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To be yourself in a world that is constantly trying to make you something else is the greatest accomplishment. • Collins

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MessageSujet: To be yourself in a world that is constantly trying to make you something else is the greatest accomplishment. • Collins Sam 6 Oct - 21:44

It does not do to dwell on dreams and forget to live.

( Château Marmont — with collins foley )

Some of the days will be like children running, playing and laughing at the park. Families eating together inside a comfy restaurant. Teenagers walking hand in hand. A lovely lady inside a fancy boutique trying a dress with her smile and lips apart. Some of the days will be sunny as if the whole world decided to spread a happy vibe. But we both know darling, that some of the days will also be like silence in a crowded room. Like a man alone sitting on a bench watching people passed in front of him from morning to noon. Some of the days will make you love yourself more, yet some days will make you realize how people tend to judge one another. Some of the days will make you feel like you wanted to change the world because of everything you feel—because of the worst things you’ve seen. Some of the days will make you want to smile at every single stranger who you’ll meet. As if you wanted them to see how wonderful the day is. Some of the days will tell you who you are, and some days will drag you somewhere else trying to tell you that you’re lost again. Yet also maybe every day might be all the same to you. Because you’ve been doing the same thing again and again. But darling, when you try to look back, years from now, you will always find yourself wondering what time can do to us. That no matter how many times you tell to yourself that nothing is different, if it’s not you, then the world will always make you realize that a lot of things already changed. Including every people around you. Even you. ❊


