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as long as i'm breathing, i'm fine ? (isla)

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MessageSujet: as long as i'm breathing, i'm fine ? (isla) Ven 12 Oct - 20:52


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{  as long as i'm breathing, i'm fine ?  }
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Les journées d’Eoghan se ressemblaient toutes et passaient toutes de la même façon, si ennuyeuses à ses yeux depuis quelques semaines. Il n’avait plus cette même fougue de soigner, de se battre pour une meilleure fin de vie pour ses patients. Certes, il continuait de travailler avec application et attention, aimant son métier mais par dessus tout les gens mais il n’avait plus cette même flemme. Pour eux, pour ses patients et leurs familles, il continuait de plaisanter, de sourire, de s’enquérir des uns et des autres. Il était ainsi, à penser davantage aux autres qu’à lui mais concrètement, il ne semblait plus s’épanouir autant qu’avant dans son métier d’infirmier. La soirée débutait tout juste. Il était à peine 18 heures, une heure très précoce pour lui, habitué aux horaires tardifs voir nocturnes. Eoghan enfouit sa clé dans le cadenas de son casier et l’ouvrit. Précautionneusement, il retira sa blouse blanche et ses crocs pour se changer et enfiler son jean de ville. Il s’empara de son téléphone. Plusieurs messages. Un de son opérateur, deux de sa sœur, trois de Billie – elle était relativement calme, aujourd’hui -. Isla. Il fronça des sourcils. Isla était une amie d’enfance, la fille d’un couple d’amis de ses parents. Ils avaient grandit ensemble, s’étaient côtoyés à des soirées de charité et quelques soirées étudiantes. Ils demeuraient en bon terme, se voyant de temps à autre. Isla était une femme qu’il appréciait, amicalement parlant mais ses parents auraient bien aimés qu’il la séduise, qu’il la courtise. Or, il ne la voyait pas autrement que comme une amie. Eoghan parcourut le sms, qui lui indiquait qu’Isla avait fait un léger malaise, rien de grave selon elle, et qu’aucun médecin n’était disponible, s’il pouvait passer pour voir. Ce n’était pas grave s’il ne pouvait pas. Eoghan regarda l’heure. Il ne sortirait pas en ce vendredi soir avant 22 heures, ce qui lui laissait largement le temps de passer chez Isla.

Il lui suffit d’un bus, trois arrêts et dix minutes de marche pour arriver à quelques coins de rue de son propre appartement, au pied de l’immeuble où vivait Isla Carpenter. Il sonna à l’interphone, armé d’un sac avec un matériel médical de base qu’il ne quittait jamais (toujours dans son sac à dos) puis grimpa les escaliers, deux par deux. C’est quelque peu essoufflé qu’il se retrouva sur le perron d’Isla. « Tu as un teint cadavérique, Carpenter, tu aurais du rester couchée et juste me dire d’entrer », remarqua Eoghan tout en se penchant pour faire la bise à la jeune femme, blanchâtre. « Allez, qu’est-ce que tu attends ? Retourne t’asseoir sur ton canapé », ordonna Eoghan.


Dernière édition par Eoghan Carmichael le Mar 16 Oct - 18:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: as long as i'm breathing, i'm fine ? (isla) Dim 14 Oct - 21:23

as long as i'm breathing, i'm fine?

( echo park residence — with eoghan carmichael )

As I looked out at the water, I realized there was nowhere to go, nowhere left to run. And I just had to stay here, facing this terrible truth. I felt, as more tears fell, just how tired I was, a tiredness that had nothing to do with the hour. I was tired of running away from this, tired of not telling people, tired of not talking about it, tired of pretending things were okay when they had never, ever been less than okay. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

