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after all our memories — (malia)

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Wade Malone
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MessageSujet: after all our memories — (malia) after all our memories — (malia) EmptyMar 18 Sep - 23:04


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AFTER ALL OURS MEMORIES —
crédit/ psychotic bitch ♢ w/ malia pearson

“Poets often describe love as an emotion that we can't control, one that overwhelms logic and common sense. That's what it was like for me. I didn't plan on falling in love with you, and I doubt if you planned on falling in love with me. But once we met, it was clear that neither of us could control what was happening to us. We fell in love, despite our differences, and once we did, something rare and beautiful was created. For me, love like that has happened only once, and that's why every minute we spent together has been seared in my memory. I'll never forget a single moment of it.”

septembre 2018 — Wade n'a jamais vraiment détesté se réveiller depuis qu'il vit chez son cousin, Alec. Parce qu'il y a ces deux ou trois secondes où son esprit est vide, totalement vide. Malia n'est pas malade et leur enfant est encore en vie. Il la prend en photo, il la voit sourire et rire. C'est blanc et presque trop parfait pour être réel. Et puis, tout revient. La fausse couche, l'internement. Telle une flamme venant lécher les contours d'une photo, il revoit son visage, son expression si désespérée, comme un dernier appel à l'aide où percent mille questions et une accusation silencieuse. C'est noir et presque trop brutal. Assis dans un fauteuil confortable du Regal L.A. LIVE Stadium 14, le cinéma haut de gamme situé à la lisière du quartier de Downtown LA, Wade s'ennuie profondément devant le film projeté et ne peut s'empêcher de laisser son esprit s'égarer. Il ne sait même plus vraiment comment il en est arrivé à accepter cette invitation. Tournant légèrement la tête vers sa droite, il croise le regard tout aussi las de sa voisine, Hanae. « C'est moi ou c'est chiant ? » murmure-t-elle en levant les yeux au ciel et en essayant de trouver une position confortable. « Deuxième option » réplique Wade sur le même ton, incapable de garder son regard fixé sur l'écran plus de quelques secondes. « La prochaine fois, je choisis » lâche-t-elle dans un soupir tout en lançant un regard lourd de reproche à son voisin de droite, Adan, son petit ami officiel depuis quelques mois. Wade esquisse un sourire. Hanae et lui s'étaient rencontrés à l'University of Southern California Gould School of Law, alors qu'ils entamaient tous les deux leur troisième année d'étude. Vive, sarcastique et aux jolis traits asiatiques, la jeune fille lui a rapidement montré être la Mulan des temps modernes plutôt qu'une héroïne de shojo. Discrètement, elle tente de sortir son portable de sa poche et laisse échapper un second soupir en voyant l'heure s'afficher : il leur reste encore les trois quart du film. Elle claque sa langue contre son palais. De nature peu patiente, elle chuchote quelques mots à l'oreille d'Adan et se retourne finalement vers Wade, un air presque fier sur le visage. « J'ai dit que j'allais aux toilettes ». Un sourire ironique se dessine sur ses lèvres rosées. « Je t'avouerais que je ne compte pas forcément en revenir »  « Je t'accompagne » « Aux toilettes ? T'es bien entreprenant, jeune homme ! ». Ils rient, peut-être un peu trop fort car ils entendent plusieurs soupirs et même un silence merde qui a pour unique effet d'accentuer leur fou-rire. Quelques secondes plus tard, après avoir dérangé la rangée entière pour quitter la salle, Hanae éclate enfin de rire dans le hall du cinéma et Wade l'accompagne d'un léger sourire. « Le vieux à gauche, il nous a maudit sur trois générations » dit-elle comme si cela lui importait beaucoup tout en prenant place sur l'un des canapés mis à disposition des visiteurs. Wade l'imite juste après. Hanae n'a jamais cessé d'être ainsi, sans prise de tête et ne jugeant personne, et c'est peut-être le seul rayon de soleil qui brille actuellement plus ou moins dans son quotidien noir depuis deux ans. Même si les prises de nouvelle entre les deux anciens étudiants ont été plus souvent rares que régulières, il est toujours resté cette entente mutuelle, ce partenariat amical issu d'un projet en binôme pour un cours de droit pénal. Après avoir envoyé quelques messages, elle finit par se lever, lui indique qu'elle part acheter du pop-corn pour noyer sa peine d'avoir mis autant de dollars dans ce film aussi ennuyeux et disparaît de son champ de vision. Wade ne bouge pas. C'est constamment comme ça en vérité : au moindre instant de solitude, au moindre moment d'isolement, il se referme et songe à un passé qui ne le quitte pas. Deux ans plus tard, rien n'est fermé, tout est ouvert. Il enfouie ses mains dans son visage pour les passer ensuite dans ses cheveux. C'est un cauchemar. Il aurait besoin de prendre de cette poudre blanche qui le maintient plus ou moins en vie maintenant, tel un besoin vital. En fait, c'est un besoin vital. Son regard chocolat glisse distraitement sur son environnement, sur ce grand hall qui ne l'impressionne pas vraiment, et finit par se poser sur une inconnue, assise sur un autre canapé à quelques mètres de lui. Il fronce les sourcils, penche la tête légèrement sur le côté. On dirait -- l'inconnue tourne la tête vers lui. Son cœur rate un battement, sa respiration se coupe. Ce n'est pas une inconnue. Même dans le noir, il pourrait la reconnaître parce qu'il l'a bien trop souvent prise en photo pour l'oublier ; avec ses cheveux châtains et ses jolies pommettes, avec son sourire angélique et son regard enjôleur. C'est elle. C'est Malia Pearson.

C'est son ancienne héroïne, sa plus belle addiction


Dernière édition par Wade Malone le Ven 1 Mar - 11:16, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: after all our memories — (malia) after all our memories — (malia) EmptyJeu 27 Sep - 13:03


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“Poets often describe love as an emotion that we can't control, one that overwhelms logic and common sense. That's what it was like for me. I didn't plan on falling in love with you, and I doubt if oyu planned on fallin gin love with me. But once we met, it was clear that neither of us could control what was happening to us. We fell in love, despite our differences, and once we did, something rare and beautiful was created. For me, love like that has happened only once, and that's why every minute we spent together has been seared in my memory. I'll never forget a single moment of it.”

septembre 2018 — Encore un nouvel été qui touchait à sa fin, un nouvel été où Malia avait esquivé la plage, le soleil et les vagues. Elle qui adorait exposer son corps à l’astre rouge qui réchauffait la Terre, qui aimait sentir les rayons du soleil bruler sa peau pâle, qui ne pouvait se passer de plonger dans l’eau chaude couleur azur de l’océan Pacifique, avait estimé que ce n’était pas une bonne idée de tenter le diable. Mais pourquoi se mettre en maillot serait tenter le diable ? Pourquoi observer les jeunes filles taille mannequin sur les plages de Californie pourrait être dangereux pour la jeune femme ? Tout simplement parce qu’elle risquait de se comparer à leurs corps parfaits. Elle risquait de chercher des bourrelets inexistants sur son corps trop mince et de retomber dans ses vieux vices. La plage était donc exclue. Adieu le soleil, les bikinis et le bruit des vagues. Elle ne se rendait au bord de l’océan que tôt le matin ou lorsque la nuit était tombée pour son jogging journalier. C’était de gros sacrifices que Malia faisait. Mais, ils en valaient la peine car elle ne voulait pas retourner dans ce cercle vicieux qu’était l’anorexie et dont elle venait seulement de sortir. Les doux mois d’été étaient donc un calvaire pour la jeune femme. Elle n’avait pas encore repris l’université. Elle s’interdisait la plage et les baignades. Que lui restait-il ? Penser ? Non, ce n’était jamais bon. Trop risqué. Elle se noyait donc dans des vieux livres, ces énormes romans d’amour écrits à une autre époque, par des auteurs bien trop célèbre. Elle décortiquait leurs mots, s’imprégnait de leurs phrases et oubliait tous entres les pages de ces pavés. La littérature anglaise… c’est tout ce qu’il lui restait en été. Ces amis savaient parfaitement qu’il ne fallait pas la déranger pendant cette période difficile de sa vie, il savait qu’ils devaient attendre que le temps se rafraichisse légèrement avant de lui proposer des sorties. Certes, il faisait toujours beau en Californie, mais au moins, à partir du mois de septembre, l’envie irrépressible de se mettre en maillot disparaissait. Ce jour-là, ce fut sa cousine Laurel qui la sortit de son antre. Elle avait déclaré que maintenant que le mois de septembre était arrivé, amenant avec lui de jours d’automne, Malia pouvait de nouveau mettre le nez dehors. Et pour cela, elle avait choisi un lieu où il n’y avait aucun risque pour la jeune femme. Aucun risque qu’elle ne pense à son poids, à son corps. Ce lieu n’était autre que le cinéma. Malheureusement, il n’y avait rien de bien à l’affiche. Mais sa cousine avait insisté. Elle devait sortir de son appartement, arrêter de se prendre pour un rat de bibliothèque et profiter de la vie. Voilà donc comment Malia se retrouver dans une salle de cinéma noire, à moitié vide, a regardé un film qui ne l’intéressait absolument pas. Elle aimait les livres, sentir l’odeur du papier, la sensation des pages que l’on tourne. Pour elle, tout ce qui se passait sur un écran n’avait que peu d’intérêt. Mais, ce film était sans doute le summum de la nullité. Laurel avait acheté un grand pot de pop-corn caramélisé qu’elle avait passé la première moitié du film à manger, faisant un boucan hors norme. Cela avait au moins eu le mérite d’occuper Malia. Regarder sa cousine s’empiffrer était plus intéressant que ce navet. Seulement, Laurel avait fini son pot et d’ennui, la jeune femme avait fini par s’endormir, ronflant doucement sur son fauteuil. Oui, le film était vraiment génial. A bout de nerf, Malia avait entrepris d’essayer de réveiller Laurel pour lui faire comprendre qu’elle souhaitait partir. Mais, la jeune femme avait râlé « Tais-toi et profite du film. Tu resteras hors de ton antre d’ours jusqu’à au moins que les douze coups de minuit sonnent, cendrillon. ». Elle s’était ensuite retournée et elle avait continué sa petite sieste comme si de rien n’était. Depuis quand les gens venaient-ils au cinéma pour dormir ? Exaspérée, Malia renifla en secouant la tête. Cette sortie lui tapait sur les nerfs, ce film lui tapait sur les nerfs. Ne pouvant pas fixer l’écran une seconde de plus pour regarder ce navet, Malia décida de parcourir la salle, pour essayer de distinguer les occupants de la salle, leur inventer une vie. Elle avait déjà fait trois personnes assises devant elle, quand elle décida de s’occuper du côté gauche de la salle. Mais, il n’y avait plus personne. N’en pouvant plus, elle décida de sortir de la salle et d’attendre sa cousine dehors. Quand celle-ci aurait décidé de finir sa sieste. Mais ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’elle venait de commettre la plus grosse bêtise de la journée, de sa vie même en sortant de cette salle. A sa gauche, se trouvait l’homme qu’elle aimait plus que tout, celui qu’elle avait perdu à cause de ses conneries, l’homme qui occupait chacune de ses pensées. Wade Malone. Elle déglutit avec difficulté quand ses yeux croisèrent ceux de son ancien fiancé. Elle sentit son cœur se brisait une nouvelle fois dans sa poitrine et les larmes lui montèrent aux yeux. La jeune femme ne pouvait pas rester une seconde de plus ici, elle ne pourrait pas le supporter. Cela la faisait trop souffrir. Alors, elle fit ce qui lui semblait le mieux pour sa santé mentale, elle prit brusquement la fuite. Mais, dans sa précipitation, elle ne regarda pas là où elle allait et elle réussit à s’écraser comme une crêpe sur le sol du hall d’entrée du cinéma qui était heureusement presque vide… Mais pas assez vide… puisqu’il était là.