Elle se souvient des centaines de soirées comme celle-là, des soirées avec des robes somptueuses, des serveurs aux gants blancs, des couples aux airs hautains qui vous sourit comme si vous étiez une enfant idiote. Le pire dans ces soirées, c’est la façon dont sa mère se comporte, cette manie de la présenter à chaque homme célibataire à la richesse supérieur ou égal au sien, dans l’espoir un peu idiot de la voir marié l’un de ces hommes tout aussi insipides que hautains. Avec les années, la cadette des Dunham a réalisé à quel point elle fait partie de ce monde que par principe, parce qu’elle y est née et non parce qu’elle partage des valeurs avec ses gens auprès desquels elle a grandit. Elle n’a jamais vraiment apprécié la luxure et ce qui vient avec, préférant de loin la modestie et l’humilité, se sentant souvent bien mal d’avoir une voiture neuve de luxe dans une ville où on croise des sans-abris partout, dans une ville où des milliers de famille ont du mal à nourrir leurs enfants parce que le coût de la vie est trop élevé, parce qu’ils n’ont pas eu de chance, parce que la vie est ainsi, mal faite et injuste. C’est sans doute pourquoi Peyton a toujours préféré se cacher derrière des organismes aidant ces gens, pourquoi elle a passé autant de temps à faire du bénévolat pour des levées de fonds tout en sachant qu’elle est loin de gagner sa vie ainsi, mais qu’au moins, elle fait une différence. C’est ce qui importe, au final, faire une différence, même minime. Elle aimerait pouvoir dire qu’elle n’a pas à se rendre à des soirées de luxe extrême, des soirées avec une société aussi hautaine que celle qui se trouve dans cet endroit avec elle aujourd’hui, tout en sachant qu’elle est là par choix. Les soirées mondaines n’ont jamais été son fort. Elle n’a jamais réellement apprécié le fait d’être dans une pièce avec des gens tous plus riches les uns que les autres, qui font mine d’être amis avec tout le monde, dans une mascarade de charité risible qui ne lui plaît aucunement. Ces gens sont hypocrites, aidant des enfants en Afrique à avoir de l’eau, alors qu’ils dédaignent l’homme noir qui leur demande l’heure sur le coin de la rue, comme si celui-ci est un voyou ou qu’il a la lèpre. Le pire dans ces soirées, c’est la façon dont sa propre mère se comporte. Non qu’il s’agit d’un attitude bien différent de celle qu’elle a en privé, mais Peyton n’apprécie pas réellement être le centre de l’attention, d’être présenté comme étant un morceau de viande qui peut être offert à l’homme le plus riche, le plus séduisant, avec les manières les plus mielleuses, comme si elle n’a pas de personnalité ou de volonté propre. Il lui arrive souvent de se dire qu’elle pourrait simplement ne pas se présenter à ces soirées, prétendre, comme ses frères, qu’elle a mieux à faire. Elle sait pourtant que c’est inutile, que c’est jouer avec le feu, parce que si sa mère peut passer l’éponge sur l’absence de Mason à ce genre de soirée, ce n’est pas le cas pour elle. Probablement parce que son frère aîné a toujours été plus prompt à tenir tête à ses parents alors qu’elle a toujours voulu acheté la paix, peut importe le prix, ne voulant décevoir personne. Même si ça voulait dire être exhibé comme une pierre précieuse aux yeux de tous et entendre sa mère lui faire des reproches sur chaque petit détail chez elle, sur le fait qu’elle aurait pu choisir des talons plus haut pour ne pas avoir l’air si petite, sur le fait que ses cheveux blonds manquent d’éclats, que sa robe ne met pas assez en valeur ses yeux, toutes ces choses superficielles dont elle ne se souci généralement pas, préférant de loin ces bons vieux denims et les baskets confortables qui l’attendent chez elle. Visiblement, elle n’est pas réellement faites pour cette univers de diamants et de robes de soirées. C’est avec plus de difficulté qu’elle l’aurait cru qu’elle finit par s’échapper des griffes d’un héritier que sa mère lui a présenté, un homme à la calvitie précoce, avec un accent New Yorkais et une attitude si hautaine qu’elle en a la nausée. Ça et le fait que ça fait au moins vingt minutes qui discours par lui-même des bénéfices de leur nouveau président d’une voix presque amoureuse, sans vraiment faire attention à elle, trop heureux d’avoir un public. C’est vers une silhouette familière qu’elle se dirige dès qu’elle le peut, l’une des rares personnes avec qui elle a grandit encore dans ce milieu, dans cet endroit remplis d’égo. D’autant plus que cette jeune fille n’est nulle autre que la soeur cadette de son nouveau patron, détail qu’elle a omis de dire à ses parents. « Je croyais que l’époque de Dowton Abbey était révolue depuis longtemps. En voyant comme ma mère agit ce soir, je commence à en douter.» lance-t-elle à Collins d’une voix musicale où transperce quelques notes d’agacement qui ne lui ait pas coutume. Elle porte sa coupe de champagne à ses lèvres, plissant légèrement le nez sous le goût qui n’a jamais été doux à ses lèvres, n’ayant jamais réellement aimé les bulles, mais il est difficile de refuser quand on vous colle un verre dans les mains. D’un mouvement discret, elle pointe son nouveau prétendant d’un signe de tête.   « Je crois que ma mère prévoit déjà un mariage, trop heureuse d’avoir un homme comme lui dans la famille, malheureusement pour elle, je ne crois pas que je pourrais me marier à un homme qui croit encore, après la huitième correction, que je me nomme Pétunia. » Ça et le fait qu’elle a d’autres plans pour son futur. Des plans encore brouillons qui n’ont pas trop de logique, certes, qui sont beaucoup trop incertain pour qu’elle puisse se lancer là-dedans la tête baissée. Elle n’a fait que sourire poliment quand sa mère lui a dit qu’elle apprendrait à aimer un homme comme celui qu’elle lui a présenté, tout en sachant pertinemment que son coeur est déjà prit par quelqu’un d’autre. «J’en conclu que tu n’as pas rencontré l’homme de ta vie non plus, si tu es là toute seule ? » Elle sourit à son amie, un sourire en coin qui se veut un peu amusée, malgré elle. Elle sait que Collins apprécie plus ces soirées qu’elle-même, pour des raisons qu’elle ignore. En fait, Collins apprécie beaucoup plus cette vie de luxure qu’elle ne peut le faire et il est amusant de voir à quel point elles peuvent s’entendre en étant aussi différente l’une de l’autre, sur une multitude de point.
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MessageSujet: Re: To be yourself in a world that is constantly trying to make you something else is the greatest accomplishment. • Collins Jeu 18 Oct - 0:18