Sa tête bourdonnait et elle ne parvenait pas à faire disparaître le son désagréable qui résonnait dans ses oreilles depuis de longues minutes à présent. Les jambes chancelantes, elle avait la douloureuse sensation que celles-ci s’étaient transformées en un amas de coton, incapables de porter son poids. Déjà le matin en mettant un pied hors de son lit, sa vision s’était troublée et prise de vertige, elle avait dû prendre davantage de temps pour se préparer, pour atténuer cette absence d’énergie qui l’enveloppait. Pourtant, elle n’avait pas pu s’attarder trop longuement, attendue comme chaque jour dans les locaux de la NBC. Et elle avait fait de son mieux pour travailler de manière efficace malgré son organisme refusant de coopérer. Elle peinait à se concentrer. Elle luttait pour ne pas fermer ses paupières à la recherche d’un peu de repos. Mais il était hors de question qu’elle dévoile sa fatigue, parce qu’elle refusait d’être vue comme la stagiaire fragile. Elle savait qu’elle n’avait pas cette place dans l’équipe, que depuis plusieurs mois, elle était devenue l’une d’entre eux, qu’elle faisait partie de la chaleureuse famille du NBC Nightly News, toutefois,  depuis l’enfance, elle camouflait quand elle allait mal, car elle avait toujours tenu bon pour soutenir son père, qu’elle avait été son pilier chaque fois qu’il en avait besoin. Elle l’avait aidé à se relever quand il chutait. Elle l’avait accompagné à chaque rendez-vous médical, pendant que d’autres adolescents se baladaient au bord de la plage. Elle était restée assise près du lit d’hôpital jusqu’à la fin. Parce qu’il lui paraissait impossible de ne pas être présente, de l’abandonner tandis qu’il avait besoin d’elle, qu’il devenait dépendant de sa propre fille. Elle ne s’était jamais vue lui tourner le dos et elle ne l’avait pas fait, même si certains lui répétaient que le poids était trop lourd pour elle, elle avait prouvé qu’elle était capable de porter une montagne quand il s’agissait de son père. Et désormais même si elle n’avait plus que sa propre personne à penser, elle n’arrivait toujours pas à avouer quand elle était triste à cause des souvenirs, quand elle était affaiblie pour des raisons parfois inconnues. Par peur d’entendre ses proches lui dire ce qu’elle savait déjà, par angoisse qu’on la pousse à rentrer dans cet hôpital pour faire ce test qu’elle redoutait tant. C’est pourquoi, elle avait travaillé toute la journée, luttant contre la fatigue passagère, contre le sol paraissant bouger sous ses pieds chaque fois qu’elle marchait. Elle avait réussi à finir la réalisation d’un dossier commencé en Indonésie, mais malheureusement quand les aiguilles de l’horloge s’arrêtèrent pour indiquer qu’il était dix sept heures, les vertiges s’intensifièrent. Un voile blanc apparut devant ses yeux, une vague de chaleur se répandit dans ses entrailles et tout autour d’elle finit par disparaître en une fraction de secondes. Le monde réel s’éloigna d’elle et quand elle sortit de son état vaporeux, plusieurs têtes se tenaient au dessus d’elle. Allongée par terre, quelques membres de l’équipe l’observaient avec une certaine inquiétude dessinée sur les traits du visage.  Elle resta quelques minutes assise sur le sol froid pour récupérer ses esprits et après moults protestations de sa part, elle accepta finalement qu’on la ramène chez elle pour qu’elle se repose. C’était ainsi qu’elle s’était retrouvée dans son appartement, plus tôt qu’habituellement, une tasse de thé entre les mains, confortablement installée sur son canapé. Et quand elle entendit le bruit de l’interphone, elle se douta immédiatement de qui il s’agissait. Elle avait pris le temps de contacter uniquement une personne en particulier, Eoghan, refusant d’inquiéter inutilement tout le monde pour un petit malaise qui n’était que la marque d’un manque de repos. Elle s’empressa d’aller ouvrir à son ami d’enfance, qui lui était apparu comme la personne idéale à prévenir. Après tout, elle avait confiance en lui pour vérifier qu’elle allait bien autant parce qu’ils se connaissaient depuis de longues années, que par son métier qui le rendait suffisamment compétent pour veiller sur elle. Elle l’accueillir en esquissant un léger sourire, qui ne masquait pourtant pas la fatigue évidente logée sur ses traits. « Tu as un teint cadavérique, Carpenter, tu aurais du rester couchée et juste me dire d’entrer », elle n’avait pas pris le temps d’observer son reflet dans une glace, toutefois elle était certaine qu’il en rajoutait légèrement et que sa mine n’était pas aussi catastrophique qu’il pouvait l’indiquer. « Allez, qu’est-ce que tu attends ? Retourne t’asseoir sur ton canapé », elle reconnaissait ce ton autoritaire, qui était le même qu’il prenait quand il s’acharnait à vouloir la convaincre d’oser faire le diagnostic préventif pour cette maladie qui avait causé la mort de son père. Et pas assez en forme pour rechigner, elle reprit la direction de son canapé en plein milieu du salon. « T’es doué pour faire des compliments à une femme. La prochaine fois, je ne sais pas si c’est toi que je vais appeler finalement. », elle lançait cette parole en l’air, sans aucun sérieux dans sa voix, juste pour signifier quelque part sa protestation. Il s’approcha d’elle avec son sac à dos et elle leva le visage pour le regarder davantage. « Je suis certaine que c’est rien du tout. Mais apparemment chez NBC, ils veulent en être persuadés… », dit-elle pour le calmer autant que pur se calmer elle-même. Car quelque part, elle avait des craintes profondes logées dans sa tête. Et elle détestait entendre cette voix effrayante lui rappelant ses plus grandes peurs. « Je suis fatiguée c’est tout… », ajouta-elle en arborant un petit rictus sur sa bouche. Parce qu’après tout c’était l’unique explication logique. En tout cas, elle l’espérait.
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MessageSujet: Re: as long as i'm breathing, i'm fine ? (isla) Mar 16 Oct - 19:14


