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Just gonna stand there and watch me burn - Wells

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June Velasco-Kinsley
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MessageSujet: Just gonna stand there and watch me burn - Wells Lun 5 Nov - 13:17


Just gonna stand there and watch me burn ★ Mr & Mrs Kinsley

L’eau chaude venait claquer sur sa peau nue, nettoyant au passage toute la fatigue accumulée au cours de sa nuit de garde. La nuit avait été longue et douloureuse puisqu’elle avait perdu l’un de ses patients. C’était son quotidien, mais il lui arrivait parfois et malgré elle de s’attacher à certains individus. Épuisée, elle était rentrée chez Lyanna, qu’elle avait croisé dans les couloirs de l’immeuble en route pour son travail. Elle n’avait quasiment pas discuté, quelques banalités usuelles avant de devoir rapidement se séparer. June ne pensait qu’à une chose, rejoindre son lit incapable de penser ou de réfléchir correctement. Elle avait plusieurs fois manqué de s’endormir au volant. Ces derniers temps, elle était épuisée bien plus qu’elle ne pouvait l’être à l’époque où elle s’occupait de ses enfants. À vrai dire, cette fatigue était d’abord mentale. Malgré qu’elle ne se plaignait pas beaucoup, elle n’était pas satisfaite de son quotidien. Ses enfants lui manquaient et elle ne se voyait pas vivre éternellement chez son amie. Elle avait commis une énorme erreur en abandonnant sa famille, parfois elle ne trouvait pas de réponse à ce qu’elle avait fait. Elle avait longtemps intériorisé une routine qui ne lui convenait pas. Longtemps, elle avait pensé que ça s’arrangerait et elle s’était mise à croire à ses propres mensonges. Wells ne voulait plus entendre parler d’elle et c’était bien normal. Elle en aurait sûrement fait de même dans le cas inverse. Rien ne justifiait qu’elle soit partie laissant derrière elle enfants et mari pour un jeune qu’elle ne connaissait à peine. Son escapade amoureuse n’avait pas duré longtemps et il fallait être aveugle pour parier dessus. Elle n’avait rien en commun avec son toyboy si ce n’est son amour pour le sexe mais rapidement elle avait fait le tour. Il n’était pas Wells. Malgré tout ce qu’elle pouvait lui reprocher, Wells était l’homme avec qui elle avait fondé une famille et qu’elle avait accepté d’épouser. Ils avaient connu plusieurs étapes dans leur relation, mais cela ne les avaient jamais empêcher de s’aimer. Elle se maudissait de l’avoir trahi et de la pire manière qui soit mais elle espérait au fond d’elle qu’il puisse trouver le courage de lui pardonner, ne serait-ce que pour leurs enfants. Ils les avaient mêlés à leur histoire d’adulte sans qu'ils ne comprennent réellement pourquoi leur mère était partie et pourquoi leur père la détestait autant. Bannie de chez elle, June n’avait eu d’autre choix que de squatter le canapé de Lyanna un temps. Son salaire n’était pas suffisant pour qu’elle loue un appartement seule… Et puis à quoi bon, elle était persuadée qu’elle finirait par tout arranger et qu’elle retrouverait sa place de mère dans cette famille qui ne voulait plus d’elle. Alors qu’elle avait fait moussé le savon sur sa peau frottant cette dernière assez violemment pour retirer les derniers résidu de sa journée, elle entendit son téléphone sonner. Une première fois, puis une seconde qui la força à quitter les lieux pour se jeter sur son appareil. Elle s’inquiétait à chaque fois que ce dernier retentissait en journée. Le soir, elle recevait quelques coups de fil de prétendants en manque à qui elle répondait pour la plupart du temps favorable. Elle s’était réfugiée dans le sexe comme on se réfugierait dans l’alcool dans des moments aussi douloureux. Elle oubliait ses problemes en l’espace de quelques câlins avant d’être rattrapée par la réalité. « Oui bonjour Mme Kinsley, c’est l’école de votre fils. Dixon s’est battu aujourd’hui. Il vous attend dans le bureau de la directrice. Merci de faire au plus vite, au revoir ! » Elle écouta une seconde fois le message, légèrement