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i’ve been saving this for you ୪ (ophelia)

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Kai Baron
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MessageSujet: i’ve been saving this for you ୪ (ophelia) Lun 29 Oct - 19:38


Ophelia and Kai Baron
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La nuit est déjà tombée depuis bien longtemps sur la cité des anges. La montre du jeune garçon au regard vitreux, aux traits tirés et au visage creusé par les méfaits de la drogue, lui indique une heure bien trop avancée de la nuit. Pourtant il est là, à errer tel un animal égaré au beau milieu de la route. Sous l’effet de tout ce qu’il a pu ingurgiter ce soir, il traîne difficilement sa carcasse pourtant si frêle. Comme une âme en peine, il avance, sans réellement savoir où il va. Autrefois, il aurait su. Autrefois ses jambes l’auraient naturellement guidées vers cet endroit où il se sentait pour la première fois depuis bien longtemps à sa place. Ce garage aménagé dans lequel Gilliam Walker l’avait accueilli et où il l’avait au fil du temps considéré comme un membre à part entière des Hells Angels. Pour la première fois depuis longtemps il faisait parti d’une famille. D’une famille où il n’était pas constamment jugé et mis de côté pour ses travers. Mais tout cela relevait aujourd’hui du passé. D’un passé duquel il ne restait qu’un souvenir, matérialisé par cette veste en cuir que l’ours un brin sauvage lui avait offert. Ce soir, alors qu’il s’était totalement laissé aller au moindre de ses démons, il portait fièrement cette veste, alors même qu’il ne faisait plus parti du groupe. Ca n’était qu’un hommage à un homme qu’il avait admiré et qui n’était aujourd’hui plus là. La mort de celui qu’il pensait intouchable l’avait secoué. Il avait compris à cet instant que la vie ne tenait qu’à un fil et qu’elle pouvait leur être prise à tout instant. Comme sonné par la nouvelle, il s’était recroquevillé sur lui même et avait baissé les bras. Il avait hurlé de douleur, rongé par la rage et la tristesse. Il avait pleuré toutes les larmes que son corps pouvaient rejeter alors qu’il ne faisait plus preuve d’une quelconque sensibilité ces derniers mois. La mort de Gilliam, bien au delà de lui déchirer le cœur, avait réveillé quelque chose en lui. Elle lui avait fait comprendre certaines choses qu’il avait même dites sous le coup de l’émotion lorsque Yoko était venue à sa rescousse. Elle était la seule personne qui lui restait aujourd’hui. Elle était la seule à être là. C’était elle qui l’avait pris dans ses bras, elle qui lui avait assuré que tout irait bien, qui l’avait porté jusqu’à la voiture et qui l’avait recueilli chez elle. C’était à elle qu’il s’était confié. A elle qu’il avait crié toute sa douleur, tout son désarroi et son désir d’en finir. Oui, il voulait en finir. En finir avec cette vie qu’il s’était imposé sans réellement savoir pourquoi. Cette vie qu’il n’aimait finalement pas et qui le rendait encore plus misérable qu’il avait toujours été. Plus encore il lui avait avoué que toutes ces personnes qu’il s’évertuait à repousser inlassablement lui manquaient. A commencer par cette fille qui faisait un peu trop battre un muscle cardiaque noirci par la drogue et bien sûr, celle sur qui il avait toujours pu compter. Ophelia. Elle était son alliée il fut un temps. Bien au delà d’être sa sœur, elle était celle qui l’avait compris, soutenu et encouragé dans tout ce qu’il avait pu entreprendre –outre la drogue. Elle l’avait épaulé, financé, cru en lui quand plus personne n’y croyait. Elle