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et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez - Eileen

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Milo Moretti
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MessageSujet: et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez - Eileen  et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez - Eileen EmptySam 6 Oct - 0:16


-  et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez -feat. @Eileen Campbell | #mileen

 et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez - Eileen XxGEsTRN_o« LE DESIR DE CONNAITRE TOTALEMENT QUELQU’UN EST UNE FAÇON DE SE L’APPROPRIER, DE L’EXPLOITER. C’EST UN SOUHAIT HONTEUX AUQUEL IL FAUT RENONCER » Je me noyais dans l'absurde abandon des substances hallucinogènes qui constituaient mon amère réalité illusoire ; grâce à l'éther j'allumais mon cerveau endolori d'un apaisement malsain, et je me laissais consumer dans ma propre débauche ; j'étais désespérant d'abattement et cette débauche agressive m'octroyait peut-être un peu plus de charme. Du prince immoral, enfoiré et salaud, sautant toutes les jolies jeunes filles dans une quête sans faille de la luxure, j'étais passé sombre représentant de l'accablement, noyé dans son martini aux effluves acides, allumé à l'héro. Je ne me sentais plus vivre, mon âme déjà amplement mutilée s'enfonçait dans les gouffres des ténèbres de la débauche jouissive mais vénéneuse ; je n'avais plus d'âme, je n'avais plus de but, je n'avais plus rien. Je plongeais un peu plus dans ce gouffre de perdition dont je ne voulais pas sortir. Je ne voyais plus, je ne ressentais plus, si ce n'était la chaleur brûlante de l'alcool au travers de ma gorge. En face de moi, ce blond gringalet au rire nerveux mais au comportement louche ne cesse de faire tourner sa pilule pastel entre ces doigts ; lui dans le jargon des dealers, constitue ce qu'on appelle la clientèle "strass" : le genre de gars qui vous achète quelques grammes pour se donner une sorte de prestige auprès des amis, mais qui peine à rouler sa feuille pour en respirer la poudre. Autour de moi, d'autres personnes, d'autres visages, dans ce bar. Je ne me cache pas derrière de grands paravents pour respirer la poudre blanche que je viens de tracer à la black card. J'inspire sèchement tandis que la paille de papier suit le sillage de la trainée fine qui va me conduire tout droit au paradis. Je me relève, renifle quelque peu tandis que ma main vient frôler mon nez d'un réflexe bref ; c'est le signe de ralliement de tous les toxicomanes en manque ou repus. Je m'avance vers le bar et je sens la brume assaillir mon cerveau qui me fait comprendre que la coke commence à faire son effet. Les couleurs se mélangent, la musique sourde se contorsionne sous le rire trop aiguë de ces pimbêches, mais moi, junkie invétéré, parvient par le biais de mon expérience gargantuesque en matière de substances hallucinogènes à contrôler encore un tant soit peu mon corps et mon esprit. J'aime ce mot, "gargantuesque", on a que peu l'opportunité de le placer dans une conversation. Mais soit, en l'instant c'est le mot martini qui prime dans mon esprit comme enfin, je m'approche du bar. Je tape ma main sur le comptoir, appelle le barman et lui commande un furtini ; ce n'est pas tant que je n'ai plus envie de mon alcool blanc au profit d'un cocktail au champagne, mais c'est tout ce que mon cerveau allumé au shit, à la coke et au veuve-cliquot parvient à me faire déblatérer. Dans mon attente patiente, je me tourne brièvement et aperçois au loin une silhouette, que j’aurais pu distinguer parmi mille autres, rentrer dans les toilettes féminines. Et je ne rêve que de me la taper contre les parois froides des murs carrelés d'un lieu public. Je ne résonne plus quand elle rentre en jeu. Elle est ma faiblesse. Je devrais m’éloigner d’elle, m’enfuir loin et m’efforçait de l’oublier, mais comment ne pas revenir à elle. Je pose ma coupe à moitié vide sur le comptoir et décide de me diriger vers les toilettes. Fantôme du passé, figure présent.  La coke – ou Eileen ?- me donne cette impression de chaleur me laissant suffoquant, quand en vérité mes poumons fonctionnent tout à fait normalement et qu'ils sont parfaitement rassasiés en oxygène, mais ça mon esprit de junkie embrumé l'ignore. Je passe donc la porte et mon regard noisette se pose Eileen après tout ce temps loin d’elle. « J'ai eu beau chercher partout, je n'ai pas trouvé de meilleur cadeau à t'offrir que celui-ci. »  Lentement, je sors une petite pochette remplie de cachets, ceux que je fournissais depuis de trop nombreux fois à Eileen, dont elle avait tant besoin. Je déposai le sachet dans sa main sans la quitter des yeux, lui adressant un regard à la fois doux et sombre, impossible à déchiffrer.
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MessageSujet: Re: et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez - Eileen  et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez - Eileen EmptyMar 23 Oct - 14:13


