Partagez|

※ keep me in trouble (sam)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
❉ you belong with me
Wells Kinsley
you belong with me

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 19/10/2018
›› Love letters written : 222
›› It's crazy, I look like : alfonso caliente herrera
i swear we were infinite
MessageSujet: ※ keep me in trouble (sam) Mar 30 Oct - 21:46


Sam Romanov and Wells Kinsley
BORN TO BE WILD, OUT IN THE JUNGLE
---------------✭---------------

Lorsqu’il reprend conscience, la douleur se fait lancinante. Tout son corps lui fait mal, un mal de chien, un mal qui ravive toutes ses erreurs du passé. Sa peau brûle, ses articulations sont douloureuses, il saigne à plusieurs endroits, et sa main se glisse immédiatement sur ses côtes qui l’informent qu’elles sont probablement cassées. A l’arrière de son restaurant, dans cette petite ruelle sombre, juste à côté des poubelles, personne ne peut le voir. Personne n’a vu. Pas même lui. Il ne les a pas vu venir. Ces trois colosses qui, malgré sa grandeur, le dépassaient tous aisément et devait probablement faire trois fois son poids. Il n’a retenu que quelques phrases, tout en sachant pertinemment de quoi il était question. Ce passage à tabac n’est pas anodin et il le sait. C’est peut-être d’ailleurs la raison qui l’a poussé à ne pas trop lutter. A baisser les bras pour limiter la casse. Peut-être serait-il dans un état encore plus lamentable s’il avait résisté davantage. Après tout, il était celui qui devait de l’argent, beaucoup d’argent, à un homme avec qui il avait contracté en connaissance de cause. Il savait qu’il n’était pas fréquentable, il savait que l’emprunt s’accompagnait de représailles, que la somme devrait être remboursée en temps et en heure, et que cet argent provenait de malversations, qu’il s’agissait là d’argent sale, probablement issu d’un trafic. Mais le besoin était tel qu’il n’avait pas résisté. Il avait serré la main de ce malfrat en n’ayant pas conscience de ce dans quoi il venait de se fourrer. Comme d’habitude, il fonçait tête baissée dans les emmerdes et il ne réfléchissait pas. Pas assez en tout cas. June le lui avait répété à de multiples reprises, mais comme à l’accoutumer il n’avait pas écouté. De toute manière, aujourd’hui, elle n’était plus là pour lui faire quelle que remontrance que se soit et il s’en portait très bien. Avec difficulté, ne lâchant ses côtes douloureuses, il finit par se lever, prenant appui contre le mur, puis contre la benne à ordures. Il crache du sang à plusieurs reprises, sa lèvre inférieure ne cessant de saigner alors que son arcade est enveloppée de sang séché et qu’il devait probablement avoir bon nombre de contusions sur le corps. Avec difficulté il fait quelques pas. Ses jambes sont lourdes et son pas terriblement lent, ralenti par la douleur qui semble s’immiscer dans les moindres parcelles de son corps. Il parvient tout de même, au bout d’une bonne vingtaine de minutes à se hisser jusqu’à la porte arrière de son restaurant. Non sans mal. Il s’arrête toutes les trente secondes pour respirer et souffler cette douleur qui est à la limite du supportable. Il se déteste à l’heure actuelle, il se maudit d’avoir été aussi stupide de demander de l’argent à cet homme et de toujours se fourrer dans des histoires pareilles. Il entend de là, la voix de June qui s’insurge en le voyant le visage tuméfié et l’ensemble du corps recouvert de ces marques que les trois hommes lui ont laissé en souvenir et probablement en énième menace à défaut de remboursement. Il s’assied quelques minutes