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Lezmee ❊ hold on I still need you

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Esmee Milano
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MessageSujet: Lezmee ❊ hold on I still need you Mer 31 Oct - 16:41

Hold on i stillneed you

( hollywood hills residence — with lazaro gonzàlez )

“Maybe we're not supposed to be happy. Maybe gratitude has nothing to do with joy. Maybe being grateful means recognizing what you have for what it is. Appreciating small victories. Admiring the struggle it takes to simply be human. Maybe, we're thankful for the familiar things we know. And maybe we're thankful for the things we'll never know. At the end of the day, the fact that we have the courage to still be standing is reason enough to celebrate.” ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

Réparer. Ses mains étaient faites pour réparer. Dieu l’avait créé pour qu’elle puisse suivre une procédure concise. Scientifique. Efficace. Elle observait. Elle ouvrait. Et enfin, elle réparait. Chaque geste était issu d’une formation intensive, de multiples heures d’insomnies où seul l’adrénaline la faisait tenir debout. Elle avait choisi le trauma parce que c’était ce qui l’avait toujours fait rêvé d’une certaine façon. Esmee Milano avait appris à vivre dans l’urgence au sein même de sa famille. L’esprit alerte, elle avait appris à composer avec les aléas de sa vie mafieuse qui se mêlée à celle de la femme médecin qu’elle était devenue par la force des choses. Réparer. C’était ce mot qu’elle s’était répété en boucle pendant ses longues années en tant qu’interne. Si aujourd’hui elle était ce médecin comblé professionnellement, capable d’enchaîner des heures de gardes sans sourciller, capable d’avoir la prétention de former la nouvelle génération de médecins. C’était parce qu’au fond elle avait toujours pu affronter les pires situations avec son coeur. Le deuil. La mort. Le pouvoir décisionnaire du médecin qui apparaissait tantôt tout puissant de justesse quand il n’était pas l’objet de la haine de ces femmes, hommes, en deuil. Son travail était de maintenir le coeur de ses patients en marche, même si cela signifiait qu’elle devait être celle qui encaisser la frustration des membres de la famille de son ou ses patients. L’important étant que pour parvenir à un tel résultat il fallait que son coeur à elle puisse fonctionner correctement. Jusqu’ici elle avait su se maintenir en équilibre sur le fil rouge de sa vie, marchant sur ce dernier maladroitement comme une funambule lors d’une dernière représentation. Elle avait réussi à surpasser l’absence de Tommy à ses côtés pendant de longues années, s’accrochant à ce fruit interdit qu’était son fils. Puis elle l’avait perdu. Juste comme ça. Brutalement. Pendant de longs mois elle s’était recroquevillée sur elle - même. Elle avait mis son coeur sur pause, elle n’était qu’une poupée sans âme qui déambulait dans les vastes couloirs de l’hôpital. Pendant de longs mois elle avait entendu des discours préfabriqués, des condoléances toutes faites. Des phrases qui se voulaient philosophiques. Son entourage avait longtemps chercher à lui donner mille explications quant en réalité il n’y en avait aucune. La vie était ainsi faite. Elle était d’une cruauté sans pareille et parfois, elle arrachait la vie sans prévenir. Il n’y avait aucune explication valable pour cela. Aucuns mots n’étaient suffisamment fort pour soulager cette frustration. La seule et unique explication que le système nerveux d’Esmee avait trouvé juste était que parfois des tempêtes s’abattaient sur le commun des mortels et ces tempêtes dévastaient tout sur leur passage. En tant que simple humain, il était donc nullement utile de chercher à comprendre ou à modifier le destin. Elle s’arrête soudainement de songer à cela lorsqu’elle visualise la limousine qui l’attends sous un torrent de pluie. Ses pieds étaient douloureux, elle ôte alors ses escarpins, recouvre maladroitement sa cuisse à demi - nue dans cette robe déchirée. Smith la toise de haut en bas et dépose sur ses épaules sa propre veste. Pauvre Esmee. Pauvre petite chose au mascara coulant. Pauvre enfant incapable de prononcer le moindre mot tandis qu’elle se glisse telle une ombre à l’intérieur de l’habitacle. Smith n’a pas besoin de destination. Il sait, pour avoir passé suffisamment de temps auprès d’Esmee Milano et d’une manière plus générale auprès de plusieurs générations de Milano, que lorsque la jeune chirurgienne était dans cet état un seul et unique homme était capable de réduire ses blessures. Ses iris se posent sur les immeubles étincelants de la citée des anges. Et la douleur se ravive de plus belle. Plus violemment que lors de ses longues heures de vols où elle était restée enfermée dans les toilettes de l’avion assise à même le sol. Dans cet état de nervosité qui la dissociait de la réalité elle avait eu le temps de penser au destin. Au sien. À ces nombreux choix qu’elle avait fait dans sa vie. Aux sacrifices qu’elle s’était senti obliger de faire pour le bien commun. À toutes ces épreuves auxquelles elle avait survécu. À l’amour unique qu’elle avait longtemps porté à Tommy. À des regrets qu’elle avait longtemps gardé enfoui au fond de son coeur défaillant. À cette passivité avec laquelle elle assistait à sa propre vie comme si elle n’était qu’une simple spectatrice. Dans ces ténèbres qui l’envahissaient la silhouette de Lazaro se dessine derrière ses paupières closes. Le mexicain avait toujours été une constante dans sa vie chaotique. Malgré le refus de l’épouser lorsqu’elle n’était qu’une jeune femme juvénile. Malgré cette relation étrange, qu’aucun mot ne pouvait décemment définir, Laz’ comme elle aimait l’appeler était ces bras capables de la border lorsque le flot d’émotion était trop grand pour son coeur. Il était son pilier quand le sol se dématérialisait sous ses pieds. S’il avait en commun avec son cousin une froideur et une cruauté sans limite. Il avait était, paradoxalement, d’une extrême douceur avec la blonde aux boucles ébouriffées. Si bien qu’elle avait succombé à l’appel charnel réconfortant de cet homme lorsqu’à une époque elle s’était senti faillir. Lazaro était cette pile nécessaire à l’organe vital de la jeune Milano. Il la comprenait. Ne la ménageait pas. Ne cherchait pas à trouver des mots inutiles pouvant expliquer la perte de son enfant. Il avait été là. Juste là. Patient. Il était une lueur d’espoir dans un monde sordide. Et parfois, elle se disait que si elle n’avait pas été ensorcelé par Tommy, elle aurait certainement pu aimer Lazaro d’une amour modelé de démesure. Lui qui possédait le pouvoir de réparer son coeur aux rouages brisées par son escapade parisienne. Cette relation n’avait aucun secret au sein du clan Milano. Tous n’étaient pas dupe quant à l’importance qu’Esmee Milano accordait au mexicain. Pas même Smith qui s’arrêta devant l’immense villa du jeune homme. Elle observe cette bâtisse, de ses yeux rougies par les larmes, ayant