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Isla lui parut fatiguée et son sourire ne trahissait personne, encore moins l’oeil affûté d’un infirmier depuis plusieurs années comme Eoghan. Il avait l’habitude de voir la fatigue tant sur ses patients, en fin de vie, n’attendant plus que le repos éternel ou de leurs proches qui étaient épuisés d’angoisser et de souffrir autant. Eoghan eut la satisfaction de constater qu’Isla, malgré son caractère bien trempé, ne se défendait pas et obtempérait. Cela avait un goût de victoire très léger car l’ultime trophée serait de la persuader de faire les tests pour la maladie de Huttington, un fléau qui avait emporté Monsieur Carpenter, il y a quelques temps. Eoghan était du genre prudent et s’il devait faire le moindre test, il le ferait pour être rassuré, sans être pour autant hypocondriaque. Isla y alla toutefois de sa petite réplique humoristique. « T’es doué pour faire des compliments à une femme ». Il afficha un large sourire, révélant toutes ses dents à Isla. Effectivement, même au-delà de leur conversation présente, Eoghan ne savait absolument pas si prendre avec les femmes : il manquait d’un ingrédient essentiel pour aborder ses curieuses créatures, le tact. Eoghan n’avait aucune finesse. Il y allait de but en blanc et surtout, il était beaucoup trop immature pour séduire quiconque. Il ne faisait pas exprès d’être constamment sur la plaisanterie : c’était ancré en lui. « C’est pour ça que t’as toujours été secrètement amoureuse de moi, Carpenter », s’exclama Eoghan en adressant un clin d’oeil indiscret à son amie de (presque) toujours. « Puis si tu ne m’appelles pas, tu seras contrainte de payer une consultation ». Certes, Isla n’était pas à un honoraire près. C’était surtout pour détendre l’atmosphère bien qu’elle ne soit pas tendue ni désagréable. Eoghan aimait rendre service à ses proches quand il s’agissait d’une simple consultation ; il n’hésitait pas à appeler un confrère diplômé en médecine quand il avait le moindre doute pour une visite plus concrète. Après tout, il avait échoué dans ses études médicales et n’était qu’infirmier, malgré la complexité de cette profession.

Eoghan s’assit sur la table basse face au canapé où était installé son amie. « Tu peux remonter ta manche ? », demanda-t-il alors qu’elle expliquait que son employeur voulait être persuadé que ce n’était que de la fatigue, rien de plus. Eoghan appliqua le bandeau de l’appareil à tension autour du bras d’Isla et commença à presser la poire. Effectivement, au vue de sa tension, faible, elle était fatiguée. « T’as fais un bilan sanguin, récemment ? », continua-t-il de demander tout en appliquant un thermomètre frontal sur le haut du crâne d’Isla. « Pas de fièvre », indiqua l’infirmier en rangeant son matériel dans sa sacoche. « Suis mes doigts du regard », ordonna-t-il en commençant à tester ses réflexes pupillaires.
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MessageSujet: Re: as long as i'm breathing, i'm fine ? (isla) Ven 26 Oct - 19:54

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( echo park residence — with eoghan carmichael )