pour reprendre son souffle avant de finalement atteindre les toilettes à l’arrière du restaurant. Le reflet qu’il découvre de son propre visage dans le miroir le foudroie. Si on le reconnaît encore, son visage n’est de toute évidence plus celui qu’il était. Bien moins beau, bien moins attractif ou attrayant. Il attrape alors un torchon, laissé là pour que les clients puissent normalement s’essuyer les mains et il l’humidifie avant de nettoyer comme il le peut son visage couvert de sang. Son sang. Puis il appuie sur sa lèvre inférieure qui a doublé de volume et qui n’a toujours pas cessé de déverser du sang. C’était à croire qu’il était en train de se vider de son sang par ce biais. Il soupire longuement, avant de finalement jeter le tissu imbibé en seulement quelques secondes. Pour observer l’entendu des dégâts, il lève doucement son t-shirt foncé pour y découvrir des abdominaux couverts de bleus et autres couleurs si peu chatoyantes. Ses doigts s’arrêtent au niveau de cette côté qui lui extirpe une grimace à chacun de ses mouvements et à la seconde où il la touche, il entend un bruit qui le fait tout arrêter. Il se retourne brusquement. Cela semble venir de la salle de réception. Il cherche des yeux un moyen de défense, mais ici il n’y a rien. Rien d’autre que du savon et un torchon couvert de sang. Peut-être qu’ils reviennent pour finaliser le travail. Peut-être qu’ils reviennent pour l’achever et en terminer avec petite frappe du quartier vintage de Los Angeles. Il ne sait guère, mais il n’a plus véritablement d’énergie pour cela. « Qu’est-ce que vous voulez maintenant, saccager mon restaurant ? Ce n’est pas comme ça que je vous rembourserais ! » Il crie assez fort pour que ces personnes qui venaient de faire irruption dans son restaurant au petit matin, alors même que le soleil ne s’était même pas encore levé, puissent l’entendre. Il espérait en réalité que ça n’était pas eux. Après tout, son corps attestait déjà d’un état plus que lamentable. Avec difficulté il glisse jusqu’à la porte qu’il ouvre doucement. Lorsqu’il découvre l’investigateur de ces bruits, cette personne qui s’était faufilée habilement dans le restaurant à pas presque feutrés il sursaute, ne s’attendant définitivement pas à la voir là. « Oh Sam, c’est toi. » Il serait mentir que de dire qu’il n’est pas soulagé de la trouver là. Elle et pas l’un de ces gorilles dont la seule fonction est d’exploser le visage de toute personne qui ne paie pas ses dettes. D’ailleurs, cela se voit aisément sur son visage qui se décontracte légèrement, oubliant presque qu’il lui présentait pourtant un faciès des plus catastrophiques. « Désolé, je croyais que c’était quelqu’un d’autre ». Il énonce ces quelques mots alors qu’il se tient contre la porte, la main sur les côtes, tentant tant bien que mal de garder la face, devant cette jeune femme qui ne devait probablement pas s’attendre à trouver son patron dans un état pareil au petit matin. Pourtant, il fait comme si de rien était. Comme s’il ne s’affichait pas avec moult blessures face à elle et comme s’il s’agissait d’un jour des plus banals. « Il est un peu tôt pour être déjà là tu ne crois pas ? » Il l’interroge du regard, arborant cette expression de patron presque inquisiteur, quand la vérité était qu’il ne l’était pas le moins du monde. Mais après tout il était toujours seul à cette heure-ci, afin de préparer la salle et réceptionner les produits frais. La question était donc de savoir ce qu’elle faisait là…
Revenir en haut Aller en bas
❉ i choose my own destiny
Sam Romanov
i choose my own destiny