avait pris sa défense constamment quand les membres de leur famille ne faisaient que l’affubler de qualificatifs si peu doux à l’oreille. Un raté, un sale gosse, un vulgaire toxico, une honte pour la famille, une honte pour la société, un fils indigne, un paumé qui finira sa vie dans une ruelle sombre avec une seringue au bras, sans que personne ne le remarque. Il ferme les yeux une fraction de seconde, assimilant ces mots qui avaient été si difficiles à entendre autrefois, mais qui l’avaient également pousser vers les ténèbres. Il ne les tenait pas pour responsable, car au fond il était le seul fautif de ses faiblesses mais aucun d’entre eux ne l’avaient aidé. Sauf Ophelia. Et c’était aujourd’hui qu’il s’en rendait compte. Sa consommation de drogue n’avait pas diminué mais il faisait preuve d’une certaine clairvoyance sur cette femme qui avait toujours cru en lui et fait son possible pour l’aider. Elle avait même accepté de se retirer, de le laisser gérer sa vie comme il l’entendait, au risque de le retrouver un jour six pieds sous terre. Il s’arrête un instant au beau milieu de la route et jette sa cigarette qu’il écrase rapidement. Il s’arrête car ces réflexions le pousse à agir au grès de ses envies. La drogue aussi probablement. Ne cherchant pas plus loin, il rentre dans l’une de ces épiceries qui ne paient pas de mine mais qui sont ouvertes vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il arpente les rayons d’un pas lent mais pourtant déterminé quand son regard s’arrête sur l’objet de sa convoitise. Un pot de glace au parfum favori de la personne à qui il comptait rendre une visite nocturne. Il l’attrape, conscient qu’un tel dessert n’était plus de saison, mais n’en tient pas plus rigueur que cela. Devant l’homme qui tient la caisse, il jette quelques pièces, ne prenant pas garde au montant. C’était tout ce qu’il lui restait de toute façon. Il attend un bref instant, patientant que le couperet tombe. L’hôte de caisse n’émet aucune objection. Tant mieux. Ou peut-être n’a-t-il eu pas envie de compter une à une les nombreuses petites pièces de monnaie du garçon. Kai attrape finalement son achat qu’il garde à la main et prend la direction d’un chemin qu’il ne connaît que trop bien. Il ne sait pas vraiment ce qu’il va faire une fois arrivé devant la porte d’Ophelia, cette sœur qu’il n’avait plus vu depuis des mois et qu’il s’était évertué à repousser sans relâche. Il avait été dur avec elle, terriblement dur et pas une seule seconde, elle ne lui en avait tenu rigueur. Jusqu’à ce qu’il ne franchisse une limite qui la fit sortir de ses gonds. Ce n’est que lorsqu’il arrive en bas devant sa porte qu’il se demande si finalement, il ne devrait pas s’abstenir. Avait-elle véritablement envie de revoir son toxico de petit frère ? Il n’en était plus vraiment certain. Il reste alors devant la porte d’entrée pendant près de dix minutes, tergiversant avec lui même sans relâche, en faisant les cent pas. Et si elle n’était pas seule ? Et si elle ne voulait plus entendre parler de lui ? Et si elle avait fini par comprendre qu’il n’était qu’un raté, comme s’amusait à constamment le rappeler les autres membres de la famille Baron qui n’avaient de toute évidence pas cherché à l’aider outre mesure ou simplement à le joindre ? Et si. Il s’agace, bougonne comme un enfant, gouverné par des démons intérieurs avant de finalement frapper sur un coup de tête. Il s’était posé un milliard de questions, sans jamais s’attarder sur le simple fait qu’à une heure aussi avancée de la nuit, elle devait probablement être en train de dormir. Cet élément ne lui vient même pas à l’esprit non plus lorsqu’il voit son visage apparaître derrière la porte. « On fait une trêve ? » Il élève quelque peu le pot de glace, symbole du drapeau blanc, afin de lui montrer ce qu’il avait l’habitude de lui apporter pour lui présenter ses excuses et qu’il n’avait plus fait depuis bien longtemps …