To be yourself in a world that is constantly trying to make you something else is the greatest accomplishment ★ Peyton Dunham & Collins Foley

Collins avait l’habitude de ces soirées mondaines où il était courant de s’habiller de son plus faux sourire. Elle adoptait volontiers une attitude hautaine et rigolait aux blagues les plus douteuses des plus gros porte-monnaie. Pour sa famille, elle jouait le jeu et à vrai dire elle ne se posait pas la question si ce qu’elle faisait été mal ou non. Elle avait eu de la chance de naitre avec une cuillère en or incrustée de diamants et elle n’allait pas s’en plaindre. Il lui arrivait rarement de penser aux 7 autres milliard de personnes qui étaient pas né Foley. Cela faisait longtemps qu’elle ne cherchait pas à se donner bonne conscience. Elle profitait de son argent comme bon lui semblait, après tout elle n’avait qu’une vie. Tout ce qu’on lui demandait c’était d’être polie et agréable dans ce genre d’événement pour honorer les membres de sa famille. Une coupe de champagne à la main, elle se retrouvait mêler à des conversations futiles. Il ne lui arrivait que rarement de participer, l’esprit ailleurs, elle repensait à Marcus et le secret qu’ils partageaient désormais. Collins n’était plus la même depuis quelques temps déjà. Tout autour d’elle avait un goût amer et elle qui d’ordinaire apprécié que les attentions soient sur elle se faisait discrète. Elle pensait à cet homme et le terrible sort qu’il avait connu par sa faute. Perdue dans ses pensées, elle se contentait d’hocher poliment la tête à cette conversation qu’elle ne suivait pas. Elle s’était habituée à toutes les voix qui raisonnaient dans sa boite crânienne sans qu’elle ne puisse les faire taire. « Excusez-moi… » dit-elle finalement à l’homme qui lui parlait depuis déjà une bonne dizaine de minutes, le laissant seul dans un discours qui n’intéressait que lui. Exaspérée, elle récupéra une nouvelle coupe de sa liqueur préférée avant de s’isoler plus loin dans l’immense terrasse. Elle avait besoin d’air, elle avait souvent l’impression de suffoquer. C’était comme si quelqu’un maintenait volontairement sa tête sous l’eau. Elle finit d’une traite son verre alors qu’une silhouette familière s’approcha d’elle. Pour la première fois depuis le début de la soirée elle arbora un sourire sincère. Elle adorait Peyton. Elle faisait parti des rare personne pour qui la blonde avait de la considération. Les deux jeunes femmes se connaissaient depuis longtemps et on pouvait clairement les qualifier de meilleure amie. Collins n’avait jamais eu de sœur. Un frère seulement, Jalen, qu’elle adorait mais avec qui elle ne partageait pas beaucoup de choses. Il se sentait au-dessus des règles, il était quasiment toujours dans la provocation. Il n’était clairement pas un exemple qu’elle voulait suivre et elle ne se gênait pas pour lui rappeler qu’il les décevait. Collins ne ménageait personne, elle était incapable d’utiliser des gants avec qui que ce soit. La vérité ou plutôt sa vérité était souvent crue et méchante. « Je croyais que l’époque de Dowton Abbey était révolue depuis longtemps. En voyant comme ma mère agit ce soir, je commence à en douter.» elle sourit à la remarque de cette dernière. Elle ne connaissait que trop bien la mère de son amie pour l’avoir souvent vue et elle savait parfaitement qu’elle profitait de chacune de ces fêtes pour présenter sa fille au plus offrant. Collins s’estimait heureuse que ses parents n’ait pas cette mentalité. À moins bien sur qu’il craignait les réactions abusive de leur benjamine. Ils avaient tendance à ne mettre aucune pression sur leur fille, surement parce qu’ils savaient de quoi elle était capable et qu’ils n’étaient pas prêt à déshériter un autre de leur enfant. Jalen leur avait suffisamment fait honte en ramenant une noire à la maison et il espérait un peu mieux de la jeune femme. Elle avait l’impression qu’à cause de son frère, elle était condamnée à ne jamais vivre au grand jour son amour avec Marcus. De frustration, elle avait choisi de malmener le beau mexicain à la peau d’ébène plutôt que de leur tenir tête également. Les Foley espéraient que le jour où leur fille se déciderait enfin à leur présenter quelqu’un il soit d’abord blanc et puis d’une bonne famille. « Je serais pour qu’on l’enferme quelques jours dans la cave pour qu’elle te laisse enfin tranquille. » proposa t-elle un brin sarcastique. Bien qu’elle en était tout a fait capable si jamais Peyton décidait à marcher dans son sens. « Je crois que ma mère prévoit déjà un mariage, trop heureuse d’avoir un homme comme lui dans la famille, malheureusement pour elle, je ne crois pas que je pourrais me marier à un homme qui croit encore, après la huitième correction, que je me nomme Pétunia. » elle secoua la tête légèrement exaspérée par ce que son amie pouvait vivre. Voyant qu’elle ne buvait pas réellement son champagne, elle fit un échange de flute, lui refilant son verre terminé. « Tu sais ce que je me dis ? » dit-elle alors qu’elle avait déposé son regard depuis de bonnes et longues secondes sur ce cher prétendant : « Je me dis qu’il doit faire énormément d’économie sur le shampoing et sur ses douches… sérieux en plus d’être chauve et moche, il est ridiculement petit. Si tu te maris avec, j’arrête de te parler ! » menaça t-elle sans émettre le moindre sourire ou rire pour accompagner son humour. Aussi, elle pensait sincèrement la fin de sa phrase. Au fond, elle connaissait assez bien son amie pour la savoir capable de faire une chose pareil si la pression devenait insoutenable. Peyton était bien trop gentille et elle ne supportait pas de la voir se laisser faire par une mère envahissante. «J’en conclu que tu n’as pas rencontré l’homme de ta vie non plus, si tu es là toute seule ? »La question tant redouté et qu’elle passait son temps à fuir venait d’être posé. Elle resta un instant silencieuse puis finit par lâcher un bref : « Non ! » Elle n’avait parlé de Marcus à personne, pas même à sa meilleure amie. Il était ce secret qu’elle réussissait à garder contre vents et marée. Elle était la mieux placer pour comprendre un homosexuelle refoulé. C’était exactement comme sortir du placard dans une famille homophobe. La sienne collectionnait quelques phobies en plus de leur racisme déterminant. « Je crois que la seule fois où ma mère a essayé de m’arranger un coup, je lui ai tellement fait regretté qu’elle n’a plus jamais essayé. » elle haussa les épaules, un petit rictus au coin des lèvres. Elle ne regrettait pas les quelques vilaines blagues qu’elle avait fait subir à ses pauvres géniteurs. « Tu as revu Nick, depuis la dernière fois ? » changea t-elle de sujet, ne supportant pas que sa vie amoureuse soit déballée par peur de se trahir. sans filtre. Bien qu’en temps normal, elle aimait l’humour gauche de Brett, elle venait d’en faire les frais.  