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MessageSujet: Re: after all our memories — (malia) after all our memories — (malia) EmptySam 6 Oct - 0:58


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Malia Pearson — Deux mots, sept syllabes, douze lettres et une âme chamboulée. Elle est toujours aussi belle à ses yeux, toujours aussi lumineuse. Comme la lune sur le courant des marées, Malia n'a cessé de rythmer les jours et les nuits de Wade, d'influencer de sa touche si particulière la vie du jeune homme. Son parfum délicat, sa mèche de cheveux qui lui glisse sur son front, ses lèvres recouverte de ce baume qui mes rendent si brillantes. Elle était là, elle est là, elle n'a jamais disparu de son quotidien : elle est restée, telle une tâche blanche dans la nuit noire, la lumière vacillante d'une bougie qui peine pourtant à rester allumée. Et ça brûle ; ça brûle si fort lorsque leurs regards se croisent. C'est aussi intense que lors de leur première rencontre mais c'est bien plus triste, bien plus douloureux. Il y a cette déchirante opposition, ce cruel oxymore dans ses sentiments. Un mélange subtil entre l'amour et le regret, entre une chaleur intense et un froid brutal. Oh ; tu es si belle mais c'est si triste -- Wade reste sans voix. Autour de lui, il n'y a plus rien. Ni les lumières du hall d'entrée, ni les visiteurs quittant la salle de cinéma. Aucun son, aucun bruit. Rien, excepté cette jeune femme à quelques mètres de lui. Il ne peut s'empêcher de la détailler, de noter les différences et tout ce qui a pu changer en deux ans. Son visage semble moins pâle, son corps légèrement moins frêle mais son regard reste tout aussi absent, telle une coquille vide. Et elle s'en va, elle part. Il la voit s'éloigner de plusieurs pas et c'est comme dans ses cauchemars, c'est exactement même comme dans ses cauchemars. Elle est là mais elle s'éloigne et il ne peut rien faire pour la rattraper. Tu l'as abandonnée, Wade. Tu l'as posée dans un coin de ta vie comme un livre dont l'histoire est trop dure à lire. Tu l'as lâchée, tu l'as lâchée parce que t'es qu'un lâche. Sa respiration devient saccadée, son cœur bat plus vite. Il se lève et au même moment, il la voit tomber, il la voit au sol dans ce hall si vide mais il ne sait pas ce qui est réellement le plus vide -- le hall, son regard, son âme. « Malia » souffle-t-il à voix haute et ça sonne tellement étrange. Deux ans, deux ans sans le prononcer, comme un mot interdit, comme si le dire rendrait la réalité encore plus dure, encore plus difficile. Il la rejoint en quelques pas mais n'ose cependant pas l'approcher. C'est comme si une bulle entourait la jeune femme, comme si un aura l'empêchait qu'il ne l'atteigne vraiment. Il se racle la gorge, repense à une citation qu'il a lu une nuit : et ainsi, les cinq sens concourent pour te créer à nouveau devant moi, bien que tu sois absente et si lointaine. Elle est là, devant lui, et il est incapable de dire quoi que ce soit. Il y a deux ans, il lui aurait peut-être lancé un trait d'humour, une remarque amusée pour dédramatiser dans le style t'es encore tombée sous mon charme. Mais pas ce soir, ce soir -- c'est impossible. « Besoin » (il se racle la gorge, s'humecte les lèvres tout en détournant le regard pour finalement revenir sur elle) « d'aide ? ». Il n'ose pas tendre la main vers Malia parce qu'il ne sait pas s'il en a le droit. Il avance encore d'un pas, réduisant la distance entre eux bien que sa raison lui crie de ne pas s'approcher plus. T'as pas le droit, Wade. T'as pas le droit d'empiéter dans sa bulle que t'as détruite deux ans plus tôt. Tu peux pas aller vers elle et lui demander si elle va bien parce que tu sais pertinent que c'est pas le cas. Il voudrait lui dire -- ça lui brûle les lèvres, si fort.

Il est en manque mais il ne sait pas si c'est d'héroïne ou de Malia


Dernière édition par Wade Malone le Ven 1 Mar - 11:19, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: after all our memories — (malia) after all our memories — (malia) EmptyMer 24 Oct - 18:31


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“Poets often describe love as an emotion that we can't control, one that overwhelms logic and common sense. That's what it was like for me. I didn't plan on falling in love with you, and I doubt if oyu planned on fallin gin love with me. But once we met, it was clear that neither of us could control what was happening to us. We fell in love, despite our differences, and once we did, something rare and beautiful was created. For me, love like that has happened only once, and that's why every minute we spent together has been seared in my memory. I'll never forget a single moment of it.”

septembre 2018 — Pourquoi ? C’est la seule question que Malia parvint à se poser. Pourquoi le sort s’acharne-t-il sur elle ? Pourquoi joue-t-il avec ses sentiments ? Qu’a-t-elle fait pour mériter cette souffrance immense qui lui poignarde le cœur à chaque seconde qui s’écoule ? Pourquoi est-il là devant elle ? Pourquoi le destin a-t-il décédé de les réunir une fois encore ? Cette douleur immense se rependait dans ses veines comme de la lave incandescence, laissant des trainées brulantes. Chacune des parcelles de peau apposée sur ses os, la faisait souffrir. Son estomac se retourna douloureusement alors qu’elle restait sans bouger. Assise sur le sol, tapissé de moquette noire du hall de cinéma, Malia n’avait même pas la force de se révéler. Elle n’en avait plus l’envie. Chaque once d’espoir qu’elle avait constitué au cours de ces deux années avait disparu. Elle sombrait de nouveau dans ce gouffre sans fin dans lequel elle était tombée quand Wade l’avait abandonné dans cet hôpital, avant de ne plus jamais lui donner de nouvelles. La vérité qu’elle s’était efforcée de se cacher durant ces vingt-quatre moi revenait la frapper en plein visage avec la force d’un ouragan. Elle avait tenté de se mentir, de se créer des illusions, de tromper son cerveau mais son cœur douloureux lui prouvait que son palpitant n’acceptait pas le mensonge. Elle ne pouvait pas mentir à son cœur sur ses sentiments. Elle aimait Wade, de tout son être, de toute son âme, de tout son cœur et ça n’avait jamais changé. Peut-être même que cela n’avait fait qu’augmenter car, malgré qu’elle ne l’ait regardé qu’une dizaine de seconde, elle ne pouvait s’empêcher de le trouver encore plus beau, plus séduisant. Elle n’avait qu’une envie, sentir de nouveau la douceur de ses lèvres sur les siennes, se blottir dans ses bras et avoir l’impression que rien au monde ne pouvait l’atteindre. Elle savait maintenant qu’elle l’aimait et qu’elle n’avait fait que se mentir. Elle était perdue à cet instant. Elle était noyée, inondée d’amour. Elle ne savait plus si elle vivait, si elle mangeait, si elle respirait, si elle parlait, la seule chose dont elle était certaine c’était qu’elle aimait Wade comme au premier jour. Il y a des douleurs telles que pour s’en libérer, il faudrait presque s’arracher le cœur. Malia restait immobile sur ce sol, la tête baissée, en silence, le cœur meurtri. Elle avait tellement mal qu’elle n’était pas capable de distinguer si cette douleur était mentale ou physique due à sa chute. Les larmes dévalées sur ses joues sans qu’elle ne puisse les retenir, laissant des traces humides et salées. Elle pleurait sans pouvoir s’arrêter, comme si ses gouttes d’eaux qui quittaient le berceau de ses yeux pouvaient apaiser sa peine, adoucir son cœur lourd, dénoyer le nœud qui lui serrer la gorge. Malia regardait ses mains tremblotantes, serrant les poings pour arrêter les tressauts incontrôlés. Elle sanglotait silencieusement, ne cherchant même pas à essayer de se reprendre. Assise sur le sol, si frêle, si fragile, elle semblait encore plus maigre qu’à l’ordinaire, comme si un simple coup de vent pouvait la briser telle une branche arracher d’un arbre lors d’une tempête. Mais, elle venait de subir un cataclysme, un cyclone qui l’avait terrassé sans lui laisser la moindre chance et il portait le nom de Wade. Elle hurlait intérieurement de souffrance, de désarroi, de peur mais elle restait de l’extérieur, qu’une coquille vide, sans âme. Comment trouverait-elle la force de continuer à vivre, de ne pas replonger après cette rencontre ? Elle n’en savait rien. Comment pourrait-elle le savoir alors qu’elle ne parvenait même pas à se relever ? Il n’y avait plus rien autour d’elle, seule l’enfer de sa souffrance qui l’engloutissait sans lui laisser la moindre chance, et le diable en personne, son démon personnel qui la regardait. Ce dernier s’approcha d’elle, criant ou murmurant son nom, elle ne pouvait pas en être sûre. Et comme un aimant attire son opposé, elle releva la tête à la voix de son amour sans pouvoir s’empêcher, deux moitiés qui se complètent. Ses yeux baignés de larmes rencontrèrent les prunelles noisettes de Wade et elle ferma une fraction de seconde les yeux face à la douleur émanent de sa poitrine. Le flot de larmes redoubla, toujours aussi silencieux. Wade s’arrêta à quelques pas d’elle, comme si lui aussi avec peur des conséquences de cette rencontre. Et, il lui demanda si elle avait besoin d’aide. Mais, il était absolument hors de question qu’elle se laisse toucher, elle ne pourrait pas supporter cette caresse doucereuse qui lui brulerait l’épiderme, laissant une brûlure au fer chaud, une marque incandescente, qu’elle sentirait pendant des jours. Incapable de parler, elle hocha faiblement la tête de droite à gauche pour lui signifier que non, elle n’avait pas besoin d’aide. Intérieurement, elle lui hurlait tellement de chose. Elle lui hurlait à quel point elle l’aimait, à quel point elle avait besoin de lui, qu’elle voulait qu’il la prenne dans ses bras et qu’ils oublient ses deux années passées l’un sans l’autre. Mais paradoxalement, elle lui criait comme une forcenée qu’elle ne voulait plus jamais le voir, qu’il fallait qu’il parte, qu’il la laisse prendre sa liberté, qu’elle voulait qu’il sorte de sa tête, qu’il libère son cœur. Elle dût bien attendre deux minutes de plus, avant de trouver la force d’exercer le moindre mouvement, de sortir de sa bulle, de revenir sur Terre, dans ce hall de cinéma. Et elle bougea, elle essaya de se mettre sur ses jambes, avant de s’apercevoir que ce n’était pas possible. Une douleur lancinante empoigna sa cheville, remontant le long de sa jambe et elle dut se rassoir en poussant un gémissement de douleur. Finalement, elle avait réellement dû se faire mal en tombant. « Putain, c’est pas vrai » murmura-t-elle telle une supplice, un appel au secours. Si elle ne pouvait pas marcher, elle ne pouvait pas fuir. Le destin semblait vraiment s’être ligué contre elle, ce soir-là. Ou au contraire, cherchait-il simplement à réunir deux âmes errantes, qui n’auraient jamais dû se séparer.  