irrité de revoir son fils dans ces conditions. Elle n’avait pas eu le droit de les approcher depuis son retour à Los Angeles. Wells refusait de la laisser entrer en contact avec eux et par peur de le mettre en colère et qu’il n’engendre toutes procédures judiciaire elle avait choisi la diplomatie. Elle connaîssait trop bien son mari pour savoir qu’il était capable d’aller au bout pour la punir. Elle essaya également de le joindre, se rendant compte qu’il l’avait de nouveau bloqué son numéro. Lorsqu’elle arriva devant l’établissement, son fils était assied au bout du couloir. Elle hésitait entre le prendre dans ses bras parce qu’il lui manquait ou de le réprimander pour ce qu’il avait fait. Après avoir négocié avec la directrice de sa punition, elle put enfin le récupérer. « Qu’est-ce qui s’est passé Dixon ? » Demanda-t-elle une fois à l’intérieur du véhicule alors qu’il détourna volontairement le regard vers la vitre pour ne pas lui répondre. Elle soupira, ne trouvant pas le courage d’élever la voix contre son fils qu’elle n’avait pas vu depuis quelques mois déjà. « Tu as des problèmes à l’école ? » continua-t-elle de l'interrogeant se murant une seconde fois au silence de son ainé. Elle retourna vers lui, posant sa main sur sa petite tête brune qu’elle vint caresser délicatement : « Je suis toujours ta maman, tu le sais, hein ? Tu sais que je t’aime et que je t’aimerais toute ma vie, pas vrai ? » Essaya-t-elle de le consoler sans qu’il ne branche. Elle pouvait percevoir la colère du petit garçon. Il souffrait de la situation, bien plus qu’elle et elle se détestait d’en être la cause. Elle eut l’impression que son cœur se brisait à l’intérieur d’elle pour la seconde fois sans qu’elle ne laisse percevoir quoique ce soit. « Tu ne veux pas me parler, c’est ça ? » Dit-elle, ne sachant pas quoi dire ou quoi faire pour lui faire décrocher un mot. Elle passa une bonne partie du chemin à essayer de d’engendrer la conversation et chacune de ses tentatives tombèrent à l’eau. Une fois arrivé au restaurant de Wells, il descendit du véhicule et courut à l’intérieur à la recherche de son père. Elle le rejoint une poignée de secondes après, récupérant par la même occasion, son cartable et sa veste qu’il avait laissé à l’arrière. Son cœur battait la chamade, elle n’était pas certaine d’être réellement prête à confronter son mari. Elle s’avança doucement vers l’établissement le cœur lourd. Son regard croisa immédiatement celui du principal intéressé. Elle ne tarda pas à remarquer les quelques ecchymoses sur son visage et sa lèvre fracturée. Aussitôt, l’expression de son visage changea, un méli-mélo de sentiments à la fois bons et mauvais qu’elle ne savait même plus qu’elle posture prendre. Elle resta quelques secondes de marbre, avant finalement de lâcher : « Oh mon Dieu ! Qu’est-ce qui t’es arrivé ? » Il avait beau se mettre dans des situations dont lui seul avait le secret, elle ne l’avait jamais vu dans cette situation. Son attention se reposa immédiatement sur le petit garçon : « Chéri va t’asseoir à ta table, tu veux ? » dit-elle se rendant compte que le petit garçon n’était pas non plus d’humeur à coopérer. Il regarda son papa attendant qu’il approuve l’ordre de sa mère. « Son école m’a appelé… Tu aurais oublié de changer le numéro de personne à contacter en urgence. Il s’est battu ! Mais visiblement… L’idée lui a été soufflé. » Ne peut-elle pas s’empêcher de commenter…



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MessageSujet: Re: Just gonna stand there and watch me burn - Wells Dim 2 Déc - 0:06


June Velasco and Wells Kinsley
