Partagez|

Because even the smallest of words can be the ones to hurt you, or save you. ▲Gilson

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
❉ i choose my own destiny
avatar
i choose my own destiny

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
›› Los Angeles since : 05/05/2017
›› Love letters written : 1161
›› It's crazy, I look like : Katie McGrath
MessageSujet: Because even the smallest of words can be the ones to hurt you, or save you. ▲Gilson Mar 30 Oct - 20:37

Some old wounds never truly heal, and bleed again at the slightest word.

( parisRonald Reagan Medical Center — with niels jonsson )

“Pain is a pesky part of being human, I've learned it feels like a stab wound to the heart, something I wish we could all do without, in our lives here. Pain is a sudden hurt that can't be escaped. But then I have also learned that because of pain, I can feel the beauty, tenderness, and freedom of healing. Pain feels like a fast stab wound to the heart. But then healing feels like the wind against your face when you are spreading your wings and flying through the air! We may not have wings growing out of our backs, but healing is the closest thing that will give us that wind against our faces.” ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

Elle l’a entendu, ce discour sur la lumière au bout du tunnel, lorsqu’un patient ouvre finalement les yeux après avoir frôlé la mort. Elle a entendu des choses sur le coma, des gens lui disant qu’ils avaient été conscient de tout, comme à l’extérieur de leur corps, observant la scène qui se déroule devant eux, comme un spectateur invisible. Ils regardaient leurs corps abîmés, écoutaient les paroles de leurs proches, sans pouvoir calmer la peine qui déformait les visages de ces êtres aimés, sans pouvoir réagir à la sensation de leur main dans la sienne. Elle a entendu des gens dire qu’ils étaient ailleurs, avec ces gens qui ne font plus partie de cette vie, qui ont fait leur temps, qui ont disparu d’une façon ou d’une autre. Ils ont pu discuter avec un parent décédé, avec une grand-mère importante à leurs yeux, avec un enfant arraché trop tôt. Cela lui a toujours semblé utopique. Après tout, un coma n’est pas vraiment un passage entre la mort et la vie. Médicalement parlant, il s’agit surtout d’un état végétatif ou le corps ne réagit pas aux stimuli extérieur, une absence de réaction des deux lobes cérébraux. Surtout dans le cas de ces patients qui se réveillent pour parler de leurs expériences, après tout, ils ne furent pas si profondément dans le coma qu’on puisse parler de mort cérébrale. Elle n’a jamais cru à ces propos, croyant qu’il s’agit là d’une façon de vivre les heures, les jours ou les semaines envolés, une façon pour le cerveau de se préserver des trous noirs d’une façon ou d’une autre. Elle se contente généralement de sourire à ses patients, parlant des mystères de la vie et de toutes ces choses inexplicables encore aujourd’hui. Tout en sachant qu’il est difficile de savoir ce qui se passe vraiment avant de la vivre soi-même. Ce qui n’a jamais été le cas d’Iris. Avant aujourd’hui. Aujourd’hui, elle sait ce qu’est le coma, ayant eu l’expérience. Cependant, elle ne l’a pas vécu comme une expérience magique où elle a pu parler à sa soeur ou à une personne qui lui manque. Au contraire, ce fut un noir opaque, des heures de sa vie qui se sont envolés et qu’elle ne retrouvera jamais. Rien d’autre qu’un sommeil brumeux et sans rêves qui l’a laissé encore plus épuisée qu’avant. Peut-être parce qu’on lui a fait passer tellement d’examens médicaux depuis qu’elle a ouvert les yeux qu’elle n’a même pas eu le temps de comprendre pourquoi elle est là, dans cette chambre, reliée à des machines bruyantes qui ne font qu'aggraver sa migraine. La neurochirurgienne mentirait si elle disait qu’elle va bien. Elle a l’impression d’avoir passée sous les roues d’un camion. Anna lui a parlé, à son réveil, lui disant d’un ton presque accusateur qu’elle avait eu un accident. Iris s’est stupidement endormie au volant de sa voiture qui a fini dans un arbre. Elle est resté muette, en écoutant son amie et l’amant de celle-ci lui parler des blessures, du