-  et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez -feat. @Eileen Campbell | #mileen

 et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez - Eileen XxGEsTRN_o« LE DESIR DE CONNAITRE TOTALEMENT QUELQU’UN EST UNE FAÇON DE SE L’APPROPRIER, DE L’EXPLOITER. C’EST UN SOUHAIT HONTEUX AUQUEL IL FAUT RENONCER » La journée avait été dure, bien trop difficile. Tout avait pourtant si bien commencé pour la jeune femme. Elle s’était levée avec les premières lueurs du soleil. Les rayons de l’astre jaune étaient venus caresser son doux visage la forçant à ouvrir les yeux avec plaisir. Eileen avait pris cette habitude depuis sa sortie de cure de désintoxication, laisser le soleil la réveiller. Ce simple fait la mettait de très bonne humeur et l’emplissait de joie pour commencer la journée. Une fois habillée, la brunette avait fait une chose qu’elle n’avait pas pris le temps de faire depuis presque un an. Elle avait soin d’elle. L’étudiante en photographie s’était rendue chez son coiffeur et avait ensuite prévu une virée shopping. La jeune femme avait vagabondé une bonne partie de la journée dans les magasins Zara, Mango, Maje, Les Petites toutes les marques dans ses moyens y étaient passées. Oui, depuis que son frère avait les droits sur ses comptes en banque et qu’il les gérait, la jeune femme ne pouvait plus dépenser autant d’argent qu’autrefois. A son grand désespoir, elle avait dû dire au revoir aux grandes marques de luxe et de grands créateurs. Les mains portant ses sacs remplis d’achats, ses cheveux abordant une nouvelle coupe, elle rentra rapidement chez elle en taxi. Alors qu’elle allait se poser sur son lit pour se reposer après cette soirée épuisante, son téléphone posé à côté d’elle vibra soudainement. Poussant un soupir, la jeune femme le prit en main pour voir l’identité de la personne lui envoyant un message. C’était une de ses amies de la fac. Elle lui demandait si elle voulait sortir pour une soirée entre filles au Bill’s Bar. Fronçant les sourcils, Eileen se demanda pendant quelques minutes si c’était vraiment une bonne idée de se rendre dans un bar, surtout comme celui-ci, au vu de ses antécédents avec l’alcool et les drogues. Mais, dans un désir de s’intégrer, de passer à autre chose et surtout de se montrer à elle-même qu’elle pouvait surmonter ses vieux démons, Eileen décida d’accepter l’invitation. Elle fut rapide à taper sur son téléphone. « SMS : Pas de soucis. On se rejoint à quelle heure ? Code vestimentaire ? ». La réponse ne se fit pas attendre. « SMS : RDV à 22h. Mode drague ON ». Une sourire naquit sur ses lèvres au message qu’elle venait de recevoir. Son amie avait toujours aimé draguer les mecs dans les bars. Et puis, elle aussi avait bien le droit de s’amuser non ? Il était temps qu’elle passe à autre chose. Il était temps qu’elle cesse de penser à lui, lui qui l’avait tant fait souffrir, lui qui n’en avait jamais rien eu à faire d’elle, mais lui qu’elle aimait plus que sa propre vie. Sentant un nœud douloureux se former dans sa gorge, Eileen secoua la tête pour se changer les idées. En soupirant, elle se leva d’un bond pour aller se préparer. Après une douche bien chaude et avoir appliqué des douces lotions sur sa peau ambrée par le soleil, Eileen enfila une robe rouge assez moulante lui arrivant juste au-dessus du genou et des escarpins en daim beige. Elle se maquilla légèrement histoire de faire ressortir ses yeux et ses lèvres. Ayant été chez le coiffeur en début d’après-midi, il ne lui restait plus qu’à se parfumer et à partir. Alors qu’elle allait prendre un flacon de parfum au hasard dans sa collection, ses yeux se posèrent sur celui que Milo avait décrété comme son préféré. Elle ne l’avait plus touché depuis son accident. Jamais. Pas une seule fois. En se mordillant la lèvre, elle tendit la main hésitante vers le flacon. Se rendant compte qu’elle avait peur d’un simple parfum, Eileen se maudit intérieurement et d’un geste agacé, elle se parfuma avec le parfum défendu. Elle enfila quelques bijoux avant de prendre sa pochette et prendre son téléphone pour appeler un taxi. Heureusement, son frère n’était pas dans les parages sinon il lui aurait certainement demandé des comptes sur sa sortie nocturne. Quelques minutes plus tard, son véhicule était avancé et en moins de vingt minutes, elle retrouvait ses copines devant le bar.