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La précipitation. L’angoisse et le stress du rush du midi. Les cuisiniers et serveurs s’affolent alors qu’on entend le Chef crier le nom des plats à préparer puis le bruit frénétique de la sonnette pour signaler qu’un plat était prêt à être servi. Tous s’affèrent à leur tâche, tous maîtrisent parfaitement ces gestes du quotidien. Ces gestes qui leur permettaient finalement de vivre bien au delà d’exercer un métier. C’était en tout cas la vision que Wells Kinsley avait de son restaurant, bien trop enlisé dans ses problèmes d’argent. Cet endroit était tout ce qui lui restait quand une partie de sa vie avait foutu le camp, s’était écroulée tel un château de cartes après qu’on ait violemment soufflé dessus. S’il développait toute son énergie pour ce restaurant et pour tout ce qu’il pouvait représenter, il était pourtant celui qui prenait le plus temps, ralenti par ses nombreuses douleurs. Par ses côtes brisées qui auraient méritées du repos plutôt qu’un travail intensif. Il tentait de se ménager, comme le lui avait demandé Freya, mais le fait est qu’il ne pouvait abandonner son restaurant. Il ne pouvait disparaître sous prétexte qu’il s’était fait ruer de coups par des hommes à qui il devait beaucoup d’argent. Des hommes qu’il avait quelque part, provoqué et il se devait d’en payer le prix fort aujourd’hui. A pas qu’il tentait rapides, il prête main forte aux serveurs puis aux cuisiniers, se tenant parfois les côtes, ceci lui rappelant à quel point il devait arrêter de livrer autant d’énergie. D’énergie pour la seule chose qu’il lui restait, bien qu’elle était aussi ce qui lui avait paradoxalement coûté son couple. Il n’était pas complètement idiot, il savait qu’il avait sa part de responsabilité dans cette séparation et dans la fuite de sa femme vers de nouveaux horizons, pourtant il ne parvenait à décolérer. Peut-être parce que cela faisait plus de mal qu’il ne l’aurait cru, peut-être parce que malgré tous ses défauts, malgré ses déboires, il avait cru que l’amour serait plus fort. Naïvement il avait pensé que son épouse l’aimait assez pour tout supporter, pour tout encaisser, quand lui, lui faisait parfois vivre des temps difficiles. Il en était pleinement conscient, mais était-elle obligée de partir aussi subitement, sans avertir qui que se soit ? Sans prendre la peine de l’avertir ou de dire au revoir aux trois adorables enfants qu’ils avaient ? Il était persuadé de mériter mieux, ou tout au moins que ses enfants le méritaient. Il s’arrête alors que le restaurant se désemplit légèrement, grimaçant avant de s’appuyer contre le comptoir. Cela faisait quelques semaines que l’incident avait eu lieu et il avait l’impression désagréable de ne jamais aller mieux. Son visage était moins difforme. Ses plaies nettoyées et soignées, il ressemblait à l’homme d’autrefois avec quelques égratignures encore visibles et quelques bleus apparents. Mais il était loin d’être aussi terrifiant qu’il y a quelques jours de cela. Il ferme un instant les yeux, espérant secrètement que la douleur s’en irait en un claquement de doigts. Il se trompait. La douleur ne s’évacuait guère et celle qui avait toujours passé un baume sur chacune de ses blessures n’était plus là pour le faire. Un instant, il se surprend à ressentir un infime manque. Elle lui manquait. Sa femme. June. Celle qui partageait sa vie et tant d’autres choses. Celle qui était bien au delà d’être sa femme, sa meilleure amie, sa confidente et celle avec qui il pouvait absolument tout faire, tout dire. Elle le connaissait de toute évidence mieux qu’il se connaissait lui-même et c’était quelque part ce qui était le plus déconcertant. Il évacue cette pensée rapidement, refusant de se laisser aller à la moindre faiblesse. Elle ne pouvait pas lui manquer. Il la détestait. « Papa !! » La voix de son fils, de son aîné raisonne, le forçant à ouvrir les yeux. Un instant, il se demande s’il rêve ou si son fils est bien là, alors qu’il était censé être à l’école à l’heure actuelle. Il a rapidement sa réponse lorsque Dixon vient s’accrocher à ses jambes. Par habitude, il ébouriffe les cheveux de son fils alors qu’il fronce les sourcils, soucieux de le trouver là. « Hé qu’est-ce que tu fais là t’es pas à l’école ? » Dixon lui fait un signe de tête vers l’arrière. Il suit ce qu’il lui montre et immédiatement, un agacement certain s’empare de son être. Elle était là. June. Sa femme. Celle qu’il ne voulait plus voir. Celle pour qui il