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MessageSujet: Re: i’ve been saving this for you ୪ (ophelia) Dim 18 Nov - 15:57


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C’était la quatrième fois aujourd’hui que son père tentait de l’appeler. Un regard en coin sur son téléphone affiche encore le prénom de son patriarche celui qui avait fini de l’écoeuré quand elle avait appris qu’il avait trafiqué les résultats pour la faire gagner. Elle était consciente dans un sens qu’elle aurait certainement du le remercier, après tout c’était grâce à cela qu’elle avait enfin eu le courage de claquer la porte sans ce retourner. Sa vie était devenue incontrôlable ses derniers temps, étouffée par la pression médiatique apportée par la révélation de stérilité ainsi que son divorce, elle avait eu l’impression de ne jamais retrouver une bouffée d’air frais. Elle avait du affronter tellement de guerres les unes après les autres qu’il avait semblé impossible qu’elle ce relève un jour … Au chaud à l’arrière de la voiture que conduisait son fidèle chauffeur, elle décide de ne pas répondre encore une fois et de rapporter son attention sur ses dossiers. Elle savait qu’elle avait pris du retard, accepter de dîner avec Joshua et Lincoln n’était pas prévu dans son emploi du temps mais elle n’avait pas pu résister à la tentation de retrouver un semblant de normalité. Ils étaient encore aujourd’hui les seuls personnes capables de les rattacher à une sensation de bien être, la sensation d’appartenir à quelque chose de plus grand comme sa famille ne l’avait plus fait depuis longtemps. Alors elle avait volontiers échanger sa soirée de travail pour les retrouver, l’espace de quelques heures avant de devoir s’excuser et les quitter. Parce que ses derniers temps elle s’adonnait plus souvent aux bras de Jason, qu’à ses dossiers et que cela n’avait rien de professionnel aussi plaisant cela pouvait-il être. Elle savait qu’une longue soirée l’attendait, peut être bien une nuit blanche si bien qu’elle avait pris le soin de prévenir son amant qu’elle ne serait pas disponible ce soir. Elle lève les yeux quand la voiture s’arrête puisqu’ils sont arrivés devant l’entrée de sa demeure dans laquelle elle ce sentait si souvent bien seule. Un sourire du vieil homme quand il lui ouvre la porte de sa voiture la réconforte un temps soit peu, prenant sa main entre les sienne avant de sortir avec ses affaires elle reste quelques minutes à parler avec lui afin de le convaincre à prendre sa soirée. Après tout elle n’allait pas bouger, il n’était pas obliger d’attendre après elle, et si une urgence lui tombait dessus elle aviserait le moment venu. Elle ne savait pas depuis combien d’année elle n’avait plus touché le volant d’une voiture, mais ce souvenait qu’à l’époque alors elle adorait cela, conduire. Une fois rentrée elle ne mit pas longtemps à ce changer pour des habits un peu plus confortable, attrapant sa paire de lunettes à l’instant ou elle dépose sa tasse de thé sur le rebord de son bureau. Elle avait toujours aimé cette pièce qui était la sienne, celle ou elle passait toujours le plus de temps. S’installant dans le fauteuil elle laisse ses yeux glisser sur les photographies qu’elle n’a jamais enlevés de là. Neal lui sourit avec son