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MessageSujet: Re: To be yourself in a world that is constantly trying to make you something else is the greatest accomplishment. • Collins Jeu 8 Nov - 19:20

It does not do to dwell on dreams and forget to live.

( Château Marmont — with collins foley )

Some of the days will be like children running, playing and laughing at the park. Families eating together inside a comfy restaurant. Teenagers walking hand in hand. A lovely lady inside a fancy boutique trying a dress with her smile and lips apart. Some of the days will be sunny as if the whole world decided to spread a happy vibe. But we both know darling, that some of the days will also be like silence in a crowded room. Like a man alone sitting on a bench watching people passed in front of him from morning to noon. Some of the days will make you love yourself more, yet some days will make you realize how people tend to judge one another. Some of the days will make you feel like you wanted to change the world because of everything you feel—because of the worst things you’ve seen. Some of the days will make you want to smile at every single stranger who you’ll meet. As if you wanted them to see how wonderful the day is. Some of the days will tell you who you are, and some days will drag you somewhere else trying to tell you that you’re lost again. Yet also maybe every day might be all the same to you. Because you’ve been doing the same thing again and again. But darling, when you try to look back, years from now, you will always find yourself wondering what time can do to us. That no matter how many times you tell to yourself that nothing is different, if it’s not you, then the world will always make you realize that a lot of things already changed. Including every people around you. Even you. ❊


