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N°1045 ⁙ a night to remember.. ❨ mollins ❩

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MessageSujet: N°1045 ⁙ a night to remember.. ❨ mollins ❩ Jeu 27 Sep - 23:19

it never easy to say the truth

( hollywood hills residence — with anna morello )

It’s morning, you wake, a sun ray hits your face Smeared makeup as we lay in the wake of destruction Hush baby, speak softly, tell me you’re awfully sorry That you pushed me into the coffee table last night So I can push you off me Try and touch me so I can scream at you not to touch me Run out the room and I’ll follow you like a lost puppy Baby, without you I’m nothing, I’m so lost, hug me Then tell me how ugly I am, but that you’ll always love me Then after that, shove me, in the aftermath of the Destructive path that we’re on, two psychopaths but we Know that no matter how many knives we put in each other’s backs That we’ll have each other’s backs, ’cause we’re that lucky Together, we move mountains, let’s not make mountains out of molehills, You hit me twice, yeah, but who’s countin’? I may have hit you three times, I’m startin’ to lose count But together, we’ll live forever, we found the youth fountain Our love is crazy, we’re nuts, but I refuse counsellin’ This house is too huge, if you move out I’ll burn all two thousand Square feet of it to the ground, ain’t shit you can do about it ‘Cause with you I’m in my fuckin’ mind, without you I’m out it ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

Une minute c’est tout ce qu’il faut que pour dans une vie tout bascule, il ne faut que soixante petite secondes pour voir tout ce que l’on a toujours pensé vous rappelle à quel point rien n’est moins certain. Personne ne peut prétendre avoir le contrôle sur quoique ce soit assez pour nous rappeler que rapidement la vie peut changer et dans un instant tout peut arriver. Ses mains dans le corps palpant au rythme effréné ce cœur si fragile qu’il tenait tentant vaillamment de faire rebattre sans succès. Combien de temps avait-il était là à murmurer à lui-même, mais surtout à cette femme de faire cet effort de se battre et que le moniteur daigner à lui donner le son qu’il espérait en vain. Il savait que tout était perdu que durant la minute qu’il avait suivie elle s’en était allé dans un meilleur monde selon certain tandis que lui n’en croyais rien. Aidan n’avait jamais cru à cette idée de la vie après la mort, selon lui les gens mourraient et c’est tout. Parfois il pouvait être fermé à des idées bien arrêté et pourtant médecin qu’il était il était avant tout un scientifique croyant ce qu’il voyait devant lui. S’il croyait au miracle ? Ce n’était à ses yeux qu’un mythe où chacun choisissait sa destinée pourtant lui mieux que personne pouvait savoir que personne n’avait le contrôle sur les choses pas quand il était marié à une femme qu’il refusait de toucher ou même de se trouver au plus proche raison pour laquelle il avait enchainé les gardes. Il avait eu besoin de faire plus d’heures qu’il aurait dû. Grace fut d’ailleurs surprise de le voir quand elle savait qu’il avait très peu dormi voir peut-être pas et pourtant il ne l’avait pas écouté un seul instant quand elle lui avait suggéré de se reposer. Il avait balayé son idée en quelques secondes sachant parfaitement qu’elle ne tenterait pas de le convaincre quand elle-même faisait pareil. Fuir une certaine réalité pour se concentrer sur ceux qu’il savait mieux faire. Sauver des vies sauf que ce soir-là ce ne fut pas le cas. Il n’avait rien fait de cela, il n’avait pas sauvé de vie. Il n’avait pas eu cette sensation d’avoir servit à quelque chose. « Docteur Collins.. » Aidan ne répond pas, il fixe le moniteur priant à cette chose qui demeurait invraisemblable pour lui. Un miracle de voir le son d’un battement apparaitre, mais il sait que ça n’arrivera pas, il en est conscient, mais il se refuse à l’accepter. « Docteur Collins » répète l’infirmière de garde avec lequel il a l’habitude de travailler pour finalement soupirer laissant se cœur abimé se stopper net et s’éloigner du corps