la sensation désagréable que cette dernière allait l’engloutir de toute part. Esmee avait lu. Beaucoup même lorsqu’elle n’était qu’une enfant ce qui lui valait bien des surnoms par les bambins de son âge. Elle s’était longtemps nourris de contes pour enfant où les fins heureuses la faisaient rêver. Et jusqu’à aujourd’hui elle y croyait. Pour elle à cette fin heureuse. C’est ce qui avait permis à la blonde de tenir le choc après la mort de John. C’est ce qui lui avait permis aussi de tenir debout malgré les horreurs que lui faisait vivre son mari au quotidien. Tandis qu’elle marche à vive allure sous la pluie saccadée qui s’abat sur elle, elle prend conscience que cette fin heureuse ne serait jamais pour elle. Que quelque chose s’était brisé en mille morceau à Paris. Qu’elle y avait laissé une part d’elle - même en même temps qu’elle avait tourné le dos à Tommy et à ces images que son père, Gabriel Milano, avait affiché sous ses yeux sournoisement. Elle était redevenue cette petite fille qui dansait dans la paume de la main de son père. Destin inévitable pour l’hirondelle aux ails cassées. Elle n’a pas le temps de frapper, sonner peu importe. Que la silhouette de celui qu’elle considère comme son meilleur ami se dessine sous ses pupilles inondées de larmes. Elle devait avoir une piètre mine tant elle n’avait pas dormis, tant elle avait pleuré toutes les larmes de son corps. Tant elle ressemblait à une vulgaire souillon. La princesse s’était transformée en citrouille. Elle n’a pas besoin de croiser son regard pour imaginer les traits du mexicain sur lesquels devaient certainement se lire de l’inquiétude. Quelque chose dans le registre. Elle avance jusqu’à lui, jusqu’à ce que l’embrasure de la porte ne la protège de la pluie. Son corps tout entier tremble, secoué par les vives émotions qui tourmentaient son âme. Elle glisse ses bras autour du corps du chef de cartel. Laisse son front se poser contre ce torse sur lequel jadis elle s’était endormis à de nombreuses reprises. « Restes juste comme ça. » C’est un murmure. Un chuchotement difforme d’une voix blanche qui semble tout droit revenir des ténèbres. Ses mains enlace le tissu recouvrant le corps de son ami. Elle s’y accroche comme s’il s’agit ici de sa bouée de sauvetage. Parce qu’elle sent son coeur, son âme et son corps se dissoudre à l’unisson au rythme des gouttes qui caressent ses pieds nues et meurtris.
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Lazaro Gonzàlez
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MessageSujet: Re: Lezmee ❊ hold on I still need you Ven 9 Nov - 22:03


Esmee Milano and Lazaro Gonzàlez
DO YOU KNOW WHAT HURTS MOST ABOUT A BROKEN HEART ?
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Lazaro plisse les yeux, scrutant ce cadre qui penche de quelques millimètres vers la gauche. D’un geste d’une douceur qu’on ne lui connaît que peu, il pousse avec habileté le cadre afin de le remettre droit. Il observe alors la photographie que renferme l’objet. Une photographie qui a tout son sens pour lui. Une photographie qui illustre la personne qu’il est et ses priorités. La famille. La familia, el sangre. Un rictus flirtant avec un sourire se dessine sur son visage, alors qu’il s’arrête sur chacun de ces êtres chers. Ces visages familiers, ces visages qui l’ont accompagné toute sa vie et qui l’accompagnent encore aujourd’hui pour la plupart. Ces visages pour qui il serait capable de tout, malgré les désaccords, malgré les discutes et les différends. Cette photographie remonte à quelque temps maintenant, mais elle traduit un sentiment indélébile. Un sentiment de profonde affection, de solidarité, d’union, de famille. Au milieu, se dresse le leadeur du cartel, Miguel Gonzàlez, son oncle. Celui auprès duquel son propre géniteur s’est dressé durant de très longues années. Cet être si chaleur et si froid en même temps. Cet être à qui il a succédé et à qui il doit tout. Admiratif de la force de cet homme, il se reconnaît en lui. Dans ce regard mais aussi dans son implication dans le cartel. Puis de parts et d’autres, Lazaro s’arrête sur d’autres visages. Cain Milano, dont le corps élancé est fièrement dressé à ses côtés, arborant ce même regard froid et impassible qu’il a quotidiennement ; Catriona Milano, Marcus Gonzàlez, dont l’air renfrogné lui décroche un nouveau sourire et puis il y a Esmee. Elle s’est placée juste à sa droite, liant son épaule à la sienne pour camoufler le fait même qu’elle serrait sa main si fort que sa peau en était devenue moins hâlée. Il se souvient de ce jour comme si c’était hier. Il se souvient de la peine qu’elle éprouvait ce dimanche là, alors que la famille se réunissait, car il s’agissait d’un jour précédant de peu celui où elle avait tout perdue, un jour qui resterait gravé dans la mémoire d’une mère hantée par la perte tragique de son fils. Comme à l’accoutumer, il avait été présent pour elle, pris lui même, d’une certaine émotion à seulement quelques jours de la perte d’un enfant auquel il s’était attaché. Il s’arrête alors un instant sur son regard, sur la tristesse qui s’en dégage et sur tout le mal-être qu’il véhicule. Ses pupilles s’assombrissent alors, face à cette difficulté de voir la souffrance d’un être cher aussi palpable au travers d’une simple photographie. Il était probablement l’un des seuls à le remarquer, mais le fait est que ça n’était pour lui qu’une évidence. Un léger soupire s’extirpe finalement de ses lèvres alors qu’il recule pour rejoindre l’îlot central de sa gigantesque cuisine ouverte sur la salle de séjour. Posant les paumes de ses mains sur le rebord il s’arrête un instant, songeant à Esmee, espérant secrètement que les choses se passaient relativement bien pour elle à Paris. Puis son regard s’arrête sur ce verre qu’il s’est servi il y a quelques minutes de cela, après avoir vérifier que son équipe ménagère avait bien tout rangé et nettoyé. Un brin maniaque, à la limite d’être psychorigide, il aimait que tout soit à la même hauteur, que rien ne dépasse et que la propreté règne en maître dans sa villa. Il repassait d’ailleurs très fréquemment derrière ses employés, par soucis du détail. Faisant glisser le verre jusqu’à lui, il laisse l’alcool se déverser dans sa gorge comme s’il se délectait d’un simple jus de fruits. Puis il rejoint le salon, s’installant sur le divan. Un énième soupire s’échappe avant qu’il ne regarde sa montre. La solitude. L’ennui. Oui, Lazaro s’ennuyait. Il s’ennuyait de cette femme qui rythmait il fut un temps son quotidien et il ne pouvait même pas appeler sa meilleure amie qui contrebalancer le manque. Il aurait pu faire appel à ces femmes qui prenaient, le temps d’une nuit de décadence et de démesure, la place d’une autre, mais il n’en avait pas envie. Il n’avait envie de rien en réalité. Englouti dans cette immense demeure, il ne sait que faire, outre attendre que le temps ne s’écoule jusqu’au lendemain, où une nouvelle journée auprès des siens, auprès de ses hommes du cartel, l’attendait. Pourtant, il comprend