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you have a place in my heart no one else ever could have ☽ myles and naïa

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Naïa Atkins
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MessageSujet: you have a place in my heart no one else ever could have ☽ myles and naïa Mer 15 Aoû - 23:32

no one else but you

( airport areas residence — with myles larson )

( today, everything reminds me of you )
Don’t you get it?! I am terrified. I am so scared of losing you. I’m worried you’ll wake up and realize that you wasted time on me. You’ll see me differently. My quirks will become annoying, and the things you used to love most about me, you’ll grow to hate.” “I won’t.” He stepped forward, reaching to move my hair from my face. “I’ve heard those words before.” - “Baby,” he whispered, gently pulling on my chin to force me to look at him. “I love you.” I opened my mouth to argue with him. “No. Don’t. I love you. I love you,” he paused for emphasis. “I love you. I’m not going anywhere and I love every part of you. No matter what. I know it’s difficult to believe, but I love every little thing about you. Your big ears. Your cute nose.” He tapped my nose playfully with his finger. “The dark parts of your heart. Baby, believe me. I will love you for as long as you let me, and if that’s forever, then fantastic.” Before I could say anything else, he wrapped his arms protectively around me. In that moment, I am equally comforted and terrified because I’ve never had something I was so scared to lose.


Dès l’instant ou ses fesses ce posent enfin sur le canapé, la jeune femme soupire. Cette journée n’avait plus semblé ce terminer. Un enfer voilà ce qu’elle avait vécu aujourd’hui, un enfer comme elle n’en avait pas vécu depuis longtemps et qui ne semblait pas vouloir s’arrêter ni la laisser tranquille. Elle n’avait pas remis les pieds chez elle depuis trois jours, trois jours complets pendant lesquels sont enquête n’avait pas avancée d’un pouce, allant de fausses pistes en fausses pistes. Certainement parce que ses derniers temps elle n’avait pas la tête à ça. Ce qui finalement était bien loin de lui ressembler, la vie de la jeune femme était son travail, cela l’avait toujours été mais pas cette semaine visiblement. Bien entendu elle continuait à croire que cela n’avait absolument rien à voir avec les photos qu’elle voyait perpétuellement dans les magazines les plus pourris qu’il soit, qu’elle n’avait pourtant jamais eu l’habitude de lire. Elle n’était pas de ce genre de filles, qui aiment à ce nourrir du malheur des autres, les célébrités de ce monde elle n’en avait absolument rien à faire, de leur vie et d’autres. Parfois sa meilleure amie la prenait pour une inculte, pour la simple et bonne raison qu’elle n’en avait rien à faire du nouvel enfant de Kanye West ou encore des dernières coucheries dans ce milieu qui n’avait rien de bien naturel. Non elle ne faisait pas cela avant. Et elle était tombée la tête la première dans ses idioties, avait maintenant une application sur son téléphone qui lui disait quand un article en particulier sortait, et de ce fait cela lui pourrissait le reste de sa journée la plupart du temps. Un regard autour d’elle plus tard, elle soupire de nouveau. La maison était vide pour une raison qu’elle ignorait, et ce n’était pas normal. Rapidement alors elle envoie un message à sa meilleure amie, il était peut être une heure avancée de la nuit mais cela l’intéressait de savoir ou est-ce qu’elle pouvait bien ce trouver avec son filleul. Cela n’avait rien à voir avec son âme de flic qui ne la quittait jamais, mais surtout avec cet instinct de mère poule qu’elle avait développer pour la jeune femme et son enfant. Tout deux étaient sa famille, et elle aimait savoir ou ce trouvait sa famille, tout comme elle avait eu des nouvelles de Kane plus tôt dans la journée. Elle avait de la chance d’être entourée, elle le savait parfaitement et ne rechignait jamais la dessus. Après de rapides échanges la veille avec son meilleur ami, ce-dernier ne lui avait laissé aucun choix possible: il passerait la prendre dans la soirée pour qu’elle ce détende, et c’était ce qu’il avait fait. Passé la soirée avec Jude était peut être la plus belle chose qui lui soit arrivé cette semaine, pendant l’espace de quelques heures il lui avait fait oublié cette mauvaise humeur qui ne semblait vouloir la quitter, tout comme il l’avait faite rire comme elle n’avait plus fait depuis longtemps. Il était facile parfois dans ce monde d’oublier qu’il y’avait aussi une certaine possibilité de légèreté, même quand on enquêtait sur un triple homicide. Elle plonge sa tête en arrière la laissant ce poser sur le dos du canapé, cela ne faisait pas même cinq minutes qu’elle était rentrée et déjà elle savait qu’elle n’aurait pas du ce laisser tomber dans ce canapé qui était le diable en personne. Elle savait parfaitement le problème qu’elle avait, elle pouvait lui poser un nom même. Elle avait passé des semaines et des semaines à tenter d’éviter de le faire, en vain. Evie ne la supportait plus, elle le lui avait bien fait comprendre quand elle avait tenté de la remuer un peu. Elle ne la supportait plus parce que Naïa depuis quelques temps n’était plus la Naïa qu’elle aimait et appréciait pourtant … La jeune femme ne faisait que sortir avec des hommes, des femmes, des inconnus parfois même des amis, pour tout simplement