder. Pas à ma place, je me sens à nouveau tout sauf à ma place… Où l’être ? Où pourrais-tu être à ta place, Ezio ? Kane, il admet être déjà passé par là, avoir lui aussi usé de la violence pour exploser ce surplus de haine qui t’étouffe et te détruis un Homme en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Il est volontaire pour m’aider à évacuer, pour m’aider à transformer ce surplus de colère en quelque chose de productif, à l’utiliser comme carburant et… Et je sens dans ses yeux qu’il angoisse, qu’il recule, rétropédale. Il s’emmêle les pinceaux, peine à aligner deux phrases cohérentes et… Et mon corps tout entier s’éveille à la simple idée qu’il puisse avoir songé, ne serait-ce qu’une seconde, à ce qui me vient soudainement à l’esprit. Désemparé, conscient de ne pas vouloir être seul, je prends sur moi et écrabouille cette timidité qui me tord l’estomac pour oser affronter ses magnifiques yeux à nouveau, pour m’oser à une requête particulière. Je prends une veste, une douche froide… Difficile de comprendre, de suivre son cheminement. Tout ce que je sais, c’est qu’il ne veut pas être cette personne, pas m’accompagner dans cette douloureuse nuit, pas partager ce lit. Suis-je bête… A quoi m’attendais-je ? Ma demande est, je le sais, des plus étranges et pourtant… Pourtant j’ai rêvé à un autre scénario, celui où il aurait accepté de s’allonger à mes côtés, de me prendre dans ses bras, de me serrer très fort contre lui jusqu’à ce que le sommeil s’emmêle. Il ne veut pas être avec toi, Ezio ! Mon cœur se serre et je baisse la tête, difficilement capable d’encaisser un nouveau coup. J’ai déjà beaucoup trop pris cher ce soir. Je le regarde, m’approche, un petit peu plus, encore un peu plus… Toujours plus près jusqu’à sentir son souffle s’écraser contre mon visage. Il sent si bon, sa peau doit être délicieuse. Je lui attrape la main et le pousse à me suivre près de ce lit sur lequel j’aimerais m’allonger, épuisé. « Kane, prends moi dans tes bras… » Je le pousse tendrement à s’allonger sans trop lui laisser le choix. Abandonne mes chaussures à même le sol et renonce à me délester de mes autres vêtements. Tout ce que je veux, c’est lui et lui seul. « Tu n’es pas obligé de rester avec moi toute la nuit si tu n’en as pas envie… » Si seulement il acceptait de rester, de me serrer contre son torse bouillant jusqu’au petit matin, jusqu’à ce que toutes ces mauvaises choses soient suffisamment digérées pour que je puisse retrouver le sourire. Je m’allonge contre lui et pose calmement ma tête contre sa nuque, mes lèvres à quelques millimètres à peine de sa peau. J’ai tellement envie de la couvrir de baisers, mon corps tout entier me dicte une attitude qui me met en panique et réanime mon corps, lui apporte une chaleur agréable à éprouver. « Je me sens en sécurité dans tes bras… C’est tout ce dont j’ai besoin pour le moment… Reste jusqu’à ce que je m’endorme… Après… Tu seras libre de partir, de me laisser. » Tout ce dont j’ai besoin, c’est de cette illusion, de sa présence, de sa chaleur. Mes lèvres effleurent sa nuque dans un soupir que j’ai moi-même du mal à contenir. Je ferme les yeux, bercé par les douces effluves de son parfum viril et de ses bras étreignant mon corps meurtri, mon âme à vif. J’aimerais que ce moment ne s’arrête jamais, arrêtez le temps, pitié !    
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MessageSujet: Re: broken - Kane Dim 25 Nov - 17:01

you can’t start a fire without a spark

( airport area residence — with ezio oaks )

( nothing can be broken as long as there is hope )
we were too similar in the end. the same side of the same coin. there wasn’t room for the both of us. when we loved, it was beautiful, passionate. When we fought, we fought with the same claws. three months in, i knew. “you’re going to hurt me,” i told him. “no i won’t.” He said. he had the same kind of stubbornness that i felt every day. the same pride. 4 months in, we had our first fight. “you don’t love me like i love you,” he said. i wanted to cry. later that night i started sobbing into the sheets and he wrapped his arms around me like a blanket and buried his face into my neck. im sorry,” he whispered. “i’m sorry, i'm sorry, i’m sorry.” the following morning things were normal again. but there was a heaviness in the air. we’re too similar, i thought. we understand each other too well. we understand how to act in order to cause hurt. not just a little bit, but with a sharpness that rips to the core. we know how to tear each other apart just like we know how to build each other up. I was terrified. “he’s going to hurt me,” I said to myself. and a voice inside of me said, “but you knew that from the start.” ✻ ( KEZIO )