Sans lui, elle n'est plus rien. Elle l'aime comme jamais... malgré toutes ces années, séparés
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MessageSujet: Re: after all our memories — (malia) after all our memories — (malia) EmptyVen 26 Oct - 22:26


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C'était comment avant ? Avant qu'il ne tombe amoureux de Malia et qu'elle bouscule tout son quotidien, qu'elle remette en question jusqu'à sa propre existence ? Il ne sait plus. Wade ne se rappelle absolument plus de ce qu'est un monde, un quotidien, une vie sans penser à Malia Pearson, cette fille aux cheveux doux et aux traits si délicats. C'est comme si toutes ces années avant cette soirée n'ont pas vraiment existé. C'était trop fade, trop intéressant pour être gardé en mémoire. Tout commence réellement lorsqu'il la voit pour la première fois. Il se rappelle de tout, du moindre détail de cet instant : sa respiration rapide, son mensonge inventé la seconde précédente, sa tentative maladroite pour l'aborder. C'est moi le photographe de la soirée, j'peux te prendre en photo près de la cheminée ? C'était si beau, si fort. Il revoit son sourire, il revoit son regard, si intense, si pur. Merde, elle rayonnait à en faire pâlir le soleil et rougir la lune. C'était elle son système solaire, son Etoile Polaire. Et brusquement, comme lorsqu'il se réveille, tout se noircit. Malia est de nouveau devant lui mais elle n'a plus cette lumière, elle n'est plus si vivante. Assise sur le sol, sur cette moquette sale dont la couleur noire tend vers le gris au fil des jours, elle semble bien plus fragile, bien plus petite. Et il sait -- il sait pertinemment ce qui traverse l'esprit de celle qui ne quitte jamais ses pensés : ce jour, cette scène. Pas leur première rencontre mais leur dernier moment à deux, l'acte final d'une pièce de théâtre digne d'un Shakespeare. Elle est dans ce couloir blanc qui semble si froid et elle le regarde, elle pleure, elle hurle son prénom. C'est déchirant, c'est angoissant. Ce jour là, il l'a abandonnée dans cet hôpital et ce sentiment entre le remord et les regrets, entre la raison et l'émotion, ce sentiment ne cesse de le hanter depuis deux ans. Merde, Wade, ça crève les yeux que tu l'aimes encore. Malia reste au sol, immobile, telle une poupée de cire que l'on n'ose toucher de peur de la briser. Malia, sa Malia, qui laisse des larmes dévaler ses joues si pâles. Elle pleure, elle sanglote alors que ses mains tremblent et que Wade est incapable d'amorcer le moindre geste. Extérieurement, il est silencieux. Intérieurement, il hurle. Il hurle parce qu'il voudrait la prendre dans ses bras, il voudrait la serrer si fort jusqu'à l'étouffer, il voudrait sentir son parfum, il voudrait qu'ils ne fassent plus qu'un. Mais c'est interdit. Il le sait parce que sa raison le lui crie depuis plusieurs minutes et parce que le regard de Malia est transpercé de ce paradoxe : ne me touche pas ; touche moi -- non, ne me touche pas ; prends-moi dans tes bras -- je te déteste ; AIME-MOI. Elle tente de bouger, esquisse un geste pour finalement se rassoir en lâchant un gémissement de douleur qui déchire le cœur de Wade. « Putain, c’est pas vrai ». En un coup d’œil, il comprend qu'elle s'est probablement foulée la cheville dans sa chute. Malia, si fragile, si légère que la brise. Il hésite quelques secondes. « J'vais demander s'ils ont pas de la glace à la boutique » (respiration saccadée, regard troublé) « Bouge pas, j'reviens ». Il grimace à l'instant où ses mots traversent ses lèvres sèches. Abruti, elle s'est foulée la cheville, où tu veux qu'elle aille ? Mais Wade a peur. Il a peur de la voir disparaître de nouveau, il a peur que cette lumière vacillante ne s'éteigne définitivement et il ne veut pas que son papillon s'envole pour ne plus jamais revenir. Il recule de plusieurs pas sans cesser de la fixer, ne pouvant se résoudre à détourner le regard de celle qui n'a jamais quitté ses pensées puis finit par lui tourner le dos pour courir vers le stand des boissons et des pop-corn. Machinalement, il note que Hanae n'est pas là et suppose que la jeune femme est sortie fumer dehors, abandonnant complètement son copain à sa séance de cinéma. Il n'y a personne face à la caissière. « Excusez-moi, vous auriez de la glace par hasard ? » La vendeuse, une jeune femme d'à peine vingt ans dont le badge affiche le prénom Becky, fronce légèrement les sourcils mais Wade n'arrive pas à savoir si c'est par rapport à sa question ou simplement parce qu'elle vient de réaliser que Wade Malone lui demande un sachet de glace en plein cinéma. Il ne donne pas plus de détails, réflexe de toutes ces années passées aux côtés de Malia à éviter la presse : aucun détail, aucune anecdote. Rien, jamais rien. C'est sa vie, c'est son jardin secret -- jardin qu'il a brûlé il y a deux ans. Becky se baisse pour ouvrir un placard (probablement celui pour préparer les cocktails, note mentalement Wade, serveur pour essayer de survivre), saisit un torchon et empaquette une poignée de glaçons à l'intérieur avant de le refermer tel un baluchon. « Il y a un souci ? » finit par demander Becky, trop curieuse. « Aucun, je gère » réplique-t-il avec amertume en prenant le paquet tendu par la caissière. Il ne gère rien, il n'a jamais rien géré. L'internement, c'était son idée et ça a été un fiasco. La drogue, c'était son envie et ça a ruiné sa vie. Il prend une inspiration et retourne dans le hall voir Malia. Elle est toujours là, elle n'a pas bougé. Merde, pourquoi est-elle toujours aussi belle ? Pourquoi est-elle toujours autant Malia Pearson ? Il déglutit et ralentit sa course pour s'approcher de la jeune femme. « C'est de la glace » commente-t-il mais il sent sa remarque inutile. Il se sent inutile en vérité, complètement largué. Il s'accroupit à côté d'elle et c'est la première fois en deux ans qu'ils sont aussi proches. Il entend sa respiration, il hume son parfum, il revoit ses grains de beauté dont il connait l'emplacement par cœur. Sa main tenant la glace tremble et il finit par tendre le paquet à Malia. « Ça devrait calmer la douleur » ajoute-t-il en se raclant la gorge. Il n'ose pas la toucher alors il se contente d'espérer frôler ses doigts qu'il a tant de fois enlacés.

la glace est glaciale mais son cœur à lui est brûlant


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MessageSujet: Re: after all our memories — (malia) after all our memories — (malia) EmptyMer 21 Nov - 14:52


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“Poets often describe love as an emotion that we can't control, one that overwhelms logic and common sense. That's what it was like for me. I didn't plan on falling in love with you, and I doubt if oyu planned on fallin gin love with me. But once we met, it was clear that neither of us could control what was happening to us. We fell in love, despite our differences, and once we did, something rare and beautiful was created. For me, love like that has happened only once, and that's why every minute we spent together has been seared in my memory. I'll never forget a single moment of it.”

septembre 2018 —Il suffit d'une minute pour avoir le coup de foudre, une journée pour aimer quelqu'un mais toute une vie pour l'oublier. Il n’avait fallu qu’une seule minute pour que Malia tombe sous le charme de Wade Malone. Elle était tombée éperdument amoureuse de lui, l’aimant d’un amour infini. Et, il lui rendait bien. Leurs cœurs semblaient battre comme un seul. Ils étaient faits l’un pour l’autre, c’était une évidence. Personne, ne pouvait aller à l’encontre de cet amour, personne ne pouvait le briser. Sauf… eux même. Et c’était ce qu’ils avaient fait, ils s’étaient déchirés, détruits mutuellement. La maladie avait terrassé leur couple. La perte de leur enfant les avait rongées. L'amour ne meurt jamais de mort naturelle. Il meurt parce que nous ne savons pas comment revenir au fondement de cet amour. Il meurt de la cécité, des erreurs et des trahisons. Il meurt de maladie et de blessures. Leurs cœurs ne battaient plus de manière synchronisée malgré leur amour intarissable. Mais jamais, au grand jamais, Malia n’était parvenu à oublier son amour pour Wade. Elle l’aimait et elle l’aimerait certainement toute sa vie. Il était son âme sœur, le seul qui la comprenait, le seul qu’elle aimerait. Il est difficile de dire adieu lorsqu'on veut rester, compliqué de rire lorsqu'on veut pleurer, mais le plus terrible est de devoir oublier lorsqu'on veut aimer. Assise sur ce sol en moquette noire usée par le temps, jonchés de pop-corn renversés par les clients du cinéma, Malia se laissait sombrer. Elle se laisser aller à sa peine, à ses larmes sans avoir le courage de les surmonter. Elle en avait assez de se battre, de se forcer à sourire, de faire comme si tout aller bien. Rien n’allait bien. Sa vie n’était qu’une douce amertume. Certes, elle allait mieux, elle se battait chaque jour contre sa maladie, mais elle n’était pas heureuse. Elle vivait sa vie sans but, elle erre sans joie. Son existence n’avait aucun intérêt sans celui qui faisait tourner son monde à ses côtés, sans l’étoile qui illuminait ses nuits les plus sombres, sans Wade. Et, ce soir-là sur avachie sur ce sol, elle craquait. Elle laissait s’échapper toute la peine qu’elle retenait, contre laquelle elle luttait depuis deux ans. Son cœur brisé la faisait tellement souffrir qu’elle aurait souhaité mourir sur place alors qu’elle prenait conscience qu’elle n’avait jamais cessé d’aimer Wade et qu’elle ne pourrait jamais l’oublier. Pourquoi vivre sans lui ? A quoi bon ? Tout se mélange dans sa tête. Malia voulait le prendre dans ses bras et s’enivrer de son odeur mais elle souhaitait aussi disparaitre et ne plus jamais le revoir. Wade était la clé de son bonheur et de ses plus grandes souffrances. Sans lui, elle n’était rien. Avec lui, elle ne faisait que visualiser le passé. Tout venait de lui retomber dessus d’un seul coup, des souvenirs et des cauchemars auxquels elle n’avait pas osé penser depuis des mois. Tout lui revenait d’un coup. Malia, perdue dans ses pensées, entendit vaguement le jeune homme parler. Il allait lui chercher de la glace, lui intimant de pas bouger. Mais pour aller où ? Elle n’était pas capable de se lever. Le courage dont elle avait fait preuve pour fuir avait été terrassé par sa cheville blessée. Les souvenirs qui la hantaient et envahissait son âme la faisaient tellement souffrir, qu’elle ne sentait même pas les élancements douloureux dans sa jambe. Elle était piégée dans un autre monde, un monde parallèle. Elle sentait le regard de Wade sur son corps fragile et frêle, comme s’il avait peur qu’elle ne disparaisse ou bien qu’elle ne se brise. Si elle avait eu le courage et la force, elle aurait pris sur elle, elle aurait ignoré la douleur lancinante dans son pied et elle aurait fui pour se préserver. Mais, le destin semblait avoir décidé de les réunir une nouvelle fois. La tête toujours baissée, les larmes ruisselants sur ses joues, Malia se surprit à imaginer ce que sa vie aurait pu être sans cette maladie qui la rongeait. Son fiancé serait toujours à ses côtés. Peut-être se seraient-ils mariés ? C’était l’un des souhaits le plus cher de la jeune femme, appartenir corps et âme à l’amour de sa vie. Leur bébé aurait eu presque deux ans. Une magnifique petite fille ou un beau petit garçon gambadant à leurs côtés. Le nœud dans sa gorge se resserra encore plus à cette pensée. Et un sanglot de désespoir s’échappa de sa bouche alors que les larmes redoublées. Malia ne pensait que très rarement à ce bébé, ce petit amour fabriqué par leur union. Ce n’était pas parce qu’elle s’en fichait, au contraire. C’était bien trop douloureux. Elle avait tellement aimé ce bébé. Elle avait tout fait pour s’en sortir, pour lui donner la vie. Mais, le sort s’était acharné contre elle comme une punition pour ce qu’elle avait fait subir à son corps auparavant. Quand Malia avait compris que jamais elle ne pourrait serrer ce petit être qu’elle aimait tant contre elle, elle avait failli sombrer dans la folie et Wade avait dû prendre des décisions drastiques. Il n’y avait qu’un seul coupable quant à sa propre douleur qui la détruisait chaque jour un peu plus. Malia, elle-même. Tout était de sa faute et uniquement de sa faute. La voix si douce, si apaisante de Wade résonna de nouveau à ses oreilles. Il était revenu. Le jeune homme était agenouillé en face d’elle et lui tendait un sac de glace. Elle releva légèrement la tête, honteuse de ses larmes ruisselant sur ses joues. Peut-être pourrait-il penser que c’est parce qu’elle souffrait physiquement ? Non, jamais il ne pourrait croire cela. Il la connaissait plus qu’il ne se connaissait lui-même, lisant en elle comme dans un livre ouvert. D’un geste rageur, Malia essaya son doux visage avant de planter ses prunelles dans les magnifiques yeux de son ancien fiancé. Cela faisait tellement longtemps qu’elle ne l’avait pas vu. Il était encore plus beau que la dernière fois. Ses souvenirs ne lui rendaient pas justices. Elle ne mordit fortement la lèvre pour ne pas se remettre à pleurer alors qu’elle n’avait qu’une seule envie, se blottir dans ses bras et respirer son odeur si apaisante. Malia tendit la main pour attraper le sac de glace avec une lenteur irritante. Et au moment où ses doigts se refermaient sur le sachet froid, le bout de ses doigts frôlèrent ceux de Wade. Une puissante décharge électrique se répandit dans tout son corps alors que ses yeux se fermèrent sous la sensation durant une fraction de seconde. Mon dieu. Son souffle se bloqua dans sa cage thoracique et elle stoppa son mouvement. Elle avait l’impression d’avoir été brulé par ce contact mais elle ne pouvait pas s’en détacher ou même détourner le regard des yeux chocolats de Wade. En un instant, elle venait de retomber amoureuse de Wade, encore plus fort, encore plus violemment que la dernière fois. Ses sentiments semblaient comme décuplés. « Merci » murmura-t-elle d’une voix enrouée sans être capable de bouger pour sortir de cette situation gênante. En avait-elle seulement envie ? C’est finalement l’une des salles de cinéma se vidant à la fin de la séance d’un film pour enfants qui la ramena à la réalité. Il était dur d’ignorer les cris des enfants racontant encore et encore les scènes du film qu’ils avaient aimées à leurs parents. Son cœur se serra une nouvelle fois alors qu’elle imaginait qu’ils auraient pu être à la place de ses parents et elle rompit le contact. Elle plaça le sac sur sa cheville. Mais alors que les enfants et adultes commençaient à avancer autour d’eux, elle sembla enfin prendre conscience qu’elle était affalée au milieu du hall d’entrée d’un cinéma et que ce n’était certainement pas le meilleur endroit au monde, surtout quand les heures d’affluence approchaient. Seulement, elle ne pouvait pas se relever par elle-même. Elle savait qu’elle n’en était pas capable, elle venait de réessayer quelques secondes auparavant quand elle avait eu cette prise de conscience. Elle ferma les yeux, soupirant fortement. Ce qu’elle allait prononcer lui coutait et elle savait qu’elle allait en souffrir plus que de raison. « Tu… Tu… Est-ce que… Est-ce que tu peux m’aider à me lever s’il te plait ? » murmura-t-elle en bafouillant incapable de le regarder dans les yeux. Elle releva la tête pour regarder autour d’elle à la recherche d’un banc. « M’amener m’assoir là-bas… Avant que l’on se fasse écraser » marmonna-t-elle en pointant le banc du doigt.  Elle aurait voulu ajouter tellement de paroles, tellement de mots mais elle en était incapable toujours tiraillée entre son envie de rester près de lui pour toujours et de fuir.  