s’occuper l’esprit et oublier. Ses collègues eux aussi semblaient découvrir pour la première fois depuis quatre ans, que la jeune femme avait une toute autre facette d’elle même, bougonne et de mauvaise humeur, bien le contraire de ce qu’elle avait pourtant toujours eu l’habitude d’être avec eux. Un énième soupire s’échappe de ses lèvres et alors elle s’énerve elle même. Bon sang que faisait-elle là de sa vie ? Quelle vie ? Elle ce tourmentait l’esprit, ce lamentait sans être capable de ce sortir de là. Ce n’était pas la première fois de sa vie pourtant qu’elle ce trouvait face à une situation insurmontable, et pourtant celle-ci paraissait être pire que les autres. Elle avait vu ses parents ce faire assassiner sous ses yeux quand elle n’était alors qu’une enfant, elle avait cru son frère mort pendant ses quatre dernières années, autant d’épreuve qui auraient du la mettre à terre et elle c’était toujours relevée. Alors pourquoi, pourquoi n’arrivait-elle pas à ce remettre de sa dernière rencontre avec Myles Larson ? Elle ferme les yeux un instant tentant de s’éclaircir l’esprit, elle n’avait pourtant pas bu une seule goutte d’alcool, consciente qu’elle devait avoir un esprit lucide si on l’appelait en urgence puisque cette affaire sur laquelle elle travaillait n’était toujours pas terminée. On l’avait presque chassée du commissariat un peu plus tôt dans la soirée quand Jude était venu la chercher. Dans un effort inconnu alors elle arrive à ce lever, consciente qu’une longue douche chaude lui ferait un bien fou. Peut être alors arriverait-elle à regarder une série débile pour lui faire oublier tout, absolument tout avant de s’écrouler de fatigue. Cela aurait pu être une possible fin de soirée agréable, trouver un peu de sommeil et de confort. Mais sa vie visiblement ne semblait jamais être capable de ce mettre à la page, accepter de lui donner un peu de répit, car à l’instant ou elle ce lève son téléphone sonne. Et quand elle s’attend à avoir le prénom d’Evie s’afficher s’en est un autre qui le fait … Il lui faut une seconde pour assimiler ce qu’il est en train de lui dire, de lui confesser, et son coeur à cet instant semble ce briser une énième fois. « Je n'arrive pas à me sortir de la tête ce que tu m'as dit l'autre soir, quand tu es venue à la clinique... tu crois que c'est normal ? » Trois ou quatre bonnes minutes furent alors nécessaire pour qu’elle ne sorte de sa stupeur, tentant de trouver les mots, tentant de trouver une solution. Ils étaient l’un et l’autre finalement incapable de rester éloignés, quand c’était pourtant ce qu’il y’avait de mieux à faire pour eux. Et pendant trop longtemps alors ils jonglèrent entre des semi-déclarations d’amour, et d’autres possibles déclarations de guerre avant que Naïa ne craque et ne lui exprime le fond de sa pensée. Tout ses regrets, toute cette peine, cette haine qu’elle voyait encore parfois dans ses yeux quand il osait la regarder … Tout ça c’était trop. Elle était celle dans tout ça qui tentait ce soir de lui donner une porte de sortie qu’il refusait de prendre. Dix bonnes minutes. Voilà dix bonnes minutes qu’il n’a plus répondu, visiblement son dernier message lui avait fait l’effet d’une douche froide. Oui il n’était qu’un idiot, mais elle n’était pas bien mieux que lui en vérité. Laissant son téléphone tomber sur la table basse elle finit enfin par ce lever, détacher sa longue chevelure blonde pour retrouver le confort de cette douche qu’elle avait longuement attendue … Cela ne met que quelques secondes avant que ses larmes ne coulent le long de son visage, ses larmes de douleur et de regret. Que ce serait-il passé si elle c’était battue pour lui des années auparavant ? Elle le savait aujourd’hui il était probablement l’homme de sa vie, le seul homme pour lequel elle à pu un jour éprouver de tels sentiments. L’unique … Appuyant son front sur la vitre elle laisse pendant de longues minutes la douleur prendre possession d’elle. Elle le lui avait dit, ils ne pouvaient pas revenir en arrière. Si elle regrettait d’avoir agis de la sorte, elle ne pouvait changer cela aujourd’hui et il ne pouvait le faire non plus. Tout comme il semblait être incapable de lui pardonner un jour, et elle comprenait. C’était peut être ça le pire, le fait qu’elle soit incapable de lui en vouloir de réagir de la sorte, parce qu’elle comprenait. La sonnette de l’entrée retentit et la fait sursauter, qui cela pouvait-il être à cette heure là ? Rapidement elle sort, une deuxième sonnerie. Elle ce sèche enfile une nuisette rapidement, troisième sonnerie. « J’arrive! » Ses cheveux gouttent alors dans son dos, mais elle descend rapidement les escaliers pour arriver devant la porte. « La prochaine fois que tu oublie tes clefs tu- » sa voix ce brise s’arrête, à l’instant ou elle aperçoit qu’il ne s’agit pas d’Evie. Même si son amie avait pour habitude de partir sans ses clefs, ce n’était définitivement pas elle qui ce trouvait là. Il lui faut quelques minutes avant de finalement ouvrir la porte, et de poser son regard brun sur le jeune homme qui ce trouve à sa porte, à l’instant. « Myles, qu’est ce que tu fais là ? » Il semblait en bien piteux état lui aussi, peut être même était-il le reflet de ce qu’elle était les yeux rougis par les larmes en moins. A l’instant la question de savoir comment il savait ou elle habitait l’importait peu. Elle ne comprenait pas ce qu’il pouvait faire ici, aussi tard, maintenant.