Trois heures plus tard, les choses avaient comment dire ? Légèrement dérapées. Après son premier verre pour fêter cette soirée entre filles, Eileen s’était rendue sur la piste de danse mais bien vite, elle ne s’était pas senti à son aise. Où qu’elle tourne la tête des flashbacks de ses soirées avec Milo ne cessaient de resurgir. Où qu’elle regarde, elle était persuadée de voir le jeune homme. Son cœur la faisait douloureusement souffrir et elle n’avait qu’une seule envie, pleurer. Venir ici avait été une mauvaise idée. Elle n’était pas encore prête à passer à autre chose. Même après un an, la plaie n’avait pas cicatrisé. Le pourrait-elle un jour ? Etait-il possible d’arrêter d’aimer une personne quand on l’aimait d’un amour si puissant, si intense comme Eileen aimait Milo ? Même si cet amour était destructeur ? Alors, au lieu de fondre en larmes, elle s’était dirigée vers le bar, s’était assisse sur un tabouret et avait commandé un shooter de rhum caramel. Oui, elle avait promis à Jace de ne plus en consommer mais elle n’était pas alcoolique non ? Elle était juste dépendante à la drogue. Un petit verre ne pourrait donc pas lui faire de mal ? Elle avait essuyé ses yeux d’où quelques larmes avaient menacé de déborder. Une fois sa boisson devant elle, elle la regarda hésitant fortement. Puis, elle but une première gorgée profitant de l’arôme de l’alcool roulant sur ses papilles. Elle avala avec bonheur se sentant enfin calmée. Peut-être était-elle dépendante à l’alcool aussi finalement ? Mais il était trop tard pour se poser des questions. Elle avala le liquide ambré restant dans son verre cul sec et commanda une autre tournée. Et bien d’autres avaient suivi.

Eileen commençait à être plus que joyeuse. Le barman lui avait même recommandé d’arrêter de boire il y a déjà un ou deux verres de cela mais elle n’en avait cure. Elle voulait oublier le manque de la peau de Milo, de sa voix, de ses lèvres, la douceur de ses cheveux. Elle avait l’impression de replonger dans ce gouffre sans fin, tombant inlassablement. Jamais elle n’avait eu conscience du fait qu’elle avait autant besoin de lui avant aujourd’hui. Elle venait de commander un nouveau verre et s’apprêter à le porter à ses lèvres lorsqu’une main l’en empêcha. Comment ça elle avait assez bu ? Elle était assez grande pour se gérer toute seule non ? Eileen se retourna vers l’inconnu qui s’avéra être un beau jeune homme afin de lui dire sa façon de penser. Mais rien que le fait de tourner la tête, la fit tanguer. Ses yeux étaient embrumés par l’alcool et même si son regard se voulait assassin, l’inconnu ne l’aurait pas remarqué.