Peyton n’a jamais aimé décevoir les gens autour d’elle. Ce trait de caractère est sans doute ce qui transparaît le plus, chez la jeune femme, qui ne désire, pour rien au monde, voir une lueure de déception dans les yeux de ses proches. Cela vient, plus souvent qu’autrement, avec une pression énorme sur des épaules aussi frêles que les siennes, alors qu’elle essaie du mieux qu’elle peut de ne pas décevoir ces gens qui, eux, ne font jamais rien pour elle, quand elle y pense. Dès son plus jeune âge, elle a voulu faire plaisir à sa mère. Étant la seule fille d’une fratrie de trois enfants, elle a laissé cette dernière jouer avec elle comme si elle était une poupée. Les robes de dentelles inconfortables, les cours de danses, de piano, de chant. Elle a apprit à ce tenir comme une jeune fille respectable, à parler quand c’était nécessaire, à sourire et à être jolie quand on lui demandait. Quelque part, elle sait qu’elle ne pourra jamais être parfaite pour sa mère, cette femme qui n’est jamais satisfaite de rien. Combien de fois a-t-elle entendu des critiques qu’une mère ne devrait jamais avoir pour sa propre fille dans la bouche de cette femme ? Si elle fait de son mieux pour les ignorer, il est difficile de le faire parfois, combien de fois a-t-elle entendu une critique sur le fait que ses lèvres pleines lui donnent un air légèrement vulgaire ou qu’elle est beaucoup trop petite pour être réellement élégante ? Il ne faut pas vraiment s’étonner de savoir la confiance de la jeune femme aussi fragile avec des répliques cinglantes venant de la femme qui devrait vous trouver parfaite parce qu’il s’agit de votre mère. Les défauts que Mrs Dunham trouve à sa fille ne sont pourtant pas suffisant pour l’empêcher de jouer les entremetteuses. Peut-être parce que jamais Mason et Nathan ne voudraient écouter leurs mères sur les jeunes femmes convenables qu’ils pourraient épousés ou parce que la relation entre la mère de famille et ses fils n’est pas nécessairement la plus aimante qui soit. Peyton peut comprendre pourquoi, quand elle y pense. Bien qu’elle aimerait avoir la force de caractère de ses frères, il n’en reste pas moins qu’elle n’est pas malheureuse pour autant, faisant volontier le sacrifice d’un peu d’estime de soi et de confort pour que sa mère soit satisfaite pour quelques jours. Être présente à ces événements est une façon d’avoir la paix pendant quelques semaines, voir mois, avant de devoir faire face à ces gens hautains une nouvelle fois, de laisser sa mère la présenter au plus offrant comme un morceau de viande ou un vase antique. Elle a bien souvent l’impression d’être un personnage d’un livre de Jane Austen, coincée dans un univers qui ne convient plus vraiment à l’époque dans laquelle elle vit. Pourtant, dans ces soirées qui sont toutes sauf plaisantes aux yeux de la petite blonde, il y’a une chose qui la réconforte, la présence de Collins parmi les invités. Non qu’elle est toujours sur la même longueur d’onde que l’héritière des Foley, mais elles ont des points en commun, malgré leurs caractères complètement différents, malgré qu’elles sont aux antipodes l’une de l’autre. Après tout, le pôle nord et le pôle sud ont bien des choses en commun également, même s’ils sont à l’opposé. « Je serais pour qu’on l’enferme quelques jours dans la cave pour qu’elle te laisse enfin tranquille. » Un fin sourire étire les lèvres de Peyton devant ces mots, des mots qu’elle-même n’oserait pas prononcer pour tout l’or du monde, ayant beaucoup trop peur de manquer de respect envers ses géniteurs pour le faire, même si parfois, c’est à se demander si eux ont du respect pour elle. Elle laisse Collins lui retirer sa flûte des mains, la remplaçant par la sienne, maintenant vide de tout contenu. Il ne lui faut qu’un moment pour la placer dans l’un des plateaux