Dernière édition par Naïa Atkins le Sam 3 Nov - 21:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: you have a place in my heart no one else ever could have ☽ myles and naïa Dim 7 Oct - 17:53


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Un long et profond soupire de désespoir s’empare du jeune avocat, alors qu’il se laisse tomber sur le divan, un verre à la main. Il n’était pas de ceux qui buvaient seul d’ordinaire, ni même qui cherchaient un quelconque réconfort dans l’alcool. Mais ce soir, cette liqueur aux couleurs ambrées semblait être le seul et unique remède à ses maux. Passant une main dans ses cheveux ébouriffés, il ferme un instant les yeux, savourant simplement la saveur du whisky se distillant dans sa gorge. Il était seul ce soir et ne cessait de ressasser sa vie. Il ne cessait de repasser les disputes qui ponctuaient actuellement son couple et tous ces moments où il aurait dû être pleinement dans cette nouvelle histoire d’amour, bien plus saine que toutes celles qu’il avait pu avoir par le passé, mais qu’il avait passer à penser à elle. Elle était particulièrement persistante et de plus présente dans son esprit. Naïa. Cette femme qu’il détestait autant qu’il aimait. Cette femme qui faisait partie de son passé, mais qu’il n’arrivait pas à évacuer de son présent. Elle était là, en permanence dans son esprit. A le regarder évoluer, à occuper toutes ses pensées qui auraient dû être gouvernées par une autre. Mais c’était plus fort que lui. Elle devenait une obsession. Une terrible obsession qui apparaissait à des moments toujours plus impromptus. Car oui, il pensait à elle tout le temps. Chaque fois qu’il embrassait celle qui partageait actuellement sa vie, chaque fois qu’il lui glissait quelques mots doux à l’oreille, chaque fois qu’il lui tenait la main et lui caressait la moindre parcelle de son corps. Même l’amour était devenu un acte ponctué par l’image de son ex petite amie et cela n’avait absolument rien de normal. Il le savait. C’était malsain et terriblement cruel envers celle qui avait tant misé sur leur histoire. Pourtant, il ne parvenait guère à la sortir de son esprit. Un esprit de plus en plus restreint par ce manque d’attention qui se ressentait dans son travail un peu plus chaque jour. Prenant une énième gorgée de son verre, il se laisse tomber passivement contre le dossier du canapé, les yeux rivés vers le néant. Perdu dans ses pensées, il cherchait à mettre un peu d’ordre dans ce lot de confusions. Un ordre qu’il n’était pas certain de pouvoir un jour trouver alors qu’à chaque seconde qui s’écoulait, il changeait d’avis. Changeait d’avis sur les risques qu’il souhaitait prendre, les sentiments qu’il pouvait avoir, l’envie qui s’emparait toujours un peu plus en lui, le désir, l’amour, son muscle cardiaque. Tout était difficile et douloureux. Terriblement douloureux. Comment était-ce possible ? Comment une histoire passée pouvait-elle encore être en capacité de le mettre dans un état tel ? Comment pouvait-il être si peu capable de passer à autre chose ? Etait-ce ça l’amour ? Il l’ignorait. Mais le fait est qu’il en avait assez. Assez de ressasser cette histoire sans pouvoir y jouer un nouveau rôle, assez de la voir débarquer dans sa vie au pire moment et être tout bonnement incapable de rester éloigné d’elle. Une multitude de questions s’étaient emparées de lui, à la seconde où elle avait quitté la clinique, où elle lui avait énoncé tous ces mots lourds de sens et où elle avait été, pour la première fois de sa vie honnête avec lui. Comme sous l’emprise de brume persistante, il n’avait su que faire depuis. Jusqu’à ce soir. Ce soir où, après avoir ingurgité ce liquide plein de saveurs, il s’empare de son téléphone portable et couche sur son clavier des mots bien révélateurs à celle qui occupait actuellement toutes ses pensées. Il lui confessait son incapacité à tourner la page, à passer à autre chose, à l’oublier et à vivre sa nouvelle histoire qui s’étiolait à mesure que le temps passait. S’en suivit un long échange de messages, un échange qui n’avait rien d’anodin et qui se ponctuait de phrases toutes plus révélatrices les unes que les autres. Jusqu’à ce qu’une phrase ne vienne arrêter le jeune homme. Tu occupes chacune de mes pensées, jours et nuits, je n'arrive pas à être concentrée au boulot, je ne fais que sortir pour tenter de t'oublier mais j'en suis incapable. Tu me demandes si je t'aime, ce n'est pas le genre de chose que je te dirais via un téléphone, moins encore quand je sais que ce soir tu va surement retrouver celle avec qui je ne cesse te voir sur les magazines que je n'avais jusqu'alors jamais l'habitude de lire. Il avait tout occulté et cette phrase tournait en boucle dans son esprit. Celle-ci et toutes les autres qu’elle avait pu prononcer par message ou lors de leur rencontre fortuite à la clinique qu’il dirigeait depuis quelques années aujourd’hui. Il reste alors devant son téléphone durant de longues minutes sans être capable de formuler la moindre réponse à cela. Sans être capable de savoir ni quoi faire ni quoi lui dire. Car au fond elle se trompait. Elle se trompait quand elle énonçait qu’il irait retrouver celle qui était censée partager sa vie aujourd’hui. Ca n’était pas le cas, ayant souhaité rester seul à son appartement pour la soirée, prétextant une fatigue dévastatrice et un besoin de se retrouver. Son véritable besoin était celui de réfléchir, de faire le point et de prendre une décision sur ce qu’il voulait vraiment. Mais, bien évidemment, ceci était plus difficile à dire qu’à faire pour le jeune avocat dont l’esprit était inondé par la confusion. Puis après avoir fixé son téléphone sans le moindre mouvement, il se lève avec précipitation. Il s’empare de l’objet responsable de tout cela, attrape ses clés et sa veste pour se rendre vers la porte d’entrée. Sur le chemin, il retire sa cravate, mais ne prend pas la peine de remettre de l’ordre dans ses cheveux ni même d’arranger cette mine déconfite qu’il arbore depuis plusieurs jours, par manque cruel de sommeil. Il grimpe dans sa voiture