Qu'aurait été leur vie si elle n'avait pas tout détruit ? Un mariage ? Des enfants ? De l'amour à revendre ?  Sans lui, elle n'était rien.
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MessageSujet: Re: after all our memories — (malia) after all our memories — (malia) EmptyDim 2 Déc - 15:29


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nombreuses sont celles qui séduisent
nombreuses sont celles qui dansent près de moi
elles pourraient être les plus belles
tu sais que mes yeux ne suivent que toi


Ses yeux, ses iris si belles dans lesquelles Wade s'est noyé tant de fois (noyé d'amour, noyé de bonheur), se posent sur lui. C'est indéchiffrable, indescriptible et il aurait pu tuer pour comprendre toutes les nuances émotionnelles transmises par la jeune femme à travers son regard en cet instant. Des larmes glissent sur ses joues pâles, qu'elle essuie d'un geste rageur. Sans difficulté, Wade devine qu'elle ne pleure pas uniquement pour sa cheville --- sa douleur est bien plus forte, bien plus profonde. Elle pleure le passé, tout comme lui hurle avec regret cette époque. Ces souvenirs heureux, ces moments de bonheur. A cet avenir détruit par ses choix, Wade n'y pense pas (ou du moins, il n'y pense plus, parce que la drogue l'inhibe totalement de ce genre de pensées). Est-ce qu'ils auraient eu un autre enfant ? Est-ce qu'ils auraient acheté une maison avec deux chambres et un jardin ? Est-ce qu'il serait devenu reconnu dans la politique ou aurait-il fini par tout lâcher pour faire de sa passion son métier ? Ces images illusoires disparaissent au moment même où leurs doigts se frôlent ; électrochoc dans le corps de Wade, battement de cœur raté. C'est bien plus fort qu'une dose d'héroïne -- son souffle se coupe, ses pensées se brouillent. Pendant deux ans, Wade a fermé les yeux, Wade a tenté vainement d'oublier ce sentiment enivrant qui le rendait si vivant : aimer Malia. Mais en voyant la jeune femme devant lui, en redécouvrant ce contact, ce visage, il réalise sa stupidité. Comment l'oublier ? Comment a-t-il pu croire naïvement que son esprit finirait bien par l'effacer ? « Merci » dit-elle dans un murmure et Wade se retient violemment de la prendre dans ses bras, de déposer un baiser sur son front et lui glisser qu'elle n'a pas besoin de le remercier, que c'est normal, que c'est même pour ça qu'il existe. Son regard trahit cette passion destructrice, ses lèvres se pincent pour ne pas se mordre de remord. Les portes des salles s’ouvrent au même moment, laissant pénétrer dans le hall les spectateurs, riant ou pleurant, les enfants criant et jouant. Son regard observe l'expression peinée de Malia et il n'a pas vraiment besoin de réfléchir pour supposer ses pensées (il a exactement les mêmes, en vérité) -- c'est comme ouvrir un album photo où le passé, qu'on a tant voulu oublier, revient violemment devant eux. Elle laisse échapper un soupir et finit par murmurer, butant sur les premiers mots, s'il peut l'aider à se relever. De nouveau, le cœur de Wade rate un battement alors qu'elle cherche un banc à proximité tout en en pointant un du doigt la seconde suivante. Il reste silencieux un instant, incapable de bouger. Il va devoir la toucher, il va devoir poser ses mains sur ce corps qu'il connait pourtant par cœur. Il tente vainement de reprendre contenance (mais Malia le connait trop bien pour ne pas noter son désarroi, cette lutte intérieure qui se déroule dans son esprit) -- ne pas toucher Malia pour ne pas raviver cette flamme qu'il pensait éteinte ; toucher Malia pour aider celle qu'il aime encore aussi fort.  Un léger sourire s'esquisse sur ses lèvres. Il déglutit, se racle la gorge. « Bien sûr » -- quelle question, Malia. Wade pourrait se jeter d'un pont si cela pouvait te sauver. Alors, même si ses mains tremblent et son cœur bat beaucoup trop vite, au bord de l'arrêt cardiaque, il finit par supprimer la distance entre eux deux, entourant la taille de la jeune femme de son bras droit pour l'aider à se relever et reprenant de sa main gauche le sachet de glace. C'est un second électrochoc, un coup d'éclair dans ses artères mais en bien plus violent, en bien moins doux. C'est terriblement angoissant mais en même temps incroyablement enivrant. Son visage reste le plus impassible possible mais intérieurement, Wade hurle -- hurler de joie, hurler de peur. Il ne sait pas. C'est angoissant de tenir dans ses bras ce corps si fragile, prêt à se briser au moindre coup de vent. Comment a-t-il pu la laisser seule ? Un sentiment de culpabilité l'envahit, fort, à lui en donner la nausée. T'es un connard, Malone. Un sacré connard parce que t'as même pas été foutu d'être là pour Malia. Pas à pas, ils avancent tous les deux vers le banc indiqué par la jeune femme quelques secondes auparavant. Il entend presque sa respiration, respire son parfum, parfume ses sens de sa présence. Elle est là, si proche, si douce, comme avant. Combien de fois avait-il eu ce geste ? Ce geste qui quelques années plus tôt semblait anodin mais qui aujourd'hui le tétanise. Le trajet donne l'impression de durer des heures (en vérité, à peine une minute ne se passe avant qu'ils n'arrivent à destination). Elle finit par prendre place sur le banc et le bras de Wade se détache de la taille de Malia -- le contact est brisé, ils ne sont de nouveau plus que des inconnus. « Probablement plus confortable que le sol » commente-t-il en s'asseyant à côté d'elle, gardant cependant une certaine distance -- une distance de quoi ? Une distance de sécurité ? Mais Wade, c'est toi le danger. C'est toi qui a fait du mal à Malia ; pas l'inverse. Wade a le douloureux sentiment de saisir une feuille de papier froissée plusieurs mois avant, par lui-même. Il a froissé Malia, il a raturé cette page si blanche et si pure. Malia n'est plus qu'un brouillon, le reste d'un fragment d'un passé qu'on veut oublier. Un silence s'installe. Blanc, sans couleur ni saveur. Il n'a aucun mouchoir sur lui, rien pour sécher discrètement les larmes des joues de la jeune femme. La seule chose qu'il peut faire est poser le sachet de glace à côté de lui pour qu'elle puisse soulager sa douleur. Hanae n'est pas revenue (est-ce qu'elle serait même définitivement partie ?). Il note que son film n'est pas encore fini, mais se demande s'il en est de même pour la séance de Malia ? Il hésite, se refuse à poser la question. Pourtant, il sait qu'il va devoir demander si quelqu'un va venir la chercher, s'il doit lui appeler un taxi ou attendre avec elle que -- que quoi ? A quoi penses-tu Wade ? Est-ce que tu as refait ta vie, Malia ?. Cette question lui consume le cœur, lui brûle l'esprit. Alors qu'elle ne le regarde absolument pas. C'est un peu trop facile, Wade. C'est même cruel en vérité. « On att -- » (il se reprend, mal à l'aise, presque honteux d'avoir fait le lapsus -- Wade, ce n'est plus on car Malia et toi n'êtes plus la même entité, n'êtes plus le même cocon) « T'attends quelqu'un ? » ; voilà. C'est dit. Il pose ses coudes sur ses genoux, sort son téléphone portable, anticipant peut-être sa demande d'un taxi. Sa respiration est presque coupée, en attente de la réponse.  

nombreuses sont celles qui sévissent
nombreuses sont celles qui perdent au combat
tout pourrait changer autour
moi j'voulais tes yeux, ça ne changera pas

c'est une évidence -- sans elle, il n'est rien


Dernière édition par Wade Malone le Ven 1 Mar - 11:24, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: after all our memories — (malia) after all our memories — (malia) EmptyJeu 27 Déc - 17:59