rapidement que la solitude n’allait guère demeurer bien longtemps, que sa soirée ne serait finalement pas si insipide qu’elle aurait dû l’être et qu’il allait recevoir de la visite. Pas n’importe quelle visite. Une visite inattendue et probablement déchirante. Il le comprend lorsqu’il entend une voiture s’arrêter devant chez lui dans un bruit qu’il a déjà tant entendu par le passé. Il fronce alors les sourcils et tourne la tête, veillant à ce que son arme ne soit pas loin. Juste au cas où. Ne tardant pas à se lever, il rejoint la fenêtre où d’un doigt précieux, il pousse habilement le rideau pour observer l’extérieur. Si la pluie brouille la vision qu’il peut avoir sur le jardin, il reconnaît immédiatement le véhicule. Cette limousine qui s’est tant de fois arrêtée devant le perron de sa porte, cette limousine qui l’a transporté à de si nombreuses reprises et à l’intérieur de laquelle ils ont déjà eu de longues conversations, sur tout et rien. Des sujets les plus houleux au plus joyeux, des plus sombres au plus sincères. Tout y était passé. Il reste alors là un instant, curieux de la voir sortir de là alors qu’elle n’avait finalement pas prévu un retour aussi hâtif. Que s’était-il passé ? Un mauvais pressentiment l’inonde alors que l’inquiétude le gagne. Dans un cœur à la fois glacial et si chaud. Un cœur dual qui ne sait plus quand il doit aimer et quand il doit être sans pitié. Un cœur qui bat pourtant, malgré sa noirceur, pour cette fleur délicate qui sort enfin de la voiture, affrontant la pluie comme si cela n’avait aucun impact sur elle, comme si être trempée, frigorifiée et dans un état des plus misérable ne lui posait plus aucun problème. C’est lorsqu’il découvre Esmee, le regard vide, la robe fendue et sans chaussure qu’il comprend. Quelque chose ne va pas. Son cœur manque un battement avant de rejoindre immédiatement la porte d’entrée qu’il ouvre à la volée, juste au moment où elle arrive à sa hauteur. Ses yeux sont rouges, terriblement rouges. Il devine aisément qu’elle a pleuré. Tout comme il devine que la raison est probablement sa famille ou Tommy. Sans qu’ils ne s’adressent le moindre mot, sans qu’ils n’aient besoin d’émettre le moindre son, ils s’enlacent. Elle entoure son corps de ses bras, alors que lui la serre si fort contre lui qu’il devient en une fraction de seconde aussi trempé qu’elle. Tant pis pour sa chemise blanche de grand couturier, tant pis pour ses chaussures parfaitement cirées, tant pis pour ce pantalon sans le moindre pli. Aussi rare que cela puisse être, il se fiche à l’heure actuelle de faire œuvre de perfection, mettant ses obsessions maniaques au placard. Il la serre contre lui, encore et encore, sentant son parfum floral lui envahir les narines, tentant tant bien que mal de faire cesser les tremblements d’un corps meurtri, blessé, proche de l’abandon. D’un geste terriblement doux, il pose sa main sur ses cheveux, les caressant avec une tendresse qu’on ne lui connaît qu’avec elle, alors que son visage délicat se pose contre son torse. Son autre bras l’entoure, s’agrippant à son dos pour lui faire comprendre qu’il était là. Là pour elle, là pour pallier à cette tristesse visible à l’œil nu, là pour la protéger, envers et contre tout. Ceci alors même qu’il ignorait encore tout de ce qu’il avait bien pu se passer. « Restes juste comme ça. » Dans un murmure délicat, elle s’accroche à lui, comme à une bouée, comme à une planche de bois, l’empêchant de céder à la noyade pendant que les doigts du mexicain se mêlent à ses cheveux d’or. « Je suis là. » Ils restent un long moment comme ça, en silence, l’un dans les bras de l’autre, laissant la pluie envahir leurs deux vêtements. Ceci avant qu’il ne mette un terme à cette accolade visiblement nécessaire. Sans décoller son corps du sien, il l’oblige à le regarder. Ses mains s’attardent sur son visage alors qu’il inspecte chaque recoin de sa peau. « Que pasa, mi amor ? » Son pouce s’arrête sur sa joue, essuyant ce mascara qui coule avant que ses lèvres de viennent heurter avec une douceur infinie son front brûlant. Il l’attire rapidement dans la maison, n’émettant même pas d’objection au fait même qu’elle était trempée et salissait son carrelage brillant de propreté. Non, à cet instant, il s’en contrefiche. Il l’abandonne un bref instant pour s’emparer d’une couverture pliée sur le canapé. Paternellement, il revient vers elle et la dispose sur ses épaules avant de l’attirer de nouveau contre lui, frottant ses bras pour la réchauffer. « Qui est-ce que je dois tuer ? » Il glisse cela de manière tout à fait banale, comme s’il s’agissait d’une phrase parfaitement anodine alors qu’elle était finalement loin de l’être. Mais c’était un fait, pour elle, il était prêt à bon nombre de chose, même à tuer quelqu’un qu’il avait toujours apprécié…
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MessageSujet: Re: Lezmee ❊ hold on I still need you Lun 12 Nov - 23:54

Hold on i stillneed you

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“Maybe we're not supposed to be happy. Maybe gratitude has nothing to do with joy. Maybe being grateful means recognizing what you have for what it is. Appreciating small victories. Admiring the struggle it takes to simply be human. Maybe, we're thankful for the familiar things we know. And maybe we're thankful for the things we'll never know. At the end of the day, the fact that we have the courage to still be standing is reason enough to celebrate.” ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

Esmee Milano était venue au monde dans un monde sombre où elle n’était qu’une faible lumière dans les ténèbres qui entouraient sa famille. Consciente de ce qu’ils représentaient. Consciente aussi qu’elle était cette petite luciole fragile qui émettait un peu de luminosité dans des jours biens sombres. Ainsi, ses cousins et cousines, son clan tout entier avait toujours mis un point d’honneur à la préserver de leur monde. Elle était ce visage angélique que les Milano aimaient vendre à la presse. Elle était ce docteur qui sauvait des vies quand la plupart des membres de son clan les arrachaient sans sourciller. Esmee Milano était une âme à la pureté si forte qu’elle en était d’une fragilité déconcertante. Et pourtant, face à cette dualité, elle était restée auprès d’eux, n’avait jamais chercher à les fuir car elle aimait sa famille. Bien plus qu’elle ne s’aimait elle - même à dire vrai. Esmee n’avait pas toujours été cette femme qui n’était plus qu’un tas de chair humaine sans aucune âme. Elle n’avait pas toujours eu cette profonde tristesse au fond de ses prunelles. Non. Pendant de longues années elle avait été une enfant joyeuse, souriante bien qu’étrangement solitaire et introvertie. Elle était cette petite blonde aux prunelles azurées qui aimaient monter sur le dos de ses pairs mexicains, celle que Marcus aimait embêter pour des futilités. Celle que Lazaro avait toujours vaillamment protégé. Si la jeune chirurgienne devait donner un surnom à ce brun ténébreux qui avait