d’un serveur qui passe par là, lui offrant un sourire par le fait même, alors que la voix de son amie retentit de nouveau. « Tu sais ce que je me dis ? » Peyton arque un sourcil en guise de questionnement, avant de suivre le regard de son interlocutrice qui se pose longuement sur le prétendant que ses parents ont choisis pour elle. « Je me dis qu’il doit faire énormément d’économie sur le shampoing et sur ses douches… sérieux en plus d’être chauve et moche, il est ridiculement petit. Si tu te maris avec, j’arrête de te parler ! » Cette fois-ci, un léger rire s’échappe des lèvres de la jeune femme qui secoue légèrement la tête de gauche à droite, réalisant à quel point son amie peut être impossible, par moment. Elle observe l’homme en question du coin de l’oeil, notant qu’il a quand même plusieurs centimètres de plus qu’elle. « Je ne sais pas pour les douches, mais considérant qu’un enfant de douze ans à la même taille que moi, je crois pas que ça compte comme un argument.» Peyton peut néanmoins se douter qu’il y a du vrai dans cette menace lancée par Collins, elle l’a connaît suffisamment pour ça. La majeure différence de caractère entre elles étant que la cadette des Dunham désire ne pas déplaire à ses parents alors que l’héritière des Foley semble très peu de se soucier des désires archaïques de ses parents, bien qu’elle sait que ce n’est pas vraiment le cas, voulant sans doute évité un scandale que ce fut le cas avec son frère et sa fiancée, qui n’a malheureusement pas eu la «chance» d’avoir la peau blanche. Un truc qu’elle ne comprend réellement pas et qu’elle trouve réellement frustrant, bien qu’elle n’oserait pas en parler, pas même à son patron. « Non ! » Ses orbes bleus se posent de nouveau sur le visage de sa meilleure amie, observant ses traits quelques instants. Elle ne saurait dire quoi, mais y avait quelque chose dans son ton qui lui met la puce à l’oreille, mais ce n’est pas non plus dans ses habitudes de pousser les questionnements plus loin, du moins, pas avec elle. La petite blonde reste donc silencieuse un moment, observant la foule, attendant le retour d’ascenseur qui viendra un moment ou un autre. Ça, elle le sait. « Je crois que la seule fois où ma mère a essayé de m’arranger un coup, je lui ai tellement fait regretté qu’elle n’a plus jamais essayé. » Ça, Peyton n’a pas de mal à se l’imaginer. Elle repousse une mèche de cheveux loin de son visage d’un mouvement de main avant de répondre, d’un ton amusé. « Ce qui m’étonne le plus, c’est qu’ils ont osés essayer, malgré tout. » Il n’est pas rare qu’elle se demande si leurs parents n’ont pas qu’une idée en tête, les voir mariées le plus rapidement possible, comme s’ils vivaient encore au début du XXe siècle où la femme n’avait que bien peu de droit. Cependant, Collins n’est pas du genre à se laisser faire, loin de là. « Tu as revu Nick, depuis la dernière fois ? » Une pointe d’appréhension se loge dans le creu de son abdomen devant la question. Pendant longtemps, Nick et elle ont eu une relation d’amants, se retrouvant pour des rencontres charnelles dont ses parents ignorent tout, heureusement. Elle le voit encore, d’une façon beaucoup plus amicale, avec des vêtements, depuis que les choses avec Mace ont évoluées, du moins, un petit peu. « On a prit un verre ensemble, la semaine dernière. » Être le plus évasif possible est sans doute la meilleure chose à faire, dans la situation. Elle sait que si elle lui dit que leur relation à changer, elle va avoir le droit à des questions indiscrètes, ce qu’elle préférerait éviter, ce soir du moins.

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To be yourself in a world that is constantly trying to make you something else is the greatest accomplishment. • Collins

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