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

C’est parfois étrange comme durant l’espace d’une seconde certaine peuvent changer sans même qu’on soit amené à contrôler quoique ce soit. C’était une chose qui lui était rare voir qui ne lui arrivait jamais. Kane avait cette tendance à garder toutes ses émotions enfermées au plus profond de lui-même, à ne jamais s’attacher ou même en ressentir le besoin. Parfois il ne pouvait pas s’empêcher de se demander s’il était normal, si quelque chose clochait en lui pour fuir dès l’instant où les choses en devenaient émotionnelles. Il était incapable de s’investir dans une relation, la peur prenait souvent le dessus. Naïa insistait souvent d’un sourire qu’elle lui affichait qu’il n’y avait rien de plus normal à ce qu’il vive ainsi pas quand il avait perdu des personnes qui leur étaient chers assez pour savoir que s’attacher à quelqu’un, c’était le risque de la perdre et de souffrir et la souffrance, il ne voulait plus lui la ressentir pas à ce degré d’intensité qui l’avait noyé dans un étouffement lui bloquant son propre oxygène et qui l’avait pendant de longues années poursuivi. Aujourd’hui encore, Kane sentait souvent son palpitant se serrer lorsqu’il songer à ses parents, aux derniers regards qu’ils lui avancé lancé face à des promesses qu’il n’avait jamais tenues. Une partie de lui leur en avait voulu, il avait ressenti une colère des plus démesuré qui s’était souvent heurté dans des situations où il s’était souvent mis en danger où lorsqu’il avait fréquenté les mauvaises personnes et plus on tentait de le contrôler et plus sa rage s’accroissait comme s’il était incapable de contenir toute cette souffrance. Les années s’étaient écoulés, mais une partie de lui gardait les séquelles de tout ce qu’il avait perdu, de ses parents, de son meilleur de son incapacité à s’attacher réellement. Dire qu’il n’avait jamais eu l’envie de s’investir serait un mensonge, lorsqu’il s’était retrouvé dans une avec Lissa qui était présentement aujourd’hui sa meilleure amie, il avait ressenti des sentiments intenses pour la jeune femme. Il avait apprécié chaque seconde à ses côtés, pourtant, dès le moment où il a senti que cela devenait sérieux, il s’en éloigné préférant leur amitié qu’à cette relation qu’il savait ne mènerait rien, ils n’étaient pas faits pour être ensemble et il n’était pas fait pour former un couple où à être comme toutes ses personnes autour de lui qui semblaient avoir ce besoin de chercher cette personne faites pour eux. Pendant longtemps, il avait vu sa sœur, cette blonde féroce tenir le même discours que lui, à refermer son muscle cardiaque à toute personne qui tentait de s’en approcher avant de plonger dans les abysses de ce sentiment finalement impossible à gérer lorsqu’elle avait croisé le regard de Myles. Il ignorait réellement les circonstances de leur relation, mais il se souvient parfaitement de l’avoir senti se blottir contre lui, les perles de larmes qui couler le long de son visage assez pour les sentir sur son t-shirt et comprendre à quel point cela l’avait aussi brisé et il se refusait à ressentir ça à nouveau. C’était bien trop. Kane était d’ailleurs souvent renommer pour son côté charmeur, à ne jamais être avec une personne plus d’une nuit. Il ne retenait aucun prénom, il n’en avait que faire, il se fichait aussi royalement de comment on le décrivait, il était doté d’un physique avantageux et en avaient toujours profité plus quand il avait besoin de se satisfaire de ce besoin où a présence charnel d’une femme ou d’un homme était la seule chose qui pouvait le satisfaire. Pourtant, personne n’avait réussi à le toucher avant qu’Ezio arrive dans sa vie chargé d’une histoire aussi lourde que la sienne et puisse l’émouvoir et le confronter à devenir cette personne que tout le monde semblait voir sans qu’il puisse l’admettre. Il en était incapable, l’idée de s’attacher à quelqu’un lui était inconcevable, mais qu’il le voulait ou non dès qu’il était en la présence d’Ezio il devenait différent, tout changeait comme s’il ne souhaitait pas lui offrir l’image qu’il donnait aux autres. Etrangement, il était lui-même assez pour le déstabiliser sans comprendre exactement les raisons. S’il entendait encore la voix des types de la caserne voir Ezio comme un gamin de dix-neuf ans, Kane était souvent bien surpris par sa maturité. Il y avait quelque chose de profond en lui, quelque chose de vrai assez pour qu’il est eu la facilité de se confier à lui. Jamais Kane ne parlait du décès de ses parents et même s’il restait vague auprès d’Ezio, il était parfois étonné de lui en parler, de lui avouer des choses qu’il avait toujours gardés au plus profond de lui. S’il se disait à bien des reprises que le fait que lorsqu’il l’observait il ne pouvait pas s’empêcher d’avoir la sensation de se voir lui, il savait pertinemment que ce n’était pas uniquement que pour ça. C’était bien plus et ce soir où il avait accueilli chez lui Ezio ne faisait que confirmer ses doutes et ses sentiments les plus confus. Il se passait quelque chose qui l’électrisait. Si Kane savait depuis le début qu’être aussi près d’Ezio ne l’aiderait pas, mais bien le contraire ferait que tout compliqué, il n’avait pas été capable de le laisser dans son désarroi. Il avait beau lui avoir parlé durant quelques messages furtifs, il avait senti sa détresse assez pour voir venir l’aider et en devenir son sauveur. Fermant un instant les yeux, Kane secoue la tête, reprend ses esprits sans être incapable de le regarder, il ne pouvait pas, il savait que s’il le faisait cette fois-ci il n’était pas certain de pouvoir cacher tout cette attirance qu’il éprouvait pour lui. Kane ne ignorait réellement ce que représentait Ezio à ses yeux, il l’avait pris sous son aile, mais c’était bien plus que ça, si à la caserne il ne manquait pas d’être son supérieur, il ne manquait pas de chaque fois jeter un bref regard vers lui, un regard que si quelqu’un l’avait vu aurait certainement douté de son orientation, car à la caserne on ignorait qu’il était bisexuel. Un pompier bisexuel ? Il se doutait que cela ne collerait pas à l’image, car il savait pertinemment que si le monde changeait certaine chose elle restait les même et un pompier avait la représentation précise à ne pas ternir. Un type viril étant malgré eux le fantasme de nombreuses femmes sauf que le fantasme actuel de Kane portait à ce moment précis un seul et unique prénom. Ezio. Il lâche un soupire pour finalement reprendre ses esprits effaçant tout ce qu’il pouvait ressentir à son égard où en vérité, il n’a pas la moindre idée. Kane se remémore rapidement les quelques mots d’Ezio assez pour le faire sourire et ne pas manquer un rictus qui s’allonge sur son visage. Tu es parfait Kane Kane était loin d’être une personne aussi à l’aise avec les compliments et même s’il pouvait par moment aimé qu’on le flatte, cette fois-ci il ne ressentait pas ça, il se sentait étrange, il pouvait sentir que dans la voix du jeune homme il y avait bien plus de sens qu’il voulait le dire assez pour ne pas manquer à le surprendre et ce qu’il soit plus confus qu’il l’était déjà depuis son arrivée. Il avait tort, il ne le savait peut-être pas, mais il se trompait totalement, il n’était pas parfait loin de là, il était brisé, complètement perdu, à faire souffrir toutes les personnes ou presque proches bien trop proche de lui et il savait que s’il se laisser aller à ce désir hargneux qu’il avait pour Ezio cela finirait par le détruire et il était incapable de l’envisager, il ne voulait pas le faire souffrir pas et voir cette lueur dans ces yeux s’éteindre. C’était impensable ! «Tu n’as pas la vue d’ensemble, tu ne peux pas être objectif. Crois-moi, si tu ne l’es pas, tu t’en rapproche grandement ! » Kane secoue la tête, passant une de ses mains dans ses cheveux, il ferme ses yeux se concentrant sur la voix d’Ezio qui semblait devenir différente de celle qu’il avait l’habitude d’entendre. Cette fois il était confiant comme si quelque chose était en train de changer lui. Il ne serait pas étonnant songea-t-il avec les quelques révélations qui s’était pris telle véritable gifle. « Celui qui n’a pas une vue d’ensemble, c’est plutôt toi je dirais » lâche-t-il très vite avant de persister sur le fait qu’il avait tort. Il ne comprenait pas ce qu’il voyait en lui et pourquoi il tentait tant à s’attacher à lui. « T’as une image de moi erroné Ezio t’en a juste pas conscient parce que tu ne sais pas qui je suis et si tu le savais tu ne dirais pas ça » on l’avait souvent traité de connard, de salopard, parfois on avait eu cesse de lui dire à quel point il était un manipulateur égoïste qui ne pensait qu’à lui surtout quand il voulait quelque chose et était prêt à bien des choses pour obtenir satisfaction. Les pleures des femmes qu’il avait vite rejeté comme un sac de poubelle n’avait eu guère d’effet sur lui, les hommes qui tentait de pensait que cela changeait quelque chose qu’il est baisé comme des bêtes était loin de l’émouvoir. Il était un mensonge à lui-même assez pour ne pas comprendre comment il pouvait ne pas le voir. « Ne t’attache surtout pas à moi, pas comme je l’imagine, parce que t’en souffrirais » la fin de sa phrase est pleine de sous entendu il en était bien conscient assez pour presque fermer les yeux serrant ses poings d’avoir parler bien trop vite. Il savait qu’Ezio comprendrait, il était peut-être jeune avec moins d’expérience, mais pas idiot. « Et ça c’est une vérité même si tu es incapable de le voir c’est l’unique chose de vraie » il soutien son regard vers lui avant de se relever d’un geste du bord du lit où il était assit. Quelques instant il observe la fenêtre à quelques pas vers lui, il ne manque pas d’être surpris de voir qu’il faisait si sombre. Kane se rend compte que les heures sont