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 27/07/2017
›› Love letters written : 247
›› It's crazy, I look like : Katerina hot Graham
i swear we were infinite

( shooting the moon )
› relationships :
MessageSujet: Re: ※ keep me in trouble (sam) Ven 16 Nov - 13:32


Don’t stop telling the truth. If you are truly honest and doing things with the right intention, that’s what’s impactful. ★ Sam Romanov & Wells Kinsley

Le matin s’était levé depuis plusieurs minutes et Sam n’était pas rentrée. Elle avait laissé sonner son téléphone dans la poche arrière de son jean, incapable de décrocher. Évidemment qu’elle avait replongé. Tout n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne trouve le moyen de récupérer sa douce poussière blanche. Une part d’elle-même s’efforçait de résister à l’appel facile de la drogue. Elle avait tenu quelques mois après sa dernière rechute mais la mort de sa mère et les retrouvailles hasardeuses avec Diego l’avait de nouveau replongé dans sa spirale infernale. Longtemps, elle avait fixé le visage angélique et innocent de son fils. Il ne méritait pas ça, il ne méritait pas de l’avoir comme mère. Il était encore jeune pour se rendre compte qu’il n’était autre que la progéniture d’une toxico. Bientôt, elle lui ferait honte. À vrai dire, elle se faisait honte. Elle ne supportait que moyennement son reflet dans la glace. Celui qui témoignait d’une fatigue intérieure qui commençait à se voir à l’extérieur. Elle avait perdu beaucoup de poids à cause de la drogue. Elle avait longtemps tenté de compenser en nourriture le manque mais bizarrement c’était comme si son corps décidait de la punir de toutes les mutilations qu’elle lui avait fait subir. Et il y en avait des tonnes. La grâce autrefois de l’ex-danseuse étoile avait complétement disparu. Elle avait perdu l’habitude de se tenir droite.

Quelques hématomes confirmaient qu’il lui arrivait régulièrement de se piquer, à quoi et comment. Elle avait arrêté elle-même de savoir ce qu’elle prenait. La seule chose qu’elle savait, c’est que durant plusieurs heures, elle n’était plus obligée d’être elle-même. Son cerveau se déconnectait du reste de son corps pour se reposer. C’était comme mourir un instant pour mieux revivre, seulement lorsqu’on y a goûté une fois, il était difficile de ne pas y retourner. Elle avait passé la nuit dehors, errant dans les rues de Los Angeles sans trouver le courage de rentrer chez elle. Sam n’avait pas eu le courage d’affronter les regards réprobateurs de sa famille à commencer par son père et Vitaly. Toute la nuit, elle avait essayé de chasser leurs gros yeux sur elle. Pourtant celui qu’elle redoutait le plus dans cette histoire c’était très probablement Sasha. Elle imaginait ses gros yeux bleus se poser sur elle, ignorant ce qui pouvait bien se passer autour de lui. Elle se mettait à culpabiliser à la manière dont elle se comportait avec lui. Elle essayait de compenser en cadeau et en câlin dans ses bons moments mais malheureusement lorsque ses démons reprenaient le dessus, elle le laisser livrer à lui-même. Heureusement pour elle, les Romanov était une famille soudée. À commencer par son père, qui malgré la mort de sa femme continuait à prendre soin de sa fille unique et de son petit-fils. Rares étaient les fois où il était présent physiquement mais dans ce genre de situation, il était capable de laisser ses affaires pour eux. Il avait mis quelques hommes sur le dos de Sam, histoire de garder un œil sur elle mais cela n’avait pas suffi à la dissuader. À force, elle avait réussi une nouvelle fois à duper leur vigilance. Même menottée et attachée dans une cave, elle aurait trouvé  le moyen de se retirer de chez elle. Il ne comptait même plus l’argent qu’il avait dépensé dans des institutions de réhabilitations. Elle revenait clean quelques semaines ou quelques mois avant de replonger de nouveau.