diagnostic. Côtes et clavicule fracturées, quelques brûlures et ecchymoses, des blessures typiquement associées à une ceinture de sécurité. Rien de bien grave. Rien de bien confortable, mais elle sait que dans quelques temps, ça ne sera plus qu’un mauvais souvenir et rien d’autre. C’est souvent le cas, avec ce genre de blessure. Elle n’a pas réellement compris l’inquiétude d’Aidan et d’Anna, après tout, c’était des blessures quelconques, non ? Du moins, c’est ce qu’elle croyait jusqu’à ce qu’on discute de son traumatisme crânien, du fait que l’accident s’est produit près de vingt-quatre heures plus tôt et qu’elle ne fut pas consciente une seule minute depuis. Traumatisme crânien, coma. Même dans l’état brumeux où elle se trouve, Iris comprend que ça ne sera pas une partie de plaisir, dans les prochaines semaines, voir mois. Elle l’a compris en sentant la nausée revenir chaque fois qu’elle bougeait un peu trop rapidement, voyant sa vision s’assombrir chaque fois qu’elle tourne la tête, sous la pulsation de la douleur qui vibre dans sa boîte crânienne. Aidan n’a aucunement eu besoin d’énumérer les possibles symptômes, elle les connaît sur le bout des doigts, du moins, en général, puisque maintenant, sa capacité de concentration lui joue des tours qu’elle ne trouve pas particulièrement amusant. Pour le moment, elle est là, allongée dans ce lit d’hôpital, dans une petite chambre trop bruyante à son goût. Elle peut deviner les ridules au coin de ses paupières, trahissant une douleur qui pulse à chaque battement de coeur, à chaque respiration, à chaque fois que le moniteur cardiaque émet son bip caractéristique. Elle ouvre les yeux, non sans difficulté, en entendant la porte de la chambre s’ouvrir et se refermée. La silhouette de Niels se dessine dans son champ de vision, créant une sensation de battement d’ailes de papillons dans son estomac, une sensation qui ne fait que rendre un peu moins supportable la douleur. Elle grimace un sourire en croisant ses prunelles, lui permettant de réaliser que sa lèvre inférieure est fendue, sans doute dû au choc entre sa tête et le volant du véhicule. «Quand es-tu revenu de DC? » chuchote-t-elle, bien qu’elle a l’impression de hurler à ses oreilles. Elle le laisse approcher du lit, bien consciente de l’inquiétude sur son visage, de la lueur de colère qui se dispute avec cette inquiétude dans ses prunelles trop bleues. Iris se doute qu’elle va avoir le droit aux mêmes reproches que lui a fait Anna un peu plus tôt, les mêmes reproches que lui feront Liv et Myles dans quelques heures. Pour être honnête, elle les mérite. Combien de fois lui ont-ils dit qu’elle allait finir par faire une bêtise si elle ne faisait pas plus attention à elle ? « Tu n’es pas revenu à cause de... » Sa voix meurt sur ses lèvres alors qu’elle tâche, non sans difficulté, de se redresser contre les oreillers pour retrouver une position assise. Mouvement qu’elle regrette aussitôt que la pièce se met à valser devant ses yeux. À cause d’elle, de l’accident, parce qu’elle a mal évaluée sa fatigue, la distance entre l’hôpital et la maison. Parce qu’elle s’est endormie et que sa voiture a poursuivi sa course contre un arbre. Elle se souvient qu’ils avaient planifiés une discussion sur leur relation, à son retour de Washington, une discussion qui sera sans doute reporté après ça. Elle note la petite ride entre ses sourcils, indication de son inquiétude pour elle, une inquiétude qui lui fait rater un battement de coeur. «Ce n’est pas grand chose, tu sais. Tu devrais voir l’arbre. » Tentative ridicule de plaisanterie qui tombe à plat. Qui n’est là que parce qu’elle est mal à l’aise dans la situation actuelle. Parce qu’elle sait ce qui va suivre.
Revenir en haut Aller en bas
❉ i choose my own destiny
avatar
i choose my own destiny

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
›› Los Angeles since : 27/04/2017
›› Love letters written : 726
›› It's crazy, I look like : dan sexy and dangerous stevens
MessageSujet: Re: Because even the smallest of words can be the ones to hurt you, or save you. ▲Gilson Mar 6 Nov - 21:55

Some old wounds never truly heal, and bleed again at the slightest word.