As I looked out at the water, I realized there was nowhere to go, nowhere left to run. And I just had to stay here, facing this terrible truth. I felt, as more tears fell, just how tired I was, a tiredness that had nothing to do with the hour. I was tired of running away from this, tired of not telling people, tired of not talking about it, tired of pretending things were okay when they had never, ever been less than okay. ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

Toutes ces années Isla avait vécu avec cette épée de Damoclès au dessus de sa tête, elle l’avait senti près d’elle, à quelques centimètres, prête à tomber sur le haut de son crâne, à lui faire du mal et à changer le court de son existence. Elle le savait, elle en avait conscience depuis qu’on lui avait expliqué la maladie de son père, depuis qu’on lui avait répété plusieurs fois ce qui pouvait se produire, quel destin pouvait devenir le sien possiblement. Pourtant, au lieu d’affronter la réalité, de prendre en main son propre avenir pour retirer ce lourd poids dans sa conscience, elle choisissait la fuite, elle préférait avancer sans savoir. Ne pas mener cette bataille. Elle ne voulait pas savoir, elle n’en avait pas envie. Parce qu’elle savait comment son existence risquait de tourner si les résultats étaient positifs, si les tests lui rappelaient qu’elle avait tout le sang de son père. Qu’elle était comme lui, à tel point qu’elle partageait cette maladie mortelle. Elle avait observé chaque symptôme, elle avait assisté à chaque chute de son père, elle avait été son pilier et elle ne voulait pas perdre son rôle de protectrice pour se transformer en victime. Elle le refusait. Alors elle avançait dans le brouillard épais, elle marchait aveuglément, peu importe les conseils répétés d’Eoghan lui rappelant qu’elle devait y songer un jour, elle entendait aussi les mots de Jalen l’incitant à consulter son médecin pour lever le voile. Pour savoir si elle allait devoir affronter un ouragan, ou si elle pouvait respirer sans crainte. Pourtant, elle avait peur, constamment, elle y pensait parfois dans ses cauchemars, ou elle se sentait son cœur se serrer quand elle entendait les gens parler de ce fléau qui pouvait possiblement un jour devenir le sien. Alors quelque part c’était ce qui l’avait poussé à appeler son ami d’enfance. Parce que même si elle se rassurait autant que possible, en songeant uniquement à une fatigue passagère, elle n’était pas aussi sereine qu’elle le montrait. « C’est pour ça que t’as toujours été secrètement amoureuse de moi, Carpenter » , elle se mit à rire joyeusement et elle ne tarda pas à envoyer un coussin dans la tête d’Eoghan pour riposter devant cette réplique. « C’est seulement dans tes rêves que je suis amoureuse de toi. Dans le monde réel, tu sais que c’est faux. », elle lui fit à son tour un clin d’œil malicieux pour le taquiner, trouvant par cette méthode simple une façon de s’apaiser. De se calmer. « Puis si tu ne m’appelles pas, tu seras contrainte de payer une consultation », il ne se trompait pas, même si elle avait l’argent pour consulter un médecin, elle les évitait, autant que possible, elle s’en éloignait, les ayant trop longtemps fréquenté, ils l’effrayaient, ils étaient ses ennemis. « Au moins toi je peux te payer avec des bières ou un repas seulement, c’est quand même plus cool. », contrairement aux médecins, Eoghan n’était pas angoissant, il n’était pas un mauvais souvenir, il ne respirait pas la maladie et la souffrance. Il ne prononçait pas des mots plantant des lames dans sa poitrine. Et c’était toujours ce qui l’incitait à le contacter lui. Parce qu’il savait trouver les mots, il savait comment lui parler, comment la comprendre. « Tu peux remonter ta manche ? », elle ne tarda pas à appliquer la consigne du jeune homme, le laissant installer l’appareil à tension autour de son bras. « T’as fais un bilan sanguin, récemment ? », elle mima un petit rictus sur ses lèvres, comme une petite fille prise en faute après avoir commis une bêtise. « Non ça fait un moment… Avec le boulot j’ai pas eu trop le temps je t’avoue… Puis tu sais bien que j’aime pas les aiguilles. », elle en avait peur, depuis l’enfance alors que paradoxalement elle avait assisté sans jamais flancher à toutes les piqures de son père, à tous les soins qu’on lui prodiguait. Pour les autres, elle tenait, mais pas pour elle. « Pas de fièvre », elle poussa un petit soupir de soulagement, elle n’était donc pas malade. Toutefois, elle savait que cela n’était pas nécessairement bon signe. Suis mes doigts du regard », le doigt de l’infirmier devant elle, elle suivit chaque mouvement de ses yeux, allant de gauche à droite pour suivre ses ordres. « Je vais bien, je vois normalement Eoghan franchement. C’est la fatigue du décalage horaire. On a pas arrêté de travailler en Indonésie, puis avant c’était la Russie et le Brésil, je dois manquer de vitamine non ? », elle le regarda attentivement et elle comprit à la lueur dans ses prunelles qu’il n’allait pas s’arrêter là, qu’il pensait à autre chose.« Je sais ce que tu vas dire Eoghan… Tu sais aussi ce que j’en pense… Je suis pas prête. », elle n’avait pas besoin de dire explicitement là où elle désirait en venir, ce qu’elle souhaitait lui faire comprendre. Parce qu’ils se comprenaient, qu’ils se connaissaient et il savait ce qui était sa plus grande peur.