et est pris d’une certaine exaltation. Car il sait qu’il agit actuellement sur un coup de tête. Il sait que ce qu’il fait n’est ni raisonnable ni réfléchi, mais il s’en fiche. Il s’en contrefiche et compte bien aller au bout, au bout de ce qu’au plus profond de lui, il désire et a finalement toujours désiré. Laissant ainsi de côté toutes ses responsabilités quotidiennes, mettant de côté ce qui aurait dû l’arrêter et le faire reculer. Plus de crainte, plus d’angoisse, plus rien. Il était livré à lui-même et agissait sous l’empire d’une adrénaline qui avait de toute évidence pris ses quartiers. Il s’arrête devant un immeuble, un immeuble qui lui était totalement inconnu jusqu’à ce qu’il ne fasse marcher ses relations pour obtenir l’information. Jusqu’à ce qu’il ne demande où elle habitait. Au cas où. Juste au cas où, au beau milieu de la nuit, il lui prendrait l’envie de la voir. Elle et pas une autre. Sur le chemin, il croise une femme, une femme qui lui permet de pénétrer dans l’immeuble, rendant la surprise encore plus grande. Il avait envie de voir son visage lorsqu’elle lui ouvrirait et qu’elle le découvrirait là, sur le palier de sa porte. Il monte à la hâte les marches, rangeant ses clés de voiture dans la poche de sa veste sombre et s’arrête au niveau indiqué. Il inspire longuement et se lance, frappant à plusieurs reprises sur cette porte qu’il foulait pour la première fois. Une mince angoisse s’immisce en lui, ayant la nette impression que les secondes qui s’écoulaient étaient en réalité des heures. De très longues heures. « J’arrive ! » Entendre le son de sa voix lui fait plus de bien qu’il ne l’aurait cru. Tant qu’un mince sourire s’immisce aux coins de ses lèvres. Lèvres qu’il plisse avec nervosité. « La prochaine fois que tu oublies tes clés tu- » Leurs regards se croisent enfin. La porte s’ouvre et il la découvre. Vêtue de cette nuisette terriblement peu adéquate à recevoir quelqu’un. Les cheveux trempés et la surprise marquant chaque recoin de son visage. Il ne la quitte pas des yeux. Il a le souffle coupé. De la même manière qu’elle visiblement. Il n’y a qu’à les voir là, tous les deux à s’observer comme deux fantômes du passé, comme deux êtres captivés l’un par l’autre sans jamais réussir à se le dire. Il sent une vague de chaleur l’envahir alors qu’il ne parvient à faire quoi que se soit d’autre que la regarder. « Myles, qu’est ce que tu fais là ? » C’était une bonne question. Une terriblement bonne question, à laquelle il n’avait aucune réponse. Du moins aucune réponse saine d’esprit. Plongeant son regard dans le sien, il met un temps particulièrement long avant de parvenir à parler, à formuler le moindre mot. « Naïa je … » Il ne sait ne sait pas vraiment ce qu’il peut lui dire. Tout s’entrechoque dans son esprit. Tout est confus et il ignore lui-même ce qu’il fait là, devant elle, devant sa porte à une heure beaucoup trop avancée de la nuit. Comme à bout de souffle, il cherche ses mots. Il baisse alors le regard vers ce qu’il tient dans sa main. Son téléphone. Il se remémore alors ce dernier message qu’il était celui qui l’avait fait agir, qui l’avait fait venir ici, alors qu’il ne devrait probablement pas. « C’est toi que j’ai eu envie de retrouver ce soir, pas elle. » En écho à ce qu’elle lui avait énoncé dans ce message, il la regarde, comme il ne l’avait jamais regardé auparavant. Comme s’il venait de la rencontrer pour la première fois et qu’il était frappé d’un véritable coup de foudre. Il cherche son regard, il cherche son approbation puis, sur un nouveau coup de tête il agit. Il franchit le palier de la porte, posant un pied sur le carrelage de l’entrée et dépose ses deux mains froides sur les joues brûlantes de celle qui était finalement l’objet de toutes ses obsessions. Et sans plus attendre, sans demander la moindre autorisation, il vient retrouver la chaleur de ses lèvres, il vient retrouver ce qui lui manquait pour véritablement respirer, pour vivre et qui avait nourri le moindre de ses rêves ces derniers jours, ces derniers mois, ces dernières années loin d’elle. Un ouragan dévaste actuellement son corps alors qu’il a l’impression de l’embrasser pour la première fois, de goûter ces lèvres douces et délicates, de partager son souffle et bien plus. Il rompt pour autant rapidement ce baiser sans pour autant la lâcher, collant son front contre le sien, fermant un instant les yeux et murmurant quelques mots lourds de sens. « Est-ce que tu m’aimes Naïa ? » C’était la question à laquelle il attendait une réponse. La réponse qu’elle ne voulait pas formuler via un téléphone mais qu’elle allait devoir lui livrer maintenant qu’il était venu jusqu’à elle, alors que la décence le lui aurait interdit…


Dernière édition par Myles Larson le Lun 14 Jan - 11:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: you have a place in my heart no one else ever could have ☽ myles and naïa Sam 10 Nov - 19:51

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Don’t you get it?! I am terrified. I am so scared of losing you. I’m worried you’ll wake up and realize that you wasted time on me. You’ll see me differently. My quirks will become annoying, and the things you used to love most about me, you’ll grow to hate.” “I won’t.” He stepped forward, reaching to move my hair from my face. “I’ve heard those words before.” - “Baby,” he whispered, gently pulling on my chin to force me to look at him. “I love you.” I opened my mouth to argue with him. “No. Don’t. I love you. I love you,” he paused for emphasis. “I love you. I’m not going anywhere and I love every part of you. No matter what. I know it’s difficult to believe, but I love every little thing about you. Your big ears. Your cute nose.” He tapped my nose playfully with his finger. “The dark parts of your heart. Baby, believe me. I will love you for as long as you let me, and if that’s forever, then fantastic.” Before I could say anything else, he wrapped his arms protectively around me. In that moment, I am equally comforted and terrified because I’ve never had something I was so scared to lose.