toujours été là à ses côtés sans doute l’aurait - elle nommer son chevalier. Car malgré toute la noirceur qui entourait le coeur du mexicain il avait toujours su trouver quelque part en lui assez de lumière pour prendre soin d’elle. Lazaro avait toujours, absolument toujours, été présent pour elle. Qu’il s’agisse des ses jeunes années infantiles et naïves où elle n’avait aucunement conscience des danger qui l’entouraient. Ou encore du jour tragique de son tragique avec cet époux monstrueux qui partageait son quotidien encore aujourd’hui. Mais bien plus depuis la mort de John. Perde cet enfant avait été le drame de sa vie, celui dont elle ne se remettrait certainement jamais. Pendant de longs mois elle avait souffert de cette injustice humaine. Elle s’était longuement demandée comment la terre pouvait elle encore tournée ? Comment le soleil pouvait-il continuer de se lever ? Comme la lune pouvait-elle apparaître si injustement quand la chair de sa chair, son sang, son fils n’était plus de ce monde. Elle s’était laissée engloutir par des sables mouvants et n’avait jamais eu la force de s’en sortir d’elle - même. Seul Lazaro avait été capable de la maintenir un tant soi peu vivante quand elle tournait le dos à sa famille, quand elle n’avait aucunement le droit de revoir le père de son fils. Lorsqu’elle était prisonnière à la fois de son clan mais aussi de sa propre souffrance. Au fond, n’avait-elle pas été naïve de croire que le bonheur pouvait effleurer sa peau laiteuse ? N’était-elle pas habituée à ce qu’on lui arrache ce qu’elle aime ? Après tout, on lui avait pris Tommy, on l’avait offerte à un autre. La poussant à donner son corps, à offrir tout son être à disposition telle une vulgaire prostituée. Tout cela pourquoi ? Parce qu’elle était venue au monde en étant déjà la déception de son propre père dont l’esprit embrumé par la jalousie causait la perte de sa propre fille. Trop aveugler par une haine qu’elle n’avait jamais compris. Une haine contre son propre frère, jalousant le pouvoir que ce dernier avait sur le clan. Gabriel Milano se montrait bien souvent sans aucune pitié pas même pour sa propre fille qui était son opposé. Car s’il était la haine, elle était l’amour. S’il était la violence et la destruction, elle était la paix et la réparation. Elle le savait perfide. Violent. Mais pas au point de lui imposer ce qu’il avait fait à Paris. Pas au point de l’humilier d’une telle manière. Elle avait eu le temps de songer à cette scène pendant le long vol qui l’a séparait du continent américain. Elle revoyait parfaitement les prunelles mauvaises de son père qui s’étaient posées sur elle lorsqu’elle observait les photographies qu’il avait jeté sous ses yeux. Elle revivait avec la même douleur viscérale l’instant où elle a vu cette fille caresser son ventre arrondie de quelques mois. Portant en elle l’enfant de Tommy. Le pire était certainement le regard de Tommy. L’incompréhension qu’elle avait lu dans ses iris. L’air désolé d’un enfant pris sur le fait quand il fait une énorme bêtise. Tout cela, tous ces sentiments contradictoires se mêlés entre eux, n’offrant à Esmee aucun repos. Elle avait l’impression que son cerveau était sur le point d’imploser. Qu’il suffisait d’une étincelle pour que son âme ne vienne s’immoler toute seule. Souffrir était un euphémisme. Ce n’était pas de la souffrance. Ce n’était même plus de la colère. C’était un désespoir profond, ancré dans ses veines qui ne la quittait plus depuis son départ. Si bien, qu’elle n’avait pas pris la peine de se changer, telle une princesse fuyant la vilaine sorcière elle avait perdu en court de route ses chaussures de verres. Elle s’était échappé des griffes du dragon et venait se réfugier à l’intérieur du château de son pieux chevalier. Elle le savait prêt à sortir son épée pour mieux décapiter les ennemis qui lui avait fait du mal. Elle savait que Lazaro était capable du meilleur comme du pire pour elle. Pour autant, elle n’était pas ici sous cette pluie battante dans l’espoir d’obtenir une quelconque vengeance. Non. Esmee n’était pas de ces femmes là. Elle n’était pas aussi combative que Catriona. Elle n’était aussi cruelle que Caïn. Elle n’était pas aussi lumineuse et forte que Diana. Elle n’était rien de tout cela. À dire vrai, à l’instant même où la porte de l’immense villa de son meilleur ami s’ouvre, elle n’est plus rien du tout si ce n’est une âme brisée en mille morceaux. Elle sent les iris noircies et très certainement interloqués de son ami se poser sur ce qui restait d’humain en elle. C’est à dire rien d’autre qu’une robe hors de prix abîmés, des pieds nus et blessés. Une chevelure de blés trempée et un mascara coulant le long de ses joues au rythme de ses sanglots. Elle devait très certainement faire peine à voir. Qu’importe. Elle se laisse faillir comme si le poids de ce voyage douloureux touchait à présent à sa fin. Comme si finalement la ligne d’arrivée de toute sa souffrance se trouvait dans les bras du mexicain. «  Je suis là. » Elle laisse son visage se poser délicatement sur ce torse dans lequel un coeur bas pour elle et cette souffrance qui la ronge de l’intérieur. Les pulsations cardiaques du mexicains lui offrent une certaine stabilité. Une rythmicité mélodique. Cela la rassure. Et lorsque ce dernier dépose ses bras autour d’elle, elle s’accroche à lui. Elle se laisse aller car il n’y avait qu’avec cet homme qu’elle y arrivait. Il était celui qui la comprenait. Celui qui était conscient de tous les sacrifices qu’elle faisait pour le bien-être du clan Milano. Le silence s’était épris de ces deux êtres, ces anciens amants d’une époque lointaine. Son chevalier se laisse bercer par ce doux silence, bercé par le bruit de la pluie qui inonde leur corps dans l’espoir de peut-être les laver de ces nombreux pêchés commis. Elle peut sentir cette main large et forte qui se noue avec une tendresse étonnante dans sa toison humide. Comme lorsqu’elle s’éveillée à ses côtés à une époque. Lorsqu’elle déposait son visage dans le creux de ses bras, attendant d’être éveillée par les pleurs de John Milano, son fils. Les mains du mexicain se posent sur ses épaules humides. Forçant ainsi la blonde à le regarder. Elle mordille sa lèvre inférieure, dissimulant une énième vague de sanglots. Elle tente de calmer les démons qui dévorent à présent son coeur, sa chair et son sang. Puis, il entoure son visage de ses paumes brulantes, elle peut parfaitement sentir ce regard inquiet. Celui de la quête d’une quelconque blessure physique et visible qui se cacherait sur son visage de porcelaine. «  Que pasa, mi amor ? » Elle plonge ses prunelles dans les siennes, éprise d’un mutisme douloureux, craintive à l’idée qu’une nouvelle vague de larme ne vienne inonder des joues qu’il tente d’essuyer du bout des doigts. Instinctivement ses paupières se ferment lorsque les lèvres du mexicain se posent sur son front. Elle se laisse border. Rassurer par cet homme qui l’entraine à l’intérieur de sa villa dans une gestuelle douce qu’il ne réservait