L’effet de la drogue s’était dissipé, alors qu’elle avait fini une partie de la nuit sur un banc vide du grand parc de la ville. Elle avait tiré sur les manches de son gilet pour cacher quelques parties de son corps visible. Elle n’avait réussi à fermer l’œil de la nuit, alors que la batterie de son mobile s’épuisait par les appels incessants de Vitaly, de son père et de Ludmilla, à l’autre bout de la planète. Tous s’inquiétaient pour elle mais elle ne voulait pas qu’ils la voient encore une fois dans cet état-là. Lorsque les premiers rayons de soleil vinrent caresser son visage, la poussant à quitter son abri de fortune pour se remplir le ventre. Elle mourrait de faim, cela faisait plusieurs heures qu’elle n’avait rien avaler. Sans grand espoir, elle décida de se rendre au Dixon Café, dans l’espoir de se servir dans la réserve avant l’arrivée de Wells. En plus d’être une menteuse, une toxicomane, il lui arrivait parfois de voler cet homme qui l’avait pourtant sauver. Elle croqua dans la première chose qui lui tomba entre les doigts, une pomme. Son attention fut pourtant attirer par des gémissements. Des gémissements qu’elle ne connaît que trop bien pour les avoir elle-même provoqué. Elle hésite alors qu’un sentiment mauvais la prend par le coup… et si ? Une partie d’elle, lui ordonnait de partir. Ce n’était pas ses affaires. Le mieux à faire c’était encore de rebrousser chemin mais c’était mal la connaître de penser qu’elle ferait demi-tour. Alors même qu’elle venait de passer surement l’une des pires nuits de sa vie, elle fut prise de jalousie en imaginant que son patron s’affairait avec une autre dans ce restaurant. Une pensée insupportable, la faisant hésiter plusieurs secondes sur ce qu’elle allait faire. « Qu’est-ce que vous voulez maintenant, saccager mon restaurant ? Ce n’est pas comme ça que je vous rembourserais ! » elle sursauta, n’étant pas sure de comprendre chaque mot prononcé par le propriétaire. Démasquée, elle décida de pousser la porte de la salle de bain avant découvrir son patron dans un sale état. « Oh Sam, c’est toi. » Elle reste un instant choqué sur le pas de la porte dévisageant cet individu au sol. Seul sa voix témoignait de son identité. Elle se précipita finalement vers lui, se mettant sur ses genoux pour venir toucher son visage. « Wells ? » demanda-t-elle finalement, déposant sa main sur sa bouche pou cacher sa stupeur. Les dégâts étaient nombreux. Ce n’était pas la première fois qu’elle voyait un homme dans un si mauvais état et à vrai dire, elle en oubliait le sien. « Désolé, je croyais que c’était quelqu’un d’autre » elle fronça les sourcils, alors même que cette dernière phrase venait titiller le creux de ses oreilles. Elle n’était pas réconforter à l’idée que ceux qui lui avaient cela n’avait pas encore terminé leur affaire. Pour la première fois, elle avait eu la vision inverse de ce que sa famille faisait aux autres. Elle l’attira vers lui, alors que son corps devait faire facilement le double ou le triple de son poids avant de l’attirer vers l’extérieur. Le forçant à prendre place sur le sol froid de la pièce. « Ne bouge pas, j’arrive. » dit-elle s’éloignant quelques instants pour s’afférer en cuisine. Elle récupéra un chiffon propre et quelques glaçons avant de revenir. « Il est un peu tôt pour être déjà là tu ne crois pas ? », elle préféra ignorer sa dernière question. Une chance pour elle qu’il ait autre chose à penser que de l’état dans lequel elle était. Elle le somma  de se taire et de se laisser faire. Délicatement, elle leva son t-shirt remarquant rapidement l’ampleur des dégâts. « Il faut qu’on aille à l’hôpital et au commissariat. » conclu-t-elle, caressant doucement l’hématome avec un glaçon. « Qui est ce qui t’as fait ça ? » finit-elle par demander après plusieurs minutes de silence, se jurant de le venger de ceux qui s’en étaient pris à lui…


Revenir en haut Aller en bas
❉ you belong with me
Wells Kinsley
you belong with me

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 19/10/2018
›› Love letters written : 222
›› It's crazy, I look like : alfonso caliente herrera
i swear we were infinite
MessageSujet: Re: ※ keep me in trouble (sam) Mer 9 Jan - 12:00


Sam Romanov and Wells Kinsley
BORN TO BE WILD, OUT IN THE JUNGLE
---------------✭---------------