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septembre 2018 —Pendant un instant, Malia se demande si elle n’a pas oublié comment il fallait faire pour respire. La jeune femme est obligée de se répéter mentalement d’inspirer et d’expirer pour ne pas s’étouffer. Pourtant, maintenant que Wade est à ses côtés, elle réalise qu’au cours de ces années loin de lui, elle ne respirait plus vraiment. Comme si le dioxygène qu’inspirait ses poumons étaient moins pur que lorsque Wade est à proximité. Malia a l’impression d’avoir retenu son souffle pendant des mois et maintenant qu’elle peut respirer de nouveau correctement, elle ne sait plus comment faire. Son cœur tambourine dans sa poitrine à tout rompre, tellement bruyamment que ça en est presque assourdissant. Les mots peinent à sortir de sa bouche alors qu’elle demande de l’aide à Wade. Elle bafouille, se perd dans la cohérence de ses phrases, lutte pour donner un sens à son propos. Elle a l’impression de revivre sa première interview lorsqu’elle était encore au sommet de sa gloire. Mais pourtant, ce n’est que Wade, celui qui la connait par cœur, celui avec qui elle a partagé tant de moments et tant de choses. Mais justement, c’est Wade et cela rend tout encore plus compliqué que lors de cette fameuse interview. Wade est sous monde. Elle gravite autour de Wade comme la Lune est en orbite autour de la Terre. Sans lui, elle n’est plus rien. Sans lui, elle n’existe même plus. Et c’est à cet instant, assise par terre sur le sol tâché du cinéma, qu’elle réalise qu’elle ne pourra pas le laisser partir, qu’elle ne pourra pas vivre sans lui. Pendant tout ce temps, elle s’est simplement voilée la face. Et la vérité est encore plus cruelle, car elle doit vivre sans lui. Car, c’est lui qui est parti, lui qui ne voulait plus d’elle, lui qui la abandonnait. A cause d’elle et de ses bêtises. La jeune femme déglutit avec difficulté en baissant le regard, se mordillant la lèvre par la même occasion. Elle se sent tellement stupide, si maladroite. « Bien sûr » Ce n’est que lorsque la voix grave de Wade retentit, qu’elle relève de nouveau ses yeux noisettes pour croiser les siens. Aucune trace de moquerie n’est présente dans son regard. Il semble tout aussi perturbé qu’elle par la situation, terriblement gêné, ne sachant pas comment se comporter. Son regard crie son désarroi et sa douleur. Il n’en faut pas plus à Malia pour réaliser, que pendant toutes les heures qui s’enfuyaient depuis leur séparation, elle n’était pas la seule à souffrir, Wade souffrait aussi silencieusement. Elle tend alors sa main pour qu’il l’aide à se mettre debout mais le jeune homme fait mieux que cela et la prend par la taille pour la mettre sur ses pieds, comme si elle était aussi légère qu’une plume, comme avant. Suite à ce toucher, un frisson parcourt Malia de la tête aux pieds. Il lui manque tellement, elle a envie de se fondre dans son étreinte, de ne faire plus qu’un avec lui comme autrefois. Il est le seul qui la comprend, le seul qu’elle aime et qu’elle aimera jamais. Son odeur masculine et si sensuelle envahit de nouveau ses narines et elle ferme les yeux en soupirant pour se résonner. C’est terminé Malia. Plus jamais il ne sera à toi. Il ne veut plus d’une loque humaine comme toi. Tu es un poids pour lui, un fardeau. Tu ne le mérites pas. Voilà ce que la jeune femme se répète sans cesse, tel un mantra alors qu’ils marchent vers ce banc. Sentant les mains de Wade sur ses hanches, sur ses côtes, elle ne peut s’empêcher de se demander s’il sent un changement par rapport au passé, s’il remarque la différence notoire entre l’état dans lequel se trouvait son corps lorsqu’il la laissait et maintenant. Cette différence qui change tout, cette différence qui montre que Malia va mieux et qu’elle se bat tous les jours contre sa maladie. Elle se demande s’il se rend compte que ses côtes sont moins proéminentes au toucher signe qu’elle a repris quelques kilos. Mais, elle ne dit rien, incapable de parler. Tout cela n’a plus aucun sens. Tout est brisé entre eux. Et pourtant, elle n’a qu’une seule envie, l’enlacer, caresser ses joues recouvertes d’une barbe de quelques jours et embrasser ses lèvres charnues. Enfin, ils finissent par arriver sur ce banc et elle se laisse tomber dessus avec un soupir de soulagement. Est-ce par ce que sa cheville lui faisait un mal de chien en marchant ? Ou simplement parce qu’elle ne supportait plus le contact de Wade sur sa peau. Elle sent encore la brûlure des doigts du jeune homme sur sa taille, ce toucher qui n’était pas suffisant à son sens. Il finit par s’assoir à côté d’elle, comme s’il ne pouvait pas se résoudre à partir lui non plus, gardant une distance entre eux, distance montrant qu’ils étaient deux entités à part. Autrefois, ils auraient été collés sans qu’un seul millimètre ne les sépare. « Probablement plus confortable que le sol » Un petit sourire nait sur les lèvres de Malia sans qu’elle ne puisse le retenir. « Oui, c’est sûr. La moquette n’est pas assez moelleuse. Je devrais faire une suggestion pour qu’ils la changent. ». Malia tente de jouer la carte de l’humour pour détendre cette atmosphère bien trop oppressante. Elle continue d’étouffer, envahit par ces bouffés de dioxygène trop pur. Pourtant, elle devrait savoir qu’elle n’a aucun sens de l’humour et qu’elle finit toujours par se ridiculiser. D’ailleurs, à peine a-t-elle terminé sa phrase que ses pommettes se colorent d’un joli rouge montrant son trouble. « T'attends quelqu'un ? » La jeune femme fait comme si elle n’avait pas entendu le lapsus de Wade, même si cela lui a planté un couteau dans le cœur. Elle souffre tellement car elle l’aime plus que sa propre vie et plus jamais elle ne pourra l’avoir. Cette erreur n’est juste qu’une douloureuse piqûre de rappel. « Ma cousine doit dormir dans la salle. Elle m’a trainé ici pour faire sa sieste je crois. » dit-elle en baissant les yeux sur le sol. Elle ne prend pas la peine de préciser que la vraie raison de cette sortie était pour lui faire mettre le nez dehors, pour lui changer les idées. « Et toi ? Tu attends quelqu’un ? » demande-t-elle. Il doit certainement être venu ici avec une femme. Peut-être est-ce un rendez-vous galant ? Peut-être est-elle encore une fois entrain de lui pourrir la vie. « Tu peux partir Wade tu sais ? Je vais me débrouiller. Tu dois avoir des choses à faire. » Murmure-elle d’une voix si basse qu’elle se demande si Wade peut l’entendre mais elle n’a pas la force de répéter, tout comme elle n’a pas la force de relever les yeux du sol pour regarder son magnifique visage, plonger ses yeux dans son regard si doux et si triste comme à chaque fois qu’il la regarde. Sa tête dit une chose mais son cœur en crie une autre. Il veut que Wade reste à ses côtés. Elle ne demande qu’à se blottir dans ses bras, à embrasser ses lèvres, à oublier le passé et remonter le temps, mais ce n’est pas possible. Essayant de se convaincre elle-même qu’elle doit le laisser partir, qu’elle ne peut pas continuer à être un tel poids, elle ajoute après avoir regardé sa montre sur son fin poignet. « Le film doit finir dans une trentaine de minutes. Ça ira. Je peux attendre maintenant que je suis sur un banc confortable. » Elle jette un œil à sa cheville avant de reprendre le sac de glace posé entre les deux pour essayer de minimiser le gonflement. De toute façon, il est hors de question qu’elle aille à l’hôpital pour ça. Elle déteste les hôpitaux, tant de mauvais souvenirs. Elle pose le sac sur son pied blessé sans jamais tourner la tête vers Wade, ne voulant pas voir ses réactions, ne voulant pas le voir partir.


Etre près de lui, la faisait souffrir mais le laisser partir était au dessus de ses forces.
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MessageSujet: Re: after all our memories — (malia) after all our memories — (malia) EmptyDim 6 Jan - 18:57


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garde le sourire plus rien n'est grave
tant qu'il nous reste une seconde de souvenir dans le crâne
nos deux corps pourraient mourir j'ai déjà fait le deuil
maintenant pars loin de moi une arme cachée dans l’œil


Il y a son monde avant Malia et après Malia. Il y a ce passage douloureux, ce déchirement émotionnel lorsque la jeune fille au regard pétillant et au sourire angélique a quitté un matin son quotidien, lorsque celle qui donnait du soleil à son ombre s'est éteinte pour ne laisser place qu'à la nuit, noire, angoissante. T'as honte de ce que t'es devenu, Malone -- un fantôme accro à des substances qui ne comblent même pas son absence, un spectre que personne ne peut voir, masqué par des regrets et des remords. Ce n'est plus lui, ce n'est plus ce jeune homme plein d'ambition, amoureux de son avenir et de sa muse, amoureux de ce qui désormais le fuit. Coquille vide ayant perdu sa perle, Wade n'est plus lui-même et ça le ronge de l'intérieur, ça lui donne la nausée à n'importe quelle heure. La remarque, malicieuse et sarcastique, de Malia sur la moquette de la salle du cinéma lui arrache un sourire et le sort de ses pensées sombres -- comme à chaque fois. Car c'est ça, le talent de Malia. Alors que tout est noir, alors que tout semble sans lendemain, Malia a le don de tout colorer, de tracer de ses gestes délicats un chemin aux couleurs pastel et aux rayons brûlants de réconfort. Une bulle d'amour, un cocon de protection, Malia est, au-delà de son premier amour, sa famille, ce coin dans le monde où Wade s'est toujours senti chez lui. Loin de la politique, loin du spectre des affaires familiales, la jeune femme est l'innocence qui enchante ses sens, le blanc pur d'un voile de bonheur. Ses joues se colorent d'un rouge cerise lorsqu'il lui demande si elle attend quelqu'un mais il ne le note pas tout de suite -- incapable de plonger son regard dans celui de son (ex-fiancée) amoureuse disparue, il se concentre sur l'écran de son téléphone. « Ma cousine doit dormir dans la salle. Elle m’a traînée ici pour faire sa sieste je crois ». Oh, Malia, ne sois pas si drôle car le cœur de Wade se serre violemment, à lui couper le souffle, et qu'il va pleurer à force -- tu l'aimes encore, Wade, mais t'as plus le droit de faire partie de sa vie. « Et toi ? Tu attends quelqu’un ? » « Personne d'important » réplique-t-il, beaucoup trop vite, comme s'il se justifie. Personne d'aussi important que Malia, personne qui ne mérite plus d'attention que celle qui a partagé des années avec lui. Au-delà de l'aimer, Wade a grandi avec Malia. D'adolescent en recherche de reconnaissance au jeune homme plein d'assurance, la jeune femme lui a donné, en plus d'un amour inconditionnel, un soutien indéfectible, une ancre qui ne l'a jamais quitté, même dans les jours de tempête. Mais c'est lui qui est parti, c'est qui dans un ouragan a préféré s’évaporer tel un coup de vent. « Tu peux partir Wade tu sais ? Je vais me débrouiller. Tu dois avoir des choses à faire ». Wade n'a pas tout distingué dans ce murmure à peine soufflé, dans ces mots qui semblent déchirer Malia mais il répond la seconde suivante, parce qu'il ressent ce besoin de lui prouver qu'il ne l'a jamais remplacée, et que de ces quelques aventures d'un soir que la presse lui a prêté, pas une seule n'est arrivée à sa hauteur, pas une seule n'a réussi à volet dans le même air que Malia Pearson. « J'suis venu avec Hanae et son copain » (il a quitté des yeux son téléphone pour regarder Malia, même si cette dernière ne le regarde pas) « Celle avec qui j'ai fait mon projet en troisième année de droit à l'Université, j'crois que tu -- » (silence, de quelques secondes, et puis sa phrase se meurt dans un murmure de regret d'en avoir trop dit) « -- l'as sûrement déjà rencontrée » -- avant. Avant, quand ils étaient ensembles. Avant, quand ils étaient heureux. C'est même certain, Malia connaît Hanae parce qu'il se rappelle même les avoir présentées à une soirée. Il avait annoncé avec fierté qu'elle était sa copine et Hanae avait répliqué, avec sarcasme mais un sourire ravi, que la presse lui avait déjà dit qui était Malia Pearson. Mais c'était avant, une époque dont Wade ne peut plus parler sans avoir envie de se noyer. Elle regarde sa montre, fuit toujours son regard alors qu'il finit lui-même par détourner les yeux. « Le film doit finir dans une trentaine de minutes. Ça ira. Je peux attendre maintenant que je suis sur un banc confortable ». Son cœur lui hurle qu'il veut rester avec elle pour toujours, qu'il peut bien attendre trente minutes ou trente ans, il ne verra jamais le temps passer avec elle. Mais sa raison le raisonne, lui intime de se retirer car il n'a plus le droit de rester à ses côtés -- on ne peut pas revenir dans la vie de ceux que l'on a laissés sur le côté car on ne sentait pas assez fort pour les aider. Il déglutit, passe sa main dans ses cheveux. Son téléphone vibre et il lit en quelques lignes que Hanae ne compte pas revenir, un message court disant qu'il pouvait dire à son copain de rentrer tout seul. Cependant, il ne le dit pas à Malia -- mensonge par omission. « Ils sont encore à l'intérieur, je dois les attendre aussi » (il esquisse un léger sourire) « Et j'ai pas envie de lâcher un banc aussi confortable » -- façon subtile de dire qu'il veut bien attendre avec elle, que ce qu'il n'a pas envie de lâcher, ce n'est pas le banc mais bien son occupante. Il range son téléphone dans sa poche, croise ses mains devant lui pour jouer nerveusement avec ses doigts, laisse un léger silence. Il pourrait demander quel film était si naze pour qu'elle quitte la séance en plein milieu mais il n'a pas vraiment envie de faire semblant de meubler la conversation. Entre Malia et lui, la raison même de la stabilité de leur relation a toujours été la sincérité et la franchise -- tout se dire, sans filtre ni masque. « Plongée dans ta thèse ? » -- c'est sorti tout seul, parce qu'en temps normal, c'est ce qu'il aurait demandé, c'est ce qu'il aurait suivi de très près. Cette brève information, ce morceau de détails, il l'a obtenu d'un ami en commun, d'une phrase entre deux repas mondains -- ça lui déchire le cœur, ça lui brûle les poumons.