qui demeure sans vie. La tête baissée, il retire ses gants pour regarder l’heure annonçant le décès avant de laisser un coup de pied se faire entendre laissant les quelques instruments au plus loin tomber au ras du sol sans que personne ne dise quoique ce soit. Il ne dit rien si ce n’est de sortir de la salle avant de passer une main dans ses cheveux. Les yeux fermés, il déteste savoir ce qui va se passer. Il a toujours été connu pour être quelqu’un de dur, parfois même froid, mais un brillant chirurgien qui ne laisse pas allez pas ses sentiments, car mieux que personne il sait à quel point cela est une erreur de s’attacher à un patient. Toutefois, à cet instant une sensation l’envahit celle de la culpabilité de ne pas avoir pu sauver cette femme, mère de famille d’un petit garçon qui lui avait demandé de sauver sa maman et de ce mari désemparé à l’idée de perdre certainement la femme de sa vie. Il n’a pas la force d’aller dans cette autre salle pour leur annoncer la nouvelle pourtant, il sait qu’il doit le faire. D’un geste sa tête se tourne quand il sent l’une des mains de sa meilleure amie sur son épaule. Il peut voir parfaitement son inquiétude, les yeux rouges de Aidan montre à quel point il n’a pas dormi, elle sait que quelque chose ne va pas, mais pourtant ne dit rien un court instant. « Tu veux que je le fasse ? » Aidan reste quelques secondes silencieux secouant négativement la tête. Il est incapable de le faire, mais il sait qu’il le doit, c’est à lui de prendre la responsabilité de ne pas avoir sauvé cette femme. « Non c'est à moi de le faire » il ne dit rien de plus pour finalement se redresser sur lui-même et marcher vers cette salle d’attente sachant qu’il va détruire des vies qui avait confiance en lui. Il n’a pas besoin de le savoir, il le sait parfaitement même s’il cela faisait longtemps en réalité qu’il n’avait perdu quelqu’un et avait oublié presque l’effet que cela pouvait faire, à quel point cela pouvait être destructeur de ne pas réussir à sauver quelqu’un et cela malgré les efforts faits. Il n’avait pas pu rester bien longtemps lorsqu’il voit le mari et son fils s’effondré et cela malgré ses mots il savait que cela ne serait pas suffisant si d’habitude, il réussissait à toujours garder une certaine distance cette fois-ci il n’en était pas capable, car au fond de lui beaucoup trop de sentiments ne cessaient de s’entremêler notamment les derniers messages échangés avec Anna avant qu’il finisse par couper court à la conversation et trouve refuge là où il avait toujours trouver réconfort. A l’hôpital qui avait fini par devenir ce soir présentement un vrai calvaire. Aidan marche au sein de l’hôpital avant de relever son regard vers l’entrée pour apercevoir sa femme dans une robe de soirée à laquelle il n’est pas surpris de la voir, mais ne peut s’empêcher de foncer les sourcils lorsqu’il la voit. Dans un geste, Aidan tente de faire demi tour avant d’entendre le son de sa femme l’interloquait pour presque courir vers lui faisant un bruit inimaginable avec ses talons. « Gabriella c’est pas le moment » elle n’avait pas la moindre idée à quel point il n’était pas d’humeur à jouer la comédie pas ce soir, mais elle semble ne pas vouloir écouter ce qu’il dit et encore moins à le laisser tranquille finalement prenant par son bras il la redirige vers une salle vide avant de fermer la porte derrière lui. « Je suis pas d’humeur à entendre une esclandre ou a jouer la comédie, pas ce soir ! » il fixe froidement Gabriella qui semble ne pas prendre compte ce qui lui dit pour rapidement lui donner le costume qu’elle tenait en main. « C’est bien dommage parce que tu n’as pas le choix, on a un dîner je te le rappel au cas où tu l'as oublié donc prend sur toi et puis tu ne voudrais quand même pas décevoir ta sœur.. une nouvelle fois ! » son regard est dur, prenant violemment le costume des mains, il ne dit rien. En réalité, il avait oublié cette soirée organisé par Gabriella, mais particulièrement aussi par sa sœur qui tentait dans un geste presque romantique qu’elle était d’imaginer cette famille qu’ils n’étaient pas et ne serait