( parisRonald Reagan Medical Center — with iris gilmore )

“Pain is a pesky part of being human, I've learned it feels like a stab wound to the heart, something I wish we could all do without, in our lives here. Pain is a sudden hurt that can't be escaped. But then I have also learned that because of pain, I can feel the beauty, tenderness, and freedom of healing. Pain feels like a fast stab wound to the heart. But then healing feels like the wind against your face when you are spreading your wings and flying through the air! We may not have wings growing out of our backs, but healing is the closest thing that will give us that wind against our faces.” ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

L’univers était cruel et répétait inlassablement cette cruauté, appuyant encore et encore sur des plaies douloureuses, torturant des cœurs pour les mener jusqu’à la mort. L’univers était cruel et aimait reproduire certains moments comme un vieux disque rayé repassant en boucle la même mélodie agaçante. Niels Jönsson aurait dû s’en douter, rester sur ses gardes, comme il le faisait constamment sur le terrain. Il n’aurait pas dû baisser ses armes, se sentir protégé dans une bulle à l’abri des balles et des dangers. Il n’aurait pas dû croire naïvement que le temps des averses était terminé, que les tsunamis allaient disparaître et que peut-être il pourrait goûter de nouveau à un semblant de bonheur après tant de mois d’asphyxie. Il n’avait pas réfléchi, il avait cru que les choses allaient changer, que le semblant de stabilité autour de lui allait perdurer, que rien ne viendrait déstabiliser ses fondations. Il le pensait parce qu’il en avait besoin, il avait besoin de penser que le soleil pouvait revenir au dessus de sa tête. Il le voulait, lassé de voir son muscle cardiaque à l’agonie, lassé de se perdre dans une longue agonie. Il avait réussi à calmer ses songes obscurs, à combattre certains de ses cauchemars. Mais il n’avait pas été assez vigilant et il aurait dû le savoir. Se douter qu’aucun espoir était permis, que tout allait disparaître dans un nuage de fumées, comme un village détruit par la détonation d’une bombe en pleine zone de guerre. Les téléphones étaient là pour le ramener à la réalité, pour le transporter dans un passé, pas si lointain, mais douloureux, pour mélanger l’ancien et l’actuel. La même sonnerie qui l’avait sorti de sa torpeur mais surtout les mêmes mots prononcés avec malaise de l’autre bout du combiné. La même annonce qui le ramenait deux années plus tôt, qui ranimaient les sensations endormies et la douleur profondément logée dans ses entrailles. Tout le corps mis en état d’alerte, traversé par des décharges électriques insupportables, il resta immobile longtemps, abasourdi par un sifflement strident dans ses tympans, par l’écho de son cœur pris de violentes arythmies. Et soudainement, tout se flouta dans sa tête, son esprit disparut entre deux réalités, il perdit la notion du temps, la vision du présent et du passé, il se dispersa entre deux mondes. Dans deux univers distincts, revivant des scènes absurdes dans sa tête, il se trouvait en plein milieu du désert, les tympans malmenés par le bruit des bombes autour de lui, la peau brûlée par le soleil. Il entendait les pleurs des enfants et la détresse des uns. Et l’instant d’après c’était sa propre détresse qui apparaissait face à lui. Son chagrin abyssal qui revenait le hanter quand on lui avait apporté une nouvelle semblable pour une autre femme. C’était une lame chauffée à blanc qu’on avait planté dans sa cage thoracique, brisant son organe vital dans un fracas abominable. A présent, tout recommençait, tandis qu’il avait essayé durement de recoller chaque morceau éparpillé sur le sol, on l’obligeait à revivre ce traumatisme, à se jeter dans l’eau glacée pour torturer ses muscles maltraités. Et si jusqu’alors il avait réussi à chasser les démons, à ne pas se laisser emporter dans les profondeurs, dans le monde des morts, cette fois, il se perdit, ailleurs dans une autre galaxie, il se noya complètement. Ne comprenant plus tout ce qui pouvait se dérouler autour de lui, il revint sur terre uniquement dès que ses pieds franchirent le seuil de l’hôpital, des heures après avoir quitté Washington, ne réalisant pas comment il était arrivé ici, ce qui s’était passé entre temps. Il naviguait dans d’autres eaux océaniques, meurtri par