vouait une haine sans borne, celle qu’il avait monté contre tout leur proche parce qu’il était blessé, terriblement blessé. Il s’arrête un instant sur ce regard qu’il n’a plus observé depuis très longtemps. Il s’arrête l’espace de quelques secondes, le souffle coupé. Coupé par ce fantôme du passé qui se dresse devant lui, par la personnification de ses plaies béantes, de son cœur brisé. Comme deux amants maudits ils se regardent de loin avant qu’elle ne parvienne à faire quelques pas jusqu’à lui. « Oh mon Dieu ! Qu’est-ce qui t’es arrivé ? » Bien sûr, elle remarque les traces sur son visage. Bien sûr, elle s’horrifie du spectacle qui s’offre à elle, retrouvant son mari dans un piteux état, pour la première fois depuis de très longs mois alors qu’il avait tout fait pour ne pas avoir à la croiser. « Qu’est-ce que tu fais là June ? » Ignorant volontairement sa question, il la fusille du regard, lui offrant le ton le moins sympathique qu’il avait en réserve. Il se redresse alors, ne prenant plus appui sur le comptoir, probablement pour tenter de montrer qu’il était parfaitement capable de s’en sortir sans elle. Douce illusion. Un instant, June s’adresse à Dixon. « Chéri va t’asseoir à ta table, tu veux ? » L’enfant, forgé à l’image de son géniteur fit bien entendu preuve de mauvaise volonté. Wells n’avait pas lésiné sur les mots désagréables à propos de sa femme. Il n’avait pas hésité à exagérer, à accentuer le fait même que leur mère les avait abandonné, ne les aimant guère assez, quand lui serait toujours présent pour eux. C’est pourquoi le petit garçon au regard noisette lève le menton vers son père attendant qu’il lui dise ce qu’il devait faire. Un signe de tête fait comprendre à l’enfant de les laisser seuls, rejoignant immédiatement cette petite table à l’abri des clients qu’il foulait bien trop souvent ces derniers temps. Il se retrouve donc seul avec June, entouré de clients tous absorbés par leur propre conversation. « Son école m’a appelé… Tu aurais oublié de changer le numéro de personne à contacter en urgence. Il s’est battu ! Mais visiblement… L’idée lui a été soufflée. » Il se maudit. Il se maudit d’avoir oublié de changer le numéro d’urgence et plus encore de ne pas avoir entendu les nombreux appels qui inondent son téléphone. Il le vérifie d’ailleurs immédiatement et se rend à l’évidence. Agacé. Passablement agacé contre lui-même il soupire, ne supportant que peu de recevoir les leçons d’une femme qui avait finalement tout à se reprocher. Serrant la mâchoire, il dépose son téléphone un peu plus loin, presque las de ses erreurs. « Je ne te permet pas de prononcer le moindre jugement June. » Il avait bien entendu. Entendu cette insinuation de la part de June sur la potentielle corrélation entre son visage tuméfié et la bagarre de cour de récrée de son fils. La toisant du regard, il croise les bras sur le torse, grimaçant légèrement, la douleur lancinante lui rappelant de toute évidence inlassablement ses erreurs. « Il sera puni pour s’être battu. » C’était pour lui un moyen de lui montrer que même sans elle, il était parfaitement capable de gérer l’éducation des enfants et donner une punition à son fils alors qu’il n’en avait jamais été capable par le passé, préférant saboter l’autorité de son épouse. « Merci de l’avoir récupéré. » Si ses mots sont sincères, le ton qu’il emploie ne transparaît la moindre sympathie. « Tu peux partir maintenant ! » Après tout, June n’était plus la bienvenue et probablement ne le serait-elle plus jamais. Ni demain, ni après-demain. Il lui fait un signe de partir et à l’instant où il pense tourner les talons, la douleur le surprend. Il perds brièvement l’équilibre et se rattrape sur l’épaule de la jolie brune qu’il était pourtant censé détester. Cela faisait tellement longtemps qu’il ne l’avait pas touché qu’un frisson le parcoure immédiatement avant qu’il ne retire sa main, comme s’il venait de toucher là, le fruit défendu, les flammes de l’enfer. « Pardon. » Il recule avec difficulté, quelque peu perturbé par cet éclair du passé.