Comment ça j’ai trop bu ? » commença-t-elle. « Je vous prierai de vous mêler de vos affaires et de me foutre la paix » finit-elle en faisant un geste de main pour qu’il s’éloigne d’elle. Dans le même temps, elle essaya de se lever afin de partir d’ici. Mais le jeune homme ne semblait pas être du même avis. « Comment ça beauté ? Te foutre la paix ? Je voulais être gentil, mais puisque tu te conduis comme une salope, je vais te traiter comme une salope » répondit le mec qui en réalité s’avérait être un con fini. Il attrapa la main d’Eileen et ramena d’un geste rapide son corps contre le sien. Le cœur battant beaucoup trop vite et ayant soudainement un peu peur, Eileen fut rapide à réagir. D’ordinaire, Milo était toujours là pour dire sa façon de penser à ces gros cons finis. Oui, il en était un lui aussi, oui, il en avait rien à faire d’elle. Mais, il ne supportait pas que l’on touche à ce qu’il lui appartenait et elle lui appartenait. Mais heureusement, ayant un frère policier, Eileen maitrisait quelques gestes d’auto-défense. D’un coup de genou bien placé, elle se dégagea brusquement et se dirigea vers les toilettes les plus proches en priant pour que le connard ne la suive pas. A peine eut elle refermée la porte, qu’elle étouffa un léger sanglot face à ce qu’il venait de se passer. Cette soirée était décidément la pire de sa vie, enfin de sa nouvelle vie post-Milo. Mais soudainement la porte des toilettes s’ouvrit de nouveau et un pas beaucoup trop lourd pour être celui d’une femme retentit dans ses oreilles. Persuadé que l’homme l’avait suivi, elle se retourna brutalement pour lui crier dessus et par la même occasion faire le plus de bruit possible afin que quelqu’un sache qu’elle était là et possiblement en danger. « Je t’ai dit de me foutre la paix Co… » Hurla-t-elle avant de s’arrêter net. Son cœur manqua un battement avant d’accélère à tout rompre. Son souffle se bloqua dans sa cage thoracique et une main se porta à sa bouche face au choc alors que ses yeux s’emplissaient de larmes. Si elle venait de se faire poignarder, cela n’aurait pas été plus douloureux. Devant elle, se trouvait son plus grand rêve et son plus affreux cauchemar, l’homme qu’elle aimait tant qu’elle pourrait mourir tant cet amour la détruisait. Devant elle, se trouvait Milo Moretti. Lentement, alors que les larmes dévalaient sur les joues d’Eileen, Milo offrit la bouche pour parler. Il sortit un petit sachet de sa poche contenant une poudre blanche qu’elle connaissait par cœur. Sa délivrance, la substance qui lui permettait de ne plus souffrir. D’un geste, il déposa le petit sachet dans sa paume de main. Quittant le visage angélique du démon qu’elle aimait, Eileen regarda cette drogue libératrice apposée dans sa main. Se mordant la lèvre, pendant une seconde, elle se demanda si elle devait sombrer de nouveau, se libérer de toute cette douleur qui empoignait son cœur à cet instant. Devait-elle succomber pour oublier ce mec ? Oublier que Milo était devant elle, la condamnant une nouvelle fois à tomber dans ce gouffre sans fin ? Retenant sa respiration, Eileen ouvrit le sachet et se dirigea vers le lavabo pour faire une ligne de drogue désireuse de la sniffer pour faire taire son cœur meurtri. D’une voix noyée de sanglots, elle demanda à Milo sans même le regarder. « T’as pas un billet ? ». Elle n’avait plus rien sur elle pour faire une sorte de paille afin de s’imbiber de cette drogue. Elle ne dut pas attendre longtemps avant de voir un papier vert être déposer sur le lavabo à côté de son rail. Elle le roula finement et s’apprêta à en prendre quand soudain, elle se rendit compte de ce qu’elle s’apprêtait à faire. Non, elle ne pouvait pas. Elle n’avait pas subi une cure, tenue pendant des mois sans drogue pour replonger. Elle souffrait à en mourir ? Oui peut-être, mais elle préférait mourir plutôt que plonger une nouvelle fois. Dans un accès de rage, Eileen se retourna brutalement vers Milo avant de lui envoyer la poudre au visage. « Espèce de connard. T’as pas trouvé de meilleur cadeau que de la drogue ? Pourquoi tu disparaitrais pas de ma vie par exemple ? » hurla-t-elle avant de s’enfermer dans une cabine. Elle aurait voulu courir le plus loin possible de lui, mais elle savait qu’elle n’en était pas capable. A peine la porte fermée, elle s’écroula d’ailleurs sur le sol pleurant toutes les larmes de son corps. C’était la première fois qu’elle résistait à l’aura que Milo avait sur elle, et putain qu’est-ce que ça faisait mal. Ça faisait tellement mal, qu’elle priait presque pour que la mort vienne la prendre et fasse cesser sa souffrance.

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MessageSujet: Re: et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez - Eileen  et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez - Eileen EmptySam 19 Jan - 18:19


-  et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez -feat. @Eileen Campbell | #mileen

 et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez - Eileen XxGEsTRN_o« LE DESIR DE CONNAITRE TOTALEMENT QUELQU’UN EST UNE FAÇON DE SE L’APPROPRIER, DE L’EXPLOITER. C’EST UN SOUHAIT HONTEUX AUQUEL IL FAUT RENONCER »