passés bien plus qu’il n’avait supposé sans savoir l’heure qu’il est mais ne semble plus y songer quand il avait vu la main en sang d’Ezio et que celui-ci par la suite lui explique ce besoin de se défouler, d’évacuer sa rage en vain. Il savait qu’il pouvait se blesser autant de fois qu’il voudrait, se briser littéralement, la douleur tant qu’il n’y ferait pas face serait toujours présente. Les doigts de Kane glissent le long de sa main blessé qu’il tient fermement pour finalement soigner la plaie au risque que celle-ci s’infecte. L’idée de finir à l’hôpital ne le tente pas. Cela paraît peut-être étrange, mais il détestait cet endroit, il détestait voir les gens malades et agoniser juste à y penser il ne peut pas s’empêcher de ressentir un froid le parcourir avant de voir Ezio grognait entre ses dents. L’alcool poser sur la plaie lui fait mal assez pour relever son visage vers lui et s’en excuser, il n’était claire pas fait pour être infirmier il le savait. «C’est rien, tu n’as pas à t’excuser ! » Kane ne dit rien dans l’absolu laissant le silence plané se concentrant davantage à soigner sa main où ses doigts ne peut l’empêcher de caresser sa paume ce contact l’électrise avant de s’arrêter d’un geste quand il reprend ses esprits lorsqu’il voit Ezio lui-même frissonner sans savoir réellement la vraie raison. Il était en train de jouer avec le feu bien conscient que cela en était presque ironique ! «Je ne voulais pas t’embêter davantage avec tout cela… J’ai conscience de m’imposer à toi ce soir… D’être un boulet que l’on récupère par pitié ! » Kane l’écoute avant de secouer la tête mettant sa main face à lui comme pour le stopper. Il refusait d’entendre cela, surtout quand à ses yeux c’était une belle connerie. S’il avait accepté c’était parce qu’il en avait envie et même s’il ne lui disait pas, lui aussi en avait besoin. Il savait que Talia vivait une situation compliqué ces derniers temps, qu’elle était littéralement perdue il ne l’en blâmait pas au contraire il comprenait il savait ce qu’elle ressentait, on avait tué ses parents et au fond de lui il n’avait jamais compris pourquoi. Y avait-il une raison ? Ou était-il au mauvais endroit au mauvais moment ? Il ne le savait pas, mais Kane n’avait jamais oublié ce regard pleine de froideur tel un vrai sociopathe satisfait d’avoir enlevé deux vies et rendu deux enfants orphelins et qu’il le voulait ou non être seul il n’en avait pas envie c’était même tout le contraire. « Arrête ça tout de suite Ezio, crois-moi que si c’est ce que je ressentais je n’aurais pas accepté que tu te pointes chez moi et c’est là où tu te trompes justement, t’es pas un boulet t’es tout le contraire.. tu me fais du bien » il se rendait de cette évidence à chaque fois qu’il le côtoyait, il réussissait par sa présence à chasser les idées noires du jeune homme à lui donner envie d’avancer et plus il le voyait ne pas baisser les bras et plus il ne pouvait s’empêcher d’être impressionné et de l’admirer quand lui avait fait preuve bien souvent de faiblesses. « Si tu veux que je sois honnête, ça me fait du bien que tu sois là alors au contraire reste autant que tu le veux c’est moi qui insiste » lance-t-il brièvement avant de baisser son regard toute cette situation était étrange voir déroutant comme s’il passait du coq à l’âne il le savait. Il n’arrivait pas à savoir ce qu’il désirait, être aussi proche de lui qu’il était assez pour sentir son souffle chaud contre lui ou prendre ses distances et devenir le type froid qu’il pouvait parfois être. Il savait qu’Ezio devait être perdu comment cela pouvait-être autrement quand lui-même l’était. Si Ezio répétait qu’il était parfait, il avait tort, c’état lui qui se rapprochait de la perfection assez pour ne pas savoir comment se comporter avec lui. A la caserne c’était différent, il agissait comme le pompier et son supérieur qu’il était, mais en dehors il ne savait plus ce qu’ils étaient. Quand Kane entend les paroles suivantes d’Ezio sortir de sa bouche, il ne manque pas de sentir sa gorge se serré, la surprise fut telle qu’en vérité il n’avait pas su quoi réellement lui répondre. Une part de lui avait eu envie de lui dire oui qu’il voulait s’allonger près de lui, mais il savait ce qu’il se passerait, il ne pourrait pas rester aussi proche contre lui pas quand l’envie était de plus en plus intense. Il ne voulait pas lui dire non, mais il était dans l’absolu incapable de lui dire oui. Il se doutait pertinemment que sa réponse mettrait peut-être fin à ses idées. Peut-être était-ce la meilleure solution, mais il n’en était pas aussi convaincu que ça pas quand il le désirait et ça le tuait. Toutefois, Kane ne voulait pas profité de la situation surtout qu’il savait Ezio plus fragile émotionnellement que jamais. Il s’était rapidement éloigné de lui tentant d’inspirer pour ne pas montrer combien toute la situation de cette soirée était bien plus difficile pour lui qu’il faisait croire. A cet instant, il n’était pas aussi fort qu’il le disait non il était faible, perdu sans savoir ce qu’il faisait ou même s’il était conscient des mots qui sortaient de sa bouche. Il lui avait dit qu’il était une énigme définitivement Ezio l’était. Quand Kane le voit se relever sentant son souffle au plus près de lui celui-ci vint à se retourner pour lui faire face, il n’arrivait pas à ne pas le regarder autant que ses lèvres dont il s’imaginait bien souvent le goût exquis qu’elle pouvait avoir, mais s’en interdisait à faire plus. C’était une erreur, il le savait en tout cas s’en convenait à le croire et plus Ezio s’approchait de lui et plus cela devenait bien trop compliqué à se retenir ou même à pensées. Kane aurait voulu lui dire stop, qu’il avait dans cet instant une urgence qu’il avait oublié ou voir Talia débarqué, mais une autre part espérait que non. La confusion l’avait envahit assez pour fermer un bref instant les yeux sous le regard d’Ezio qui l’avait regardé avec insistance. Paralysait sur place, Kane n’avait pas bouger sans émettre un son bien incapable de dire quoique ce soit. «Kane, prends moi dans tes bras… » Kane l’entend mais ne dit rien, il n’a pas le temps quand il sent la main d’Ezio contre son torse le poussant vers la direction du lit où il ne manque pas de se retrouver allonger sans dire un mot. La chaleur monte un instant en lui plus quand il voit Ezio proche de lui autant que ses lèvres c’était une vraie torture à laquelle il était incapable de refuser, il en voulait bien plus.  « Tu n’es pas obligé de rester avec moi toute la nuit si tu n’en as pas envie… » Kane ne dit rien alors que tout son être en avait envie et plus il sentait Ezio se collait à lui et plus il se sentait littéralement être serré dans ses vêtements et plus ce jean, il ferme les yeux quelques secondes conscient qu’il devait reprendre le dessus. Kane l’entoure de ses bras efflore son bras près de lui avant de le voir se coller un peu plus près de lui. «Je me sens en sécurité dans tes bras… C’est tout ce dont j’ai besoin pour le moment… Reste jusqu’à ce que je m’endorme… Après… Tu seras libre de partir, de me laisser. » un sourire se glisse légèrement sur le visage de Kane, il était étrangement parfaitement apaisé comme si c’était la chose la plus normale, lorsqu’il sent les lèvres d’Ezio s’effleurer dans sa nuque, il ne peut pas s’empêcher dans un bref geste de bouger ses jambes n’en pouvait plus, il sent cette envie monter assez pour qu’il sache qu’Ezio ne manquera pas de le sentir très vite s’il reste aussi près de lui. Il n’était plus capable de penser où en vérité il n’en avait que faire. Doucement il voit le regard d’Ezio se relever vers lui. « J’ai jamais dit ça que j’en ai pas envie » il s’arrête un instant laissant ses doigts parcourir les bras d’Ezio descendant légèrement tout en ne le lâchant pas il ne pouvait pas pas à présent. « J’en ai envie t’a même pas idée à quel point  » il ne met pas longtemps pour s’approcher de son visage, ses lèvres effleurent les siennes avant de stopper la distance quand il vint enfin à les toucher laissant légèrement sa langue glisser dans la sienne où son corps se colle davantage à lui, il soupire de plaisir, incapable de se détacher, il laisse sa main caresser la joue du jeune homme comme pour se coller encore plus à lui sans arriver à s’en détacher, d’un geste les lèvres de Kane glisse dans le cou de celui-ci avant de remonter vers son point d’ancrage comme s’il lui était difficile de s’en séparer jusqu’à ce qu’il ouvre ses yeux à nouveau et qu’il se détache malgré lui de ses lèvres conscient que quoiqu’il arrive il ne pouvait plus faire marcher arrière plus à présent. « Je veux pas dormir et j’ai encore moins envie de partir Ezio c’est bien autre d’autre dont j’ai envie là tout de suite, mais on peut pas.. » murmure-t-il avant de coller ses lèvres à nouveau vers les siennes, un baiser à la fois doux, mais pleins désir, il avait souvent songé aux goûts qu’avait les lèvres d’Ezio sans songer à quel point elle était bien meilleur à tout ce qu’il avait imaginé. La chaleur monte en lui où rapidement dans un geste il se détache d’Ezio en voyant ce qu’il était en train de faire. Il savait que s’il restait tout près de lui, il ne pourrait jamais se retenir, car qu’il le disait ou non il le désirait, il avait de lui, de son corps de goûter une nouvelle fois à ses lèvres. Son corps entier en rêvait assez pour difficilement se détacher de lui et laisser son regard fixer le plafond inspirant profondément. La chaleur monter en lui, il était incapable de le regarder et s’il savait qu’il aurait dû quitter le lit où il était allongé, il sent parfaitement les doigts d’Ezio l’effleurait assez pour qu’il ferme les yeux où l’envie en devenait insoutenable.
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MessageSujet: Re: broken - Kane Lun 26 Nov - 21:53