costume, ses insignes épinglés sur sa poitrine, elle ce souvient à quel point lors de cette cérémonie il avait l’air fier et heureux. Elle ne peux s’empêcher de passer ses doigts sur le verre un mince sourire sur le visage, il était encore difficile pour elle de penser à lui, car elle avait passé tant de temps à enfouir ses sentiments au plus profond d’elle même qu’elle apprenait encore aujourd’hui comment elle pouvait faire pour les gérer les uns après les autres, doucement. La photographie de son mariage, des familles Ashmore et Baron étaient toujours là elle aussi, elle était la seule à ne pas regardé l’objectif le regard posé sur Evan car elle ne pouvait que le contempler ce jour là, jamais elle ne l’avait vu aussi heureux. Ces vestiges faisaient partis de son passé, c’était la raison pour laquelle elle ne les avaient pas enlevés car même si elle tentait aujourd’hui de trouver un nouveau chemin lui correspondant bien plus, elle gardait dans son coeur, tout ses moments qui avaient fait d’elle la femme qu’elle était aujourd’hui. Alors qu’elle ouvre son ordinateur, son regard ce pose sur une autre photographie. Une lui fait bien plus mal que les autres tandis que le regard de son plus jeune frère semble percer son âme. Elle la regarde quelques secondes seulement, sentant qu’elle serait prête à sombrer si elle le faisait plus longtemps elle reporte son attention sur ses emails. Le travail était tout ce qui importait toujours, ce qui lui permettait de ce noyer dans autre chose. Elle était plus efficace quand elle essayait d’oublier les choses, c’était ce qu’elle avait remarqué assez rapidement ses derniers temps. Travailler était son échappatoire et c’était finalement bien utile puisqu’elle avait tellement, tellement de choses à faire pour prouver qu’elle méritait sa place aujourd’hui. Personne n’avait douté du choix de son prédécesseur puisqu’elle avait déjà eu fait ses marques, et ses preuves ses dernières années, seulement les scandales entourant son nom était encore frais dans la tête de beaucoup de ses collègues et elle avait besoin demeure faire oublier tout ça. Elle avait besoin de leur montrer qu’elle était la personne la mieux placer pour ce poste. Elle est en plein milieu d’une lecture importante quand elle entend la sonnerie du portail, indiquant qu’il venait d’être ouvert. Personne ne pouvait l’ouvrir sans avoir le code, si bien qu’elle resta quelque peu surprise à cette heure avancée de la nuit. Attrapant un gilet elle ce lève pour rejoindre l’entrée, tandis que Jeff s’y trouve déjà. « Madame, vous ne devriez-pas rester là. » Il avait déjà la main posé sur sa ceinture tandis qu’elle pris la décision de ne pas l’écouter. Elle savait qu’elle avait besoin d’être protégée mais il ne fallait pas abuser. Si bien qu’elle était déjà en train d’ouvrir la porte quand il lui rappela que c’était une mauvaise idée. Elle resta interdite quelques minutes en découvrant qui ce trouvait là. Incapable de croire au fait qu’il ne s’agissait pas d’un rêve, pourtant Kai ce trouvait bien sur le seuil de sa porte, un vain sourire sur le visage. «  On fait une trêve ? » Posant ses yeux sur le pot de glace elle ne dit rien, pendant quelques minutes encore. Il avait changé, elle ce souvenait de la dernière fois qu’elle l’avait vu. Elle aurait du s’énerver, lui dire de faire demi-tour. Mais au lieu de quoi, elle vint le serrer dans ses bras. Elle sentit d’abord sa surprise avant qu’il ne ce laisse aller contre elle comme lorsqu’il était enfant. «  Tu m’a manqué Kai. » déclare t-elle, simplement. Parce que c’était vrai, il lui avait affreusement manqué.