Je la vois, chancelante et au bord de l'apoplexie, bourrée et faible, elle m'horripile et me fascine à la fois, et ça m'exaspère. Car de toutes celles que j'ai côtoyées, draguées, sautées, approchées, charmées, il n'y en ait pas une seule qui a cette même attitude vaporeuse, ce même regard et ce même sourire qui se jouent sur des vers d'Apollinaire. Elle est là, noyée dans sa propre débauche, faible et inconsciente à la fois, elle brille par sa faculté à être unique, parce qu'elle a un truc en plus, ce truc qui n'a même pas de mots, et c'est cela aussi, qui m'horripile. Car moi, j'ai toujours voulu être au-dessus des autres, il a toujours fallu que je me fasse remarquer, que l'on braque les yeux sur moi, qu'on me craigne, m'envie, me respecte, j'ai toujours voulu avoir ce truc en plus impalpable et si agaçant, me dire que j’étais loin de la misère dont j’ai vécu plus jeune, que j’étais meilleur que ma trainée de mère et de ce connard de père ; alors la voir sur mon même piédestal me fout presque la nausée : aurais-je cultivé mon je-m'en-foutisme corrompu et mon côté connard pour rien ? Et cette fragilité qui émane d'elle, qu'elle tente d'abattre par sa fatalité à ne pouvoir être une autre personne ; je sens que quelque part elle veut s'en sortir, mais le refuse encore car elle sait que sans cette décadence, malgré tout, elle serait malheureuse. Du moins j’aime me l’imaginais. J’aime me dire que sans moi, sans cette décadence que je lui impose, sans cette misère et ces coups que je lui inflige, elle serait seule et malheureuse. Foutaise. Au fond, ce ne sont que des foutaises. Il est évident que je la plonge dans la débauche et dans des situations les plus dépravées et dangereuse juste pour avoir une emprise sur elle et pouvoir la garder en cage. Car j’en ai besoin. Autant qu’elle en a besoin. Alors je la hisse au bord de la falaise sans la pousser et je tourne les talons : libre à elle de se laisser couler une fois que j'ai le dos tourné, je sais qu'elle se sent paradoxalement libérée avec cette eau emplissant ses poumons. Je n'ai jamais vu personne se complaire avec autant de prestance dans son automutilation : là où beaucoup se retrouvent pathétiques à se vautrer dans leur mélodramatique narcissique, elle a cette faculté de rendre cette attitude glauque diablement belle. Et bien sûr, qu'elle est divine avec cette beauté si fragile qui habituellement ne m'excite pas. « T’as pas un billet ? » Elle me dégoûte presque de souiller sa beauté transcendante ainsi, dans des chiottes crasseuses en se shootant telle une moins que rien. Je ne dis pas qu’être prude et clean lui sieraient mieux, mais je sais qu'elle peut s'abandonner dans une débauche plus prestigieuse que celle qu'elle va faire. Être dépravée tout en étant respectée, ce n'est pas infaisable, et être juste une petite princesse junkie où la coke et la drogue nage dans ses veines ne lui va pas. Je lui en veux et elle me révulse malgré que je sais quelles sont les conséquences néfastes de la décadence qui vous happe dans son tourbillon sans fin. On agit selon notre bon plaisir, on ne calcule pas ses gestes, prisonniers de notre propre désir enflammé, on se lance corps et âme tout en sachant que l'on va se brûler les ailes, et on se contorsionne dans nos propres flammes. Ça nous purifie autant que ça nous fait mal, mais on continue tout de même... Comme si on avait le choix, de toutes façons. Je voudrais la secouer comme un pommier, je voudrais lui hurler ma rage de la voir faire cette ligne si impeccable, lui infliger milles souffrances pour ce qu’elle s’apprête de faire, par cette drogue qu’elle va s’enfiler et comble du blasphème, cette drogue que je lui ai procurée. Pourquoi alors ressentir autant de répulsion à son acte qu’elle s’apprête à faire ? Après tout je devrais m’en foutre ou mieux en être ravi. Qu’elle se nuise, qu’elle retombe dans cette débauche, il serait encore plus simple de la contrôler, de la garder en cage, un petit moineau incapable de voler. Je suis loin d’être un ange, j’ai aucun scrupule à profiter de demoiselles allumées à l’ecsta sous l’euphorie du moment, j'ai déjà échangé ma petite amie avec celle d'un pote camé pour une nuit, j'ai même déjà défiguré un pauvre type dealer et accro à coup de barres de fer... Alors procurer de la drogue à une nana, ce n'est pas cela qui va me filer mauvaise conscience. Mais ce n'est pas qu'une fille, c'est Eileen, celle qui me fout la rage tant elle paraît ombre blanche et ange déchu.  « Espèce de connard. T’as pas trouvé de meilleur cadeau que de la drogue ? Pourquoi tu disparaitrais pas de ma vie par exemple ? » Et lorsque la furie et la colère d’Eileen font surface, ma rage s’accentue. Je ne rêvais que de ça, qu’elle refuse ce précieux cadeau et pourtant j’enrage quand je comprends soudain qu’il me serait plus difficile de la contrôler. « Mais c’est que le petit chaton miaule maintenant. Malheureusement tu miaules faux. Un de ces chats galeux qu'on abandonne dans les gouttières... » Ce tête-à-tête prenait des teintes agressives et virulentes alors que j’insinuais mon abandon à son égard. Chose totalement fausse puisqu’elle n’était que la cause principale de notre éloignement : mon emprisonnement. Si elle ne m’avait jamais avoué qu’elle en était responsable, je n’en avais aucun doute. Elle était la coupable, celle qui m’avait trahi et face à cette joute verbale nous pouvions sentir tant de sentiments contradictoire, la haine et le dégout que nous éprouvions l'un envers l'autre mais aussi bien ce désir et cet amour malsain qui nous caractérise si bien. Elle court se réfugier dans une cabine et je ne peux m’empêcher de sourire. Bien décider à me venger de sa trahison. Une cigarette à la main que je viens de rouler, je m’adosse contre le mur, avisant d'un oeil terne et désintéressé la porte de la cabine où des sanglots se font entendre. Si mon cœur se serre légèrement, je ne mets cela que dans l’exaspération de la situation. Malheureusement, la situation s’aggrave dès que la porte s’ouvre pour laisser place sur le gros con de service, un cadre en costume qui ne rêve que de se taper un coup contre les parois froides des murs carrelés des toilettes publiques. Il est marié et n’a même pas pris le soin d’ôter son alliance ; ce salaud veut se taper ma Eileen dans les chiottes d’un bar malfamés tout en s’excitant sans doute devant son anneau doré qui lui rappellera son infidélité. « Elle a déjà trouvé quelqu’un d’autre cette salope ? C’est que c’est une rapide dis donc. On partage dès que tu as finis ? » Je l’entends qui s’avance et mon palpitant s’affole d’une rage monstrueuse quand je comprends soudain qu’il parle de ma Eileen. Ça me met hors de moi, car je sais déjà au vue de son regard porcin qu’il l’imagine nue. Aussi je me retourne vivement, et ma voix basse, grave mais suave se fait venin menaçant. Je vais frapper, s'il ose encore s’imaginer quelques choses, encore et encore, lui exploser le crâne contre le sol jusqu'à empourprer les joints du carrelage de son sang de bourge, jusqu'à vider sa gorge de plaintes d'agonies. Et la menace terrible semble se lire dans mes yeux, car je le vois qui tremble presque.  « Dégage avant que j'explose ta cervelle contre le mur. »  Il déglutit, son palpitant s'affole comme il ose un pas hésitant vers la porte. Mais il se fait trop lent pour moi, et m'exaspère. Aussi je me répète en l'assénant d'un ordre agressif.  « Dégage ! » L'homme s'éxécute et court vers la porte qui s'ouvre en un grincement sinistre et laisse entrer un court instant une musique plus sourde. Je me retourne vers la cabine où Eileen est encore enfermée. Ma main s’abat violement contre la paroi de la porte alors que je lui hurle de sortir de là. « Et toi, tu te la fermes et tu sors immédiatement de là. » Je ne mâche pas mes mots et la froideur de ma voix annonce qu’il vaudrait mieux qu’elle m’écoute.
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MessageSujet: Re: et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez - Eileen  et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez - Eileen EmptyMer 20 Fév - 17:28