pas. Pendant un geste où il était parti se changer, il espérait presque qu’Anna ne soit pas là. Il n’avait pas envie de devoir faire semblant pas quand la dernière fois où il lui avait parlé il n’avait pas pu faire naître sa jalousie à l’idée de l’imaginer poser pour Silas Specter, mais plus encore de ne porter rien face à cet homme qui durant l’espace de quelque seconde lui donnait l’envie d’être violent. Inspirant profondément il se plaça devant le miroir pour se concentrer sur cette cravate avant de finalement lâcher l’affaire la laissant dans sa poche. Gabrielle ne mit pas longtemps à arriver prête à faire un scandale pour une simple cravate l’assurant qu’il la mettrait une fois chez le père de la jeune femme. Dans la voiture il était resté silencieux fixant l’horizon devant lui n’écoutant pas Gabriella qui ne cessait de parler de choses futiles à laquelle cela ne l’intéressait pas. Ils n’étaient pas le genre de couple à se demander comment s’était passé leur journée ou à réellement s’intéresser à la vie de chacun pour la simple et bonne raison qu’ils n’en étaient pas un, Aidan faisait semblant peut-être trop que lui-même n’arrivait plus à savoir sur quel pied dansé. Il aurait bien voulu demandé si Anna serait là, mais il savait que cela semblerait étrange que la seule à laquelle il souhaite parler ce fut celle que tout le monde considérait comme sa belle-sœur alors qu’elle était tellement plus à ses yeux. Il n’eut pas réellement besoin de se poser la question bien longtemps quand ils furent arriver et que lorsqu’il sonna à la porte il vint à voir Anna leur ouvrir sourire aux lèvres, elle vit rapidement la jeune femme le perdre quand les deux jeunes amants croisèrent leur regard avant d’entendre Gabriella entrer râlant encore et toujours pour cette foutu cravate qu’il n’avait toujours pas mit assez pour le ramener à une certaine réalité où ce soir il aurait bien eu besoin d’oublier. Fixant une dernière fois Anna, il ne lui avait pas laissé le temps de parler, son regard avait remarqué que sa sœur n’était pas encore là assez pour qu’il se dirige vers une des chambres pour tenter comme il pouvait de reprendre le dessus et tenter de mettre cette maudit cravate où le nœud lui semblait perdu d’avance. Il avait entendu la porte s’ouvrir, il n’avait pas réellement besoin de se demander qui cela pouvait être, il arrivait à la sentir rien qu’à son parfum il savait que c’était elle Anna. Sa Anna qui venait d’arriver où elle était resté quelques instant à quelques mètre de lui avant de finalement s’approcher pour prendre les choses aux mains quand celle-ci tenta de l’aider avec cet objet de torture. Malgré qu’il n’avait rien dit ou l’avait presque évité face à sa jalousie qu’il n’avait pas pu contrôler, il n’avait pas été aveugle à ce point de voir qu’elle était égal à sa beauté. « J’aurais dû te le dire avant » il manque un temps d’arrêt avant de voir le regard de Anna croiser le sien « Tu es magnifique Anna.. » il voit le sourire de la jeune femme se dessiner assez pour qu’il ne puisse s’empêcher de faire de même. Il sait parfaitement qu’il ne devrait pas qu’à tout moment quelqu’un pourrait rentrer et les voir, mais il ne peut pas s’empêcher de laisser sa main glisser le long de la joue de la jeune femme où l’envie de l’embrasser était plus forte que jamais, mais se retient malgré lui. « J’aurai dû également t’appeler, mais j’avais besoin de réfléchir et puis finalement je suis parti bossé » lâche-t-il voyant Anna l’écoutait attentivement avant de sentir les mains de la jeune femme se poser contre son torse et de le fixer sans rien dire comme si elle savait déjà ce qui se passait en lui. « Tu m’as manqué  » finit-il par murmuré doucement à l’oreille de la jeune femme pour déposer un doux baiser sur la joue de la jeune femme. Il est conscient du risque qu’il prend, mais pendant un bref instant il n’avait pas pu contrôler quoique ce soit  « Et merci pour la cravate » déclare-t-il d'un air amusé où voir le sourire de Anna le réconforte durant quelques secondes assez pour que toute ses idées noirs vint pendant un bref instant à s’envoler.