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MessageSujet: Re: Just gonna stand there and watch me burn - Wells Dim 27 Jan - 14:52


Just gonna stand there and watch me burn ★ Mr & Mrs Kinsley

Plusieurs fois, June s’était imaginée vivre ce moment. Tout n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne recroise le père de ses enfants. Elle avait quitté Wells de la pire manière qu’il soit et elle savait qu’elle n’était plus la bienvenue dans ce restaurant. Elle n’avait pas eu le courage de lui dire au revoir, pas après tout ce temps. Elle avait eu peur de changer d’avis alors qu’elle le trompait depuis quelques mois. La première fois, la culpabilité avait pris le dessus. Elle s’en était voulu de lui faire ça sur son dos. Après tout, il n’avait jamais rien fait contre elle. Wells n’était pas un mauvais mari. Il avait son lot de défaut mais on ne pouvait pas lui reprocher d’aimer sa femme et ses enfants. Il était souvent pris par son boulot, un boulot qui ne ramenait malheureusement pas assez à la maison et qui avait forcé la mère au foyer à reprendre les devant. Elle avait longtemps eu l’impression de devoir s’occuper de tout. Les cris des enfants étaient devenus sa mélodie quotidienne au point qu’elle se retrouvait tous les soirs à bout de nerfs, mais tout ça il ne l’avait pas vu. Il n’avait pas remarqué les cernes proéminentes de son épouse. Il avait sous-estimé son rôle de mère et peu à peu le fossé c’était creusé entre les deux conjoints. La communication était surement ce qui avait leur avait toujours manqué. Ils avaient chacun leurs secrets qui doucement les avaient éloigné l’un de l’autre. June n’avait jamais pensé en arriver là un jour. Elle avait commencé par devenir cette épouse adultère qu’elle méprisait à chaque fois qu’elle se perdait dans les prunelles brunâtre de sa moitié. Elle ne supportait pas ce qu’elle lui faisait mais elle n’avait trouvé d’autre solution pour se sortir d’une vie qui ne lui convenait pas. Lorsqu’elle avait décidé de s’en aller avec son amant, elle s’était convaincue que c’était la solution. Ce qu’elle avait fait été mal, très mal. Dans l’histoire, elle avait fait beaucoup de victimes dont ses propres enfants. Son retour à la réalité avait été douloureux. Revenir à Los Angeles n’avait pas été une mince affaire. Elle avait perdu plus de la moitié de ses amis. Peu de personnes n’avaient pu la comprendre et seuls une poignée avait choisi de ne pas la juger. Dans ce gouffre, elle avait pu compter sur le soutien de son amie Lyanna. Elle l’avait accueilli, lui offrant l’hospitalité que même sa famille avait refusé de lui donner. Elle avait séché ses larmes dans les moments les plus difficiles et la rassurait malgré la délicatesse de sa situation.