-  et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez -feat. @Eileen Campbell | #mileen

 et on crève les yeux rouges, de la coke plein le nez - Eileen XxGEsTRN_o« LE DESIR DE CONNAITRE TOTALEMENT QUELQU’UN EST UNE FAÇON DE SE L’APPROPRIER, DE L’EXPLOITER. C’EST UN SOUHAIT HONTEUX AUQUEL IL FAUT RENONCER » L’appel de la drogue était si fort, si puissant. Elle n’avait qu’une envie prendre cette poudre blanche qui reposait sur le bord du lavabo. La substance lui criait, lui hurlait, lui susurrait des mots doux à l’oreille alors qu’elle imaginait déjà l’état dans lequel elle se trouverait après en avoir consommé. Plus de peine. Plus de douleur. Seulement de la joie. Une sensation de bien-être. Une vision déformée par la drogue. Un sentiment d’extase. Elle en avait besoin. Tellement besoin. Pour oublier. Pour oublier sa misérable vie. Pour oublier sa propre existence. Pour l’oublier lui. Soudain, l’alcool ne semblait plus suffisant. Le manque était bien trop intense, trop important, presque douloureux. Eileen allait replonger après des mots de sobriété, des mots sans toucher à cette poudre destructrice, des jours et des jours de souffrance à essayer de faire taire ce manque qui rongeait son corps. Il aurait fallu d’une seconde et tout aurait été fichu en l’air. Tous ses efforts auraient été détruits. Son esprit embrumé ne raisonnait plus de manière claire. Elle ne savait plus vraiment ce qu’elle faisait. Et ce manque qui la rongeait était si intense. Tiraillant chacun de ses muscles, presque insupportable. Mais, elle ne pouvait pas faire cela. Jamais elle ne retomberait aussi bas qu’elle était déjà tombée. Il avait suffi d’un seul instant, d’un seul instant pour que la jeune femme comprenne que ce n’était pas la sensation de la cocaïne dans ses veines qui lui manquaient, ni l’impression de planer dans un autre monde où elle n’avait aucun problème. Non. Ce qui lui manquait, c’était les mains de Milo sur son corps, ses baisers sur sa peau, ses regards possessifs sur elle. Milo était sa drogue. Milo était son addiction. Et cette addiction se trouvait devant elle, pour la première fois depuis des mois. C’était grâce à lui qu’elle vivait, se sentait si vivante, oubliait son mal-être constant. C’était à cause de lui qu’elle se sentait si perdue, si triste. Triste illusion. Triste ironie. La drogue permet d’oublier mais cause de grandes souffrances et de graves conséquences sur l’organisme. Milo était le plus grand danger pour Eileen. Elle vivait dans l'excès, droguée aux sentiments et aux effusions. La fascination qu'exerce un être sur un autre ne provient pas de ce qu'exhale sa personnalité à l'instant de la rencontre. C'est de la somme de tout son être que se dégage une drogue puissante capable de séduire et d'attacher. Eileen ne pouvait pas résister à Milo. Elle n’avait jamais pu. Mais dans sa nouvelle colère naissante, la jeune femme choisit de se battre. Elle avait lutter contre cette poudre blanche, elle pouvait se sevrer de Milo. Elle devait croire en elle-même, en sa force. Aidée par l’alcool, la haine se répandit dans tout son être, de la haine à l’amour ne dit-on pas qu’il n’y a qu’un pas ? L’adrénaline afflua dans son sang et elle explosa. Pour la première fois de sa vie, elle se battait, elle ripostait face à cet homme, cette drogue dont elle avait tant besoin.