notre histoire n'aurait jamais pu finir dans le calme et la tendresse
je te déteste comme cette phrase qui dit c'était trop beau pour être vrai
je n'avouerai jamais que certaines de mes propres émotions m'effraient
je te déteste comme cette phrase qui dit c'était trop beau pour être vrai

reviens, Malia


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MessageSujet: Re: after all our memories — (malia) after all our memories — (malia) EmptyMar 22 Jan - 19:19


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“Poets often describe love as an emotion that we can't control, one that overwhelms logic and common sense. That's what it was like for me. I didn't plan on falling in love with you, and I doubt if oyu planned on fallin gin love with me. But once we met, it was clear that neither of us could control what was happening to us. We fell in love, despite our differences, and once we did, something rare and beautiful was created. For me, love like that has happened only once, and that's why every minute we spent together has been seared in my memory. I'll never forget a single moment of it.”

septembre 2018 —Assise sur ce banc, le temps semble soudainement s’être arrêté. L’instant est figé dans la glace. Il n’y a plus rien autour d’eux. Le hall de cinéma s’est volatilisé. Les passants n’existent plus. Les bruits quotidien de la vie semblent avoir disparu. Il n’y a plus rien autour de Malia. Plus rien sauf Wade. Le jeune homme est le seul qui est encore en mouvement. Sa voix grave est la seule chose qui parvient aux oreilles de la jeune femme. Pendant quelques minutes, elle est transportée de nouveaux des années en arrière. Pendant quelques instants, il n’y a plus qu’eux. Et rien d’autre n’a d’importance. Son cœur se serre dans sa poitrine d’une façon bien trop agréable quand il murmure qu’il n’attend personne d’autre et Malia a des difficultés à retenir un sourire de se peindre sur ses lèvres. Mais bien trop rapidement, son palpitant est de nouveau comprimé dans sa cage thoracique, cette fois-ci d’une manière beaucoup plus douloureuse alors qu’elle est ramenée à la réalité brutalement. Non Malia, tu ne dois pas te laisser aller. Ne laisse pas ton cerveau vagabondé et imaginer des choses qui n’existe pas, qui n’existe plus. Malia se mord la lèvre nerveusement alors qu’elle ajoute d’un ton brisé qu’il n’est pas obligé d’attendre. Le moment est brisé. La glace a fondu et le temps a recommencé à défiler lentement mais surement. Les passants passent de nouveau dans le hall de cinéma et Malia réalise qu’ils n’avaient jamais arrêté. Tellement perdu dans sa contemplation du visage parfait de son ancien amour, elle avait simplement occulté tout ce qui se passait autour d’elle. L’ancienne mannequin déglutit avec difficulté alors qu’elle fixe un point imaginaire du regard pour faire taire cette douleur sourde dans sa poitrine. Ses ongles s’enfoncent dans ses paumes de main pour retenir les larmes qui menacent de couler. Mais, à chaque seconde qui passent cela devient de plus en plus difficile. Alors, prenant une grande inspiration, elle signifie à Wade qu’il n’a aucunement l’obligation de rester à ses côtés. Dans un murmure inaudible, elle le supplie de partir avant qu’elle ne craque en face de lui. Dans un chuchotement imperceptible, elle l’implore de toujours rester à ses côtés car sans lui, elle n’est rien. Tout est tellement contradictoire. Son être se bat avec lui-même. Son âme est en guerre contre son cœur. Elle souffre quand Wade est loin d’elle mais elle ne peut l’avoir prêt d’elle. Elle est soulagée quand il est loin de lui, mais elle a besoin d’être à côté de lui pour pouvoir respirer correctement. D’un souffle, il brise le silence qui devenait de plus en plus pesant, forçant la jeune femme a tourné la tête pour le regarder. Le geste était instinctif. Dès qu’elle a entendu sa voix, elle ne contrôlait plus son propre corps. « J'suis venu avec Hanae et son copain » Oui. Hanae. Elle se souvenait très bien et pourtant cela semblait si loin. « Celle avec qui j'ai fait mon projet en troisième année de droit à l'Université, j'crois que tu l’as sûrement déjà rencontré»  Sa tête se retourne aussi rapidement que quelques secondes auparavant pour reprendre sa contemplation du mur en face d’elle alors que ses orbes chocolat se remplissent de larmes. Oui, elle l’avait rencontré avant. Elle hoche la tête sans avoir la capacité de répondre à voix haute. Sa gorge est bien trop nouée par les sanglots qu’elle réprime. Avant. Il venait d’évoquer le passé. Il venait d’évoquer l’époque où ils formaient un tout, un couple, l’époque où ils étaient des âmes sœurs et non des âmes solitaires errants dans ce triste monde. Elle enfonce toujours plus fortement ses ongles dans ses mains se fichant parfaitement de la douleur, la recherchant pour calmer celle de son cœur, pour s’empêcher de pleurer devant celui qu’elle a tant aimé. Malia peut également sentir l’émotion dans la voix de Wade quand ils prononcent ses mots et cela ne fait que lui broyer le cœur davantage. Ils souffrent tous les deux. Elle n’est pas la seule à avoir envie de l’embrasser en laissant les larmes couler sur ses joues mais également de partir en courant pour soulager la douleur poignante dans sa poitrine. Elle peut le sentir par les actes de Wade. Mais, elle ne dit rien et se contente de changer de sujet, lui donnant une nouvelle fois une porte de sortie. Elle lui offre une chance de s’échapper, de fuir cette souffrance et de retourner à sa vie. Mais non, il ne choisit pas de partir. Il reste prêt d’elle. Ils sont comme des drogues l’un pour l’autre. Si nocifs et pourtant tellement essentiels. Dépendants. Ils s’attirent contre des aimants lorsqu’ils sont l’un à côté de l’autre. Le cœur de Malia fait de nouveau un bond dans sa poitrine quand il lui fait comprendre subitement qu’il va également attendre là parce que le banc est en effet confortable. Elle sourit légèrement et laisse échapper un petit rire cristallin sans même sans rendre compte. Il a toujours trouvé les mots pour lui redonner le sourire. Il est son super-héros, son sauveur, sa lumière dans les endroits les plus sombres. Et à ce moment-là, Malia réalise qu’elle était plongée dans le noir depuis tout ce temps. Elle réalise à quel point il est essentiel à sa vie. Sa tête se retourne de nouveau vers Wade alors que son sourire se fane. Elle aurait tellement de choses à dire, douloureuses, blessantes, aimantes. Mais elle ne parvient pas à les exprimer. A la place, elle se contente de plaisanter, faisant une nouvelle fois preuve d’un sens de l’humour plus que douteux. « Peut-être que l’on pourrait se renseigner à l’accueil pour savoir où ils les ont achetés ? Je m’en ferai bien un canapé. ». Elle se flagelle mentalement d’avoir osé dire une chose pareille. Mais, elle avait besoin de faire redescendre cette atmosphère bien trop lourde, de briser ce silence bien trop pesant. Mais cela ne fonctionne que durant quelques secondes avant qu’elle ne sache plus quoi dire. Elle ne sait plus rien de lui. Elle ne connait pas sa vie. Et que dire sur elle ? Malia ne fait que survivre. Elle détourne la tête, préférant regarder le stand de pop-corn se rappelant de l’époque lointaine où elle pouvait en mangeant en quantité. Cet autrefois où tout allait bien, avant qu’elle ne gâche tout, avant qu’elle ne détruise sa vie et celle de Wade. Mais, la voix de Wade la ramène à la réalité. « Plongée dans ta thèse ? »  « Oui, oui tout se pas…. » commence-t-elle à répondre automatiquement alors même qu’elle n’a pas réussi à écrire un mot depuis des mois encore légèrement perturbée par ses pensées récentes. Attends. Pause. Quoi ? Mais comment ? Elle tourne brutalement la tête vers lui les yeux grands ouverts. « Ma thèse ? Mais comment ? » Elle semble choquée et perdue. « Comment tu sais que je fais une thèse ? » demande-t-elle subitement prenant conscience que si il est au courant de cela, ça signifie qu’il a continué à suivre ce qu’elle faisait. Peut-être tient-il toujours à elle ? Non. Il ne faut pas qu’elle pense ça. Elle est nocive. « Wade… » murmure-t-elle d’une voix remplie d’amour et de douleur. Prononcer son nom revient à se planter un couteau dans le cœur, boire de l’acide. Mais, ce prénom est tellement parfait quand il sort de sa bouche. Elle soupire alors que ses yeux se remplissent une nouvelle fois de larmes. « Tu ne dois pas t’infliger ça… » ajoute-t-elle d’un ton aussi meurtri que son âme. Elle esquisse un geste pour caresser sa joue mais se retient. A la place, elle va essuyer la larme rebelle qui vient de couler sur sa joue. Elle aimerait ajouter tellement. Lui dire qu’il doit l’oublier. Qu’il ne doit plus penser à elle car elle lui fait bien trop de mal. Lui dire qu’elle détruit toujours tout. Qu’elle est nocive pour elle-même et pour les autres. Lui dire qu’elle l’aime à en crever mais que pour le protéger elle ne peut pas être avec lui. Elle aimerait tellement faire comprendre à Wade que tout est de sa faute et que jamais elle ne pourra se pardonner pour ce qu’elle a fait. Mais, encore une fois, elle est incapable de parler et elle laisse des sous-entendues dans ses paroles alors que l’atmosphère redevient tellement pesante.   