qu’à de rares personnes. Ses jambes lourdes n’ont pas la force de la guider plus loin. Elle laisse donc son meilleur ami lui tourner le dos et la laisser seule un instant. Une fraction de seconde suffisante pour qu’un frisson ne lui caresse l’échine. Et lorsque le mexicain revint à ses côtés il dépose une couverture sur ses épaules frêles et humides. De nouveau son corps fragile se percute à celui du mexicain. Il la rassure. La réchauffe. Prend soin d’elle comme si elle était l’orpheline de l’humanité. Elle est une poupée désarticulée qui se laisse faire comme si son esprit s’était dissocier de son corps. Elle le regarde avec curiosité. Silencieuse. Bloquée dans les souvenirs qui le reviennent en mémoire. « Qui est-ce que je dois tuer ? » Elle le regarde curieusement, lève sa main et du bout des doigts elle caresse cette joue brulante, cette peau hâlée si contrastée avec la blancheur de la sienne. Elle tente de maintenir le cap. De tenir dans la réalité. « Merci. » Elle souffle cela d’une voix blanche. D’un univers parallèle. D’un monde qui n’était plus le sien. Et, au milieu d’un flot de larmes silencieuses elle lui sourit. Elle tente de remettre ses idées en place. De retrouver un peu son calme, alors elle pose ses mains contre les pans de la couverture qui recouvre ses épaules. Elle détourne son regard de celui du mexicain. « Tommy a mis enceinte une fille. Une fille qui me ressemble. » Le dire ne rend que ce fait des plus réels. Cela ne fait que raviver une douleur qui lui lacère le coeur. Elle serre les poings contre la couverture, se dirige vers la large cuisine ouverte de son meilleur ami, comme tentant de s’échapper. De se dissoudre en ce lieu. Ne pas le regarder. Ne pas faillir. «  Mon père a eu la bonne idée de me montrer des photographies de Tommy et cette fille. Alors c’est bien vrai. Ce n’est pas un mensonge. Je pense que finalement c’est la fin. » La fin de leur histoire d’amour. Le début d’une souffrance qui n’était pas prête d’être anesthésié. Elle se retourne, le regarde et esquisse un faible sourire. « Je ne savais pas où aller, alors je suis venue ici je me suis dit qu’au moins je pourrais garder le peu de dignité qu’il me reste loins de ma famille. » Car oui. Elle se sentait trahi. Bafouée. Humiliée par le seul homme qu’elle avait aimé. Par celui pour qui elle avait pris des risques.
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MessageSujet: Re: Lezmee ❊ hold on I still need you Ven 11 Jan - 11:25


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Lazaro Gonzàlez n’avait que peu de faiblesse. Ses ennemies, les clans adverses, ceux auxquels il se confrontaient quotidiennement, les siens, en étaient tous conscients. S’il était imprévisible, capricieux, tempétueux et terriblement impulsif, le fait est que ses faiblesses étaient peu nombreuses. Bien sûr, tout le monde connaissait sa passion pour les femmes. Pour ces plantureuses créatures qui le rendaient souvent fou. Qui lui faisaient plier les genoux pour venir au contact de leur peau, pour s’enivrer de ces corps qu’il malmenait parfois avec autorité. Mais ça n’était qu’un luxe, qu’un plaisir charnel dont il se délectait sans qu’il ne représente une véritable faiblesse. Car il ne donnait sa confiance à aucune d’entre elles. Aucune de ces femmes qui partageaient ses nuits et bien d’autres moments ne découvraient les secrets d’un cartel bien ficelé. Elles n’étaient que des pions, des instants de jouissance qui lui permettaient de prendre du plaisir avant de retourner à son business. Joindre l’utile à l’agréable était en ce sens sa vision. Asseoir son pouvoir était sa priorité, faire de l’argent et faire plier ses ennemis, voilà ce à quoi il aspirait. Et s’il pouvait le faire avec une femme à chaque bras, il n’était pas contre. Lazaro n’avait donc pas cette faiblesse. Ou peut-être qu’il l’avait avec certaines d’entre elles. Et dès lors que l’on songeait à cette faille du mexicain à la réputation pourtant impénétrable, le visage de la si douce Esmee Milano apparaissait comme une évidence. Bien au delà d’être son alliée, son amie de longue date, elle était celle pour qui il se brûlerait les ailes sans réfléchir, sans songer une seule seconde aux conséquences, ne s’armant que de son impulsivité habituelle. Il ne pouvait guère être réfléchi, sage et dans l’analyse rationnelle lorsqu’il était question de la jolie italienne, de cette femme qui n’avait fait que graviter autour de lui toute sa vie, sans qu’il ne soit jamais son premier choix. Il l’avait vu grandir, devenir la femme qu’elle aujourd’hui, il l’avait vu affronter les épreuves tout le long d’une existence qui ne l’avait de toute évidence pas épargnée. Il avait été là, à chacun de ces moments importants. Il avait été une épaule réconfortante, des bras ouverts, une chaleur salvatrice quand tout tombait en ruines autour d’elle. Il n’avait été que cela. Un ami. Un meilleur ami. Il était sa personne quand elle était la sienne sans qu’il n’y ait d’avenir pour eux. Parce qu’il était arrivé trop tard. Parce qu’il était cantonné à ce second rôle dans chacune des histoires. Parce qu’il n’avait pu être le leader dans son cœur quand il était détenu par un autre. Un ami. Tommy McMullen. Il était en tout cas autrefois un ami, mais il ne faisait l’ombre d’un doute que ça n’était plus le cas aujourd’hui. Car à partir du moment où l’on blessait Esmee, à partir du moment où il récoltait les pièces brisées de son coeur à même le sol, il n’était plus un ami. Car l’amour que Lazaro portait à cette jeune femme allait bien au delà d’une simple alliance ou d’un copinage avec un biker. Elle surpassait absolument tout. Elle l’avait toujours fait. Il avait toujours été là, quelque part, près d’elle, dans l’ombre d’une âme brisée. Mais était-il envisageable pour un homme comme lui d’être un second choix ? D’être celui que l’on choisit à défaut d’un autre ? Non. Alors il avait refusé de l’épouser. Il avait refusé qu’elle devienne sa femme alors même qu’il en avait rêvé, alors même qu’une part de lui, avait toujours aimé Esmee plus qu’amicalement. L’égoïsme d’un homme qui voulait une femme qui ne jurait que pas lui l’avait poussé à l’abandonner. A la laisser voguer dans les bras d’un autre, quand finalement, elle avait été mariée à un énième homme. Un homme violent, un homme cruel et indigne de ce qu’elle était. Une culpabilité s’était emparée de lui à cet instant, parce qu’au fond, même s’il se voilait la face sur bon nombre de chose qui pouvait se passer entre les deux époux, il savait qu’il aurait dû l’épouser, qu’il aurait dû lui épargner cette vie de torpeur qui était aujourd’hui sienne, en se condamnant lui à un amour à sens unique. Il n’était pas prêt pour cela. Il ne serait jamais prêt pour une telle chose. Aussi égocentrique cela soit-il. Il avait besoin de recevoir de l’amour et ne pas voir un autre homme logé au creux de son coeur. Elle était donc devenue sa faiblesse, son échec, sa culpabilité. Elle faisait naître en lui tous ces sentiments et ressentiments, le rendant