Naïa Atkins avait parfois l’impression d’avoir vécu plusieurs vies différentes … C’était finalement le cas, car si l’on mettait la main sur le dossier portant son nom à l’encre noir dans les archives du gouvernement on pouvait apprendre qu’elle avait porté bien des noms, eu bien des histoires tous plus vraies les unes que les autres. A une époque de sa vie cela lui avait permis d’oublier, oublier que ses parents avaient étés assassinés sous ses yeux, oublier que son frère n’arrivait pas à trouver une place dans la plupart des familles d’accueil qui les avaient recueillis, oublier tout. Quand on lui assignait une nouvelle mission elle devenait une toute autre personne, elle était un caméléon et c’était la raison pour laquelle on la choisissait. Au début cela semblait normal, comme si finalement elle avait toujours été destinée à faire ce métier, à devenir une autre pour obtenir des résultats et mettre les méchants sous les barreaux. Elle ne c’était alors jamais imaginé pouvoir faire autre chose de sa vie, et ceci même si lorsqu’elle revenait de chaque missions elle avait l’impression d’avoir perdu une partie d’elle même. Plus rien ne lui faisait vraiment peur aujourd’hui en dehors de la possibilité de perdre les personnes qu’elle aimait, mais ils avaient accepté ce qu’elle était devenue au fur et à mesure des années, ils avaient été là quand elle avait sombré pendant des mois avec l’impression de ne plus jamais être capable de ce relever. Naïa était bien des choses, intelligente, forte, aimante certes mais on ne la voyait jamais ce briser pour la simple et bonne raison que ses années d’entrainements lui avaient appris que cela était faire preuve de faiblesse, et que la faiblesse n’avait pas sa place dans le monde qui était le sien. Et pourtant … Pourtant il lui avait fallu des mois pour ce remettre de sa dernière mission. Celle-ci c’était de toute évidence soldée par une réussite, elle revoyait encore le sourire de Vitaly quand il était venu la récupérée malgré le fait qu’elle portait quelques bleus sur ses bras, et que son visage était parsemé du sang de ceux qui n’avaient pas voulus ce rendre … Ils avaient attrapé le gros lot, et on l’avait félicitée à de multiples reprises. Pour autant c’était cette seule et unique mission qui avait mis fin à tout ce qu’elle avait toujours pensé être l’essence d’elle même. Ce soir là, assise dans le calme de cette chambre qu’elle n’avait plus revue depuis des mois, entendant Evie dans la pièce d’à côté comme cela avait toujours été le cas, elle aurait du ce sentir enfin à la maison. Elle aurait du pouvoir faire une nuit entière pour rattraper toutes ses nuits de sommeil qui lui avait échappé. Mais elle en avait tout simplement été incapable, ne bougeant pas jusqu’au levé du soleil, le regard plongé dans le vide de cette chambre qui lui semblait étrangère. Evie c’était inquiétée la première, émettant l’hypothèse qu’elle ai pu être restée Naïa Fitzgerald trop longtemps qu’elle avait besoin de temps pour ce retrouver, retrouver la routine qui lui permettrait de ce sentir en sécurité, de ce sentir à la maison à nouveau. Et elle y’avait cru, seulement cela n’était jamais arrivé. Elle ce souvenait encore parfaitement de ce matin ou elle avait marché dans les halls blancs du bureau, ce même sol qu’elle foulait depuis quatre longues années, ses mêmes visages, ses mêmes sourires, ses quelques tapes dans le dos pour la féliciter. Son coéquipier lui avait donné un faible coup dans les côtés, lui tendant son café habituel, commençant à lui raconter que leur prochaine mission n’avait rien avoir avec ce qu’ils avaient fait jusqu’à présent et qu’ils pourraient de nouveau être tout les deux sur le terrain et c’était à ce moment que le déclic c’était fait. Elle c’était arrêté au milieu du couloir et elle avait compris qu’elle ne pouvait plus continuer ainsi. Elle ne regrettait pas sa décision, cela avait pris du temps mais elle avait finalement réussit à devenir ce qu’elle était aujourd’hui, elle avait une vie bien plus saine qu’auparavant et une possibilité d’être heureuse, peut être. Quatre années maintenant qu’elle avait rejoint l’unité de Hunter, qu’elle avait fait sa petite place dans cette équipe composée d’hommes qui avaient eu du mal à accepter. Quatre années d’enquêtes, de rebondissement … Et quatre longues années aussi pendant lesquelles elle avait été incapable de l’oublier. Incapable de passer une journée sans que ses pensées ne ce tourne vers lui, ou était-il ? Que faisait-il ? Ce souvenait-il seulement d’elle ? Jamais elle n’avait eu le courage de l’approcher pour la simple et bonne raison qu’elle savait comment il réagirait et qu’elle ne voulait pas remuer le couteau dans la plaie. Peut être était-il heureux, peut-être était-il marié … Toutes ses pensées qui lui faisait tellement de mal à chaque fois qu’elles trouvaient le moyen de s’immiscer. Elle n’avait jamais trouvé le moyen d’oublier Myles, malgré ses efforts incessants, elle en avait été incapable. Et les choses étaient redevenues un chaos particulier depuis qu’il était de nouveau entrer dans sa vie, comme si finalement quelque chose cherchait à les ramener l’un vers l’autre. Cela avait été pire qu’avant, les reproches, les disputes, les mots aiguisés qui venaient amocher son coeur plus profondément encore que le jour ou elle avait du le quitter. Et quand il ce trouvait en face d’elle, quand il paraissait être un inconnu parfois, quand il la regardait avec une haine toute particulière une chose continuait pourtant de tourner dans sa tête, sans cesse : elle l’aimait. Il n’était pas difficile de ce rendre à cette évidence là. Depuis l’instant ou il était entré quatre années auparavant dans le petit café dont elle était la serveuse, qu’elle avait posé ses yeux