with @Kane Atkins



Prendre la fuite, la solution la plus simple, facile… Quelques affaires à récupérer, un billet de train à acheter, une destination à ne surtout pas définir et une improvisation permanente à partir de ce moment-là. Impossible de se louper en 2019, le nombre incalculable de destinations ayant grandement facilité les choses. La seule chose qui pourrait mettre en péril tout ceci, c’est les filtres GPS que toutes les applications semblent vouloir s’approprier. Vous imaginez le truc ? Vous vous donnez du mal à prendre la fuite, à tout mettre en place pour que personne ne vienne vous chercher, que personne ne vous trouve pour, au final, être trahi par Snapchat et sa carte du monde des snappeurs. On en parle de ce nouveau truc ? Suis-je le seul à trouver cela intrusif ? La porte grande ouverte à une forme de perversité qui me donne la nausée, les gens qui, en un clic, peuvent te suivre à la trace et te retrouver en cas de besoin. J’imagine que cela pourrait être utile en cas d’enlèvement, une manière subtile de laisser des traces sans avoir besoin de se mettre en danger mais tout de même… Quand tu veux disparaitre il y a une gamme entière de nouveaux éléments à prendre en compte. Il est loin le temps où tu prenais quatre slips, un t-shirt, tes clés de voiture, faisait le plein de ta bagnole et disparaissait pour toujours. A défaut d’envisager sérieusement une fugue, je trouve refuge chez la seule personne qui me parait digne de confiance. Si Tifenn m’entendait… J’crois vraiment qu’il le prendrait mal, du genre à me bannir de tous ses réseaux sociaux, à supprimer mon numéro et à blacklister mon prénom auprès de toutes nos connaissances communes. Lui et moi, on est unis comme les deux doigts de la main, rien ne nous échappe jamais mais… Mais je crois qu’un fossé à fini par s’installer, comme si j’éprouvais une certaine gêne à l’idée de lui parler de mes histoires de famille. Sa vie est loin d’être simple et il est jeune, comme moi. Il ne dispose pas de cette vue plus reculée, à la limite d’être une vue d’ensemble et qui devrait me permettre d’y voir plus clair, de moins souffrir. Kane ne représente pas juste la vision globale qui me manque cruellement en ce milieu de soirée. Il est bien plus que cela. Cet homme, il me fait perdre des mots que j’utilise pourtant quotidiennement en quantité indénombrable. Au départ, il s’agissait d’une admiration des plus immenses, le genre de truc qui te rends envieux, qui t’inspire énormément et t’aide à trouver des axes pour travailler sur toi-même. Déjà à ce moment-là, je le ressentais, là-dedans, au plus profond de mon être. Cette légère impulsion électrique, ce coup de fouet, ce trac inhérent qui m’étouffait et me faisait trembler dès qu’il entrait dans la pièce. Je me suis toujours dit qu’un mec comme lui, plus rien ne l’impressionnait. Kane, il a déjà tellement vécu, il a de l’expérience, beaucoup d’expérience dans tous les domaines et je n’ai surement rien à lui apporter. Apprendre, j’ai beaucoup à apprendre de lui mais qu’en est-il lorsque les rôles sont inversés ? Nous savons tous les deux qu’il se lassera de moi, qu’il finira par détourner le regard dès lors qu’une nouvelle recrue se présentera et nécessitera une formation. C’est ce que je me suis persuadé d’être avec les mois, un jeunot comme un autre, celui que l’on accepte dans l’équipe, que l’on forme, de qui on prend soin, le gamin que l’on taquine et bichonne pour l’aider à atteindre son objectif et qui, une fois fait, reste un vague souvenir dans l’imaginaire collective de la caserne. Je n’ai pas envie d’être cela, un souvenir, une anecdote dans la vie de Kane… Mais pourquoi ? Pourquoi suis-je à ce point animé par un désir de m’immiscer dans sa vie ? Pourquoi faut-il que ce cœur indomptable se lance dans une telle course dès qu’il apparait, dès que son nom est évoqué, dès que son visage se dessine dans mes pensées. Il me hante, il ne me quitte jamais. Je suis tombé, en débutant que je suis. Tombé pour le mec qui, pour rien au monde, ne poserait un œil sur moi. Pourtant, pourtant il est là lui aussi, nos regards ne font que de se croiser, ses propos s’intensifient, il tient un discours que j’ai beaucoup de mal à intégrer. Il ne m’a pas donné les cartes nécessaires pour savoir comment l’interpréter, comment traduire, comment lire entre des lignes très effacées. Kane, il s’est toujours surpris de ne pas parvenir à lire dans mon regard. Il me rend la monnaie de ma pièce, tout le mystère que j’ai pu instaurer malgré moi et je suis complètement perdu. Mon esprit peine à suivre le fil, à maintenir le cap après tous les événements de cette soirée. J’ai déjà beaucoup trop donné, beaucoup trop été heurté par les vérités des autres pour pouvoir foncer à nouveau tête baissée. Si je prends un nouveau mur en pleine face… Plus rien ne pourra m’empêcher de m’effondrer. Il est mon roc, si près et pourtant si loin de moi. J’aimerais qu’il se rapproche encore plus, qu’il laisse à ses doigts le loisir d’entourer ma peau, qu’il s’approprie mon corps et qu’il le serre contre le sien. Son regard, mon Eden… Sa peau, ma fontaine de Jouvence. Et pourtant… Ce n’est pas la jeunesse éternelle après laquelle je cours, c’est plutôt après lui, après sa considération, sa tendresse… Son amour. Le simple terme me fait frissonner. Il ne t’aimera jamais, Ezio. Le discours que tient Kane m’énerve, il a une opinion de lui qui est tellement mauvaise que je pourrais perdre pied et partir en croisade avec le premier abruti d’humeur à me contredire et à continuer d’entretenir le peu de considération qu’il s’accorde. D’une voix ferme, je reprends l’ascendant et m’impose à lui. « T’es sur que le problème vient de l’image que j’ai de moi ? N’est-ce pas plutôt l’inverse ? Toi et le reflet que tu perçois dans ton miroir… Toi et tes erreurs, toi et tout ce que tu as vécu jusqu’ici ? » Je frappe fort, non pas pour le blesser, mais pour arriver à imposer ma pensée, mon regard. « Tu as raison, je ne te connais pas sur le bout des doigts. Mais ces derniers mois, tu t’es ouvert à moi et je n’ai jamais été déçu… Pas une seule seconde ! » Les défauts qu’il m’a été donné d’entrevoir n’ont fait qu’entretenir le fantasme, ils ont contribué à le faire grimper sur un piédestal qui me fait vibrer quotidiennement. La perfection, ce n’est pas être un gentil petit soldat tout mignon et lisse, c’est de faire de chacune de ses imperfections une force… Kane, il sait faire. Ne pas m’attacher, pas comme il l’imagine, ne pas prendre ce risque, me préserver. Chacun des mots dont il use pour tenter de me faire retrouver la raison me font sombrer davantage. Il n’est pas aveugle, je ne suis pas fou, lui aussi il l’a ressenti… Lui aussi il le ressent ! Je me mords la lèvre inférieure, hésitant à le regarder dans les yeux, à faire rompre tout ce qui m’a permis de garder les pieds sur terre jusqu’à maintenant. « C’est trop tard pour cela ! » Attaché, je le suis déjà. Il me rend dingue. Il me perd à nouveau, me rassure, m’ouvre grand sa porte. Il prétend que je lui procure beaucoup de bien être, qu’il est heureux de m’avoir ici, chez lui. Difficile d’y comprendre quelque chose alors qu’il me repoussait plus ou moins indirectement quelques secondes plus tôt. Je ne le quitte jamais du regard, mon cœur torturé chaque seconde un peu plus. Il n’est plus question de demander l’autorisation, de prétendre être capable de refuser d’accéder à ce dont j’ai réellement besoin. Kane, s’il veut m’aider à aller mieux, il doit prendre sur lui. Je ne me reconnais pas, animé par un besoin primaire de le toucher, de me blottir contre lui. Sa chaleur, sa présence virile… Il me rassure et m’apaise, m’allonger contre lui, sur ce lit, au-delà du puissant désir qui m’assaille, ça me permet de recharger des batteries qui frôlaient l’épuisement total. Je me blottis contre lui, caresse ses pecs timidement et relève légèrement la tête, si proche de sa peau, mes lèvres luttant pour ne pas s’engouffrer le long de son cou. Son corps est si musclé, il attise ma curiosité, fait naitre en moi une faim que j’ai beaucoup de mal à ignorer. Est-ce à cela que ressemble l’éveil ? Je n’ai jamais ressenti cela pour personne, pas même pour ma copine, celle avec qui j’ai découvert les rapports charnels. Peut-être que le sexe n’a jamais gagné en perspective, ne s’est jamais imposé à moi car il me manquait ceci : l’attirance insoutenable, ce désir tellement omniprésent qu’il t’en rend complètement barge. Son cœur, je l’entends battre contre mon oreille, si fort… Lui aussi il le ressent, lui aussi il me ressent. Je n’ai pas le temps de voir venir, pas le temps de réaliser que déjà il me surprend. Ses lèvres, j’en ai tellement rêvé et pourtant… J’étais bien loin d’imaginer tout ce que cela fait naitre en moi. Une explosion, mon corps tout entier bouillonne, ma peau me brûle et plus rien ne semble pouvoir l’apaiser si ce n’est la force de ses baisers. Ses lèvres, elles sont diablement sucrées. Je frissonne et soupir lorsque ses lippes s’aventurent le long de mon cou. « Kane… » Je frémis et retrouve le chemin de sa bouche que je couvre de mille baisers. Il va me faire sombrer, perdre la raison, surtout lorsqu’il admet ne pas vouloir dormir… Surtout lorsqu’il s’éloigne de la sorte en imaginant une seule seconde que je l’autoriserais à battre en retraite. Mon cœur, il bat tellement fort, j’ai peur qu’il cède à une telle pression. Je l’aime putain, j’crois que c’est ça, c’est ce que l’on ressent quand on aime quelqu’un ! Je tremble comme une feuille, percuté par toutes ces sensations, par ce désir révoltant, par ce besoin que j’ai de m’offrir à lui, corps et âme. Je me redresse, sur les genoux et attrape mon t-shirt pour le faire remonter le long de mes abdominaux. J’en retire le col et l’abandonne à même le sol. Mes yeux parlent pour moi. Je ne peux plus réfléchir, je ne veux plus réfléchir. « Ne me laisse pas ! » Mes yeux pétillent, je suis fou de lui.
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MessageSujet: Re: broken - Kane Dim 9 Déc - 2:06