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MessageSujet: Re: i’ve been saving this for you ୪ (ophelia) Mar 15 Jan - 20:02


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Kai ne se souvenait plus les fois où il avait foulé le jardin de la maison du couple Ashmore. Il ne se souvenait plus réellement le nombre d’heures qu’il avait passé chez eux, de jours même alors qu’elle venait tout juste de divorcer et qu’il était de nouveau dans la tourmente. Tous deux avaient leurs propres problèmes, sans qu’ils ne soient capables d’en parler. Ils en avaient fait un sujet tabou parce qu’il se braquait dès lors qu’elle mentionnait ses addictions et parce qu’elle faisait comme si, son divorce ne l’affectait guère et n’était qu’un fatal passage obligatoire dans une vie de couple qui n’avait jamais été ordinaire et remplie d’amour. N’ayant que peu apprécié ce blond dédaigneux au grand nom avec qui elle avait décidé de se passer la corde au cou, Kai s’en était formalisé. Bien sûr, il avait été relativement présent pour sa soeur, dès lors qu’il n’était pas sous l’influence de toutes ces choses qui lui pourrissaient l’existence depuis de très nombreuses années. Le fait est qu’il était et avait toujours plus ou moins été perdu, englouti dans une vie qu’il ne maîtrisait pas et dans laquelle il ne parvenait à s’épanouir. Alors oui, il avait tout quitté. Il avait mis ses obligations, son image et sa destinée de Baron au placard en claquant la porte pour vivre une vie qu’il avait choisi. Une vie de débauche, une vie de dépression, une vie où il n’avait la moindre obligation. Mais, il s’était rapidement rendu compte qu’il avait mis les pieds dans un engrenage, dans un trou béant comprenant qu’il n’était pas non plus ce qu’il désirait. Après tout, la pauvreté, la tristesse permanente, le manque d’amour, de confiance, le rejet, la lâcheté, et tout l’apparence maussade qu’il arborait quotidiennement, n’étaient en rien agréables à vivre. Alors oui, il avait la drogue. Il avait sa poudre blanche, celle à laquelle il était accroc, celle pour qui il pourrait tout faire, même les pires horreurs sous son effet, mais c’est finalement tout ce qu’il avait. Il avait tout perdu. Et chaque nuit qu’il passait recroquevillé sur lui-même, dans l’appartement de Yoko qui était la seule encore à ses côtés, en était la preuve irréfutable. Il était dans un état tel de détresse que le jour de l’explosion se faisait proche. Il en avait, d’ailleurs, déjà laissé apparaitre quelques bribes lorsqu’il avait crié à son amie qu’il voulait que tout s’arrête. Qu’il voulait retrouver la chaleur, le confort de son quotidien d’antan. Parce que finalement, rien n’était mieux que les bras réconfortants de sa grand soeur, rien n’était mieux qu’un compte en banque illimité, rien n’était mieux qu’un véritable toit sous lequel vivre. Et rien n’était plus appréciable que de vivre une vie en pleine possession de ses moyens, en pleine conscience. Il le savait. Tout au moins, il avait fini par le comprendre. Mais il était tellement embourbé dans cette addiction qu’il ignorait comment se sortir de là, comment être un nouvel homme sans être celui qu’il avait toujours voulu fuir. Retrouver les collines de Los Angeles, les belles bâtisses du quartier de Hollywood Hills, composer ce code qu’il ne connaissait que trop bien pour l’avoir pianoté à de multiples reprises, fouler les pavés de ce petit chemin qui l’amenait vers une demeure où il avait à peu près tout fait, au grand dam de son aîné et frapper sur l’immense porte étaient déjà un premier pas. Un premier pas qui se voulait symbolique. Retrouver Ophelia était une avancée vers la rédemption, vers un avenir meilleur, vers quelque chose qui ne lui apporterait que du bon. Il le savait, au fond de lui et l’avait toujours su. Il avait simplement trop de fierté pour faire marche arrière après l’avoir expulsé de sa vie sans la moindre précaution. Quand finalement, elle avait toujours représenté pour lui, la seule valeur sure. Celle qui, constamment, veillerait à son bien être et serait là pour