sur lui … Elle l’avait aimé trop rapidement, et ne s’en était même pas rendue compte. Et ce soir avait été la goutte de trop, le moment ou elle avait été incapable de le repousser à nouveau. Elle était sincère, il occupait chacune de ses pensées tout le temps, elle savait que si elle n’avait pas réussit à mettre le doigt sur le noeud de son affaire en cours c’était parce qu’elle pensait à lui, à ce qu’il faisait. Elle c’était demandé comment elle ferait si un jour c’était des photos de lui qu’on accrochait sur le tableau des victimes … L’eau coulant sur sa peau laiteuse était supposée emporter avec elle toute la peine, toute la souffrance enfouie sous des couches et des couches d’ignorance pour lui permettre de reprendre le cours de sa vie. Elle savait que cela ne serait pas facile mais elle devait de le faire, pour son entourage, pour elle même et elle le savait parfaitement. Elle devait ce rendre à l’évidence une bonne fois pour toute. Myles était avec une autre et il semblait heureux, c’était finalement tout ce qui comptait. Entendant la sonnerie de l’entrée elle maudit un instant sa meilleure amie venant mettre fin à cette douche qui aurait du être salvatrice, s’habillant à la hâte avant de finalement s’avancer vers la porte d’entrée sans ce douter une seconde de ce qui l’attendait, de ce qui allait ce passer. Elle est pendant quelques secondes encore à des années lumières de ce rendre compte de l’importance de ce moment jusqu’à ce que ses yeux ce posent sur la visage de Myles au lieu de celui d’Evie. Réagissant presque instinctivement son coeur ce met à battre de plus en plus vite contre sa cage thoracique tandis qu’un mince sourire s’immisce sur le visage du jeune homme. Ses pensées défilent à une vitesse incontrôlable. Que faisait-il là ? Cette question revenait sans cesse tandis que l’un et l’autre ce regardaient sans être capable de ce lâcher, comme si finalement il s’agissait là de leur première rencontre. « Naïa je …  » sa voix l’électrise tandis que sa peau ce hérisse. Elle détaillait chaque parcelles de son visage, elle ne ce souvenait pas quand est-ce qu’elle l’avait vu ainsi pour la dernière fois, il semblait ne pas avoir dormis depuis des jours, comme elle. Il ce tenait devant elle, tout aussi perdu qu’elle, et elle était figée. Comme incapable de bouger, de respirer sentant parfaitement que quelque chose avait changer et attendant que la sentence lui tombe dessus. Son coeur battant de plus en plus fort, si fort qu’elle était certaine qu’on aurait pu l’entendre dans tout le hall. Leurs yeux ce posent en même temps sur le téléphone portable qu’il tient dans sa main, les ramenant à cette discussion qu’ils avaient eu quelques minutes plus tôt. « C’est toi que j’ai eu envie de retrouver ce soir, pas elle.  » Ses larmes coulent avant même qu’elle ne s’en rende compte. Ses mots résonnent dans tout son corps tandis qu’elle ne peux pas lâcher ses yeux du regard, car pour la première fois depuis longtemps quelque chose était différent. La haine n’avait plus sa place, ce dégout qu’il semblait porter à son égard à chaque fois que leurs regards ce confrontaient … Etait-ce un rêve ? C’était-elle assoupie sous cette douche. Elle sentait dans son ventre des sensations particulières … Elle avait l’impression de le retrouver, des années auparavant, avant qu’elle ne gâche tout. Il penche la tête vers elle et elle ne bouge pas. Elle ne bouge toujours pas incapable de réaliser ce qui était en train de ce passer. Mais lorsqu’il s’avance dans l’appartement, qu’il dépose ses mains fraîches contre ses joues humides elle semble revivre elle lève ses yeux sur lui avant qu’il ne dépose ses lèvres contre les siennes. Ce baiser n’avait rien à voir avec le dernier qu’ils avaient échangé, elle avait alors ressentit la rage qui habitait le jeune homme à son égard. Mais ce soir … Elle ce hisse sur la pointe des pieds, consciente qu’en cet instant elle ce trouvait là ou elle aurait du être toute sa vie à ses côtés. Respirant à nouveau pour la première fois depuis longtemps. Une main s’agrippe à lui pour qu’il ne reparte jamais, son bras ce glisse dans sa nuque tandis qu’il colle son front contre celui de Naïa. « Est-ce que tu m’aimes Naïa ?  » Elle ressentait dans la vibration de sa voix qu’il avait besoin de l’entendre. Jamais elle ne l’avait dit à haute voix, à qui que ce soit d’autre que Kane. Elle savait que cela était apporter trop d’importance à ses sentiments et elle essayait de ne jamais le faire pour la simple et bonne raison qu’elle ne voulait pas souffrir, elle ne voulait pas qu’un jour on puisse s’en servir contre elle. Alors elle n’avait jamais prononcé ses mots à qui que ce soit, les personnes qui lui étaient proches savaient qu’elle tenait à eux parce qu’elle le leur montrait mais jamais, jamais elle ne leur avait dit. Jamais ils n’avaient franchis ses lèvres. Pour autant un sourire prend place sur ses lèvres qui ont encore le gout de celles de Myles tandis qu’elle vient frotter son nez doucement contre celui du jeune homme. « Je t’ai aimé dès l’instant ou tu es entré dans ce café Myles. » murmure t-elle finalement. Elle n’avait pas hésité une seconde, n’avait pas bégayé parce qu’elle avait tellement regretté de ne lui avoir jamais dit. De son pouce elle dessine le contour des lèvres de Myles et secoue la tête avant de fermer les yeux. « J’aurais dû te le dire avant. » Les ouvrant à nouveau elle comprend plus encore l’importance de ses mots tandis que Myles est présent ce soir, avec elle plutôt qu’avec une autre. Tandis qu’il vient de faire ce qu’elle n’aurait jamais pensé qu’il ferait. « Je t’aime. » déclare t-elle à nouveau, sentant soudain un poids la quitter. Son coeur lui avait toujours appartenu en fin de compte, seulement il ne l’avait jamais su.