you can’t start a fire without a spark

( airport area residence — with ezio oaks )

( nothing can be broken as long as there is hope )
we were too similar in the end. the same side of the same coin. there wasn’t room for the both of us. when we loved, it was beautiful, passionate. When we fought, we fought with the same claws. three months in, i knew. “you’re going to hurt me,” i told him. “no i won’t.” He said. he had the same kind of stubbornness that i felt every day. the same pride. 4 months in, we had our first fight. “you don’t love me like i love you,” he said. i wanted to cry. later that night i started sobbing into the sheets and he wrapped his arms around me like a blanket and buried his face into my neck. im sorry,” he whispered. “i’m sorry, i'm sorry, i’m sorry.” the following morning things were normal again. but there was a heaviness in the air. we’re too similar, i thought. we understand each other too well. we understand how to act in order to cause hurt. not just a little bit, but with a sharpness that rips to the core. we know how to tear each other apart just like we know how to build each other up. I was terrified. “he’s going to hurt me,” I said to myself. and a voice inside of me said, “but you knew that from the start.” ✻ ( KEZIO )

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

La soirée avait pris une tournure inattendu, Kane n’avait pas songé une seule seconde à quel point avoir aussi près de lui Ezio deviendrait compliqué. C’était déjà un exploit plus que difficile à la caserne de faire abstraction pour l’attirance qu’il ressentait pour Ezio à la caserne même s’il n’avait pas défini réellement si cela était quelque chose de réel ou le simple fantasme qu’il ressentait à chaque fois qu’Ezio venait à la caserne, pourtant depuis l’instant où il avait débarqué devant sa porte, il ne pouvait s’empêcher d’être protecteur avec lui. Il ne voyait pas Ezio comme son frère, il ne voulait pas ce genre de relation et au vu de l’attraction sexuel qui se ressentait dans cette pièce nul doute qu’il n’avait pas cette relation « fraternel » hormis celle qu’ils disposaient chacun à la caserne. Ava était la seule au courant de la sexualité de Kane, le fait d’être bisexuel n’était pas une chose dont il avait honte, il avait toujours su au plus profond de lui qu’il aimait les hommes et les femmes, mais il savait aussi la complexité que cela aurait été si quelqu’un venait à l’apprendre. Étrangement Ava avait moins de difficulté à se faire accepter peut être car les hommes de la caserne fantasmait plus à l’idée d’imaginer deux femmes ensemble cela donnait le portait bien plus sexy que de deux hommes et si Kane avait choisi de ne rien dire c’était pour faire comme tout le monde et être vu par son métier et non parce qu’il bandait à l’idée de voir un homme face à lui comme c’était bien souvent le cas avec Ezio assez pour qu’il ne compte plus le nombre de douche froide pour calmer ses ardeurs qui ne semblait pas aussi calme qu’il l’avait espéré pas quand il était entrée dans cette chambre dans l’unique but de le réconforter et de l’aider à aller mieux. Si durant un long moment les sous entendus les avaient percutés. Ce soir-là il était passé à un niveau supérieur, il n’y avait plus de sous entendu, Kane se rendait bien compte que tout ce qu’il avait supposé de Ezio s’avérait véridique et cette idée le réconfortait comme cela ne pouvait l’empêcher d’être effrayé, car il savait que seul dans ce loft aussi proche de lui, c’était comme tenter le diable, un diable plus sexy que jamais et qui lui faisait perdre le contrôle au point que rester aussi proche de lui était la chose qu’il savait une erreur. Kane avait tenté de l’éloigner de lui par cette image si parfaite qu’il semblait avoir de lui assez pour le surprendre refusant presque de le voir de cette manière quand il était selon lui tout le contraire et cela malgré qu’Ezio ne semble pas croire un traitre mots de ce qu’il disait comme s’il pouvait ressentir cette fuite dont faisait preuve Kane qu’admettre un instant l’effet qu’Ezio pouvait avoir sur lui. « T’es sûr que le problème vient de l’image que j’ai de moi ? N’est-ce pas plutôt l’inverse ? Toi et le reflet que tu perçois dans ton miroir… Toi et tes erreurs, toi et tout ce que tu as vécu jusqu’ici ? » Kane ne dit rien pendant un bref instant, son regard croise avec intensité celui de Ezio qui venait de le toucher littéralement en plein fouet comme s’il venait de se prendre une gifle en pleine figure. C’était bien la première fois qu’il le voyait aussi direct assez pour presque sourire de se montrer si franc c’est ce qu’il appréciait d’ailleurs chez lui. Il ne manquait pas de toujours lui dire les choses qu’il pensait encore à cet instant il n’avait pas hésité à lui dire ce qu’il pouvait finalement voir de lui assez pour rendre Kane perplexe, il n’avait jamais vraiment réfléchi à cette idée qu’il pouvait se donner une image erronée, il n’était pas capable de le croire, croire qu’au fond de lui il pouvait être la personne que semblait Ezio voir en lui. Il ne comprenait pas sa vision qu’il avait de lui qui restait celle du pompier qu’il voyait à la caserne, mais au fond le connaissait-il réellement. « Je ne voudrais pas que tu tombes de haut et que je sois la personne qui te décevra également » Kane avait lâché ces quelques mots, il n’avait jamais songé vraiment à ce que les gens pensaient de lui. En réalité, Kane s’en fichait royalement, mais depuis qu’il s’était rapproché de Ezio quelque chose en lui se déclenchait sans savoir connaître les raisons. C’était étrange, tout cette discussion l’était comme à chaque moment où leur regard se croiser. Il sentait l’électricité le parcourir et sentir le souffle chaud près de lui ne pu l’empêcher de fermer les yeux assez pour ressentir ce sentiment au plus profond de lui telle une vraie torture à laquelle il savait il ne devait pas succomber. Kane ne comptait pas le nombre de fois où il avait songé lorsqu’il l’avait vu à la caserne et qu’ils s’étaient retrouvés seuls à le plaquer contre le camion pour goûter à ses lèvres, cette ivresse en lui le consumait comme cette voix qui le torturer à lui dire de craquer, de se laisser allé à la tentation, mais il savait qu’il n’en avait pas le droit et qu’il ne le pouvait pas. Ce serait une erreur, il s’était bien souvent répété cela comme à ce moment-là où il ne peut plus regarder Ezio. Il ne manquait pas de l’éviter, se relevant pour lui tourner le dos fermant les yeux où légèrement il inspire espérant par ce biais de reprendre ses esprits et que cette envie qui se ressentait au bas de son ventre vint à se