Il est son essentiel, sa raison de vivre même après toutes ses années séparées. Mais pour lui, pour le protéger de la destruction, de sa maladie, elle ne lui avouera jamais.  
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MessageSujet: Re: after all our memories — (malia) after all our memories — (malia) EmptyDim 10 Fév - 21:31


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Il n'y a toujours eu qu'eux deux, comme si le monde n'existait pas vraiment à leurs yeux. Les planètes pouvaient bien se rencontrer, les astres pouvaient bien cesser de briller — Wade ne l'aurait jamais remarqué car son unique étoile a toujours été Malia. Malia et son si joli sourire, Malia et son si contagieux rire. Et comme avant, faisant écho à ce passé si déchirant, il ne voit de nouveau plus qu'elle. Le hall a beau être comblé suite à la fin d'un des films projetés, il n'entend rien, excepté la voix de celle qui transperce encore son cœur de mille émotions et couleurs. Oh, comme il regrette — comme il regrette de ne pas avoir réalisé qu'elle lui manquerait autant. Comment a-t-il pu imaginer un seul instant une vie sans Malia, un quotidien sans la jeune fille et ses rires aux éclats ? Assis sur ce banc, gardant une distance qui il y a deux ans n'aurait même pas existé, il se retient de hurler, de crier au monde entier cette injustice. Ne rien montrer à celle qu'il aime encore, à celle qui rejoint ses nuits dans ses rêves les plus meurtris — c'est ironique car lui-même n'imagine pas que son combat intérieur est le même chez Malia. Il ne voit que son expression bouleversé, ses mains crispées, son souffle court et ses lèvres un peu tremblantes et il meurt d'envie de la prendre dans ses bras, de lui dire qu'à présent, tout redeviendra comme avant — dans ce monde imaginaire, il n'y a plus de drogue, plus de maladie. Il n'y a qu'eux deux, mariés et heureux. Un cocon de bonheur, une bulle de mille saveurs — qui éclate dans son esprit lorsqu'il dérape et aborde un passé encore trop douloureux à évoquer. Hanae, l'Université, c'était avant ; avant que tout ne parte en fumé, avant que tout explose tel un volcan. Malia, toujours si droite, tentant d'être si forte, ne fait aucun commentaire, hochant simplement la tête alors qu'il se racle la gorge, presque honteux — merde Malone, tu peux pas faire ça, tu peux pas en parler comme si rien ne s'était passé. Elle a beau lui offrir un échappatoire, lui faire comprendre qu'il peut disparaître et faire comme si cette rencontre n'a jamais eu lieu, Wade résiste, refuse, insiste. Sa drogue à lui, c'est elle. N'importe quelle poudre blanche ne remplaceront jamais sa muse d'ivoire, sa lumière dans le noir — et le rire de la jeune femme l'empêche définitivement de quitter ce banc miteux. Il pourrait être dans n'importe quel endroit du monde, même le pire, Malia saurait le rendre plus beau, avec ses gestes et ses mots, avec sa façon bien particulière de le regarder et ses manières si délicates de le toucher. « Peut-être que l’on pourrait se renseigner à l’accueil pour savoir où ils les ont achetés ? Je m’en ferai bien un canapé » ; il esquisse un sourire, avant de lâcher un léger rire. Malia, Malia — son rire pourrait le détruire. Le souvenir d'une journée du passé rejaillit brutalement dans son esprit ; cette semaine à Paris, lors du Nouvel An pour l'année 2010. Il l'entend rire devant le portrait d'Audrey Hepburn, s'amuser à poser à côté de ce portrait qui aux yeux de Wade semble bien fade comparé à sa fiancée. Car Wade n'a toujours vu qu'elle, même parmi des milliers de visages. Il n'y a toujours eu que Malia et il n'y aura que Malia. Et il se trahit en lui posant la question sur sa thèse — t'es con, Malone parce que t'es pas censé savoir, t'es pas censé t'y intéresser. Alors qu'elle commence par répondre machinalement, la jeune femme réalise l'aveu déguisé de Wade et écarquille ses yeux chocolat qui fendent le cœur de Wade à l'instant où son regard les croise ; « Ma thèse ? Mais comment ? » (silence, choc émotionnel) « Comment tu sais que je fais une thèse ? » ; il ne dit rien, perturbé et surtout fasciné par l'émotion qui traverse Malia et qu'il ressent, parce qu'il ne la connait trop bien. Sa respiration se coupe, son cœur semble s'arrêter. Il a envie de tout lui dire, lui avouer qu'il n'a évidemment pas réussi à faire comme si elle n'existait plus et qu'il n'a jamais pu s'empêcher de glaner quelques informations sur le nouvel avenir (sans lui) de la jeune femme. « On me l'a juste dit lors d'un repas » dit-il, mentant par omission. Certes, c'était bien à un dîner mais c'est lui qui a posé la question, c'est lui qui a cherché l'information parce qu'il ne peut pas faire comme si Malia n'existait pas. Bien qu'elle ne soit plus physiquement dans son quotidien, Malia hante tous ses rêves et chemins, seul ou accompagné, en hiver comme en été. « Wade… » — sa voix transperce le cœur du jeune homme qui résiste violemment à la prendre dans ses bras. Il voudrait presque la supplier de le redire car son nom lui apparaît bien plus beau lorsqu'elle le prononce, lorsqu'il franchit ces lèvres qu'il a tant de fois embrassées. « Tu ne dois pas t’infliger ça… » ; elle esquisse un geste et pendant une seconde, Wade a envie de briser la distance qui les sépare, de l'enlacer pour humer son parfum et lui déposer un baiser sur la joue, de faire comme si rien ne s'était passé il y a deux ans. La seconde suivante, Malia essuie une larme rebelle sur sa joue, lui faisant comprendre en silence qu'il ne peut rien imaginer, qu'ils vont devoir apprendre à vivre séparément, sans plus jamais se recroiser. Wade déglutit et tourne la tête ailleurs, regrettant d'avoir rangé son téléphone dans sa poche car il ne lui reste désormais plus rien pour calmer sa nervosité. L'atmosphère qui quelques secondes plus tôt se prêtait encore un peu aux rires devient brusquement pesante à en mourir. Il s'humecte les lèvres et avoue dans un murmure « J'ai juste pas su résister » — il n'a pas pu résister à l'envie de demander, alors qu'il n'est pas en droit de le faire. Il l'a abandonnée, il l'a laissée dans le coin d'une pièce sombre, alors qu'il avait promis de rester avec elle jusqu'à la fin de leurs jours. « Faut croire que ton nom est toujours sur toutes les lèvres » ajoute-t-il, pour tenter de détendre l'atmosphère. Il voudrait y goûter de nouveau, à ses lèvres à elle. Ses dernières phrases sont un aveu, un aveu brûlant et déchirant et il regrette amèrement de les avoir prononcées ; c'est trop cruel, ça les tue tous les deux à petit feu. Il passe sa main dans ses cheveux et, sans regarder Malia mais laissant plutôt son regard glisser sur les inconnus autour d'eux, il demande « C'était quoi le film fascinant que t'es venue voir avant de quitter la salle dix minutes après ? » (il esquisse un sourire) « Histoire que je n'y aille pas » — humour, humour, pour tenter de masquer ce gouffre noir qui se loge dans son cœur. Oh, Malia !

l'astre de ses nuits, la lune de son monde


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MessageSujet: Re: after all our memories — (malia) after all our memories — (malia) EmptyMer 27 Fév - 16:26


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“Poets often describe love as an emotion that we can't control, one that overwhelms logic and common sense. That's what it was like for me. I didn't plan on falling in love with you, and I doubt if oyu planned on fallin gin love with me. But once we met, it was clear that neither of us could control what was happening to us. We fell in love, despite our differences, and once we did, something rare and beautiful was created. For me, love like that has happened only once, and that's why every minute we spent together has been seared in my memory. I'll never forget a single moment of it.”

septembre 2018 —Pourquoi s’infligeait-il cela ? Pourquoi lui infligeait-il cela ? Wade ne pouvait pas continuer à s’intéresser à elle. Non. Il aurait dû passer à autre chose après lui avoir sauvé la vie. Car oui, même si Wade l’avait fait interner de force et avait disparu par la suite, il avait sauvé la vie de l’ancienne mannequin. Mais pourquoi continuait-il donc à suivre son évolution ? Pourquoi n’était-il pas au bras d’un jolie femme resplendissante de vie qui le rendrait heureux ? Il ne méritait pas de souffrir encore et encore à cause de la détresse et de la maladie qui rongeait Malia jours après jours. Certes, elle l’aimait, du plus profond de son âme, du plus profond de son cœur. Il était son soleil, celui qui illuminait ses journées, qui éclairait la noirceur de ses sentiments. Mais, pour lui, elle pouvait supporter cette souffrance, cette éloignement. Malia savait parfaitement qu’elle était nocive pour Wade, alors si pour qu’il soit heureux, ils devaient être séparés, elle devait le perdre, ainsi soit-il. Aimer, c’est aussi savoir laisser partir quand cela est nécessaire. Le véritable amour est toujours vouloir le meilleur pour la personne aimée. Pour Wade, c’était être loin de Malia. Elle lui avait gâché sa vie, elle avait gâché la sienne. Elle leur avait fait perdre la chose la plus importante dans leur vie, cet enfant qu’ils chérissaient tant avant même sa naissance. Alors pourquoi n’avait-il pas cessé de poser des questions sur les actions de Malia ? D’une voix teintée par l’émotion, elle lui avait fait comprendre qu’il ne devait pas faire cela. Qu’il ne devait pas continuer à souffrir à cause d’elle. Il avait déjà bien eu trop mal par sa faute. Cela ne pouvait plus continuer. Elle a tellement envie de le toucher, d’oublier toute cette souffrance, toute cette douleur entre eux. Faire abstraction du passé, de leur histoire et recommencer à zéro. Se fondre dans ses bras, respirer son parfum et s’enivrer de son odeur. Mais, elle n’en a plus le droit. Elle a perdu ce droit des années auparavant suite à ses bêtises. Maintenant, il ne lui reste plus que sa douleur et sa solitude, ses larmes pour pleurer. Ses larmes qui menacent de couleur une nouvelle fois sur ses joues rosées, mais elle lutte comme jamais pour les retenir. Elle ne doit pas lui montrer qu’elle a mal, que son cœur saigne autant de cette proximité que de cette absence. La jeune femme ferme les yeux, essayant de mettre de l’ordre dans ses pensées, de faire taire son muscle cardiaque qui bat douloureusement dans sa poitrine, coupant sa respiration. Elle a l’impression de suffoquer dans sa souffrance. Une larme rebelle finit par s’échapper de sa paupière avant de rouler sur sa joue. Elle l’essuie d’un geste un peu trop brusque l’empêchant de dévaler davantage. Le jeune homme essaie de lui faire croire qu’une personne en a parlé au cours d’un repas. Mais, elle sait parfaitement que chacune des personnes de leur entourage commun prend grand soin à éviter le sujet de l’autre en leur compagnie. Jamais un membre de leurs familles ou leurs amis n’auraient fait cette erreur. Elle le sait parfaitement. C’est Wade qui cherche à savoir. Il ne parvient pas à tourner la page, comme elle ne parvient pas à se soustraire de son attraction. Wade et Malia sont comme des astres, des étoiles. Le soleil et la Terre, la Lune et la Terre, ces deux couples astronomiques ne peuvent pas exister sans leurs moitiés célestes. Et, il avoue. Il avoue par lui-même. « J'ai juste pas su résister ». La jeune femme renifle et se mord fortement l’intérieur de la joue, pour réprimer son désarroi. « Wade… » prononce-t-elle pour la deuxième fois en moins de dix minutes, plus de fois qu’au cours des deux dernières années. « Tu ne dois pas faire ça. Tu dois… » M’oublier ? Passer à autre chose ? Refaire ta vie et être heureux ? Oui, c’est tout ce qu’elle aurait aimé dire mais elle en est incapable. Un nœud douloureux vient de se former dans sa gorge et elle ne peut plus parler. Elle détourne le regard, se maudissant d’être aussi faible, s’insultant intérieurement de ne pas pouvoir accorder le bonheur à l’Homme qu’elle aime plus que la vie. Comme s’il avait senti son inconfort, sa souffrance, son trouble, Wade reprend la parole dans un espoir de détendre l’atmosphère. « Faut croire que ton nom est toujours sur toutes les lèvres ». Inconsciemment, un petit sourire nait sur les lèvres de la jeune femme. Il trouve toujours les mots qu’il faut pour la faire sourire, pour lui remonter le morale même si Malia sait que cela fait bien longtemps que plus personne ne lui porte d’intérêt. Mais il vient d’avouer de manière subtile, que le nom de la jeune femme était toujours sur ses lèvres à lui, qu’il ne faisait que penser à elle, comme elle ne peut l’oublier. Et même si elle sait qu’il ne doit pas le faire, même si elle sait qu’il doit passer à autre chose car elle ne peut rien lui apporter de bien, cette réalité lui réchauffe légèrement le cœur. Bien décider à ne pas rendre l’atmosphère plus lourde qu’elle ne l’est déjà, le jeune homme retourne sur un sujet neutre : le cinéma. « C'était quoi le film fascinant que t'es venue voir avant de quitter la salle dix minutes après ? ». Il sourit et en le voyant faire, elle ne peut pas s’empêcher de sourire à son tour. Comme s’il était la 8ème merveille du monde. Mais il l’est. La merveille de son monde. « Histoire que je n'y aille pas ». Elle laisse échapper un petit rire cristallin sans même pouvoir le contrôler avant de détourner les yeux en rougissant. « Je pense que tu pourrais aimer toi. C’est juste… Pas vraiment mon genre de film » dit-elle en se rappelant du nombre de fois où Wade l’avait emmené voir des films d’actions. Mais, avec Wade, ce n’était pas pareil. Ils étaient ensemble, elle sentait sa présence, elle lui tenait la main et adorait le distraire par des baisers durant les moments cruciaux des films. Là, il n’y avait plus aucune saveur, aucun intérêt. « C’est le nouveau Marvel je crois. Venom. Tu as du en entendre parler. J’espère pour toi parce que je serai incapable de te dire ce qu’il se passe à part... Non, en fait, je ne peux rien te dire dessus » Elle lâche à nouveau un petit rire gêné. « Tu sais moi, à part la vieille littérature et leurs adaptations… » ajoute-t-elle comme pour se justifier. Elle se mord légèrement la lèvre en tentant un regard vers le jeune homme. Elle aimerait lui dire tellement de chose, lui dire à quel point il lui manque, à quel point elle l’aime. Mais, elle ne peut pas. Elle doit le protéger de sa noirceur. Elle doit se protéger elle-même pour ne pas sombrer de nouveau. Mais elle ne peut pas se retenir d’ajouter une phrase, une succession de mots qu’elle regrette aussitôt qu’elle les a prononcés. « Si tu décides d’aller le voir, tu pourrais me prévenir comme ça, si tu t’ennuies et que tu décides de fuir la salle, de la même façon que je viens de le faire, je pourrais te tenir compagnie ». Qu’est-ce que tu fais Malia ? Pourquoi n’utilises tu pas ton cerveau pour une fois ? S’insulte-t-elle mentalement en détournant le regard alors que les larmes remontent. Elle vient de baisser ses barrières. Pendant une seconde, elle est retournée dans le passé, deux ans auparavant, oubliant qu’il n’y avait plus de Wade et Malia. Qu’il y avait seulement Wade d’un côté de la rive et Malia de l’autre côté, le pont entre les deux définitivement brisé. Il doit l’oublier, passer à autre chose et elle ne fait que lui rendre la chose plus difficile. Elle panique, elle ne sait plus quoi faire. L’air commence à lui manquer et elle doit partir d’ici. Elle ne doit pas rester à ses côtés où elle ne sera plus jamais capable de s’en éloigner. « Écoute… Faut que j’y aille. Je… Je… peux pas rester ici… » murmure-t-elle d’une voix remplie de sanglots. Elle est en train de craquer. Mais, lorsqu’elle tente de se relever, le léger détail mais pourtant primordial qu’elle avait oublié se rappelle à elle. Sa cheville blessée. Elle est incapable de marcher. Elle ne peut pas fuir. Elle est condamnée à rester aux côtés de l’homme qu’elle aime et qui ne sera plus jamais sien. « Fais chier… Putain… » marmonne-t-elle d’une voie désemparée, ne sachant plus quoi faire.