Lorsque Wells avait rencontré pour la première fois Sam, il s’était ému devant sa voix, ce timbre si lancinant et envoutant. Typiquement le genre de voix qu’il désirait exposer sur la scène ouverte de son restaurant. Elle était devenue une habituée, un rituel, quelqu’un que sa clientèle attendait chaque soir avec impatience. Et quand elle n’était pas là, une mince déception pouvait se lire sur des visages qui étaient pourtant inconnus de cette jolie brune. Wells l’avait remarqué immédiatement, cet attachement que la clientèle avait à l’égard de la chanteuse. Comment ne le pourraient-ils pas quand lui-même s’était attaché à elle ? Sans véritablement savoir ni pourquoi ni comment, elle était devenue une personne incontournable à sa vie. Parce qu’elle parvenait à trouver les bons mots pour lui faire oublier que sa vie avait pris une tournure des plus pitoyables. Elle était aux antipodes de ce que June avait été avec lui. Elle était douce, un brin sauvage mais terriblement aimante et affectueuse. Bien sûr, il avait remarqué. Il avait vu ces traces sur son corps chaque fois qu’ils s’adonnaient à des plaisirs charnels dans la réserve du restaurant, alors que la clientèle s’en était allée et qu’il ne restait plus qu’eux – quand ils ne le faisaient pas en plein rush. Il avait donc remarqué ces marques qui ne faisaient guère illusion. Ces traces qui montraient à quel point elle s’enfermait peu à peu dans quelque chose qui la dépassait. Il n’était pas idiot. Il avait caressé ses bras, ses poignets à de si nombreuses reprises. Il l’avait vu dans des états lamentables, incapables de chanter, incapables de tenir de debout. Il l’avait vu au sommet de son art comme aux portes de l’enfer. Mais jamais il ne l’avait jugé. Jamais il n’avait émis la moindre de leçon à son égard. Qui était-il pour la juger après tout ? Qui était-il pour juger quiconque lorsqu’il ne faisait qu’accumuler les mauvaises décisions ? Personne. Il n’était personne. Outre un minable restaurateur endetté jusqu’au coup auprès de gens influents, de gens dangereux qu’il n’aurait jamais dû approcher et qui voulaient aujourd’hui sa peau. Il s’était lui-même enlisé dans ces propres erreurs et il ne faisait que payer le prix fort. Le prix de ses retards de paiement accumulés depuis plusieurs mois, le prix de son insolence et de l’espérance même d’être en capacité de s’en sortir sans représailles. Il aurait dû savoir que ça n’était que fantasme. Il devait payer. Il allait devoir payer ou bien, il ne ressortirait probablement pas vivant du prochain duel qui l’opposerait à ses bourreaux. Par terre, assis sur le carrelage froid des toilettes de son restaurant, il a les mains couvertes de sang. Son propre sang. Il n’avait pas anticipé cela, ni même pensé que les choses iraient si loin. Que son corps serait à ce point saccagé, que la douleur serait aussi lancinante. Alors oui, il était plutôt douillet et cela June n’avait fait que lui faire remarquer, levant les yeux au ciel dès lors qu’il jurait être incapable de sortir du lit, parce que trop malade, parce que trop fiévreux, alors qu’elle dans le même état, gravissait des montagnes, faisant perdurer son rôle de mère de famille. Pour autant, aujourd’hui, en le voyant, peut-être lui accorderait-elle le fait d’être dans un incontestable piteux état. Un instant, il songe à elle, alors qu’il tente d’éponger son propre sang. Il songe à ce qu’elle aurait dit, si elle l’avait retrouvé là, dans cet état. Ceci étant, le bruit de pas, de porte et de grincement du sol le ramènent à la réalité. Il essuie de son poignet, le sang qui coule sous son arcade et vocifère une mise en garde derrière la porte close. Bien sûr il savait qu’il ne ferait peur à quiconque ainsi, et encore moins à ces hommes qui l’avaient laissé pour mort dans une ruelle sombre. Mais il était finalement bien trop faible pour tenter quoi que se soit d’autre. Il essaie pourtant de se relever, de se mettre sur ses appuis, de se redresser mais ses côtes lui font trop mal. Elles le lancent horriblement, lui rappelant à quel point il n’était qu’un sombre idiot inconscient. Il n’entend plus rien. Comme si la personne qui avait fait irruption dans son restaurant s’en était allée. Comme si, prise de panique, elle avait rebroussé chemin. C’est