calmer. Cela devenait plus difficile plus depuis qu’il se retrouvait à vivre dans la même maison. Il savait pertinemment qu’accepter de voir Ezio chez lui plus encore dans cette chambre était loin de la plus brillante des idées, mais au plus profond de lui il savait qu’il avait eu besoin de lui assez pour que tout le reste passe au second plan et qu’il pense à une seule chose. Lui et son bien être. Kane ferme les yeux quelques secondes secouant la tête, lorsqu’il entendait Ezio lui répétait qu’il frôlait la perfection il ne pouvait pas s’empêcher de se sentir mal à l’aise et presque mal à l’aise de le voir ainsi, car non il ne l’était pas, il était tout le contraire et cela même s’il ne semblait pas le voir. Ezio avait vu une simple facette de lui, une facette appréciable du jeune homme, mais il se doutait que s’il découvrait le reste, les choses finiraient par être différent et il n’avait au fond pas envie de voir le jeune homme le regarder différemment. « Tu as raison, je ne te connais pas sur le bout des doigts. Mais ces derniers mois, tu t’es ouvert à moi et je n’ai jamais été déçu… Pas une seule seconde ! » Kane l’avait vu se relever s’approchant vers lui où durant l’espace de quelques secondes Kane ne dit rien laisse son regard observer l’horizon bien sombre sans savoir l’heure qu’il pouvait ou même depuis combien de temps était-il dans cette chambre. Kane fini par sentir les doigts du jeune se poser sur son bras assez pour qu’il ne puisse s’empêcher de lâcher un léger soupire. C’était une vraie torture d’être si proche de lui, mais au fond aussi loin, cette distance était bien plus frustrante toute cette situation l’était et plus quand il entend les mots d’Ezio prononcé assez pour ne pas manquer de rire de voir combien Ezio pouvait être entêté quand il le décidait. Il n’avait pas eu tort non plus sur ce point-là. Kane lui avait fait part des quelques blessures de sa vie jusqu’à parler de l’improbable, de sa famille, de ses parents. S’il avait été vague, il avait fini par lui avouer la mort de ceux-ci de combien cela le faisait encore souffrir sans compter son meilleur ami qui avait laissé un vide en lui et qu’étrangement en fur et à mesure du temps, Ezio comblait d’une manière différente. Kane semblait retrouvé le sourire, cette envie d’avancer et même s’il ne le disait pas, la présence du jeune homme avait joué un rôle majeur dans ce changement.  « ça pourrait arriver.. » sa voix tremble presque, il inspire profondément tentant d’effacer tout ces doutes et cette peur qui le liquéfiait presque sur place. Il ne s’était peu attaché aux gens pour cette raison évidente. Les décevoir, il avait après tout dû décevoir ses parents, sa propre sœur. Il avait beau choisir un métier respectueux et héroïque, il n’était pas cet homme là, il était bien loin de ce que l’on voyait de lui et qu’apparemment Ezio refusait de voir sans qu’il en comprenne les raisons. « Pourquoi ? » doucement le regard de Kane se pose une nouvelle fois sur Ezio qui semble intrigué par sa question. Kane croise les bras pour finalement laisser l’une de ses mains glisser dans ses cheveux étrangement il pouvait remarqué qu’Ezio semblait comprendre ce que voulait dire son geste. L’anxiété qu’il ressentait. « Tu comprends vraiment pas je crois Ezio.. » il marque une pause laisse le silence s’installé où Ezio le regarde avec insistance comme pour lui assurer qu’il avait toute son attention, même si les mots du jeune homme résonne, l’aide à se sentir quelques instants mieux. Il ne pouvait en démordre, car Kane au plus profond de lui-même savait ce qui se passerait s’il continuait ce jeu qui s’était instauré entre eux. « Un jour je finirai par te blesser tu veux la vérité c’est ça dans lequel j’excelle et crois-le ou non tu ne devrais pas rester aussi près de moi, tu vis dans le fantasme que tu t’es fait de moi ce type qui au fond n’existe pas.. » il avait été peut-être dur dans ces paroles il s’en rendait bien compte. Kane ne pouvait s’empêcher de croire que tout ce qu’il disait était la vérité, il était le simple fantasme que pouvait ressentir Ezio mélangeait à sa colère et sa douleur de l’instant par les quelques révélations qu’il venait d’apprendre il se doutait que le réconfort qu’il voyait en lui devait l’aider, mais il n’avait pas envie de le faire souffrir pas comme avec les hommes et femmes avec qui il avait été et profité de ce désir sexuel qu’il avait ressenti et s’il pouvait rêvait d’assouvir cette envie auprès de Ezio une parti de lui se refusait à succombé. L’idée même qu’il finisse par le blesser il ne le souhaitait pas, pas quand il savait que Ezio méritait bien plus, sans doute était-ce parce qu’avec le temps il avait appris a le connaître, à l’apprécier il n’était pas un inconnu et cela rendait les choses bien plus complexe dans cette situation à laquelle tout lui vint compliqué peut-être même trop.. Kane lui avait demandé insistant sur le fait de ne pas s’attacher à lui, car il en demeurait qu’un jour la personne qu’il finirait par détester c’était lui, mais lorsqu’il se stoppa au regard d’Ezio il se doutait qu’il ne l’écouterait pas. « C’est trop tard pour cela ! » Kane baisse la tête malgré lui il ne peut pas s’empêcher de laisser un sourire parcourir son visage bien qu’il pouvait sentir également ses battements devenir plus rapide comme si la peur panique venait de l’envahir sans comprendre les raisons. Kane avait toujours contrôlé certaine émotions comme le fait de ne pas s’attacher. Tomber amoureux ? Il ne le souhaitait pas, il n’avait guère envie de se retrouver avec la même personne toute sa vie, c’était quelque chose qui était au-delà de toute compréhension. Il ne s’imaginait pas vivre ce genre de relation par peur de s’attacher et un jour d’en souffrir ou peut-être parce qu’il n’était pas ce genre de personne préférant profiter des corps divins qui s’offrait à lui s’en attendre plus en retour que l’excitation du désir durant l’instant de quelques heures. Pourquoi devait-il se conformer à une relation et faire comme tout le monde ? Cela faisait-il de lui le connard qu’on pouvait décrire de lui ? Ce n’était pas quelque chose dont il culpabilisait et plus il y songeait et plus il ne pouvait pas s’empêcher de penser à la discussion qu’il avait eu avec Ezio sur les relations ce qu’il désirait, ce genre d’amour que l’on ressent avec une personne et à laquelle Kane avait toujours fuit au plus loin. Ils étaient bien trop différents, Kane avait beau déjà tenté une relation cela s’avérait un échec quand il s’était laissé tenté en trompant cette personne. Voilà qui il était assez pour qu’il ne puisse pas comprendre pourquoi