La poudre vola, atterrissant sur le visage d’Apollon de Milo. Et d’une voix rageuse, elle lui cria des insultes, des mots froids et durs, des paroles qui n’avaient jamais franchi le seuil de ses lèvres quand elle s’adressait à Milo. Mais, n’ayant que peu d’assurance, d’entrainement et ne pouvant pas lutter éternellement contre ses sentiments, il ne suffit que de quelques phrases assassines de la part de son ancien amant pour faire voler son cœur en éclat. Parler avec lui ne servait à rien. S’énerver, crier, s’égosiller n’avait aucun but face à cet homme maitre de la réplique acerbe et fait de marbre. Il ne ressentait pas le moindre sentiment alors à quoi bon chercher à le blesser ? La fuite restait encore et toujours la meilleure solution avec Milo. Sauf que ce soir-là, c’était la première fois qu’Eileen avait le courage de lui tenir tête et de partir, de s’éloigner, de ne pas retomber dans ses bras et se faire baiser comme une autre de ces filles qu’il prenait contre les cabines sales des toilettes de tous les bars et clubs de la ville. Eileen n’était pas comme celles-là. Jamais elle n’avait accepté cela, mais ce soir, ce soir alors que leur situation avait changer, peut-être aurait-il eu l’audace de la traiter comme toutes ces salopes sans aucune estime. Elle n’était peut-être pas encore un tigre rugissant mais elle avait su sortir ses griffes. Avant de craquer une nouvelle fois, elle se réfugia dans une des cabines fermant la porte pour ne pas que Milo puisse entrer. Elle était séparée de lui par une cloison. Elle était enfin en sécurité, même si elle savait très bien que le jeune homme n’avait pas quitter la pièce. Elle entendait encore sa respiration et par les bruits qu’il faisait, elle pouvait clairement dire qu’il était en train de fumer. Une fois enfermée dans cette cabine, Eileen se permit de craquer. Elle sentait que ses nerfs allaient lâcher. Fuir Milo de la sorte était certainement la chose la plus dure qu’elle avait dû faire dans sa triste et courte vie. Se laissant tomber sur le carrelage froid et souillé d’immondices, la jeune femme prit sa tête entre ses mains et laissa ses larmes rouler le long de ses joues. Cela faisait tellement mal. Elle ne pouvait réprimer ses sanglots et elle s’en fichait que Milo puisse l’entendre. Elle ne sortirait de toute façon pas tant qu’il serait là. Elle ne voulait plus jamais le voir. Pour l’oublier, pour se sevrer de cette drogue, pour soigner son cœur meurtri, elle devait s’éloigner à jamais. Essayant de se calmer, la jeune femme sort son téléphone de sa petite pochette contenant ses affaires de maquillage et sa carte de crédit. Peut-être devrait-elle appeler Jace pour qu’il vienne la chercher ? Il allait certainement la tuer de s’être mis dans une situation pareille mais elle ne savait plus quoi faire. Son cœur la faisait tellement souffrir. Alors qu’elle allait composer le numéro de son frère, prête à subir les conséquences de ses actes, un bruit attira son attention.