à bien des égards fou. C’était pour cette raison, pour cette culpabilité dévorante et probablement par jalousie qu’il détestait dorénavant Tommy, ce vieil ami. Il le détestait car il avait son coeur. Il le détestait car il avait tout et ne s’en était jamais emparé. Il le détestait car il la malmenait autant que celui qui lui faisait endurer des horreurs chaque soir. Il n’y avait qu’à la voir là, courant, les pieds nus et blessés, sous une pluie battante. La voir là, une robe de grand couturier, fendue et souillée par la pluie. La voir là, avec le maquillage coulant sur son visage de porcelaine pourtant si beau, pourtant si doux. Ce spectacle foudroie le coeur du mexicain, exposant toute l’ampleur de sa faiblesse. Ouvrant cette porte à cette femme qui pourrait, si elle le souhaitait le mettre à terre en une fraction de seconde. Elle se laisse immédiatement tomber dans ses bras, oubliant les obsessions de l’homme pour la propreté, oubliant leurs désaccords sur de nombreuses choses, oubliant tout. Il la serre si fort, ses bras protecteurs venant l’entourer comme s’ils ne s’étaient plus vus depuis des années et qu’ils se retrouvaient sur un quai de gare. Il ignorait tout. Tout ce qui avait pu la mettre dans cet état, mais il était là. Il était là, caressant sa chevelure d’or, passant ses doigts aux couleurs halées dans les cheveux clairs de la jeune femme. Elle ne se laisse aller qu’après quelques longues secondes de silence durant lesquelles il ne fait que la rassurer de ses bras, de ses caresses qui se veulent protectrices. Il ignore la teneur de ses maux, mais il est là, présent. Pour elle, rien que pour elle. Même lorsqu’il met fin à cette étreinte pour contempler un visage meurtri. Il voit dans son regard, dans ses grands yeux tristes qu’elle va mal, qu’elle s’empêche de sombrer sous un flot de larmes, qu’elle a le coeur en miettes. L’inquiétude l’empare naturellement, posant ses mains larges sur son visage glacial, l’interrogeant sur les tenants et aboutissants de son désarroi. Leurs iris se rencontrent, se passent des messages silencieux, se rassurent comme ils peuvent, pendant que ses doigts sèchent les perles salées qui ont inondé ses joues. Ses lèvres se posent délicatement sur son front, elle ferme les yeux, marquant un contraste vif entre la chaleur du corps de l’homme et la froideur de celui de la femme. Contraste saisissant qui avait un temps amusé ces deux êtres écharpés par la vie. Prévenant, il dépose une couverture sur ses épaules, réchauffant la glace pilée, parsemée de gestes tendres, d’une douceur qu’il ne réservait qu’à elle. Il finit par l’interroger. Il avait besoin de savoir. Savoir qui était responsable de ses maux, quand bien même, dans son esprit sommeillait quelques suspicions. Savoir à qui il allait devoir arracher la vie pour s’en être pris au trésor de sa vie, à sa faiblesse, sa seule faiblesse -ou peut-être sa première faiblesse quand une seconde naissait actuellement au fond de ses entrailles sans qu’il ne s’en rende compte. Sentent probablement la colère monter en lui, elle pose ses doigts délicats sur sa joue, cherchant certainement à capter cette énergie négative, à calmer sa hargne et sa démence quand il s’agissait d’elle. « Merci. » Voix blanche, souffle court, elle tente d’esquisser un sourire. Il n’est pas dupe. Il la regarde. Sans quitter ses yeux clairs qui font contraste à l’obscurité des siens. Il la regarde, pendant qu’elle n’y parvient pas. Seule l’inquiétude traverse ses iris, lui faisant aisément comprendre qu’elle allait devoir lui en dire plus, qu’elle n’allait pas pouvoir se contenter de remerciements aussi doux et solennels soient-ils. « Tommy a mis enceinte une fille. Une fille qui me ressemble. » A peine a-t-elle lâché cette bombe qu’elle s’enfuit. Elle s’enfuit vers la cuisine, laissant un Laz sur sa faim. Interloqué, désabusé il reste un instant stoïque, tentant d’assimiler ce qu’elle venait de lui livrer. « Pardon ? » Sa voix rauque fait écho jusqu’à la cuisine, quand la colère inonde à une vitesse folle la totalité de son organisme. Ses poings se serrent avec force alors que ses jambes l’amènent vers Esmee. « Je vais le tuer ! Il est où ? » Agrippant son bras, il la force à lui faire face, à le regarder et à lui expliquer. A lui expliquer comment, pourquoi et pour qui Tommy avait agit de la sorte. Comment pouvait-il jurer l’aimer et s’enfouir dans une pâle copie d'une Esmee qui ne devait être aussi fade que cette nourriture sans goût que l’on servait aux enfants pour les faire taire. Il le déteste. Il le déteste parce qu’il avait la possibilité de tout avoir, d’avoir cette femme qu’il avait lui-même tant désiré et il gâchait absolument tout. Idiot. Voilà ce qu’il était. Un idiot dont les choix allaient provoquer sa perte dès lors qu’il avait décidé de blesser Esmee Milano. «  Mon père a eu la bonne idée de me montrer des photographies de Tommy et cette fille. Alors c’est bien vrai. Ce n’est pas un mensonge. Je pense que finalement c’est la fin. » Ces mots, elle les énonce sans jamais lui faire face, sans jamais capter son regard, lançant sa peine en s’armant de pupilles vides. Terriblement vides. Quand lui, laisse le feu prendre possession de son être, peu à peu, doucement, lentement. Il déteste ce qu’il entend. Pourtant, il se tempère. Parce qu’elle est là, parce que c’est l’effet qu’elle a sur lui. Elle adoucit la bête. Il resserre ses doigts halés autour de son bras. « Tu mérites mieux que lui Esmee, tu as toujours mérité mieux que les hommes qui ont fait parti de ta vie. » Andrew, Tommy et probablement lui-même. Esmee était supérieure à eux, jamais ils ne l’avaient un jour un temps soit peu mérité. Trop précieuse pour ce monde, trop précieuse pour eux. Finalement, elle lui fait face. Finalement, elle se rapproche de lui et laisse un sourire adoucir ce visage maussade. « Je ne savais pas où aller, alors je suis venue ici je me suis dit qu’au moins je pourrais garder le peu de dignité qu’il me reste loin de ma famille. » Il acquiesce. Une évidence. Elle avait toute sa place chez lui comme elle l’avait toujours eu. Elle était ici chez elle. Alors il laisse sa main venir caresser sa joue avec douceur. « Tu peux rester ici autant que tu veux. Tu le sais. » Un mince sourire qui se veut rassurant et protecteur répond à cette jeune femme avant qu’il ne dépose un baiser furtif sur sa joue. Puis il recule, il recule pour retourner vers le salon, vers ce coffre-fort, caché dans un coin de l’immense pièce. « Et moi je vais aller m’occuper de ton Tommy McMullen. » Il compose le code et en ressort une arme. Son arme. Celle qu’il utilise finalement que rarement, en cas de force majeure, lorsqu’il préfère agir seule que faire faire le sale boulot par ses hommes. Il la charge en quelques mouvements machinaux sans même poser son regard à son interlocutrice. Car au fond, il sait qu’elle essaierait de l’en dissuader car malgré toute la peine, malgré toute la déchirure de son âme, elle était encore stupidement amoureuse de Tommy McMullen.