il ne le voyait pas comme cela. Kane avait émis un simple son l’expression de son visage montrait sa surprise quand il sent le doigt d’Ezio plus sûr de lui le stopper net comme s’il savait presque ce qu’il allait lui dire, cela en était presque surprenant comme il l’était au yeux de Kane. Lorsque Ezio le fixe son regard se délecte de ses lèvres face à lui, il a beau se répéter de ne pas trop le regarder, il en était incapable se doutant bien que celui-ci le verrait. Il aurait dû sortir de cette chambre, prétextait quelque chose, mais lorsqu’il sent la main glisser dans la sienne où ses doigts caresse la paume du jeune ses pas s’avance vers ce lit à quelques mètres d’eux où dans un geste rapide il s’était retrouvé allongé sur le dos sans émettre un seul son. Kane semblait paralysait non par la peur, mais bel et bien par cette envie qui s’intensifiait à chaque soupire qu’il ressentait de la part de Ezio jusqu’à ses caresses ou ses lèvres qui vint à l’effleurer. Kane n’aurait pu le dire, mais quelque chose avait changé en Ezio il était différent avec une assurance surprenante comme si à travers les vérités chaotique dont il avait dû faire preuve cela l’avait rendu en quelque sorte différent, pourtant malgré cela quand Kane l’observait attentivement il y voyait aussi de la douleur qu’il tentait de cacher en vain. Si pendant un moment Kane s’était mis sur le côté la peur d’affronter à nouveau le regard de Ezio et se laisser complètement dévoré par cette envie qui lui était difficile de contrôler il savait qu’il ne pourrait plus faire marche arrière. Kane sent Ezio l’attirait vers lui le forcer presque à devoir se tourner de l’autre côté pour lui faire face refusant presque qu’il l’évite du regard, une véritable torture qui s’imploser en lui. Dès l’instant où il se retourne de l’autre côté, il sent sa main arrivé au visage d’Ezio, il ne se rend pas compte dans l’immédiat de ce qu’il faisait, cela lui semblait naturel plus quand il voit celui-ci venir s’enfoncer dans ses bras où Kane l’enlace contre lui l’assurant par des murmures que tout irait bien. Il avait pas fallut longtemps pour qu’il retrouve les yeux d’Ezio, son corps contre le sien où il avait plus chaud que jamais qui ne résultait pas de la chaleur californienne mais bel et bien de ce que provoquait Ezio en lui, c’était insoutenable, il n’en pouvait plus et plus il s’approchait de lui et plus l’envie de dire un grand merde au diable les conséquences lorsqu’il vint à coller son bras derrière la tête de Ezio l’approchant vers lui pour coller ses lèvres sur les siennes. Son corps était collé contre lui sentant facilement les battements de son muscle cardiaque assez pour laisser un soupire de cette envie faire écho dans la chambre silencieuse ou seul le son des baisers vint à se distinguer au reste. D’un geste, Kane ne manque pas de laisser ses lèvres glisser dans le cou du jeune homme où ses mains vinrent caresser le torse du jeune homme avant de revenir à ses lèvres où ils sent ce désir brûler en lui. Chaque baiser l’enflammait, il sent le désir monter en lui laissant sa langue glisser dans la bouche de Ezio il ne peut s’empêcher de grogner de désir avant de le regarder une nouvelle fois comme s’il venait de se rendre compte de l’évidence de ce qu’il venait d’arriver. « Kane… » d’un geste sa main glisse dans ses cheveux, il en crevait d’envie assez pour révéler cette vérité depuis qu’il était entré dans cette chambre. Dormir n’avait pas été une option, il avait bel et bien une autre idée en tête pourtant, quelque chose le retient prêt à fuir comme il savait si bien le faire il sent finalement Ezio le retenir pour que celui-ci se rallonge sur le lit où il ne met pas longtemps à sentir les lèvres d’Ezio devenir un véritable oxygène dont il avait besoin. Légèrement Kane tire sur le t-shirt de Ezio vers lui avant de le voir venir sur lui il ne met pas longtemps en l’emprisonner de ses mains qui vint vite à glisser sous son t-shirt sentant parfaitement ses muscles et cette peau dont il mourait d’envie depuis bien trop longtemps. Difficilement il lâche les lèvres de Ezio le voyant doucement de ses deux mains faire remonter son t-shirt assez pour découvrir ses pectoraux où ses doigts ne manquent pas de glisser sur chacun. Ses caresses sont lents il veut profiter de chaque minute, de ce désir qui émane en lui et que provoque Ezio en lui. D’un geste lent, Kane s’arrête sur la sangle de la ceinture du jean de Ezio avant de le regarder un court instant. « Ne me laisse pas ! » Kane secoue la tête il n’était plus capable de le laisser, il n’en avait pas eu le courage plus quand ses doigts ne manque pas de défaire sa ceinture déboutonnant le premier bouton du jean de Ezio avant de s’arrêter légèrement et se de se mettre dans la positon assis avant de faire à son tour glisser son t-shirt vers le haut pour le retirer complètement et le laisser le découvrir légèrement Kane soupire en sentant à nouveau le goût de Ezio. Ses baisers étaient un vrai feu d’artifice assez pour imaginer parfaitement la suite. Kane passe une main sur sa joue avant de le regarder un court instant. S’il sourit son visage est mêlé à une certaine inquiétude, cette fois-ci c’est Kane qui tremble ce n’est pas son genre de ressentir ça, ce n’est pas non plus son genre de s’attacher et pourtant il en demeurait pas que c’était le cas, il jouait à un jeu dangereux incapable pour autant de se stopper, il voulait plus, il le voulait c’était indéniable. « T’es vraiment sûr.. ? » sa voix tremble presque en devient même hésitante il ne voulait pas profiter de sa faiblesse, il refusait que la colère et la cette douleur lié à sa mère soit la raison pour laquelle ils s’apprêtait à faire. « Je veux que t’en ai envie pour les bonnes raisons Ezio et pas pour tout ça.. » Kane sent la souffle de Ezio contre son coup assez pour se stopper dans ses paroles et cette fois-ci ne pas mettre longtemps pour embrasser de façon plus fougueuse les lèvres de Ezio assez pour lui baiser littéralement la bouche tellement il sentait cette envie monter son jean bien serré assez pour se douter qu’avec Ezio sur lui il pouvait largement lui aussi le ressentir. « Parce que j’en ai envie, vraiment envie là.. » Kane ne met pas longtemps pour tirer sur la braguette du jean de Ezio et le descendre au niveau de ses fesses découvrant facilement le boxer de celui-ci et faire naître en lui cette envie plus qu’incontrôlable il en mourrait littéralement d’envie. Il avait envie de Ezio plus que jamais, cela le rendait complètement fou.
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MessageSujet: Re: broken - Kane Dim 9 Déc - 22:42