lui, à l’aider, à l’épauler, quelle que soit la situation, quelle que soit l’état dans lequel il se trouvait, quels que soient ses travers et dérives. Alors c’est ici que logiquement il s’arrête, sur le pas de sa porte, prêt à affronter sa soeur, prêt à recevoir ses foudres, pour simplement la retrouver. Car c’était cela qu’il souhaitait, la retrouver, tout simplement. Bien au delà de ses propres problèmes, bien au delà de ceux d’Ophelia, bien au delà de la pression familiale et de tout ce que supposait le simple fait d’être un Baron. Au delà de tout. Envers et contre tout. Comme cela avait toujours été. Il savait que l’heure avancée de la nuit aurait dû, par bienséance, lui faire tourner les talons, pour revenir le lendemain. Pourtant se ne fut guère le cas. Car, il n’était pas certain d’avoir le courage de pouvoir faire à nouveau cette démarche ultérieurement. Et puis, il se souvenait encore de ces nuits passées avec la jeune femme, devant la télévision avec un pot de glace, ce même pot qu’il tenait entre ses mains frêles et parsemées des méfaits de la drogue, à l’instar du reste de son corps. Le visage de sa soeur ne tarde guère à apparaître, là, juste devant lui. Il remarque immédiatement sa surprise. Qui ne l’aurait pas été dans une situation similaire après tout ? Il tente d’esquisser un sourire, un sourire qui se veut navré et d’élever le fameux gage de paix pour tirer un trait sur un passé qu’il souhaitait révolu, sans trop savoir où il mettait les pieds. Elle regarde le pot mais reste silencieuse. Il ne sait si cela est de l’étonnement ou de la colère, mais ce silence a le don de l’angoisser. Il fronce les sourcils, recule d’un pas, comprenant finalement qu’il n'avait rien à faire là, qu’il ne devrait pas se trouver ici et qu’il ne pouvait décemment se pointer au beau milieu de la nuit chez une personne à qui il avait lancé autant d’horreurs, chez une personne qui, même si elle était sa famille, avait été rejetée de la pire des façons. Il baisse les yeux, s’apprête à se confondre en excuse puis à partir. Mais, à l'instant même il veut rebrousser chemin, elle le prend par surprise. Elle s'avance vers lui et le serre dans ses bras. Dans ces bras maternels et réconfortants. Parce qu'il ne faisait l’ombre d'un doute qu’Ophelia avait été bien plus une mère pour lui que celle qui lui avait finalement donné la vie et qui, outre le fait de toujours lui trouver des excuses, s’était cachée derrière les décisions de son époux depuis toujours. D’abord crispé, il finit par se détendre. La surprise passée. « Tu m’as manqué Kai. » A l’écoute de ces mots, qui suintent les parois de son oreille, il sourit, resserrant ses bras autour d’elle. ll laisse alors le silence prendre possession des lieux dans un moment qui se veut fort et terriblement salvateur pour un jeune homme qui s’était finalement perdu en chemin et tentait de se retrouver. « Tu m’as manqué aussi Phee. » Il lui glisse dans un premier temps cela à l’oreille alors que ses mains s’agrippent à elle comme si sa vie en dépendait, comme si la lâcher le propulserait à nouveau dans les méandres d’un enfer qu’il tentait de fuir pour la première fois depuis bien longtemps. « Je ne veux plus de tout ça. Je ne veux plus que tu sois loin de moi. Je ne veux plus que les gens meurent autour de moi. » Ophelia ne devait probablement pas savoir tout ce que Kai avait dû endurer en son absence, bien au delà de ses addictions. Elle ne devait pas savoir que chaque jour, il entendait ou découvrait une nouvelle personne avec qui il avait consommé quelques lignes, décédée, emportée par ses faiblesses. Plus encore, elle ne devait pas savoir qu’il avait perdu la seule personne qui, outre Ophelia était parvenue à lui faire sortir la tête de l’eau, Gilliam. « Je veux essayer de m’en sortir. » Sans la quitter de ses bras fragiles, sans la desserrer, il énonce cela, montrant au grand jour toute sa faiblesse, tout sa fébrilité, la voix tremblante, au bord d’une rupture qui paraissait logique. « Pour toi. » Car au bout du compte, elle était la seule qui avait toujours quelque part, réellement cru en lui…