Ce coup de fil était l’occasion pour la jeune femme de revoir son fils. Depuis qu’elle était revenue en ville, Wells lui avait interdit formellement de les approcher. Il lui était arrivé de passer par son ancienne demeure et d’observer au loin son mari et leur trois enfants. Tous lui manquaient mais elle était encore incapable de briser ce semblant d’équilibre qu’ils avaient retrouvé après son départ. Elle ignorait la manière dont se débrouillait son époux, lui qui ne s’était jamais occupé ni d’un biberon ni d’une couche c’était du jour au lendemain retrouvé à gérer seuls leurs bambins. Elle ne l’avait pas préparé, elle l’avait laissé seul dans son merdier sans la moindre notice. Elle était forcé de constater qu’il ne s’en sortait pas aussi bien qu’il en avait l’air. Dixon se battait à l’école et à voir l’état du père, il n’était peut-être pas un bon exemple pour le petit garçon. Son cœur manqua plusieurs battement lorsqu’elle croisa le regard de son mari, car légalement ils étaient encore uni aux yeux de l’état. Elle resta cependant dans la retenue, par peur de le froisser. Elle le connaissait assez bien pour savoir qu’il la repousserait à toute tentative qu’elle ferait. Il la détestait et elle pouvait clairement le voir au regard qu’il lui lançait. Elle détourna aussitôt les yeux, ne supportant pas l’image d’elle qu’il renvoyait. « Qu’est-ce que tu fais là June ? » finit-il par demander. En le voyant se relever, elle comprit qu’il était plus raisonnable d’éloigner leur fils. Elle qui l’avait jadis abandonné, dans un instinct maternel chercha à le préserver. « Je ne te permet pas de prononcer le moindre jugement June. » elle s’inquiétait, elle ne pouvait pas fermer les yeux sur son état. Elle était la moins bien placé pour le juger mais elle ne put s’empêcher de comparer les deux situations. Les dégâts qu’elle avait causé étaient réelles, par sa faute son fils se battaient à l’école et son mari se faisait tabasser pour une raison qui lui échappait encore. Elle soupira consciente que chaque mot qu’elle prononcerait sera systématiquement retourné contre elle. Malgré sa bonne foi, Wells n’étaient pas prêt à l’accueillir les bras ouverts et Dieu sait ce qu’il avait bien pu raconter à leur fils pour qu’il soit autant en colère contre elle. « Il sera puni pour s’être battu. » elle hocha la tête, ce n’était pourtant pas ce qu’elle voulait. C’était loin d’être la solution, elle voulait comprendre ce qui leur était arrivé. « Wells, qu’est-ce qui s’est passé ? » insista-t-elle. Elle était plus ou moins au courant des problèmes de son mari. Elle avait eu l’espoir qu’il cesse de se frotter aux mauvaises personnes.

Aussi loin qu’elle s’en souvienne, le salvadorien avait le don de se mettre dans les pires situations. Plus d’une fois, il avait entrainé sa famille dans ses magouilles sans qu’elle ne trouve le courage de l’affronter. Il avait toujours une bonne excuse dans tout ce qui lui arrivait et elle avait appris à fermer les yeux sur ses mauvaises affaires. « Merci de l’avoir récupéré. » cette phrase ne la rassura pas. Elle ne fit pas l’effet qu’il attendait. Elle resta un instant de marbre, dévisageant celui avec qui elle avait passé presque dix ans de sa vie. « Wells parle-moi ! » son ton était autoritaire bien qu’elle avait surement perdu toute légitimité depuis son départ. Elle s’était perdue et le retour était encore plus difficile qu’elle ne l’avait imaginé. Elle n’avait aucune explication à donner sur ce qu’elle avait fait. Elle avait perdu tout contrôle sur sa propre famille et elle avait l’impression d’être devenue une étrangère aux yeux de son fils et de son mari. « Tu peux partir maintenant ! », une nouvelle fois elle souffla. Elle ne trouva que ça pour montrer son désaccord. Elle était mal placé pour lui tenir tête. « Wells, s’il te plait… » tenta-t-elle de le raisonner. Elle connaissait assez bien son mari pour savoir qu’il n’était pas raisonnable. Elle avait passé tellement de temps à ses côtés qu’elle était même capable de deviner ses réactions. Elle comprit vite qu’elle n’était pas la bienvenue et que Wells n’étaient pas tout à fait prêt à l’écouter. Alors qu’elle s’apprêtait à partir, jugeant cette rencontre comme un nouvel échec, elle fut attrapée par l’homme dans sa chute. Elle eut à son tour le réflexe de tendre les bras vers lui. « Ça va ? » demanda-t-elle en l’aidant à se relever. « pardon… » souffla-t-elle après qu’elle l’ait aidé à s’installer sur l’une des chaises debout de son bar. « Laisse-moi regarder… » dit-elle sans réellement lui laisser le choix. Elle leva aussitôt son haut et remarqua l’ampleur des dégâts. Son visage se figea, lorsqu’elle vit l’hématome se propagé sur tout son abdomen. Elle ramena sa main à sa bouche face aux dégâts. Elle passa délicatement ses doigts dessus pour vérifier qu’il n’avait rien de casser… « Qui est-ce-qui t’as fait ça ? » re-demanda t-elle, espérant qu’il finisse par avouer.



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