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(Joy) Watch me speak from my heart, when it comes to you

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MessageSujet: (Joy) Watch me speak from my heart, when it comes to you Lun 22 Oct - 14:29


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{ watch me speak from my heart, when it comes to you}
crédit/ psychotic bitch ✰ w/joy jacobson

Vêtu d'un simple jean noir et d'un tee-shirt blanc recouvert d'une veste à l'effigie des forces spéciales, je montai au volant de ma voiture pour me rendre chez ma mère, à une quinzaine de minutes de chez moi. C'était un grand jour aujourd'hui, un grand jour pour elle et j'avais pris exclusivement ma journée pour ne pas aller travailler afin de me rendre là-bas. C'était son anniversaire, elle fêtait ses cinquante cinq ans et même si chaque année elle refusait que Joy et moi faisions quelque chose à cette occasion, nous ne l'écoutions jamais et nous passions notre journée auprès d'elle. Depuis la mort de mon père il y a dix sept ans maintenant, elle se renfermait sur elle-même à chaque fois que c'était son anniversaire parce qu'ils avaient toujours eu l'habitude de le fêter ensemble, rien que tous les deux et durant tout un week-end. C'était aussi pour cette raison-là que ma sœur et moi ne souhaitons pas qu'elle se retrouve seule, parce que si elle était seule elle allait ressasser le passé et si elle ressassait le passé elle finirait par lâcher les nombreuses larmes qu'elle tentait toujours de retenir. Le fait de savoir qu'il y en avait un de nous deux qui vivait encore auprès d'elle me rassurait plus que de raisons. Je savais que ma soeur était à même de surveiller Moïra en vivant à ses côtés, tous les jours de l'année et même si je vivais sur un simple bateau, je n'étais jamais très loin d'elles et je tentais d'être avec elles dés que le temps me le permettait.
J'arrivai après une vingtaine de minutes, après avoir été bloqué dans un bouchon durant dix bonnes minutes. J'éteignis l'autoradio avant de couper le moteur de la voiture de d'en descendre. Je montai les quelques marches qui me séparaient de la porte d'entrée avant de signaler ma présence avec la sonnette, qui, par la même occasion envoyait un message sur le téléphone de ma mère afin de lui annoncer que quelqu'un se trouvait à la porte. C'était un système que nous avions nous-même installés pour la prévenir lorsqu'elle était seule à la maison et que Joy était absente. Etant donné qu'elle était malentendante, il n'y avait qu'en faisant cela qu'elle savait qu'il y avait une personne. Je pénétrai à l'intérieur de la maison en retirant mes chaussures pour les déposer sur le tapis près de la porte avant d'aller directement dans la cuisine en découvrant Moïra près de l'îlot central. J'allai directement l'embrasser sur la joue avant de signer de mes mains. « Toujours aussi belle maman. Où est Joy? » Je regardai autour de moi en cherchant ma petite sœur du regard avant de le reporter sur ma mère qui souriait toujours, elle me répondit de la même façon, avec ses mains. « Elle ne devrait pas tarder, elle m'a dit qu'elle avait oublier quelque chose au magasin. » Elle haussa les épaules quand j'entendis la sonnette et une porte s'ouvrir et se fermer avant de la voir débarquer dans la cuisine couvert de sachets. Je fronçai les sourcils en la regardant. « T'es en retard, moustique. » Je croisai les bras en souriant avant de m'appuyer sur les meubles de cuisine. 


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MessageSujet: Re: (Joy) Watch me speak from my heart, when it comes to you Jeu 25 Oct - 18:42

Quand je me suis réveillée ce matin-là, je me suis tout de suite levée. Pas le temps de laisser vagabonder mon esprit les jambes entortillées autour de ma couette. Comme tous les matins, je me suis dirigée vers le calendrier qui pendait au-dessus de ma table de nuit et j'ai coché la journée d'hier de mon feutre noir.
Dimanche 21 Octobre.
Un sourire malicieux s'est dessinée sur mon visage et je suis aussitôt partie en direction de la salle de bain où une douche salvatrice m'attendait.