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MessageSujet: Re: N°1045 ⁙ a night to remember.. ❨ mollins ❩ Mer 7 Nov - 11:59

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( hollywood hills residence — with anna morello )

It’s morning, you wake, a sun ray hits your face Smeared makeup as we lay in the wake of destruction Hush baby, speak softly, tell me you’re awfully sorry That you pushed me into the coffee table last night So I can push you off me Try and touch me so I can scream at you not to touch me Run out the room and I’ll follow you like a lost puppy Baby, without you I’m nothing, I’m so lost, hug me Then tell me how ugly I am, but that you’ll always love me Then after that, shove me, in the aftermath of the Destructive path that we’re on, two psychopaths but we Know that no matter how many knives we put in each other’s backs That we’ll have each other’s backs, ’cause we’re that lucky Together, we move mountains, let’s not make mountains out of molehills, You hit me twice, yeah, but who’s countin’? I may have hit you three times, I’m startin’ to lose count But together, we’ll live forever, we found the youth fountain Our love is crazy, we’re nuts, but I refuse counsellin’ This house is too huge, if you move out I’ll burn all two thousand Square feet of it to the ground, ain’t shit you can do about it ‘Cause with you I’m in my fuckin’ mind, without you I’m out it ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

Ouvrir un corps, recoudre des vaisseaux sanguins, arrêter une hémorragie étaient des actions qu’elle maîtrisait. Des gestes minutieux qu’elle avait appris et qu’elle continuait d’apprendre jour après jour. On lui avait enseigné, on lui avait montré comment faire, où couper, comment trouver la source d’une anomalie. Elle avait les yeux d’une chirurgienne, observant chaque cliché d’une radiologie avec précision, pour être certaine de ne pas manquer une masse à peine perceptible pour le regard des moins avertis. Mais elle n’était pas comme tout le monde, elle n’avait jamais souhaité l’être. Elle n’avait jamais eu l’envie de faire comme tous les autres, de se tourner vers une carrière facile. Alors quotidiennement, elle se battait désormais pour sauver des vies que le destin voulait prendre, elle relançait des cœurs défaillants, elle luttait pour éradiquer la souffrance des corps et pour atténuer la tristesse des familles et des patients. Elle restait debout de longues heures, oubliant la notion du temps, maltraitant ses muscles endoloris par cette position confortable pour protéger les autres. Elle avait pris la décision de dédier sa vie aux autres. Pas à elle, uniquement à tous ces êtres n’ayant personne pour venir leur porter au secours. Des hommes et des femmes qu’elle ne connaissait pas, des hommes et des femmes qui n’avaient pas leur place dans son existence mais qui se transformaient en des patients dont elle découvrait l’intérieur de l’âme. Car certains lui parlaient, ils se dévoilaient à elle, semblant ressentir ce besoin d’expier leurs péchés avant une opération difficile. Et pour les autres, dès la première incision au scalpel, elle fouillait dans leurs cellules, elle contemplait ce qui faisait qu’ils étaient un être humain, qu’ils étaient en vie. Forcément, elle ne pouvait pas sauver tout le monde, elle n’avait pas tous les pouvoirs, elle ne tenait pas entre ses mains cette baguette magique pour rendre la vie éternelle. Elle avait vu mourir sur ce brancard des personnes dont le cœur s’était arrêté, cette pompe refusant de continuer à ramener le sang dans chaque cellule. Elle avait senti le toucher froid d’un corps sans vie. Elle avait annoncé des décès à des familles endeuillées, répétant des mots réconfortants pour éponger leur peine, pour rendre l’insurmontable légèrement plus acceptable. Elle était accoutumée à cette vision de la mort, à cette sensation qui remplissait son abdomen chaque fois qu’elle comprenait qu’il était trop tard. Qu’ils ne pouvaient plus rien faire. Certains continuaient de la hanter, de faire partie intégrante d’elle, parce qu’ils l’avaient marqué plus que d’autres. Parce qu’ils étaient ce rappel constant qu’elle n’était pas Dieu, qu’elle ne pouvait pas sauver tout le monde, empêcher l’univers de basculer. Mais pourtant, c’était ce qui la poussait à se battre davantage. A ne jamais abandonner. Malgré le manque permanent de sommeil qui tirait ses traits et qui creusait d’épais cernes sous ses paupières. Malgré la fatigue qui était permanente dans ses veines, elle ne renonçait jamais à sa destinée, certaine