à ce moment là qu’il comprend que ça ne peut pas être ses agresseurs. Après tout, ils n’avaient aucunement peur d’un petit restaurateur sans histoire, enlisé dans des histoires louches pour faire perdurer son business. Un soulagement l’empare. Soulagement qui ne fait que s’accroitre lorsque la porte s’entrouvre et qu’il découvre le visage de sa douce chanteuse. Sam. Elle reste un instant choquée, interloquée par le spectacle qui s’offre à elle, par son patron, au sol, ruée de coups et parsemé de sang et d’hématomes. Toutes les parties touchées de son corps ont changé de couleur et cela le rend à bien des égards, méconnaissable. Il pose alors son regard sur celle qui, de toute sa hauteur lui fait face, sans dire le moindre mot, presque honteux de se retrouver dans une telle position devant celle à qui il donnait normalement des ordres. Mais elle ne semble pas faire état de cela, se précipitant au sol, vers lui, genoux pliés et mains contre ses joues douloureuses. « Wells ? » Il hoche simplement la tête, alors que son visage se crispe de douleur à chaque mouvement. Il est tellement soulagé de la trouver là, elle et pas une autre personne, qu’il finit par le lui faire savoir. Et cela a le mérite de l’intriguer et l’inquiéter. Elle l’aide à se lever, à faire quelques mètres vers la salle de réception, abandonnant les toilettes étroites alors qu’il ne cesse de grincer des dents. « Ne bouge pas, j’arrive. » Il la regarde s’éloigner vers les cuisines avec un mince sourire. La voir s’afférer de la sorte était touchant. D’autant plus quand la mine affreuse qu’elle arborait actuellement, présupposait une nuit compliquée. « D’accord. » Il se contente de ce mot, alors que, main sur les côtes, il l’attend patiemment, habitué finalement à faire confiance aux femmes de sa vie, à les laisser prendre les choses en main lorsqu’il en était incapable. Lorsqu’elle revient, il tente d’orienter la conversation vers elle, afin de connaître les raisons de sa venue aussi matinale dans le restaurant. Il se heurte à un mur qui, les mains froides, vient lever son t-shirt pour découvrir l’ampleur des dégâts. Son abdomen n’était de toute évidence, pas beau à voir. « Il faut qu’on aille à l’hôpital et au commissariat. » Cette phrase fait naître en lui un sursaut. Hors de question. Il la fusille d’un regard ancré d’une peur qui se veut palpable. « Non. Pas l’hôpital, pas le commissariat. » Il est catégorique, plus catégorique qu’il n’a jamais été avec elle et peut-être même avec quiconque. Il resserre alors sa main autour du poignet de la jeune femme et capte son regard, afin de lui faire comprendre l’importance de ses propos. « Sam, tu dois me jurer de ne rien dire. » Il ne pouvait pas prendre le risque de mettre la police dans la boucle. Il ne pouvait pas prendre le risque d’envenimer encore plus la situation et potentiellement de finir derrière les barreaux et de tout perdre. Il le savait, l’appel des autorités ne provoquerait qu’un enchaînement de conséquences qu’il n’était pas prêt à assumer. Il ne voulait ni perdre son restaurant, ni la garde de ses enfants, ni sa liberté et encore moins sa vie. Il relâche alors son poignet avant de faire glisser ses doigts sur la joue de la demoiselle. « Reste juste avec moi, s’il te plait. » Il n’était qu’évidence qu’il avait besoin d’aide. De son aide. Ou peut-être de l’aide de celle qui l’avait toujours soutenu avant de partir vivre une autre vie, loin de lui et de ses tourments. Le contact des glaçons sur ses blessures le fait grimacer puis soupirer de douleur. « Qui est-ce qui t’as fait ça ? » Aussitôt l’interroge-t-elle qu’il détourne les yeux, incapable de l’affronter, incapable d’assumer ses mauvais choix. « Personne, ce n’est rien. » Il énonce cette réponse dans un murmure presque inaudible, grommelant ces quelques mots rapidement, alors qu’il est étendu par terre au beau milieu de la pièce principale. Appuyé sur ses avant-bras, il finit par la dévisager, par analyser son état à elle. « Pourquoi est-ce que tu es là Sam ? Qu’est-ce que tu faisais ici avant que je ne t’entende ? » Renverser l’interrogatoire sur elle, une stratégie que Wells tenait à la perfection.
Revenir en haut Aller en bas
❉ i choose my own destiny
Sam Romanov
i choose my own destiny