Plus les minutes passent, plus elle a besoin de lui. Plus les secondes défilent et moins elle se sent capable de s'éloigner une nouvelle fois. Il est son essentiel et elle se rend compte qu'elle ne peut vivre sans lui.  
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MessageSujet: Re: after all our memories — (malia) after all our memories — (malia) EmptyVen 1 Mar - 12:12


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crédit/ psychotic bitch ♢ w/ malia pearson

Que le temps s'arrête — faites que le temps s'arrête, que plus rien ne bouge et qu'il reste pour toujours sur ce bas, à côté de celle qu'il n'a jamais cessé d'aimer. Wade supplie désespéramment l'univers, les galaxies et les voies lactées que plus rien n'avance, que cette scène soit la dernière à jamais. Pourtant, ce n'est pas si beau — Malia retient difficilement ses larmes, Wade retient violemment son envie de la prendre dans ses bras. Ils se torturent respectivement, sans le savoir, et c'est déchirant ; c'est déchirant de voir ces deux êtres qui s'aiment encore si fort mais qui pensent ne mériter aucun amour ni réconfort. La culpabilité les ronge tous les deux, au plus profond de leur âme — elle refuse de lui imposer sa maladie, il refuse de lui imposer sa présence (lui qui l'a lâchement abandonné alors qu'ils s'étaient promis de rester ensemble pour la vie). Si Malia et Wade étaient télépathes, peut-être que la situation serait différente — très probablement même ; car à l'écoute des pensées si douloureuses de la jeune femme, Wade aurait hurlé qu'elle a tort, crié son amour et brisé ses idées fausses. Oh, Malia — Wade s'intéressera à toi jusqu'à la fin de ses jours, jusqu'à son dernier souffle, pour toujours. C'est lui qui l'a brisé, lui qui l'a laissé de côté, comme un vulgaire objet sans intérêt. Parce qu'il a eu peur, parce qu'il n'a pas pris la bonne décision — parce que ce jour-là, Wade a commis un terrible faux pas. La perte de l'enfant, la maladie de Malia ; cette explosion détonante a brouillé ses sens, effacé sa logique et son essence. Il n'a plus rien vu, deux ans auparavant — plus rien, excepté la possibilité de faire soigner Malia ; si Malia va mieux, alors il va mieux et tout redeviendra comme avant. Sauf que ça ne s'est pas passé comme ça. Malone, tu mérites de souffrir cent fois plus fort que Pearson — sa respiration se coupe lorsqu'il note la larme, si pure mais si si dure, si belle mais si cruelle, rouler sur la joue pâle de la jeune femme. C'est de sa faute, tout est de sa faute ; cette phrase tourne en boucle dans son esprit, inlassablement, terriblement vrai et angoissant. Ce n'est de la faute de personne d'autre que lui, personne la plus détestable sur Terre — regret amer. Wade n'ose pas regarder Malia car il sait pertinemment qu'elle a compris parce qu'elle le connait par cœur et parce qu'elle est intelligente, il est évident qu'elle en a conclu ce qui est vrai : c'est lui qui a demandé, c'est lui qui n'a pas pu s'empêcher de chercher, de glaner ces misérables informations de celle dont il connaissait tous les années auparavant. C'est si pitoyable, Wade — c'est si petit, si minuscule. Son cœur rate un battement lorsqu'elle prononce une nouvelle fois son prénom ; « Wade... » — c'est si beau quand elle le dit, ça rend son prénom bien plus grand et bien plus joli. Il voudrait presque la supplier de recommencer. « Tu ne dois pas faire ça. Tu dois… » — faire quoi, Malia ? Regard toujours fixement tourné vers un point vague du hall d'entrée, il attend qu'elle finisse cette phrase dont il sait au fond qu'il ne saura jamais la fin et dont il ne veut probablement rien entendre. Il ne va pas refaire sa vie, il ne va pas tourner la page. Pour passer à autre chose, il faudrait jeter l'album entier de Malia, l'album entier de sa vie — ce n'est pas une page à arracher, c'est un cahier entier à déchirer. La totalité de leur souvenir, la puissance de leur sentiment, le chant de tous ses rires. Il n'en est pas capable, il ne peut pas et pendant une seconde, un instant, il a envie de lui demander si elle a réussi. Comment a-t-elle fait pour le retirer de sa vie ? — parce que t'es un pauvre con, Malone et que tu la mérites pas. Sa remarque sur le fait que son nom est sur toutes les lèvres esquisse un doux sourire sur celles dont il est encore épris et l'atmosphère se détend de nouveau légèrement. C'est moins pesant, plus rassurant — sa respiration reprend un rythme plus calme et son cœur semble stable. Et Malia — oh, gracieuse Malia — continue sur cette lancée, saisit l'opportunité de revenir à des sujets plus paisible et harmonieux. Si leur conversation avait une couleur, elle aurait joliment glissé d'un rouge brûlant de passion et de douleur à un bleu pastel plus serein et enfantin. Même si évoquer des films leur rappelle évidemment leur passé, il n'en reste pas moins des moments heureux, des souvenirs qu'il ne se lasse pas de repasser en boucle dans son esprit torturé et brumeux. « Je pense que tu pourrais aimer toi. C’est juste… pas vraiment mon genre de film » « Film d'action, je suppose ? » réplique-t-il en esquissant un sourire et il tourne son regard vers elle, tout en se penchant légèrement en avant pour poser ses coudes sur ses genoux. C'est si bien de l'entendre parler d'un film, d'avoir une discussion presque normale bien que leurs cœurs soient rongés de culpabilité et de regret, de douleur et de secret. « C’est le nouveau Marvel je crois. Venom. Tu as du en entendre parler. J’espère pour toi parce que je serai incapable de te dire ce qu’il se passe à part... non, en fait, je ne peux rien te dire dessus » (elle rit et il rit aussi ; il ne peut s'empêcher d'accompagner cette mélodie) « Tu sais moi, à part la vieille littérature et leurs adaptations… » « J'ai appris à les aimer » — avec toi, mais ça, il ne le dit pas car il a conscience de risquer de briser cette harmonie qu'ils viennent tout juste de recréer « C'est pas si mal, faut simplement parfois s'accrocher pour capter le message final » ajoute-t-il avec un rire ; il est sincère, ce n'est pas si mal. Ce n'est clairement pas sa tasse de thé mais ça a le mérite d'exister et puis, Malia rendait tout (absolument tout) intéressant. Elle aurait pu rendre surprenant un tableau tout blanc. Surprenante, Malia — lorsqu'elle lui propose d'aller voir Venom ensemble. Arrêt sur image, temps suspendu alors que ses iris chocolat s'écarquillent légèrement et que sa bouge s’entrouvre sans aucun son n'en sorte cependant ; OUI MALIA, OUI JE LE VEUX — hurle son cœur, hurle ses pensées, hurle la moindre parcelle de son corps abîmé. Il se racle la gorge et trouve le courage de répondre assez rapidement car il a parfaitement conscience qu'elle peut se rétracter la seconde suivante. « Je t'enverrai l'heure de la séance et je réserverai ce banc précisément en avance d'ailleurs. Et si jamais il est pris, tu pourras venir dormir dans la salle pendant la séance, les sièges sont pas mal aussi » ; sa voix semble naturelle mais son cœur bat la chamade. Il y a en cet instant un conflit interne en lui des plus virulents. D'un côté, il meurt d'envie de la revoir (et c'est ce qu'ils sous-entendent tous les deux à travers ce jeu), de passer de nouveau des moments ensemble, heureux et rien qu'à deux ; mais d'un autre côté, il ne peut s'empêcher de se dire qu'il ne mérite pas de la voir, il ne mérite pas qu'elle revienne dans sa vie si noire. Alors que son esprit est plongé dans ce combat intérieur, Malia panique également et tente brusquement de se lever en lâchant un murmure précipité de départ, avant de se rappeler la raison même de leur présence sur ce banc. « Fais chier… putain… » — Wade déglutit, un peu désemparé ; c'est si délicat et subtil entre eux, comme un mélange d'amour et de haine, de couleurs violentes et plus sereines. Il veut la prendre dans ses bras, il veut la serrer jusqu'à ne plus pouvoir respirer. Il veut prévoir, planifier, imaginer, un avenir rayonnant dans lequel Malia est dedans. Mais pas maintenant — il n'a pas le droit. Il se lève, reprend son téléphone dans ses mains tremblantes. « J't'appelle un taxi, la séance risque de— » commence-t-il mais il est coupé dans son élan lorsque la porte de l'une des salles s'ouvre, laissant sortir les spectateurs. Pointant de l'index la sortie bondée de monde, Wade se tourne vers Malia pour lui demander « C'était cette séance ? » — et inconsciemment, il a envie qu'elle lui dise que non.

je t'aime encore, je t'aime comme au premier jour, d'un amour aussi beau et matinal que l'aurore
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all these memories seem so old


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i swear we were infinite
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