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Myles Larson
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MessageSujet: Re: you have a place in my heart no one else ever could have ☽ myles and naïa Ven 18 Jan - 21:17


Naia Atkins and Myles Larson
I'LL NEVER LOVE AGAIN, EXCEPT YOU 
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Parfois, dans ces sombres moments, durant ces journées où il se laissait abattre par une profonde nostalgie, une tristesse dévorante qu’il essayait pourtant vainement de repousser depuis des années, Myles songeait à son histoire avec Naïa. Il songeait à toutes ces fois où il avait posé ses lèvres sur les siennes, où il avait passé ses doigts dans ses cheveux avec tendresse, où il avait pressé son corps contre le sien, refusant qu’elle ne parte, qu’elle s’enfuit vers des responsabilités dérisoires. Ces moments du quotidien, ces moments banals d’un couple en formation, de deux êtres qui s’étaient trouvés et que finalement rien ne réunissaient. Elle était une étudiante en littérature qui arrondissait ses fins de mois dans un café quand lui était un jeune avocat. Un avocat qui ne cherchait qu’à ce qu’on lui offre sa chance pour qu’il puisse devenir cet homme de loi qu’il aspirait à être depuis sa plus tendre enfance. Aveuglé par cet éclair qui l’avait éblouit lorsqu’il l’avait rencontré, il n’avait pas vu. Il n’avait pas vu toutes les incohérences, tous ces indices disséminés, ici et là, montrant à quel point la petite étudiante et serveuse n’était qu’une douce mascarade. Il s’en voulait aujourd’hui de n’avoir rien vu. Parce que peut-être aurait-il moins souffert s’il l’avait su plus tôt, s’il s’était rendu compte de cette supercherie. Pourtant, sommeillait également en lui, une part de lui-même qui aurait aimé ne jamais rien savoir. Afin qu’il puisse s’accrocher encore et encore aux lèvres, aux bras, au corps de cette femme qui était si différente des autres. Il aurait dû comprendre qu’elle n’était pas une simple étudiante en littérature. Il aurait dû savoir qu’une Atkins se cachait sous une Fitzgerald, qu’une femme ambitieuse, forte, déterminée et quelque part brisée sommeillait dans cette douceur extrême qu’était celle qui partageait ses jours et ses nuits. Celle avec qui il s’oubliait, avec qui il pouvait parler pendant des heures de choses et d’autres, avec qui il pouvait rire et refaire le monde, avec qui il pouvait partager ses doutes et ses ambitions. Il le lui avait énoncé, son projet d’ouvrir une clinique. C’est elle qui l’avait poussé à se lancer dans ses rêves et à devenir finalement l’homme qu’il était aujourd’hui, à la tête d’une entreprise qui lui ressemblait. A la fois hargneuse et bourrée de principes fondamentaux. Homme de droit, homme bon, homme bienveillant, voilà comment on pouvait décrire Myles Larson. Pourtant cette femme, ce lieutenant au coeur d’acier l’avait sali. Elle avait fait de lui un tout autre homme. Un homme bourré de rancoeur, un homme en colère, un homme gouverné par des peines dont il devrait être capable de se séparer. Mais il en était incapable. Il était incapable de faire la part des choses, il était incapable de mettre cette histoire dans un coin de sa tête, prenant acte de la menteuse qu’elle avait pu être. Il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas tourner la page et retrouver l’homme qu’il était, cet homme un brin lisse, engoncé dans son costume trois pièces. Il ne le pouvait pas parce qu’elle était gravée dans sa peau. Qu’elle s’était logée dans son coeur, prenant place et ne souhaitant plus partir. Elle s’était accrochée, dans un esprit étriqué, gouverné par des pulsions contradictoires. Il ne pouvait plus rien faire. Car au bout du compte, il avait beau la détester, il avait beau tout faire pour lui vouer une haine sans bornes, pour tenter de passer à autre chose, pour abandonner cette histoire qui le dévorait depuis si longtemps, il l’aimait. Il l’aimait à s’en tordre les entrailles et il ne parvenait à s’en défaire. Il ne pouvait s’en défaire, comme condamné par quelque chose de plus fort que lui, de plus fort que sa raison. De plus fort que tout. Tant qu’il s’était rendu à l’évidence. Il détestait le mensonge, il détestait la blessure qu’elle avait provoqué en lui, il détestait qu’elle puisse être capable de l’atteindre à ce point. Et pourtant, il l’aimait. Il aimait encore plus pour ce qu’elle était aujourd’hui, aussi paradoxale que cela puisse paraître. Elle n’était pas une simple étudiante et serveuse. Il aurait dû s’en douter. Elle était tellement plus que cela. Elle était cette guerrière qui combattait le crime, de la même façon qu’il luttait pour défendre ses protégés, ceux pour qui il montait des dossiers sans faille sur lesquels il passait ses jours et ses nuits. Ils se ressemblaient bien plus qu’il ne l’aurait cru. Tout devenait tellement plus clair aujourd’hui. Tout prenait un sens. Elle était comme lui. Elle aspirait aux mêmes idéaux que lui et avait cette force qui lui plaisait tant, bien au delà d’un physique qui en aurait fait chavirer plus d’un. Elle n’était guère qu’une plantureuse blonde au regard envoutant. Elle était bien plus que cela. Elle était tout ce qu’il attendait d’une femme, de sa femme. Force et courage, dévotion et implication, altruisme et férocité. Il l’aimait. Il l’aimait tant pour toutes ces raisons. Tant que tout ce qu’il avait vécu depuis elle, lui semblait fade, tant que dès lors qu’il avait recroisé ses prunelles, il n’avait plus cessé de penser à elle, tant qu’il n’avait pu que se rendre à l’évidence à la lecture de ses mots qui lui avaient fait chavirer un coeur déjà totalement à sa merci. Tant qu’il avait fini par tout occulter pour se retrouver, alors que la nuit était tombée depuis un certain temps maintenant, devant la porte de son appartement. Il ne sait pas pourquoi mais dès lors qu’il croise son regard, une exaltation revigorante