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
just the way you are
›› Los Angeles since : 27/07/2017
›› Love letters written : 247
›› It's crazy, I look like : Katerina hot Graham
i swear we were infinite

( shooting the moon )
› relationships :
MessageSujet: Re: ※ keep me in trouble (sam) Ven 1 Fév - 18:41


Don’t stop telling the truth. If you are truly honest and doing things with the right intention, that’s what’s impactful. ★ Sam Romanov & Wells Kinsley

Ils n’auraient jamais dû se rencontrer, Wells et Sam venaient de deux mondes opposés. Longtemps, ils avaient vécu parallèlement l’un de l’autre. La prodigue danseuse étoile avait des rêves plein la tête, elle rêvait de gloire, se voyait en tête d’affiche. Samoyla vivait reclue dans le château fort qu’avaient construit autour d’elle les Romanov. Du monde extérieur, elle n’avait connu que très peu de choses et ce n’est qu’à la mort de sa sœur qu’elle avait ouvert les yeux sur la réalité. Un monde bien trop mauvais pour l’enfant qu’elle était. Car malgré son âge, elle continuait à percevoir son environnement de la manière la plus innocente qui soit. Elle était pourtant tombé dans les pires vices, à commencer par la drogue et ses ravages. C’était plutôt difficile de s’en sortir lorsqu’on manquait cruellement de motivation pour le faire. Elle n’avait pas été préparé à ça, elle avait l’impression d’être un soldat a qui en avait donné des armes sans lui expliquer l’utilité. Elle se perdait petit à petit et elle ne trouvait pas le courage de se relever. Son cerveau n’était obsédé que par une chose, il ne jurait que par cette poudre chimique qu’elle aimait enfoncer dans ses tuyaux nasales pour calmer cette douleur morale qui parfois devenait physique. Il n’était ni question de bonne foi, ni de volonté. Tous ses problèmes ne trouvaient de solution que dans sa délicieuse poudre et aussi mal que cela pouvait être, elle avait cessé de se battre contre ses propres démons. Une fois de plus, elle avait abandonné fils et foyers pour s’approvisionner. Et comme elle savait que ses petits sachets lui seraient automatiquement retiré une fois chez elle, elle avait trouvé différentes astuces pour les planquer en douces. Semelles de chaussures, doublure de soutien-gorge ou encore dans ses chignons de cheveux, tout devenait propices pour cacher ses comprimés. Elle avait pourtant juré d’être clean pour son fils. Pour Sasha, elle était prête à faire des efforts, c’est ce qu’elle répétait à tout ce qui était dans la confidence de son mal-être. Pourtant c’était bien connu, il ne fallait pas faire confiance à une toxico. Son mal était bien trop profond pour qu’elle puisse se remettre de tout ce qui avait bien pu lui arriver. Sam avait toujours été faible… plus sensible, comme préférait le dire sa mère. Elle ne se rendait pas compte du mal qu’elle provoquait autour d’elle lorsqu’elle replongeait de nouveau dans les méandres de son addiction. Il lui était arrivé d’oublier son fils à l’école. Ses proches s’inquiétaient qu’il lui soit retiré. Elle l’avait eu avec monsieur le maire en personne. Un homme vénal et orgueilleux qui avait refusé de reconnaître son enfant. Après tout, il n’avait eu aucune considération pour elle. Une histoire de quelques heures, à peine le temps de tirer son coup avec la junkie. Il avait acheté son silence. Trois fois rien quand on y pense, juste de quoi se faire une bonne raille de coke. C’était tout ce que Sasha valait à ses yeux et elle avait été assez bête pour accepter. Elle culpabilisait à chaque fois qu’elle croisait ses grand yeux bleutés et c’était pour cette raison qu’elle n’avait pas mis le pied chez elle ce soir-là. Elle ne voulait pas qu’il la voit défoncée, il ne devait pas avoir cette image de sa mère.