Les cheveux enguirlandés par ma serviette, je n'ai pas perdu de temps et je suis tout de suite allée me vêtir d'une simple robe noire et de ma chemise en jean. Dieu que j'aime cette chemise. Je ne saurais dire pourquoi, mais dès que je la porte, je sais que ça va être une bonne journée. Au contraire de la bonne vieille chemise en flanelle rouge de mon père dont j'aime me vêtir lors des temps moroses. Mais aujourd'hui, elle restera suspendue dans mon dressing. Hors de question de rappeler à ma mère le souvenir de mon défunt père un jour comme celui-ci.

Enfin habillée, mes cheveux libérés de leur prison en coton, je suis sortie de ma chambre et ai descendu les escaliers silencieusement. Pas que je risquais de réveiller ma tendre et chère maman dont l'usage de l'ouïe et de la parole lui manquait, mais surtout parce que le souvenir de mon père en train de me dire : "Plus doucement les escaliers ma chérie ! On n'a pas besoin de savoir que tu descends !" continuait de mon poursuivre depuis plus d'une décennie.

En arrivant dans la cuisine, je me suis tout de suite dirigée vers ma mère qui lisait le journal du matin comme elle en avait toujours eu l'habitude. Lui posant un délicieux baiser sur la joue, je me suis reculée et ai formulé à l'aide de mes mains "Bon anniversaire ma douce maman !"

Depuis la mort de mon père, les anniversaires ont eu un goût différent. Surtout celui de Maman. Elle n'aime plus le fêter. La tristesse est toujours lisible dans ses yeux ce jour-là et cette lueur mélancolique a toujours fait pleurer mon coeur. Alors, malgré ses réticences à vouloir le fêter, j'ai toujours pris soin de lui concocter une journée parfaite pour elle. Au temps où j'étais toute seule avec elle, cela se résumait à une journée entre filles au spa ou alors une randonnée loin de L.A. Mais jamais rien de plus.
Mais depuis le retour de Bash, je suis contente. Ensemble, on arrive à la sortir de sa mélancolie et fêter dignement son anniversaire malgré ses soupires.


Après avoir avalé une rapide tartine beurrée, j'ai quitté ma mère pour aller faire quelques courses. Un anniversaire sans gâteau c'est pas vraiment un anniversaire, on est d'accord ? Et sur ma route, en slalomant sur mon vélo entre les divers étalages du marché aux puces ouvert à Echo Park durant tout le weekend, je lui ai décoté un très jolie châle en soie comme elle aime tant en porter en automne.

De retour à la maison, je fus surprise de voir la voiture de Bash garée devant la propriété. "Il n'était pas sensé arriver à midi ?" Puis lorgnant le cadran de ma montre attachée à mon poignet je me suis rendue compte qu'il était midi passé de vingt minutes. J'ai pesté contre moi-même et ai garé à l'arrache mon vélo dans le garage avant de remonter au niveau du perron et de pousser la porte d'entrée.

En arrivant à la cuisine les bras chargés de paquets, j'ai souri à mon frère confortablement appuyé contre l'un des meubles de la cuisine. "désolée, je n'ai pas vu l'heure passée. Par contre si tu avais la bonté de bien vouloir m'aider, je te promets mon respect éternel."

Les mains enfin débarrassées, je me suis dirigée vers lui et lui ai décoché un bisou sur la joue qui eut pour effet de faire sourire ma mère. Un point pour moi !

Tous ensemble dans la cuisine, nous avons entrepris de déballer mes courses tout en discuter de tout et de rien. Les discussions familiales dans la famille Jacobson, peuvent parfois paraître étranges. Surtout qu'il s'agit ni plus ni moins d'une chorégraphie de gestes n'ayant de sens que pour ceux qui les maîtrisent. Ainsi nous avons communiqué ensemble tranquillement jusqu'à ce que je me rende compte que Bash était sur le point de déballer le paquet dans lequel j'avais glissé l'écharpe en soie de ma mère. Ni une ni deux, je le lui ai arraché des mains le sac, feignant une expression innocente. En relevant les yeux, je me suis rendue compte du regard que Bash posait sur moi. Enfin pour appuyer ma non culpabilité, je lui ai sorti un "Quoi ?" au timbre enfantin.
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MessageSujet: Re: (Joy) Watch me speak from my heart, when it comes to you Lun 3 Déc - 14:18