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MessageSujet: Re: as long as i'm breathing, i'm fine ? (isla) Lun 12 Nov - 12:48


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Eoghan connaissait Isla et les tourments insidieux et silencieux qui la rongeaient. Pourtant, il ne prononçait jamais directement le nom de ce démon qui avait déjà arraché un membre à la famille Carpenter. S’il en manquait, il essayait de faire preuve de tact. Autant par conscience médicale, de ne pas brusquer Isla qui demeurait dans des moments comme ceux-là, sa patiente, que par amitié : aucun bon ami ne désire faire souffrir son amie. Eoghan lui demanda si elle avait les résultats d’un bilan sanguin récent mais la réponse vint, négative, ne le surprenant absolument pas. « Non ça fait un moment… Avec le boulot j’ai pas eu trop le temps je t’avoue… Puis tu sais bien que j’aime pas les aiguilles. », avoua Isla, à demi-mot, comme une enfant. Eoghan sourit, lui faisant comprendre qu’il n’allait pas l’engueuler et qu’il pouvait comprendre. Peu de gens étaient à l’aise, comme lui, avec les aiguilles ou la vue du sang. Pour lui, c’était son quotidien, c’était anodin mais il pouvait comprendre que cela en effrayait plus d’un. « Tu devrais y penser, Isla », dit-il doucement, pas comme un ordre mais plus comme un conseil. Eoghan poursuivit l’auscultation d’Isla avant qu’elle ne lui explique qu’elle était fatiguée. « Je vais bien, je vois normalement Eoghan franchement. C’est la fatigue du décalage horaire. On a pas arrêté de travailler en Indonésie, puis avant c’était la Russie et le Brésil, je dois manquer de vitamine non ? » . Il releva les yeux vers Isla, tout en fronçant des sourcils. « Indonésie ? », demanda-t-il. C’était le genre de pays exotiques où l’on pouvait aisément contracter des virus ou des maladies, certaines plus ou moins graves. Cela attira tout de suite l’attention de l’infirmier. « Tes vaccins sont tous à jour ? », demanda-t-il, pour en avoir le coeur net. Un vaccin ne garantissait rien mais qu’ils soient fait seraient déjà une piste à écarter, dans un premier temps. Il n’eut pas le temps d’évoquer sa seconde hypothèse qu’Isla le prit de cours en parlant de cela. La maladie dont elle pouvait possiblement souffrir. « Isla... », dit-il doucement. Comment aborder le sujet ? Comment ne pas la brusquer ? « Tu devrais songer à aller parler à quelqu’un, de … tes peurs. Il faut que … que tu arrives à surmonter tes craintes pour passer des examens. Chaque mois qui passent peuvent être des mois où la maladie se développe sans être traité ». Voix douce mais mots posés. Il fallait qu’elle sache les risques pris mais il ne voulait pas la traumatiser avec des mots barbares et un ton rustre comme celui qu’on avait employé pour lui annoncer la mort de son père, son attaque et en rentrant dans les détails parce qu’il était du milieu médical. On ne l’avait pas préservé et cela le marquait encore plusieurs mois plus tard. « Je peux te suggérer un bon psychologue qui travaille avec moi à l’institut »
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MessageSujet: Re: as long as i'm breathing, i'm fine ? (isla)

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as long as i'm breathing, i'm fine ? (isla)

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