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MessageSujet: Re: i’ve been saving this for you ୪ (ophelia) Sam 9 Mar - 20:44


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Les choses c'était toujours déroulées de la sorte, Kai et elle contre le reste du monde. Ce n'était un secret pour personne dans la famille Baron, si elle aimait profondément chacun de ses frères elle avait toujours un lien particulier avec le cadet de leur fratrie. Et pendant ses dernières années leur relation n'a pas été de tout repose, il lui a fallu du temps avant de se rendre compte qu'elle en faisait trop. Car à chaque fois qu'il avait eu besoin d'elle elle avait été là, accourant, abandonnant toute sa vie pour venir aider ce frère qui n'arrivait toujours pas à trouver sa voie dans ce monde qui ne lui correspondait pas. A chaque fois qu'il s'était sentit mal elle était venue le chercher, le sortir de ses démons quand ce n'était finalement pas le moment pour lui et qu'il ne semblait pas vraiment en avoir envie. Ses années combinées avaient demandé à la jeune femme beaucoup de force et de courage, elle n'avait pas besoin qu'on lui dise elle s'en été rendu compte à l'instant où il avait passé le pas de la porte de l'appartement de Kai qu'elle payait à l'époque, quand il avait tout abandonné elle y compris. En premier lieu cela lui avait fait mal, bien trop mal de le voir se comporter de la sorte incapable de se rendre compte qu'il lui faisait du mal, elle avait dû se battre contre elle-même pour ne pas lui courir après en lui disant qu'il faisait n'importe quoi. Le laisser partir avait été la chose la plus difficile qu'elle ait eu à faire, de toute sa vie et elle ne le niait pas. Qui pouvait laisser partir sereinement son petit frère, cette âme qu'elle s'était toujours efforcée de sauver en vain, ce jeune homme qu'elle aimait plus qu'un frère, comme un fils quand elle était celle qui avait pansé chacune de ses blessures, elle qui se levait la nuit quand il avait peur du noir, elle encore qui l'avait récupéré à chaque fois qu'il avait fait une connerie le cachant à leurs parents pour qu'ils ne lui tombent pas plus dessus. Kai Baron n'avait pas sa place dans cette famille élitiste qui était la leur, car au contraire de leurs parents il avait une âme, il était un être humain incapable de fonctionner comme une machine. Là où les parents Baron semblaient incassables, ils n'étaient en fait qu'une façade lisse qui n'avait rien à offrir quand Kai lui avait le monde à offrir sans même s'en rendre compte. Mais elle l'avait laissé partir consciente que ce n'était pas en étant toujours là pour lui qu'il avancerait, consciente qu'elle devait le laisser faire, seul.Plus d'une fois dans sa vie on avait brisé le coeur de la jeune femme, certaines blessures avaient encore du mal à se recoudre aujourd'hui mais le fait de laisser partir son frère … Bon sang, jamais elle n'aurait pensé avoir mal à ce point, ce rendant compte finalement que c'était peut-être une bonne chose qu'elle ne puisse pas avoir d'enfant. C'était une douleur en moins à appréhender dans sa vie. Elle l'avait donc laissé partir oui, mais n'avait pas cessé pour autant de garder autant qu'elle le pouvait un oeil sur lui, il était idiot de penser l'inverse, si elle n'avait jamais interféré sur sa vie elle savait où il était, avec qui il était incapable d'étouffer son instinct de protection quand Kai n'avait finalement jamais eu à affronter un monde où il n'était pas un Baron. Elle avait patiemment, longuement suivis son évolution, ses peines et ses réussites sans les commenter même si certaines d'entre elles lui étaient incompréhensibles. Car si il avait traversé bien des épreuves, elle n'était pas restée en reste et cela l'avait faites grandir voir les choses différemment.Elle avait compris qu'elle ne pouvait devenir comme son père et sa mère, qu'elle se devait d'être l'âme nouvelle de cette famille moisie jusqu'à l'os, elle ne pouvait condamner le choix de vie de certaines personnes quand celles-ci n'avaient