cette douleur qui irradiait ses vaisseaux, qui s’infiltrait dans chaque centimètre de sa chair. Il s’arrêta face à Aidan et à Liv, il leur parla, il écouta leurs mots, peut-être même qu’il parla à son tour, il n’en savait rien, ne contrôlant plus réellement ses gestes ou ses muscles. Non il ne le pouvait pas, parce qu’il se repassait en boucle sa même arrivée dans ses couloirs quand il s’était mis à courir furieusement pour retrouver Katie, arrivant trop tardivement pour dire au revoir à sa bien aimée. La même angoisse viscérale l’habitait et rien d’autre ne semblait compter. Il avait peur à tel point que sa respiration était coupée, qu’il n’arrivait pas à se calmer. Même la main rassurante d’Aidan posée sur son épaule n’était pas suffisante pour canaliser ses émotions, pour rendre silencieux son chagrin, pour effacer les souvenirs imprimés dans sa boîte crânienne. « Elle est réveillée tu peux aller la voir  » , il occulta tout le reste, simplement focalisé sur ça, il suivit le chemin indiqué jusqu’à la chambre où Iris se trouvait et quand il pénétra à l’intérieur, ses battements cardiaques s’emportèrent à outrance, prêts à faire quitter son palpitant de son emplacement initial. Il s’approcha, la voyant allongée sur son lit, et il remarqua le sourire qu’elle tentait d’esquisser sur son visage aux traits marqués. Il s’avança doucement, à la fois soulagé qu’elle soit en vie, à la fois chancelant par ce trop pleins d’émotions qui combattaient dans sa tête. A une distance raisonnable, il déposa un baiser sur son front, le plus délicatement possible. «Quand es-tu revenu de DC? », lui-même il ne s’en souvenait pas totalement, il ne savait plus de quand datait son retour, il avait tout oublié depuis le coup de téléphone. Mais de quand datait-il ? D’hier ? D’aujourd’hui ? Il ne savait pas. Tout était enfoui derrière un profond brouillard dans sa boîte crânienne. Aucun mot n’arrivait à sortir de sa bouche, tous bloqués par cette boule d’angoisse qui s’était formée et qui ne s’en allait pas. Tout était confus dans cette pièce aux murs blancs incroyablement effrayants. Un nouveau bruit assourdissant envahit ses tympans et l’espace de quelques secondes, il fut emporté dans un état second à cause du vertige dans sa tête. « Tu n’es pas revenu à cause de... » , la voix d’Iris le ramena auprès des vivants et il se raccrocha à ça, il ancra ses prunelles dans les iris bleutés de la jeune femme pour effacer le reste, pour ne pas voir un spectacle d’horreur défiler devant ses yeux. « Ils m’ont appelé j’étais encore à DC… Et évidemment que je suis revenu. Je pouvais pas rester là-bas. Pas alors que toi t’étais là. », c’était impossible, parce que les sentiments qu’il ressentait à l’encontre de la reine des glaces étaient trop forts pour qu’il accepte de rester à des milliers de kilomètres d’elle. Pas quand il savait qu’elle avait été victime d’un accident. Pas quand elle était en danger ; Pas quand quelque chose n’allait pas. «Ce n’est pas grand chose, tu sais. Tu devrais voir l’arbre. », il notait son envie de dédramatiser, son besoin de le détendre, d’atténuer l’incendie se propageant dans ses nerfs. Toutefois cela ne fonctionnait pas. Il n’était pas prêt, pas pour le moment. C’était trop tôt et son inquiétude était trop grande. A cet instant tout ce qu’il pouvait éprouver était mélangé dans sa tête et il ne trouvait aucune issue de secours pour s’échapper. « Iris arrête…. Ca aurait pu être pire t’en es consciente ? », la fin aurait pu être plus funeste, la tragédie aurait pu survenir face à lui de nouveau, comme le destin avait choisi de lui retirer Katie autrefois. Heureusement, le destin avait été plus clément cette fois, toutefois le chaos demeurait encore présent, les orages stagnaient au dessus de sa tête, prêts à ce que la foudre frappe une nouvelle fois. « Je t’interdis de recommencer…. », il ne serait pas capable d’y survivre, de surmonter cet obstacle si l’insurmontable réapparaissait pour semer l’horreur dans son monde. Et d’un geste doux, il attrapa la main de la jeune femme pour la serrer dans la sienne, cherchant à se raccrocher à cette réalité. A cette présence chaude et vivante.

Revenir en haut Aller en bas

Because even the smallest of words can be the ones to hurt you, or save you. ▲Gilson

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOWN WITH LOVE :: 
 :: Downtown L.A :: Ronald Reagan medical center
-