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Je n'avais pas mis énormément de temps pour parvenir jusque chez ma mère, seulement une quinzaine de minutes me séparait d'elle et si je n'avais pas tant de mal à vivre sous ce toit, j'étais persuadé que j'y serais encore à l'heure d'aujourd'hui, malgré mes trente cinq ans. Je n'avais ni femme ni enfants, aucune attache possible si ce n'était ma famille. Une famille soudée plus que jamais. Une mère aimante et compréhensible à chaque situation, une sœur dont les liens n'avaient cessés d'évoluer dans le bon sens du terme. J'étais littéralement prêt à tout pour elles, si j'avais eu le pouvoir de ramener mon père d'entre les morts pour revoir ne serait-ce qu'un sourire sincère sur les lèvres de ma mère, je l'aurais fait. Quitte à me brûler les ailes. Ce lien qui m'unissait envers elle était une chose que je saurais expliquer. Depuis son décès je n'avais cessé d'être le plus présent possible pour elles, même si j'avais lamentablement échoué les quinze premières années. Je n'avais pas été assez fort, assez puissant pour surmonter sa mort, j'avais trop de colère, trop de haine, trop de chagrin en moi dont je ne parvenais pas à extirper que cela m'avait considérablement détruit la vie. L'armée m'avait redonné le goût de vivre, petit à petit j'arrivai à faire un pas devant l'autre sans m'écouler. Dorénavant tout était différent. J'étais toujours meurtri à l'intérieur de mon être, mais j'étais à même de réussir à me relever. Seul. Sans aide. Sans quiconque. Ce n'était plus le visage de mon cœur que je revoyais alors pour me sauver, c'était le sien. C'était le fait qu'à chaque passage de ma vie où je sentais mes forces faiblir, où je commençai à me noyer, je m'imaginais le visage de Leah dans mon esprit pour remonter à la surface. Pour reprendre une goulée d'air. Leah était ma faiblesse mais également ma force. Malgré toutes ces années, malgré la peine que je lui avais fait, malgré cette mascarade monstre de ces quelques jours, elle restait dans mon cœur. Intacte. Si j'en étais là à présent c'était grâce à elle. Si je n'étais pas mort c'était grâce à elle. Et si j'étais parmi les miens, auprès de ma mère et de ma sœur, c'était grâce à elle.
J'avais peut-être perdu l'amour de ma vie, mais j'avais retrouvé les deux seules femmes pour qui j'étais prêt à tout. Je me battrai éternellement pour elles. Pour leur bonheur. Même si je savais à quel point ma mère n'aimait pas fêter son anniversaire, Joy et moi, avions tout mis à l'oeuvre pour qu'elle puisse tout de même le passer à nos côtés. En petit comité. Tout du moins si Joy daignait rentrer. Il était midi passé quand elle débarqua dans la maison chargé de paquets dans les bras. Je lui stipula qu'elle était en retard avant de lui venir en aide à sa demande tout en lui adressant un sourire. « Ton respect éternel hum? Je retiens. » J'haussa les sourcils plusieurs fois avant de déposer les affaires sur l'îlot central. Nous commençons alors à déballer les sacs tout en discutant tranquillement, de simples gestes, dans un silence presque absolu, car il arrivait parfois que des mots voire des phrases sortent de la bouche de ma mère. J'entrepris de vider le dernier paquet quand Joy l'attrapa de mes mains en feignant l'innocence. « Qu'est-ce que tu caches là-dedans? Un string? » J'éclatai de rire en mimant pour ma mère ce que j'avais dit. J'attrapai alors ma sœur par l'épaule pour l'attirer à moi. « T'en fais pas moustique, j'en ai déjà vu des centaines. T'as pas à en avoir honte. » Je riais de plus belle avant de lui déposer un baiser sur le haut du crâne puis je me dirigeai vers le frigo pour ranger le frais.


@joy jacobson
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MessageSujet: Re: (Joy) Watch me speak from my heart, when it comes to you

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