pas eu d'autre choix, elle ne pouvait condamner deux hommes de s'aimer quand elle-même était incapable de contrôler ses sentiments. Elle n'aimait pas Jason Hollister, elle savait à quoi ressemblait l'amour et ce n'était pas ce qui était en train de se passer entre eux pour autant elle était à l'instant incapable de s'en détacher quand il faisait partie d'un monde qui ne ressemblait pas du tout à l'image que le monde avait d'elle. Auparavant, emmuré dans ses idéologies apprises auprès de son père elle n'aurait jamais osé imaginer que cela arrive un jour. Elle avait finalement brisés chacune de ses chaînes, celles qui pendant des années lui avaient donné l'impression de survivre plus que de vivre. Enfin elle se sentait elle-même, sur le bon chemin et elle avait passé des nuits entières à espérer que les choses allaient vers le même point pour son frère, que malgré les épreuves, il puisse enfin se retrouver. Alors elle avait attendu qu'il soit prêt, espérant qu'un jour il revienne jusqu'à elle sans ce douter que ce jour-là était arrivé, quand elle vit Kai se tenir devant elle. Il ne lui faut pas longtemps avant de le prendre dans ses bras, le serrer contre elle, retenant ses larmes de le voir enfin devant elle après tousses mois qui semblaient avoir étés des années entières. Elle le serre contre lui si fort, espérant que lorsqu'elle le lâcherait il ne s'envolerait pas à nouveau, il lui avait manqué, affreusement manqué. L’étreinte du jeune homme ce resserre « Tu m’as manqué aussi Phee. » La main de la jeune femme retrouve les cheveux du plus de ses frères tandis qu’un sourire s’empare de ses lèvres. Depuis des années maintenant, Kai n’avait plus prononcé des mots comme ceux-là à son égard. «  Je ne veux plus de tout ça. Je ne veux plus que tu sois loin de moi. Je ne veux plus que les gens meurent autour de moi. » Une larme incontrôlable s’échappe, coulant le long de sa joue avant de venir se confondre dans leur étreinte. La voix du jeune homme est différente, elle n’avait pas pris le temps encore de l’observer bien trop heureuse de pouvoir une nouvelle fois le serrer contre elle mais elle ne doutait pas des changements qui avaient dû opérer sur lui. Elle ne voulait pas de cela non plus, elle ne voulait pas le perdre, elle ne voulait pas qu’il souffre. Toute sa vie, elle avait voulu le protéger, parfois certainement beaucoup trop. «  Je veux essayer de m’en sortir. » Jamais, malgré toutes les fois ou il avait touché le fond, malgré les centres de désintoxication, il n’avait prononcé ses mots. Jamais il n’avait semblé aussi déterminé. «  Pour toi. » Ses larmes ne tiennent plus. Après quelques minutes de silence, elle ce détache de lui à contre coeur plongeant son regard dans celui de Kai. L’émotion est à son comble, elle vient délicatement poser sa main contre la joue de son petit frère, comme il aimait qu’elle le fasse quand il n’était encore un enfant pour l’aider à s’endormir. «  Je n’ai jamais cessé d’être là Kai. Je te l’ai déjà dit, je serais toujours là. » Jamais il ne la perdrait, elle ne laisserait jamais cela arriver. Et si elle avait toujours eu l’habitude de protester lorsque l’on utilisait ce mot, mettant en avant qu’il était instable, qu’on ne pouvait le garantir elle l’utilisait ce soir avec attention. Car elle ferait toujours tout ce qui est son pouvoir pour être là. Dans un sourire lumineux sans le quitter des yeux toujours, « Je t’aime Kai. » car c’était une réalité qui n’avait pas changé, elle l’avait aimé dès l’instant ou à la maternité il lui avait sourit alors qu’il n’avait que quelques heures. « Mais si tu dois aller mieux, si tu dois t’en sortir, il faut que tu le fasse pour toi. » Car toute sa vie elle avait tout fait pour les autres, sa famille, son mariage, la politique, toute sa vie elle avait été prisonnière de cela et elle ne voulait pas que Kai quitte sa prison pour en trouver une autre. « Et je t’aiderais à le faire, aussi longtemps que tu le voudras. » Car il était sa famille, une partie d’elle même.
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