d’avoir trouvé la voie parfaite pour elle. Elle vibrait pour toute cette adrénaline, pour ce quotidien où continuellement elle sentait les battements de son palpitant sous ses côtes. Rien ne pouvait la galvaniser plus. Il n’y avait rien de plus plaisant pour elle. Et quand elle fit le dernier point de suture, symbolisant la fin de l’opération, un immense sourire apparut sur ses lèvres derrière son masque. Ils avaient réussi. Ils étaient parvenus à renverser la tendance, à stabiliser ce cœur chancelant et à ramener de la lumière dans cet univers parfois trop noir. « Morello je vous laisse vous occuper du reste », la voix du chirurgien face à elle lui fit lever la tête et sans attendre elle lui fit un signe pour affirmer qu’elle allait se charger de toutes les démarches qui suivaient. Rapidement, elle fit ce qu’on lui avait appris, laissant les infirmiers conduire le patient dans la salle de réveil, elle se dirigea vers la porte, enlevant ses gants et sa tenue stérile pour quitter le bloc opératoire. Elle s’arrêta, suivit par deux de ses internes silencieux qui semblaient toujours chercher leurs mots avec elle, apparemment effrayés à l’idée de la voir dévoiler l’explosivité des Morello. « Sanchez vous surveillez les constantes de Madame Delgado. Au moindre problème ou à la moindre anomalie vous m’appelez immédiatement. Robinson vous retournez aux urgences pour aider et je vous interdis de tuer un patient ! », sa voix autoritaire montrait qu’elle ne rigolait pas et tout son sérieux envers ses élèves. Elle faisait de son mieux pour enseigner, pour leur apprendre tout ce qu’elle savait, cependant elle savait aussi qu’elle se devait de garder une distance avec ces jeunes insouciants. Qu’ils devaient s’endurcir pour affronter la réalité du métier. Alors elle ne les ménageait pas, elle était dure pour qu’ils comprennent, pour qu’ils ne soient pas des cœurs fragiles. Parce qu’ils ne pouvaient pas se permettre d’être emportés par leurs émotions dans ces couloirs blancs. Il n’y avait guère de place pour les sentiments entre ces murs angoissants. Et elle le savait bien, même si elle était la première à s’être fourvoyée, à s’être laissée emporter par le courant vers une île paradisiaque. Elle avait cessé de penser en chirurgienne, la femme en elle avait repris le dessus et avait mené la guerre avec férocité pour l’amour d’Aidan. En guerrière armée, elle s’était battue pour cet homme responsable des sursauts de son organe vital, responsable des fourmillements dans sa poitrine. Elle avait plongé dans l’océan de l’amour et depuis elle y nageait, parfois chahutée par la violence du courant, et savourant parfois le calme de la mer et le bruit de l’eau. Malheureusement ces derniers temps, les tempêtes emportaient son corps contre les rochers et menaçaient de la noyer et elle savait pourquoi, pour quelle raison, les vents étaient puissants tout autour d’elle. Parce qu’enfin elle avait été honnête, elle s’était défaite de ce poids dans sa poitrine en avouant son amitié avec Silas à Aidan. Elle lui avait tout dit, refusant de garder le secret plus longtemps, même si elle savait qu’elle aurait dû le faire plus tôt. Elle avait tout évoqué, même les photographies et depuis elle nageait à l’inverse du courant, luttant pour ne pas voir ses poumons se remplir d’eau glacée. Elle comprenait sa jalousie, mais quelque part elle lui en voulait aussi de lui imposer ce silence. De ne pas lui faire confiance, tandis qu’elle lui avait promis qu’ils n’étaient que des amis. Elle avait espéré qu’il parviendrait à la croire mais ce n’était pas le cas. Et cela venait faire naître un pincement dans sa cage thoracique. Pourtant, elle n’eut pas le temps de se focaliser sur ses pensées, le regard porté sur les aiguilles de l’horloge, elle se rendit immédiatement dans les vestiaires pour se changer. Arrivée face à son casier, elle récupéra toutes ses affaires, dont la robe protégée dans sa housse, pour aller se préparer. Sa volonté de se rendre à ce dîner avoisinait la négative, toutefois elle avait promis à son père, alors elle ne pouvait plus faire marche arrière. Elle n’avait plus le droit de reculer en trouvant une énième excuse ridicule. De longues minutes plus tard, vêtue de sa longue robe dorée, elle termina de replacer ses mèches de sa chevelure ondulée et elle sortit de la pièce pour retrouver le monde extérieur. Elle vit rapidement Brett s’avancer vers elle, un sourire aux lèvres, comme à l’accoutumé quand il l’observait. « Et bien dis donc Anna, je suis déçu qu’on ait pas le droit de te voir comme