inonde son corps, alors qu’un sourire nait doucement sur ses lèvres. Il est heureux de la voir. Il est heureux car pour la première fois depuis bien longtemps, il agit sur une pulsion, sur un profond désir et non sur la raison, sur ce qu’il devrait faire parce qu’il est plus sage d’agir ainsi. Pour la première fois de sa vie, il prend un risque. Pour la première fois de sa vie il se laisse aller et fait quelque chose qui lui parait fou. Bien plus fou que de fonder sa propre clinique, bien plus fou que de sauter en parachute. Une folie gouvernée par l’amour. Une folie gouvernée par le manque, l’excitation et tous ces sentiments qu’il a toujours ressenti à l’égard d’une femme qui l’avait certes blessé mais qui l’avait rendu vivant. La vérité était qu’il ne savait pas vraiment ce qu’il faisait là, quand finalement, une autre femme l’attendait chez lui. Mais cette autre femme n’était pas Naïa. Cette autre femme ne lui arrivait guère à la cheville et paraissait bien dérisoire face à celle qui lui faisait actuellement face. Celle dont la surprise pouvait se lire dans son regarde et dont les cheveux gouttaient le long d’un par-dessus en soie. Elle le laisse parler. Il cherche ses mots. Il ne savait de toute évidence pas vraiment par où commencer. Il n’avait rien préparé, agissant seulement sur un coup de tête, sur un coup de folie qui ne lui ressemblait pas. Il mettait cela sur le compte de la fatigue quand la vérité se trouvait simplement au plus profond de son coeur. Il était irrémédiablement et irrévocablement amoureux de Naïa Atkins. Malgré les mensonges, malgré les souffrances, malgré tout. Une part de lui avait voulu la croire. Une part de lui avait envie de s’accrocher à cette histoire et de lui laisser une chance. Le regard rivé sur elle, il énonce finalement ce qu’il avait sur le coeur depuis longtemps. Elle était celle qu’il voulait voir, ce soir et tous les autres soirs. Celle qu’il voulait à ses côtés pendant des heures, des jours, des années. Il fait un pas dans l’appartement avant de poser ses mains sur ses joues, séchant au passage ces larmes qui n’avaient rien à faire là. Ses lèvres capturent les siennes. Elles les capturent d’une manière diamétralement opposée à celle de leur dernière rencontre. Il a occulté la haine et se laisse simplement aller à ce qu’il a vraiment envie. Sentir ses lèvres presser les siennes, sentir son souffle se mélanger au sien, trouver un contact qui se veut à la fois rassurant et galvanisant. Son corps s’embrase alors qu’il ne parvient à décoller ses lèvres des siennes. Il ne le fait que lorsqu’il n’a plus de souffle, sans pour autant rompre tout contact. Puis il lui demande. Il lui pose cette question qui lui brûle les lèvres depuis bien trop longtemps. Il voulait savoir. L’aimait-elle ? L’aimait-elle véritablement, outre les mensonges et les faux-semblants ? S’était-elle réellement perdue dans un amour interdit et souhaitait-elle retrouver un semblant de vie à ses côtés? Il laisse son coeur parler avec une certaine fébrilité qui se ressent dans sa voix, dans le ton qu’il emploie alors qu’il se met totalement à nu devant elle. Un instant, une mince frayeur s’empare de lui, capturé d’une angoisse qu’elle ne partage finalement guère ce qu’il ressent pour elle. Mais son sourire le rassure. Son sourire est communicatif alors qu’elle vient trouver à nouveau son contact. « Je t’ai aimé dès l’instant ou tu es entré dans ce café Myles. » Cette fois, c’est à lui de sourire. Comme un idiot, comme un adolescent à qui on livrait pour la première fois ses sentiments à son égard. Il a l’impression de vivre cela pour la première fois. C’était fou. Fou à quel point ce sentiment pouvait être partagé et à quel point il pouvait être fort. Il ferme un instant les yeux lorsqu’elle passe doucement son pouce sur ses lèvres, sans pour autant perdre son sourire. Il l’aimait tellement. « J’aurais dû te le dire avant. » Il secoue la tête doucement, alors que ses paupières se relèvent pour laisser apparaître des iris scintillants d’un bonheur évident. « Je t’aime. » A peine a-t-elle énoncé ces mots qu’il ne peut résister. Il ne peut résister à cet appel de ses lèvres, à cet appel de son corps et de tout ce qu’elle représente pour lui. Ce baiser un brin chaste échangé un peu plus tôt devient plus fougueux alors que ses lèvres se mélangent aux siennes avec une facilité déconcertante. Il aime tant leur saveur. D’un coup de pieds vers l’arrière, il ferme la porte alors qu’il ne la lâche pas une seule seconde. Il ne lâche pas ses lèvres qui réchauffent immédiatement tout son corps, il ne lâche pas sa joue, alors que son autre main vient se loger au creux de son dos, l’incitant à se coller contre lui. « Je t’aime tellement Naïa, si tu savais. » Entre deux baisers, il lâche ces mots qu’il n’avait lui non plus jamais dit à qui que se soit auparavant. Il ne la laisse pas répondre, bien trop occupé par cette excitation qui gagne chacune des parcelles de son corps. Il l’entraîne au hasard, dans cet appartement dans lequel il n’a jamais mis les pieds jusqu’à atteindre le canapé, sur lequel il se laisse tomber en entraînant Naïa dans sa chute. « Tu habites seule ici ? » Le souffle court, la voie haletante, il ne résiste pas à poser la question sans pour autant s’arrêter, laissant ses lèvres se poser à plusieurs endroit au creux de son cou dont il n’avait le souvenir que d’un parfum doux et sucré. « Est-ce qu’on va être dérangé ? » Il l’interroge du regard une fraction de seconde alors que ses doigts glissent le long d’une épaule qu’il dénude avec douceur. Il attendait ça depuis tellement longtemps. Il avait rêvé, imaginé et fantasmé ce moment depuis si longtemps qu’il n’était guère prêt à la déception.
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you have a place in my heart no one else ever could have ☽ myles and naïa

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