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MessageSujet: Re: Lezmee ❊ hold on I still need you Jeu 21 Mar - 13:00

Hold on i stillneed you

( hollywood hills residence — with lazaro gonzàlez )

“Maybe we're not supposed to be happy. Maybe gratitude has nothing to do with joy. Maybe being grateful means recognizing what you have for what it is. Appreciating small victories. Admiring the struggle it takes to simply be human. Maybe, we're thankful for the familiar things we know. And maybe we're thankful for the things we'll never know. At the end of the day, the fact that we have the courage to still be standing is reason enough to celebrate.” ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

Esmee Milano avait toujours eu conscience de l’univers dans lequel elle évoluait. Cruel. Glacial. D’une violence sans pareille. Un univers dans lequel la loi du plus fort régnait en maître. Celle où les manipulations, les coups bas, les alliances et les trahisons représentaient des soucis quotidiens. Elle était bien loin de ces petits problèmes insignifiants qui entouraient les gens dits normaux. Ceux qui n’étaient pas nés au sein de la mafia. Ceux qui se souciaient du repas qu’ils dévoreraient après une journée compliquée. Ceux qui se souciaient de leurs adolescents en pleine crise existentielle. Elle n’avait pas le droit à ce genre de petits problèmes. Non. Pas lorsqu’on portait le nom de Milano. Pas lorsque son cousin était à la fois dieu et diable. Pas lorsque l’homme qu’elle aimait était capable de la trahir de la plus petitesse des manières. Pas lorsque son époux se délectait de la moindre faille qu’elle laissait transparaître. Pas lorsque la vie, cette terrible vie, lui avait arrachée la seule chose qui l’avait maintenu jusqu’ici hors de l’eau. Il était évident qu’Esmee Milano possédait en elle une certaine force. Une force calme. Capable de la faire tenir debout par loyauté envers sa famille. Envers cette meute dont elle était, pourtant, le loup le moins dangereux et le plus bienveillant. Esmee n’était ni fougueuse, ni sulfureuse et certainement pas impulsive. Non. Elle était pragmatique, réfléchie, bienveillante. Des qualités qui lui faisait pourtant défaut dans cet univers. Elle, cette petite femme, cette minuscule princesse qui se tenait debout derrière des monstres capables des pires atrocités. Et, des monstres les plus protecteurs il y avait toujours eu Lazaro Gonzàlez. Un homme impulsif, arrogant, quelque peu incontrôlable qui pourtant avait su trouver grâce et intérêt aux yeux de l’enfant lunaire de la famille Milano. Lazaro avait toujours été là, pour elle, d’une manière ou d’une autre, tapis dans l’ombre, prêt à sortir les armes. Prêt à réduire en cendre l’univers entier s’il le fallait pour elle. Des sacrifices qu’elle n’avait jamais désiré. Pas plus qu’elle n’avait souhaité toute la déchéance dans laquelle Tommy s’était plongé en son nom. Esmee demandait seulement le droit d’aimer. Juste ça. Simplement ça. Un droit qui lui avait été retiré lorsqu’on l’avait poussé à épouser un homme qu’elle n’avait jamais réussi à aimer. Un droit qu’elle avait pourtant saisi en maintenant un lien secret auprès de Tommy. Un droit qui, d’une manière ou d’une autre, avait coûté la vie de son fils. Un enfant que son meilleur ami avait aimé certainement plus qu’il n’aurait dû. Tout comme il aimait Esmee Milano plus qu’il ne le devrait. Parce qu’elle ne pourrait être sienne, tout comme elle ne pourrait jamais être celle de Tommy. Condamnée à un destin despotique. Condamnée à se sacrifier par loyauté et dévotion pour son clan. Pour ce nom. Un nom qui l’avait pourtant trahi de la plus vil des manières, dans cette ville qui l’avait vu grandir. Dans ce manoir familiale qu’elle avait chérie, sous les prunelles impuissantes d’une mère qui l’avait soutenu dans l’ombre. Et sous le regard éberlué d’un Tommy qui jurait n’y être pour rien. Des mots. Des regards. Des êtres humains qu’elle n’avait pour l’heure plus la force d’affronter. Non. La femme bafouée qu’elle était à présent avait seulement besoin d’un moment de repos. D’une pause dans la souffrance. D’un anesthésiant naturel. De Lazaro Gonzàlez en somme. Car lui seul pouvait comprendre toute la portée de la vie d’Esmee Milano. Toute la force qu’elle dissimulait. Tous ces sacrifices qu’elle avait fait. Bien évidemment, Esmee avait de nombreux amis, des âmes généreuses qui lui murmuraient de s’enfuir. Adem en faisait parti. Mais Adem n’était pas assez ancré dans cet univers particulier pour comprendre que rien n’était si simple au sein de cette famille à l’apparence parfaite. Rien ne le serait jamais. Lazaro, en revanche, comprenait. Parce qu’il était fait du même moule. Parce que si en tant qu’homme il avait été formé pour tuer, pour recevoir des coups sans broncher, pour contrôler des hommes et des femmes sans en éprouver aucune pitié. Esmee avait été formée pour se sacrifier. Pour faire passer l’honneur familiale avant le sien. Pour encaisser les blessures sans rechigner. Pour ne jamais faillir face à l’adversité. Pour jouer la comédie. Pour porter le masque de l’épouse amoureuse. Et Lazaro s’était toujours tenu là, auprès d’elle. La voyant grandir. Murir. Devenir femme. Et puis, il s’était saisi d’elle. Une fois pendant de longs mois, offrants à Esmee Milano un havre de paix secret. Un îlot protecteur où enfin elle pouvait baisser les armes. Devenir la femme qu’elle souhaitait, protégée par ses bras protecteurs. Observée par ces prunelles incendiaires et chaleureuses. Lazaro était très vite devenu plus qu’un ami aux yeux de la jeune femme. Il avait su, se faire une place particulière. Quelque peu indéfinissable. Mystérieuse. Mais néanmoins d’une importance capitale. Si bien, que plutôt que de s’enfermer sur elle - même. Plutôt que de se morfondre le coeur fissuré. C’est vers lui que ses pas la mène sans rechigner. C’est à sa porte qu’elle se dévoile alors de la manière la plus vulnérable qu’il puisse exister. Elle dévoile alors à Lazaro Gonzàlez toute la faiblesse qui s’est éprise d’elle, là, face à lui, couverte d’une robe hors de prix légèrement échancré, d’un rouge constatant terriblement avec sa peau laiteuse. Des prunelles rougeâtres, tant les larmes n’ont cessé d’inonder ce visage porcelaine. Ses boucles blondes trempées par une pluie qu’elle a