with @Kane Atkins


Ce soir, tout ce dont j’ai besoin c’est d’un espace suffisamment protecteur et chaleureux pour pouvoir réconforter mon cœur meurtri. Je ne demande pas la lune, je ne voudrais pour rien au monde abuser de la bonté de Kane, tout ce que j’espère de lui c’est de m’offrir un cadre calme où je pourrais exploser et recharger mes batteries. Cette chambre dans laquelle il m’escorte est grande, bien plus grande que celle que je possède chez ma mère, les petites notes de décoration présentes ça et là demeurent d’une discrétion qui offre au cadre un aspect toile vierge agréable. L’atmosphère semble se prêter à mon crédo du soir : tel un phœnix qui s’apprête à renaitre de ses cendres, l’avenir est plus que jamais devant moi et il ne me reste plus qu’à choisir l’angle d’approche à adopter pour entamer mon ascension. Il me faudra peut-être quelques jours pour digérer les dernières nouvelles, pour accepter cette trahison… Il m’en faudra des dizaines de plus pour oser ne serait-ce que songer à pardonner cette mère qui m’a bercé d’illusions toutes ces années sans jamais flancher, sans jamais réellement agir dans mon intérêt. Qu’avait-elle à perdre en ne disant pas la vérité dès le départ ? Surement ce qu’elle vient de perdre en voyant son propre monde lui exploser à la figure. Kane, il ne me jugera pas, il n’aura jamais la moindre once de méchanceté à mon égard malgré tout ce que je pourrais lui dire (ou ne pas lui dire, justement). Il me met tellement en confiance que j’ose déployer mes ailes, utiliser cette aisance qu’il me fait ressentir pour la mettre au service de mon honnêteté. Je n’ai jamais trop pris de pincettes avec lui, toujours dans la confrontation et la sincérité alors pourquoi commencer aujourd’hui ? Plus que jamais, j’éprouve le besoin de vivre à travers le prisme de la franchise. Toutes les vérités sont bonnes à dire, qu’elles blessent ou qu’elles permettent d’affronter les difficultés. Ce bellâtre, il est persuadé d’avoir une présence nocive, il croit réellement à ce qu’il dit, au danger qui pourrait rôder autour de moi si je me décidais à poursuivre dans cette direction. Cette direction… Mais quelle est-elle ? Celle qui fait s’emballer mon cœur dans ma poitrine à chaque fois que ses yeux croisent les miens ? Celle qui me donne l’impression qu’il me tend des perches sans arrêt ? Celle qui pousse mon être tout entier dans l’inconfort dès lors que mon membre se réveille à la simple évocation de sa silhouette, de son sourire… De tout ce qu’il pourrait me faire s’il osait prendre les devants. J’ai parfois honte de ressentir tout cela, cette dangereuse attraction, ce désir étouffant qui n’a cessé de croitre ces dernières semaines. Ce n’était pourtant pas prévu, rien de tout ceci n’était prémédité. Il a su m’accueillir et me mettre en confiance à la caserne, me guider, me former… Je le voyais comme ce grand-frère que je n’ai jamais eu, un mec droit sur lequel j’étais certain de pouvoir m’appuyer en cas de besoin, le genre de mec que tu peux contacter à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit pour te sortir d’un mauvais pas. Je suis incapable de vous dire à quel moment précisément la situation a commencé à m’échapper, ou est-ce que cela a dérapé ? Je ne m’en suis rendu compte que lorsqu’il était déjà trop tard, bien trop tard pour revenir en arrière. Il m’apaise, dissipe tous mes doutes, toutes mes appréhensions sans même avoir besoin de me parler. Sa seule présence me permet de reprendre mon souffle, de retrouver ce qui me manque tellement le reste du temps : la sensation d’avoir trouvé ma famille. Il comble mes incertitudes, apporte du baume à mon âme à vif, efface mes problèmes de confiance et m’emmène sur la plus délicieuse des routes : celle de l’euphorie. Au diable les appréhensions, je ne suis qu’un camé de plus, complètement addict, dépendant de sa dose quotidienne d’Atkins. Même son nom sonne comme une nouvelle drogue à la mode, une molécule que ton système immunitaire n’arrive jamais totalement à chasser de ton être. Face à ses mises en garde, je fonce, tête baissée. Il reste silencieux mais ne quitte jamais le sillage de mon regard. Ses yeux, ils me parlent tellement. Ce sont eux qui m’embrasent chaque seconde un peu plus… Eux qui me font comprendre tellement de choses. « Je ne tomberais pas de haut, crois-moi ! » Je n’ai pas peur, pas de cela en tout cas… C’est bien la première fois. D’un naturel hyper méfiant, surtout lorsque la situation dérape et lorgne du côté ambigu de la force, je n’éprouve pas le moindre doute au sujet de Kane. Il est une putain d’évidence qui me dérange, comme si tout était déjà écrit d’avance et qu’il ne me restait plus qu’à accepter mon funeste destin. Comment pourrais-je croire en ses propos alors qu’il ne m’a jamais déçu ni même choqué. Rien chez lui ne semble pouvoir me repousser, il est juste… Parfait, parfait pour moi ! Il m’agace lorsqu’il tente de dresser un tel portrait de sa personnalité, mon corps tout entier m’incite à la violence, seul moyen de chasser de telles idées de son esprit. « Tu as raison… Tu pourrais me décevoir… Je pourrais aussi me faire écraser par un bus en traversant la route demain matin… Ou tiens… Mourir étouffé dans mon sommeil ! Devrais-je arrêter de dormir par peur d’affronter mon destin ? Devrais-je arrêter de sortir et de traverser la rue pour vivre ma vie par instinct de préservation ? » Je n’ai pas peur des claques, je n’ai pas peur de souffrir, pas peur de m’éclater les dents contre le béton armé de la réalité. Tout ce dont j’ai peur, à vrai dire… C’est de ne pas vivre et de regretter… Regretter de ne pas m’être offert une chance. « Tu dois me décevoir ? Alors vas-y, je te défie de le faire et de t’en laisser l’opportunité ! » Mon ton est sec, résolu. Je n’ai pas peur, je n’aurais pas peur. Il n’attendait peut-être pas cela du petit Ezio, bientôt dix-neuf ans, il ne s’attendait surement pas à une telle force de caractère et pourtant… Pourtant je brille par mon courage, ma force et mon instinct. Je ne recule devant rien, encore moins devant l’interdit. La situation m’échappe, je n’ai plus aucun contrôle sur tout cela, sur Kane, sur moi… Sur tout ce qui fait chavirer mon être tout entier. Les messages s’entrechoquent, les sensations se succèdent les unes les autres avec ferveur. J’en reste longuement abasourdi, victime d’une paralysie liée à cet enchainement haletant. Mon oxygène, c’est Kane qui parvient à me la fournir en glissant ses lèvres contre les miennes, en offrant à nos langues l’une des danses les plus sensuelles qu’il m’ait été donné d’expérimenter. Je frissonne sous ses doigts, me surprend à revenir à l’assaut lorsque mon bourreau semble retrouver ses esprits et à mettre un terme à toute forme de résistance en abandonnant mon t-shirt, rempart symbolique à cette pulsion qui me dévore et me réchauffe le bas-ventre. Je suis en feu, mon corps tout entier explose et exulte sous ses baisers. Il caresse ma peau du bout des doigts et m’assaille de ses yeux qui veulent tout dire. Lui aussi il en a envie, tout autant que moi. La fièvre menace de nous embraser si ce n’est pas déjà fait. Il abandonne son propre t-shirt et me questionne à mon tour, entre deux baisers. Il doute, doute de ma sincérité, du fait que je puisse vouloir tout ceci avec la même intensité que lui. Comment peut-il douter ? Ne ressent-il pas mon corps se raidir sous ses impulsions, n’entend-il pas mon cœur tambouriner à tout rompre ? Mes yeux le dévorer tout cru en attendant de pouvoir aller encore plus loin ? L’attente est insoutenable, je n’en peux plus. « Kane… J’en rêve depuis tellement longtemps, tu n’as pas idée ! » Je me mordille la lèvre inférieure et l’aide à faire descendre ce jean bien trop serré à mon goût, à la recherche d’un confort que mon boxer, tendu comme jamais, ne semble pas parvenir à me procurer. Mes doigts s’élancent à la conquête de sa braguette que je fais dérailler avec impatience, suffisamment redressé pour pouvoir faire glisser ce même pantalon à ses genoux. « Tu es tellement beau, Kane ! » Je me cambre, me plaque contre lui pour pouvoir retrouver sa nuque que je mordille coquinement, avide de sa peau. Il me veut, je peux le sentir à présent. Mes fesses, beaucoup trop recouvertes à mon goût, entrent pour la première fois en contact avec le fruit de mon désir le plus pervers. Son boxer m’apparait de trop, superflu, dernier obstacle à la jouissance qui semble se profiler à l’horizon. « Kane… » Je lui susurre au creux de l’oreille, ma langue diablement habile contre le lobe de cette dernière. « Kane… » Mes doigts qui abandonnent ses pecs magnifiquement dessinés pour descendre, encore et encore, glisser sous le tissu s’approprier ce membre fièrement dressé. « Kane… Kane… »

……

..
.

« Kane, réveille toi ! » Je le secoue timidement. Je l’observe, depuis plusieurs minutes maintenant. Minutes ? Heures ? J’ai perdu la notion du temps. J’ai du m’endormir tout à l’heure, il était pourtant là… Sa présence protectrice, assis sur ce fauteuil près du lit sur lequel je me suis allongé. Il avait promis de rester auprès de moi et pourtant… Il devait être fatigué lui aussi. Il est là, allongé, plongé dans un sommeil profond. Il grommelle, soupire et je crois même l’entendre prononcer mon prénom. Il doit rêver… Ou cauchemarder, je ne sais pas. Tout ce dont je suis certain, c’est qu’il est magnifique. Là, allongé, tel un ange. Un ange… Un ange sacrément diabolique, seulement vêtu d’un boxer, raison pour laquelle je le réveille parce qu’il enfle, enfle et me met dans une posture inconfortable. Il me faut lutter, encore et encore, pour ne pas me laisser aller à des pulsions que rien ne m’autorise à mettre en place. Vous imaginez ce qui pourrait se produire si Kane se réveillait alors que je le… Non, n’y pense même pas Ezio, n’y pense même pas. Alors je le secoue un peu plus encore. « Kane ! » J’ai trouvé un bas de jogging dans mes affaires que j’ai trouvé utile d’enfiler par-dessus mon boxer pour dissimuler ma propre excitation, tout ce qu’il fait naitre en moi en se présentant de la sorte, à ma merci, si beau, si… hérissé. « Kane ! » Par pitié réveille-toi, je ne résisterais plus très longtemps.
   
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MessageSujet: Re: broken - Kane

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broken - Kane

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