Le fait de trouver Wells dans cet état l’avait encore plus secouée. Elle n’était pas formé au geste de premier soin, mais elle s’était souvent confronté aux bad trip de ses autres amis, et c’était dans le tas qu’elle avait appris à nouer un pansement avec les moyens du bord. Délicatement, elle pressa sur ses hématomes. Elle grimaça à chaque fois qu’il râlait de douleur. Il refusa d’ailleurs catégoriquement d’aller se faire soigner. « Non. Pas l’hôpital, pas le commissariat. » au fond, ça ne l’arrangeait pas non plus d’y aller. À tous les coups son visage était placardé dans toutes les enseignes et elle ne se sentait pas encore prête à rentrer. « Mais… » elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’il la coupa à nouveau. « Sam, tu dois me jurer de ne rien dire. » elle secoua la tête en guise de promesse malgré qu’elle n’était pas tout à fait d’accord avec ses choix. Elle resta silencieuse, s’appliquant à la tâche alors que son regard se perdait sur le dégradé de couleurs de son énorme ecchymose. Ses agresseurs ne l’avaient pas manqué. De son autre main, elle caressait la chevelure foncé de son patron. Alors que ses lèvres se posaient sur le sommet de son crâne pour y déposer quelques baisers rassurants. « Reste juste avec moi, s’il te plait. » elle n’avait pas l’intention de l’abandonner, encore moins dans cet état. Elle lui portait beaucoup d’affection, et ce n’était pas seulement parce qu’il leur arrivait de partager des moments intimes, mais c’était surtout parce qu’il la touchait. Elle se reconnaissait malgré elle dans son histoire, elle avait eu de la peine pour ce que lui avait fait sa femme et le fait qu’il se retrouve à élever seul ses enfants. L’un comme l’autre se battait pour survivre dans un monde qui leur avait tourné le dos. « Personne, ce n’est rien. » elle fronça les sourcils. Il n’allait pas s’en sortir aussi facilement, pas aujourd’hui. Elle voulait l’aider et même si elle n’était pas forcement la plus enclin à le faire. Pas dans son état en tout cas, mais elle ne pouvait pas laisser passer. « Si ! Dit moi, qui est ce qui t’as fait ça Wells ? » répéta t-elle, plongeant ses grandes baies azures dans les siens. « Wells, si tu as des soucis, il faut en parler. » insista-t-elle, un conseil qu’elle avait souvent entendu sans jamais l’appliquer. Elle fut presqu’étonnée que ces mots sortent de sa bouche. « Pourquoi est-ce que tu es là Sam ? Qu’est-ce que tu faisais ici avant que je ne t’entende ? » elle fut gênée et agacée par ses interrogations. Il était hors de question de lui dire la vérité. D’abord parce qu’il était la seule personne qui ne la voyait pas comme une junkie, elle ne pouvait pas le décevoir mais aussi parce que c’était son patron. Elle pouvait s’en passer de ce travail, mais il lui était bénéfique. C’était son seul échappatoire d’un quotidien qu’elle ne maîtrisait pas. « Rien… » dit-elle, se rendant compte qu’elle lui donnait la même réponse qui ne l’avait pas satisfaite. « Je me suis engueulée avec ma famille et… j’ai dormi dehors. » elle préférait enjoliver la réalité bien que même comme ça, c’était loin d’être jolie. Elle avait l’impression de sentir la mort, ses cernes la trahissaient mais Wells n’y avait vu que du feu. « Tu veux que j’appelle quelqu’un… » demanda t-elle. Elle pensait à sa femme, bien sûr elle savait combien elle comptait encore pour le jeune père. Il s’était une fois trompé de nom pendant qu’ils faisaient l’amour. Elle ne se faisait pas d’illusions dans leurs relations, de toute façon qui voudrait d’une fille comme elle…



Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

all these memories seem so old


just the way you are
i swear we were infinite
MessageSujet: Re: ※ keep me in trouble (sam)

Revenir en haut Aller en bas

※ keep me in trouble (sam)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOWN WITH LOVE :: 
 :: Echo park
-