laissé, volontairement, se saisir de tout son être. Dans l’espoir, sans doute, de laver sa douleur. D’effacer la peine incendiaire. De réduire au silence ce coeur meurtris qui ne cesse de battre trop abruptement à l’intérieur de cette cage thoracique. Elle se laisse manipuler, rassurer. Entourer d’une couverture qui recouvre sa peau trempée. Se blottit instinctivement dans les bras protecteur du mexicain sulfureux. Son coeur s’apaise. Ses mots transpercent alors le silence. Tranchant l’air d’une vérité qu’elle se refuse à admettre. Cet acte qu’elle ne pourrait décemment pas pardonner au biker qui lui avait volé son coeur juvénile pour le piétiner par la suite. La terrible vérité tombe. Elle coule sur les murs de cette villa, et le dire, murmurer alors que Tommy avait mis enceinte une femme. Une autre femme qu’elle, condamnant John Milano, son fils, à l’état de vulgaire souvenir. Cela la blesse plus que raison. Afin de ne pas perdre contenance, elle s’échappe du regard interloqué de son meilleur ami. Laisse ses jambes la guider jusqu’à la cuisine de laquelle elle se sert un verre d’eau afin de noyer cette boule émotionnelle qui se loge dans le creux de sa gorge. «Pardon ? » Esmee glisse une main contre son front, paupières clauses. Tandis que de l’autre elle repose le verre vide. Evidemment, il serait mal connaître Lazaro que d’ignorer toute la colère qui semble s’éprendre de lui en l’instant. Elle ne peut fuir cette colère divine. Il la rejoins, furibond, tandis que la princesse détourne son regard du dragon. « Je vais le tuer ! Il est où ? » Elle étouffe un sursaut de surprise lorsque le brun se saisi ardemment de son poignet. La forçant ainsi à faire volte face. La question est pourtant légitime. Où était - il en l’instant ? Ce biker ? Ce blond aux prunelles azurées ? Elle l’ignorait pourtant, car pour la première fois depuis le début de cette histoire, elle ne lui avait laissé aucune chance. Elle secoue alors son visage avec virulence, ravalant ses larmes. « Je ne sais pas où il est…je suis partie. Je n’avais pas la force de l’écouter. Pas après avoir vu les photographies de lui et de cette fille en train de… » Immédiatement, les images. Les scènes sensuelles. La manière dont le blond se saisissait de cette femme avec désir inondent son esprit. Elle referme alors ses paupières. Les chassants comme elle chasse avec virulence tous les souvenirs qui la rattache à son fils depuis plus d’un an. La blonde tente alors de lui expliquer. De donner toutes les informations au brun concernant ce subterfuge familial. Paternel. Dont le résultat était celui escompté. Celui d’une rupture définitive entre elle et celui qui ne lui était pas destiné. Celui de son coeur brisé encore une fois. Pourtant, elle n’ose pas affronter les prunelles de son ami. Parce qu’elle ne peut se résoudre encore à lâcher prise. « Tu mérites mieux que lui Esmee, tu as toujours mérité mieux que les hommes qui ont fait parti de ta vie. » Derechef, elle le toise avec interrogation. Elle ne comprend pas réellement s’il parle de Tommy. D’Andrew. Ou de lui - même. Néanmoins, elle ne peut nier qu’à de maintes reprises sa propre mère n’avait eu de cesse de lui répéter qu’elle s’amourachait trop d’hommes qui ne lui étaient pas destinés. Qu’elle était trop frêle. Trop fragile pour ce genre de monstre. Et pourtant, elle aimait. Elle les aimait tous. Tommy. Lazaro. Caïn. Parce que derrière toute cette violence, elle voyait autre chose. Elle voyait l’homme derrière le monstre. L’âme derrière les fissures. « Je ne sais pas. Je vous aimes tous les deux, Tommy et toi. Enfin…jusqu’à maintenant. » Car en l’instant elle ne sait plus. Elle n’est définitivement pas capable de tenir tête au clan Milano. Elle n’est pas capable d’avouer sa défaite. Alors la princesse demande un refuge auprès de son pieux chevalier. En guise de réponse le brun dépose une main tendre contre sa joue froide et rougie. Un contact qui l’apaise. Qui apporte douceur dans ces méandres chaotiques qui s’étaient épris d’elle. « Tu peux rester ici autant que tu veux. Tu le sais. » Bien évidemment. Elle le savait. Elle l’a toujours su. D’une manière ou d’une autre Lazaro avait toujours été présent pour elle. Il le serait sans doute toujours. Elle acquiesce alors silencieusement tandis qu’il dépose un tendre baiser contre sa joue. Et il s’échappe à elle. « Et moi je vais aller m’occuper de ton Tommy McMullen. »  Esmee Milano reste patoise pendant de longues secondes. L’information tend à monter jusqu’à son cerveau avec une certaine lenteur. Ce n’est que lorsque le bruit du code digital fait écho jusqu’à elle qui la pousse alors à sortir de son état apathique. Elle s’élance alors jusqu’au salon, observe le dos de cet homme. La détermination qu’elle peut y lire la fige un instant. Elle ne veut pas non. Elle ne veut décemment pas voir les deux hommes de sa vie s’entretuer. « Lazaro ! » Elle l’hurle d’une voix enrouée tandis qu’elle l’observe recharger l’arme. Tremblante, dans un élan de panique, elle se saisi du bras du mexicain. « Arrêtes ne fais pas ça ! Je ne veux pas que tu le tues s’il te plaît écoutes moi…» Ses prunelles suppliantes s’ancrent dans celles du mexicain tandis qu’elle dépose alors ses deux mains contre ses joues. Elle cherche un instant les mots. « Je ne pourrais pas vous le pardonner si vous en venez à ce genre d’acte en mon nom. Je ne veux pas que tu le tues…je…» Parce qu’elle aimait Tommy. Parce qu’elle aimait Lazaro d’une façon différente mais qui n’était néanmoins pas moins forte. Délicatement, elle pose alors sa main contre l’arme, poussant le chef de cartel à la déposer, nouant ses doigts entre les siens. Tandis que du bout des lèvres, elle dépose un baiser furtif contre la joue de Lazaro. « S’il te plaît…fais le pour moi. Epargnes le. Epargnes toi ça. » Son front se colle à celui du mexicain. Son souffle se percute contre le sien. Elle referme alors ses paupières. « Je m’en occuperai. Je ne laisserai plus personne me faire du mal. » Et cette fois ci, elle ancre ses iris turquoises pleines de détermination. Car, Esmee Milano n’était ni une blanche colombe. Ni une chose fragile. Non. Elle tenait plus d’un phoenix capable de se relever des pires coups. Elle était bien plus Milano que ce que l’on pouvait bien croire.
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