La porte des toilettes venait de s’ouvrir de nouveau. Milo était-il sorti ? non, elle pouvait encore entendre distinctement son souffle appuyé contre la paroi qui les séparait. Une voix qu’elle connaissait déjà pour avoir repoussé le propriétaire plus tôt dans la soirée retentit dans la pièce. « Elle a déjà trouvé quelqu’un d’autre cette salope ? C’est que c’est une rapide dis donc. On partage dès que tu as finis ? » Eileen grimaça alors que son palpitant se serrait dans sa poitrine. De toute façon, la plupart du temps, elle n’était vue que comme une prostituée, une salope. Mais ce mec n’avait vraiment pas de chance puisqu’il ne s’adressait vraiment pas à la bonne personne. Il venait de la traiter comme de la merde, comme un coup rapide devant la personne la plus possessive envers Eileen existant sur cette Terre. « Dégage avant que j'explose ta cervelle contre le mur. » La voix explosive et menaçante de Milo retentit dans la pièce clouant sur place le vieux porc. Il se répéta une nouvelle fois et l’homme du prendre la fuite puisqu’elle entendit de nouveau le battant de la porte des toilettes. Pétrifiée par la colère de son ancien amant, Eileen n’osait plus bouger. Elle s’était redressée et avait séché ses pleurs, oubliant ses idées d’appels à l’aide. La main qui s’abattit violement contre la cabine la fit sursauter de plus belle. Mais lorsque la voix de Milo s’éleva une nouvelle fois, ce n’est pas avec peur qu’Eileen réagit. « Et toi, tu te la fermes et tu sors immédiatement de là. » Son sang ne fit qu’un tour. Comment osait-il lui parler ainsi. Certes, il l’avait déjà fait. Mais aujourd’hui ils n’étaient plus rien. Il n’avait plus aucun droit sur elle. Elle n’était plus son objet. Elle avait sa propre âme et sa propre conscience. Elle ne se laisserait plus dicter sa conduite. Énervée comme jamais, Eileen ouvrit la porte d’un coup sec et l’envoya contre le mur. Elle semblait folle avec ses cheveux décoiffés, ses yeux rouges et bouffis qui lançaient des éclairs, les traces de mascara sur ses joues mêlés aux larmes, son souffle court et rapide. Le regard meurtrier qu’elle lui lança aurait couté la vie à Milo si il avait pu tuer. « Non mais tu te prends pour qui là ? Je fais ce que je veux de ma vie. T’es qui pour me donner des ordres ? T’as cru quoi toi ? Que tu pouvais me traiter comme de la merde comme avant ? Non, ça s’est fini. Terminé depuis le dernier jour où l’on s’est vu. J’en ai ma claque d’être prise pour ton objet, que de me traite comme de la merde. J’aurai pu crever et t’en avais rien à foutre. Alors écoute-moi bien et ancre ses paroles dans ta tête. Je fais ce que je veux de ma vie. Je fais ce que je veux de MON cul. Si je veux me faire baiser dans des chiottes minables, je le fais. T’es qui toi pour me casser mes coups ? Personne. T’es personne Milo et tu ne seras plus jamais personne pour moi. C’est toi qui dégage. C’est toi qui sors. Mais tu sors de ma vie et tu laisses mes putain de plans cul tranquille. Je couche avec qui je veux même si c’est la totalité de L.A. Et toi tu vas foutre ta queue dans tous les vagins du pays si ça peut te faire plaisir. Mais tu me FOUS LA PAIX ». Elle hurle. Elle bouge ses mains dans tous les sens et parfois elle n’hésite pas à lui frapper violement le bras pour appuyer ses dires. Ses émotions partent dans tous les sens. Elle ne se contrôle plus. Elle ne contrôle plus rien. Elle ne sait même pas si ce qu’elle vient de dire à du sens pour Milo, si elle a été capable de parler correctement avec tout l’alcool qu’elle a bu. Elle ne fait même pas attention à la quantité de mensonges qu’elle vient de déblatérer. Mais pour la première fois de sa vie, elle vient de dire à Milo d’aller se faire foutre. Alors pourquoi ne se sent elle pas soulagée ? Pourquoi souffre-t-elle encore plus qu’avant ? Elle lui lance un dernier regard meurtrier avant de prendre le même chemin emprunté par le mec qui voulait la baiser. Elle veut sortir de ce bar, sorti de ses toilettes, loin de Milo. Elle ne peut pas s’arrêter, elle ne peut pas le regarder sinon elle craquera. Elle a tellement besoin de lui mais tellement besoin d’être loin de lui. Plus rien n’est logique. Plus rien n’a de sens. Et elle fuit. Elle part loin sans regarder si Milo lui court après pour lui faire ravaler ses mots irrespectueux, sans se rendre compte qu’elle vient de laisser sa pochette sur le sol miteux des toilettes.

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