ça plus souvent à l’hôpital. », elle se mit à rire, habituée à ses perpétuelles tentatives de séduction à son attention. « Le but n’est pas de déconcentrer tout le monde je te signale. Bon courage pour ta garde. », elle lui adressa un dernier regard et sans attendre plus longtemps, elle commença le trajet jusqu’à la bâtisse de ses parents. Occupant son esprit tout le long de la route, elle essaya de se rassurer elle-même, de se dire que tout allait bien se passer, même si quelque part elle en doutait. Et lorsqu’elle franchit le seuil de la maison familiale, elle fut étonnée d’être la première, consciente d’être malgré tout déjà en retard. Elle eut simplement le temps de saluer ses parents en embrassant leurs joues pour y déposer un baiser qu’elle fut percutée par le bruit de la sonnette. « J’y vais. », ne laissant pas l’occasion à son père et à sa mère de bouger, elle s’avança vers la porte, détendant les traits de son visage par un sourire timide à des années lumière des sensations frappant ses entrailles. Son regard s’ancra instantanément dans les yeux de l’homme devant elle et quelques secondes, elle oublia qui elle était, emportée par le bruit de son muscle cardiaque dans sa poitrine. Elle ne bougea pas durant un instant, perdue dans cette contemplation interdite. Mais la voix de sa sœur finit par la ramener sur terre et si elle mit un moment à réactiver les cellules de son organisme, quand elle vit Aidan s’éloigner, emportée par la folie et par les voix émotionnelles dans sa tête, elle décida de le suivre. N’écoutant pas une raison absente de sa boîte crânienne, elle se faufila derrière lui, elle ouvrit la porte de la chambre et elle fixa sa silhouette de dos, admirant la carrure de ses épaules et cet aura tout autour de lui qui la faisait chavirer. De loin, elle s’amusa de la bataille qu’il menait contre une vulgaire cravate et laissant échapper un petit soupir, elle s’approcha pour l’aider, apparemment plus douée que lui avec ce bout de tissu. « J’aurais dû te le dire avant », elle leva les yeux dans sa direction, attendant patiemment la suite de sa phrase, ou ce qu’il comptait lui annoncer. « Tu es magnifique Anna.. », elle put sentir son palpitant reprendre un rythme normal et le sourire sur ses lèvres s’agrandit pour marquer qu’il parvenait à la toucher avec ses mots. « T’es pas mal dans ton genre aussi, même sans cravate d’ailleurs. », elle parla d’une voix douce, que lui seul pouvait provoquer, dont il était le responsable. Parce qu’il l’avait changé, et quand elle était à ses côtés, elle n’était plus totalement la même. Délicatement la main d’Aidan se posa sur sa joue et elle savoura la douce caresse de ses doigts contre sa peau fine. « J’aurai dû également t’appeler, mais j’avais besoin de réfléchir et puis finalement je suis parti bosser », elle connaissait les engagements imposés par son métier, parce qu’ils partageaient les mêmes et les prunelles perdues dans les siennes, elle savait qu’elle n’était pas capable de lui en vouloir longtemps. Elle n’y arrivait pas et elle n’en avait pas envie, alors elle le marqua en posant ses mains sur le torse du jeune homme pour lui rappeler qu’elle était là, qu’elle comprenait. « Tu m’as manqué », et il n’avait pas idée à quel point il avait pu lui manquer à elle aussi. A quel point, le temps lui était paru long depuis leur dernière conversation. Et elle était heureuse de pouvoir le retrouver, même un court moment. « Ne t’en fais pas je comprends mais toi aussi tu m’as manqué tu sais… », plus qu’elle ne pouvait le dire, plus qu’elle n’avait le courage de l’avouer ouvertement. Au fur et à mesure, ses sentiments étaient devenus vitaux, ils étaient viscéraux, aussi nécessaires que l’air pénétrant dans ses poumons. « Et merci pour la cravate » , elle émit un nouveau rire sonore, toujours pas prête à s’éloigner, à le laisser partir. Elle maintint cette proximité entre eux, passant une main dans les mèches brunes du chirurgien pour le recoiffer. « Apparemment les chirurgiens semblent plus doués pour opérer que pour mettre des cravates on dirait. », elle le taquinait, le visage éclairé par une lueur malicieuse, comprenant sans qu’il soit nécessaire pour lui de parler qu’il en avait besoin. « Si tu veux, tu peux venir à la maison ce soir », elle tourna le regard vers lui de nouveau puis réalisant qu’il devait retourner avec les autres, elle s’éloigna, et après avoir lui offert un dernier sourire, elle se dirigea vers la pièce bruyante. Prête à commencer les hostilités.

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